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Preview 2017 : Iowa Hawkeyes

Régulièrement sous-estimés par les observateurs, les Hawkeyes d’Iowa et leur jeu au sol dévastateur seront encore des adversaires coriaces malgré un calendrier qui ne leur est pas favorable en 2017.

Credit photo : Jeffrey Becker-USA TODAY Sports

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Iowa Hawkeyes

Conférence Big Ten – Division West
En 2016 :
8-4, 6-3 Big Ten. Outback Bowl : défaite 30-3 contre Florida.
Head Coach : Kirk Ferentz, 19ème année (135-92). Résultats en carrière : 147-113.
Coordinateur offensif : Brian Ferentz.
Coordinateur défensif : Phil Parker.
Titulaires de retour : 6 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB C.J. Beathard, RB LeShun Daniels, WR Jerminic Smith, TE George Kittle, DT Jaeel Johnson, CB Desmond King.
Joueurs à suivre : RB Akrum Wadley, WR Matt VandeBerg, G Sean Welsh, C James Daniels, T Ike Boettger, DE Anthony Nelson, DT Nathan Bazata, LB Josey Jewell, CB Manny Rugamba.

En prenant sa retraite en manière anticipée, Bob Stoops n’a pas seulement impacté le programme d’Oklahoma. Car le départ du cerveau des Sooners permet à Kirk Ferentz d’être désormais le head coach FBS avec la plus grande longévité.

Arrivé en 1999, à Des Moines, le spécialiste de la ligne offensive a instauré à Iowa des valeurs qui perdurent depuis près de vingt ans : le « Power Football ». Une grosse O-Line, des coureurs robustes et combatifs, ainsi qu’une parfaite gestion de l’horloge, tels sont les facteurs décisifs qui avaient envoyé les Hawkeyes en finale de conférence Big Ten en 2015.

Cette recette, mise à mal l’an passé, devra de nouveau faire mouche pour permettre au programme de rafler une division West relativement ouverte. Problème : si la majeure partie des défenseurs sont de retour, l’attaque aura affaire à un sacré turnover, surtout dans le domaine aérien.

La mayonnaise devra prendre assez vite, avec des déplacements de taille à Wisconsin et Nebraska, pour ne citer qu’eux.

Attaque

Du changement s’annonce au sein de l’attaque d’Iowa en 2017. Mais ces modifications ne devraient être que nominatives, malgré le départ à la retraite du coordinateur offensif Greg Davis. Pour le remplacer, Kirk Ferentz a nommé … son fils, Brian, coach de la ligne offensive depuis maintenant six ans, et qui devrait garder le même système que son prédécesseur.

Sa première mission d’envergure sera de trouver un successeur crédible au nouveau quarterback des Niners de San Francisco (NFL), C.J. Beathard. Et la tâche est de taille avec deux jeunes joueurs relativement inexpérimentés sur la position. Le sophomore QB Nathan Stanley part tout de même avec une longueur d’avance sur le junior QB Tyler Wiegers, lui qui avait assuré sa place de backup en 2016. Qui que soit le titulaire, son rôle sera essentiellement celui de gestionnaire, pour laisser avant tout la main au jeu au sol.

Il vaut mieux, car le poste de receveur a été sérieusement dépeuplé pendant l’intersaison. Le senior WR Matt VandeBerg (19 réceptions, 284 yards, 3 TD en 2016) est le seul de l’escouade à avoir catché un ballon l’an passé, mais doit composer avec une blessure au pied contractée en fin de saison dernière.

Son binôme annoncé, Jerminic Smith, a choisi de quitter le programme au printemps à la surprise générale. Du coup, le junior WR Nick Easley, arrivé d’un Junior College, va devoir accélérer son intégration. Le junior WR Adrian Falconer et le sophomore WR Devonte Young sont d’autres options possibles.

Au poste de tight end, le départ de George Kittle vers la NFL sera bien sûr à compenser, mais l’ancienne recrue 4 étoiles, TE Noah Fant (9 réceptions, 70 yards, 1 TD en 2016), arrive avec une belle réputation et pourrait rapidement déloger le senior TE Peter Pekar comme leader de la hiérarchie.

Dans le backfield offensif, la fin d’éligibilité de LeShun Daniels ne passe bien sûr pas inaperçu. Mais le senior RB Akrum Wadley (1081 yards au sol, 10 TD et 36 réceptions, 315 yards, 3 TD en 2016) s’est montré capable de prendre le relais, malgré une utilisation plus limitée en 2016. Le numéro 25 n’est désormais plus seul comme menace au sol, car le junior RB James Butler (1336 yards au sol, 13 TD et 36 réceptions pour 381 yards, 3 TD en 2016) arrive tout droit de Nevada via un transfert. Si le sophomore RB Toks Akirinbade arrive à faire ses preuves, c’est un redoutable monstre à trois têtes qui pourrait sévir au sein de la conférence.

Un trio qui disposera de l’habituelle force majeure du programme : la ligne offensive. Kirk Ferentz a déjà sorti énormément de talents lors des précédentes saisons (Riley Reiff, Brandon Scherff par exemple) et 2017 ne devrait pas faire exception à la règle. L’aile droite de la ligne s’annonce notamment tenace, avec trois candidats crédibles au titre de « All-American » en fin de saison, les seniors RG Sean Welsh et RT Ike Boettger ainsi que le junior C James Daniels. Avec le senior LT Boone Myers et le junior RG Keegan Render à gauche, l’expérience est de mise, sept joueurs du poste cumulant 100 titularisations en première division universitaire.

Défense

Si tout n’est pas rassurant en attaque, la valeur sûre dès le début de saison pourrait être la défense. Huit joueurs font leur retour au sein de cette escouade, avec la ferme intention de réitérer la bonne prestation globale de 2016. L’an passé, les Hawkeyes avaient concédé 18,8 points de moyenne par match, en faisant la 13e meilleure défense nationale dans ce domaine.

Principal atout d’Iowa pour poursuivre sur cette lancée : un pass rush dissuasif. Avec 14,5 sacks à eux trois, les juniors DE Matt Nelson (42 plaquages, 5 sacks en 2016) et DE Parker Hesse (36 plaquages, 3.5 sacks en 2016) ainsi que le sophomore DE Anthony Nelson (33 plaquages, 6 sacks en 2016) ont de l’énergie à revendre et sont capables de se relayer pour mettre à mal le quarterback adverse. Le coordinateur Phil Parker aura même le luxe de lancer dans le grand bain l’ancienne recrue 4 étoiles DE A.J. Epenesa si besoin est.

Sur l’intérieur du premier rideau, les choses s’annoncent plus délicates, la faute au départ de Jaleel Johnson, nouveau Viking de Minnesota (NFL) et de Faith Ekakitie. Kirk Ferentz va devoir se montrer imaginatif pour compenser ces pertes, mais a déjà quelques lieutenants de prêt pour la relève. L’athlétique senior DT Nathan Bazata (39 plaquages, 3 pour perte en 2016) devrait être le nouveau patron de ce groupe, suivi de près par le sophomore DT Cedrick Lattimore. L’autre joueur de deuxième année, DT Brady Reiff, reste à l’affût pour gratter une place de titulaire.

