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College Gameday : le Guide de la semaine 13

Crédit photo : Marvin Fong, The Plain Dealer

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Spécial Rivalry Week !

Comme chaque année, la semaine de Thanksgiving est le théâtre de très nombreux Rivalry Games plus passionnant les uns que les autres dont le choc annuel entre #2 Ohio State et #3 Michigan, « The Game », sera le match au sommet de cette semaine.

Passion et intensité seront aux programmes de la plupart des rencontres de cette week 13.

Les Buckeyes de #2 Ohio State doivent impérativement l’emporter pour garder un espoir de participer à la finale de conférence Big Ten et au College Football Playoff. #2 du CFP Rankings, ils doivent pourtant attendre le résultat de #7 Penn State pour savoir s’ils seront du Big Ten Championship Game d’Indianapolis, le 3 décembre prochain. De son côté, #3 Michigan serait assuré d’y participer en cas de victoire à Columbus (Ohio).

Dans la conférence SEC, #13 Auburn rend visite à #1 Alabama pour le classique « Iron Bowl » tandis que dans la conférence Pac-12, l’Apple Cup entre #5 Washington et #23 Washington State sera décisive dans la course au titre de champion de division Pac-12 North. Une place en finale de conférence Pac-12 sera également en jeu lors de la « Rumble in the Rockies » entre #22 Utah et #9 Colorado et possiblement lors de la bataille pour le « Jeweled Shillelagh » entre Notre Dame et #12 USC.

Les Rivalry Games se disputeront un peu partout aux Etats-Unis mais on gardera un oeil plus particulièrement sur les matchs suivants : #14 Florida State vs #15 Florida, #6 Wisconsin vs Minnesota, Texas A&M vs LSU, Iowa vs #16 Nebraska et #4 Clemson vs South Carolina.

Retrouvez ci-dessous une présentation exhaustive du programme exceptionnel de cette week 13 :

Big Game of the Week

#3 Michigan (10-1) @ #2 Ohio State (10-1)
Samedi 26 novembre 2016, 12h00 (18h00, heure française)
Historique : Michigan mène 58-48-6
Dernier résultat : Ohio State 42, Michigan 13

Cette rivalité entre Buckeyes et Wolverines est considérée par beaucoup comme la plus intense du College Football. 111 affrontements aux couteaux depuis 1897. Traditionnellement, ce match met un terme à la saison régulière des deux équipes et c’est encore le cas cette saison. Des premiers duels du début du 20ème Siècle au fameux Snow Bowl (1950) en passant par la « Ten Year War » (1969-78) et le choc #1 vs #2 (2006), de nombreux évènements ont fait de ce Rivalry Game la référence en terme de rivalité à tel point qu’on le nomme simplement : The Game.

Présentation complète de ce Big Game of the Week entre #3 Michigan et #2 Ohio State.
 
 
 

Samedi – A partir de 12h (18h en France)

Georgia Tech (7-4) @ Georgia (7-4)
Samedi 26 novembre, 12h00 (18h00, heure française)
Historique : Georgia mène 65–40–5
Dernier résultat : Georgia 13, Georgia Tech 7

Malgré un rapprochement géographique très fort (seulement 110 kms séparent les 2 campus), tout semble opposer Georgia et Georgia Tech. L’université de Georgia est située dans la petite ville d’Athens, et se trouve spécialisée dans la recherche des arts libéraux. L’université de Georgia Tech se trouve quand à elle dans la plus grande ville de l’Etat, Atlanta, et est spécialisée dans la recherche en ingénierie. La divergence institutionnelle, universitaire et géographique des deux institutions est au cœur d’une rivalité dont la suprématie se joue chaque année sur un terrain de football lors de la « Clean, Old-Fashioned Hate ».
Attendons-nous à un duel au sol entre l’attaque triple-option des Yellow Jackets et le junior RB Nick Chubb qui jouera probablement son dernier match au Sanford Stadium. Les deux équipes sont déjà qualifiées pour un bowl.
Pronostic : Georgia Tech 31, Georgia 20.

Kentucky (6-5) @ #11 Louisville (9-2)
Samedi 26 novembre, 12h00 (18h00, heure française)
Historique : La série est à égalité 14-14
Dernier résultat :

29ème édition d’une rivalité géographique qui a débuté en 1912 avant de connaître une absence de 70 ans entre 1924 et 1994. Sous l’impulsion de coach Howard Schnellenberger (Kentucky), ce Rivalry Game a revu le jour et les deux programmes s’affrontent désormais chaque année dans ce duel de l’État du Kentucky. Si #11 Louisville a remporté les 5 derniers matchs, la série est à égalité 14-14.
Battus par Houston lors de la week 12, les Cardinals n’ont plus que leurs yeux pour pleurer après avoir perdu toutes chances de participer au College Football Playoff. Danger pour les Cards : ils feront face à une équipe de Kentucky qui a déjà atteint son objectif en se rendant éligible pour un bowl. Détendus et libérés, les Wildcats de Kentucky joueront sans pression dans ce match. Évidemment, ces derniers n’auront aucune chance de s’en sortir sans une énorme performance de leur défense face au favori pour l’obtention du trophée Heisman, QB Lamar Jackson.
Pronostic : Louisville 45, Kentucky 17.

Illinois (3-8) @ Northwestern (5-6)
Samedi 26 novembre, 12h00 (18h00, heure française)
Historique : Illinois mène 55–49–5
Dernier résultat : Northwestern 24, Illinois 14

Wildcats et Fighting Illini s’affrontent depuis 1892 avec pour enjeu la supériorité de l’État d’Illinois. Si Illinois a régulièrement dominé Northwestern, les Wildcats ont remporté 9 des 13 derniers affrontements entre ces deux rivaux de la conférence Bg Ten. A noter que les deux programmes se battaient pour le Sweet Sioux Tomahawk jusqu’en 2009 avant que ce trophée soit remplacé par le Land of Lincoln Trophy suite à la décision de la NCAA de ne plus utiliser l’imagerie de la culture indienne dans ses compétitions athlétiques.
Si l’Illinois de coach Lovie Smith est en course depuis un bon moment, les Wildcats tenteront d’être éligible pour un bowl après avoir perdu 3 de leurs 4 derniers matchs. Northwestern sera peut-être privé du finaliste pour le trophée Biletnikoff, WR Austin Carr.
Pronostic : Northwestern 27, Illinois 24.

Purdue (3-8) @ Indiana (5-6)
Samedi 26 novembre, 12h00 (18h00, heure française)
Historique : Purdue mène 72–40–6
Dernier résultat : Indiana 54, Purdue 36

Purdue et Indiana, deux programmes de l’Etat d’Indiana et membres de la conférence Big Ten, s’affrontent tous les ans depuis 1891. Le vainqueur remporte le « Old Oaken Bucket » depuis 1925. Purdue domine très largement la série (72-40-6) mais a perdu les 3 derniers matchs. L’un des évènements marquants de cette rivalité eut lieu en 1903 lorsque 17 membres des Boilermakers de Purdue furent tués dans un accident de train.
Battus par Penn State et Michigan lors des deux dernières semaines, les Hoosiers ont une dernière chance de devenir éligible pour un bowl face à des Boilermakers qui ont perdu leurs 6 derniers matchs. Tout se jouera au niveau de la capacité de la défense de Purdue de stopper RB Devine Redding.
Pronostic : Indiana 38, Purdue 34.

Virginia (2-9) @ Virginia Tech (8-3)
Samedi 26 novembre, 12h00 (18h00, heure française)
Historique : Virginia Tech mène 55–37–5
Dernier résultat : Virginia Tech 23, Virginia 20

C’est la supériorité de l’Etat de Virginia qui est en jeu dans cette rencontre entre Cavaliers et Hokies. Si les deux programmes se sont affrontés 97 fois, ils repartent avec la Commonwealth Cup que depuis 1994. Virginia Tech a remporté 16 des 17 derniers matchs.
Assurés d’une participation pour un bowl pour une 24ème année consécutive, les Hokies doivent s’imposer pour remporter la division ACC Coastal et ainsi se qualifier pour la finale de conférence ACC. Pour Virginia, l’objectif est simple : éviter une 10ème défaite cette saison ce qui établirait un triste record historique pour les Cavaliers.
Pronostic : Virginia Tech 42, Virginia 24.

Autres matchs : Kansas @ Kansas State, Rutgers @ Maryland, Syracuse @ Pittsburgh, Central Florida @ South Florida.
 
