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[preview] Cotton Bowl : la contre-preview de Grégory

Retrouvez la preview du Cotton Bowl 2015 de Grégory Richard, nouveau rédacteur sur The Blue Pennant.

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Crédits photo : Joe Robbins/Getty Images; Cal Sport Media via AP

Sur le papier, l’affiche paraît déséquilibrée. D’un côté, une équipe trois fois championne nationale, lors des six dernières saisons et menée par l’un des meilleurs coaches universitaires de l’histoire. De l’autre, une équipe qui n’a plus joué pour le titre suprême depuis 1966.

Pourtant, ce duel entre #2 Alabama et #3 Michigan State paraît plus indécis qu’il n’y parait. Les deux programmes présentent d’abord de nombreuses similitudes dans leur jeu, avec des lignes défensives agressives et un jeu au sol redoutable. Rappelons également que #2 Alabama était favori de sa demi-finale l’an passé, face à une autre équipe de Big Ten, Ohio State. Les Buckeyes avaient fini par surprendre le Crimson Tide avant de s’adjuger la couronne nationale. Malgré la faveur des pronostics, les joueurs de Nick Saban sont donc prévenus.

QB Jake Coker, Alabama – Crédits photo : Marvin Gentry, USA TODAY Sports

La modestie sera de toute façon bienvenue pour un programme de Tuscaloosa (Alabama) qui n’a plus remporté de bowl depuis 2012, et son titre national contre Notre Dame. Mais difficile de prôner la discrétion, avec le meilleur joueur de la saison dans ses rangs. Révélé aux yeux du monde en 2013, lors du Sugar Bowl perdu contre Oklahoma, Derrick Henry (1986 yards, 23 TD) est désormais la principale option du jeu offensif de Lane Kiffin. 147 yards contre Wisconsin, 148 à Georgia, 210 contre LSU, sans oublier ses 189 unités en finale de conférence … Le dernier Heisman Trophy a toujours répondu présent lors des moments importants, et peut même compter sur le soutien du running back senior Kenyan Drake.

Un duo qui profite au quarterback Jake Coker (2489 yards, 17 TD, 8 INT), transféré de Florida State début 2014. L’intéressé peut d’ailleurs compter sur une sérieuse garde rapprochée car outre son précieux tandem au sol, le natif de Mobile (Alabama) est protégé par l’une des meilleures lignes offensives au pays, emmenée par le tackle sophomore Cam Robinson et le centre senior Ryan Kelly. Face à l’impressionnante ligne défensive des Spartans, cette escouade devrait d’ailleurs avoir son importance. Dans le domaine aérien, le Crimson Tide a accusé la perte du receveur WR Robert Foster en cours de saison. Pas de quoi décourager coach Nick Saban, après l’émergence du freshman WR Calvin Ridley (893 yards, 5 TD), appelé à devenir le go-to-guy du programme, aux côtés de WR Richard Mullaney, WR ArDarius Stewart ou encore du tight end O.J. Howard, excellent bloqueur et capable de catches décisifs et nécessaires.

Mais qu’est ce qui différencie l’Alabama 2015 des deux dernières années ? En grande partie : la défense. La défaite face à Ole Miss, causée à coups de big plays, a re-mobilisé un groupe composé de probables futurs premiers tours de draft NFL. Rien que la ligne défensive est monstrueuse sur le papier, avec un DT A’Shawn Robinson polyvalent au centre, et l’appui de DE Jarran Reed et DE Jonathan Allen (10 sacks) à ses côtés. Mais la force de #2 Alabama est la capacité de faire rusher n’importe quel joueur de son front seven. Pour preuve, les 46 sacks de l’ancienne escouade de Kirby Smart. Et que dire de l’omniprésence du run stopper ILB Reggie Ragland (90 plaquages), déjà comparé à Donta Hightower (New England Patriots, NFL). Habituelle faiblesse de #2 Alabama, depuis quelques saisons, le backfield défensif semble également en meilleure forme, à l’image du duo S Eddie Jackson – CB Minkah Fitzpatrick, auteur de sept interceptions et de cinq touchdowns défensifs à eux deux en 2015.

Le monstre à trois têtes

DE Shilique Calhoun, Michigan State – Crédits photo : Robert Hendricks

De quoi faire trembler #3 Michigan State ? Pas tant que ça, car les hommes de Mark Dantonio possèdent l’un des meilleurs quarterbacks universitaires cette année, à savoir Connor Cook (2921 yards, 24 TD, 5 INT). Appelé à devenir une future vedette chez les pros, le maître à jouer d’East Lansing (Michigan) s’est révélé un parfait dépositaire, et représente une menace constante, à l’image de sa connexion avec WR Aaron Burbridge (1219 yards, 7 TD), receveur star du programme. Le numéro 18 s’est notamment révélé précieux à #3 Michigan et contre Oregon, deux adversaires que les Spartans ont dû mater en mettant le bleu de chauffe. L’une des rares inquiétudes du quarterback concerne son état de santé, l’intéressé ayant subi une blessure à l’épaule contre Maryland. Gare à la pression donc, contre une défense qui ne se privera pas pour tester sa résistance. Coup de chance pour lui : à l’instar de Coker, Cook peut compter sur une O-Line de qualité, qui n’a concédé que 17 sacks en 13 matches, malgré les pépins physiques de ses stars, le tackle Jack Conklin et le centre Jack Allen.

Depuis l’arrivée de Mark Dantonio dans l’état du Michigan, les Spartans ont toujours pu compter sur un jeu au sol de premier plan. Après Le’Veon Bell ou encore Jeremy Langford, les hommes en vert composeront cette fois avec un comité de running back capable d’extirper les siens des moments chauds. RB Madre London pour allumer la mèche (489 yards, 3 TD), RB Gerald Holmes (534 yards, 8 TD) pour trouver les espaces et RB LJ Scott  (691 yards, 11 TD) pour conclure en force, les arguments de #3 Michigan State sont de taille face à une défense qui n’a concédé que 74 yards par match en moyenne au sol.

Le run stop, la défense de #3 Michigan State connaît. Sous la coupe du defensive end Shilique Calhoun (10,5 sacks), et du tackle sophomore Malik McDowell (12 plaquages pour perte), la ligne défensive a clairement imposé son territoire pendant la deuxième partie de saison. RB Ezekiel Elliott (33 yards en 12 portés) pour Ohio State, les quatre running backs d’Iowa (2,2 yards de moyenne) en ont fait les frais. Le deuxième rideau est également de bonne facture. La blessure prématurée du capitaine LB Ed Davis a permis de révéler des joueurs solides comme LB Jon Reschke, LB Darien Harris ou LB Riley Bullough. De quoi annoncer un matchup dantesque contre RB Derrick Henry. Ce front seven ne sera pas de trop, surtout avec un backfield défensif aussi inconsistant. Les blessures et changements de cycles ont affaibli une escouade qui pourra tout de même compter sur le retour de son safety vedette, RJ Williamson.