Sur le deuxième rideau, le débat n’est pas vraiment permis. Tous les titulaires de 2016 sont de retour, dont la machine à plaquer locale, le senior MLB Josey Jewell (124 plaquages, 1.5 sacks en 2016). Prospect NFL très suivi, le numéro 43 a repoussé les sirènes professionnelles, malgré une saison à 124 plaquages et 9 passes défendues. Son leadership sera indéniable aux côtés d’autres joueurs vifs et robustes, les seniors SLB Ben Niemann (69 plaquages, 1 INT en 2016) et WLB Bo Bower (91 plaquages en 2016).

Côté backfield, des ajustements seront aussi à effectuer. D’une part sur les extérieurs, avec la récente draft de Desmond King (Los Angeles Chargers, NFL), véritable playmaker défensif. Le junior CB Joshua Jackson a démontré de belles choses en 2016, mais c’est bien le sophomore CB Manny Rugamba (19 plaquages, 2 INT en 2016) qui devrait devenir le cornerback numéro 1 du programme dès cette saison.
D’autre part, Iowa va devoir composer avec la longue blessure du junior FS Brandon Snyder (85 plaquages, 3 INT en 2016), touché aux ligaments croisés lors des Spring Practices. Pour le suppléer, le junior FS Jake Gervaise est pressenti pour épauler le solide senior SS Miles Taylor (45 plaquages en 2016).

Équipes spéciales

Voilà un secteur qui sera à surveiller de très près car le turnover est assez massif. Seul le sophomore K Keith Duncan (9 sur 11 FG) est de retour pour botter, mais son irrégularité n’a pas bluffé en 2016. Il devra clairement progresser pour bonifier les temps forts des siens. Le sophomore P Colten Rastetter sera lui chargé de prendre la suite d’un très bon Ron Coluzzi.

Les retourneurs ne sont pas encore clairement déterminés, au lendemain des départs de Desmond King et du receveur Riley McCarron. Le vrai speedster d’impact pourrait s’appeler KR/PR Devonte Young, à moins que KR/PR Matt VandeBerg ne retrouve sa forme d’antan.

Calendrier

Comme évoqué, le calendrier du programme de Des Moines n’aura rien de tranquille. Dès la deuxième semaine de saison régulière, c’est un déplacement chez le rival local Iowa State qui se profile. Iowa est favori mais devra se défier d’une équipe en progression, sous la coupe de coach Matt Campbell. Arrive ensuite le périple de la Big Ten avec la réception de deux des cadors de la division Est, Penn State et Ohio State.

Les déplacements à Northwestern, Wisconsin et Nebraska, trois des adversaires directs d’Iowa pour le titre de division ne poussent pas non plus à l’optimisme. On attendra de connaître le niveau précis de Michigan State pour savoir si le passage par East Lanning s’annonce vraiment plus rassurant que les autres…

Match clé
21 octobre : @ Northwestern
Certes, pour reposer ses fesses sur le trône de la Big Ten West, Iowa devra se distinguer à Wisconsin ou Nebraska. Mais pour être encore dans le coup lors des déplacements à Madison et Lincoln, les Hawkeyes devront d’abord relever le test Northwestern, face à une équipe qui lui ressemble sur de nombreux aspects.

Vous avez dit match piège ? En 2015, année de leur finale de conférence, les joueurs de Kirk Ferentz avaient gagné chez les Wildcats, 40 à 10. Mais l’an dernier, c’est bien « NW » qui s’étaient imposé à Iowa, 38-31, condamnant les chances des Hawkeyes dans leur poursuite de Wisconsin.

Conclusion

Qu’on se le dise : Iowa devrait garder une bonne ossature et rester un acteur majeur de la division West de la Big Ten. Mais avec un calendrier copieux et une concurrence féroce, la saison 2017 ne s’annonce pas de tout repos. Les principales énigmes concerneront bien sûr l’attaque et le domaine aérien, avec la présence d’un nouveau quarterback et le dépeuplement d’une escouade de receveurs corrects l’an passé. Un bowl est largement envisageable, mais il faudra s’employer pour que ce bowl devienne majeur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Forces
– Jeu au sol
.
– Redoutable dans les tranchées.

- Groupe de linebackers.

Faiblesses
– Niveau du quarterback à évaluer.

– Beaucoup de receveurs partis.

- Gros turnover sur special teams.

Prédiction : 8-4, 6-3 Big Ten.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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Preview 2019 : North Carolina State Wolfpack

Pillé par la NFL depuis deux saisons, le Wolfpack est en mode reconstruction tout en restant ambitieux. Un 7ème bowl d’affilée en 2019 ?

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Crédit photo : Robert Franklin

North Carolina State Wolfpack

Conférence ACC

Division Atlantic

En 2018 : 9-4, 5-3 ACC. Gator Bowl : défaite 52-13 contre Texas A&M.
Head Coach : Dave Doeren, 6ème année (43-34) – Résultats en carrière: 66-38.
Coordinateur offensif : Des Kitchings, George McDonald.
Coordinateur défensif : Dave Huxtable, Tony Gibson.
Titulaires de retour : 4 en attaque, 6 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon, WR Jakobi Meyers, LB Germaine Pratt.
Joueurs à suivre : RB Ricky Person Jr, RB Bam Knight, WR Emeka Emezie, TE Cary Angeline, DT Alim McNeill, DE James Smith-Williams, LB Isaiah Moore, S Jarius Morehead.

Développer et reconstruire ont été les maîtres mots sur le campus de Raleigh (Caroline du Nord) depuis le terme de la saison 2018. Le Wolfpack a tourné la page QB Ryan Finley après trois saisons à la tête de l’équipe. NC State a également perdu son duo de receveurs vedettes (Kelvin Harmon, Jakobi Meyers), la ligne offensive devra trouver trois nouveaux titulaires et le stratège offensif des dernières saisons, Eli Drinkwitz, a accepté le poste de head coach à Appalachian State.

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Du coup, pour sa 7ème saison à la tête du Wolfpack, coach Dave Doeren aura encore pour mission de développer ses jeunes recrues… ce qu’il est parvenu à faire avec brio ces dernières saisons. Sous la direction de l’ancien coach de Northern Illinois, NC State est d’ailleurs devenu un vivier de futurs joueurs NFL : C Garrett Bradbury, LB Germaine Pratt, WR Kelvin Harmon et QB Ryan Finley ont tous les quatre été draftés en avril dernier.

Le Wolfpack vient de réussi deux saisons avec un bilan de 9-4 s’assurant au passage une 6ème participation consécutive à un bowl. Pour prolonger cette série, les nouveaux titulaires de l’attaque devront rapidement trouver leur rythme pour laisser le temps aux jeunes pousses en défense de prendre du galon.

Attaque

La visage de l’attaque sera bien différent de celui que nous avons vu l’an dernier : de nouveaux titulaires au poste de quarterback, running back et receveur seront désormais dirigés par un duo de coordinateurs offensifs. Des Kitchings (ex-coach des RBs) et George McDonald (ex-coach des WRs) seront garants d’une certaine stabilité dans les systèmes de jeu. Ainsi, on devrait retrouver l’attaque spread et les schémas de type zone run.

