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Preview 2018 : Washington Huskies

Deux ans après leur titre de champion de conférence Pac-12, les Huskies sont armés comme jamais avec le retour du duo QB Jake Browning/RB Myles Gaskin et d’une défense suffocante. Retour en playoffs ?

Crédit photo : Seattle Times

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Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North

En 2017 : 10-3, 7-2 Pac-12. Fiesta Bowl : défaite 28-35 face à Penn State.
Head Coach : Chris Petersen, 5ème année (37-17) – Résultats en carrière: 129-29.
Coordinateur offensif : Bush Hamdan, Matt Lubick.
Coordinateur défensif : Jimmy Lake, Pete Kwiatkowski.
Titulaires de retour : 8 en attaque, 9 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : WR Dante Pettis, C Coleman Shelton, DT Vita Vea, LB Azeem Victor.
Joueurs à suivre : QB Jake Browning, RB Myles Gaskin, WR Aaron Fuller, LT Trey Adams, RT Kaleb McGary, LB Ben Burr-Kirven, SS JoJo McIntosh, FS Taylor Rapp.

Après une longue traversée du désert entre 2003 et 2010, soit sept saisons sans participation à un bowl, Washington renouait avec la victoire et le recrutement de gros poissons sous la direction de Steve Sarkisian. Une impulsion exacerbée par le surdoué Chris Petersen, successeur de Sark, à qui il n’a fallu que trois saisons pour faire du programme de Seattle un acteur majeur du college football sur la west coast.

En 2016, l’ancien coach de Boise State conduisait les Huskies droit au titre de conférence Pac-12 et à une invitation en playoffs. Une défaite face à l’ogre Alabama en demi-finale cette année-là et un faux-pas à Stanford l’an passé ont pour l’heure empêché Washington de s’inviter en finale nationale.

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Cette année, Petersen et sa meute semblent néanmoins en bonne position pour retourner la Pac-12 et éventuellement s’inviter en playoffs pour la seconde fois en seulement trois ans. Au sein d’une conférence qui rougit de plus en plus de la comparaison avec la SEC et la Big Ten, les Huskies pourraient ainsi se positionner comme la meilleure équipe à l’ouest du pays.

Outre les changements habituels dans l’effectif, le coaching staff a également profité d’aménagements. Le départ de Jonathan Smith, désormais head coach à Oregon State, a permis à Washington de récupérer Bush Hamdan dans un poste de co-coordinateur offensif avec Matt Lubick. Coach des quarterbacks en NFL avec Atlanta en 2017, Hamdan était auparavant coach des receveurs pour Petersen. De l’autre côté du ballon, Pete Kwiatowski a accepté de partager le poste de coordinateur défensif avec Jimmy Lake, l’un des assistants les plus courtisés du pays. Lake a également bénéficié d’une augmentation de salaire à 1,1 millions de dollars pour 2018.

Avec un coaching staff expérimenté à l’unisson d’un chœur de joueurs en pleine maturité, Washington dispose d’une armada capable de déjouer tous les pièges qui se tendront sur sa route cette année.

Attaque

Ils sont presque tous là. Malgré les départs du receveur star Dante Pettis et du center Coleman Shelton, cette attaque s’annonce redoutable. Si les Huskies ont buté sur Arizona State et Stanford l’an dernier, l’expérience et le talent de ce groupe font déjà frémir les défenses adverses. Aux commandes de l’équipe, l’ancienne recrue cinq étoiles QB Jake Browning (2 719 yards, 19 TD, 5 INT en 2017) devrait disposer d’une escouade de receveurs, décimée en 2017, un peu plus en forme. Pour sa dernière saison de college football, le quarterback californien devrait ainsi avoir plus de poids sur les résultats de son équipe, alors que Chris Petersen avait mis l’accent sur le jeu au sol en conséquence l’an passé. Du côté de Seattle, on espère retrouver le Jake Browning de 2016, auteur de 43 touchdowns et intronisé Pac-12 Offensive Player of the Year.

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Limité à trois rencontres l’année dernière, le vétéran WR Chico McClatcher (10 réceptions, 128 yards en 2017) sera probablement le point d’appui de son QB sur les phases de jeu aérien. WR Aaron Fuller(26 réceptions, 291 yards, 1 TD en 2017) aura également son mot à dire pour sa troisième saison avec les Huskies, lui qui s’inscrit dans la récente tradition à Washington de receveurs véloces capables d’aller rapidement chercher la profondeur. Sans oublier WR Quinten Pounds et WR Andre Baccellia, tous deux régulièrement entravés par les blessures au cours de leur carrière, qui devraient obtenir un rôle important si leur condition physique le permet.

Dans l’ensemble, ce groupe de receveurs a montré d’excellentes dispositions durant le spring practice. Outre Baccellia, les redshirt freshmen WR Terrell Bynum et WR Alex Cook ont su se mettre en évidence, ainsi que le true freshman WR Austin Osborne. Sans compter l’arrivée pour le fall camp de WR Marquis Spiker, classé 59e au niveau national lors de la promotion de recrutement 2018. Avec ses 27 touchdowns pour sa dernière saison de high school football et un total de 72 en carrière, il arrive avec un CV déjà bien rempli. Chris Petersen pourra également compter sur TE Hunter Bryant (22 réceptions, 331 yards en 2017), révélation de 2017 en attaque, qui pourrait cependant manquer l’ouverture de la saison suite à une blessure au genou contractée durant l’offseason.

Mais le nerf de la guerre demeure la bataille des tranchées. À ce petit jeu, la ligne offensive des Huskies semble bien armée. Le retour de LT Trey Adams et RT Kaleb McGary, deux joueurs déjà taillés pour la NFL, devrait permettre à Browning et au jeu de course de profiter d’une protection sans égale en Pac-12, et potentiellement au niveau national. Blessé en fin de saison dernière, Adams a préféré revenir pour un baroud d’honneur plutôt que se présenter à la dernière draft. Nommé All-Pac-12 l’an passé, McGary sera également un élément déterminant au sein de cette ligne.

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Le poste de center est l’inconnue de ce groupe, alors que Coleman Shelton a fait ses valises pour le monde professionnel. OL Nick Harris devrait occuper la position sur le terrain tandis que OL Luke Wattenberg, qui remplaçait Trey Adams durant sa convalescence, sera probablement aligné comme guard. De quoi offrir un appui confortable à RB Myles Gaskin (1 380 yards, 21 TD en 2017) pour développer le jeu au sol. Le running back vétéran de Washington possède le potentiel pour rivaliser avec le coureur de Stanford Bryce Love dans la conférence. Le jeune RB Salvon Ahmed (388 yards, 3 TD en 2017), impressionnant dans un rôle limité en 2017, sera visiblement le bras droit de Gaskin cette saison.

Défense

Orpheline de Vita Vea, la ligne défensive pourra néanmoins se reposer sur NT Greg Gaines (30 plaquages, 5 pour perte, 2.5 sacks en 2017), l’un des joueurs les plus sous-estimés de cette défense. Le senior DL Jaylen Johnson (18 plaquages, 4 pour perte, 3.5 sacks en 2017) et le sophomore DL Levi Onwuzurike (16 plaquages, 3.5 pour perte, 2 sacks en 2017) apporteront leur savoir-faire sur la ligne tandis que Gaines devrait vampiriser l’attention des lignes offensives adverses. Le true freshman DL Tuli Letuligasenoa dispose en outre d’un potentiel époustouflant pour son jeune âge.

Même constat chez les linebackers, où le départ d’Azeem Victor pour la NFL risque de se sentir, du moins dans un premier temps. LB Ben Burr-Kirven (84 plaquages, 4 pour perte, 1 sack, 1 INT en 2017) et l’ancien champion national de lutte LB Tevis Bartlett (48 plaquages, 12 pour perte, 4 sacks, 2 INT en 2017) sont largement capables de contrôler le centre de la défense des Huskies, épaulés par un LB DJ Beavers (13 plaquages, 1.5 pour perte en 2017) rétabli après une saison 2017 tronquée par les blessures.

Sur les ailes, LB Ryan Bowman (32 plaquages, 9.5 pour perte, 5.5 sacks en 2017) et LB Benning Potoa’e (27 plaquages, 5 pour perte, 3 sacks en 2017) seront les principales menaces de cette défense multidimensionnelle.