Même en position d’outsider, #3 Michigan State aura les armes pour contester la suprématie annoncée du Crimson Tide. Les Spartans auront au passage une petite revanche personnelle à prendre, eux qui avaient été humiliés lors du Capital One Bowl 2011, pour un succès du programme de la SEC, 49 à 7.

La contre-prédiction : Alabama 21, Michigan State 13

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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Preview 2018 : Ole Miss Rebels

Menés par une attaque aérienne explosive, les Rebels possèdent en QB Jordan Ta’amu et WR A.J. Brown deux playmakers capables de faire d’Ole Miss l’équipe surprise de la saison dans la conférence SEC.

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Mississippi Rebels

Conférence SEC

Division West

En 2017 : 6-6, 3-5 SEC.
Head Coach : Matt Luke, 2ème année (6-6) – Résultats en carrière: 6-6.
Coordinateur offensif : Phil Longo.
Coordinateur défensif : Wes McGriff.
Titulaires de retour : 14, 8 en attaque, 6 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Shea Patterson, RB Jordan Wilkins, WR Van Jefferson, DE Marquis Haynes, DL Breeland Speaks, LB Demarquis Gates.
Joueurs à suivre : QB Jordan Ta’amu, WR AJ Brown, WR DK Metcalf, WR DeMarkus Lodge, LT Greg Little, C Sean Rawlings, DT Benito Jones, CB Ken Webster, S Zedrick Woods.

Les Rebels auraient pu totalement s’effondrer lorsque leur head coach Hugh Freeze a été contraint de démissionner, le 21 juillet 2017, pour une sombre histoire d’appel téléphonique à un service d’escort girl.

À un mois du coup d’envoi de la saison, l’ancien joueur des Rebels et co-coordinateur offensif depuis 2008, Matt Luke, prit alors ses responsabilités et malgré une suspension de bowl pendant deux ans et une réduction du nombre de scholarship, il parvint à convaincre la direction athlétique qu’il était l’homme de la situation… au moins pour assurer la transition. De son rôle de coach par intérim, il est devenu officiellement head coach au mois de décembre dernier.

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Grâce à sa proximité avec les joueurs qui voient en lui un excellent motivateur, Ole Miss a limité la casse durant une intersaison au cours de laquelle la NCAA a autorisé les transferts sans restrictions des joueurs du programme d’Oxford (Mississippi). Finalement, parmi les leaders de l’équipe, seuls QB Shea Patterson (à Michigan) et WR Van Jefferson (à Florida) ont quitté les Rebels.

Du coup, c’est avec optimisme qu’Ole Miss va débuter la saison 2018. Il faut bien dire que les 3 victoires lors des 4 derniers matchs de la dernière campagne ont créé un certain momentum, en grande partie grâce à l’éclosion de l’ancien joueur de Junior College, QB Jordan Ta’amu, successeur de QB Shea Patterson suite à la blessure de ce dernier en week 8.

Offensivement, les Rebels ont tous les éléments pour être explosifs au moins dans le jeu aérien. En plus du meilleur receveur du pays, WR A.J. Brown, Ole Miss pourra compter sur un groupe dense et sur une ligne offensive menée par l’ancien prospect 5-étoiles, OT Greg Litte. Le grand défi du coordinateur défensif Wesley McGriff sera de reconstruire la « Landshark Defense » qui n’est que l’ombre d’elle-même depuis deux ans.

Après avoir dépassé tous les objectifs l’an dernier (6-6 malgré une année tumultueuse hors terrain), les Rebels ne pourront probablement jouir de l’effet de surprise mais l’équipe possède suffisamment de talent pour réussir une ou deux surprises dans la conférence SEC en 2018.

Attaque

Le départ de QB Shea Patterson à Michigan aura eu pour conséquence positive de donner sa chance au senior QB Jordan Ta’amu. Ce dernier a parfaitement répondu au défi qui s’est présenté à lui. Titularisé lors des 5 derniers matchs des Rebels en 2017 (bilan de 3-2), il a terminé l’année avec un taux de réussite à la passe de 66.5 %, 1682 yards dans les airs pour 11 TD contre 4 INT.

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QB Jordan Ta’amu a notamment frappé les esprits en offrant la victoire à la dernière seconde contre Kentucky et en portant son équipe à Starkville dans une victoire inattendue contre le voisin, Mississippi State. C’est donc avec confiance que l’attaque Air Raid d’Ole Miss entamera la prochaine saison. De plus, Matt Luke a réussi l’un des plus beaux coups du dernier recrutement national en s’assurer l’engagement du californien (ex-USC), QB Matt Corral. Arrivé dès le mois de janvier sur le campus d’Oxford, il sera le backup tandis que le géant redshirt freshman, QB Alex Faniel, sera le QB#3.

Comme l’an passé, c’est surtout par les airs que passera l’attaque des Rebels (328.4 yards par match en 2017, #11 du pays). Ils auraient tort d’être gênés tant le groupe de receveurs est dense et talentueux. Le junior WR A.J. Brown aurait pu demander son transfert mais il a préféré rappeler sa loyauté envers le programme qui l’a recruté. Il sera encore le receveur #1 après avoir accumulé 1252 yards pour 11 TD en 75 réceptions. Déjà considéré comme un potentiel Top 10 de la prochaine draft NFL, WR A.J. Brown est quasiment indéfendable dans le slot grâce à sa taille et sa mobilité. Le sophomore WR DK Metcalf (39 réceptions, 646 yards, 7 TD en 2017) est également un cauchemar pour les defensive backs adverses sur les tracées fade. Le senior WR DaMarkus Lodge (41 réceptions, 698 yards, 7 TD en 2017) et le junior TE Dawson Knox (24 réceptions, 321 yards en 2017) apportent d’autres options à un secteur de jeu qui pourra aussi compter sur le true freshman 4-étoiles WR Elijah Moore, qui a fait un flip le jour du National Signing Day après un decommit de Georgia.

Le défi du coordinateur offensif Jeff Longo aura à coeur de rééquilibrer une attaque pouvant rapidement devenir unidimensionnelle si le jeu au sol ne parvient pas à se développer (133.4 yards par match en 2017, #104 du pays). La perte de Jordan Wilkins (en fin d’éligibilité) sera couteuse tant il a pesé en cours de saison dernière. Trois candidats sont en compétition pour le poste de titulaire. Arrivé en du Junior College, le junior RB Scottie Phillips semble tenir la corde devant le junior RB Eric Swinney (195 yards au sol, 3 TD en 2017), qui a fait sensation au cours du printemps. Le junior RB D’Vaughn Pennamon (217 yards au sol, 2 TD en 2017) pourrait manquer le début de la saison en raison d’une blessure subie en novembre dernier ce qui a forcé le coaching staff à faire appel à l’ancien safety, RB Armani Linton, au sein du backfield offensif.