 
 

Samedi – A partir de 15h00 (21h00 en France)

#13 Auburn (8-3) @ #1 Alabama (11-0)
Samedi 26 novembre, 15h30 (21h30, heure française)
Historique : Alabama mène 44–35–1
Dernier résultat : Alabama 29, Auburn 13

Iron Bowl. Les deux plus grandes universités publiques de l’Etat d’Alabama se rencontrent traditionnellement chaque année depuis 1893 lors de la semaine de Thanksgiving. Cette rivalité est considérée comme l’une des 2-3 plus féroces du College Foobtall dans un Etat ou le football est une religion. Régulièrement joué à Birmingham, ville minière et grand centre sidérurgique du Sud des Etats-Unis, c’est de là que l’Iron Bowl tire son nom. Tout au long du 20ème siècle, le vainqueur de ce traditionnel match a régulièrement été sacré champion de la conférence SEC et depuis 7 ans, l’équipe qui a remporté l’Iron Bowl a plusieurs fois été champion national (Alabama en 2009, 2011 et 2012, Auburn en 2010). Cet affrontement est assurément l’un des grands moments d’une saison de College Football.
QB Jalen Hurts peut-il poursuivre sa saison freshman magique et ainsi offrir un 12ème succès en 12 matchs au Crimson Tide ? Le retour de RB Kamryn Pettway avec les Tigers de #13 Auburn peut-il remettre en cause la suprématie de #1 Alabama ? Deux solides défenses l’une face à l’autre. Il faudra être patient dans cette rencontre. Roll Tide ! War Eagle !
Pronostic : Alabama 27, Auburn 20.

Michigan State (3-8) @ #7 Penn State (9-2)
Samedi 26 novembre, 15h30 (21h30, heure française)
Historique : Michigan State mène 15–14–1
Dernier résultat : Michigan State 55, Penn State 16

31ème édition de cette rivalité intra-conférence Big Ten dont le vainqueur remportera le Land Grant Trophy. Depuis que #7 Penn State a rejoint la conférence Big Ten en 1993, les deux équipes s’affrontent traditionnellement chaque année lors de la dernière semaine de la saison. Les Spartans restent sur trois victoires consécutives face aux Nittany Lions.
Cette saison, #7 Penn State a une occasion en or de réussir l’un des exploits de l’année 2016. Avec une victoire dans ce match et un succès de #2 Ohio State contre #3 Michigan, les Nittany Lions seraient déclarés champion de division Big Ten East et s’assureraient une place en finale de conférence Big Ten ! #7 Penn State possède le meilleur running back de la conférence et l’un des meilleurs front four du pays avec l’éclosion de DL Garrett Sickels. Avec l’absence probable de DL Malik McDowell, Michigan State pourrait être en très grande difficulté dans cette rencontre. Les Spartans tenteront de racheter la plus mauvaise saison de coach Mark Dantonio à East Lansing en remportant au Beaver Stadium ce Rivalry Game.
Pronostic : Penn State 24, Michigan State 20.

Notre Dame (4-7) @ #12 USC (8-3)
Samedi 26 novembre, 15h30 (21h30, heure française)
Historique : Notre Dame mène 46–36–5
Dernier résultat : Notre Dame 41, USC 31

Les universités de Notre Dame et de South California forment l’une des plus prestigieuses et importantes rivalités du football universitaire. Celle-ci débuta en 1926 lorsque les deux équipes se rencontrent pour la première fois. Notre Dame et USC sont considérés à juste titre comme des programmes « élite » du College Football. Les deux universités combinent les chiffres record de 22 titres nationaux (11 pour chaque université) et 14 vainqueurs du trophée Heisman. A plusieurs occasions, le vainqueur de ce match se retrouvait à la fin de la saison en finale nationale. Ce ne sera – probablement – pas le cas cette année, mais la rivalité reste intacte.
Les Trojans ont encore un petit espoir de participation à la finale de conférence Pac-12 et au Rose Bowl. Cela passe tout d’abord par une victoire sur une équipe de Notre Dame en totale déconfiture. Il faudra aussi compter sur un faux pas de #9 Colorado lors de cette week 13. Le sort de ce match devrait dépendre du vainqueur du duel à distance entre le freshman QB Sam Darnold (USC) et QB DeShone Kizer (Notre Dame).
Pronostic : USC 42, Notre Dame 20.

Ole Miss (5-6) @ Mississippi State (3-8)
Samedi 26 novembre, 15h30 (21h30, heure française)
Historique : Ole Miss mène 63–43–6
Dernier résultat : Ole Miss 38, Mississippi State 27

La supériorité de l’Etat du Mississippi est en jeu dans le traditionnel Egg Bowl qui met aux prises l’université publique de Mississippi State et l’université privée de Mississippi (Ole Miss). Cette rivalité est la 13ème plus longue du College Football (112 matchs). Le vainqueur reçoit le « Golden Egg » (oeuf en or).
Cet Egg Bowl met un terme à une saison décevante des deux équipes. Candidat au titre de division SEC West en septembre dernier, Ole Miss doit maintenant s’imposer à Mississippi State pour s’assurer d’être éligible pour un bowl. La défense des Rebels ne doit penser qu’à une seule chose : stopper le quarterback « dual-threat » QB Nick Fitzgerald. A noter qu’il s’agira de la 3ème titularisation du true freshman QB Shea Patterson (Ole Miss).
Pronostic : Ole Miss 27, Mississippi State 24.

Minnesota (8-3) @ #6 Wisconsin (9-2)
Samedi 26 novembre, 15h30 (21h30, heure française)
Historique : Minnesota mène 59–58–8
Dernier résultat : Wisconsin 31, Minnesota 21

Avec 126 confrontations opposant les universités de Wisconsin et de Minnesota, la rivalité entre les Badgers et les Golden Gophers est la plus ancienne de la NCAA Division I Football Bowl Subdivision au niveau du nombre de rencontres jouées. Membres de la même conférence depuis 1896, Wisconsin et Minnesota se sont affrontés quasiment chaque année depuis 1890. A chaque match depuis 1948, le Paul Bunyan’s Axe (la hache de Paul Bunyan) est décernée au vainqueur.
L’enjeu est simple : si #6 Wisconsin l’emporte, les Badgers sont champions de la division Big Ten West et ils s’assurent un billet pour la finale de conférence Big Ten. S’ils s’inclinent, tout dépendra du score de la veille entre #16 Nebraska et Iowa. Pour avoir une chance de s’en sortir dans ce match, RB Rodney Smith (Minnesota) devra être extrêmement efficace face à la robuste et dominante défense de #6 Wisconsin.
Pronostic : Wisconsin 23, Minnesota 17.

Oregon (4-7) @ Oregon State (3-8)
Samedi 26 novembre, 16h00 (22h00, heure française)
Historique : Oregon mène 63-46-10
Dernier résultat : Oregon 52, Oregon State 42

Avec 119 confrontations au compteur, la rivalité entre Oregon State et Oregon, nommée la « Civil War », est classée le 6ème Rivalry Game le plus disputé de l’Histoire. Les Ducks et les Beavers se disputent à chaque match le Platypus Trophy. Ce trophée représente un ornithorynque, symbole parfait de la rivalité entre Oregon et Oregon State : cet animal est un mélange entre le canard (duck) et le castor (beaver). Les Ducks restent actuellement sur 5 victoires consécutives contre les Beavers.
Cela peut paraître incroyable mais l’enjeu de cette Civil War est d’éviter la dernière place de la division Pac-12 North. Les deux équipes possèdent un bilan de 2-6. Deux jeunes quarterbacks seront face à face : le freshman QB Justin Herbert (Oregon) et le sophomore QB Marcus McMaryion (Oregon State).
Pronostic : Oregon State 38, Oregon 35.

Autres matchs : West Virginia @ Iowa State, Boston College @ Wake Forest, Duke @ Miami, San Jose State @ Fresno State, Navy @ SMU, Nevada @ UNLV.

Samedi – A partir de 19h00 (01h00 en France)

#15 Florida (8-2) @ #14 Florida State (7-3)
Samedi 26 novembre, 20h00 (02h00, heure française)
Historique : Florida mène 34-24-2
Dernier résultat : Florida State 27, Florida 2

Les universités de Florida et de Florida State sont les deux plus anciennes universités de l’Etat de Floride. Le premier match entre les Gators (Florida) et les Seminoles (Florida State) a eu lieu en 1958. De 1958 à 1976, Florida a littéralement dominé son rival avec seulement deux défaites concédées durant cette période. Mais depuis, la rivalité est plus équilibrée même si les Seminoles ont remporté 5 des 6 derniers matchs entre les deux équipes. La proximité géographique, le bon niveau des deux programmes et les matchs à enjeu ont fait de cette rivalité ce qu’elle est aujourd’hui, à savoir l’une des plus intenses du College Football.
Cette saison, les Seminoles vont essayer de stopper le puissant jeu au sol des Gators afin de forcer QB Austin Appleby à gagner le match par les airs. Même chose pour les Gators. Leur mission : arrêter l’explosif RB Dalvin Cook. #15 Florida va jouer ce Rivalry Game totalement libéré puisque les Gators sont déjà assurés du titre de champion de division SEC East.
Pronostic : Florida 24, Florida State 23.

