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[CFP National Championship 2016] Les coachs : Dabo Swinney vs Nick Saban

Présentation des deux coachs qui seront opposés lors du CFP Championship Game 2016 : Dabo Swinney (Clemson) vs Nick Saban (Alabama).

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@TBPChamp2016

La finale nationale de lundi prochain verra deux coaches aux profils et aux trajectoires très différents s’affronter dans le but de recevoir le trophée du CFP, le titre national, et la gloire absolue ou presque.

Dabo Swinney, un gars sympa

Sur la sideline de Clemson, William Christopher « Dabo » Swinney, 46 ans, ancien receveur walk on du… Crimson Tide de l’université d’Alabama, est head coach des Tigers de Clemson depuis le milieu de la saison 2008, il succède à Tommy Bowden, qui démissionne après 6 matchs, alors que Swinney est coach des receveurs et un coordinateur du recrutement reconnu (classé dans le top de Rivals.com en 2007).

Swinney avait rejoint le staff de son ancien coach de position à ‘Bama en 2003, après avoir été viré avec tout le staff de DuBose en 2001, alors qu’il était coach des receveurs et des tight ends. Il a occupé sa période hors football en s’occupant d’immobilier, et est diplômé d’un MBA de l’université d’Alabama.

Swinney conserve sa réputation de recruteur exceptionnel en tant que head coach, et a tranquillement fait sa place dans le haut du panier des coaches de College Football. Il est l’un des quatre coaches à avoir eu une classe de recrues dans le top 20 de ESPN pendant cinq années de suite. Les autres ? Bob Stoops d’Oklahoma, Les Miles de LSU et… Nick Saban d’Alabama.

Dabo Swinney a lancé la tradition de la Tiger Walk à Clemson : les joueurs des Tigers traversent le parking où se tient en général la fiesta des supporters d’avant match, qu’on appelle Tailgating chez nos amis américains, environ deux heures avant le match, pour renforcer le côté ‘représentants d’une communauté, d’une famille’ de l’équipe en Caroline du Sud.

Avec le parcours qu’il réalise en tant que head coach des Tigers, Dabo Swinney semble marcher dans les traces du plus grand coach de l’histoire de Clemson, John Heisman. Il est par exemple le premier coach des Tigers à avoir engrangé 32 victoires au cours de ses trois premières saisons, et a reçu un petit paquet de distinctions, comme par exemple le Bobby Dodd Coach of the Year Award 2011, qui récompense un coach pour sa performance de terrain et pour sa performance universitaire.

 

2011 marque un premier sommet dans la carrière de Swinney, avec notamment le titre de conférence ACC, qui connaît par la suite des saisons quelque peu plus compliquées, tout en demeurant de fort belle facture, avec toujours une ou deux défaites qui faisaient un peu mal au fondement, souvent moquée par les commentateurs, dont votre serviteur, sous le terme de « Clemsoning », et ce malgré la victoire à l’Orange Bowl contre Ohio State à l’issue de la saison 2013.

En effet, Dabo a parfois eu quelques soucis dans sa communication, notamment avant l’Orange Bowl 2011, annonçant ‘vous verrez, on parlera de la défense de Clemson après le match’. En effet, Clemson a subi la pire défaite de l’histoire des bowls BCS, contre West Virginia…

Ajoutons à ça les nombreuses vidéos de Dabo en train de danser dans le vestiaire qui auront peut-être fait plus pour sa notoriété que son coaching – un peu comme Mike Gundy à Oklahoma State – et on se retrouve avec un type peut-être pas suffisamment pris au sérieux.

En 2015, Dabo a décrété la fin du « Clemsoning », et a réitéré son décret à l’issue de la victoire des Tigers à l’Orange Bowl, cette fois pour la qualification en finale nationale dans la deuxième saison de l’ère du CFP.

Et, de fait, le « Clemsoning » semble bel et bien terminé. Clemson réalise la meilleure saison de l’ère Swinney, en accédant donc à la finale nationale. Le parcours de la saison aura valu à Dabo les distinctions de coach of the year de l’ACC, Home Depot, Maxwell, Walter Camp et Associated Press. En comptant la dernière victoire à l’Orange Bowl, Swinney a mené ses troupes à 75 victoires pour 26 défaites depuis sa prise de fonction.

Nick Saban, le Dark Vador du College Football

Face à Dabo, on retrouve le Dark Vador du college football, monsieur Nick Saban. Oui, le type qui déclarait à l’issue de la saison 2006 des Dolphins de Miami : « Je ne serai pas le coach d’Alabama ».