L’attaque aérienne (313.2 yards par match en 2018, #1 de l’ACC) a porté le Wolfpack l’an passé et fût la raison principale des 9 victoires remportées par NC State la saison dernière. QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon et WR Jakobi Meyers ont fait le saut chez les pros et tout indique que Dave Doeren n’annoncera pas l’identité du prochain quarterback titulaire avant la fin du camp d’entrainement estival.

Trois candidats seront en lice. Le sophomore QB Matthew McKay a conclu les spring practices comme favori. Sa force est sa mobilité. Il sera en concurrence avec QB Brock Hockman (ex-Florida State) qui tentera de marcher dans les pas de Ryan Finley, lui qui avait obtenu le poste de titulaire quelques semaines après son arrivée de Boise State au détriment des joueurs locaux. Le true freshman QB Devin Leary aura également sa chance.

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Le nouveau quarterback titulaire pourra compter sur la présence de deux prometteurs receveurs. Le junior WR Emeka Emezie (53 réceptions, 616 yards, 6 TD) a progressé dans l’ombre de Kelvin Harmon et semble prêt à prendre les responsabilités de cible #1. À ses côtés, le sophomore WR Thayer Thomas (34 réceptions, 383 yards, 3 TD) devrait débuter la saison dans le slot. Le junior WR C.J. Riley (28 réceptions, 315 yards, 2 TD) et le vagabond WR Tabari Hines (ex-Wake Forest, ex-Oregon) apportent une certaine profondeur. Ce dernier sera peut-être le X-factor de cette attaque du Wolfpack.

NC State a « produit » 3 coureurs de plus de 1000 yards par saison lors des trois dernières années (Matt Dayes, Nyheim Hines, Reggie Gallaspy). Le sophomore RB Ricky Person Jr (471 yards au sol, 2 TD) saura-t-il prendre le relais ? La solution dans le jeu au sol pourrait venir de l’explosif true freshman RB Bam Knight dont la ressemblance dans le jeu avec Nyheim Hines est frappante.

Cette attaque de NC State ne fonctionnera qu’avec le développement accéléré d’une certaine alchimie sur la ligne offensive. Trois titulaires dont C Garrett Bradbury (sélectionné au 1er tour de la draft NFL par les Vikings) sont partis. Le côté droit de cette ligne, composé des juniors RG Josh Fedd-Jackson et RT Justin Witt, est de retour au complet. Le senior LT Tyrone Riley, le junior LG Joe Sculthorpe et le sophomore C Grant Gibson débuteront la saison comme titulaire.

Défense

L’an passé, NC State a débuté la saison avec une ligne défensive totalement renouvelé suite au départ des fabuleux DE Bradley Chubb, DE Kentavious Street, NT BJ Hill et DT Justin Jones. Les conséquences en 2018 ont été immédiates : un pass rush quasi-inexistant exposant les carences d’un backfield défensif inexpérimenté (261 yards accordés, #108 du pays). Le Wolfpack s’est notamment fait marcher dessus par l’attaque aérienne de Clemson (380 yards) et Syracuse (480 yards).

Du coup, Dave Doeren a débauché le stratège défensif Tony Gibson, laissé libre par West Virginia après le départ surprise de coach Dana Holgorsen à Houston. L’ex-Mountaineer dirigera la défense en duo avec Dave Huxtable.

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Ce tandem misera sur l’expérience acquise par huit titulaires de retour dont cinq sur le backfield défensif. Le senior DE James Smith-Williams (36 plaquages, 9 pour perte, 6 sacks) sera la pierre angulaire d’un pass rush anémique l’an dernier. La recrue vedette DE Savion Jackson sera peut-être la bougie d’allumage d’un front four sur lequel devraient être titularisés le sophomore DT Alim McNeill et le senior DT Larrell Murchison. Le true freshman DT Joshua Harris pourrait également être inséré dans la rotation si les vétérans ne remplissent pas leur rôle. Il faudra surement être patient avant de retrouver un front four dominant sur le campus de Raleigh.

Le sophomore ILB Isaiah Moore (69 plaquages, 7.5 pour perte, 2.5 sacks) est de retour après une saison freshman plein de promesses. Sa contribution sera essentielle dans un rôle crucial au sein de cette défense 4-2-5. Le junior LB Brock Miller et les freshman LB Peyton Wilson et LB Drake Thomas ont un futur prometteur mais ils devront gagner en expérience.

Le backfield défensif est de retour au complet. Pas forcément rassurant au vu des performances de l’an dernier. Les seniors S Stephen Griffin (41 plaquages, 5 passes défendues) et S Jarius Morehead sont expérimentés. Pourtant, ils ont régulièrement été pris à défaut en 2018. Une nette amélioration est attendue. Le sophomore S Tanner Ingle (44 plaquages, 1 sack) et le senior S Tim Kidd-Glass se disputeront le 3ème poste de safety. Le senior CB Nick McCloud (51 plaquages, 2 INT, 8 passes défendues) et le junior CB Chris Ingram (39 plaquages, 9 passes défendues) devront, eux aussi, faire beaucoup mieux que l’an dernier. Limiter le nombre de pénalités sera crucial.

Équipes spéciales

Après des débuts difficiles, le sophomore K Chris Dunn (23/26 FG en 2018) est devenu l’un des kickers les plus sûrs de la conférence ACC en réussissant notamment ses 15 derniers FGs. Le sophomore P Mackenzie Morgan fera ses grands débuts. Les retours de coup de pied étaient l’une des forces de NC State depuis quelques années. L’an passé, il a manqué cette étincelle qui permettait au Wolfpack de réussir le big play qui fait basculer un match. PR Thayer Thomas et KR Tabari Hines tenteront de re-dynamiser ce secteur de jeu.

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Calendrier

Une équipe jeune et un renouvellement de génération aux postes-clés en attaque pourraient mettre en péril la série de 6 participations à un bowl. Toutefois, un calendrier plutôt favorable pourrait aider le Wolfpack en 2019.

Après deux matchs à domicile contre East Carolina et Western Carolina, NC State fera le déplacement à West Virginia. Ce match chez les Mountaineers pourrait donner le ton de la saison. Une victoire du Wolfpack et l’équipe de Dave Doeren pourrait se présenter à Florida State en week 5 avec un bilan de 4-0. Syracuse à domicile et un déplacement à Boston College seront au programme du mois d’octobre. Enfin, la dernière ligne droite du mois de novembre verra NC State recevoir Clemson, Louisville et North Carolina. Le Wolfpack jouera également à Wake Forest et Georgia Tech.

Match clé
contre Syracuse, le 10 octobre
NC State ne pourra probablement pas lutter avec Clemson pour le titre de division ACC Coastal mais la 2ème place est un objectif réaliste. Un succès contre les Orangemen sera essentiel. Le Wolfpack a encore à travers la gorge la défaite 51-41 de l’an passé.

Conclusion

Le Wolfpack est en mode reconstruction. La lourde défaite 52-13 contre Texas A&M lors du Gator Bowl a montré que le chemin sera long pour que NC State retrouve un niveau compétitif dans l’ACC. Toutefois, avec un calendrier favorable et des promotions de recrues intéressantes, l’équipe de Dave Doeren peut légitimement viser les 7 voire les 8 victoires en 2019. L’ambiance explosive du Carter-Finley Stadium peut toujours donner 1 ou 2 victoires aux locaux.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.7

Résumé

Points forts :
– profondeur du groupe de receveurs.
– un backfield défensif agressif.
– Le kicking game.