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Pour venir appuyer un front seven déjà effrayant, Washington pourra compter sur une secondary inégalée en Pac-12. La paire de safeties vétérans composée de FS Taylor Rapp (59 plaquages, 1 INT en 2017) et SS JoJo McIntosh (50 plaquages, 1 INT en 2017), deux joueurs attendus de pied ferme en NFL, se situe déjà comme l’une des meilleures du pays et fait office d’assurance tout-risque pour Jimmy Lake et Pete Kwiatkowski. Rapp, en particulier, est un élément de dissuasion formidable au sein de l’arrière-garde des Huskies avec sa capacité à toujours se trouver autour du ballon et à ne jamais manquer un plaquage.

Pour annihiler le jeu aérien des équipes opposées, généralement plutôt portées sur la passe dans la conférence, il faudra compter sur une escouade de cornerbacks fournie en qualité et en quantité. Le sophomore CB Elijah Molden (19 plaquages, 1 INT en 2017), impressionnant pendant le spring practice avec six interceptions, sera positionné comme nickelback. Pour le reste, CB Keith Taylor (8 plaquages en 2017), lui-aussi en évidence au printemps dernier, CB Jordan Miller (23 plaquages, 2 INT en 2017) et CB Austin Joyner (40 plaquages, 1 INT en 2017) seront vraisemblablement en compétition pour le statut de cornerback numéro un durant le fall camp, alors que les deux derniers ont manqué le spring practice sur blessure.

Équipes spéciales

Le point faible de cette unité l’an passé, le poste de kicker, semble avoir trouvé un titulaire capable en la personne de K Van Soderberg, aujourd’hui sophomore et déjà expérimenté après plusieurs apparitions en 2017, avec notamment deux field goals manqués dans la défaite contre Arizona State. Mieux préparé, désormais intronisé titulaire à temps plein, Soderberg a montré d’excellentes dispositions au printemps dernier qui font dire à ses coaches qu’une solution a été trouvée pour tirer les coups de pied.

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Aucun souci concernant le rôle de punter puisque P Joel Whitford, un des meilleurs joueurs du pays à ce poste, sera de retour, plus affuté et expérimenté que jamais. Pour retourner les coups de pied, Salvon Ahmed aura la lourde tâche de faire oublier l’absence de Dante Pettis. Le running back est l’un des joueurs les plus explosifs de la côte Ouest et les Huskies s’attendent à le voir reprendre le flambeau avec brio.

Calendrier

Cette année, les Huskies ont eu la bonne idée de programmer un affrontement qui s’annonce déjà épique face à un poids lourd historique, Auburn. Au sein d’une conférence qui s’essouffle sur la scène nationale et qui attire difficilement les projecteurs, Washington s’offre ainsi une affiche en ouverture de la saison, à Atlanta, pour frapper un grand coup en cas de victoire. Les ambitions de playoffs de Chris Petersen devraient passer par un résultat positif face aux Tigers.

Il faudra toutefois se méfier des déplacements à UtahUCLAOregonCal et Washington Stateen fermeture. Dotée d’une fanbase solide et d’une escouade de cheerleaders inégalable, la fac de Seattle devrait assurer à domicile face aux North DakotaArizona StateBYUColorado ou Oregon State qui se présenteront au Husky Stadium.

Match clé
contre Stanford, le 3 novembre 2018
Si la rencontre face à Auburn devrait forcément peser dans les esprits, celle face à Stanford pourrait potentiellement décider du vainqueur de la Division North en Pac-12. L’an passé, une surprenante défaite des Huskies à Palo Alto leur avait bloqué l’accès à la finale de conférence. Surtout, si la défense parvient à museler le running back Bryce Love, Washington pourrait gagner en confiance avant une semaine off et le sprint final avec Oregon State et Washington State au programme.

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Conclusion

L’an dernier, Washington abordait la saison en écrasant ses six premiers adversaires avec un total de 258 points marqués contre 61 encaissés, avant de s’effondrer face à Arizona State, némésis des Huskies, qui s’inclinaient pour la septième fois consécutive à Tempe. Sans oublier cette autre sortie de route à Stanford, synonyme de fin de saison prématurée alors que le groupe de Petersen était attendu en finale de Pac-12. Après plusieurs classes de recrutement consécutives dans le top 25 du pays et surtout le retour de la majorité des titulaires, Washington semble imbattable cette année et fait déjà office de favori pour le titre de conférence.

Évidemment, comme chaque programme à travers le pays, les Huskies ont perdu des joueurs importants. Vita Vae et Dante Pettis seront difficiles à remplacer. Comme Shaq Thompson, Danny Shelton, Budda Baker ou Kevin King les années précédentes. Pourtant, Chris Petersen et son staff ont toujours réussi à minimiser la perte de tels joueurs avec la révélation de nouveaux talents et 2018 ne devrait pas échapper à cette règle. Les vétérans réputés installés aux postes clés font de cette équipe un rival à ne pas sous-estimer pour n’importe quel programme du pays et les fans de Washington peuvent se laisser aller à rêver d’un titre national qui leur échappe depuis 1991.

Trailer

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Preview 2018 : LSU Tigers

Avec une attaque remaniée désormais dirigée par un Steve Ensminger et qui comptera sur les nouveaux-venus, QB Joe Burrow et WR Jonathan Giles, les Tigers de LSU peuvent-ils sauver la tête du coach Ed Orgeron ?

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Crédit photo : Matt Bush-USA TODAY Sports

LSU Tigers

Conférence SEC

Division West

En 2017 : 9-4, 6-2 SEC. Citrus Bowl : défaite 21-17 face à Notre Dame.
Head Coach : Ed Orgeron, 3ème année (15-6) – Résultats en carrière: 31-33.
Coordinateur offensif : Steve Ensminger.
Coordinateur défensif : Dave Aranda.
Titulaires de retour : 13, 6 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Danny Etling, RB Derrius Guice, WR DJ Chark, C Will Clapp, DE Christian Lacouture.
Joueurs à suivre : QB Joe Burrow, WR Jonathan Giles, TE Foster Moreau, LB Garrett Brumfield, RG Ed Ingram, DT Rashad Lawrence, LB Devin White, CB Andreaz « Greedy » Williams, SS John Battle.

Arrivé au chevet de LSU en cours de saison 2016, Ed Orgeron a su maintenir le programme de Baton Rouge à flot. A l’aide de grosses classes de recrutement et d’un coaching staff séduisant, le technicien de 57 ans a garanti une fiche de neuf victoires lors du dernier exercice, faisant oublier au passage le dramatique accroc contre Troy, à domicile.

Mais au sein d’une conférence SEC toujours plus compétitive, Louisiana State s’attend à connaître une année de transition, notamment sur le plan offensif. Que peuvent décemment espérer les Tigers ? Revue d’effectif.

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Attaque

En se séparant de son coordinateur offensif Matt Canada après une saison, pour incompatibilité d’humeur, Ed Orgeron ne s’est pas facilité la tâche. Car entre les fins de cursus, les carrières pros et les suspensions, ce sont dix titulaires offensifs sur onze qui ont quitté la Louisiane pendant l’intersaison. Propre, à défaut d’être exceptionnel, l’an passé (2 463 yards, 16 touchdowns, 2 interceptions), le quarterback Danny Etling fait partie des partants. Problème : derrière lui, la concurrence n’a pas bluffé pendant les camps printaniers, et le nouveau coordinateur Steve Ensminger a dû se lancer à la recherche de la perle rare. Ce pourrait être le junior QB Joe Burrow, transfert surprise d’Ohio State après un solide Spring Game sous le maillot des Buckeyes. Avec seulement 10 bouts de matches joués à Colombus, son expérience est limitée, mais rassure un peu plus. Au lendemain des transferts annoncés de Justin McMillan et Lowell Narcisse, c’est le sophomore QB Myles Brennan qui devrait être le backup.

La question du quarterback est importante, mais à LSU, le système offensif passe avant tout par un gros jeu au sol. Un secteur plus que productif ces deux dernières années à Baton Rouge, et qui a poussé Leonard Fournette, Derrius Guice et Darrel Williams à filer en NFL. Qui pour prendre la relève et devenir la nouvelle star du backfield offensif ? C’est la grande inconnue. Le successeur désigné est le senior RB Nick Brossette (96 yards en 2017), qui n’a jamais bluffé depuis son arrivée sur le campus. Le junior RB Lanard Fournette, frère de Leonard, et le sophomore RB Clyde Edwards-Helaire sont d’autres options, mais la surprise pourrait bien venir du true freshman RB Chris Curry, recrue 4 étoiles et belle surprise des camps printaniers. Moins de suspense sur le poste de fullback, où le senior FB David Ducre devra ouvrir les brèches.