Nicholas Lou Saban Junior, 64 ans, est le coach d’Alabama depuis 2007, après une longue carrière dans les rangs universitaires, commencée comme assistant coach à Kent State, son alma mater, où il a évolué comme defensive back durant deux saisons. Aujourd’hui encore, les postes du backfield défensif sont supervisés directement par Saban, qui n’hésite pas à recadrer directement ses joueurs de position aux entraînements ou en match.

Dans un premier temps, Saban a multiplié les postes d’assistant, à Kent State donc puis à Syracuse, à West Virginia dans son Etat natal, à Ohio State, à Navy puis Michigan State où il accède à son premier poste de coordinateur défensif avant de partir une première fois tester le monde du football professionnel en tant qu’assistant coach chargé des defensive backs chez les Houston Oilers (aujourd’hui Tennessee Titans).

Sa première expérience en tant que head coach, après son départ de Houston, intervient dans l’Ohio, encore, à Toledo. Il refuse au passage d’embaucher Urban Meyer dans son staff alors que ce dernier, qui ne doute de rien, avait sollicité directement Saban pour un poste. Il n’est coach qu’une saison, mais amène les Rockets à un record de 9-2 et un titre de co-champion de la MAC, avant de démissionner pour retourner en NFL, comme coordinateur défensif des Browns, sous la tutelle d’un autre Dark Vador du football, professionnel celui-là, Bill Belichick, le plénipotentiaire coach des Patriots de New England.

Après trois années chez les pros, Saban revient dans les rangs universitaires en tant que head coach à Michigan State pour cinq saisons assez moyennes avec quelques belles performances anecdotiques, avant de mettre en oeuvre sa spécialité : la démission.

Il file donc son billet aux Spartans pour rejoindre Louisiana State, pour cinq saisons marquées par un titre SEC en 2001 et le premier championnat national de Nick Saban en 2003.

En 2004, Saban nous refait le bon vieux coup de la démission pour partir chez les Dolphins de Miami en NFL. Wayne Huizenga, le propriétaire d’alors des Dolphins, pense rejouer le coup de ce bon vieux Jimmy Johnson, en embauchant un coach universitaire à succès, pour remettre la franchise de Floride sur le devant de la scène. Et devinez ce qu’il advint ?

Retour donc chez les universitaires (oui, certains font des études à ‘Bama, voir Swinney, Dabo). Et même s’il n’allait pas être le prochain coach d’Alabama, il débarque quand même avec armes, bagage et mauvaise humeur permanente à Tuscaloosa, pour rendre vie à un programme moribond depuis les années Bear Bryant (et ça date, Anouar).

Imaginez un peu…

  • Finaliste malheureux de la SEC en 2008.
  • Champion BCS en 2009 contre Texas
  • Champion BCS en 2011 contre LSU 21-0, pour le match qui allait, finalement, semer le glas pour le BCS et ouvrir trois ans plus tard l’ère du playoff universitaire en division FBS, grâce à ce rematch de rencontre toute pourrie de saison régulière terminée sur le score 9-6 pour LSU, dans une purge infâme.
  • Champion BCS en 2012 contre #1 Notre Dame, atomisée en direct devant les caméras.
  • Champion SEC 2014 et 2015, avec une place en finale nationale la semaine prochaine.

Avec 190 victoires au total en carrière universitaire, Nick Saban est aujourd’hui le coach en activité avec le plus grand nombre de victoires en carrière. (5 victoires acquises à ‘Bama lui ont été retirées dans le cadre de sanctions NCAA contre le Tide, dans le cadre du scandale des manuels scolaires [rofl]. Même si les faits se sont déroulés du temps de son prédécesseur Mike Shula – un nom qu’on connait bien à Miami, mais avec ‘Don’ comme prénom – les sanctions se sont étendues aussi à 2007).

Saban est le prototype du gars qu’on adore détester, mais il est aujourd’hui un pur baron de ce sport. Tuscaloosa lui appartient, les fans du Tide sacrifieraient leurs enfants pour lui, et il pourrait, s’il le voulait, se taper toutes les minettes du campus et des environs, le tout en mesurant un mètre vingt quatre les bras levés. Amazing. Avec la retraite de Frank Beamer, il est aujourd’hui le seul à sembler pouvoir compter sur un poste à vie, s’il le souhaite, à Tuscaloosa, dans la lignée des coaches historiques du football comme Joe Paterno, Bear Bryant, Woody Hayes ou LaVell Edwards…

Nick Saban est connu pour ses pétages de plombs légendaires en conférence de presse, une presse qu’il déteste cordialement.

