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Match de la semaine : #5 Georgia @ #8 Clemson

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#5 Georgia (0-0) vs #8 Clemson (0-0)

Clemson, Caroline du Sud
Clemson Memorial Stadium
Samedi 31 aout 2013
20h00 (heure locale, 02h00 en France)
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Le match au sommet de cette première journée opposera des Tigers de #8 Clemson aux #5 Bulldogs de #5 Georgia. Cette rencontre va mettre aux prises deux des plus prolifiques attaques du College football. #8 Clemson (11-2, 7-1 ACC) engrangeait en moyenne 41pts par match l’an dernier tandis que #5 Georgia (12-2, 7-2 SEC) marquait en moyenne 37.8pts par match. En comptant que les deux attaques retournent plus de la majorité de leurs starters et que les deux défenses sont en « reconstruction », surtout du côté des Bulldogs, il faut s’attendre à une orgie offensive.
Il y aura plusieurs duels dans ce match mais le plus intéressant opposera les deux quarterbacks. QB Tajh Boyd (3896 yards, 36 TD et 13 INT + 10 TD au sol) et QB Aaron Murray (3893 yards, 36 TD et 10 INT) font partie des plus grands et ils ont à leurs côtés des armes pour performer. Ils ont tous les deux perdus leurs cible favorite (Hopkins pour Boyd et King pour Murray) mais sont de retour des joueurs exceptionnels. Du côté de #8 Clemson, WR Sammy Watkins aura à cœur de faire mieux que sa saison sophomore en demi teinte comparée à sa saison freshman mais il sera épaulé par un trio de juniors avec WR Martavis Bryant, WR Charone Peake et TE Sam Cooper. Compter aussi sur le redshirt freshman WR Gerrone Hooper pour faire des vagues. La plus grosse question concernant l’attaque des Tigers réside dans la succession de RB Andre Ellington. Le successeur attendu est senior RB Roderick Mcdowell mais le junior RB D.J. Howard prendra de plus en plus de snaps au fur et à mesure que la saison va avancer.
Pour #5 Georgia, le problème est moindre puisque le duo de sophomore RB Todd Gurley et RB Keith Marshall (211 yards et 25 TD à eux deux) est de retour et avec un an d’expérience et une ligne offensive monstrueuse. Rares sont les équipes qui pourront les stopper. Les receveurs attitrés de QB Aaron Murray seront les juniors WR Malcom Mitchell et WR Michael Bennett.
Ces deux attaques de feux seront très difficiles à stopper que ce soit pour l’une ou l’autre des défenses. La D des Tigers a perdu des éléments dans sa secondary mais voit la montée en puissance de S Travis Banks et l’arrivée sur le campus de CB Mackensie « The Great » Alexander (oui je l’ai trouvé tout seul mais le kid sera un shutdown corner d’ici à 2 ans, j’en mets ma main a coupée). La plus grosse force des Tigers se situe dans son front seven emmené par un trio de LB puissant dont le tackling machine LB Spencer Shuey (70 tackles et 7 sacks en 2012) et les OLB Stephone Anthony (63 tackles et 4.5 sacks en 2012) et OLB Tony Steward. Ne pas oublier DE Vic Beasley et ses 8 sacks en 2012 qui sont de retours, ce joueur s’inscrit dans la récente tradition de très bon DE qui sortent de la Death Valley. Ces pertes ne sont rien en comparaison de celle de #5 Georgia. Quand une équipe perd des joueurs (à noter que cette D a réalisée 91 tkfls et 32 sacks en 2012, impressionnant !) comme LB Jarvis Jones, LB Alec Ogletree, DT John Jenkins et S Bacarri Rambo, tous draftés dans la NFL en avril dernier, ça fait mal. Et pourtant, cette défense reste hyper talentueuse preuve de la grandeur de cette équipe des Bulldogs. Deux joueurs à suivre : le phénomène OLB Jordan Jenkins et le true freshman FS Tray Williams.
Prédiction : Clemson 41, Georgia 38.

Rédacteur régulier de 2012 à 2014. Preview des rencontres du week-end. Mise en lumière des stars via des articles précis. Fan des Tigers de Clemson. Éditeur en chef à @LaGrosseRadio.

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Falcons92170

    31 août 2013 at 14h29

    salut, super preview (comme d’hab), je vois aussi une victoire sur le fil de clemson.

    sinon, est ce que tu pourrais aéré un peux plus les gros textes s’il te plait 😉

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Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l’arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l’expérience et un quarterback talentueux pour menacer Oregon dans la division Pac-12 North.

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Crédit photo : Cal Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Redbox Bowl : victoire contre Illinois (35-20).
Head coach : Justin Wilcox, 4e année (20-18) – Résultats en carrière : 20-18.
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter & Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : LB Evan Weaver, FS Ashtyn Davis, SS Jaylinn Hawkins.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, RT Jake Curhan, NT Brett Johnson, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, CB Camryn Bynum, DB Elijah Hicks.