Dans le domaine aérien, LSU se cherche un receveur d’impact sur une position qui n’a plus vu de cibles à 1 000 yards depuis Jarvis Landry en 2013. C’est dans cette optique que WR Jonathan Giles a posé ses valises en Louisiane. Ancienne vedette de Texas Tech, celui qui a enregistré 1 158 yards et 13 touchdowns avec les Red Raiders en 2016 sait rendre une attaque aérienne explosive. Les juniors WR Stephen Sullivan, WR Drake Davis, WR Derrick Dillon ou WR Dee Anderson sont en concurrence avec le sophomore WR Justin Jefferson pour devenir la deuxième cible de Burrow. Mais un autre true freshman pourrait coiffer tout le monde au poteau : la recrue 4 étoiles WR Ja’Marr Chase, déjà impressionnant de maturité et qui devra surveiller une autre vedette de première année, WR Terrace Marshall. Sur le poste de tight end, J.D. Moore était en fin d’éligibilité, mais TE Foster Moreau est apte à prendre la suite. Le senior s’est même vu attribuer le numéro 18, symbole d’exemplarité au sein du vestiaire des Tigers.

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L’aide de Moreau sera précieux sur les blocs, car la ligne offensive a été sérieusement touchée par les départs. Seul le senior LG Garrett Brumfield était titulaire l’an passé. Il sera accompagné côté gauche par le sophomore LT Saahdiq Charles. Transfert de Junior College, RG Damien Lewis devrait profiter de la suspension d’Ed Ingram pour s’imposer. Les sophomores C Lloyd Cushenberry et RT Austin Deculus devraient compléter l’escouade, même si le junior RT Badara Traoré n’a pas dit son dernier mot au cours des camps.

Défense

Si les énigmes sont nombreuses en attaque, on ne peut pas en dire autant de l’autre côté du ballon. Sous la coupe de Dave Aranda, l’un des coordinateurs les mieux payés des Etats-Unis, la défense de LSU a de quoi faire peur, avec le retour de 7 titulaires et une rotation plus intéressante que l’année passée.

C’est notamment le cas sur la ligne défensive, secteur de prédilection du head coach des Tigers. Paradoxalement, le premier rideau a été l’un des plus touchés par les départs, avec les fins d’éligibilité de Frank Herron, Greg Gilmore et Christian LaCouture. Le leader annoncé de cette escouade doit être le junior DE Rashard Lawrence (32 plaquages en 2017), en progression mais encore irrégulier selon les sorties. Pour lui libérer des brèches, le staff est allé chercher une autre pépite du côté de Texas Tech : le polyvalent junior DE/NT Breiden Fehoko, agressif dès le snap (7,5 sacks sous le maillot des Red Raiders). Attendu sur l’extérieur du front-3, l’ancien texan devrait dépanner comme nose tackle dans un premier temps, pour suppléer le junior NT Ed Alexander et ses genoux fragiles. Autre conséquence de cette blessure : le sophomore DE Glen Logan (17 plaquages en 2017) devrait plus souvent intégrer le trio de titulaires cette saison. Les sophomores DE Neil Farrell et DE Justin Thomas ainsi que le freshman NT Tyler Shelvin se chargeront d’assurer cette fameuse rotation lors des guerres de tranchées made in SEC.

L’incontestable vedette de cette défense se trouve sur le deuxième rideau : du haut de ses 133 plaquages, le junior ILB Devin White est dans la plus pure tradition des linebackers du programme : physique et ultra-explosif. Dans une conférence adepte du jeu au sol, son rôle sera primordial, lui qui est considéré comme le meilleur de son poste en vue de la prochaine draft. Tyler Taylor suspendu, c’est le sophomore ILB Jacob Phillips (18 plaquages) qui a les faveurs du staff. Mais il faudra se battre pour garder sa place, sous la pression du sophomore ILB Patrick Queen et du freshman ILB Micah Baskerville, intrigant pendant les camps du printemps.

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Sur les extérieurs, le départ d’Arden Key avait déjà été anticipé en 2017 et le sophomore OLB K’Lavon Chaisson (27 plaquages, 2 passes défendues) a répondu aux attentes, de par son athlétisme hors normes. Il sera le rusher en chef sur la position, d’autant que son binôme reste à clairement identifier. Ce spot devrait se jouer entre le junior OLB Michael Divinity Jr., titulaire lors du dernier Citrus Bowl contre Notre Dame, et le sophomore OLB Ray Thornton.

Mais Louisiana State, c’est aussi et surtout l’une des « DBU », facs spécialisées dans la formation de bons defensive backs. Patrick Peterson, Eric Reid, Tyrann Mathieu, Jamal Adams ou Tre’Davious White sont notamment passés par Baton Rouge ces dernières années. Il n’est pas donc étonnant de voir que le meilleur prospect du pays au poste de cornerback est un Tiger. Avec 10 passes défendues en 2017, le sophomore CB Andraez « Greedy » Williams s’est distingué par son excellente lecture sur la couverture du passe. Il sera la tête d’affiche du secondary local ! Son acolyte devait être le junior CB Kristian Fulton, mais la suspension de ce dernier a redistribué les cartes. NB Kary Vincent s’est montré intéressant au poste de nickel mais ses fautes de concentration sur les extérieurs tendent à le pénaliser. La surprise pourrait venir de l’expérimenté senior CB Terrence Alexander, transfuge de Stanford, à moins que les sophomores CB Jontre Kirklin et CB Mannie Netherly, ou surtout le true freshman CB Kelvin Joseph ne fassent la différence pendant les camps estivaux.

Au centre du backfield, le sophomore FS Grant Delpit a explosé aux yeux du grand public, avec ses 60 plaquages et ses 8 passes défendues l’an passé. Vif et explosif, il ne lui manque qu’un instinct de tueur pour transformer les erreurs adverses en turnovers. Le senior SS John Battle semble le plus aguerri pour l’accompagner, mais les sophomores S Todd Harris Jr. Et S Eric Monroe n’ont pas dit leur dernier mot. De retour de blessure après une année quasi blanche, DB Ed Paris est un joueur de devoir qui peut être utilisé sur de nombreux secteurs du secondary.

Équipes spéciales

Une chose est sûre : les rôles ne sont clairement pas définis dans ce secteur de jeu. La preuve avec le poste de kicker, où l’irrégularité de K Connor Culp et K Jack Gonsoulin a semé le doute dans l’esprit du coaching staff. Résultat : le senior K Cole Tracy, transfert de deuxième division, arrive pour rendre à LSU son efficacité habituelle sur field goal. Sur les punts, le flou existe également, et comme la saison passée, le junior P Josh Growden et le sophomore P Zach von Rosenberg se partageront les tâches pour déterminer un favori.

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Sur retour de coups de pieds, les départs de D.J. Chark et Russell Gage ont laissé un sérieux vide. Mais dans un programme habitué aux piles électriques, trouver un successeur ne devrait pas être un casse-tête. KR Clyde Edwards-Helaire est pressenti pour gérer les kickoffs, alors que PR Justin Jefferson devrait réceptionner les punts.

Calendrier

Le programme ne s’annonce pas pour LSU en 2018. Et cela n’a pas seulement à voir avec le match d’ouverture, prévu à Arlington, face aux Miami Hurricanes. Sur les huit matches intra-conférence qu’auront à jouer les Tigers, trois déplacements périlleux les attendent, sur les terrains d’Auburn, Florida et Texas A&M. Mais ça ira mieux à la maison, n’est-ce pas ? Surtout quand on reçoit les deux derniers finalistes des playoffs, Georgia et Alabama, une équipe du Crimson Tide que n’a plus battu LSU depuis 2011 ?