Ces dernières saisons, Saban aura su montrer un côté humain qu’on ne lui soupçonnait pas forcément, en invitant ses joueurs pour Thanksgiving, en montrant un peu d’émotion à l’évocation de son coordinateur défensif Kirby Smart qui partira après la finale prendre le poste de head coach à Georgia, ou encore…

Malgré son abord désagréable au possible, Saban, pieux catholique marié à Terry depuis la fin de leurs années de fac (soit 44 ans) et père de deux enfants, est la figure de proue de sa fondation, Nick’s Kids, dédiée aux enfants handicapés mentaux et dirigée par son épouse.

Il est aussi une ‘star’ de cinéma, ayant fait une apparition dans le film dédié à l’histoire de Michael Oher, The Blind Side (avec Sandra Bullock), dans le rôle de… Nick Saban…

 

En finale, nous verrons donc s’affronter deux coaches aux profils très différents : Nick le défensif, Dabo l’offensif. Swinney le type sympa avec qui on prendrait bien une binouze bien fraîche autour d’un bon barbecue et Saban le Diable incarné.

Faites vos jeux…

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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Preview 2018 : Duke Blue Devils

Portés par le junior QB Daniel Jones et une défense suffocante, les Blue Devils de Duke seront-ils la bonne surprise de la saison 2018 dans la conférence ACC ?

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Crédit photo : Jeremy Brevard-USA TODAY Sports

Duke Blue Devils

Conférence ACC – Division Coastal

En 2017 : 7-6, 3-5 ACC. Quick Lane Bowl : victoire 36-14 face à Northern Illinois.
Head Coach : David Cutcliffe , 14ème année (59-67) – Résultats en carrière: 103-96.
Coordinateur offensif : Zac Roper.
Coordinateur défensif : Ben Albert, Matt Guerrieri.
Titulaires de retour : 7 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Shaun Wilson, CB Bryon Fields.
Joueurs à suivre : QB Daniel Jones, RB Brittain Brown, WR T.J. Rahming, TE Daniel Helm, LB Joe Giles-Harris, CB Mark Gilbert, S Jeremy McDuffie.

Que la saison 2017 fût bizarre et surprenante pour les Blue Devils de Duke ! Après un départ canon (4-0), ils ont subi six défaites consécutives avant de remporter trois succès d’affilée pour conclure la saison, une première depuis 1962.

Résultat : un bilan de 7-6 et une victoire face à Northern Illinois lors du Quick Lane Bowl. De cet élan de fin d’année souffle un vent d’optimisme sur le campus de Durham (Caroline du Nord) d’autant plus que 15 titulaires sont de retour en 2018 dont 8 au sein d’une défense héroïque l’an dernier (20.2 points accordés par match, #21 du pays).

Malgré le départ à Oklahoma State du coordinateur défensif, Jim Knowles, c’est sur ce secteur défensif mené par le potentiel All-American LB Joe Giles-Harris que les Blue Devils tenteront de construire leur succès en 2018 même si l’attaque s’est réveillée en fin de saison dernière grâce à l’émergence tardive de QB Daniel Jones.

Si ce secteur offensif parvient à garder le rythme, Duke sera encore une fois une équipe très difficile à manoeuvrer. L’un des coachs les plus respectés à travers le pays, David Cutcliffe, aime ce qu’il voit de son groupe et n’en prive pas pour le dire.

« Nous savons que notre équipe est capable de produire au sol. C’est peut-être aussi le groupe de joueurs le plus athlétique que nous avons eu sur le campus depuis un bon bout de temps. » – David Cutcliffe, coach des Blue Devils de Duke.

Le reste de conférence ACC est prévenu : Duke est prêt pour être l’équipe surprise de 2018.

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Attaque

Le redshirt junior QB Daniel Jones (2691 yards, 14 TD, 11 INT et 518 yards, 7 TD en 2017) est de retour pour sa 3ème saison comme quarterback titulaire des Blue Devils. Certes, ses statistiques ont baissé l’an dernier en raison notamment d’une chute de son efficacité à la passe (56.7%) mais son mois de novembre a été phénoménal et il nous a rappelé pourquoi il est l’un des joueurs les plus combatifs et intelligents de la conférence ACC à son poste. Il fait déjà partie de l’Histoire des Blue Devils en devenant l’an dernier le 3ème QB à réussir 20 TD à la passe et 10 au sol lors d’une même saison.