Quatrième rentrée à Cal pour Justin Wilcox et les attentes ont grimpées de manière exponentielle depuis son arrivée sur le campus de Berkeley. L’ancien coordinateur défensif de Boise State, Tennessee, Washington, USC et Wisconsin, qui s’est vu offrir son premier rôle de head coach chez les Golden Bears, n’a eu de cesse de faire progresser un programme en perdition. Après une première campagne à 5-7 en 2017, la saison 2018 s’est soldée sur un bilan de 7-6 prometteur et une fiche de 8-5 l’an dernier.

Les Golden Bears auront néanmoins besoin de faire mieux au sein de leur propre conférence s’ils espèrent continuer sur leur lancée. Malgré quelques obstacles, tous les espoirs sont permis du côté de la baie de San Francisco puisque Cal récupère un nombre confortable de joueurs comparé à 2019 et espère bien voir émerger plusieurs joueurs à des postes clés dans le jeu aérien et en défense.

Du neuf avec du vieux

Bonne nouvelle pour les Golden Bears, il y aura ainsi peu de changements en attaque. Avec la quasi totalité des titulaires 2019 de retour, les plus gros bouleversements se situent ainsi au niveau du coaching staff, où Beau Baldwin, l’ancien coordinateur offensif, a cédé sa place à Bill Musgrave, un habitué de la NFL.

QB Chase Garbers (#7) – Crédit photo : Cal Athletics

Comme l’an dernier, c’est le jeu au sol qui devrait porter l’attaque de Cal, avec RB Christopher Brown (914 yards et 8 TD en 2019) bien installé après des performances remarquées en dépit d’une ligne offensive instable. Il sera épaulé par le transfuge de Wisconsin RB Bradrick Shaw, dans son style plus en puissance, et par son remplaçant habituel RB Marcel Dancy (248 yards, 2 TD).

À côté de ça, l’OL ressemble à une épine dans le pied de Bill Musgrave. Cal a terminé 2019 à la 125e place nationale en nombre de sacks encaissés, avec environ 40% des dropbacks échouant à cause de pression sur le backfield. Pire, les Golden Bears ont recruté Angus McClure cet été comme coach de la ligne offensive suite au départ en retraite de Steve Greatwood. Meilleur recruteur que coach, McClure a passé cinq saisons à UCLA entre 2007 et 2011 pour un bilan affreux avec la ligne offensive.

Avec le modeste talent à disposition, dont seulement un prospect quatre étoiles et un trois étoiles au sein de l’escouade, il faudra compter sur le fait de récupérer presque toute la rotation 2019, ce qui laisse envisager une progression, aussi infime soit-elle. Au moins au poste de left tackle où OT Will Craig retrouvera son poste après deux saisons consécutives raccourcies sur blessure. L’ancien prospect quatre étoiles avait snobé Notre Dame pour la Californie il y a deux ans. Les tauliers C Michael Saffell et OT Jake Curhan devraient heureusement tenir la baraque un minimum.

Il faudra au moins ça pour protéger les miches du golden boy QB Chase Garbers (1 772 yards, 14 TD, 3 INT), qui a connu pas mal de déboires à Cal depuis sa titularisation surprise comme true freshman en 2018. Blessé à plusieurs reprises l’an dernier, il semble enfin prêt à prendre en main une attaque aérienne qui manque cependant de playmakers, hormis le slot receiver WR Nikko Remigio (38 réceptions, 513 yards, 3 TD) et TE Jake Tonges (13 réceptions, 262 yards, 1 TD). Le recrutement efficace dans ce secteur devrait toutefois apporter suffisamment de ressources au nouvel OC des Bears.

RB Christopher Brown (#34) – Crédit photo : Twitter/CalFootball

Le retour des « Takers » ?

Ces deux dernières années, Cal a perdu des joueurs de niveau NFL au sein de sa défense et 2020 pourrait marquer la régression d’un groupe bien fourni mais qui manque de talent brut. Les départs d’Evan Weaver, auteur de 181 plaquages en 2019, et de toute la rotation des safeties devraient poser problème contre la course alors que l’absence du nose tackle Chris Palmer, parti en 2018, s’était déjà faite ressentir l’an dernier.

Le jeune NT Brett Johnson (26 plaquages, 3.5 pour perte dont 1.5 sack) sera attendu au tournant, ainsi que LB Kuony Deng (119 plaquages, 7.5 pour perte dont 3 sacks, 8 passes défendues), l’acolyte de Weaver désormais patron d’une défense qui retrouve beaucoup de visages connus. CB Camryn Bynum (63 plaquages, 9 passes défendues, 1 INT) et DB Elijah Hicks (44 plaquages, 2 sacks, 5 passes défendues) seront les leaders d’une secondary sur laquelle compte beaucoup Justin Wilcox. Le second sera repositionné comme safety pour combler le manque d’expérience au poste. Auto-affublés du surnom “The Takers” en 2018 pour leur grand nombre de turnovers en défense, les defensive backs devraient à nouveau être au centre de l’attention au sein d’une conférence où le jeu aérien est au centre de tout.

Le pass rush sera également d’une importance capitale et, coup de pouce de la NCAA, les seniors DE Luc Bequette (52 plaquages, 4 pour perte dont 3 sacks, 2 fumbles forcés) et DE Zeandae Johnson (29 plaquages, 5 pour perte dont 3.5 sacks, 1 FF) ont obtenu une sixième année d’éligibilité suite aux nombreuses blessures qui ont émaillé leur carrière. Avec cinquante titularisations à eux-deux, ils formeront un duo solide sur la ligne, soutenus par LB Cameron Goode (57 plaquages, 14 pour perte dont 9.5 sacks), l’un des playmakers du groupe, et le vétéran LB Tevin Paul (28 plaquages, 3 sacks).