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La ligne offensive sera l’un des éléments-clés de cette attaque des Rebels version 2018. En difficulté ces dernières années, elle possède suffisamment d’expérience (5 joueurs ont été titularisés à 8 reprises minimum) et de talent pour devenir l’une des meilleurs de la conférence. L’ancien prospect 5-étoiles LT Greg Little n’a pas déçu depuis son arrivée en 2016 et son statut de futur 1er tour de draft NFL 2019 semble assuré. Les seniors LG Javon Patterson, C Sean Rawlings et RG Jordan Sims ainsi que le junior RT Alex Givens forment un groupe solide.

Défense

Beaucoup de départs de ce côté du ballon… ce qui pourrait ravir le coordinateur défensif Wesley McGriff qui dirigeait, l’an dernier, l’une des pires défenses de la conférence SEC (459.5 yards accordés par match, #116 du pays). Privé de recrues de renom, il devra mettre l’accent sur le développement d’un groupe dynamique et déterminée.

Afin de renforcer une défense contre la course épouvantable en 2017 (245.3 yards accordés par match, #124 du pays), les Rebels espèrent que les juniors DT Josiah Coatney (65 plaquages, 8 pour perte, 3.5 sacks en 2017) et DT Benito Jones (29 plaquages, 7.5 pour perte, 1.5 sacks en 2017) pourront franchir un cap. Ole Miss a également apporté du renfort en allant chercher le prometteur espoir du Junior College, DT Hal Northern. Sur le pass-rush, les Rebels ont perdu leurs deux leaders, Marquis Haynes et Breeland Speaks. La nouvelle génération devra ainsi prendre le relais mais le senior DE Victor Evans (18 plaquages, 5 pour perte en 2017) et le junior DE Qaadir Sheppard (8 plaquages en 2017) n’ont encore rien démontré. Finalement, tous les espoirs sont dans les mains du sophomore DE Ryan Anderson (1.5 sacks en 2017).

Sans une nette amélioration de la production du second rideau, les Rebels seront toujours vulnérables contre le jeu au sol adverse. Hors le passage à un système 4-2-5 mettra encore davantage de pression sur les deux middle linebackers. Le senior MLB Detric Bing-Dukes (24 plaquages en 2017) et l’ancien tight-end, MLB Willie Hibbler (13 plaquages en 2017), ont régulièrement joué dans la 1ère équipe au cours du printemps même si le sophomore MLB Mohamed Sanogo et les freshmen MLB Josh Clarke et MLB Zi Baker auront tous leurs chances.

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Le jeu au sol étant en déroute l’an dernier, le backfield défensif a fait bonne figure… sur le plan statistique (214.2 yards accordés par match en 2017, #52 du pays). Le senior CB Ken Webster (29 plaquages en 2017) et le junior CB Myles Hartsfield (42 plaquages, 2 INT en 2017) donnent aux Rebels deux défenseurs d’expérience et l’athlétique sophomore CB D.D. Bowie apporte une profondeur à un groupe de cornerbacks intrigants. D’autant plus que l’ancien joueur de Junior College, NB Vernon Dasher, s’annonce prometteur dans le rôle de nickelback. Au poste de safety, le senior SS Zedrick Woods (64 plaquages, 4 passes défendues en 2017) est de retour pour une 3ème saison comme titulaire. Le senior FS C.J. Moore (51 plaquages, 3 INT en 2017) et le junior FS Jaylon Jones (34 plaquages, 3 passes défendues en 2017) seront alignés à ses côtés en rotation.

Équipes spéciales

Suite au départ de K Gary Wunderlich et P Will Gleeson, Ole Miss fera confiance en deux joueurs walk-on. Les sophomores K Luke Logan et P Mac Brown feront ainsi leurs débuts en 2018. P Mac Brown tournait avec une impressionnante moyenne de 46 yards par punt. Sur les retours de coup de pied, Ole Miss pourrait devenir l’une des terreurs de la conférence SEC si le receveur KR A.J. Brown et le cornerback PR Jaylon Jones obtiennent le renfort d’équipes spéciales désynchronisées l’an passé.

Calendrier

Avec seulement 3 matchs sur le campus adverse, le calendrier 2018 sera l’allié (relatif) de Rebels qui débuteront la saison au NRG Stadium de Houston face à Texas Tech. Ole Miss se déplacera à LSU, Texas A&M et Vanderbilt tandis que les joueurs de coach Matt Luke accueilleront Alabama, Auburn, South Carolina et Mississippi State dans leur Vaught-Hemingway Stadium. Le match contre Arkansas du 13 octobre se jouera à Little Rock. Les Rebels affronteront également Southern Illinois (FCS), Kent State et Louisiana-Monroe en match hors-conférence.

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Match clé
contre Mississippi State, le 22 novembre
Les Rebels avaient créé la surprise en allant s’imposer 31-28 à Starkville face à une équipe de Mississippi State privée, il est vrai, des services de leur leader, QB Nick Fitzgerald. Les Bulldogs seront donc revanchards dans cet Egg Bowl qui pourrait être décisif pour une équipe d’Ole Miss qui visera le plateau des 6 victoires en 2018.

Conclusion

Malgré le scandale qui a amené au renvoi du coach Hugh Freeze quelques jours avant le début de la saison, coach Matt Luke a démontré sa capacité de diriger un programme FBS. Personne ne s’attendait à ce qu’Ole Miss remporte 6 victoires en 2017. Comme l’an passé, le défi de Matt Luke sera de motiver son équipe malgré la suspension de bowl en fin d’année. L’attaque devrait continuer d’inscrire beaucoup de points au tableau d’affichage en raison de la présence de l’un des meilleurs groupes de receveurs du pays (AJ Brown, DeKaylin Metcalf, DeMarkus Lodge) et de l’étonnant QB Jordan Ta’Amu. Ce secteur offensif pourrait même être inarrêtable si un successeur de RB Jordan Wilkins peut émerger rapidement. Finalement, le destin des Rebels en 2018 est entre les mains d’une défense qui s’est fait marcher dessus en match de conférence l’an dernier (270.5 yards au sol accordés en moyenne par match !). Si le front seven parvient à resserrer les rangs, Ole Miss pourrait être la belle surprise de la saison dans la SEC.

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Preview 2018 : Mississippi State Bulldogs

Débauché de Penn State pour prendre la succession de Dan Mullen, Joe Moorhead transformera-t-il un groupe mature et expérimenté en l’équipe la plus explosive de la conférence SEC ?

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Crédit photo : Jonathan Bachman/Getty Images

Mississippi State Bulldogs

Conférence SEC

Division West

En 2017 : 9-4, 4-4 SEC. Tax Slayer Bowl : victoire contre Louisville, 31-27.
Head Coach : Joe Moorhead, 1ère année – Résultats en carrière: 38-13.
Coordinateur offensif : Luke Getsy.
Coordinateur défensif : Bob Schoop.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : TE Jordan Thomas, OT Martinas Rankin, LB Dez Harris.
Joueurs à suivre : QB Nick Fitzgerald, RB Aeris Williams, TE Farrod Green, C Elgton Jenkins, DE Montez Sweat, DT Jeffery Simmons, LB Leo Lewis, LB Erroll Thompson, S Mark McLaurin.