L’attaque de Duke n’a réussi que 26 TD en 53 présences dans la red zone adverse. Pour remédier à ce problème, les Blue Devils possèdent peut-être le coureur qui deviendra bientôt le plus productif de l’Histoire du programme. Avec ses 701 yards au sol l’an dernier, le sophomore RB Brittain Brown a réalisé la 2ème meilleure performance historique pour un joueur de Duke… en tant que backup de Shaun Wilson. Suite au départ de ce dernier, il sera seul aux commandes du jeu au sol même si le sophomore RB Deon Jackson et le rapide freshman RB Marvin Hubbard III devrait également contribuer.

Bonne nouvelle pour QB Daniel Jones : ses deux cibles préférées sont de retour en 2018. Les seniors WR T.J. Rahming (65 plaquages, 795 yards, 2 TD en 2017) et WR Jonathan Lloyd (39 réceptions, 367 yards, 1 TD en 2017) seront fidèles au poste tout comme un groupe fourni de tight-ends composés des seniors TE Daniel Helm (22 réceptions, 261 yards, 2 TD en 2017) et TE David Koppenhaver (17 réceptions, 154 yards, 3 TD en 2017) et du sophomore TE Noah Gray (2 TD en 2017). Seul problème pour les receveurs : leur incapacité à se défaire de leur défenseur direct. Conséquences : les receveurs n’ont réussi que 4 TD sur réception. Une misère.

La ligne offensive a régulièrement été prise à défaut l’an passé accordant notamment 29 sacks. De plus, elle ne s’est jamais montré infaillible sur le jeu au sol. Toutefois, coach Cutcliffe s’est montré confiant dans la capacité de ce groupe de poursuivre son développement. C Zach Harmon glissera de sa position de guard à celle de centre. LG Julian Santos est le seul autre titulaire de retour. Ainsi, les sophomores RG Rakavius Chambers et RT Daniel Kraeling occuperont le flanc droit tandis que le senior LT Christian Harris aura un rôle primordial comme tackle sur le côté aveugle de QB Daniel Jones.

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Défense

Pour la première fois de l’ère Cutcliffe, la défense 4-2-5 fût la force de l’équipe l’an passé (332.6 yards accordés par match, #4 de l’ACC). Ce sera encore le cas en 2018 en raison du retour de 8 titulaires de ce côté du ballon dont les leaders, LB Joe Giles-Harris et CB Mark Gilbert.

Si la défense aérienne des Blue Devils a été si performante l’année dernière (179.4 yards accordés par match, #16 du pays), c’est grâce à une ligne défensive agressive composée de solides athlètes recrutés par le renommé coach de ligne, Ben Albert. DT Edgar Cerenord (34 plaquages, 2 sacks en 2017) est le seul senior d’un groupe fourni dont les juniors DE Tre Hornbuckle (50 plaquages, 1 sack en 2017) et DT Trevon McSwain (23 plaquages, 2.5 sacks en 2017), et le sophomore DE Victor Dimukeje (40 plaquages, 2 sacks, 1 INT en 2017) seront probablement les plus utilisés.

Le second rideau des Blue Devils est peut-être le meilleur de la conférence ACC. Ni plus ni moins. Dans un système 4-2-5, le junior MLB Joe Giles-Harris (125 plaquages, 16 pour perte, 3.5 sacks et 1 INT en 2017) et le senior WLB Ben Humphreys (70 plaquages, 2.5 sacks et 1 INT en 2017) forment un duo infernal autant sur le run support que sur les coverages. Ces deux-là ont réussi 195 plaquages à eux-deux en 2017.

Le backfield défensif pourra encore compter sur l’un des joyaux des Blue Devils en défense : le junior CB Mark Gilbert (35 plaquages, 6 INT en 2017), sélectionné dans la 1ère équipe All-ACC après avoir réussi 6 INTs et défendu 15 passes en 2017. Le système défensif de Duke à 5 defensive backs demande de la polyvalence aux safeties qui doivent être capables d’attaquer la ligne de scrimmage tout en assurant la couverture. Ce sera un vrai défi pour les deux nouveaux titulaires que seront le sophomore S Marquis Waters et le freshman ROV Leonard Johnson. Le junior S Jordan Hayes (50 plaquages, 1 INT en 2017) et le senior S Jeremy McDuffie (58 plaquages, 3 INT en 2017, blessé au genou en novembre) tenteront de récupérer leur statut de titulaire au junior S Dylan Singleton. Le sophomore CB Myles Hudzick devrait compléter ce quintet.