LB Cameron Goode – Crédit photo : Bearinsider

Toutefois, malgré les départs en défense, dont neuf des quinze meilleurs plaqueurs de 2019, l’ancien DC Justin Wilcox dispose du talent nécessaire et d’un coaching staff capable d’assurer la transition sans encombre. Le coordinateur défensif Tim DeRuyter sera cette année assisté de Peter Sirmon, précédemment coach des linebackers, pour préparer la transition d’après les experts puisque le premier pourrait être promu head coach dès 2021 au sein d’un autre programme.

Conclusion

Le monde du College Football se divise en deux catégories ; ceux qui pensent que Justin Wilcox va continuer de faire progresser les Golden Bears et ceux qui estiment que Cal a déjà atteint son apogée en 2019 avec l’effectif actuel. Difficile de contrarier les seconds tant cette équipe est blindée d’incertitudes. Néanmoins, il ne manque pas grand chose pour briller au sein de la Pac-12, en l’occurrence une ligne offensive efficace et une défense de retour au niveau attendu. En cas de nouvelle saison réussie, Justin Wilcox pourrait bien faire ses adieux à Berkeley pour un programme de plus grande envergure. C’est donc le moment ou jamais pour les Golden Bears, alors que les conditions semblent réunies pour briller.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts
– Une attaque qui ne peut que progresser.
– Des playmakers un peu partout en défense.
– Bill Musgrave, le nouvel OC, vétéran du coaching NFL.

Points faibles
– Le jeu aérien doit faire ses preuves.
– Le départ d’Evan Weaver et de tous les safeties.
– Un recrutement chiche en talent face aux cadors de Pac-12.

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Preview 2020 : Stanford Cardinal

Handicapé par les blessures l’an passé et diminué par des classes de recrutement minces, le Cardinal de Stanford de coach David Shaw est-il sur le déclin après des années de domination dans la Pac-12 ?

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Crédit photo : JOHN TODD, isiphotos.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui le Cardinal de Stanford.

Stanford Cardinal

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 4-8.
Head coach : David Shaw, 10e année (86-34) – Résultats en carrière : 86-34.
Coordinateur offensif : Tavita Pritchard.
Coordinateur défensif : Lance Anderson.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB KJ Costello, RB Cameron Scarlett, TE Colby Parkinson, DT Michael Williams, DE Jovan Swann, LB Casey Toohill, LB Andrew Pryts.
Joueurs à suivre : QB David Mills, WR Simi Fehoko, LT Walker Little, RT Foster Sarell, DE Thomas Booker, LB Gabe Reid, LB Curtis Robinson, CB Paulson Adebo.

Il faut remonter à 2008 pour trouver trace d’une saison sans bowl du côté de Stanford. Entre temps, le Cardinal a connu sa meilleure période historiquement, avec des titres de division, de conférence, des victoires à l’Orange Bowl et au Rose Bowl, et une présence régulière dans le top 10 national. Les saisons 2018 et 2019 ont cependant sérieusement bousculé les nouvelles habitudes du programme de Palo Alto.

Piétinés par Washington et Oregon, douchés par Washington State, USC et même UCLA l’an dernier, les joueurs de David Shaw ont connu l’affront d’un bilan négatif en 2019. Une saison où tout est allé de travers, entre les blessures de joueurs clés, l’effondrement d’un système offensif basé sur la course et le déclin d’une défense réputée jusqu’ici.

Nombreux sont ceux qui estiment que la période dorée du Cardinal est terminée, alors que de nombreux transferts ont frappé le programme cette année et que David Shaw se refuse encore à modifier un coaching staff en difficulté. Pas sûr que 2020 soit plus glorieux dans ces conditions.

QB David Mills (#15) – Crédit photo : David Madison, Getty Images

Nouveau look pour une nouvelle vie

Dépassé par les événements en 2018, Stanford avait été contraint d’abandonner son style tout en course pour un jeu aérien plus moderne, profitant de receveurs aux dimensions démesurées comme JJ Arcega-Whiteside ou Colby Parkinson pour avancer. L’an dernier, même combat, avec moins de réussite dans le jeu de passe pour un naufrage complet en attaque. Auparavant porté par une ligne offensive de haut niveau et un jeu de course efficace, le Cardinal a montré ses limites avec l’absence sur blessure de titulaires importants sur la ligne.

La faute pourrait aussi revenir au coaching staff dépassé, en particulier le coordinateur offensif Tavita Pritchard, qui aborde sa troisième saison avec Stanford. Également coach des quarterbacks, on lui reproche les développements ratés de KJ Costello, désormais parti pour Mississippi State, et de QB David Mills (1960 yards à la passe, 11 TD et 5 int en 2019), recrue cinq étoiles à l’époque et futur titulaire du poste. S’il est peut être le meilleur passeur de l’effectif, ce dernier a montré des lacunes techniques préoccupantes. Il devrait cependant faire mieux en 2020 avec une meilleure protection, de quoi espérer un meilleur débit de points.