Victime de son succès. Si Mississippi State fait partie des cinq programmes de la SEC à avoir changer de head coach pendant l’intersaison, cela n’avait rien d’un choix. Arrivé en 2009, en provenance de Florida, Dan Mullen a été débauché par son équipe de cœur, mais quitte Starkville en laissant les lieux dans un état nickel.

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Une aubaine pour Joe Moorhead, ancien coordinateur offensif de Penn State et qui vient connaitre sa première expérience de head coach en première division, après quatre années à la tête de Fordham entre 2012 et 2015. Cet ancien quarterback sait rendre une attaque explosive, et l’a démontré en faisant de Trace McSorley et Saquon Barkley des stars universitaires. Avec 17 titulaires de retour sur le campus, sa marge de manœuvre est plus qu’intéressante pour faire de Mississippi State une vraie équipe poil-à-gratter dans la conférence SEC.

Attaque

Sa carrière universitaire aurait pu prendre fin le 23 novembre 2017. Touché à la cheville, face au rival Ole Miss, en fin de saison passée, QB Nick Fitzgerald est pourtant bien sur le chemin d’un retour quasi inespéré pour les fans des Bulldogs. Connu pour son profil double-menace (2 766 yards, 29 touchdowns), le senior pourrait même développer ses facultés aériennes, en étant encadré par un spécialiste offensif comme Moorhead et par son nouveau coordinateur, Luke Getsy, ancien coach des receveurs en NFL, chez les Packers. Cette verticalité pourrait aussi être bénéfique au sophomore QB Keytaon Thompson, solide remplaçant de Fitzgerald l’an passé lors du TaxSlayer Bowl et qui se tient prêt en cas de nouvelle rechute de son partenaire.

Attention, ne vous méprenez pas ! Le jeu aérien ne sera sans doute pas omniprésent dès la première année de Joe Moorhead aux commandes. Il faut dire qu’avec les armes au sol que possèdent les Bulldogs, le coaching staff aurait tort de se précipiter. Avec 1 107 yards et 6 touchdowns en 2017, le senior RB Aeris Williams a été une alternance plus que crédible pour Fitzgerald la saison dernière, et il figure parmi les tous meilleurs running backs de sa conférence. En 2018, il s’annonce encore plus dangereux, de par la rotation sur la position et sa capacité à souffler un peu plus entre les snaps. Avec le sophomore RB Kylin Hill (393 yards, 4 TD en 2017) et le junior RB Nick Gibson (239 yards, 1 TD en 2017), MSU possède un véritable monstre à trois têtes qu’il sera bien difficile de contrer. Les trois hommes ont la mobilité et la vitesse pour se distinguer en sortie d’écran, une tactique pas forcément privilégiée sous les ordres de Dan Mullen.

L’an passé, la course a trop souvent écrasé la passe du côté de Starkville. Et cela s’en est ressenti, d’un point de vue statistique. Le meilleur receveur des Bulldogs en 2017 comptait … 276 yards ! Bien trop mince pour faire du programme une force équilibrée.

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Egalement en charge des receveurs, Luke Getsy devra trouver sa cible prioritaire. Heureusement pour lui, le réservoir est assez fourni et complémentaire. Avec les juniors WR Deddrick Thomas (22 réceptions, 227 yards, 4 TD en 2017) et WR Keith Mixon (18 réceptions, 275 yards, 1 TD en 2017), ce sont deux titulaires sur 3 qui sont de retour en 2018. Dans un premier temps, ils devraient être accompagnés par le senior WR Jesse Jackson (27 réceptions, 276 yards en 2017), receveur le plus productif de la saison passée. Pourtant, la hiérarchie pourrait rapidement être bouleversée. Par le junior WR Malik Dear, de retour d’une longue blessure ? Par le freshman WR Austin Williams, star des camps printaniers ? Par WR Stephen Guidry, meilleur receveur issu du Junior College pendant l’intersaison ? Ou par le freshman WR Devonta Jason, recrue 4 étoiles de la dernière cuvée des Bulldogs ? Faites vos jeux.

L’autre atout dans le domaine aérien pourrait être le junior TE Farrod Green (9 réceptions, 174 yards en 2017) sur le poste de tight end. Souvent gêné par des pépins physiques, le numéro 82 a parfois été dans l’ombre de Jordan Thomas dans les airs. Mais sa polyvalence en fait un joueur capable d’exploser, surtout dans un système qui a révélé Mike Gesicki à Penn State…

Sur la ligne offensive, le mot clé est stabilité. Avec 4 titulaires de retour, le groupe est expérimenté à l’image des seniors RG Deion Calhoun et surtout C Elgton Jenkins. Ils sont rejoints par le junior LG Daryl Williams et le sophomore RT Stewart Reese. Côté aveugle, la perte de Martinas Rankin est de taille, mais ses blessures ont permis aux Bulldogs d’assurer leurs arrières. Le sophomore LT Greg Eiland a déjà démarré quatre matches en 2017 et semble prêt à prendre le relais efficacement.

Défense

On l’aura compris, Joe Moorhead n’est pas arrivé à Starkville pour tout reconstruire. Pourtant, quelques modifications notables ont été effectuées au sein de l’escouade défensive. L’arrivée du coordinateur Bob Schoop, en provenance de Tennessee, refait passer les Bulldogs dans un système 4-3. Si un temps d’adaptation sera sans doute nécessaire, la polyvalence de l’escouade pourrait faciliter les choses.

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Sur la ligne défensive, par exemple, les seniors DE Montez Sweat (48 plaquages, 15.5 pour perte, 10.5 sacks en 2017) et DE Gerri Green (38 plaquages, 11 pour perte, 5 sacks en 2017) ont dû prendre un peu plus de masse, mais restent de véritables menaces sur le pass rush, avec plus de 15 sacks en cumulé sur le dernier exercice. Une situation qui n’est pas près de changer si le junior DT Jeffery Simmons conserve son niveau. Ancienne recrue star, le lineman défensif a connu des soucis extra-sportifs lors de son année freshman, mais semble de nouveau à l’endroit. Pour preuve, il a obtenu 5 sacks et surtout 60 plaquages en 2017. Plus que n’importe quel linebacker de l’équipe. Pour un nose tackle ! Son binôme pourrait être le senior DT Braxton Hoyett (21 plaquages en 2017), à moins que DT Cory Thomas (12 plaquages en 2017), de retour de blessures au pied, ne se refasse sa place dans le onze.