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Équipes spéciales

La situation du kicking game s’est quelque peu détériorée lorsque le polyvalent K/P Austin Parker (17/21 FG, 42 yards sur punt) a été renvoyé du programme en décembre dernier. Ce sont donc deux joueurs walk-on, K Collin Wareham et P Jackson Hubbard, qui débuteront la saison pour les Blue Devils. Comme l’an passé, WR T.J. Rahming retournera les punts tandis que RB Deon Jackson succédera à Shaun Wilson sur les retours de kickoff.

Calendrier

Afin de participer à un bowl pour une 6ème fois lors des 7 dernières années, les Blue Devils devront se sortir d’un calendrier éprouvant. Au programme : deux difficiles déplacements contre des équipes du Power Five en match inter-conférence (à Northwestern et à Baylor) et deux matchs crossover périlleux (à Clemson et contre Wake Forest). Duke ne pourra également manquer la marche face à Army (en match d’ouverture) et face à North Carolina Central (FCS) à la fin du mois de septembre. Virginia et North Carolina seront également en visite au Wallace Wade Stadium alors que les Blue Devils défieront Georgia Tech, Pittsburgh et Miami sur leur terrain.

Match clé
Virginia Tech, le 29 septembre
Lourdement battu à Blacksburg l’an dernier, Duke sera revanchard au moment de recevoir les Hokies de Virginia Tech. Un succès dans ce match d’ouverture du calendrier de conférence ACC des Blue Devils leur donnerait un momentum incroyable et pourrait en faire de réels concurrents aux Hurricanes de Miami, champion de division Coastal en titre.

Conclusion

Après une saison 2016 catastrophique (4-8), Duke a rebondi l’an dernier (7-6) en obtenant une 5ème participation à un bowl en 6 ans. Les Blue Devils de coach Cutcliffe ont à leur disposition l’un des plus prometteurs quarterbacks de la conférence, QB Daniel Jones, et peuvent compter sur deux stars en défense, LB Joe Giles-Harris et CB Mark Gilbert. Est-ce que cela suffira pour une équipe qui a perdu son coordinateur défensif et qui fera face à un calendrier défavorable ? QB Daniel Jones a dans ses mains les clés des succès des Blue Devils en 2018. Car si le secteur aérien offensif progresse, Duke pourrait être la bonne surprise de la conférence ACC.

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Louisville renomme son stade qui devient le Cardinal Stadium

Suite à la controverse née des déclarations racistes du boss de Papa’s Johns Pizza, l’université Louisville abandonne le nom « Papa John’s Cardinal Stadium » de son stade qui devient le « Cardinal Stadium ».

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Crédit photo : Getty Images

Cela n’aurait donc pris beaucoup de temps pour que l’université de l’État du Kentucky prenne ses distances avec l’ancien booster et fondateur du géant de la restauration rapide, John Schnatter.

Le président de l’université Louisville, Neeli Bendapudi, a donc pris la décision que tous les fans des Cardinals attendaient en renonçant d’associer le nom du stade à une compagnie – pourtant locale – dont l’image est désormais entaché par un scandale retentissant.

Pour rappel, John Schnatter, a reconnu avoir utilisé une insulte raciste envers la communauté afro-américaine lors d’un appel conférence au mois de mai dernier. Cette déclaration de l’ancien président-fondateur de Papa’s Johns a fait un véritable tollé dans les médias forçant ainsi ce dernier à démissionner de son poste tout en gardant une grande partie de ses parts dans la compagnie.

Connu par le grand public pour ses apparitions dans des pubs TV notamment au côté de Peyton Manning, John Schnatter a présenté des excuses qui n’ont pas suffi à calmer la colère de certains joueurs qui avaient récemment demandé à la présidence de l’université d’envisager d’abandonner le contrat de naming du stade avec Papa’s Johns. C’est désormais chose faite. Les conséquences financières de cette rupture de contrat ne sont pas connues.

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Preview 2018 : North Carolina State Wolfpack

Malgré la perte du pass-rusher vedette Bradley Chubb, le Wolfpack de North Carolina State reste la principale menace de Clemson dans la division ACC Atlantic grâce à la présence de l’excellent QB Ryan Finley.