Match clé
à Florida, le 6 octobre

Si le début de saison se présente bien, le déplacement à Florida pourrait être un révélateur important quant aux objectifs à viser en fin d’année. Les Gators sont en pleine reconstruction et un succès à Gainesville serait une excellente opération avant d’affronter Georgia, Mississippi State et Alabama à la suite. L’an passé, LSU avait réussi à s’imposer du côté du Swamp (16-17). Nul doute que les hommes de Dan Mullen auront à cœur de ne pas tomber deux fois de suite sur leurs terres face à la même équipe…

Conclusion

Un programme star à deux visages. Solide et complet en défense, poussif et renouvelé en attaque. Le nouveau coordinateur Steve Ensminger va vite devoir faire ses preuves dans un système en manque de référence. Si les freshmen explosent ou que Joe Burrow confirme son bon Spring Game avec les Buckeyes, LSU peut légitimement avoir de grosses ambitions, et viser au moins un bowl majeur. Dans le cas contraire, la saison pourrait être très longue pour les fans des Tigers et pour Ed Orgeron en particulier.

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Preview 2018 : Tennessee Volunteers

Après des mois de chaos sur le campus de Knoxville, Jeremy Pruitt est le nouveau boss à Rocky Top. La mission de l’ancien coordinateur défensif d’Alabama : redorer le blason d’un programme en déroute totale l’an passé.

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Crédit photo : Michael Reaves/Getty Images

Tennessee Volunteers

Conférence SEC

Division East

En 2017 : 4-8, 0-8 SEC.
Head Coach : Jeremy Pruitt, 1ère année (0-0) – Résultats en carrière: 80-48.
Coordinateur offensif : Tyson Helton.
Coordinateur défensif : Kevin Sherrer.
Titulaires de retour : 13, 6 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB John Kelly, TE Ethan Wolfe, OL Jashon Robertson, CB Rashaan Gaulden, P Trevor Daniel.
Joueurs à suivre : QB Keller Chryst, RB Ty Chandler, WR Jauan Jennings, WR Brandon Johnson, WR Marquez Callaway, OL Trey Smith, NT Shy Tuttle, LB Darrin Kirkland, LB Daniel Bituli, FS Nigel Warrior.

Catastrophique, désastreux, pitoyable. Les mots ne manquent pas pour qualifier la saison 2017 des Volunteers. Jamais dans son Histoire, Tennessee n’avait terminé une saison avec plus de 8 défaites !

Du coup, la Vol Nation a eu la tête du coach Butch Jones… qui n’a pas vraiment aidé sa cause en se déclarant « Champions of Life » alors que son bilan de 34-27 (14-24 en match SEC) était clairement insultant pour un programme toujours à la recherche de son premier titre de conférence depuis 2007. « Brick by brick », il a construit son tombeau enfonçant le programme de Knoxville dans la crise un peu plus chaque jour.

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Tennessee avait alors l’occasion de faire table rase pour mieux repartir. Mais il était dit que l’année 2017 serait apocalyptique jusqu’au bout pour les Volunteers. Le directeur athlétique, John Currie, choisit le coordinateur défensif d’Ohio State, Greg Schiano, pour succéder à Butch Jones… la Vol Nation en décida autrement. Elle voulait John Gruden et frappa encore en manifestant son désaccord pour des raisons que seule elle peut comprendre. Mike Gundy (Oklahoma State) et Dave Doeren (NC State) ont passé un entretien. Mike Leach (Washington State) attendait seulement qu’on l’appelle mais c’est finalement le coordinateur défensif d’Alabama, Jeremy Pruitt, qui a accepté le poste après 26 jours de tergiversations qui auront d’ailleurs couté son poste à John Currie, remplacé par le coach légendaire, Philip Fullmer (1992-2008).

La mission de Jeremy Pruitt est simple : refaire de Tennessee le programme qu’il aurait toujours dû être, un prétendant au titre dans la conférence SEC. À 44 ans, le natif de l’Alabama va essayer d’implanter une culture de la victoire basée sur une rigueur défensif à toute épreuve, une culture qu’on n’a pas vu à Knoxville depuis un certain… Philip Fullmer. Champion national avec Florida State et Alabama et recruteur hors-pair, il sait ce qui le sépare du graal. Première étape : remettre sur pied un groupe traumatisé par une saison 2017 éprouvante.

Attaque

Si Jeremy Pruitt a appris une chose depuis qu’il est dans la SEC : on ne peut gagner sans un quarterback performant. Pour raviver une attaque anémique l’an passé (19.8 points par match, #117 du pays), il est allé chercher le coach des QBs de USC, Tyson Helton, dont le travail auprès de Sam Darnold a été salué par toute la profession.

Bye-bye la spread offense, les Volunteers version Jeremy Pruitt évolueront en pro-style avec l’accent mis sur un jeu vertical abondant. Le chemin du renouveau pourrait être long car Tennessee a souffert dans ce domaine l’an passé (173.7 yards par match, #109 du pays). Malgré quelques coups d’éclat, l’ancien prospect 4-étoiles, QB Jarrett Guarantano (997 yards, 4 TD et 2 INT en 2017) n’a pas encore convaincu qu’il pouvait être le leader de l’attaque des Vols. Bien qu’il possède une puissance de bras incontestable, sa lecture de jeu laisse à désirer ce qui pourrait ouvrir la voie au senior QB Keller Chryst (962 yards, 8 TD, 4 INT en 2017) qui arrive de Stanford avec son bilan de 17-2 comme titulaire au sein de l’attaque… pro-style du Cardinal. Le sophomore QB Will McBride est peut-être la carte cachée de Jeremy Pruitt. Vrai gunslinger, il aura sa chance durant le Fall camp.

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Comme son mentor Nick Saban, Jeremy Pruitt ne négligera pas un jeu au sol qu’il espère éreintant. Le départ anticipé de RB John Kelly pour la NFL donne les clés de ce secteur au sophomore RB Ty Chandler (305 yards au sol, 2 TD en 2017). Running back « nord-sud », il possède des accélérations phénoménales et un sens du jeu qui lui permet de toujours trouver d’excellents blocs. Il formera un excellent duo avec l’ancien joueur de Michigan State, le senior RB Madre London (304 yards au sol, 3 TD en 2017), qui a perdu son statut de titulaire chez les Spartans suite à une blessure de la cheville. Le colosse true freshman RB Jeremy Banks pourrait être inséré dans la rotation plus vite que prévu en raison de ses aptitudes athlétiques phénoménales.

Les nouveaux systèmes pro-style bénéficieront à un groupe de receveurs qui n’a rien à envier aux meilleurs de la SEC. Réintégré dans l’équipe après en avoir été écarté l’an dernier pour avoir critiqué Butch Jones via les réseaux sociaux, le puissant WR Jauan Jennings fait son retour avec les Vols. Il joue avec une mentalité de linebacker ce qui en fait l’un des receveurs les plus craints de la conférence. Les juniors WR Marquez Callaway (24 réceptions, 406 yards, 5 TD en 2017) et WR Brandon Johnson (37 réceptions, 482 yards, 1 TD en 2017) sont eux aussi de retour avec la ferme intention de démontrer tout leur potentiel. TE Dominick Wood-Anderson, le meilleur tight-end au niveau Junior College l’an passé, a fait son arrivée sur le campus de Knoxville au cours du printemps. Son apport sera déterminant au sein des nouveaux systèmes.

L’annonce du retour du sophomore LT Trey Smith a été reçu comme une bénédiction. Victime de caillots sanguins dans les poumons, l’ancien prospect 5-étoiles sera la pierre angulaire d’une ligne offensive en totale reconstruction puisqu’en plus de LT Trey Smith, ce sont trois sophomores qui devraient débuter la saison : LG Devante Brooks, C Ryan Johnson et RG Riley Locklear. Le junior RT Marcus Tatum s’est montré très prometteur l’an dernier avec sa grande envergure. Développer la synchronisation au sein de cette ligne offensive sera l’un des grands défis de Tyson Helton.

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Défense

L’arrivée de Jeremy Pruitt devrait tout changer dans ce secteur de jeu. On peut s’attendre à voir rapidement une défense agressive et tenace, bien différente de celle qui a accordé 5.4 yards par course l’an dernier. Premier changement : l’abandon des systèmes 4-3 pour des schémas 3-4.

Ces Volunteers seront-ils capables de renverser la tendance après une saison 2017 calamiteuse notamment contre le jeu de course adverse (251.3 yards par match, #125 du pays) ? Le talent est là et ne demande qu’à s’exprimer.