Points faibles :
– Incertitude au poste de QB.
– Inexpérience de la ligne offensive.
– Le pass rush.

Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.

Trailer

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Preview 2019 : Virginia Tech Hokies

Après une saison 2018 décevante, VT doit rebondir pour prolonger sa série de 26 saisons consécutives avec un bowl… la tête de coach Justin Fuente en dépend !

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Crédit photo : HokieSports

Conférence ACC

Coastal Division

En 2018 : 6-7, 3-5 ACC.
Head Coach : Justin Fuente, 4ème année (25-15) – Résultats en carrière: 51-38.
Coordinateur offensif : Brad Cornelsen.
Coordinateur défensif : Bud Foster.
Titulaires de retour : 15, 5 en attaque, 8 en défense, 2 en special teams.
Joueurs-clés partis : QB Josh Jackson, RB Steven Peoples, OL Kyle Chung, DT Ricky Walker, DE Trevon Hill, CB Bryce Watts.
Joueurs à suivre : QB Ryan Willis, LT Christian Darrisaw, LG Lecitus Smith, WR Damon Hazelton, WR Tre Turner, NT Jarrod Hewitt, DE Houston Gaines, LB Rayshard Ashby, LB Dax Hollifield, FS Reggie Floyd, DB Khalil Ladler, DB Devon Hunter.

Successeur du légendaire Frank Beamer en 2016, Justin Fuente avait su assurer une transition sans encombres avec 19 victoires en deux saisons… avant de s’effondrer brutalement l’an dernier pour un total de six victoires et sept défaites, le premier bilan négatif des Hokies depuis 1992.

À la décharge de l’ancien coach de Memphis, il faut souligner le nombre important de départs de cadres l’année passée, et forcément les blessures inhérentes au sport. Au point que Virginia Tech s’était présentée au Military Bowl face à Cincinnati avec neuf freshmen et sophomores titulaires en défense. Un mal pour un bien puisque la plupart de ces joueurs arrivent à maturité cette saison.

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Pour sa quatrième année, Fuente pourra ainsi profiter d’un groupe qu’il a construit, de par le recrutement, et issu d’une culture inculquée par son coaching staff. De quoi prolonger la série de 26 participations consécutives à un bowl de fin de saison des Hokies. Néanmoins, l’équipe a été minée au printemps par la mise en place du portail de transfert instauré par la NCAA et qui a provoqué un exode; le quarterback Josh Jackson et le receveur Sean Savoy ont filé vers Maryland, le pass rusher Trevon Hill a pris la tangente pour Miami (FL), après avoir été renvoyé pour une altercation lors de la défaite face à Old Dominion en 2018, et le cornerback Bryce Watts a choisi North Carolina pour la suite de sa carrière universitaire.

Dans l’ensemble, Virginia Tech a connu des départs via le processus de transfert au sein de chaque escouade et pourrait donc être confronté à un problème de profondeur d’effectif au cours de la saison.

En attendant, c’est plutôt l’espoir d’un retour au sommet de la Coastal Division qui règne dans les esprits à Blacksburg. Si l’attaque est encore en chantier avec un quarterback, des coureurs et une ligne offensive qui doivent tous faire leurs preuves, la situation en défense est plus excitante. En cas de déception, Justin Fuente devrait être poussé vers la sortie d’ici la fin de saison. L’ancien mentor du quarterback NFL Paxton Lynch profitera toutefois d’un calendrier extrêmement avantageux pour remettre son équipe sur les rails.

Attaque

Un an après un énorme turnover en défense suite aux départs vers la NFL, c’est l’attaque qui entame une reconstruction cette saison. Néanmoins, les effets devraient être moins dévastateurs. Malgré le départ du running back titulaire Steven Peoples, RB Deshawn McClease (433 yards, 2 TD), RB Jalen Houston (281 yards, 2 TD), dans un rôle plus en puissance, et le redshirt freshman RB Caleb Steward, auteur de performances impressionnantes au printemps, seront largement capables d’assurer la transition. L’interrogation principale demeure néanmoins la capacité de la ligne offensive à bloquer pour le jeu au sol après trois départs dans le cinq titulaire; la perte de Patrick Chung, left guard puis center, sera la plus difficile à combler, en particulier si l’appel relatif à l’éligibilité de C Brock Hoffman est rejeté par la NCAA. Transféré de Coastal Carolina, le joueur est promis au poste de titulaire si l’autorisation de jouer avec les Hokies dès 2019 lui est accordée.

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À côté, le Freshman All-American 2018 LT Christian Darrisaw reprendra son rôle, épaulé par le prometteur LG Lecitus Smith, ancien tight end qui semble avoir verrouillé le statut de titulaire au terme d’un spring practice réussi. RT Silas Dzansi tiendra l’extrémité à droite, après trois rencontres disputées à ce poste en fin de saison dernière et une quatrième comme left tackle. Il faudra probablement attendre le fall camp pour savoir qui occupera la dernière fonction sur la ligne, entre le redshirt freshman OG John Harris ou les recrues OG Doug Nester et OG Bryan Hudson.

La stabilité de l’OL sera également déterminante afin d’assurer le confort nécessaire au nouveau quarterback titulaire, QB Ryan Willis (213/364, 2 716 yards, 24 TD, 9 INT, 4 TD au sol), ancien joueur des Kansas Jayhawks. Propulsé dans le onze de départ en début de saison passée après la blessure précoce de Josh Jackson, le quarterback avait assuré l’intérim avec brio et il reprendra les rênes de l’attaque suite au transfert de Jackson vers Maryland, ce dernier ayant refusé de remettre sa place de titulaire indiscutable en jeu au printemps dernier. En cas de pépin ou de méforme, le prometteur QB Hendon Hooker ou le transfuge d’Oregon QB Braxton Burmeister (5/10, 43 yds à Oregon) seront lancés dans le grand bain.

Cette escouade de quarterbacks pourra heureusement compter sur un groupe de receveurs extrêmement talentueux, mené par un duo composé de WR Damon Hazelton (51 réceptions, 802 yards, 8 TD), capable d’exploser sur la scène nationale en 2019, et de WR Tre Turner (26 réceptions, 535 yards, 4 TD), qui comptabilisait plus de vingt yards par réception en moyenne l’an passé. La présence de WR Hezekiah Grimley (31 réceptions, 382 yards, 1 TD) dans le slot sera également une force pour le jeu aérien, renforcé par un TE Dalton Keene (28 réceptions, 341 yards, 3 TD) prêt à prendre une nouvelle dimension.