Au poste de linebacker, les Bulldogs ont perdu un leader charismatique avec Dez Harris. Mais la relève est là, au vu de la prometteuse saison freshman de MLB Erroll Thompson (46 plaquages, 5.5 pour perte en 2017). Avec le junior WLB Leo Lewis (46 plaquages en 2017), les deux hommes représenteront un véritable rempart sur le run stop. Le troisième spot reste à attribuer côté fort, mais le sophomore SLB Willie Gay (23 plaquages) et le junior SLB Tim Washington ont une longueur d’avance dans cette optique.

Malgré le départ de deux titulaires (J.T. Gray, Tolando Cleveland), le backfield défensif s’appuie sur une belle ossature, et pas mal d’expérience, surtout plein centre. Meilleur plaqueur et meilleur intercepteur de son équipe l’an passé (79 plaquages, 6 INT en 2017), le senior FS Mark McLaurin est le taulier du secondary, et son entente avec l’autre senior, SS Johnathan Abram (71 plaquages, 2 sacks, 5 passes défendues en 2017) s’annonce brutale pour les attaques adverses. Plus d’incertitude sur les extérieurs, où le sophomore CB Cameron Dantzler (25 plaquages, 1 INT en 2017) devrait encore défendre ses chances aux côtés des seniors CB Chris Rayford (14 plaquages en 2017) et CB Jamal Peters (23 plaquages, 1 INT en 2017).

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Équipes spéciales

Outre Erroll Thompson, la belle surprise 2017 sur le campus de Starkville a sans doute été K Jake Christmann. Avec un ratio de 12/14 sur field goal, le sophomore pourrait être un atout de taille dans des fins de match au couteau. Côté punt, le départ de Logan Cooke vers la NFL laisse place à une compétition pendant les camps d’entraînement entre P Cody Schexnayder et l’ancien kicker P Tucker Day. Auteur d’un touchdown dans ce secteur l’an passé, le receveur KR/PR Deddrick Thomas devrait se charger des retours, épaulés par KR/PR Keith Mixon et KR/PR Malik Dear.

Calendrier

Programme intéressant pour des Bulldogs qui pourraient doucement mais sûrement monter en régime pour les débuts de leur nouvel head coach. Les quatre premiers matches de la saison contre Stephen F. Austin (I-AA), Kansas State, Louisiana et Kentucky sont largement jouables, et en recevant d’autres sérieux outsiders, comme Florida, Auburn et Texas A&M, MSU a de quoi avancer ses pions dans la conférence SEC. Certes, les passages par LSU et Alabama n’auront rien d’une promenade tranquille, mais en terminant par Arkansas et Ole Miss, les Bulldogs ont l’occasion de terminer fort.

Match clé
contre Auburn, le 6 octobre
Si les Tigers restent favoris sur le papier, Mississippi State est typiquement l’équipe capable de faire chuter Auburn, en étant efficace dans les tranchées. Comme évoqué précédemment, les joueurs de Joe Moorhead pourraient jouer ce match avec une fiche de 5-0 et un succès leur donnerait de sérieuses chances de briguer au minimum un bowl majeur. Offensivement et défensivement, les forces des deux programmes semblent également similaires, ce qui pourrait donner un duel âpre et accroché.

Conclusion

Dans une conférence comme la SEC, aucune rencontre n’est gagnée d’avance. Encore plus pour un programme qui a changé de tête pendant l’intersaison. Si Joe Moorhead a récupéré un programme carré en arrivant, l’instauration d’un jeu offensif plus vertical et la transition défensive sur un système 4-3 pourraient se révéler piégeux pour des Bulldogs qui ont pourtant de sérieux arguments dans leur manche. Vu le talent des deux côtés du ballon et le calendrier qui les voit recevoir pas mal d’équipes de même niveau, les pensionnaires ont de quoi rééditer la saison passée, en atteignant au moins une fiche de neuf succès. Disputer un bowl majeur, quatre ans après l’Orange Bowl joué contre Georgia Tech, n’a rien non plus d’un fantasme.

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Preview 2018 : Texas A&M Aggies

L’arrivée de Jimbo Fisher et son contrat monstreux de 75 millions de $ sur 10 ans permettront-ils aux Aggies de Texas A&M de jouer les premiers rôles dans la redoutable division SEC West ?

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Crédit photo : Texags

Texas A&M Aggies

Conférence SEC

Division West

En 2017 : 7-6, 4-4 SEC. Belk Bowl : défaite contre Wake Forest, 52-55.
Head Coach : Jimbo Fisher, 1ère année – Résultats en carrière: 83-23.
Coordinateur offensif : Darrell Dickey.
Coordinateur défensif : Mike Elko.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : RB Keith Ford, WR Christian Kirk, OT Koda Martin, S Armani Watts.
Joueurs à suivre : RB Trayveon Williams, WR Jhamon Ausbon, C Erik McCoy, DE Landis Durham, DT Kingsley Keke, LB Otaro Alaka, LB Tyrel Dodson, S Donovan Wilson, K Daniel LaCamera.

Sans le vouloir, coach Kevin Sumlin a précipité le lancement d’un nouveau cycle sur le campus de College Station. Après six ans à la tête des Aggies, celui qui a longtemps surfé sur la vague Johnny Manziel n’a jamais réussi à installer durablement le programme au sommet de la conférence SEC. L’an passé, sur fond de cafouillage au poste de quarterback, Texas A&M a dû se contenter de sept victoires en saison régulière, avant de s’incliner lors du Belk Bowl contre Wake Forest (52-55).

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Pour trouver un nouvel head coach d’envergure, la direction athlétique a dû mettre la main au porte-feuille. Résultat : c’est Jimbo Fisher qui débarque dans le Texas, fort d’un titre BCS gagné avec Florida State en 2013.

Pour relancer une équipe en stagnation, le technicien de 52 ans peut quand même compter sur des belles classes de recrutement et un réservoir quasi-inépuisable sur certaines positions, notamment dans le domaine aérien. Que peut-il espérer pour sa première année dans la conférence phare de première division, aux côtés des monstres Alabama, Auburn, Georgia et autres ? Éléments de réponse…

Attaque

La première mission importante de Jimbo Fisher sera bien sûr de trouver le quarterback titulaire du programme. Une position que le head coach connaît, tout comme le nouveau coordinateur offensif : à Memphis, Darrell Dickey a permis à l’attaque locale d’exploser, tant sous les ordres de Justin Fuente que sous ceux de Mike Norvell. Les têtes d’affiche pour mener l’offense sont les mêmes que l’an passé, à savoir les sophomores QB Nick Starkel (1 793 yards, 14 touchdowns, 6 interceptions en 2017) et QB Kellen Mond (1 375 yards, 8 touchdowns, 6 interceptions). Si le premier, pocket passer, avait pris une longueur d’avance au printemps, le deuxième, double-menace, a amélioré son jeu à la passe et part favori des observateurs. Jimbo Fisher a tout de même précisé que rien n’était décidé à quelques jours à peine du premier match de saison régulière.