Stopper le jeu au sol adverse a été l’un des mantra de l’équipe durant l’intersaison. Le senior DT Shy Tuttle (27 plaquages en 2017) est un guerrier capable de devenir le pilier d’un trio probablement composé de des seniors DE Kyle Phillips (33 plaquages, 2 sacks en 2017) et DE Jonathan Kongbo (29 plaquages, 2.5 sacks en 2017). Ce dernier possède un motor exceptionnel et il sera peut-être l’une des révélations de la saison dans la SEC. On surveillera également le freshman DT Eric Crosby et le sophomore DL Matthew Butler, deux joueurs au potentiel énorme qui sont l’avenir des Vols sur la ligne de scrimmage.

Le second rideau défensif est peut-être le domaine le plus rassurant de cette défense des Vols. Le junior OLB Darrell Taylor (27 plaquages, 3 sacks en 2017) a été repositionné de son poste de defensive end à celui d’outside linebacker. Auteur du plaquage qui a donné la victoire face à Georgia Tech en OT l’an dernier, il est le défenseur le plus agressif de l’équipe. Le junior ILB Daniel Bituli (90 plaquages, 1 INT, 1 TD en 2017) a lui aussi réussi un « highlight » la saison dernière : une interception convertie en un TD de 97 yards face à Alabama. Au-delà de ce big play, c’est un excellent plaqueur qui formera un duo détonant avec le revenant ILB Darrin Kirkland Jr ou le junior ILB Quart’e Sapp (75 plaquages, 7 pour perte) Considéré comme l’un des plus sérieux prospects NFL de la conférence SEC à son arrivée à Knoxville en 2015, il bénéficie d’une dernière année d’éligibilité pour démontrer tout son talent après deux saisons gâchées par les blessures. Le junior OLB Austin Smith, le sophomore OLB Deandre Johnson et l’ancien 4-étoiles du Junior College, OLB Jordan Allen, batailleront pour le dernier poste de titulaire en compagnie de la « tackling machine », le true freshman OLB JJ Peterson.

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Ancien spécialiste du secondary, Jeremy Pruitt n’a pas mâché ses mots pour critiquer un backfield défensif sans grand relief depuis le départ de CB Rashaan « Double Bird » Gaulden. Fils du légendaire cornerback NFL Dale Carter, le junior SS Nigel Warrior (83 plaquages, 1 sack, 1 INT en 2017) est un joueur fiable et possède un leadership indéniable sur lequel pourrait se bâtir un groupe en quête de rédemption. Il devrait être aligné au côté du senior FS Micah Abernathy (81 plaquages en 2017) ou du meilleur plaqueur de l’équipe en 2016, S Todd Kelly Jr (blessé en 2017). Les postes de cornerbacks sont ouverts à la concurrence. Les sophomores CB Shawn Shamburger et CB Maleik Gray ainsi que les juniors CB Baylen Buchanan et CB Carlin Fils-Aimé (running back en 2017) composent une rotation qui a tout à démontrer.

Équipes spéciales

La Tradition d’excellence des équipes spéciales de Tennessee sera mis au défi en raison du départ du kicker, du punter et des deux returners. Du coup, le poste de kicker titulaire est au ouvert à la concurrence même si le sophomore K Brent Cimaglia part favori en raison de ses 5 titularisations l’an passé. Toutefois, l’ancien Wolverine de Michigan, K Ryan Tice, aura également sa chance. Sur le punting game, le true freshman P Paxton Brooks, 2ème meilleur punter à sortir des lycées américains en 2018, devrait être aligné. Il aura la lourde tâche de faire oublier l’excellent Trevor Daniel. Le running back KR Ty Chandler (24.5 yards par KR, 1 TD en 2017) devrait succéder au All-American DB Evan Berry sur les retours de kick tandis que le receveur PR Marquez Callaway sera l’option privilégiée sur les retours de punt.

Calendrier

Brutal. Le calendrier des Volunteers ne sera pas leur meilleur allié en 2018. Un match d’ouverture difficile contre une solide équipe de West Virginia puis 5 matchs dantesques du 22 septembre au 27 octobre (Florida, Georgia, Auburn, Alabama, South Carolina). Pas idéal pour une équipe parfois fragile l’an passé. Le mois de novembre sera pus abordable (Charlotte, Kentucky, Missouri, Vanderbilt) et c’est dans cette dernière ligne droite que les Volunteers joueront probablement leur qualification pour un bowl… s’ils ne sont pas morts d’ici là.

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Match clé
contre Kentucky, le 10 novembre
Tennessee pourrait bien se présenter dans ce match avec un bilan de 2-6. Une victoire pour une participation à un bowl serait ainsi indispensable face à une équipe des Wildcats qui a battu les Vols l’an passé, pour la 2ème fois depuis 1984. Revanche.

Conclusion

Pour la première fois de leur Histoire, les Volunteers n’ont pas gagné le moindre match de conférence SEC en une saison au terme d’une campagne 2017 chaotique. Pour succéder à Butch Jones, l’ancien coordinateur défensif d’Alabama, Jeremy Pruitt, a été embauché au poste de coach principal après des tergiversations non-moins chaotiques. Il hérite d’une équipe avec de nombreuses interrogations des deux côtés du ballon. Et pour ne rien arranger, le calendrier des Vols est l’un des plus compliqué de la conférence SEC. La défense a souffert l’an dernier, particulièrement contre la course (251.3 yards accordés au sol, #126 du pays). Le passé de Jeremy Pruitt et le retour de LB Darrin Kirkland pourrait améliorer ce secteur de jeu… mais c’est toujours l’incertitude dans les tranchées et dans le backfield défensif. La ligne offensive a appris une bonne nouvelle avec le retour sur les terrains du prometteur OT Trey Smith. L’ajout de QB Keller Chryst (ex-Stanford) et le retour en grâce de WR Jauan Jennings sont également des points positifs pour une attaque aux abonnés absents la saison dernière (19.8 points en moyenne par match, #118 du pays).

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Preview 2018 : Florida Gators

Le retour de coach Dan Mullen chez les Gators a ramené l’espoir au sein d’un programme de Florida qui sera l’une des attractions de la division SEC East en 2018. Suffisant pour renverser les Bulldogs de Georgia ?

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Florida Gators

Conférence SEC

Division East

En 2017 : 4-7, 3-5 SEC.
Head Coach : Dan Mullen, 1ère année (0-0) – Résultats en carrière: 69-46.
Coordinateur offensif : Billy Gonzales, John Hevesy.
Coordinateur défensif : Todd Grantham.
Titulaires de retour : 17, 10 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Antonio Callaway, DT Taven Bryan, DB Duke Dawson, K Eddy Pineiro, P Johnny Townsend.
Joueurs à suivre : RB Jordan Scarlett, RB Lamical Perine, WR Van Jefferson, WR Tyrie Cleveland, DE Cece Jefferson, DB Chauncey Gardner-Johnson, CB Marco Wilson, CB C.J. Henderson.

De 2005 à 2008, Dan Mullen était le coordinateur offensif des Gators sous les ordres d’Urban Meyer. Une époque où Florida régnait sur la planète College Football. En prenant en main le développement de QB Chris Leak et d’un certain QB Tim Tebow, il a par extension aidé à la construction d’une équipe qui remportera finalement deux titres de champion national (2006, 2008).

Trop doué pour rester confiné à son rôle de coach assistant, Dan Mullen acceptera l’offre des Bulldogs de Mississippi State qu’il dirigera pendant 8 saisons, de 2009 à 2017. Une fois encore, sa proximité avec les quarterbacks lui a permis de faire émerger l’un des meilleurs joueurs du pays à ce poste, Dak Prescott.

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C’est donc avec un enthousiasme débordant que la Gator Nation a appris le retour Dan Mullen à Gainesville (Florida), au poste de head coach cette fois-ci dans le cadre d’un transfert plutôt rare dans la SEC. Depuis que Dan Mullen a quitté Florida, la conférence du Sud des États-Unis a bien changé. Alabama y règne sans partage et Georgia semble être le seul programme capable de mettre un terme à la domination du Crimson Tide.

