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Preview 2017 : Oklahoma State Cowboys

Credit photo : Rob Ferguson-USA TODAY Sports

Preview 2017 : Oklahoma State Cowboys

Oklahoma State Cowboys

Conférence Big 12
En 2016 :
10-3 11-2, 7-2 Big 12. Vainqueur de l’Alamo Bowl.
Head Coach : Mike Gundy, 13ème année (104-50).
Coordinateur offensif : Mike Yurcich.
Coordinateur défensif : Glenn Spencer.
Titulaires de retour : 7 en attaque, 6 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : DT Vincent Taylor, LT Victor Salako, RB Chris Carson, S Jordan Sterns, LB Devante Averette, WR Jhajuan Seales, TE/FB Blake Jarwin.
Joueurs à suivre : QB Mason Rudolph, WR James Washington, WR Marcell Ateman, WR Tyron Johnson, RB Justice Hill, LB Chad Whitener, S Tre Flowers, DT Darrion Daniels, P Zach Sinor.

Après un exercice 2014 catastrophique sauvé des eaux par Bob Stoops et Tyreek Hill le programme d’Oklahoma State semble s’être remis sur les bons rails pour retrouver sa place de “nouveaux riches” aux côtés de Stanford ou Oregon. Si 2015 a été une année assez bizarre avec dix victoires initiales sans saveur, en mettant de côté la réception de TCU, puis trois lourdes défaites contre respectivement Baylor, Oklahoma et Ole Miss, l’année 2016 a laissé de réels motifs d’espoir aux fans des Cowboys.

Bien sûr la lourde défaite à Norman, encore une fois, est dans toutes les têtes mais la très convaincante victoire contre Colorado dans l’Alamo Bowl et le retour du duo magique QB Mason Rudolph / WR James Washington pour leur année senior pourraient bien être le signe que 2017 sera la cuvée qui vengera celle de 2011, injustement snobé pour la finale nationale à cause d’une triste défaite à Ames lors d’un non moins triste weekend pour toute l’université.

Alors 2017 année de la rédemption pour les Cowboys ?

Attaque

Si la promotion 2017 des Cowboys rappelle tant la talentueuse équipe de 2011 c’est surtout grâce à son trident offensif qui rappelle celui composé de Weeden / Blackmon / Randle. Le duo QB Mason Rudolph (4091 yards, 28 TD et seulement 4 interceptions en 2016) / WR James Washington (1380 yards et 10 TD) est probablement le duo le plus prolifique en College Football. Et le sophomore RB Justice Hill (1142 yards et 6 TD) est tout simplement le freshman qui a couru le plus de yards en 2016 et cela tout en partageant le poste avec Chris Carson. Vous l’aurez compris Oklahoma State possède un triumvirat comme aucun autre programme.

Mais si le nom de James Washington revient souvent, il est peut être l’arbre qui cache la forêt. A côté du talentueux Senior se bouscule WR Marcell Ateman (766 yards et 5 TD en 2015), enfin remis de sa blessure qui l’a tenu en dehors des terrains toute la saison dernière, WR Jalen McCleskey le meilleur receveur des Cowboys en terme de réceptions l’année dernière (812 yards en 73 réceptions pour 7 TD), WR Tyron Johnson le transfuge de LSU ou encore WR Chris Lacy (489 yards et 3 TD l’année dernière). Et cela sans parler du redshirt freshman WR Dillon Stoner et des talentueux true freshmen WR LC Greenwood et WR Tylan Wallace. N’en jetez plus la coupe est pleine.

Au niveau du poste de coureur c’est en revanche beaucoup plus flou, les pertes de Chris Carson drafté par les Seahawks, Rennie Child et Barry J. Sanders posent question de la profondeur de l’effectif. RB Justice Hill devrait surfer sur son excellent saison freshman mais quid de ses back-up? RB Jeff Carr a montré par intermittences des bonnes choses lors de ses deux premières saisons mais semble un peu limité. Les redshirt freshmen RB LD Brown et RB Ja’Ron Wilson ont tous les deux signés de très bons spring practices et devraient avoir du temps de jeu.

Mais la surprise pourrait bien venir de Géorgie en la personne du true freshman RB J.D. King qui, si les murmures se confirment, pourrait bien avoir un rôle à jouer dès sa première saison malgré quelques petits soucis physiques pendant l’été. Et ainsi reprendre le rôle de Chris Carson laissé vacant. RB Chubba Hubbard, le dragster canadien, et petite sensation de la classe de recrutement 2017 devrait en revanche profiter de cette saison pour se familiariser avec les règles américaines et se renforcer physiquement.