Le jeu au sol profitera d’une ligne offensive solide, qui retrouve OT Walker Little à gauche après une saison blanche, OT Foster Sarell à droite et le All-Pac-12 C Drew Dalman au milieu. Tant qu’elle reste en bon état, puisque les blessures avaient gâché le niveau de l’OL du Cardinal en 2019, alors que la profondeur pourrait poser problème tant le groupe est jeune, notamment après les transferts des anciens titulaires Devery Hamilton et Henry Hattis.

Sans une ligne capable, la saison devrait être longue pour un groupe de coureurs loin des standards habituels. Pas de Christian McCaffrey ou de Bryce Love cette année, David Shaw devra compter sur le sophomore RB Austin Jones (227 yards au sol, 1 TD) et la recrue RB EJ Smith, fiston du légendaire Emmitt Smith. Le premier à saisir sa chance devrait être propulsé sur le devant de la scène.

WR Simi Fehoka (#13) – Crédit photo : Ezra Shaw, Getty Images

Néanmoins, à moins d’un énième bouleversement de dernière minute auxquels Stanford nous a habitué ces dernières saisons, l’attaque devrait largement se reposer sur Mills et une escouade de receveurs expérimentée, avec quatre receveurs de retour ayant cumulé 158 réceptions, 2 007 yards et 12 touchdowns l’an dernier : WR Michael Wilson (56 réceptions, 672 yards, 5 TD), WR Connor Wedington (51 réceptions, 506 yards, 1 TD), WR Osiris St. Brown (27 réceptions, 263 yards) et WR Simi Fehoko (24 réceptions, 566 yards, 6 TD).

Une Révolution attendue en défense

Si les espoirs du Cardinal résident énormément sur l’attaque aérienne, la défense est l’autre point fort attendu du côté de Palo Alto. Régulièrement mise à mal ces deux dernières années, avec 430 yards et 30 points encaissés en moyenne par match en 2019, elle ne peut plus profiter d’une attaque qui dicte le tempo du match grâce à un jeu de course à l’ancienne. Plus souvent sur le terrain, la défense doit également faire face à ses propres lacunes.

Au rang des mauvaises nouvelles, il y a tous ces départs de joueurs clés : le patron de la défense Casey Toohill a bouclé sa carrière universitaire après cinq ans sur le campus de Stanford, alors que les titulaires DT Michael Williams (SMU), DE Jovan Swann (Indiana), LB Andrew Pryts et CB Obi Eboh (UCLA) ont quitté le navire via le portail des transferts, comme DT Bo Peek (USF) avant eux.

Alors que reste-t-il ? Une bonne nouvelle avec le retour de CB Paulson Adebo (33 plaquages, 10 passes défendues, 4 INT), pourtant attendu à la dernière draft, en futur patron d’une défense en miettes. SS Kendall Williamson (47 plaquages) et FS Malik Antoine (31 plaquages, 4 passes défendues) seront également de la partie pour encadrer un jeune groupe de defensive backs prometteur, d’où pourrait déjà émerger le jeune CB Kyu Kelly (35 plaquages, 1 sack, 5 passes défendues, 1 INT), déjà lancé dans la rotation comme freshman l’an dernier. Avec l’excellent coach Duane Akina à la baguette, la secondary devrait assurer un minimum.

CB Paulson Adebo (#11) – Crédit photo : Bob Drebin/isiphotos.com

Malheureusement, la ligne défensive est bien loin de fournir les mêmes garanties, avec un groupe décimé puisque Stanford compte seulement deux DL boursiers dans son effectif, en l’occurrence le vétéran NT Dalyn Wade-Perry (12 plaquages, 5 pour perte dont 1 sack) et le true freshman DT Tobin Phillips. Même si le coordinateur défensif devrait abandonner le traditionnel système 3-4 pour passer en 2-4-5, ça reste très juste et DE Thomas Booker et DE Thomas Schaffer devraient être repositionnés à l’intérieur.

Chez les linebackers, le ciment de la défense du Cardinal, LB Gabe Reid (43 plaquages, 9 pour perte dont 2 sacks, 2 passes défendues) fera son retour à l’extérieur, tandis que le départ de Toohill pour la NFL sera probablement compensé par LB Jordan Fox (22 plaquages, 3.5 pour perte). Le pass rush devrait être l’une des forces du programme californien, de quoi compenser la faiblesse et le manque d’expérience des ILB en-dehors de LB Curtis Robinson (64 plaquages, 3 pour perte dont 2 sacks, 2 fumbles forcés), titulaire en 2019. Le coaching staff attend énormément de LB Ricky Miezan (4 plaquages), prometteur avant sa blessure l’an dernier.

Finalement, le véritable point fort de David Shaw pourrait être ses special teams, avec tous ses titulaires de retour, dont le solide K Jet Toner et le sophomore P Ryan Sanborn, l’une des révélations du Cardinal l’année passée. Pas de quoi faire rêver non plus la fanbase de Palo Alto.