Défense

Point faible d’une équipe qui a vu de nombreux titulaires majeurs s’envoler vers la NFL en 2018, la défense semble prête à exploser cette saison après une année de transition; neuf des onze joueurs de départ en fin d’année dernière étaient freshmen ou sophomores. Ce qui explique l’une des pires saisons statistiques du defensive coordinator Bud Foster, pourtant en poste à Virginia Tech depuis 1995. Le recrutement de plusieurs joueurs de junior college a été privilégié par Justin Fuente, avec les arrivées de LB Amare Barno et DT DaShawn Crawford. Le premier, comparé à Tremaine Edmunds pour son gabarit imposant, sera aligné parmi la rotation comme linebacker ou edge rusher et le second apportera son expérience au sein d’une ligne défensive encore jeune mais extrêmement prometteuse.

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Le départ de Ricky Walker laisse théoriquement un vide au milieu de cette ligne mais l’éclosion annoncée de NT Jarrod Hewitt (15 plaquages) en tant que leader du front four devrait faciliter la transition. La présence de DT Robert Porcher IV (13 plaquages, 1 sack), fils de triple Pro Bowler NFL, devrait également être un atout pour stabiliser une DL qui devra se trouver des joueurs d’impact sur les extérieurs, qu’il s’agisse du redshirt sophomore DE Tyjuan Garbutt (31 plaquages, 1 sack) ou du redshirt junior DE Emmanuel Belmar (29 plaquages, 2 sacks), déjà titulaires en 2018 après la blessure de DE Houston Gaines (22 plaquages, 5 pour perte, 4.5 sacks) et la suspension définitive de Trevon Hill, transféré au printemps à Miami (FL). Véritable force dominante en 2017 avec seulement sept touchdowns encaissés au sol, la ligne défensive devrait faire bien mieux que l’an passé où elle avait encaissé 33 touchdowns à la course.

Au sein de la fameuse défense en 4-2-5 de Virginia Tech, LB Rayshard Ahsby (105 plaquages, 9.5 pour perte, 1 sack, 2 fumbles forcés) en MIKE et LB Dax Hollifield (62 plaquages, 8 pour perte, 2 sacks) en OLB seront de retour pour cette saison et probablement la prochaine. Une continuité bienvenue, surtout avec les nouvelles ambitions du second qui a perdu plusieurs kilos pour optimiser ses capacités athlétiques et sa vitesse de déplacement. Ils seront soutenus par DB Khalil Ladler (66 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack) en nickel, dans un rôle hybride entre linebacker et safety. Vétéran, Ladler devrait être l’un des leaders de cette défense encore jeune mais déjà expérimentée après les errements de la saison dernière.

Ne reste plus qu’à la paire composée de CB Caleb Farley (36 plaquages, 7 passes défendues, 2 INT) et CB Jermaine Waller (7 plaquages) à s’affirmer sur les extérieurs, en attendant le retour de l’ancien transfuge de junior college CB Jeremy Webb; l’imposant cornerback avait subi des ruptures aux deux tendons d’Achille l’an dernier. Le départ de Bryce Watts vers North Carolina demeure tout de même un coup dur. FS Divine Deablo (55 plaquages, 4.5 pour perte), élément important de la secondary depuis 2017 lorsqu’il faisait équipe avec Terrell Edmunds, sera encore là, épaulé par DB Reggie Floyd (88 plaquages, 2 INT), candidat potentiel à une saison d’exception sur la scène nationale. Sans oublier le jeune DB Devon Hunter (8 plaquages, 1 sack), ancienne recrue quatre étoiles prête à exploser.

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Équipes spéciales

En 2018, K Brian Johnson a terminé la saison à 12/18 sur field goals, mais seulement 3/9 au-delà de la ligne des quarante yards. Il sera cependant de retour comme titulaire puisque sa place semble assurée depuis le transfert de Jordan Stout, son concurrent au poste. À moins que Daniel Justino, libéré par Florida, ne choisisse d’être transféré en Virginie à l’issue de ses visites estivales.

P Oscar Bradburn conservera son rôle de titulaire et c’est une bonne nouvelle pour Virginia Tech puisque le punter s’est régulièrement montré solide au cours de sa carrière avec les Hokies. On sait déjà que les retours seront assurés par l’explosif Terius Wheatley, en attendant l’émergence d’un ou deux autres jeunes joueurs lors du fall camp.

Calendrier

Justin Fuente est dans l’obligation de réussir cette saison et il pourra profiter d’un calendrier relativement favorable : actuellement, les Hokies sont considérés comme underdogs lors de seulement deux rencontres en 2019. Les réceptions d’Old Dominion, Furman, Duke, Rhode Island, North Carolina, Wake Forest et Pitt apparaissent ainsi comme des formalités si Virginia Tech retrouve son lustre récent. Même si les déplacements à Boston College, en ouverture de la saison, Miami (FL) et Georgia Tech s’annoncent plus périlleux, les Hokies pourraient être à 7-0 ou 6-1 avant de se rendre à Notre Dame en seconde partie de saison. Les hommes de Fuente, qui n’affronteront ni Clemson, ni Florida State en saison régulière, font déjà office de favoris pour disputer le titre de conférence ACC, à condition que les conditions soient réunies, contrairement à l’an passé.

Match clé
à Miami (FL), le 5 octobre
Il semble improbable que Pittsburgh réussisse à nouveau une campagne de haute volée dans l’ACC et les Hurricanes font office de grand rival des Hokies pour le titre de Coastal Division. On s’attend à une rencontre férocement disputée avec une attaque qui doit faire ses preuves du côté de Virginia Tech face à une défense probablement agressive du côté de Miami (FL). En outre, Justin Fuente a une revanche à prendre après la déroute de ses joueurs en 2018 au Lane Stadium.

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Conclusion

L’an dernier, Virginia Tech a connu l’une de ses pires saisons en termes de statistiques défensives depuis l’arrivée de Bud Foster à Blacksburg en 1987. L’animation offensive n’étant pas non plus optimale avec seulement quatre matches à 34 points ou plus, en opposition avec la première saison de Justin Fuente à Virginia Tech où son équipe avait cumulée 35 points de moyenne par rencontre, la campagne 2018 n’a pas été à la hauteur des attentes en Virginie.

Cette année, les Hokies profiteront d’un calendrier abordable, avec Miami (FL) et Notre Dame comme seuls adversaires potentiellement imbattables, sans rencontrer Florida State, Clemson, Syracuse ou NC State, les épouvantails d’Atlantic Division. De quoi assurer une transition spectaculaire si l’attaque trouve son rythme, bien soutenue par un groupe de receveurs qui pourrait faire du bruit au niveau national si Ryan Willis continue sur sa lancée comme quarterback.

Reste à déterminer à quel point les nombreux transferts sortants auront un impact sur la rotation de l’effectif dans la durée. Virginia Tech semble cependant en bonne position pour lutter jusqu’au bout pour le titre de division et une place en finale de conférence. Dans le cas contraire, une saison à moins de huit victoires représenterait une véritable désillusion pour les fans des Hokies et l’hypothétique fin de Justin Fuente à la tête d’une équipe qui paraissait en lice pour le titre de champion ACC il y a à peine deux ans.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.5

Résumé

Points forts
– un solide groupe de receveurs.
– un groupe de linebackers prometteurs.

Points faibles
– une ligne offensive inexpérimentée.
– un jeu au sol à développer.
– une ligne défensive peu menaçante.

Prédictions : 8-4, 5-3 ACC.