South Carolina (6-5) @ #4 Clemson (10-1)
Samedi 26 novembre, 19h30 (01h30, heure française)
Historique : Clemson mène la série 67-42-4
Dernier résultat : Clemson 37, South Carolina 32

« The Battle of Palmetto State » ou le « Palmetto Bowl » voit s’affronter tous les ans depuis 1909 (107 matchs consécutifs) les deux plus grandes universités publiques de l’Etat de Caroline du Sud. Bien que la proximité géographique entre les deux campus est l’une des raisons de cette rivalité ancienne, les vraies raisons remontent à un conflit entre agronomes du Sud-Est des Etats-Unis datant de 1880 qui a conduit à la création des deux campus et à une haine sans faille entre leurs deux programmes de football. Tout au long de la semaine précédent la rencontre, plusieurs activités sont organisées sur les deux campus comme le « Tiger Burn » à South Carolina et les « funérailles de Cocky » à Clemson.
Si les Tigers sont déjà qualifiés pour la finale de conférence ACC, la défaite est interdite pour #4 Clemson afin de rester dans le Top 4 du CFP Rankings. Les Gamecocks se sont assurés une place dans un bowl lors de la week 12 et se présenteront au Memorial Stadium sans pression. Le freshman QB Jake Bentley a été la révélation de la saison sur le campus de Columbia. Sera-t-il faire face à l’ambiance électrique de Death Valley ?
Pronostic : Clemson 27, South Carolina 23.

#22 Utah (8-3) @ #9 Colorado (9-2)
Samedi 26 novembre, 19h30 (01h30, heure française)
Historique : Colorado mène 31-28-3
Dernier résultat : Utah 20, Colorado 14

Il aura fallu attendre plus de 50 ans pour que cette ancienne rivalité qui a rythmé le College Football de 1903 à 1962 revive à l’occasion du ré-alignement de la conférence Pac-12 en 2010. Après 58 ans de sommeil, « The Rumble in the Rockies » a revu le jour le lendemain de Thanksgiving 2010, le jour de Black Friday. Les deux Etats de Utah et Colorado partagent une frontière : c’est donc une rivalité géographique entre les Utes et les Buffaloes. #22 Utah a remporté les 4 derniers affrontements.
L’enjeu est énorme pour les Buffaloes. Une victoire face aux Utes et #9 Colorado obtiendrait un inattendu titre de champion de division Pac-12 South. On suivra avec intérêt le duel à distance entre deux des meilleurs running backs du pays, RB Phillip Lindsay (Colorado) et RB Joe Williams (Utah). La différence dans ce match historique pour #9 Colorado pourrait venir du senior QB Sefo Liufau, le coeur et l’âme des Buffaloes.
Pronostic : Colorado 41, Utah 27.

UCLA (4-7) @ California (4-7)
Samedi 26 novembre, 19h00 (01h00, heure française)
Historique : UCLA mène 53-32-1
Dernier résultat : UCLA 40, Cal 24

86ème édition de ce Rivalry Game entre deux campus de l’université California (Los Angeles vs Berkeley). Cette rencontre met un terme à une semaine totalement réservée à des matchs entre les deux campus dans tous les sports, « Cal Week ». Les Bruins mènent la série 53-32-1.
Les deux programmes n’ont pas répondu aux attentes en 2016 et ils voudront terminer cette campagne décevante sur une bonne note. On devrait assister à un duel entre l’explosive attaque « Bear Raid » des Bears menée par QB Davis Webb et WR Chad Hansen face à l’athlétique défense des Bruins. Les deux équipes ont beaucoup de difficultés dans le jeu au sol. Attendez-vous à voir beaucoup, beaucoup de passes.
Pronostic : California 35, UCLA 30.

#17 Tennessee (8-3) @ Vanderbilt (5-6)
Samedi 26 novembre, 19h30 (01h30, heure française)
Historique : Tennessee mène 75-30-5
Dernier résultat : Tennessee 53, Vanderbilt 28

Membres de la même conférence (SEC) et séparées par seulement 290 kms, les universités de Vanderbilt et de Tennessee se sont opposées 110 fois depuis 1892. La proximité géographique est au coeur de cette rivalité entre les deux universités de l’Etat du Tennessee. La rivalité est largement à l’avantage des Volunteers, qui ont été battus seulement 11 fois par les Commodores depuis 1927. Tennessee reste sur une nette victoire 53 à 28 en 2015.

Vanderbilt vient de battre Ole Miss lors de la week 12. Les Commodores devront réussir un nouvel exploit contre #17 Tennessee pour s’assurer une participation dans un bowl. Les Volunteers voudront conclure cette saison 2016 décevante par un net succès contre leurs rivaux afin de participer à un bowl du 1er tiers. On suivra le duel entre LB Zach Cunningham (Vanderbilt) et QB Joshua Dobbs (Tennessee) ainsi que la performance de RB Ralph Webb (Vanderbilt) face à la défense agressive de #17 Tennessee.
Pronostic : Vanderbilt 34, Tennessee 31.

Autres matchs : Rice @ Stanford, Western Kentucky @ Marshall, East Carolina @ Temple.

Samedi – A partir de 22h30 (4h30 en France)

Utah State (3-8) @ Brigham Young (7-4)
Samedi 26 novembre, 22h15 (04h15, heure française)
Historique : Brigham Young mène 47-35-3
Dernier résultat : Brigham Young 51, Utah State 28

86ème édition d’une rivalité géographique et religieuse qui remonte à 1922. Depuis 1948, les deux programmes se battent pour le Old Wagon Wheel trophy. Ce match fait généralement partie de célébrations religieuses de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dont de nombreux étudiants des deux facs sont membres. La série fût très équilibrée jusqu’en 1974. Depuis, les Cougars de BYU ont largement dominé les affrontements entre les deux équipes (30-5). Ce sera le dernier match de QB Taysom Hill, le très apprécié quarterback des Cougars de Brigham Young.
Pronostic : Brigham Young 41, Utah State 25.

Autres matchs : Wyoming @ New Mexico, UMass @ Hawaii.

Calendrier complet de cette semaine 13

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Preview 2019 : Miami Hurricanes

L’ère de l’après-Mark Richt débute à Miami : Manny Diaz saura-t-il relancer un programme en chute libre depuis novembre 2017 ?

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Miami Hurricanes

Conférence ACC

Division Coastal

En 2018 : 7-6, 4-4 ACC. Pinstripe Bowl : défaite 35-3 contre Wisconsin.
Head Coach : Manny Diaz, 1ère année (0-0) – Résultats en carrière: 0-0.
Coordinateur offensif : Dan Enos.
Coordinateur défensif : Blake Baker, Ephraim Banda.
Titulaires de retour : 4 en attaque, 6 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Malik Rosier, DE Joe Jackson, DT Gerald Willis III, S Jaquan Johnson.
Joueurs à suivre : RB DeeJay Dallas, WR Jeff Thomas, WR KJ Osborn, DE Jonathan Garvin, LB Shaq Quarterman, LB Michael Pinckney, LB Zach McCloud, CB Trajan Bandy.

La saison 2018 devait être celle de la consécration pour un programme de Miami prêt à contester la suprématie de Clemson dans l’ACC. Coach Mark Richt semblait avoir trouvé la bonne recette pour réamorcer des Hurricanes moribonds depuis plus d’une décennie. On disait alors qu’ils ne leur manquaient qu’un duo QB-WR performant pour s’affirmer comme des prétendants à une place en playoffs tant la défense incarnée par la « Turnover Chain » paraissait dominante.

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La chute a été rude. Ni QB Malik Rosier, ni QB N’Kosi Perry ne sont imposés comme des solutions en attaque et WR Ahmmon Richards s’est blessé gravement dès les premières minutes du match d’ouverture de la saison 2018. L’attaque aérienne s’est alors délitée (167.3 yards par match, #113 du pays) et The U a perdu 5 de ses 7 derniers matchs dont une humiliation 35-3 contre Wisconsin lors du Pinstripe Bowl.

Le projet de reconstruire l’attaque (en renvoyant son fils au passage, donc) était trop lourd pour Mark Richt. Après trois ans à la tête du programme de Coral Gables (Floride), il a finalement quitté le navire en décembre dernier pour laisser sa place au coordinateur défensif, Manny Diaz… qui venait pourtant tout juste d’accepter le poste de head coach à Temple.

Privé de temps suffisant pour préparer le recrutement, le nouvel head coach des Canes s’est finalement tourné vers le marché des transferts transformant « The U » en « Transfer Portal U » : 8 étudiants-athlètes, dont QB Tate Martell (ex-Ohio State), DE Trevon Hill (ex-Virginia Tech), DE Jaelan Phillips (ex-UCLA) et S Bubba Bolden (ex-USC), ont quitté leur fac pour se joindre à celle de Miami au cours du printemps !

En donnant les clés de l’attaque à Dan Enos (celui qui a développé QB Tua Tagovailoa à Alabama), Manny Diaz espère avoir trouvé l’homme de la situation. Car c’est bien de l’attaque que dépendent les espoirs de The U en 2019. Sans de nets progrès dans ce domaine, les chances des Hurricanes seront minces dans une division ACC Coastal pourtant ouverte.