Conclusion

Les nombreux départs de seniors et de joueurs transférés pourraient faire mal à Stanford, qui connait forcément plus de difficultés pour recruter étant donné le niveau exigé pour intégrer la prestigieuse fac californienne. En cas de nouvelle cascade de blessures comme en 2019, le Cardinal pourrait à nouveau s’écrouler car son effectif est loin d’être aussi profond qu’habituellement. On imagine tout de même mal l’équipe de David Shaw concurrencer Oregon, Washington ou USC pour le titre de Pac-12. Reste que le coach a sans doute tiré les leçons de deux saisons mornes consécutives, en particulier de l’affront vécu l’an dernier avec un bilan négatif et une absence remarquée pendant les bowls de fin de saison. La progression du quarterback David Mills et le niveau du jeu de course détermineront rapidement la trajectoire du Cardinal en 2020.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts
– La ligne offensive titulaire.
– Un pass rush généralement efficace.
– Un savant dosage d’expérience et de jeunesse chez les DBs.

Points faibles
– Le manque de profondeur affolant sur la ligne défensive.
– Un jeu de course en-dessous des standards.
– Une spirale négative depuis deux ans mais aucun changement dans le staff.

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Preview

Preview 2020 : Penn State Nittany Lions

Une effectif talentueux rempli d’anciens prospects 4 et 5 étoiles et une attaque remodelée par l’arrivée de Kirk Ciarrocca permettront-ils à Penn State de faire tomber Ohio State dans la conférence Big Ten.

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Nittany Lions de Penn State.

Penn State Nittany Lions

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 11-2, 7-2 Big Ten. Cotton Bowl : victoire contre Memphis (53-39).
Head coach : James Franklin, 7ème année (56-33). Résultats en carrière : 80-30.
Coordinateur offensif :  Kirk Ciarocca (1ème année).
Coordinateur défensif : Brent Pry (5ème année).
Titulaires de retour : 16 (9/11 en attaque, 5/11 en défense, 2/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Cam Brown, P Blake Gillikin, OG Steven Gonzalez, DE Yetur Gross-Matos, WR K.J. Hamler, LB Jan Johnson, CB John Reid, RB Ricky Slade, S Garrett Taylor, DT Robert Windsor.
Joueurs à suivre : RB Journey Brown, QB Sean Clifford, OT Will Fries, C Michael Menet, TE Pat Freiermuth, LB Ellis Brooks, CB Tariq Castro-Fields, LB Micah Parsons, DE Shaka Toney, S Lamont Wade.

Après deux premières saisons encourageantes (7-6), marquant le renouveau de Penn State post-Sandusky, James Franklin a mené les Nittany Lions à onze victoires lors de trois des quatre dernières saisons et était à un Benny Snell Jr près (défaite de PSU contre Kentucky lors du Citrus Bowl 2019, 24-27) de quatre saisons consécutives à plus de dix victoires. Depuis le début de la saison 2016, les Nitts ont perdu huit de leurs onze défaites par moins de cinq points, dont deux fois par la plus petite des marges (1 point) contre Ohio State. La lourde défaite à Michigan en 2018 (7-42) est quasiment la seule grosse tâche récente sur le CV des « Blue & White ». Celle, 10-49 à Michigan en 2016, l’avait été avec un groupe de linebackers décimé et n’avait pas empêché PSU de remporter la Big Ten.

Le bilan plus que positif laisse pourtant un goût d’inachevé. Penn State a été deux fois aux portes du College Football Playoff (2016 et 2017) mais n’a toujours pas réussi à franchir la dernière marche. L’an dernier, les Nittany Lions ont craqué à Minnesota (26-31) avant de tomber à Ohio State (17-28). Contre les Gophers, la défense de PSU a accordé 339 yards dans les airs en seulement 18 passes (sur 20 tentées), soit un énorme 19 yards par passe complétée… Plutôt que d’avoir à nouveau à affronter l’attaque explosive de Kirk Ciarocca, James Franklin a chipé le coordinateur offensif de PJ Fleck pour remplacer Ricky Rahne, devenu entraineur en chef à Old Dominion.

Beaucoup d’observateurs estiment que PSU a les armes en 2020 pour détrôner Ohio State, qui a gagné les trois derniers titres de conférence Big Ten. Cela passera avant tout par une amélioration au poste de quarterback tenu par QB Sean Clifford (189/319, 2654 yards, 3 TD, 7 INT / 116 courses, 402 yards, 5 TD). Le dynamique quarterback des Nitts devrait profiter du système mis en place par le nouveau coordinateur offensif pour améliorer sa précision sur longues passes, ce qui ouvrira (littéralement) le champ des possibilités pour l’attaque. PSU pourra également compter sur sa défense, l’une des toutes meilleures du pays en 2019 (8ème de FBS avec 16 points par match).

QB Sean Clifford (#14) – Crédit photo : Getty Images

Forces

RB Journey Brown (890 yards, 12 TD), RB Noah Cain (443 yards, 8 TD) et RB Devyn Ford (294 yards, 3 TD) forment peut-être le meilleur trio de coureurs de FBS. Et le carré aurait pu être plus que magique si RB Ricky Slade (214 yards, 2 TD) n’avait pas décidé de quitter State College pour rejoindre Old Dominion (où il retrouve son ancien coordinateur offensif, Ricky Rahne). L’attaque au sol de Penn State pourrait ronronner aux alentours des 200 yards par match cette saison, si les défenses adverses chargent moins la boite pour davantage couvrir le jeu aérien. Journey Brown reste sur une performance plus qu’honnête contre Memphis au Cotton Bowl (202 yards et 2 TD à 12.6 yards par course) et Noah Cain, dont les huit touchdowns lors de sa première année font mieux que les 7 TD de Saquon Barkley, ne semble pas connaitre le concept des yards perdus derrière la ligne de mêlée.