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Preview

Preview 2019 : Virginia Cavaliers

Un coach réputé, un QB prometteur et une équipe expérimentée… et si UVA mettait la main sur la division ACC Coastal en 2019 ?

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Crédit photo : Matt Riley/UVA Media Relations

Virginia Cavaliers

Conférence ACC

Division Coastal

En 2018 : 8-5, 4-4 ACC. Belk Bowl : victoire 28-0 contre South Carolina.
Head Coach : Bronco Mendenhall, 4ème année (16-22) – Résultats en carrière: 115-65.
Coordinateur offensif : Robert Anae.
Coordinateurs défensifs : Nick Howell, Kelly Poppinga.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : RB Jordan Ellis, WR Olamide Zaccheus, LB Chris Peace, CB Tim Harris, S Juan Thornhill.
Joueurs à suivre : QB Bryce Perkins, RB PK Kier, WR Hasise Dubois, OT Ryan Nelson, DL Eli Hanback, LB Jordan Mack, LB Zane Zandier, LB Charles Snowden, CB Bryce Hall, S Joey Blount.

Des Cavaliers en reconquête ! Arrivé dans un programme en pleine décrépitude au lendemain de l’ère Mike London, Bronco Mendenhall a doucement mais sûrement remis de l’ordre dans la maison Virginia.

Si bien qu’à l’issue de sa troisième saison à Charlottesville, les Cavs ont décroché une fiche positive et une qualification pour un bowl. Le succès décroché contre South Carolina, lors du Belk Bowl (28-0), est d’ailleurs le premier depuis … 2005.

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Rarement loin du titre de division depuis l’an passé, UVA espère enfin marquer de son empreinte la division Coastal, avec 13 titulaires de retour, dont 8 en défense, et une belle génération de recrue proche d’arriver à maturité..

Attaque

En 2018, l’escouade offensive a soufflé le chaud et le froid. Une moyenne relative de 28 points par match (71e du pays), mais une attaque réaliste sur 3e tentative, dans le sillage de son quarterback double-menace QB Bryce Perkins. Barré par Manny Wilkins à Arizona State, le numéro 3 s’est enfin fait sa place sous les ordres de Bronco Mendenhall et du coordinateur Robert Anae, avec 3 603 yards, 34 touchdowns cumulés et 9 interceptions. A l’aise sur les prises d’espace et les tracés intermédiaires, Perkins a semblé monter en régime au fil des mois mais va devoir corriger ses errements en termes de lecture et de prise de décision. A son image, le programme a perdu 10 fumbles en 2018, une donnée trop importante dans une ACC où le jeu au sol est souvent la clé.

La course, justement, est une petite interrogation. Non pas que le junior RB P.K. Kier, ancienne recrue 3 étoiles, n’ait pas les qualités requises pour endosser le costume de patron du backfield. Mais en donnant l’écrasante majorité des ballons au désormais diplômé Jordan Ellis, Mendenhall n’a pas spécialement facilité la transition. Résultat : 32 petits portés et 112 yards en 2 ans pour le nouveau titulaire, qui n’a pas encore atteint l’en-but adverse en universitaire. Pour l’épauler, il pourra compter sur le junior RB Lamont Atkins et le sophomore RB Wayne Taulapapa. Précieux l’année dernière pour ouvrir les brèches, BB Jamari Peacock le sera sûrement tout autant en 2019, au vu de l’inexpérience de ses homologues.

C’est une tendance dans l’ACC : les escouades de receveurs sont assez bien fournies. Et Virginia ne fait pas exception à la règle. Malgré le départ du supersonique Olamide Zaccheus chez les pros, les Cavaliers peuvent compter sur le solide duo de seniors WR Joe Reed et WR Hasise Dubois (1 043 yards et 12 touchdowns à eux deux l’an passé). La profondeur sera assurée par le junior WR Terrell Jana et le sophomore WR Ugo Obasi. Le profil du feu-follet devrait encore revenir à WR Tavares Kelly, de par sa vitesse et ses appuis dévastateurs en sortie de backfield. Evan Butts parti, le senior TE Tanner Cowley (68 yards en 2018) prend la suite au poste de tight end.

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Dernier secteur, et non des moindres : la ligne offensive. A rechercher des profils trop versatiles, Mendenhall s’est exposé à une fragilité globale de l’escouade en 2018, surtout sur le pass pro (32 sacks concédés). Certes, 3 titulaires sur 5 sont de retour mais des réajustements paraissaient nécessaires, comme le transfert de l’ancien Nittany Lion RG Alex Gallerstedt, parti pour occuper le poste de guard, aux côtés d’un sophomore, RT Ryan Swoboda ou RT Bobby Haskins. Côté gauche, l’expérience est de mise, avec le sophomore LT Ryan Nelson titulaire dès son arrivée sur le campus. Les juniors LG Chris Glaser et surtout C Dillon Reinkensmeyer complètent ce quintet.

Défense

La vraie force de Virginia pourrait résider en défense. Car pas moins de 8 starters sont de retour, sous les ordres des coordinateurs Nick Howell et Brady Poppinga, hommes de confiance de Mendenhall depuis leur passage commun à BYU.

Pourtant, malgré la profondeur de la ligne défensive, le run stop a beaucoup moins rassuré que le pass rush. La bonne nouvelle, c’est que le premier rideau récupère quelques blessés et parait plus mature en 2019. Le taulier DT Eli Hanback (47 plaquages, 2 sacks) voit revenir de l’infirmerie le senior DL Richard Burney et le junior DL Mandy Alonso. Les trois hommes encadreront de jeunes loups condamnés à jouer des coudes, au vu de la profondeur globale. Le sophomore NT Jordan Redmond a bluffé le staff l’an passé, au point de rapidement prendre le poste de nose titulaire. Les sophomores DL Aaron Faumui et DL Tommy Christ seront d’autres noms à suivre de près. Bronco Mendenhall a également mis la main sur DL Jowon Briggs, recrue 4 étoiles, suivi par pas mal d’autres grosses écuries de première division universitaire. Un temps recruté, le Français Jeffrey M’Ba n’a pas pu être admis dans une université américaine cette année, pour des questions d’éligibilité académique.

Pour briller sur le pass rush, les Cavaliers ont pu compter sur de nombreuses ressources, à commencer par les phases de blitz, où tous les linebackers sont sollicités. Le playmaker en chef dans ce secteur restera tout de même le junior SLB Charles Snowden Jr. (62 plaquages, 2 sacks et demi, 8 passes défendues), aussi longiligne qu’explosif dès le snap. Meilleur plaqueur de son équipe en 2018 derrière le nouveau Chief Juan Thornhill, ILB Jordan Mack (66 plaquages) épaulera plein centre l’un des deux juniors, LB Robert Snyder ou le très attendu LB Zane Zandier (114 plaquages à eux deux). Redshirté l’an passé, le freshman LB T.C. Harrison a aussi une science de la poursuite à mettre à profit. Côté faible, le junior WLB Matt Gahm et le sophomore WLB Noah Taylor se disputeront le spot laissé vacant par le partant Chris Peace.