Attaque

L’arrivée de Dan Enos devrait transformer le secteur offensif en une attaque pro-style plus proche de celle entrevue l’an passé à Alabama. Toutefois, la présence de quarterbacks mobiles devrait préserver une part de run pass offense.

La bataille à trois pour le poste de quarterback titulaire devrait se poursuivre jusqu’à la fin du Fall camp. Le sophomore QB N’Kosi Perry (1091 yards, 13 TD, 6 INT), titularisé à 6 reprises l’an passé, n’a pas convaincu. Il sera donc en concurrence avec le redshirt freshman QB Jarren Williams. Ces deux-là ont fait une bien meilleure prestation lors des spring practices que le redshirt sophomore 5-étoiles QB Tate Martell. L’ancienne recrue de Texas A&M passée par Ohio State est pourtant arrivé à Miami comme le messie. Sera-t-il le sauveur de l’attaque des Hurricanes ? Rien n’est moins sûr.

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Avec la retraite forcée de WR Ahmmon Richards, le rapide junior WR Jeff Thomas (35 réceptions, 563 yards, 3 TD) est devenu de facto le receveur #1 de l’équipe. Plus à l’aise dans le slot, il bénéficierait de l’éclosion d’une des jeunes pousses de l’effectif comme le sophomore WR Dee Wiggins (7 réceptions, 73 yards) ou le true freshman WR Jeremiah Payton. À moins que la solution provienne d’un autre joueur récemment transféré à Miami, le senior WR KJ Osborn (53 réceptions, 892 yards, 7 TD), meilleur receveur de Buffalo l’an dernier.

Le prochain quarterback titulaire des Canes pourra aussi compter sur le meilleur tight end de la conférence ACC : le sophomore TE Brevin Jordan (32 réceptions, 287 yards, 4 TD), un futur prospect NFL.

L’attaque aérienne n’étant pas une menace, le jeu au sol en a payé les frais l’an dernier. Malgré une ligne offensive solide et des running backs talentueux, les Hurricanes ont terminé avec un moyenne de 191.5 yards au sol par match (#7 de l’ACC, #45 du pays). RB Travis Homer a fait le saut chez les pros laissant le duo RB DeeJay Dallas (617 yards au sol, 6 TD) / RB Lorenzo Lingard (136 yards au sol, 2 TD) seuls responsables de sonner la charge. Le redshirt freshman RB Cam’ron Harris apporte une profondeur intéressante.

Pour mettre en place efficacement son attaque, Dan Enos a fait appel à Butch Barry (ex-coach de l’OL des Buccaneers) pour diriger la ligne offensive. Son défi sera immense suite au départ de 5 des 7 joueurs titularisés l’an dernier. Seuls le junior LG Navaughn Donaldson et le sophomore RT BJ Scaife Jr sont de retour. Le reste du groupe est toujours en apprentissage. Le senior LT Tommy Kennedy, qui arrive de Butler (FCS), aura un rôle primordial comme blind side tackle. Les inexpérimentés C Corey Gaynor et RG Cleveland Reed Jr devront rapidement s’adapter.

Défense

Avec une attaque exsangue, la défense a superbement compensé l’an dernier (278.9 yards par match en 2018, #4 du pays). Le pass rush a régulièrement pris le dessus sur la ligne de scrimmage favorisant l’expression du talent sur le backfield défensif. Toutefois, DE Gerald Willis III et DE Joe Jackson ne sont plus là au contraire du junior DE Jonathan Garvin (60 plaquages, 17 pour perte, 5.5 sacks, 5 passes défendues) qui devra reprendre le rôle de leader après son excellente saison 2018.

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Pour combler ces départs, Manny Diaz a frappé un grand coup en allant chercher les seniors DE Trevon Hill (ex-Virginia Tech) et DE Chigozie Nnoruka (ex-UCLA) via le portail des transferts. Le nouvel head coach des Hurricanes a également convaincu l’ancien prospect 5-étoiles DE Jaelan Phillips (ex-UCLA) de revenir sur les terrains un an après avoir annoncé sa retraite anticipée en raison de commotions cérébrales à répétition. Un jackpot potentiel. Ce groupe de joueurs transférés s’ajoutent au senior DE Scott Patchan (29 plaquages) et au redshirt freshman DE Patrick Joyner pour former l’un des pass rushs les plus énigmatiques du pays. Si la mayonnaise prend rapidement, Miami pourrait conserver son statut de meilleur pass rush de la conférence.

À l’intérieur de la ligne, le senior DT Pat Bethel (22 plaquages, 5 pour perte), le sophomore DT Nesta Jade Silvera (13 plaquages) et le junior DT Jonathan Ford (8 plaquages) forment une solide rotation sur le run block.

C’est probablement sur le second rideau que les Hurricanes seront les plus dominants (du pays ?) en 2019. Le senior ILB Shaq Quarterman (82 plaquages, 14 pour perte, 5 sacks, 2 INT) a déjà réussi 249 plaquages en trois saisons comme titulaire. C’est le général de la défense. Le gros frappeur senior LB Michael Pinckney (74 plaquages, 11 pour perte, 3.5 sacks, 1 INT) est également de retour pour sa 3ème saison comme titulaire tout comme les seniors LB Zach McCloud (44 plaquages) et LB Romeo Finley (28 plaquages) dans leur rôle de « striker » (nickel linebacker).

Manny Diaz a moins de certitude concernant le backfield défensif. Trois titulaires incarnant la « Turnover Chain » (S Sheldrick Redwine, S Jaquan Johnson, CB Michael Jackson Sr), sont partis. Seul le junior CB Trajan Bandy (36 plaquages, 3 INT) est de retour, lui qui est tout de même déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs à son poste du pays. Il sera aligné avec l’ancien prospect 4-étoiles, le sophomore CB DJ Ivey (3 plaquages). Pour le reste, tout est ouvert. Le junior S Bubba Bolden (ex-USC) sera surement revanchard après avoir été suspendu toute la saison 2018. On pourrait également voir le senior S Robert Knowles (16 plaquages) et le true freshman DB Christian Williams, volé à Alabama dans la dernière ligne droite du recrutement 2019.

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Équipes spéciales

Ne passons pas par quatre chemins : Miami était l’une des plus mauvaises équipes du pays en 2018 sur le punting game. Et le senior P Jack Spicer (37.7 yards en moyenne) est de retour en 2019… à l’inverse de celui qui avait débuté la saison dernière comme titulaire : P Zach Feagles (inscrit sur le portail des transferts). Ces difficultés sur le punting game n’ont pas aidé des Hurricanes déjà en difficulté offensivement. Le sophomore K Bubba Baxa est fidèle au poste après une solide saison freshman (9/12 FG). Sur les retours de coup de pied, Miami s’est montré menaçant l’an passé et c’est avec bonheur que les fans des Canes retrouveront KR Jeff Thomas et PR DeeJay Dallas, deux joueurs qui ont réussi 1 TD sur retour de kick l’an passé.

Calendrier

Le calendrier 2019 des Hurricanes peut se décomposer en trois temps : deux premiers matchs en déplacement, 5 matchs à domicile d’affilée et 4 matchs sur 5 en déplacement pour conclure la saison.
Tout commencera donc par le choc floridien entre Miami et Florida, le 24 aout. The U enchainera en week 2 par un déplacement piège à North Carolina pour le retour de coach Mack Brown à Chapel Hill. La suite du programme sera plus clément avec 5 matchs à domicile contre Bethune-Cookman (FCS), Central Michigan, Virginia Tech, Virginia et Georgia Tech. Miami recevra donc au Hard Rock Stadium deux de ses principaux concurrents dans la division ACC Coastal (Virginia, Virginia Tech). À partir du 26 octobre, les choses vont se compliquer : 4 matchs en déplacement à Pitt, Florida State, Florida International et à Duke entrecoupés de la réception de Louisville.

Match clé
contre Virginia, le 11 octobre
Six jours après avoir reçu la visite de Virginia Tech, les Hurricanes joueront un match potentiellement décisif face à Virginia. Battu 16-13 à Charlottesville l’an passé, ce revers avait précipité la chute de Miami qui avait alors enchainé 4 défaites. Une revanche dans ce match du vendredi soir pourrait dessiner le portrait de la fin de saison dans la division ACC Coastal.

Conclusion

Les débuts de coach Manny Diaz à la tête de The U ne se feront pas dans du coton. Pour pallier à un manque de talent dans son effectif, il a fait le pari de recruter via le transfer portal. Si cela fonctionne, il sera peut-être copié à l’avenir. Quoiqu’il en soit, la prise de pouvoir de l’ancien coordinateur défensif des Hurricanes a donné un élan d’optimisme à un programme désenchanté depuis une campagne 2017 prometteuse (Miami a un bilan de 7-9 depuis la fiche de 10-0 de novembre 2017). Comme l’an passé, la réussite de la saison dépendra largement des progrès réalisés au poste de quarterback. La présence de plusieurs playmakers en attaque et d’une solide défense devrait permettre à Miami de se mêler à la lutte au titre de division ACC Coastal.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.7

Résumé

Points forts :
– Des playmakers offensifs prêts à exploser.
– Le meilleur groupe de linebackers du pays ?
– Un pass rush dominant.