Devant l’incapacité de coach Jim McElwain de réveiller une attaque endormie depuis les années Will Muschamp, la direction athlétique de Florida a remercié le head coach des Gators, et ce, malgré deux titres de champion de division SEC East remportés (sans briller) en 2015 et 2016. Dan Mullen sait comment gagner. Il sait aussi que les Gators n’ont pas encore les armes des deux ténors de la SEC; Jim McElwain n’ayant jamais su assembler des promotions de recrues dans le Top 10 national.

Pourtant, Dan Mullen est arrivé avec une énergie sans limites mettant notamment le feu lors de la mi-temps d’un match de l’équipe de basketball, en janvier dernier :

« Nous sommes toujours Florida. Ce n’est pas comme si nous avions aucun talent dans cette équipe ! » – Dan Mullen, coach des Gators de Florida.

L’ancien coach le sait : il sera jugé sur sa capacité de rapidement développer un quarterback capable de mener l’attaque des Gators ce qui manque à Florida depuis Tim Tebow en 2009. Mais la saison 2017 catastrophique (bilan de 4-7, 2ème bilan négatif en 5 ans) ne peut être attribuée qu’aux simples contre-performances de QB Feleipe Franks et QB Malik Zaire. Le programme devra également être plus efficace sur le jeu au sol et être plus solide en défense notamment contre le jeu de course adverse.

Attaque

C’est le grand chantier auquel doit s’attaquer coach Dan Mullen. Les Gators ont été épouvantables l’an dernier avec un petit total de 335.9 yards par match (#109 du pays) pour une moyenne de 22.1 points par match (#108 du pays). Comme depuis trois ans à Gainesville, la ligne offensive s’est fait déborder tout au long de la saison tant sur le run block que sur la pass protection. Résultat : jamais l’attaque n’a réussi à trouver le rythme sous l’impulsion de quarterbacks en plus inefficaces.

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D’Alex Smith (à Utah) à Tim Tebow en passant par Dak Prescott, coach Mullen a toujours su bâtir ses attaques autour d’un quarterback charismatique et percutant. Il lui faudra faire des miracles en 2018. Le redshirt sophomore QB Feleipe Franks (1438 yards, 9 TD, 8 INT en 2017) est de retour après un début de carrière mouvementé. Titularisé face à Michigan en ouverture de la saison, il a ensuite été envoyé sur le banc à trois reprises avant de récupérer son poste en fin de saison. Jamais il n’a paru serein dans son rôle de leader. Pourtant, il est le quarterback le plus expérimenté de l’équipe depuis la fin d’éligibilité de Malik Zaire. Du coup, le sophomore QB Kyle Task (meilleur passeur pur du groupe) et le true freshman QB Emory Jones sont en lutte pour le poste de titulaire. Ce dernier a peut-être les aptitudes athlétiques les plus adaptées aux futurs systèmes offensifs des Gators. Mais son inexpérience et son immaturité physique pourraient limiter son temps de jeu.

Le jeu au sol a subi un coup dur l’an passé lorsque RB Jordan Scarlett fût suspendu suite à une affaire de fraude à la carte de crédit. Le running back junior est maintenant de retour pour re-dynamiser un secteur de jeu décevant en 2017 (156 yards en moyenne par match, #75 du pays). Il va apporter une puissance qui a manqué aux Gators la saison dernière. L’instinctif sophomore RB Malik Davis (526 yards, 2 TD en 2017) et le junior RB Lamical Perine (562 yards, 8 TD en 2017) feront également partie de la rotation.

Après deux saisons productives mais tumultueuses, WR Antonio Calloway a filé vers la NFL. Deux joueurs transférés espèrent combler ce départ. Aucun receveur de l’effectif des Gators n’a les mains aussi sûres que l’ancien joueur d’Ole Miss, WR Van Jefferson (42 réceptions, 456 yards, 1 TD en 2017). Fils de l’ancien vétéran de la NFL, Shawn Jefferson (ex-Miami Dolphins), il a obtenu une dérogation pour conserver son éligibilité en 2018. Il sera une aide précieuse tout comme le longiligne sophomore WR Trevon Grimes qui arrive d’Ohio State. Le junior WR Tyrie Cleveland (22 réceptions, 410 yards, 2 TD en 2017) a accumulé les big plays l’an dernier avant de se blesser à la cheville. Il apportera une dimension de profondeur au jeu vertical. Enfin, l’ancien quarterback, WR Kadarius Toney (15 réceptions, 152 yards en 2017), doit être plus régulier et commettre moins de drops pour prétendre à une place de titulaire. Les juniors WR Josh Hammonds (18 réceptions, 246 yards en 2017) et WR Freddie Swain (8 réceptions, 96 yards, 1 TD en 2017) complètent un groupe de receveurs dense et au potentiel énorme.

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Mais finalement, l’attaque version Dan Mullen ne fonctionnera qu’à une seule condition : une sérieuse amélioration d’une ligne offensive qui pourra compter sur le retour de cinq titulaires réguliers l’an passé. Une nouveau coach de ligne a été nommé. John Hevesy aura pour mission de développer le plein potentiel d’un groupe de joueurs pourtant prometteurs lors de leur recrutement. Les seniors LT Martez Ivey et RG Fred Johnson ainsi que le junior RT Jawaan Taylor ont le talent pour jouer dans la NFL. Le junior C T.J. McCoy a connu des déboires l’an passé après une excellente saison sophomore. Le sophomore LG Brett Heggie devraient retrouver son poste après avoir été blessé au genou au moins de novembre.

Défense

L’arrivée du coordinateur défensif Todd Grantham signifie un changement de stratégie majeur. La défense va abandonner son traditionnel front four pour des schémas 3-4 et 3-3-5 qui auront un impact important sur plusieurs joueurs des Gators à commencer par le pass rusher OLB Cece Jefferson qui glissera au poste de rush end.

Malgré ces changements, la ligne offensive restera l’un des points forts de l’équipe. Sur le côté fort, le junior DE Jabari Zuniga (34 plaquages, 4 sacks en 2017) et le freshman DE Zachary Carter possèdent la robustesse et le polyvalence nécessaires. À l’intérieur, le senior NT Khairi Clark (13 plaquages en 2017) prendra la succession de Taven Bryan au côté du mastodonte DT Tedarrell Slaton (11 plaquages en 2017). Le sophomore DL Elijah Conliffe aura également son mot à dire.

Le second rideau défensif pourra encore compter sur son général en chef, le junior ILB David Reese (102 plaquages, 10 pour perte, 1.5 sacks, 1 INT en 2017). Joueur instinctif et tenace, il compense son manque de vitesse, qui le restreint à agir dans la box, par une excellente technique de plaquage. Le sophomore ILB Vosean Joseph (55 plaquages, 1 INT en 2017) a démontré ses aptitudes de gros frappeur mais ses problèmes d’indiscipline pourraient permettre au junior ILB Rayshad Jackson (13 plaquages en 2017) de gagner sa place. Sur les extérieurs, OLB Cece Jefferson (47 plaquages, 13.5 pour perte, 4.5 sacks en 2017) sera le pass rusher #1 de l’équipe. Son avenir est dans la NFL et il sera un excellent mentor pour OLB Jachai Polite (22 plaquages, 2 sacks en 2017), OLB Jeremiah Moon (23 plaquages en 2017) et OLB Antonneous Clayton.

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Après la fracassante saison 2017 des sophomores CB Marco Wilson (34 plaquages, 10 passes défendues en 2017) et WR C.J. Henderson (22 plaquages, 4 INT, 2 TD en 2017), les Gators peuvent compter sur l’un des meilleurs tandems de cornerbacks de la conférence SEC. CB Marco Wilson est un plaqueur sûr et il possède un formidable instinct pour couper les trajectoires des passes adverses. Le prospect 4-étoiles CB Trey Dean sera le backup principal. Le junior NB Chauncey Gardner-Johnson (58 plaquages, 1 sack, 1 INT en 2018) retrouve une position de nickelback plus naturel après avoir été aligné comme safety l’an dernier. Il a connu des débuts difficiles avant de s’affirmer comme un défenseur incroyablement polyvalent. Il laisse donc l’un des postes de safety au prometteur sophomore S Brad Stewart (13 plaquages, 1 INT en 2017) qui devrait débuter la saison aux côtés du junior S Jeawon Taylor (30 plaquages en 2017).