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Crédit photo : Rob Kinnan-USA TODAY Sports

North Carolina State Wolfpack

Conférence ACC – Division Atlantic

En 2017 : 9-4, 6-2 ACC. Sun Bowl : vainqueur contre Arizona State, 52-31.
Head Coach : Dave Doeren, 6ème année (34-30) – Résultats en carrière : 57-34.
Coordinateur offensif : Eli Drinkwitz.
Coordinateur défensif : Dave Huxtable, Ted Roof.
Titulaires de retour : 6 en attaque, 3 en défense, punter, kicker.
Joueurs-clés partis : RB Nyheim Hines, TE Jaylen Samuels, OT Will Richardson, G Tony Adams, DE Bradley Chubb, DT B.J. Hill, DT Justin Jones, DE Kentavious Street, LB Jerod Fernandez.
Joueurs à suivre : QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon, WR Jakobi Meyers, G Terrone Prescod, DE Darian Roseboro, LB Germaine Pratt, S Jarius Morehead.

Nommé head coach du Wolfpack en 2013, Dave Doeren a enregistré son meilleur bilan à la tête du programme l’an passé. Une fiche de 9-4, pour 6 victoires en 8 matches dans la conférence ACC. De quoi faire de NC State le principal poursuivant de Clemson dans la division Atlantic.

L’équipe de Raleigh espère rééditer pareille performance, mais doit composer avec un groupe pas mal renouvelé, surtout en défense, avec seulement 3 titulaires de retour.

La perte est significative, avec 7 joueurs sélectionnés lors de la dernière draft. Mais coach Doeren, qui n’a plus connu de fiche négative sur le campus depuis sa première année, compte sur une relève expérimentée et qui pourrait surfer sur un calendrier favorable.

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Attaque

Si beaucoup de mouvements ont été constatés pendant l’intersaison, NC State peut se rassurer sur une chose : le Wolfpack possède sans doute l’attaque aérienne la plus explosive de la conférence ACC. En dépit d’une excellente saison à 3 517 yards dans les airs, avec 17 touchdowns et 6 interceptions au compteur, QB Ryan Finley a décidé de rempiler pour sa saison senior, et peut compter sur une escouade de receveurs tout simplement délirante, la meilleure de l’histoire du programme. Tout simplement.

Sa cible prioritaire devrait rester le junior WR Kelvin Harmon, qui a brillamment franchi la barre des 1 000 yards en 2017. Mais l’ancien quarterback WR Jakobi Meyers a tout simplement explosé (727 yards et 5 TD) et limiter les réceptions de l’ancien numéro 2, le senior WR Stephen Louis (583 yards et 2 TD). Dans le système offensif très écarté du coordinateur Eli Drinkwitz, les places seront chères. Encore plus avec l’émergence attendue des deux imposants sophomores, WR Emeka Emezie et WR C.J. Riley.

Ce casting de rêve devrait mettre moins de pression sur le jeu au sol, devenu orphelin de Nyheim Hines (NFL, Colts). Avec 506 yards et 7 touchdowns en 2017, RB Reggie Gallaspy II a tout de même les épaules pour être rapidement productif. Derrière lui, les deux freshmen RB Nakia Robinson et RB Erin Collins ont faim, après avoir été redshirtés. Ils seront des concurrents à suivre pour le sophomore RB Will Eason, deuxième coureur le plus expérimenté, mais avec 2 minuscules portés au compteur. Le départ du fullback/tight end Jaylen Samuels devrait limiter les jeux surprise de NC State et libérer moins de brèches au sol. Principalement bloqueur, le sophomore TE Dylan Autenrieth est le successeur annoncé, mais un autre ancien quarterback, TE Dylan Parham a son mot à dire.

Parlant de bloqueur, la ligne offensive a perdu deux pièces essentielles, avec les départs du tackle Will Richardson et du guard Tony Adams. Le reste de l’escouade est tout de même de retour et devrait composer le côté gauche de la O-Line. L’expérience est de mise avec la présence de trois seniors : LT Tyler Jones, LG Terrone Prescod et C Garrett Bradbury. Côté droit, les sophomores RG Joshua Fedd-Jackson et RT Justin Witt tiennent la corde, mais la rotation apportée par G/C Joe Sculthorpe et RT Tyrone Riley s’annonce bienvenue.