Points faibles :
– Incertitude au poste de QB.
– Une ligne offensive poreuse.
– Un punting game horrible.

Prédiction : 8-4, 5-3 ACC.

Trailer

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Preview 2019 : North Carolina State Wolfpack

Pillé par la NFL depuis deux saisons, le Wolfpack est en mode reconstruction tout en restant ambitieux. Un 7ème bowl d’affilée en 2019 ?

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Crédit photo : Robert Franklin

North Carolina State Wolfpack

Conférence ACC

Division Atlantic

En 2018 : 9-4, 5-3 ACC. Gator Bowl : défaite 52-13 contre Texas A&M.
Head Coach : Dave Doeren, 6ème année (43-34) – Résultats en carrière: 66-38.
Coordinateur offensif : Des Kitchings, George McDonald.
Coordinateur défensif : Dave Huxtable, Tony Gibson.
Titulaires de retour : 4 en attaque, 6 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon, WR Jakobi Meyers, LB Germaine Pratt.
Joueurs à suivre : RB Ricky Person Jr, RB Bam Knight, WR Emeka Emezie, TE Cary Angeline, DT Alim McNeill, DE James Smith-Williams, LB Isaiah Moore, S Jarius Morehead.

Développer et reconstruire ont été les maîtres mots sur le campus de Raleigh (Caroline du Nord) depuis le terme de la saison 2018. Le Wolfpack a tourné la page QB Ryan Finley après trois saisons à la tête de l’équipe. NC State a également perdu son duo de receveurs vedettes (Kelvin Harmon, Jakobi Meyers), la ligne offensive devra trouver trois nouveaux titulaires et le stratège offensif des dernières saisons, Eli Drinkwitz, a accepté le poste de head coach à Appalachian State.

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Du coup, pour sa 7ème saison à la tête du Wolfpack, coach Dave Doeren aura encore pour mission de développer ses jeunes recrues… ce qu’il est parvenu à faire avec brio ces dernières saisons. Sous la direction de l’ancien coach de Northern Illinois, NC State est d’ailleurs devenu un vivier de futurs joueurs NFL : C Garrett Bradbury, LB Germaine Pratt, WR Kelvin Harmon et QB Ryan Finley ont tous les quatre été draftés en avril dernier.

Le Wolfpack vient de réussi deux saisons avec un bilan de 9-4 s’assurant au passage une 6ème participation consécutive à un bowl. Pour prolonger cette série, les nouveaux titulaires de l’attaque devront rapidement trouver leur rythme pour laisser le temps aux jeunes pousses en défense de prendre du galon.

Attaque

La visage de l’attaque sera bien différent de celui que nous avons vu l’an dernier : de nouveaux titulaires au poste de quarterback, running back et receveur seront désormais dirigés par un duo de coordinateurs offensifs. Des Kitchings (ex-coach des RBs) et George McDonald (ex-coach des WRs) seront garants d’une certaine stabilité dans les systèmes de jeu. Ainsi, on devrait retrouver l’attaque spread et les schémas de type zone run.

L’attaque aérienne (313.2 yards par match en 2018, #1 de l’ACC) a porté le Wolfpack l’an passé et fût la raison principale des 9 victoires remportées par NC State la saison dernière. QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon et WR Jakobi Meyers ont fait le saut chez les pros et tout indique que Dave Doeren n’annoncera pas l’identité du prochain quarterback titulaire avant la fin du camp d’entrainement estival.

Trois candidats seront en lice. Le sophomore QB Matthew McKay a conclu les spring practices comme favori. Sa force est sa mobilité. Il sera en concurrence avec QB Brock Hockman (ex-Florida State) qui tentera de marcher dans les pas de Ryan Finley, lui qui avait obtenu le poste de titulaire quelques semaines après son arrivée de Boise State au détriment des joueurs locaux. Le true freshman QB Devin Leary aura également sa chance.

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Le nouveau quarterback titulaire pourra compter sur la présence de deux prometteurs receveurs. Le junior WR Emeka Emezie (53 réceptions, 616 yards, 6 TD) a progressé dans l’ombre de Kelvin Harmon et semble prêt à prendre les responsabilités de cible #1. À ses côtés, le sophomore WR Thayer Thomas (34 réceptions, 383 yards, 3 TD) devrait débuter la saison dans le slot. Le junior WR C.J. Riley (28 réceptions, 315 yards, 2 TD) et le vagabond WR Tabari Hines (ex-Wake Forest, ex-Oregon) apportent une certaine profondeur. Ce dernier sera peut-être le X-factor de cette attaque du Wolfpack.

NC State a « produit » 3 coureurs de plus de 1000 yards par saison lors des trois dernières années (Matt Dayes, Nyheim Hines, Reggie Gallaspy). Le sophomore RB Ricky Person Jr (471 yards au sol, 2 TD) saura-t-il prendre le relais ? La solution dans le jeu au sol pourrait venir de l’explosif true freshman RB Bam Knight dont la ressemblance dans le jeu avec Nyheim Hines est frappante.

Cette attaque de NC State ne fonctionnera qu’avec le développement accéléré d’une certaine alchimie sur la ligne offensive. Trois titulaires dont C Garrett Bradbury (sélectionné au 1er tour de la draft NFL par les Vikings) sont partis. Le côté droit de cette ligne, composé des juniors RG Josh Fedd-Jackson et RT Justin Witt, est de retour au complet. Le senior LT Tyrone Riley, le junior LG Joe Sculthorpe et le sophomore C Grant Gibson débuteront la saison comme titulaire.

Défense

L’an passé, NC State a débuté la saison avec une ligne défensive totalement renouvelé suite au départ des fabuleux DE Bradley Chubb, DE Kentavious Street, NT BJ Hill et DT Justin Jones. Les conséquences en 2018 ont été immédiates : un pass rush quasi-inexistant exposant les carences d’un backfield défensif inexpérimenté (261 yards accordés, #108 du pays). Le Wolfpack s’est notamment fait marcher dessus par l’attaque aérienne de Clemson (380 yards) et Syracuse (480 yards).

Du coup, Dave Doeren a débauché le stratège défensif Tony Gibson, laissé libre par West Virginia après le départ surprise de coach Dana Holgorsen à Houston. L’ex-Mountaineer dirigera la défense en duo avec Dave Huxtable.

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Ce tandem misera sur l’expérience acquise par huit titulaires de retour dont cinq sur le backfield défensif. Le senior DE James Smith-Williams (36 plaquages, 9 pour perte, 6 sacks) sera la pierre angulaire d’un pass rush anémique l’an dernier. La recrue vedette DE Savion Jackson sera peut-être la bougie d’allumage d’un front four sur lequel devraient être titularisés le sophomore DT Alim McNeill et le senior DT Larrell Murchison. Le true freshman DT Joshua Harris pourrait également être inséré dans la rotation si les vétérans ne remplissent pas leur rôle. Il faudra surement être patient avant de retrouver un front four dominant sur le campus de Raleigh.

Le sophomore ILB Isaiah Moore (69 plaquages, 7.5 pour perte, 2.5 sacks) est de retour après une saison freshman plein de promesses. Sa contribution sera essentielle dans un rôle crucial au sein de cette défense 4-2-5. Le junior LB Brock Miller et les freshman LB Peyton Wilson et LB Drake Thomas ont un futur prometteur mais ils devront gagner en expérience.

Le backfield défensif est de retour au complet. Pas forcément rassurant au vu des performances de l’an dernier. Les seniors S Stephen Griffin (41 plaquages, 5 passes défendues) et S Jarius Morehead sont expérimentés. Pourtant, ils ont régulièrement été pris à défaut en 2018. Une nette amélioration est attendue. Le sophomore S Tanner Ingle (44 plaquages, 1 sack) et le senior S Tim Kidd-Glass se disputeront le 3ème poste de safety. Le senior CB Nick McCloud (51 plaquages, 2 INT, 8 passes défendues) et le junior CB Chris Ingram (39 plaquages, 9 passes défendues) devront, eux aussi, faire beaucoup mieux que l’an dernier. Limiter le nombre de pénalités sera crucial.

Équipes spéciales

Après des débuts difficiles, le sophomore K Chris Dunn (23/26 FG en 2018) est devenu l’un des kickers les plus sûrs de la conférence ACC en réussissant notamment ses 15 derniers FGs. Le sophomore P Mackenzie Morgan fera ses grands débuts. Les retours de coup de pied étaient l’une des forces de NC State depuis quelques années. L’an passé, il a manqué cette étincelle qui permettait au Wolfpack de réussir le big play qui fait basculer un match. PR Thayer Thomas et KR Tabari Hines tenteront de re-dynamiser ce secteur de jeu.