De la même façon que chez les coureurs la question du poste de QB#2 est encore en suspend. Le redshirt freshman QB Keondre Wudtee semblait tenir la corde pendant les spring practices mais son désastreux spring game est passé par là. Le rôle devrait se jouer entre ce dernier et le juniot QB Taylor Cornelius qui semble quand même proposer plus de garantie. QB Jelani Woods, le quarterback de la présente classe de recrutement et arrivé au mois de janvier, devrait quand à lui être laissé de côté cette saison, le temps de bien se familiariser avec le playbook et les exigences du niveau universitaire. Sauf cas de force majeure.

Du côté de l’Offensive Line après deux années plus que compliquées en 2014 et 2015 et une classe de recrutement 2017 réduite à une peau de chagrin qui a coûté sa place à coach Greg Adkins, il semble y avoir de l’espoir au bout du tunnel, et ce, malgré la perte de LT Victor Salako. En effet Mike Gundy a confirmé sa capacité à attirer des grad transfers avec l’arrivée de l’expérimenté OT Aaron Cochran en provenance des Golden Bears de Cal. Du poste pour poste, donc, qui comble un besoin important.

Du côté des titulaires de retour les valeurs de LG Marcus Keyes, C Brad Lundblade, RG Larry Williams et RT Zachary Crabtree ne sont plus à prouver. Mais comme pas mal d’autres postes c’est la profondeur qui pose des questions, le redshirt freshman OL Dylan Galloway ainsi que le junior OL Arlington Hambright, seul recrue 2017, semblent les mieux armés pour apporter leurs pierres à l’édifice. Mais la marge de manoeuvre est faible pour les Cowboys.

Défense

Même s’il est de bon ton de rire des défenses de la Big 12, celle d’Oklahoma State a la particularité de défendre par alternance et de profiter au maximum des turnovers des équipes adverses. Capable du meilleure (les six points accordés à TCU l’année dernière, l’Alamo Bowl) et du pire (Bedlam, Texas Tech), la bande à Glenn Spencer a quand même perdu deux éléments essentiels de sa tenue. DT Vincent Taylor a décidé de rejoindre plus tôt la NFL et S Jordan Sterns a lui terminé son cursus à Stillwater. Deux athlètes moteurs qu’il sera difficile de remplacer mais dont la succession devrait quand même être assurée.

Du côté de la ligne le départ de Vincent Taylor devrait être atténué par la montée en puissance de DT Darron Daniels (15 plaquages dont un pour perte) dont on attend une grosse progression à la manière de la saison sophomore de DE Emmanuel Ogbah en 2014. DT DeQuinton Osborne (12 plaquages dont 5.5 pour pertes, 3.5 sacks et une interception), la bonne pioche en provenance de Baylor devrait occuper lui la deuxième place de titulaire tandis que DL Enoch Smith Jr fraîchement arrivé de Michigan State et DT Trey Carter ajouteront un peu de profondeur au poste de Defensive Tackle assez léger numériquement parlant. Chez les Defensives Ends : moins d’inquiétude. La paire DE Cole Walterschied (28 tackles, 5.5 pour perte et deux sacks) et DE Jarell Owens (24 plaquages, 3.5 pour pertes et 2.5 sacks) a fait ses preuves l’année dernière et devrait être reconduite tout comme le senior DE Tralund Webber en rotation (21 plaquages, 9 pour pertes et 6 sacks).

La grosse inconnue reste la santé de DE Jordan Brailford, joueur au combien talentueux mais dont le corps ne laisse que peu de répit. D’après les différents échos il devrait être frais et disponible pour le début de saison. A noter que le true freshman DE Brock Martin impressionne déjà tous les observateurs et il n’est pas à exclure de le voir grappiller quelques snaps.

Au poste de linebacker, derrière l’expérimenté LB Chad Whitener (71 plaquages, 7.5 pour pertes et un sack), la hiérarchie a encore du mal à se dessiner. LB Justin Phillips (45 tackles, 2.5 pour pertes et 2 sacks) devrait occuper l’un des deux autres postes de titulaires tandis qu’au poste de Star le sophomore LB Calvin Bundage tentera de briguer la place de Kenneth Edison-McGruder (39 plaquages en 2016). Chad Whitener a sorti de la saison éreinté physiquement en l’absence d’un remplaçant digne de ce nom, l’arrivée de LB Patrick Macon l’un des tous meilleurs linebackers en provenance d’un JUCO lui permettra donc de respirer un peu plus souvent.