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Défense

C’est en défense que la reconstruction est massive, avec 8 titulaires à remplacer par rapport à 2017. Le front seven a notamment pâti de l’intersaison, avec toute la ligne défensive partie renforcer la NFL, dont le cinquième choix de la dernière draft, Bradley Chubb (Broncos). Fort heureusement, coach Doeren a préparé ses arrières en effectuant une solide rotation l’an passé. Avec deux sacks et demi au compteur, le senior DE Darian Roseboro était le troisième meilleur pass rusher du Wolfpack en 2017. Il sera le leader du premier rideau, aux côtés d’un autre senior, DT Eurndraus Bryant, si ce dernier revient bien de sa récente blessure à la jambe. Le prometteur sophomore DT Shug Frazier et le junior DE James Smith-Williams complètent cette escouade, malgré leur cumul de 23 plaquages en 2017. Sur l’extérieur de la ligne, le transfert de Junior College, DE Joe Babros, sera un élément à surveiller.

Le poste de linebacker n’a pas non plus été épargné par les exils. Mais celui de Jerod Fernandez, meilleur plaqueur du programme en 2017, devrait être relativement indolore. Tout cela grâce au senior LB Germaine Pratt, plus grand talent de cette défense new-look. Ses lieutenants sont encore difficiles à identifier, même si les sophomores WLB Brock Miller et WLB Louis Acceus ont une longueur d’avance. La belle surprise pourrait venir du freshman MLB Payton Wilson, même si ce dernier a dû lutter avec des douleurs au genou.

Vous l’aurez compris : les vieux briscards défensifs du programme se trouvent plutôt dans le secondary. Avec 80 plaquages, et 4 passes défendues, le junior SS Jarius Morehead fait office de roc sur le run stop et encadre un groupe de safeties qui a au moins démarré un match en carrière. C’est le cas de FS Dexter Wright, de retour de blessure, et des deux sophomores SS Isaiah Stallings et FS Tim Kidd-Glass. Ce quatuor de talent profite de l’arrivée du nouveau co-coordinateur défensif, Ted Roof, en provenance de Georgia Tech. Il s’occupera en partie des defensive backs et verra sans doute d’un bon œil la rotation que lui offre son escouade de safeties.

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Sur les extérieurs, l’expérience est plus limitée, mais le junior CB Nick McCloud est déjà l’une des valeurs sûres de la conférence à son poste (7 passes défendues et une interception en 2017). L’autre position sera disputée entre le junior CB Kishawn Miller et les sophomores CB Markel Valdez et CB Chris Ingram. Dans un système défensif adepte du 4-2-5, le backfield sera souvent renforcé. Une aubaine pour le junior NB Stephen Griffin, transfert de Tennessee, qui a à cœur de faire ses preuves.

Équipes spéciales

Avec 43 yards de moyenne en 2017, le senior P A.J. Cole III sera fidèle au poste sur les punts. Sur la position de kicker, plus d’interrogations, après la blessure du senior K Carson Wise. Son homologue K Kyle Bambard domine la hiérarchie, mais les deux hommes n’étaient qu’à 50% de réussite sur field goal en 2017. Le true freshman K Christopher Dunn a donc une grosse carte à jouer lors des camps estivaux. Pas plus d’assurance sur le poste de retourneur, occupé l’an passé par Nyheim Hines. Le senior KR/PR Maurice Trowell a été le plus sollicité de l’escouade actuel et devra tout faire pour confirmer son statut.

Calendrier

Capable d’épingler Florida State et Louisville en 2017, NC State aura une division ACC Atlantic homogène et donc accrochée cette saison. Bonne nouvelle pour eux : le début de programme s’annonce abordable, leur permettant de monter en puissance avant les duels intra-conférence. Il faudra tout de même se méfier de West Virginia, le 15 septembre. Même avec l’avantage de recevoir les Mountaineers, la défense aura à faire à de grosses menaces adverses comme le duo QB Will Grier – WR David Sills V. Le plus gros test de l’exercice 2018 sera incontestablement le déplacement à Clemson le 20 octobre. Le mois de novembre sera également charnière pour accrocher les premières places de la division, mais c’est bien à Raleigh que Florida State et Wake Forest viendront défier le Wolfpack.