Le groupe de linebackers perd LB Cam Brown (72 placages) et LB Jan Johnson (62 placages) mais LB Micah Parsons (109 placages dont 14.5 pour perte et 5 sacks) est le meilleur du pays à son poste dans la meilleure défense contre la course de la Big Ten, et 5ème du pays, l’an dernier (95 yards par match). Il occupera le côté fort du terrain et laissera le milieu à LB Ellis Brooks et le côté faible à la future star LB Brandon Smith. Penn State a une longue tradition au poste et devrait, cette année encore, mériter son appellation de « Linebacker U ».

Devant eux, la ligne défensive perd le monstre DE Yetur Gross-Matos (14.5 placages pour perte et 9 sacks) mais DE Shaka Toney (6.5 sacks) et DE Jayson Oweh (5 sacks) forment un duo explosif qui pourra aussi aller chercher le quarterback adverse. En 2019, les Nittany Lions ont produit une moyenne de 3.46 sacks par match, soit la 7ème performance du pays. A l’intérieur de la ligne, DT PJ Mustipher (37 placages dont 4.5 pour perte) facilitera le travail de la deuxième lame affûtée par Micah Parsons.

LB Micah Parsons (#11) – Crédit photo : Abby Drey

Faiblesses

La cible préférée de Sean Clifford en 2019, WR K.J. Hamler (904 yards, 8 TD), est désormais un Denver Bronco et Penn State se retrouve avec les mêmes doutes qui l’ont assailli ces dernières années : y a-t-il un receveur fiable du calibre de WR Allen Robinson (Chicago Bears) ou de WR Chris Godwin (Tampa Bay Buccaneers) ?

WR Justin Shorter, recrue 5 étoiles en 2018, est parti chez les Florida Gators après un exercice 2019 décevant, un an après que WR Juwan Johnson prenne le chemin d’Oregon. Malaise dans le groupe des receveurs des Nittany Lions ou fâcheuse coïncidence ? Quoiqu’il en soit, PSU est à la recherche de mains solides et consistantes pour éviter une nouvelle saison de ballons lâchés. WR Jahan Dotson (488 yards, 5 TD) et WR Daniel George seront les fers de lance de l’attaque aérienne et les Nitts comptent également beaucoup sur le développement de WR KeAndre Lambert-Smith. WR Cam Sullivan-Brown et WR Mac Hippenhammer procurent des secondes options intéressantes mais la soupape de sécurité ultime sera TE Pat Freiermuth (507 yards, 7 TD) qui peut prétendre au titre de meilleur tight-end du pays aussi bien pour son talent de receveur que pour ses qualités de bloqueur.

Dans le secondaire, CB John Reid (8 passes défendues, 2 INT) et S Garrett Taylor (84 placages) sont tous deux diplômés pour une défense qui a accordé plus de 250 yards par match dans les airs (100ème de FBS). CB Tariq Castro-Fields (52 placages, 8 passes défendues, 2 INT) sera le leader d’une unité en reconstruction et devra montrer plus de concentration et de régularité. La star de la dernière ligne de défense pourrait être le joueur de deuxième année S Jaquan Brisker (2 INT) tandis que S Lamont Wade (67 placages, 5 passes défendues) apportera sa maturité et son expérience de vétéran.

TE Pat Freiermuth (#87) – Crédit photo : Getty Images

Incertitudes

Les années se suivent et se ressemblent pour la ligne offensive de Penn State. Théoriquement en progrès constant depuis l’arrivée de James Franklin à State College, elle peine à concrétiser les espoirs placés en elle. C’est peut-être l’année ou jamais malgré la perte de OG Steven Gonzalez et ses 50 matches de titulaire en quatre ans. Les Nittany Lions sont encore bien équipés, notamment avec C Michael Menet et OT Will Fries, mais ils doivent faire mieux que les 2.46 sacks accordés en 2019 (98ème de FBS).

Conclusion

Penn State et ses 42 victoires en quatre ans pourrait, avec un peu plus d’application, en compter 50 et quelques voyages au Playoff.

L’attaque a parfois manqué de tranchant lorsqu’il fallait tuer le match, ne parvenant pas à convertir des tentatives accessibles et laissant les fans se gratter le haut du crâne avec des regards interrogateurs. La défense, pour aussi bonne qu’elle ait été ces dernières années, devra faire encore mieux si l’attaque ne retrouve pas une dimension similaire à celle qu’elle avait sous Joe Moorhead (maintenant OC à Oregon) en 2016. Les Nittany Lions ont remporté 31 de leurs 32 derniers matchs lorsque la défense accorde moins de 27 points mais est 9-10 dans le cas contraire. Il est plus que probable que l’attaque sera régulièrement plus proche des 30 que des points avec l’arrivée de Kirk Ciarocca et un an de plus sous la ceinture pour Sean Clifford.