Chez les defensive backs en revanche beaucoup de changement. S Ramon Richards (64 plaquages dont 2.5 pour pertes) et S Darius Curry deux CB de formation passeront safety cette saison et devraient former avec les vétérans S Tre Flowers (61 plaquages dont 2 pour perte) et S Anthony Morrow une rotation à quatre plutôt intéressante. Si le changement de poste de Ramon Richards était attendu car plus en accord avec ses qualités sur terrain celui de Darius Curry, plus tardif, a été une vraie curiosité, même si l’on murmure que ce dernier pourrait jouer cornerback dans quelques situations défensives.

Certains observateurs voient dans le changement de position de Curry et Richards un très bon signe quand à la progression du groupe des cornerbacks et notamment CB AJ Green, CB Rodarius Williams ou du true freshman CB Lamarcus Morton.

Mais l’autre très bonne nouvelle à ce poste est l’arrivée en tant que grad transfer de CB Adrian Baker, titulaire des Clemson Tigers pendant la saison 2015, rien que ça. L’ex-Tiger sort d’une saison blanche pour cause de blessure mais son départ est déjà regretté du côté de la Caroline du Sud. Il aura donc pour mission de mentorer un groupe de cornerbacks un peu vert mais prometteur.

Équipes spéciales

Le départ de K Ben Grogan le meilleur marqueur de l’histoire des Cowboys laisse un très grand vide mais les fulgurances qu’a montré K Matt Ammendola notamment avec un field goal de 53 yards dans la défaite victoire contre Central Michigan laisse à penser que c’est ce dernier qui devrait prendre à sa charge les coups de pieds. Même avec l’arrivée sous scholarship de K Jake McClure.

Au niveau du punt c’est toujours le très marrant et surtout efficace junior P Zach Sinor qui s’occupera à dégager le jeu. Oklahoma State lui doit beaucoup l’année dernière avec un pourcentage impressionnant de punt à l’intérieur des 20 yards adverses laissant alors souvent la défense dans des conditions de début de drive pas loin d’être parfaite. Pas sûr de le voir souvent sur le terrain ceci dit.

La question des retourneurs se pose toujours, plusieurs joueurs devraient se partager ces deux postes. WR Tyron Johnson pour commencer, le transfuge de LSU, RB Jeff Carr qui était déjà préposé à ce rôle l’année dernière et pourquoi pas le true freshman RB Chubba Hubbard dont la pointe de vitesse devrait rappeler celles de ces illustres prédécesseurs comme Tyreek “Cheetah” Hill ou Justin Gilbert. En tout cas après une saison désastreuse de ce côté là (aucun TD sur ces phases de jeu), Oklahoma State a de la marge de progression.

Calendrier

De loin le calendrier des Cowboys ressemble à une promenade de santé, Baylor, TCU et Oklahoma à la maison et une calendrier inter-conférence léger mais à y regarder de plus près il est truffé de matchs pièges qui sentent bon l’upset alert.

A commencer par le match d’ouverture contre Tulsa. Les Golden Hurricanes sortent d’une très grosse saison 2016 marquée par dix victoires et une lutte acharnée contre Ohio State jusque dans les derniers instants de la première mi-temps avant qu’un pick six ne vienne mettre fin aux espoirs des Oklahomans. Bien sûr Tulsa a perdu du monde, mais commencer la saison par un match de rivalité, un jeudi soir et devant les yeux de tout le pays, il y a quand même de quoi avoir quelques inquiétudes. De la même façon le déplacement à South Alabama le vendredi suivant pue le match piège à dix kilomètres à la ronde. Après Mississippi State l’année dernière rêvent de mettre à l’amende un autre gros poisson du Power 5. Sans oublier le déplacement à Pittsburgh qui ne sera pas une promenade de santé.

Si le début du calendrier intra conférence ne semble pas préfigurer de difficultés majeures, un très gros triptyque se prépare à cheval sur les mois d’octobre et novembre: @ Texas, @ West Virginia et contre OU. La réussite de la saison d’Oklahoma State sera dictée par ces trois matchs là. Un 3-0 et c’est probablement un aller simple pour le match de conférence et possiblement un ticket pour les playoffs. Une défaite compliquerait le scénario et deux c’est au mieux un Alamo Bowl encore une fois. 0-3? Inconcevable.