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Calendrier

Une équipe jeune et un renouvellement de génération aux postes-clés en attaque pourraient mettre en péril la série de 6 participations à un bowl. Toutefois, un calendrier plutôt favorable pourrait aider le Wolfpack en 2019.

Après deux matchs à domicile contre East Carolina et Western Carolina, NC State fera le déplacement à West Virginia. Ce match chez les Mountaineers pourrait donner le ton de la saison. Une victoire du Wolfpack et l’équipe de Dave Doeren pourrait se présenter à Florida State en week 5 avec un bilan de 4-0. Syracuse à domicile et un déplacement à Boston College seront au programme du mois d’octobre. Enfin, la dernière ligne droite du mois de novembre verra NC State recevoir Clemson, Louisville et North Carolina. Le Wolfpack jouera également à Wake Forest et Georgia Tech.

Match clé
contre Syracuse, le 10 octobre
NC State ne pourra probablement pas lutter avec Clemson pour le titre de division ACC Coastal mais la 2ème place est un objectif réaliste. Un succès contre les Orangemen sera essentiel. Le Wolfpack a encore à travers la gorge la défaite 51-41 de l’an passé.

Conclusion

Le Wolfpack est en mode reconstruction. La lourde défaite 52-13 contre Texas A&M lors du Gator Bowl a montré que le chemin sera long pour que NC State retrouve un niveau compétitif dans l’ACC. Toutefois, avec un calendrier favorable et des promotions de recrues intéressantes, l’équipe de Dave Doeren peut légitimement viser les 7 voire les 8 victoires en 2019. L’ambiance explosive du Carter-Finley Stadium peut toujours donner 1 ou 2 victoires aux locaux.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.7

Résumé

Points forts :
– profondeur du groupe de receveurs.
– un backfield défensif agressif.
– Le kicking game.

Points faibles :
– Incertitude au poste de QB.
– Inexpérience de la ligne offensive.
– Le pass rush.

Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.

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Preview 2019 : Virginia Tech Hokies

Après une saison 2018 décevante, VT doit rebondir pour prolonger sa série de 26 saisons consécutives avec un bowl… la tête de coach Justin Fuente en dépend !

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Crédit photo : HokieSports

Conférence ACC

Coastal Division

En 2018 : 6-7, 3-5 ACC.
Head Coach : Justin Fuente, 4ème année (25-15) – Résultats en carrière: 51-38.
Coordinateur offensif : Brad Cornelsen.
Coordinateur défensif : Bud Foster.
Titulaires de retour : 15, 5 en attaque, 8 en défense, 2 en special teams.
Joueurs-clés partis : QB Josh Jackson, RB Steven Peoples, OL Kyle Chung, DT Ricky Walker, DE Trevon Hill, CB Bryce Watts.
Joueurs à suivre : QB Ryan Willis, LT Christian Darrisaw, LG Lecitus Smith, WR Damon Hazelton, WR Tre Turner, NT Jarrod Hewitt, DE Houston Gaines, LB Rayshard Ashby, LB Dax Hollifield, FS Reggie Floyd, DB Khalil Ladler, DB Devon Hunter.

Successeur du légendaire Frank Beamer en 2016, Justin Fuente avait su assurer une transition sans encombres avec 19 victoires en deux saisons… avant de s’effondrer brutalement l’an dernier pour un total de six victoires et sept défaites, le premier bilan négatif des Hokies depuis 1992.

À la décharge de l’ancien coach de Memphis, il faut souligner le nombre important de départs de cadres l’année passée, et forcément les blessures inhérentes au sport. Au point que Virginia Tech s’était présentée au Military Bowl face à Cincinnati avec neuf freshmen et sophomores titulaires en défense. Un mal pour un bien puisque la plupart de ces joueurs arrivent à maturité cette saison.

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Pour sa quatrième année, Fuente pourra ainsi profiter d’un groupe qu’il a construit, de par le recrutement, et issu d’une culture inculquée par son coaching staff. De quoi prolonger la série de 26 participations consécutives à un bowl de fin de saison des Hokies. Néanmoins, l’équipe a été minée au printemps par la mise en place du portail de transfert instauré par la NCAA et qui a provoqué un exode; le quarterback Josh Jackson et le receveur Sean Savoy ont filé vers Maryland, le pass rusher Trevon Hill a pris la tangente pour Miami (FL), après avoir été renvoyé pour une altercation lors de la défaite face à Old Dominion en 2018, et le cornerback Bryce Watts a choisi North Carolina pour la suite de sa carrière universitaire.

Dans l’ensemble, Virginia Tech a connu des départs via le processus de transfert au sein de chaque escouade et pourrait donc être confronté à un problème de profondeur d’effectif au cours de la saison.

En attendant, c’est plutôt l’espoir d’un retour au sommet de la Coastal Division qui règne dans les esprits à Blacksburg. Si l’attaque est encore en chantier avec un quarterback, des coureurs et une ligne offensive qui doivent tous faire leurs preuves, la situation en défense est plus excitante. En cas de déception, Justin Fuente devrait être poussé vers la sortie d’ici la fin de saison. L’ancien mentor du quarterback NFL Paxton Lynch profitera toutefois d’un calendrier extrêmement avantageux pour remettre son équipe sur les rails.

Attaque

Un an après un énorme turnover en défense suite aux départs vers la NFL, c’est l’attaque qui entame une reconstruction cette saison. Néanmoins, les effets devraient être moins dévastateurs. Malgré le départ du running back titulaire Steven Peoples, RB Deshawn McClease (433 yards, 2 TD), RB Jalen Houston (281 yards, 2 TD), dans un rôle plus en puissance, et le redshirt freshman RB Caleb Steward, auteur de performances impressionnantes au printemps, seront largement capables d’assurer la transition. L’interrogation principale demeure néanmoins la capacité de la ligne offensive à bloquer pour le jeu au sol après trois départs dans le cinq titulaire; la perte de Patrick Chung, left guard puis center, sera la plus difficile à combler, en particulier si l’appel relatif à l’éligibilité de C Brock Hoffman est rejeté par la NCAA. Transféré de Coastal Carolina, le joueur est promis au poste de titulaire si l’autorisation de jouer avec les Hokies dès 2019 lui est accordée.

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À côté, le Freshman All-American 2018 LT Christian Darrisaw reprendra son rôle, épaulé par le prometteur LG Lecitus Smith, ancien tight end qui semble avoir verrouillé le statut de titulaire au terme d’un spring practice réussi. RT Silas Dzansi tiendra l’extrémité à droite, après trois rencontres disputées à ce poste en fin de saison dernière et une quatrième comme left tackle. Il faudra probablement attendre le fall camp pour savoir qui occupera la dernière fonction sur la ligne, entre le redshirt freshman OG John Harris ou les recrues OG Doug Nester et OG Bryan Hudson.

La stabilité de l’OL sera également déterminante afin d’assurer le confort nécessaire au nouveau quarterback titulaire, QB Ryan Willis (213/364, 2 716 yards, 24 TD, 9 INT, 4 TD au sol), ancien joueur des Kansas Jayhawks. Propulsé dans le onze de départ en début de saison passée après la blessure précoce de Josh Jackson, le quarterback avait assuré l’intérim avec brio et il reprendra les rênes de l’attaque suite au transfert de Jackson vers Maryland, ce dernier ayant refusé de remettre sa place de titulaire indiscutable en jeu au printemps dernier. En cas de pépin ou de méforme, le prometteur QB Hendon Hooker ou le transfuge d’Oregon QB Braxton Burmeister (5/10, 43 yds à Oregon) seront lancés dans le grand bain.

Cette escouade de quarterbacks pourra heureusement compter sur un groupe de receveurs extrêmement talentueux, mené par un duo composé de WR Damon Hazelton (51 réceptions, 802 yards, 8 TD), capable d’exploser sur la scène nationale en 2019, et de WR Tre Turner (26 réceptions, 535 yards, 4 TD), qui comptabilisait plus de vingt yards par réception en moyenne l’an passé. La présence de WR Hezekiah Grimley (31 réceptions, 382 yards, 1 TD) dans le slot sera également une force pour le jeu aérien, renforcé par un TE Dalton Keene (28 réceptions, 341 yards, 3 TD) prêt à prendre une nouvelle dimension.

Défense

Point faible d’une équipe qui a vu de nombreux titulaires majeurs s’envoler vers la NFL en 2018, la défense semble prête à exploser cette saison après une année de transition; neuf des onze joueurs de départ en fin d’année dernière étaient freshmen ou sophomores. Ce qui explique l’une des pires saisons statistiques du defensive coordinator Bud Foster, pourtant en poste à Virginia Tech depuis 1995. Le recrutement de plusieurs joueurs de junior college a été privilégié par Justin Fuente, avec les arrivées de LB Amare Barno et DT DaShawn Crawford. Le premier, comparé à Tremaine Edmunds pour son gabarit imposant, sera aligné parmi la rotation comme linebacker ou edge rusher et le second apportera son expérience au sein d’une ligne défensive encore jeune mais extrêmement prometteuse.