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Autre ressource pour briller contre la passe : l’excellente couverture. Et dans cet exercice, difficile de faire mieux que CB Bryce Hall et ses 21 passes défendues en 2018. Malgré la fin d’éligibilité de Tim Harris, le senior pourra compter sur quatre defensive backs aguerris dans les airs pour faire trembler les quarterbacks adverses : CB Darius Bratton (7 passes défendues), FS Joey Blount (63 plaquages), SS Brenton Nelson (8 passes défendues) et l’ancien receveur DB De’Vante Cross.

Équipes spéciales

Enfin une solution viable ? L’an passé le poste de kicker a donné beaucoup de maux de tête au coaching staff des Cavs. Inefficaces face aux poteaux, K A.J. Mejia et K Hunter Pearson ont finalement laissé leur place au junior K/P Brian Delaney, pressenti pour être le titulaire en 2019. Mais malgré le match solide contre Miami, le jeune botteur n’a pas totalement rassuré, d’où le doute qui reste persistant localement. Pour ne rien arranger, l’ancien punter Lester Coleman n’est plus éligible, et il va falloir lui trouver un digne successeur. Le sophomore P Nash Griffin semblait en première ligne pour devenir l’heureux élu, mais là encore, Delaney pourrait tirer les marrons du feu …

Sur les phases de retour, les receveurs KR Joe ReedPR Chuck Davis et PR Tavares Kelly devraient de nouveau se partager les réceptions, respectivement sur kickoff et sur punt.

Calendrier

Attention, sol glissant ! Pour espérer faire mieux que leur fiche globale de 8-5 l’an passé, les Cavaliers auront du pain sur la planche avec des confrontations ô combien piégeuses, notamment début octobre. En soi, les déplacements à Pittsburgh, dès l’ouverture de la saison, à Notre Dame, Miami ou encore North Carolina ne sont des cadeaux, mais recevoir Florida State et Virginia Tech, deux programmes qui restent armés, avec une soif de revanche, n’est pas plus enviable. La donnée du calendrier a son importance depuis l’arrivée de coach Mendenhall : durant cette période, les Cavaliers n’ont gagné que deux petits matches sur 12 possibles en novembre, soit dans la dernière ligne droite de la saison régulière.

Match clé
contre Virginia Tech, le 29 novembre
Si les joueurs de Bronco Mendenhall parviennent à passer les principales embûches de leur parcours, le choc contre Virginia Tech en clôture de l’année vaudra à coup sûr le coup d’oeil. Arrivés en même temps en Virginie, Mendenhall et Fuente ne se sont pas encore adjugés l’ACC Coastal, lançant tour à tour le titre de division à Miami et Pittsburgh. Cette saison, les deux équipes sont plus qu’armés et une affiche pour accéder à la finale de conférence ne serait pas pour déplaire aux fans de Charlottesville.

Conclusion

Depuis 2016 et l’arrivée de son nouvel head coach, Virginia ne cesse de franchir les étapes : qualification pour un bowl en 2017, victoire dans un bowl et fiche positive l’an passé … la question est de savoir : quel serait le prochain pallier ? Difficile de le savoir, compte tenu d’un calendrier loin d’être clément et d’un turnover en attaque et sur équipes spéciales qui pourrait nécessiter une transition. Malgré tout, le fait de recevoir quelques formations de même calibre, comme Florida State ou Virginia Tech, ne sera pas du luxe. Le résultat contre Pitt, en Pennsylvanie, et en ouverture de la saison, nous donnera rapidement une indication sur la valeur brute de ce programme.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Marge de progression de Bryce Perkins
– Grosse rotation sur le front seven
– Défense contre la passe

Points faibles :
– Ligne offensive irrégulière
– Incertitude sur les botteurs
– Gestion du mois de novembre

Prédiction : 9-3, 6-2 ACC.

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Preview 2019 : Syracuse Orange

Les Orangemen peuvent-ils détrôner Clemson dans l’ACC Atlantic ? Après une saison de 10 victoires, Syracuse a de l’ambition…et des arguments !

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Syracuse Orange

Conférence ACC

Division Atlantic

En 2018 : 10-3, 6-2 ACC. Camping World Bowl : victoire 34-18 contre West Virginia.
Head Coach : Dino Babers, 4ème année (18-19) – Résultats en carrière: 55-35.
Coordinateur offensif : Mike Lynch.
Coordinateur défensif : Brian Ward.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Eric Dungey, WR Jamal Custis, OT Koda Martin, DT Chris Slayton, LB Ryan Guthrie, LB Klelan Whitner.
Joueurs à suivre : QB Tommy DeVito, WR Sean Riley, WR Taj Harris, WR Trishton Jackson, OT Airon Servais, DE Alton Robinson, DE Kendall Coleman, CB Christopher Frederick, S Andre Cisco, K Andre Szmyt.

18 ans ! En revenant sur le devant de la conférence ACC, l’an passé, les Syracuse Orangemen ont atteint la barre des dix victoires, du jamais vu depuis 2001. Arrivé plein d’espoir en provenance de Bowling Green, coach Dino Babers a su insuffler une nouvelle dynamique, avec un recrutement payant au terme de sa troisième saison dans l’état de New York.

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Beaucoup fantasment déjà sur la capacité de ‘Cuse à devenir le nouveau rival de Clemson dans l’ACC Atlantic. Mais tout ne s’annonce pas si simple, avec un renouvellement significatif (12 starters de retour sur 22) et l’ombre de l’ère Scott Shafer qui plane, avec un solide exercice 2013 jamais confirmé. Certes, le changement de cycle ne sera pas simple, mais la complémentarité et la profondeur sont les mots d’ordre du programme pour tenter de rester la deuxième force de la conférence.

Attaque

Première mission urgente pour le coaching staff orange : remplacer Eric Dungey, soient 11 341 yards et 93 touchdowns cumulés en carrière, au poste de quarterback. Mais le style de jeu risqué du numéro 2 lui a coûté quelques blessures en 2018. Une aubaine pour le sophomore QB Tommy DeVito, auteur de bons passages, malgré une prestation horrible contre Notre Dame. Son Spring Game a en tout cas été très solide et a conforté l’ascendant pris sur le senior QB Clayton Welch.

Pour l’assister, le quarterback pourra compter sur un backfield offensif fourni et en attente de plus de responsabilités. L’an passé, le meilleur coureur du groupe était Dungey. Une donnée qui se doit de changer sous l’impulsion du senior RB Moe Neal. Transfuge d’Oklahoma, le junior RB Abdul Adams a fait des débuts remarqués lors du Camping World Bowl en inscrivant deux touchdowns contre West Virginia. Autre coureur assez costaud sur ses appuis, le sophomore RB Jarveon Howard qui devrait profiter du départ de Dontae Strickland pour gratter quelques portés.

Côté cibles, Syracuse est royal au bar ! Pour compenser le départ de Jamal Custis (906 yards et 6 touchdowns l’an dernier), Babers a misé sur WR Trishton Jackson, ancien de Michigan State, et dont la collaboration avec DeVito en fait déjà saliver plus d’un. Le senior WR Sean Riley (756 yards, 3 TD), le junior WR Nykeim Johnson (565 yards, 4 TD) et surtout le sophomore WR Taj Harris (565 yards, 3 TD) compléteront cette escouade détonnante. On gardera enfin un oeil sur le redshirt freshman WR Ed Hendrix, blessé l’an passé, et sur lequel le staff fonde beaucoup d’espoirs. Au poste de tight end, le départ de Ravian Pierce laissera plus d’espace à un duo complémentaire : les juniors FB/TE Chris Elmore, dévastateur sur les phases de bloc, et TE Aaron Hackett, aux mains plus solides dans le domaine aérien.