Et juste après Bedlam? Un déplacement à Ames pour y affronter Iowa State et rappeler de mauvais surprises aux fans des Cowboys. Sans oublier la réception en fin de saison d’un Kansas State toujours accrocheur. Un calendrier équilibré donc, ni trop dur ni trop simple, dans une ligue au niveau de plus en plus homogène où pas moins de neuf équipes (désolé Kansas) peuvent prétendre à jouer un bowl en fin de saison. Et ouais la Big 12 n’est pas, encore, morte.

Match clé
vs Oklahoma, le 4 novembre
Une fois n’est pas coutume la réussite de la saison des Cowboys passera par une victoire face au grand frère. Dans une des rivalités les plus déséquilibrées du College Football, Oklahoma State a toutes les cartes en main pour rapporter à la maison le trophée des Bedlam Series, les Sooners vient de perdre une bonne partie de leurs playmakers offensifs, leur head coach est inexpérimenté et le match se déroulera à Stillwater.

Trois facteurs qui placent les Cowboys en position de force pour l’un des grands rendez-vous de l’année.
Mais Mike Gundy semble faire un complexe d’infériorité face aux Sooners (il possède un pourcentage de victoire inférieur à celui de toute la série, un comble quand on connaît la réussite global du programme depuis son arrivée) et si les Cowboys prennent très au sérieux cette rivalité, c’est moins le cas d’Oklahoma dont le rendez-vous annuel le plus attendu est bien évidemment le match face à Texas.
Oklahoma State veut s’inviter cette saison à la table des grands, à la manière des Huskies de Washington l’année dernière. Et cela passera par une victoire contre Oklahoma, ou deux du fait de la finale de conférence. La défaite controversée de 2013 avec la vraie-fausse interception de Gilbert est encore dans toutes les têtes et aurait pu marquer un réel basculement dans la dynamique de la rivalité.
Avec une équipe d’Oklahoma State qui n’a jamais semblé aussi sûr de ses forces et des Sooners dont on doute de la capacité à arrêter le jeu aérien des Cowboys il semble que c’est l’année ou jamais pour remporter un deuxième titre de la Big 12 après 2011. Et clouer le bec à Oklahoma pour une année complète.

Conclusion

C’est la croisée des chemins pour la bande à Mike Gundy, une victoire dans la Big 12 (et accessoirement une place pour les CFP) marquerait définitivement l’entrée d’Oklahoma State dans le gratin des programmes actuels du College Football et validerait la politique de recrutement en place à Stillwater. Des joueurs, souvent 3 étoiles, peu ou pas recrutés par les powerhouses et qui profitent généralement d’une année en tant que redshirt sous l’égide de coach Glass pour se renforcer. Une façon de faire dont Justin Blackmon ou Emmanuel Ogbah en sont la parfaite illustration.

A contrario une saison en demi-teinte, comprendre moins de dix victoires, ça serait un retour dans les rangs des outsiders dans la Big 12 avec les Texas et OU dont les deux nouveaux coachs semblent bien partis pour se disputer les honneurs de la conférence dans les années à venir. Les Cowboys doivent à tout prix garder leur place dans le bon wagon et s’installer définitivement comme la troisième force de la conférence.

Oklahoma State propose une équipe, sur le papier, quasiment inarrêtable en attaque et qui semble être armée pour tenir le choc en défense. Les deux arrivés de grad transfers comblent les trous laissés par les partants et rajoutent une couche d’expérience dans une équipe relativement jeune à certains postes. Néanmoins l’absence de réelle profondeur d’effectif (n’est pas Alabama qui veut) laisse à penser qu’une partie de la réussite de la saison passera par la bonne santé des titulaires, surtout sur les lignes.

C’est aussi une saison pleine de pression pour les Cowboys : depuis 2011, jamais une équipe n’avait été aussi attendue pour jouer les premiers rôles (ESPN les classent #7 de son classement de pré-saison) et Oklahoma State n’a jamais semblé aussi fébrile que lorsque l’équipe est attendue. Les Cowboys font partie de ces programmes souvent dans l’ombre d’autre noms plus ronflants et qui évolue à l’abri de la pression médiatique, année réussie ou non. Mais cette saison fait exception grâce à une présence médiatique presque inhabituelle pour le programme de Stillwater. Oklahoma State est une équipe sûre de ses forces à l’orée de la campagne la plus importante de son histoire récente. Qui pourrait se terminer si tous les astres s’alignent par une participation au Rose Bowl ou au Sugar Bowl. Et pourquoi pas tiens?

Baptiste Schweitzer est le créateur du compte Twitter @SquadStilly qui vous permet de suivre toute l'actualité des Cowboys d'Oklahoma State en français. Et parfois un peu plus. #OkState #GoPokes #BeatOU

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