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Le départ de Ricky Walker laisse théoriquement un vide au milieu de cette ligne mais l’éclosion annoncée de NT Jarrod Hewitt (15 plaquages) en tant que leader du front four devrait faciliter la transition. La présence de DT Robert Porcher IV (13 plaquages, 1 sack), fils de triple Pro Bowler NFL, devrait également être un atout pour stabiliser une DL qui devra se trouver des joueurs d’impact sur les extérieurs, qu’il s’agisse du redshirt sophomore DE Tyjuan Garbutt (31 plaquages, 1 sack) ou du redshirt junior DE Emmanuel Belmar (29 plaquages, 2 sacks), déjà titulaires en 2018 après la blessure de DE Houston Gaines (22 plaquages, 5 pour perte, 4.5 sacks) et la suspension définitive de Trevon Hill, transféré au printemps à Miami (FL). Véritable force dominante en 2017 avec seulement sept touchdowns encaissés au sol, la ligne défensive devrait faire bien mieux que l’an passé où elle avait encaissé 33 touchdowns à la course.

Au sein de la fameuse défense en 4-2-5 de Virginia Tech, LB Rayshard Ahsby (105 plaquages, 9.5 pour perte, 1 sack, 2 fumbles forcés) en MIKE et LB Dax Hollifield (62 plaquages, 8 pour perte, 2 sacks) en OLB seront de retour pour cette saison et probablement la prochaine. Une continuité bienvenue, surtout avec les nouvelles ambitions du second qui a perdu plusieurs kilos pour optimiser ses capacités athlétiques et sa vitesse de déplacement. Ils seront soutenus par DB Khalil Ladler (66 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack) en nickel, dans un rôle hybride entre linebacker et safety. Vétéran, Ladler devrait être l’un des leaders de cette défense encore jeune mais déjà expérimentée après les errements de la saison dernière.

Ne reste plus qu’à la paire composée de CB Caleb Farley (36 plaquages, 7 passes défendues, 2 INT) et CB Jermaine Waller (7 plaquages) à s’affirmer sur les extérieurs, en attendant le retour de l’ancien transfuge de junior college CB Jeremy Webb; l’imposant cornerback avait subi des ruptures aux deux tendons d’Achille l’an dernier. Le départ de Bryce Watts vers North Carolina demeure tout de même un coup dur. FS Divine Deablo (55 plaquages, 4.5 pour perte), élément important de la secondary depuis 2017 lorsqu’il faisait équipe avec Terrell Edmunds, sera encore là, épaulé par DB Reggie Floyd (88 plaquages, 2 INT), candidat potentiel à une saison d’exception sur la scène nationale. Sans oublier le jeune DB Devon Hunter (8 plaquages, 1 sack), ancienne recrue quatre étoiles prête à exploser.

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Équipes spéciales

En 2018, K Brian Johnson a terminé la saison à 12/18 sur field goals, mais seulement 3/9 au-delà de la ligne des quarante yards. Il sera cependant de retour comme titulaire puisque sa place semble assurée depuis le transfert de Jordan Stout, son concurrent au poste. À moins que Daniel Justino, libéré par Florida, ne choisisse d’être transféré en Virginie à l’issue de ses visites estivales.

P Oscar Bradburn conservera son rôle de titulaire et c’est une bonne nouvelle pour Virginia Tech puisque le punter s’est régulièrement montré solide au cours de sa carrière avec les Hokies. On sait déjà que les retours seront assurés par l’explosif Terius Wheatley, en attendant l’émergence d’un ou deux autres jeunes joueurs lors du fall camp.

Calendrier

Justin Fuente est dans l’obligation de réussir cette saison et il pourra profiter d’un calendrier relativement favorable : actuellement, les Hokies sont considérés comme underdogs lors de seulement deux rencontres en 2019. Les réceptions d’Old Dominion, Furman, Duke, Rhode Island, North Carolina, Wake Forest et Pitt apparaissent ainsi comme des formalités si Virginia Tech retrouve son lustre récent. Même si les déplacements à Boston College, en ouverture de la saison, Miami (FL) et Georgia Tech s’annoncent plus périlleux, les Hokies pourraient être à 7-0 ou 6-1 avant de se rendre à Notre Dame en seconde partie de saison. Les hommes de Fuente, qui n’affronteront ni Clemson, ni Florida State en saison régulière, font déjà office de favoris pour disputer le titre de conférence ACC, à condition que les conditions soient réunies, contrairement à l’an passé.

Match clé
à Miami (FL), le 5 octobre
Il semble improbable que Pittsburgh réussisse à nouveau une campagne de haute volée dans l’ACC et les Hurricanes font office de grand rival des Hokies pour le titre de Coastal Division. On s’attend à une rencontre férocement disputée avec une attaque qui doit faire ses preuves du côté de Virginia Tech face à une défense probablement agressive du côté de Miami (FL). En outre, Justin Fuente a une revanche à prendre après la déroute de ses joueurs en 2018 au Lane Stadium.

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Conclusion

L’an dernier, Virginia Tech a connu l’une de ses pires saisons en termes de statistiques défensives depuis l’arrivée de Bud Foster à Blacksburg en 1987. L’animation offensive n’étant pas non plus optimale avec seulement quatre matches à 34 points ou plus, en opposition avec la première saison de Justin Fuente à Virginia Tech où son équipe avait cumulée 35 points de moyenne par rencontre, la campagne 2018 n’a pas été à la hauteur des attentes en Virginie.

Cette année, les Hokies profiteront d’un calendrier abordable, avec Miami (FL) et Notre Dame comme seuls adversaires potentiellement imbattables, sans rencontrer Florida State, Clemson, Syracuse ou NC State, les épouvantails d’Atlantic Division. De quoi assurer une transition spectaculaire si l’attaque trouve son rythme, bien soutenue par un groupe de receveurs qui pourrait faire du bruit au niveau national si Ryan Willis continue sur sa lancée comme quarterback.

Reste à déterminer à quel point les nombreux transferts sortants auront un impact sur la rotation de l’effectif dans la durée. Virginia Tech semble cependant en bonne position pour lutter jusqu’au bout pour le titre de division et une place en finale de conférence. Dans le cas contraire, une saison à moins de huit victoires représenterait une véritable désillusion pour les fans des Hokies et l’hypothétique fin de Justin Fuente à la tête d’une équipe qui paraissait en lice pour le titre de champion ACC il y a à peine deux ans.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.5

Résumé

Points forts
– un solide groupe de receveurs.
– un groupe de linebackers prometteurs.

Points faibles
– une ligne offensive inexpérimentée.
– un jeu au sol à développer.
– une ligne défensive peu menaçante.

Prédictions : 8-4, 5-3 ACC.

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Preview 2019 : Virginia Cavaliers

Un coach réputé, un QB prometteur et une équipe expérimentée… et si UVA mettait la main sur la division ACC Coastal en 2019 ?

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Crédit photo : Matt Riley/UVA Media Relations

Virginia Cavaliers

Conférence ACC

Division Coastal

En 2018 : 8-5, 4-4 ACC. Belk Bowl : victoire 28-0 contre South Carolina.
Head Coach : Bronco Mendenhall, 4ème année (16-22) – Résultats en carrière: 115-65.
Coordinateur offensif : Robert Anae.
Coordinateurs défensifs : Nick Howell, Kelly Poppinga.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : RB Jordan Ellis, WR Olamide Zaccheus, LB Chris Peace, CB Tim Harris, S Juan Thornhill.
Joueurs à suivre : QB Bryce Perkins, RB PK Kier, WR Hasise Dubois, OT Ryan Nelson, DL Eli Hanback, LB Jordan Mack, LB Zane Zandier, LB Charles Snowden, CB Bryce Hall, S Joey Blount.

Des Cavaliers en reconquête ! Arrivé dans un programme en pleine décrépitude au lendemain de l’ère Mike London, Bronco Mendenhall a doucement mais sûrement remis de l’ordre dans la maison Virginia.

Si bien qu’à l’issue de sa troisième saison à Charlottesville, les Cavs ont décroché une fiche positive et une qualification pour un bowl. Le succès décroché contre South Carolina, lors du Belk Bowl (28-0), est d’ailleurs le premier depuis … 2005.

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Rarement loin du titre de division depuis l’an passé, UVA espère enfin marquer de son empreinte la division Coastal, avec 13 titulaires de retour, dont 8 en défense, et une belle génération de recrue proche d’arriver à maturité..

