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[preview] Cotton Bowl : la contre-preview de Grégory

Retrouvez la preview du Cotton Bowl 2015 de Grégory Richard, nouveau rédacteur sur The Blue Pennant.

Crédits photo : Joe Robbins/Getty Images; Cal Sport Media via AP

Sur le papier, l’affiche paraît déséquilibrée. D’un côté, une équipe trois fois championne nationale, lors des six dernières saisons et menée par l’un des meilleurs coaches universitaires de l’histoire. De l’autre, une équipe qui n’a plus joué pour le titre suprême depuis 1966.

Pourtant, ce duel entre #2 Alabama et #3 Michigan State paraît plus indécis qu’il n’y parait. Les deux programmes présentent d’abord de nombreuses similitudes dans leur jeu, avec des lignes défensives agressives et un jeu au sol redoutable. Rappelons également que #2 Alabama était favori de sa demi-finale l’an passé, face à une autre équipe de Big Ten, Ohio State. Les Buckeyes avaient fini par surprendre le Crimson Tide avant de s’adjuger la couronne nationale. Malgré la faveur des pronostics, les joueurs de Nick Saban sont donc prévenus.

QB Jake Coker, Alabama – Crédits photo : Marvin Gentry, USA TODAY Sports

La modestie sera de toute façon bienvenue pour un programme de Tuscaloosa (Alabama) qui n’a plus remporté de bowl depuis 2012, et son titre national contre Notre Dame. Mais difficile de prôner la discrétion, avec le meilleur joueur de la saison dans ses rangs. Révélé aux yeux du monde en 2013, lors du Sugar Bowl perdu contre Oklahoma, Derrick Henry (1986 yards, 23 TD) est désormais la principale option du jeu offensif de Lane Kiffin. 147 yards contre Wisconsin, 148 à Georgia, 210 contre LSU, sans oublier ses 189 unités en finale de conférence … Le dernier Heisman Trophy a toujours répondu présent lors des moments importants, et peut même compter sur le soutien du running back senior Kenyan Drake.

Un duo qui profite au quarterback Jake Coker (2489 yards, 17 TD, 8 INT), transféré de Florida State début 2014. L’intéressé peut d’ailleurs compter sur une sérieuse garde rapprochée car outre son précieux tandem au sol, le natif de Mobile (Alabama) est protégé par l’une des meilleures lignes offensives au pays, emmenée par le tackle sophomore Cam Robinson et le centre senior Ryan Kelly. Face à l’impressionnante ligne défensive des Spartans, cette escouade devrait d’ailleurs avoir son importance. Dans le domaine aérien, le Crimson Tide a accusé la perte du receveur WR Robert Foster en cours de saison. Pas de quoi décourager coach Nick Saban, après l’émergence du freshman WR Calvin Ridley (893 yards, 5 TD), appelé à devenir le go-to-guy du programme, aux côtés de WR Richard Mullaney, WR ArDarius Stewart ou encore du tight end O.J. Howard, excellent bloqueur et capable de catches décisifs et nécessaires.

Mais qu’est ce qui différencie l’Alabama 2015 des deux dernières années ? En grande partie : la défense. La défaite face à Ole Miss, causée à coups de big plays, a re-mobilisé un groupe composé de probables futurs premiers tours de draft NFL. Rien que la ligne défensive est monstrueuse sur le papier, avec un DT A’Shawn Robinson polyvalent au centre, et l’appui de DE Jarran Reed et DE Jonathan Allen (10 sacks) à ses côtés. Mais la force de #2 Alabama est la capacité de faire rusher n’importe quel joueur de son front seven. Pour preuve, les 46 sacks de l’ancienne escouade de Kirby Smart. Et que dire de l’omniprésence du run stopper ILB Reggie Ragland (90 plaquages), déjà comparé à Donta Hightower (New England Patriots, NFL). Habituelle faiblesse de #2 Alabama, depuis quelques saisons, le backfield défensif semble également en meilleure forme, à l’image du duo S Eddie Jackson – CB Minkah Fitzpatrick, auteur de sept interceptions et de cinq touchdowns défensifs à eux deux en 2015.

Le monstre à trois têtes

DE Shilique Calhoun, Michigan State – Crédits photo : Robert Hendricks

De quoi faire trembler #3 Michigan State ? Pas tant que ça, car les hommes de Mark Dantonio possèdent l’un des meilleurs quarterbacks universitaires cette année, à savoir Connor Cook (2921 yards, 24 TD, 5 INT). Appelé à devenir une future vedette chez les pros, le maître à jouer d’East Lansing (Michigan) s’est révélé un parfait dépositaire, et représente une menace constante, à l’image de sa connexion avec WR Aaron Burbridge (1219 yards, 7 TD), receveur star du programme. Le numéro 18 s’est notamment révélé précieux à #3 Michigan et contre Oregon, deux adversaires que les Spartans ont dû mater en mettant le bleu de chauffe. L’une des rares inquiétudes du quarterback concerne son état de santé, l’intéressé ayant subi une blessure à l’épaule contre Maryland. Gare à la pression donc, contre une défense qui ne se privera pas pour tester sa résistance. Coup de chance pour lui : à l’instar de Coker, Cook peut compter sur une O-Line de qualité, qui n’a concédé que 17 sacks en 13 matches, malgré les pépins physiques de ses stars, le tackle Jack Conklin et le centre Jack Allen.

Depuis l’arrivée de Mark Dantonio dans l’état du Michigan, les Spartans ont toujours pu compter sur un jeu au sol de premier plan. Après Le’Veon Bell ou encore Jeremy Langford, les hommes en vert composeront cette fois avec un comité de running back capable d’extirper les siens des moments chauds. RB Madre London pour allumer la mèche (489 yards, 3 TD), RB Gerald Holmes (534 yards, 8 TD) pour trouver les espaces et RB LJ Scott  (691 yards, 11 TD) pour conclure en force, les arguments de #3 Michigan State sont de taille face à une défense qui n’a concédé que 74 yards par match en moyenne au sol.

Le run stop, la défense de #3 Michigan State connaît. Sous la coupe du defensive end Shilique Calhoun (10,5 sacks), et du tackle sophomore Malik McDowell (12 plaquages pour perte), la ligne défensive a clairement imposé son territoire pendant la deuxième partie de saison. RB Ezekiel Elliott (33 yards en 12 portés) pour Ohio State, les quatre running backs d’Iowa (2,2 yards de moyenne) en ont fait les frais. Le deuxième rideau est également de bonne facture. La blessure prématurée du capitaine LB Ed Davis a permis de révéler des joueurs solides comme LB Jon Reschke, LB Darien Harris ou LB Riley Bullough. De quoi annoncer un matchup dantesque contre RB Derrick Henry. Ce front seven ne sera pas de trop, surtout avec un backfield défensif aussi inconsistant. Les blessures et changements de cycles ont affaibli une escouade qui pourra tout de même compter sur le retour de son safety vedette, RJ Williamson.

Même en position d’outsider, #3 Michigan State aura les armes pour contester la suprématie annoncée du Crimson Tide. Les Spartans auront au passage une petite revanche personnelle à prendre, eux qui avaient été humiliés lors du Capital One Bowl 2011, pour un succès du programme de la SEC, 49 à 7.

La contre-prédiction : Alabama 21, Michigan State 13

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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