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Au-delà du changement de quarterback, si l’attaque locale intrigue, c’est aussi à cause de sa ligne offensive. 3 titulaires ont quitté le campus, ce qui a poussé coach Babers à réorganiser son groupe et à repositionner des joueurs en fonction des besoins. C’est le cas du junior RT Airon Servais, centre l’année dernière, mais qui apportera son excellente technique sur l’aile droite de la ligne. Il y sera associé à l’autre revenant RG Evan Adams. Après avoir dépanné pendant quelques années en backup, C Sam Heckel sera chargé des snaps à temps plein. Tout ce petit monde offre une plus-value notable sur le run block, si on y ajoute en plus le sophomore LG Dakota Davis. Transféré de South Alabama, LT Ryan Alexander sera enfin le garde du corps attitré de DeVito. La ligne offensive a souvent été considérée par Babers pendant les périodes de recrutement. Il faudra donc garder un oeil sur les freshmen T Carlos Vettorello et G Qadir White, prospects réputés en sortie de high school.

Défense

Pour faciliter le virage favorable pris par le programme en 2018, Syracuse a pu compter sur une défense en constante montée en régime, notamment contre la passe. Pour cette nouvelle saison, Brian Ward pourra s’appuyer sur 7 revenants comme titulaires, mais avec des zones d’ombre à rapidement estomper sur le run stop et le deuxième rideau défensif.

Car avec les départs de Ryan Guthrie et Klelan Whitner, les Orangemen ont perdu leurs deux meilleurs plaqueurs de la saison passée. Attendu comme la relève sur le poste de linebacker, Shyheim Cullen a dû s’inscrire prématurément à la draft supplémentaire de cette semaine, pour des raisons académiques. Du coup, c’est un groupe en manque de repères mais avec plein d’ambition qui se retrouve en première ligne.

Souvent utilisé dans la rotation l’année dernière, le senior WLB Andrew Armstrong (45 plaquages) devrait hériter du rôle de backer côté faible. L’ancien pensionnaire de Junior College, MLB Lakiem Williams, sera lui aussi lancé dans le grand bain et devra se méfier de la concurrence du sophomore MLB Juan Wallace. Le polyvalent WLB Tyrell Richards, précieux sur les troisièmes tentatives, aura également des opportunités de se montrer.

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Sur les autres postes défensifs, Syracuse a de la ressource et de l’expérience. A commencer par la ligne défensive, où opère l’un des meilleurs duos de pass rushers au pays. 20 sacks, c’est le total enregistré par les seniors DE Alton Robinson et DE Kendall Coleman en 2018. Deux hommes que beaucoup de scouts voient intégrer les trois premiers tours de la prochaine draft. L’avenir semble radieux sur le pass rush, car le junior DE Kingsley Jonathan a déjà de sérieux arguments à faire valoir et offrira une excellente rotation pour chasser le quarterback adverse.

Plein centre, il réside plus d’interrogations avec la fin d’éligibilité de Chris Slayton. Mais les seniors DT McKinley Williams et DT Kenneth Ruff auront une rude bataille pour se disputer le spot de nose tackle. A leur côté, le junior DT Josh Black n’attend qu’une chose : endosser plus de responsabilités sur le run stop et la prise d’espace.

On l’a dit : la défense contre la passe a performé l’an passé dans l’état de New York. Et le backfield défensif n’y est pas étranger avec un total de 18 interceptions cumulées. Le fer de lance de cette escouade new-look : le sophomore FS Andre Cisco, auteur de 9 passes défendues et 7 picks à lui tout seul. Son entente avec le senior SS Evan Foster, meilleur plaqueur de retour cette saison, s’annonce tout bonnement explosive ! Sur les extérieurs, le senior CB Christopher Frederick s’est peu à peu installé comme une valeur sûre et un joueur dur au mal, notamment en termes de plaquage. Il devrait être associé à CB Scoop Bradshaw, à moins que le sophomore CB Ifeatu Melifonwu, frère d’Obi, et auteur de 6 passes défendues l’an passé, ne joue des coudes. L’autre sophomore NB Trill Williams (31 plaquages) complète le secondary dans cette défense 4-2-5.

Équipes spéciales

Peu d’équipes de première division universitaire possède un tel niveau sur les special teams. Le senior P Sterling Hofrichter (42.9 yards de moyenne) a déjà été deux fois nommé dans l’équipe All-ACC de la saison, avec une place dans la First Team 2018. Et que dire des performances du sophomore K Andre Szmyt, déjà considéré comme l’un des tous meilleurs botteurs du pays, avec un ratio de 30/34 sur field goal et un 100% sur extra-point ?

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Les incertitudes sont beaucoup plus nombreuses sur retours de coups de pied. Principale menace sur kickoffs et punts, KR Sean Riley devra être plus incisif pour conserver ce rôle attitré cette saison.

Calendrier

Bonne nouvelle au premier abord pour Syracuse : le programme 2019 semble moins corsé que celui de la saison passée. Certes, il faudra rapidement se déplacer à Maryland avant de recevoir Clemson, mais beaucoup de confrontations serrées d’ACC se joueront à domicile, à l’exception des passages par NC State et Florida State, deux programmes en grosse transition, surtout offensivement.

Match clé
contre Florida State, le 26 octobre
Il y a bien ce match prévu dès le 14 septembre, au Carrier Dome, contre le champion national Clemson. Mais vu l’écart apparent de niveau et la mise en route nécessaire sur certaines positions, les Orangemen auront sans doute leur principale rivalité face à Florida State. Pas mal de duels vaudront le coup d’oeil, comme celui entre les receveurs de ‘Cuse et le backfield défensif Floridien. En s’imposant au Doak Campbell Stadium, face à l’une des places fortes historiques de la conférence, à la soif affichée de revanche, l’équipe new-yorkaise confirmerait son total retour au premier plan.

Conclusion

C’est une mini-transition qui s’amorce à Syracuse. Mais elle ne sera pas à prendre à la légère. Si la relève semble prête au poste de quarterback ou de linebacker, les départs notables dans les tranchées seront à rapidement prendre en compte pour ne pas trébucher à Maryland et contre Clemson et démarrer avec deux défaites en trois matches. Plus globalement, avec un groupe jeune et prometteur, un calendrier correct et une adversité en légère stagnation, Syracuse a les armes pour atteindre de nouveau une fiche de 10 succès. Une qualification en bowl majeur serait également une consécration tout à fait crédible.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.9

Résumé

Points forts :
– Grande nombre de menaces aériennes.
– Aptitude à provoquer des sacks et des turnovers.
– Jeu au pied redoutable sur équipes spéciales.

Points faibles :
– Ligne offensive à reconstruire.
– Run stop à développer.
– Rendement sur retour de coups de pied.

Prédiction : 10-2, 6-2 ACC.

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