Tous les voyants sont au vert pour Penn State en 2020 et Ohio State doit venir jouer à Happy Valley. Les derniers épisodes entre Nittany Lions et Buckeyes ont souvent été palpitants et cette année ne devrait pas déroger à la règle.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Points forts
– Le meilleur linebacker du pays
– Peut-être le meilleur tight-end du pays
– L’un des tous meilleurs groupes de running back du pays

Points faibles
– Les mains trop peu sûre des receveurs
– Un secondaire trop souvent exposé
– Un coaching parfois douteux aux moments clés

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Preview

Preview 2020 : Michigan State Spartans

Incertitude en attaque et en défense, de nouveaux systèmes à apprendre et un QB qui a tout à prouver : le nouvel head coach des Spartans, Mel Tucker, ne manquera pas de défis pour rebooster un programme de Michigan State post-Mark Dantonio.

Publié

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Crédit photo : Nick King/Lansing State Journal

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Spartans de Michigan State.

Michigan State Spartans

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 7-6, 4-5 Big Ten. Pinstripe Bowl : victoire contre Wake Forest (27-21).
Head coach : Mel Tucker, 1ère année. Résultats en carrière : 5-7.
Coordinateur offensif : Jay Johnson (1ère année).
Coordinateur défensif : Scottie Hazelton (1ère année).
Titulaires de retour : 11 (7/11 en attaque, 3/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Joe Bachie, CB Josh Butler, OL Tyler Higby, QB Brian Lewerke, DT Mike Panasiuk, CB Josiah Scott, TE Matt Seybert, WR Darrell Stewart Jr, LB Tyriq Thompson, DE Kenny Willekes, WR Codie White, DT Raequan Williams.
Joueurs à suivre : C Matt Allen, RB Elijah Collins, QB Rocky Lombardi, WR Trey Mosley, WR Jalen Nailor, CB Shakur Brown, LB Noah Harvey, S Xavier Henderson, DE Jacub Panasiuk, LB Antjuan Simmons.

A la surprise générale, Mark Dantonio a raccroché les crampons début février après treize années passées à la tête du « petit frère » de Michigan. Durant son mandat, le natif du Texas a remporté exactement deux tiers de ses matchs (114-57) et trois titres de conférence Big Ten dont l’un a permis à Michigan State de participer au College Football Playoff (2015).

Surtout, les Spartans ont terminé six saisons à plus de dix victoires, soit trois fois plus que lors de la centaine de saisons précédentes. Quand on sait que même Lord Nick Saban (1995-1999) n’a jamais fait mieux que neuf victoires, cela pose tout de même son homme. Mais, malgré le beau sursaut en 2017 (10-3), les Spartans ont du mal à se remettre de la saison 2016 catastrophique (3-9) et ont enchaîné deux saisons moyennes (7-6), loin de leurs ambitions récentes. Il était temps pour la légende d’East Lansing de prendre ses distances et de laisser au programme insuffler un nouveau souffle.

Sparty s’est curieusement tourné vers Mel Tucker dont l’unique année de head coaching à Colorado (5-7) n’a rien d’impressionnant. Ce que Bill Beekman, le directeur athlétique de MSU, a vu en Mel Tucker pour lui offrir six ans de contrat et un salaire annuel de 5.5 millions de dollars, soit 25% de plus que le salaire de Mark Dantonio, reste pour l’instant un mystère. Et cela risque bien de le rester compte tenu des lourdes pertes défensives subies par les Spartans à l’intersaison.

RB Elijah Collins (#24) – Crédit photo : Junfu Han, Detroit Press Free

Étant donné que l’identité de Michigan State et de ses récents succès sur le terrain sont, avant tout, le résultat d’une défense intraitable, il y a de quoi être inquiet. Pour ne rien arranger, QB Brian Lewerke est désormais l’une des doublures de Tom Brady Cam Newton aux New England Patriots, ce qui laisse les Spartans avec un petit bleu aux commandes de l’attaque.

Forces

Même si l’attaque de Michigan State a été plus que pédestre en 2019 (voir ci-dessous), la majorité de la ligne offensive reprend du service, à commencer par C Matt Allen et LT AJ Arcuri. Avec seulement 18 sacks accordés en 13 matchs, la O-line des Spartans s’est placée dans le Top 20 de la FBS l’an passé. Maigre consolation pour un groupe qui a eu du mal à ouvrir des trous pour le jeu au sol (3.5 yards par course) et RB Elijah Collins (988 yards, 15 TD). Le redshirt sophomore sera à nouveau le porteur de ballons principal devant un autre sophomore, RB Anthony Williams Jr (118 yards, 1 TD).

Avec l’obtention des diplômes de LB Joe Bachie (72 placages dont 9.5 pour perte et 3.5 sacks, 4 passes défendues) et LB Tyriq Thompson (75 placages, 2 INT), MSU perd un gros pourcentage de ses statistiques défensives. Mais le meilleur plaqueur de la 18ème défense de FBS en 2019 (322 yards et 22.5 points par match), LB Antjuan Simmons (90 placages dont 15 pour perte et 3.5 sacks), est de retour en 2020 pour sa dernière saison à East Lansing et sera, à n’en pas douter, la star du « front seven ». A ses côtés, LB Noah Harvey (45 placages dont 5 pour perte et 3 sacks) devrait prendre du volume.