Si le chef d’orchestre n’est pas encore déterminé, les musiciens devraient encore jouer à l’unisson. Le poste de receveur a souvent été un axe majeur du recrutement de Kevin Sumlin, et cela s’en ressent au vu des armes de cette saison. Après une première année dans l’ombre de Christian Kirk, le sophomore WR Jhamon Ausbon (571 yards, 3 TD) est appelé à devenir le « go-to-guy » du programme. Derrière lui, les places coûtent cher, mais le sophomore WR Quartney Davis est revenu en forme, après une année blanche, pour cause de blessure. Les sophomores WR Camron Buckley, WR Kendrick Rogers, WR Hezekiah Jones et WR Roshauud Paul seront d’autres noms à surveiller.

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La concurrence est tellement âpre que WR Jalen Preston, dernière recrue 4 étoiles, pourrait être redshirté, malgré l’énorme potentiel que certains lui voient. Sur le poste de tight end, la belle surprise pourrait être le junior TE Jace Sternberger, impressionnant lors du Spring Game et revanchard après une opportunité gâchée du côté de Kansas.

Le jeu aérien était sacré ces dernières années du côté de College Station. Mais à Florida State, Jimbo Fisher s’est surtout évertué à établir un solide jeu au sol. Une bonne nouvelle pour le massif junior RB Trayveon Williams (798 yards, 6 TD en 2017), mis en difficulté par Keith Ford l’an passé, mais qui devrait devenir le titulaire indiscutable. Il devra tout de même rester sur ses gardes, car sous la menace du sophomore RB Jacob Kibodi.

Pour rendre ce jeu de course redoutable, le coaching staff compte sur le retour quasi-intégral de la ligne offensive. L’escouade aurait d’ailleurs pu revenir au complet, sans le coup de théâtre de l’intersaison : le transfert du tackle gauche Koda Martin vers Syracuse, pour rejoindre son beau-père Dino Babers. Pour le remplacer, les sophomores LT Dan Moore et LT Carson Green partent sur la même ligne et auront à cœur d’accompagner les seniors RG Connor Lanfear et RT Keaton Sutherland ainsi que les juniors LG Colton Prater et C Erik McCoy, véritable leader de la O-Line.

Défense

Si l’arrivée de Darrell Dickey est attendue en attaque, que dire de l’enthousiasme défensif ? Efficace à Wake Forest, puis Notre Dame, Mike Elko est l’un des coordinateurs défensifs les plus prometteurs du pays et débarque à College Station pour développer une escouade trop souvent naïve dans une conférence comme la SEC. Et vu le talent à sa disposition, les Aggies pourraient faire très mal !

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Sur la ligne défensive, Texas A&M peut notamment compter sur l’excellent senior DT Kingsley Keke (54 plaquages, 2 fumbles recouverts) pour percer la poche adverse. Aussi puissant que rapide, le lineman sera l’un des prospects NFL à suivre sur sa position en 2018. Avec le départ de Zaycoven Henderson, c’est le sophomore DT Justin Madubuike qui semble promis au deuxième poste de titulaire, grâce à un énorme camp printanier. Mais le nouveau staff espère enfin faire exploser le senior DT Daylon Mack, ancienne recrue 5 étoiles, mais beaucoup trop irrégulier depuis son arrivée sur le campus.

Sur le pass rush, le senior DE Landis Durham s’est révélé en 2017, avec 11 sacks au compteur, co-meilleur bilan de la conférence. DE Micheal Clemons devait l’épauler dans cette tâche, mais des pépins physiques pourraient l’éloigner des terrains pour le début de la saison régulière. Si Keke pourrait être excentré dans un premier temps, les freshmen DE Bobby Brown et DE Ondario Robinson sont susceptibles d’être lancés dans le grand bain dès leur première année.

L’âme de cette défense se situe clairement sur le deuxième rideau, car avec une détonante saison 2017 (104 plaquages, 5 sacks et demi, 8 passes défendues, 3 interceptions), le junior MLB Tyrel Dodson est devenu la menace constante de cette escouade défensive. Le duo qu’il composera avec le senior WLB Otaro Alaka (78 plaquages) a de quoi faire saliver les fans texans, de par leur vision du jeu et leur explosivité. Tout aussi polyvalent, le junior WLB Anthony Hines III leur permettra de souffler, lui qui serait titulaire dans bon nombre d’autres programmes de première division. Bien que Mike Elko soit partisan d’un système 4-2-5 en défense, le sophomore SLB Buddy Johnson sera amené à renforcer le front seven si nécessaire. Son pendant devrait être le sophomore LB/S Ikenna Okeke, sur un poste hybride visant à blinder le run stop.

Les defensive backs, parlons-en justement. Car Texas A&M a rarement connu autant de talent sur la position dans son histoire. Les déconvenues de la saison passée ont permis aux Aggies de donner à de jeunes loups leur chance. C’est le cas du junior CB Charles Oliver et du sophomore CB Debione Renfro. Agressifs sur le porteur de balle, les deux hommes sont des titulaires annoncés, mais devront regarder dans le rétroviseur, avec les sophomores CB Myles Jones, CB Travon Fuller et CB Clifford Chattman.

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Vous trouvez la compétition féroce, attendez de voir le poste de safety. Un secteur qui a vu Armani Watts filer vers la NFL. Fort heureusement, les Aggies peuvent compter sur le retour de blessure du senior FS Donovan Wilson, après une année blanche. Il épaulera le très physique sophomore SS Derrick Tucker (55 plaquages, 4 passes défendues) au centre du secondary. La rotation sera cependant précieuse, avec la présence du junior FS/SS Larry Pryor, du sophomore FS Keldrick Carper et surtout du true freshman SS Leon O’Neal, recrue 4 étoiles arrachée aux autres grosses écuries texanes. Sur des formations à cinq defensive backs, le senior NB Shawn Capers-Smith et le junior NB Roney Elam ont des arguments en tant que nickelback.

Équipes spéciales

La star incontestée de cette escouade est le kicker, le senior K Daniel LaCamera. En 2017, le Floridien de naissance a crevé l’écran (…) en réussissant un ratio de 18/21 sur field goal. Il sera l’un des principaux botteurs à suivre à l’orée de la draft 2018. Son efficacité a poussé le junior P Braden Mann à se focaliser sur les punts, après le départ de Shane Tripucka. Il sera aussi en charge des coups de pied d’engagement.
Côté retour, c’est un gros vide qu’a laissé l’explosif Christian Kirk en rejoignant les Arizona Cardinals. KR Trayveon Williams et KR Klyde Chriss seront sollicités sur les retours de kickoffs. Sur les punts, c’est PR Shawn Capers-Smith et PR Roshauud Paul qui semblent les mieux placés.