Attaque

En 2018, l’escouade offensive a soufflé le chaud et le froid. Une moyenne relative de 28 points par match (71e du pays), mais une attaque réaliste sur 3e tentative, dans le sillage de son quarterback double-menace QB Bryce Perkins. Barré par Manny Wilkins à Arizona State, le numéro 3 s’est enfin fait sa place sous les ordres de Bronco Mendenhall et du coordinateur Robert Anae, avec 3 603 yards, 34 touchdowns cumulés et 9 interceptions. A l’aise sur les prises d’espace et les tracés intermédiaires, Perkins a semblé monter en régime au fil des mois mais va devoir corriger ses errements en termes de lecture et de prise de décision. A son image, le programme a perdu 10 fumbles en 2018, une donnée trop importante dans une ACC où le jeu au sol est souvent la clé.

La course, justement, est une petite interrogation. Non pas que le junior RB P.K. Kier, ancienne recrue 3 étoiles, n’ait pas les qualités requises pour endosser le costume de patron du backfield. Mais en donnant l’écrasante majorité des ballons au désormais diplômé Jordan Ellis, Mendenhall n’a pas spécialement facilité la transition. Résultat : 32 petits portés et 112 yards en 2 ans pour le nouveau titulaire, qui n’a pas encore atteint l’en-but adverse en universitaire. Pour l’épauler, il pourra compter sur le junior RB Lamont Atkins et le sophomore RB Wayne Taulapapa. Précieux l’année dernière pour ouvrir les brèches, BB Jamari Peacock le sera sûrement tout autant en 2019, au vu de l’inexpérience de ses homologues.

C’est une tendance dans l’ACC : les escouades de receveurs sont assez bien fournies. Et Virginia ne fait pas exception à la règle. Malgré le départ du supersonique Olamide Zaccheus chez les pros, les Cavaliers peuvent compter sur le solide duo de seniors WR Joe Reed et WR Hasise Dubois (1 043 yards et 12 touchdowns à eux deux l’an passé). La profondeur sera assurée par le junior WR Terrell Jana et le sophomore WR Ugo Obasi. Le profil du feu-follet devrait encore revenir à WR Tavares Kelly, de par sa vitesse et ses appuis dévastateurs en sortie de backfield. Evan Butts parti, le senior TE Tanner Cowley (68 yards en 2018) prend la suite au poste de tight end.

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Dernier secteur, et non des moindres : la ligne offensive. A rechercher des profils trop versatiles, Mendenhall s’est exposé à une fragilité globale de l’escouade en 2018, surtout sur le pass pro (32 sacks concédés). Certes, 3 titulaires sur 5 sont de retour mais des réajustements paraissaient nécessaires, comme le transfert de l’ancien Nittany Lion RG Alex Gallerstedt, parti pour occuper le poste de guard, aux côtés d’un sophomore, RT Ryan Swoboda ou RT Bobby Haskins. Côté gauche, l’expérience est de mise, avec le sophomore LT Ryan Nelson titulaire dès son arrivée sur le campus. Les juniors LG Chris Glaser et surtout C Dillon Reinkensmeyer complètent ce quintet.

Défense

La vraie force de Virginia pourrait résider en défense. Car pas moins de 8 starters sont de retour, sous les ordres des coordinateurs Nick Howell et Brady Poppinga, hommes de confiance de Mendenhall depuis leur passage commun à BYU.

Pourtant, malgré la profondeur de la ligne défensive, le run stop a beaucoup moins rassuré que le pass rush. La bonne nouvelle, c’est que le premier rideau récupère quelques blessés et parait plus mature en 2019. Le taulier DT Eli Hanback (47 plaquages, 2 sacks) voit revenir de l’infirmerie le senior DL Richard Burney et le junior DL Mandy Alonso. Les trois hommes encadreront de jeunes loups condamnés à jouer des coudes, au vu de la profondeur globale. Le sophomore NT Jordan Redmond a bluffé le staff l’an passé, au point de rapidement prendre le poste de nose titulaire. Les sophomores DL Aaron Faumui et DL Tommy Christ seront d’autres noms à suivre de près. Bronco Mendenhall a également mis la main sur DL Jowon Briggs, recrue 4 étoiles, suivi par pas mal d’autres grosses écuries de première division universitaire. Un temps recruté, le Français Jeffrey M’Ba n’a pas pu être admis dans une université américaine cette année, pour des questions d’éligibilité académique.

Pour briller sur le pass rush, les Cavaliers ont pu compter sur de nombreuses ressources, à commencer par les phases de blitz, où tous les linebackers sont sollicités. Le playmaker en chef dans ce secteur restera tout de même le junior SLB Charles Snowden Jr. (62 plaquages, 2 sacks et demi, 8 passes défendues), aussi longiligne qu’explosif dès le snap. Meilleur plaqueur de son équipe en 2018 derrière le nouveau Chief Juan Thornhill, ILB Jordan Mack (66 plaquages) épaulera plein centre l’un des deux juniors, LB Robert Snyder ou le très attendu LB Zane Zandier (114 plaquages à eux deux). Redshirté l’an passé, le freshman LB T.C. Harrison a aussi une science de la poursuite à mettre à profit. Côté faible, le junior WLB Matt Gahm et le sophomore WLB Noah Taylor se disputeront le spot laissé vacant par le partant Chris Peace.

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Autre ressource pour briller contre la passe : l’excellente couverture. Et dans cet exercice, difficile de faire mieux que CB Bryce Hall et ses 21 passes défendues en 2018. Malgré la fin d’éligibilité de Tim Harris, le senior pourra compter sur quatre defensive backs aguerris dans les airs pour faire trembler les quarterbacks adverses : CB Darius Bratton (7 passes défendues), FS Joey Blount (63 plaquages), SS Brenton Nelson (8 passes défendues) et l’ancien receveur DB De’Vante Cross.

Équipes spéciales

Enfin une solution viable ? L’an passé le poste de kicker a donné beaucoup de maux de tête au coaching staff des Cavs. Inefficaces face aux poteaux, K A.J. Mejia et K Hunter Pearson ont finalement laissé leur place au junior K/P Brian Delaney, pressenti pour être le titulaire en 2019. Mais malgré le match solide contre Miami, le jeune botteur n’a pas totalement rassuré, d’où le doute qui reste persistant localement. Pour ne rien arranger, l’ancien punter Lester Coleman n’est plus éligible, et il va falloir lui trouver un digne successeur. Le sophomore P Nash Griffin semblait en première ligne pour devenir l’heureux élu, mais là encore, Delaney pourrait tirer les marrons du feu …

Sur les phases de retour, les receveurs KR Joe ReedPR Chuck Davis et PR Tavares Kelly devraient de nouveau se partager les réceptions, respectivement sur kickoff et sur punt.

Calendrier

Attention, sol glissant ! Pour espérer faire mieux que leur fiche globale de 8-5 l’an passé, les Cavaliers auront du pain sur la planche avec des confrontations ô combien piégeuses, notamment début octobre. En soi, les déplacements à Pittsburgh, dès l’ouverture de la saison, à Notre Dame, Miami ou encore North Carolina ne sont des cadeaux, mais recevoir Florida State et Virginia Tech, deux programmes qui restent armés, avec une soif de revanche, n’est pas plus enviable. La donnée du calendrier a son importance depuis l’arrivée de coach Mendenhall : durant cette période, les Cavaliers n’ont gagné que deux petits matches sur 12 possibles en novembre, soit dans la dernière ligne droite de la saison régulière.

Match clé
contre Virginia Tech, le 29 novembre
Si les joueurs de Bronco Mendenhall parviennent à passer les principales embûches de leur parcours, le choc contre Virginia Tech en clôture de l’année vaudra à coup sûr le coup d’oeil. Arrivés en même temps en Virginie, Mendenhall et Fuente ne se sont pas encore adjugés l’ACC Coastal, lançant tour à tour le titre de division à Miami et Pittsburgh. Cette saison, les deux équipes sont plus qu’armés et une affiche pour accéder à la finale de conférence ne serait pas pour déplaire aux fans de Charlottesville.

Conclusion

Depuis 2016 et l’arrivée de son nouvel head coach, Virginia ne cesse de franchir les étapes : qualification pour un bowl en 2017, victoire dans un bowl et fiche positive l’an passé … la question est de savoir : quel serait le prochain pallier ? Difficile de le savoir, compte tenu d’un calendrier loin d’être clément et d’un turnover en attaque et sur équipes spéciales qui pourrait nécessiter une transition. Malgré tout, le fait de recevoir quelques formations de même calibre, comme Florida State ou Virginia Tech, ne sera pas du luxe. Le résultat contre Pitt, en Pennsylvanie, et en ouverture de la saison, nous donnera rapidement une indication sur la valeur brute de ce programme.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Marge de progression de Bryce Perkins
– Grosse rotation sur le front seven
– Défense contre la passe

Points faibles :
– Ligne offensive irrégulière
– Incertitude sur les botteurs
– Gestion du mois de novembre

Prédiction : 9-3, 6-2 ACC.

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