La défense contre la passe de Michigan State s’est montrée solide en 2019 (208 yards par match, 37ème de FBS) mais elle perd CB Josh Butler (5 passes défendues) et surtout CB Josiah Scott (52 placages, 6 passes défendues, 3 INT). Pour autant, les Spartans pourront compter sur de solides pièces maitresses avec les deux stars montantes S Xavier Henderson (83 placages, 2 INT) et CB Shakur Brown (5 passes défendues). Une des clés de la saison du secondaire des Spartans sera d’éliminer les gros jeux, qui l’ont trop souvent plombé l’an passé.

LB Antjuan Simmons (#34) – Crédit photo : Joe Robbins, Getty Images

Faiblesses

En 2019, l’attaque de Michigan State a terminé 95ème du pays (372 yards) et 105ème au nombre de points marqué par match (22.4 points par match). Pire, 113ème de FBS à la course n’est pas exactement le standard en Big Ten (sauf pour Purdue, 126ème dans cette catégorie, mais traditionnellement plus axé sur le jeu aérien). Le relatif point « fort » des Spartans l’an passé est devenu un sujet d’inquiétude puisque Brian Lewerke (260/436, 3079 yards, 17 TD, 13 INT) et les trois meilleurs receveurs de MSU en 2019, WR Codie White (922 yards, 6 TD), WR Darrell Stewart Jr (697 yards, 4 TD) et TE Matt Seybert (284 yards, 3 TD) sont désormais en NFL, emportant avec eux 60% de la production aérienne et 76% des touchdowns. Derrière eux, les quatre contributeurs suivants étaient tous joueurs de première année en 2019 : WR Trey Mosley (216 yards, 1 TD), WR Julian Barnett (182 yards), WR Matt Dotson (151 yards, 1 TD) et TE Trenton Gillison (147 yards).

La ligne défensive est, elle aussi, décimée avec les départs pour l’échelon supérieur de DT Mike Panasiuk (34 placages dont 10 pour perte et 3 sacks), DT Raequan Williams (48 placages dont 7.5 pour perte et 5 sacks) et surtout DE Kenny Willekes (78 placages dont 15.5 pour perte et 10 sacks). DE Jacub Panasiuk (34 placages dont 8.5 pour perte et 3.5 sacks) jouera un rôle encore plus crucial en tant que seul titulaire de retour et les vétérans DE Drew Beesley (6 placages pour perte) et DT Naquan Jones devraient, eux aussi, prendre plus d’ampleur.

Qui pour retourner les coups de pieds adverses ? Darrell Stewart Jr était le numéro 1 sur kickoff avec huit retours mais RB Anthony Williams Jr (5 retours), WR Jalen Nailor (3 retours), Julian Barnett (3 retours) et Trent Gillison (2 retours) ont tous eu de multiples occasions de se prêter à l’exercice. En retour de punt, WR Brandon Stewart (16 retours) et Codie White (7 retours) laissent S Dominique Long (1 retour) orphelin. Côté botteurs, Michigan State retrouve K/PK Matt Coghlin, et ses peu glorieux 68.8% de field goals marqués, et devra se trouver un nouveau punter pour remplacer P Jake Hartarger (a priori P Mitchell Crawford, en provenance de UTEP).

S Xavier Herderson – Crédit photo : MSU Athletics

Incertitudes

Que vaudra QB Rocky Lombardi (7/21, 74 yards, 2 INT), le remplaçant attendu de Brian Lewerke ? Son nom le promet à un avenir glorieux mais la réalité du terrain pourrait être tout autre pour le joueur de troisième année. Ses apparitions ces deux dernières saisons n’ont guère convaincu avec un maigre 43% de passes complétées et près de deux fois plus d’interceptions (5) que de touchdowns (3). S’il flanche, QB Theo Day, qui n’a tenté que trois passes lors de sa première année, devra être prêt à prendre la relève.

Conclusion

En 2020, Michigan State tourne une page de son histoire avec le départ de Mark Dantonio et l’arrivée d’un nouveau staff. Mel Tucker (HC, Colorado), Jay Johnson (OC, Colorado) et Scottie Hazelton (DC, Kansas State) auront fort à faire avec une équipe des Spartans en lente régression depuis quatre ans. L’équipe n’a pas vraiment de point fort mais beaucoup de questions à toutes les lignes. Non des moindres, le remplacement de Brian Lewerke au poste de quarterback. MSU joue dans l’une des divisions les plus difficiles de la ligue avec l’ogre Ohio State, le ressuscité Penn State et le « grand frère » Michigan. Avec la moitié des titulaires 2019 désormais loin du campus, 2020 devrait être une nouvelle année de transition pour les Spartans. Atteindre la post-saison serait un résultat plus qu’honorable.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.1

Résumé

Points forts
– De l’expérience en ligne offensive
– Une couverture aérienne qui plie mais ne rompt pas
– Une solide tradition au poste de linebackers

Points faibles
– Une ligne défensive en reconstruction
– Un groupe de receveurs inexpérimenté
– Des équipes spéciales dans le flou

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