Équipes spéciales

C’est la grande incertitude des Gators en 2018. K Eddy Pineiro (meilleur % de réussite de l’Histoire de la fac) et P Johnny Townsend (meilleur punter du pays lors des deux dernières saisons) laissent un trou béant suite à la fin de leur éligibilité. Toutefois, P Tommy Townsend pourrait poursuivre la tradition familiale et coach Mullen a convaincu le meilleur kicker à sortir des lycées américains en 2018, K Evan McPherson, de venir à Florida. Les Gators devront être beaucoup plus menaçants sur les retours de coup de pied (dernier de la SEC sur le retour de kickoffs en 2017). Le receveur KR Kadarius Toney et le running back PR Adarius Lemons sont deux athlètes explosifs mais le blocking autour d’eux devra être nettement amélioré.

Calendrier

À l’inverse de l’an passé (Michigan au AT&T Stadium), Florida ne débutera pas sa saison avec un choc de titans pour ouvrir la saison. Les Gators tenteront d’accumuler de la confiance face à Charleston Southern (FCS), le premier de leurs sept matchs à domicile en 2018 (Kentucky, Colorado State, LSU, Missouri, South Carolina, Idaho). Les déplacements à Tennessee et Mississippi State pourraient être cruciaux. Comme chaque année, les deux matchs à haut risque se joueront face à Georgia (3ème samedi d’octobre) et Florida State (dernier match).

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Match clé
contre Georgia, le 27 octobre 2018
L’opposition entre Dan Mullen et Kirby Smart devrait marquer la prochaine décennie. Face aux Bulldogs, les Gators joueront leur match le plus difficile de la saison mais le défi de renverser les champions de conférence SEC pourrait motiver les Floridiens dans ce match décisif dans la course au titre de SEC East.

Conclusion

Les Gators ont réussi l’un des plus beaux coups de l’intersaison en engageant le convoité Dan Mullen (ex-Mississippi State) au poste de head coach. Florida s’attend à des résultats immédiats. Malgré un total de 4 petites victoires remportées l’an dernier, le talent reste important dans tous les secteurs de l’effectif. Bien que Dan Mullen est avant tout un stratège offensif, c’est par la défense que les Gators devraient construire leurs succès en 2018. Six titulaires sont de retour dont DL Cece Jefferson (blessé en début de saison) et LB David Reese. La ligne défensive et le backfield défensif sont parmi les meilleurs de la conférence SEC. Offensivement, le chantier est plus grand. Depuis 5 ans, les Gators font partie des plus mauvaises attaques de la conférence SEC (335.9 yards en 2017, #110 du pays). Toutefois, deux running backs expérimentés (Jordan Scarlett, Lamical Perine) et un quarterback au talent indiscutable (Feleipe Franks) pourraient permettre l’émergence d’une attaque retrouvée. Un calendrier plutôt favorable fera l’affaire de Dan Mullen qui tentera de doubler le nombre de victoires par rapport à l’an dernier

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Preview 2018 : Georgia Bulldogs

En deux saisons seulement, les Bulldogs de Georgia sont devenus les plus sérieux concurrents du Crimson Tide d’Alabama qu’ils espèrent détrôner en 2018 afin de remporter un premier titre national depuis 1980.

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Georgia Bulldogs

Conférence SEC

Division East

En 2017 : 13-2, 7-1 SEC. Champion de conférence SEC. Vice-champion national. National Championship : défaite 26-23 OT contre Alabama.
Head Coach : Kirby Smart, 3ème année (21-7) – Résultats en carrière: 21-7.
Coordinateur offensif : Jim Chaney.
Coordinateur défensif : Mel Tucker.
Titulaires de retour : 11, 6 en attaque, 4 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Nick Chubb, RB Sony Michel, WR Javon Wims, OT Isaiah Wynn, ILB Roquan Smith, OLB Lorenzo Carter, LB Davin Bellamy.
Joueurs à suivre : QB Jake Fromm, RB D’Andre Swift, WR Demetris Robertson, WR Terry Godwin, WR Riley Ridley, DT Julian Rochester, DL Jonathan Ledbetter, CB Deandre Baker, S J.R. Reed.

Deux ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Kirby Smart pour entrer dans la Légende des Bulldogs de Georgia. En deux saisons, il a transformé un programme qui semblait incapable de franchir un cap en un candidat crédible au titre de champion national.

En 2017, Georgia a remporté son premier titre de champion de conférence SEC depuis 2005 et le second Rose Bowl de son Histoire. Les Dawgs ont été privé d’un premier titre de champion national depuis 1980 lorsqu’un quarterback true freshman convertit une 2ème tentative et 26 yards à faire en un TD d’anthologie qui offrit la victoire à Alabama lors du dernier National Championship Game. En cas de victoire, Kirby Smart aura pu faire aussi bien que Bob Stoops (à Oklahoma), Urban Meyer (à Florida) ou Jim Tressel (à Ohio State) en remportant le titre national lors de sa 2ème saison en poste.

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Toutefois, son mentor Nick Saban avait lui aussi échoué de peu lors de sa 2ème saison à la tête du Crimson Tide. Et comme son mentor l’avait fait lors de sa 3ème saison, Kirby Smart espère mettre la main sur le trophée de champion en 2018.

Inspiré par Nick Saban dans toutes facettes de son rôle de head coach, Kirby Smart a changé la culture des Bulldogs en un temps record. En plus de faire le plein de recrues dans son État, Georgia attire maintenant des prospects du pays entier. Résultat : les Dawgs ont mis fin au règne d’Alabama sur le recruiting national. Les Bulldogs ont constitué la meilleure promotion de recrues en 2018 et l’administration de l’université soutient entièrement son programme de football en construisant notamment un terrain d’entrainement indoor à hauteur de 30 millions de $ livré en 2017.

Georgia marche clairement dans les pas de son modèle Alabama. Mais les Bulldogs parviendront-ils à prendre leur revanche en 2018 en renversant le Crimson Tide ? Une attaque qui s’annonce explosive et un talent fou en défense sont de solides arguments qui font des Dawgs de sérieux prétendants au titre de champion national.

Attaque

Les running backs Nick Chubb et Sony Michel sont partis pour la NFL mais l’attaque des Bulldogs reste bourrée de talent et aucune baisse de production n’est à attendre de ce côté-là du ballon. Au contraire. Le jeu au sol (258.4 yards par match en 2017, #9 du pays) devrait rester dominant tandis que l’attaque aérienne (176.9 yards par match en 2017, #105 du pays) pourrait faire un bond en avant en raison de l’éclosion d’un noyau de receveurs prometteurs et de l’arrivée via un transfert de WR Demetris Robertson.

Cela devient une habitude à Georgia : le quarterback titulaire perd son poste sur blessure laissant ainsi la porte ouverte à un jeune freshman qui profite de l’occasion pour se révéler. Ainsi, après Jacob Eason en 2016 (succédant à Greyson Lambert), le sophomore QB Jake Fromm (succédant à Jacob Eason) a démontré d’étonnantes qualités de leadership faisant de lui l’un des quarterbacks les plus efficaces au niveau national (62.2% de réussite à la passe, 2615 yards, 24 TD, 7 INT et un bilan de 12-2 en 2017).

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QB Jake Fromm est plus qu’un gestionnaire de jeu. Quand les Bulldogs en ont eu besoin, il a été capable de gros gain dans les airs grâce à une excellente lecture de jeu et un bras précis. Oui mais voilà, on vous l’a dit : la controverse au sujet du poste de quarterback devient une habitude à Georgia. Les Bulldogs ont recruté le meilleur prospect du pays au poste de QB à sortir des lycées américains en 2018. Le true freshman QB Justin Fields possède une rare combinaison de vitesse, de mobilité et de puissance de bras. Son talent est tel que le coordinateur offensif Jim Chaney a déjà prévu de l’intégrer dans certains schémas offensifs. Les riches deviennent toujours plus riches.

Georgia se préparait de longue date au départ des running backs Nick Chubb et Sony Michel avant qu’ils n’annoncent, avant la saison 2017, leur retour surprise pour leur année senior. Les deux leaders offensifs sont maintenant partis laissant la place à une relève prête à prendre le relais. Et quelle relève ! Tout indique que le sophomore RB D’Andre Swift est du calibre de ses deux prédécesseurs (618 yards au sol, 7.6 yards par course en 2017). Il sera la tête d’affiche d’une rotation effrayante composée des juniors RB Elijah Holyfield (293 yards au sol, 2 TD en 2017) et RB Brian Herrien (265 yards au sol, 1 TD en 2017), et du prospect 5-étoiles RB Zamir White dont la convalescence après une blessure au ligament d’un genou a été plus rapide que prévu. On oubliait. Il y a quelques mois, les Bulldogs ont également recruté le running back 4-étoiles RB James Cook, le frère du meilleur coureur de l’Histoire de Florida State, Dalvin Cook. On vous l’a dit : les riches deviennent toujours plus riches.