Calendrier

Une chose est sûre : la première année de Jimbo Fisher à College Station n’aura rien d’un long fleuve tranquille. Après cinq semaines de saison régulière, les Aggies auront déjà croisé Clemson et Alabama, sans oublier Arkansas, dans le Southwest Classic disputé à Arlington, dans le stade des Dallas Cowboys. Dans la foulée, ce sont trois sorties intra-conférence, à South Carolina, Mississippi State et Auburn qui s’annoncent. Seule bonne nouvelle : le fait de recevoir LSU en dernière semaine, au Kyle Field, dans l’antre du 12e homme. Suffisant pour sauter au plafond ? Pas sûr…

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Match clé
à South Carolina, le 13 octobre
Comme évoqué, avec un calendrier aussi copieux d’entrée, Texas A&M doit aller chercher des succès références pour rester le plus longtemps dans la course à une finale de conférence. Et avec une victoire sur le terrain de Columbia, les Aggies auraient le mérite d’entamer la dernière ligne droite avec une fiche potentiellement positive. Le plein de confiance ne sera pas trop avant le mois de novembre !

Conclusion

En attirant un coach déjà sacré avec Florida State, Texas A&M a affiché ses ambitions dans la conférence SEC. Mais avec une incertitude au poste de quarterback, une majorité de sophomores sur des postes-clés et un calendrier dantesque, la saison 2018 pourrait avoir des allures de transition pour Jimbo Fisher. Vu le talent et le niveau du coaching staff, il ne manque qu’une étincelle et un succès d’envergure pour donner une nouvelle allure à ce programme. Une saison à huit victoires n’aurait rien de farfelu. Pour un bowl majeur, il sera peut-être encore trop tôt…

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Preview

Preview 2018 : LSU Tigers

Avec une attaque remaniée désormais dirigée par un Steve Ensminger et qui comptera sur les nouveaux-venus, QB Joe Burrow et WR Jonathan Giles, les Tigers de LSU peuvent-ils sauver la tête du coach Ed Orgeron ?

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Crédit photo : Matt Bush-USA TODAY Sports

LSU Tigers

Conférence SEC

Division West

En 2017 : 9-4, 6-2 SEC. Citrus Bowl : défaite 21-17 face à Notre Dame.
Head Coach : Ed Orgeron, 3ème année (15-6) – Résultats en carrière: 31-33.
Coordinateur offensif : Steve Ensminger.
Coordinateur défensif : Dave Aranda.
Titulaires de retour : 13, 6 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Danny Etling, RB Derrius Guice, WR DJ Chark, C Will Clapp, DE Christian Lacouture.
Joueurs à suivre : QB Joe Burrow, WR Jonathan Giles, TE Foster Moreau, LB Garrett Brumfield, RG Ed Ingram, DT Rashad Lawrence, LB Devin White, CB Andreaz « Greedy » Williams, SS John Battle.

Arrivé au chevet de LSU en cours de saison 2016, Ed Orgeron a su maintenir le programme de Baton Rouge à flot. A l’aide de grosses classes de recrutement et d’un coaching staff séduisant, le technicien de 57 ans a garanti une fiche de neuf victoires lors du dernier exercice, faisant oublier au passage le dramatique accroc contre Troy, à domicile.

Mais au sein d’une conférence SEC toujours plus compétitive, Louisiana State s’attend à connaître une année de transition, notamment sur le plan offensif. Que peuvent décemment espérer les Tigers ? Revue d’effectif.

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Attaque

En se séparant de son coordinateur offensif Matt Canada après une saison, pour incompatibilité d’humeur, Ed Orgeron ne s’est pas facilité la tâche. Car entre les fins de cursus, les carrières pros et les suspensions, ce sont dix titulaires offensifs sur onze qui ont quitté la Louisiane pendant l’intersaison. Propre, à défaut d’être exceptionnel, l’an passé (2 463 yards, 16 touchdowns, 2 interceptions), le quarterback Danny Etling fait partie des partants. Problème : derrière lui, la concurrence n’a pas bluffé pendant les camps printaniers, et le nouveau coordinateur Steve Ensminger a dû se lancer à la recherche de la perle rare. Ce pourrait être le junior QB Joe Burrow, transfert surprise d’Ohio State après un solide Spring Game sous le maillot des Buckeyes. Avec seulement 10 bouts de matches joués à Colombus, son expérience est limitée, mais rassure un peu plus. Au lendemain des transferts annoncés de Justin McMillan et Lowell Narcisse, c’est le sophomore QB Myles Brennan qui devrait être le backup.

La question du quarterback est importante, mais à LSU, le système offensif passe avant tout par un gros jeu au sol. Un secteur plus que productif ces deux dernières années à Baton Rouge, et qui a poussé Leonard Fournette, Derrius Guice et Darrel Williams à filer en NFL. Qui pour prendre la relève et devenir la nouvelle star du backfield offensif ? C’est la grande inconnue. Le successeur désigné est le senior RB Nick Brossette (96 yards en 2017), qui n’a jamais bluffé depuis son arrivée sur le campus. Le junior RB Lanard Fournette, frère de Leonard, et le sophomore RB Clyde Edwards-Helaire sont d’autres options, mais la surprise pourrait bien venir du true freshman RB Chris Curry, recrue 4 étoiles et belle surprise des camps printaniers. Moins de suspense sur le poste de fullback, où le senior FB David Ducre devra ouvrir les brèches.

Dans le domaine aérien, LSU se cherche un receveur d’impact sur une position qui n’a plus vu de cibles à 1 000 yards depuis Jarvis Landry en 2013. C’est dans cette optique que WR Jonathan Giles a posé ses valises en Louisiane. Ancienne vedette de Texas Tech, celui qui a enregistré 1 158 yards et 13 touchdowns avec les Red Raiders en 2016 sait rendre une attaque aérienne explosive. Les juniors WR Stephen Sullivan, WR Drake Davis, WR Derrick Dillon ou WR Dee Anderson sont en concurrence avec le sophomore WR Justin Jefferson pour devenir la deuxième cible de Burrow. Mais un autre true freshman pourrait coiffer tout le monde au poteau : la recrue 4 étoiles WR Ja’Marr Chase, déjà impressionnant de maturité et qui devra surveiller une autre vedette de première année, WR Terrace Marshall. Sur le poste de tight end, J.D. Moore était en fin d’éligibilité, mais TE Foster Moreau est apte à prendre la suite. Le senior s’est même vu attribuer le numéro 18, symbole d’exemplarité au sein du vestiaire des Tigers.

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L’aide de Moreau sera précieux sur les blocs, car la ligne offensive a été sérieusement touchée par les départs. Seul le senior LG Garrett Brumfield était titulaire l’an passé. Il sera accompagné côté gauche par le sophomore LT Saahdiq Charles. Transfert de Junior College, RG Damien Lewis devrait profiter de la suspension d’Ed Ingram pour s’imposer. Les sophomores C Lloyd Cushenberry et RT Austin Deculus devraient compléter l’escouade, même si le junior RT Badara Traoré n’a pas dit son dernier mot au cours des camps.

Défense

Si les énigmes sont nombreuses en attaque, on ne peut pas en dire autant de l’autre côté du ballon. Sous la coupe de Dave Aranda, l’un des coordinateurs les mieux payés des Etats-Unis, la défense de LSU a de quoi faire peur, avec le retour de 7 titulaires et une rotation plus intéressante que l’année passée.

C’est notamment le cas sur la ligne défensive, secteur de prédilection du head coach des Tigers. Paradoxalement, le premier rideau a été l’un des plus touchés par les départs, avec les fins d’éligibilité de Frank Herron, Greg Gilmore et Christian LaCouture. Le leader annoncé de cette escouade doit être le junior DE Rashard Lawrence (32 plaquages en 2017), en progression mais encore irrégulier selon les sorties. Pour lui libérer des brèches, le staff est allé chercher une autre pépite du côté de Texas Tech : le polyvalent junior DE/NT Breiden Fehoko, agressif dès le snap (7,5 sacks sous le maillot des Red Raiders). Attendu sur l’extérieur du front-3, l’ancien texan devrait dépanner comme nose tackle dans un premier temps, pour suppléer le junior NT Ed Alexander et ses genoux fragiles. Autre conséquence de cette blessure : le sophomore DE Glen Logan (17 plaquages en 2017) devrait plus souvent intégrer le trio de titulaires cette saison. Les sophomores DE Neil Farrell et DE Justin Thomas ainsi que le freshman NT Tyler Shelvin se chargeront d’assurer cette fameuse rotation lors des guerres de tranchées made in SEC.

L’incontestable vedette de cette défense se trouve sur le deuxième rideau : du haut de ses 133 plaquages, le junior ILB Devin White est dans la plus pure tradition des linebackers du programme : physique et ultra-explosif. Dans une conférence adepte du jeu au sol, son rôle sera primordial, lui qui est considéré comme le meilleur de son poste en vue de la prochaine draft. Tyler Taylor suspendu, c’est le sophomore ILB Jacob Phillips (18 plaquages) qui a les faveurs du staff. Mais il faudra se battre pour garder sa place, sous la pression du sophomore ILB Patrick Queen et du freshman ILB Micah Baskerville, intrigant pendant les camps du printemps.

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Sur les extérieurs, le départ d’Arden Key avait déjà été anticipé en 2017 et le sophomore OLB K’Lavon Chaisson (27 plaquages, 2 passes défendues) a répondu aux attentes, de par son athlétisme hors normes. Il sera le rusher en chef sur la position, d’autant que son binôme reste à clairement identifier. Ce spot devrait se jouer entre le junior OLB Michael Divinity Jr., titulaire lors du dernier Citrus Bowl contre Notre Dame, et le sophomore OLB Ray Thornton.

Mais Louisiana State, c’est aussi et surtout l’une des « DBU », facs spécialisées dans la formation de bons defensive backs. Patrick Peterson, Eric Reid, Tyrann Mathieu, Jamal Adams ou Tre’Davious White sont notamment passés par Baton Rouge ces dernières années. Il n’est pas donc étonnant de voir que le meilleur prospect du pays au poste de cornerback est un Tiger. Avec 10 passes défendues en 2017, le sophomore CB Andraez « Greedy » Williams s’est distingué par son excellente lecture sur la couverture du passe. Il sera la tête d’affiche du secondary local ! Son acolyte devait être le junior CB Kristian Fulton, mais la suspension de ce dernier a redistribué les cartes. NB Kary Vincent s’est montré intéressant au poste de nickel mais ses fautes de concentration sur les extérieurs tendent à le pénaliser. La surprise pourrait venir de l’expérimenté senior CB Terrence Alexander, transfuge de Stanford, à moins que les sophomores CB Jontre Kirklin et CB Mannie Netherly, ou surtout le true freshman CB Kelvin Joseph ne fassent la différence pendant les camps estivaux.

Au centre du backfield, le sophomore FS Grant Delpit a explosé aux yeux du grand public, avec ses 60 plaquages et ses 8 passes défendues l’an passé. Vif et explosif, il ne lui manque qu’un instinct de tueur pour transformer les erreurs adverses en turnovers. Le senior SS John Battle semble le plus aguerri pour l’accompagner, mais les sophomores S Todd Harris Jr. Et S Eric Monroe n’ont pas dit leur dernier mot. De retour de blessure après une année quasi blanche, DB Ed Paris est un joueur de devoir qui peut être utilisé sur de nombreux secteurs du secondary.

Équipes spéciales

Une chose est sûre : les rôles ne sont clairement pas définis dans ce secteur de jeu. La preuve avec le poste de kicker, où l’irrégularité de K Connor Culp et K Jack Gonsoulin a semé le doute dans l’esprit du coaching staff. Résultat : le senior K Cole Tracy, transfert de deuxième division, arrive pour rendre à LSU son efficacité habituelle sur field goal. Sur les punts, le flou existe également, et comme la saison passée, le junior P Josh Growden et le sophomore P Zach von Rosenberg se partageront les tâches pour déterminer un favori.

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Sur retour de coups de pieds, les départs de D.J. Chark et Russell Gage ont laissé un sérieux vide. Mais dans un programme habitué aux piles électriques, trouver un successeur ne devrait pas être un casse-tête. KR Clyde Edwards-Helaire est pressenti pour gérer les kickoffs, alors que PR Justin Jefferson devrait réceptionner les punts.

Calendrier

Le programme ne s’annonce pas pour LSU en 2018. Et cela n’a pas seulement à voir avec le match d’ouverture, prévu à Arlington, face aux Miami Hurricanes. Sur les huit matches intra-conférence qu’auront à jouer les Tigers, trois déplacements périlleux les attendent, sur les terrains d’Auburn, Florida et Texas A&M. Mais ça ira mieux à la maison, n’est-ce pas ? Surtout quand on reçoit les deux derniers finalistes des playoffs, Georgia et Alabama, une équipe du Crimson Tide que n’a plus battu LSU depuis 2011 ?

Match clé
à Florida, le 6 octobre

Si le début de saison se présente bien, le déplacement à Florida pourrait être un révélateur important quant aux objectifs à viser en fin d’année. Les Gators sont en pleine reconstruction et un succès à Gainesville serait une excellente opération avant d’affronter Georgia, Mississippi State et Alabama à la suite. L’an passé, LSU avait réussi à s’imposer du côté du Swamp (16-17). Nul doute que les hommes de Dan Mullen auront à cœur de ne pas tomber deux fois de suite sur leurs terres face à la même équipe…

Conclusion

Un programme star à deux visages. Solide et complet en défense, poussif et renouvelé en attaque. Le nouveau coordinateur Steve Ensminger va vite devoir faire ses preuves dans un système en manque de référence. Si les freshmen explosent ou que Joe Burrow confirme son bon Spring Game avec les Buckeyes, LSU peut légitimement avoir de grosses ambitions, et viser au moins un bowl majeur. Dans le cas contraire, la saison pourrait être très longue pour les fans des Tigers et pour Ed Orgeron en particulier.

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