Les Bulldogs pensaient avoir des bases solides pour améliorer un jeu vertical décevant l’an dernier. Le groupe de receveurs n’a cessé de progresser tout au long de la saison dernière permettant au senior WR Terry Godwin (38 réceptions, 639 yards, 6 TD en 2017) et aux juniors WR Riley Ridley (14 réceptions, 218 yards, 2 TD en 2017) et WR Mecole Herdman (25 réceptions, 418 yards, 4 TD en 2017) de briller lors du National Championship Game suite à la sortie sur blessure du WR#1, Javon Wims. Mais Georgia voulait plus et c’est ainsi que les Bulldogs ont mis la main sur l’ancien prospect 5-étoiles du recrutement 2016, WR Demetris Robertson (50 réceptions, 767 yards, 7 TD en 2017), qui a débarqué à Athens il y a quelques semaines après un transfert en provenance de Cal. Les riches deviennent… vous connaissez la suite.

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L’attaque aérienne pourra également compter sur le junior TE Isaac Nauta (9 réceptions, 114 yards, 2 TD en 2017) qui n’a pas su surfer sur une excellente année freshman, en 2016. Son talent est indéniable et il pourrait être une autre option pour QB Jake Fromm.

La ligne offensive était un point faible de l’équipe en 2015 et 2016. C’est donc à un revirement sensationnel auquel on a assisté l’an dernier grâce au travail du coach Sam Pittman. Malgré le départ du polyvalent OL Isaiah Wynn, elle va rester une force en 2018 grâce au retour de quatre titulaires réguliers et l’apport de sang nouveau via le recrutement. Solide l’an dernier pour sa saison freshman, le sophomore LT Andrew Thomas va glisser de la droite vers la gauche pour protéger le QB des Bulldogs sur le côté aveugle. Les seniors LG Kendall Baker et C Lamont Gaillard sont également de retour tout comme le sophomore RG Solomon Kindley. Le redshirt freshman RT Isaiah Wilson devrait faire ses débuts au poste de right tackle. Ce groupe bénéficiera également de l’ajout des prospects 5-étoiles, LG Jamaree Salyer et RT Cade Mays.

Défense

Ça paraît fou mais la défense des Dawgs pourrait être tout aussi productive que l’an dernier (16.4 points accordés par match en 2017, #6 du pays) malgré les pertes de LB Roquan Smith, LB Lorenzo Carter, S Dominic Sanders et 4 autres titulaires réguliers. Mais c’est la nouvelle réalité des Bulldogs.

Comme beaucoup d’équipes, Georgia privilégie une rotation de joueurs sur la ligne de scrimmage et si les titulaires sont tous des candidats à une sélection dans l’équipe All-SEC, le manque de profondeur pourrait faire mal en cours de saison. Le senior DE Jonathan Ledbetter (38 plaquages, 5.5 pour perte, 2.5 sacks en 2017) et le juniors DT Tyler Clark (41 plaquages, 6 pour perte, 2.5 sacks en 2017) et NT Julian Rochester (22 plaquages en 2017) sont de retour ainsi que le junior DL David Marshall mais les récents recrutements n’ont pas été aussi solides sur le front three qu’ils ne l’ont été sur le back seven.

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Le second rideau a été l’âme et le coeur de la défense des Dawgs en 2017. Soutien inaliénable du run stop et magistral sur les coverages, il a largement contribué au succès de Georgia l’an passé. Seul problème : Georgia a perdu les quatre titulaires qui ont débuté le dernier Rose Bowl et le dernier National Championship dont le meilleur défenseur du pays, ILB Roquan Smith. Pourtant, l’optimisme règne sur le campus d’Athens. Le senior ILB Natrez Patrick (35 plaquages en 2017) fait son retour comme titulaire après avoir été écarté de l’équipe l’hiver dernier. Il va apporter son expérience et sa fougue à un secteur en reconstruction. À ses côtés, on devrait retrouver le grand espoir et successeur désigné de Roquan Smith : le sophomore ILB Monty Rice (22 plaquages en 2017). Sur les extérieurs, le senior OLB D’Andre Walker (39 plaquages, 13.5 pour perte, 5.5 sacks en 2017) fera la paire avec le sophomore OLB Walter Grant que certains comparent déjà à Leonard Floyd.

La défense contre la passe a brillé la saison dernière et tout porte à croire que ce secteur de jeu restera performant. CB Deandre Baker (44 plaquages, 3 INT en 2017) a surpris tout le monde en annonçant son retour pour sa saison senior. Il sera précieux au sein d’un jeune groupe menée par le true freshman 5-étoiles CB Tyson Campbell. Le junior SS J.R. Reed est sorti de nulle part l’an dernier pour devenir l’un des joueurs les plus polyvalents de l’équipe sur le backfield défensif. Il débutera la saison à côté du sophomore RB Richard LeCounte pour former un tandem incisif. Le junior CB Tyrique McGhee (23 plaquages, 1 INT en 2017) apporte de la profondeur et son expérience au poste de nickelback.

Équipes spéciales

Le junior K Rodrigo Blankenship (20/23 FG en 2017) est passé du statut de joueur culte à celui d’excellent kicker comme en témoigne ses deux FG réussi de plus de 50 yards au Rose Bowl et en finale nationale. C’est plus confus au poste de punter suite au départ de P Cam Nizialek. Le freshman P Jake Carmada et le junior P Marshall Long seront en concurrence.

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Calendrier

Georgia est l’un des deux seuls programmes de la SEC à ne pas avoir de match hors-conférence à l’extérieur. Certes, un calendrier de conférence SEC n’est jamais reposant mais il est difficile d’imaginer que les Bulldogs ne seront pas favoris dans tous les matchs qu’ils joueront. Après des débuts faciles face à Austin Peay (FCS), Georgia ne devra pas sous-estimé South Carolina, dès le 8 septembre, en match d’ouverture de son calendrier intra-conférence. La suite est plus aisé (Middle Tennessee, Missouri, Tennessee, Vanderbilt) avant le choc à LSU, suivi deux semaines plus tard par le Rivalry Game contre Florida. Ces deux matchs seront cruciaux dans l’optique des playoffs. Les Bulldogs devront également se méfier d’un mois de novembre exigeant (à Kentucky, Auburn, UMass, Georgia Tech).

Match clé
à LSU, le 13 octobre 2018
QB Matthew Stafford et RB Knowshon Moreno avaient sonné la charge pour les Bulldogs lors de la dernière visite de Georgia dans la Death Valley en octobre 2008. Dix ans après, les Dawgs tenteront de répéter l’exploit de l’époque (victoire 52-38) dans ce match crossover qui pourrait décider de leur invincibilité en 2018.

Conclusion

Quelques mois après avoir manqué de peu de remporter leur premier titre de champion national depuis 1980, les Bulldogs seront encore dans la course en 2018. Certes, le départ pour la NFL de ILB Roquan Smith laisse un trou béant au sein d’une défense qui a limité ses adversaires à 16.4 points en moyenne l’an dernier mais le coeur expérimenté de cette escouade est de retour pour encadrer la meilleure promotion de recrues du pays en 2018. QB Jake Fromm a réussi une saison freshman sensationnel forçant le titulaire, QB Jacob Eason, sur le banc. Pourtant, son statut de QB#1 pourrait être contesté par le phénoménal true freshman 5-étoiles QB Justin Fields. Quelque soit le quarterback titulaire, il bénéficiera du soutien d’un backfield offensif en or (D’Andre Swift, Elijah Holyfield) et d’un groupe de receveurs ultra-talentueux (Tony Godwin, Demetris Robertson, Nicole Herdman, Riley Ridley). Si Georgia parvient à éviter les contre-performances inattendues, le duel face à Auburn (10 novembre) pourrait être le seul obstacle vers une saison régulière invaincue.

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