Match clé
Boston College, le 6 octobre
En y regardant bien, ce match devrait être capital pour les deux programmes. Comme évoqué, une semaine avant le déplacement à Clemson, une défaite de NC State plongerait très clairement les joueurs de Dave Doeren dans le doute. De l’autre côté, Boston College a une deuxième partie de saison peu enviable et va devoir entamer ce virage avec le plein de confiance. L’an passé, malgré une équipe des Eagles en pleine bourre, NC State avait réussi à quitter Chestnut Hill victorieux (14-17). Il y aura un sentiment de revanche dans l’air pour le programme du Massachusetts. Enfin, l’opposition de style offensive sera intrigante, entre la force de frappe aérienne de North Carolina State et le jeu au sol massif d’AJ Dillon et des Eagles.

Conclusion

Deuxième de division Atlantic derrière Clemson, NC State a clairement les armes pour être de nouveau le principal outsider des Tigers. Il ne sera pas aisé de remplacer Nyheim Hines, tant sur le jeu au sol que sur les équipes spéciales. Pas plus facile de compenser l’hémorragie défensive de l’intersaison, avec le départ du pass rusher vedette Bradley Chubb. Mais au vu du calendrier abordable, NC State a de quoi démarrer en fanfare et faciliter la transition en défense. Une fiche aussi bonne qu’en 2017, voire mieux avec neuf ou dix victoires, reste largement plausible.

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Preview 2018 : Boston College Eagles

Ça passe ou ça casse pour coach Steve Addazio. Avec la présence de RB A.J. Dillon et d’une défense de fer, les Eagles doivent franchir un cap au risque de connaitre un changement majeur de coaching staff en 2019.

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Crédit photo : USA Today

Boston College Eagles

Conférence ACC – Division Atlantic

En 2017 : 7-6, 4-4 ACC. New Era Pinstripe Bowl : défaite 27-20 face à Iowa.
Head Coach : Steve Addazio, 6ème année (31-33) – Résultats en carrière: 44-44.
Coordinateur offensif : Scot Loeffler.
Coordinateur défensif : Jim Reid.
Titulaires de retour : 7 en attaque, 5 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : DE Harold Landry, LB Ty Schwab, CB Isaac Yiadom.
Joueurs à suivre : QB Anthony Brown, RB A.J. Dillon, RT Chris Lindstrom, WR Kobay White, DE Zach Allen, LB Connor Strachan, CB Lukas Denis, S Will Harris.

La saison 2017 de College Football a été le théâtre de l’une des métamorphoses les plus renversantes de ces dernières années. En quelques mois, l’attaque des Eagles s’est transformée en une machine infernale digne de la côte Ouest après avoir contrôlé l’horloge par un jeu offensif conservateur pendant des années.

Résultat : une moyenne de 386 yards offensifs (on n’avait pas vu ça depuis les années Matt Ryan), près de 90 jeux par match et 5 victoires remportées lors des 7 derniers matchs. Boston College s’est imposé chez les Cardinals de Louisville d’un certain QB Lamar Jackson. Plus incroyable encore : ils ont détruit Florida State, 35-3, à domicile. Une Révolution.

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Toutefois, cette 6ème saison à la tête des Eagles sera déterminante pour coach Steve Addazio. Le nouveau Directeur athlétique, Martin Jarmond, pourrait ne plus être satisfait par le total des 7 victoires que les Eagles ont atteint 4 fois lors des 5 dernières saisons.

Malgré un calendrier dantesque (notamment Miami et Virginia Tech en matchs crossover et un déplacement à Purdue en match inter-conférence), Boston College n’est pas sans arguments pour prétendre devenir l’équipe surprise de la saison 2018 dans la conférence ACC. La défense de NC State est en recomposition et Florida State vivra peut-être une période de transition suite au départ de Jimbo Fisher. Est-ce l’année ou jamais pour ces Eagles dans la division Atlantic ?

Avec la présence de l’explosif Freshman of the Year dans la conférence ACC en 2017, RB A.J. Dillon, les Eagles seront-ils encore une équipe poil à gratter en 2018 ou rentreront-ils dans les rangs ?

Attaque

Comme l’an passé, les rênes de l’attaque des Eagles seront donc entre les mains de l’un des plus dangereux running backs du pays : le sophomore RB A.J. Dillon (1589 yards au sol, 14 TD en 2017). A beast. Indiscutablement le meilleur prospect offensif recruté par Steve Addazio à Boston College. Celui que Michigan avait initialement recruté mais qui voulait le faire jouer au poste de linebacker a préféré la banlieue ouest de Boston pour confirmer son incroyable aptitude à porter le ballon. Coureur rapide et puissant, il sera encore la pierre angulaire de l’attaque dirigée pour la 3ème année par le coordinateur offensif Scot Loeffler.

Une saison à plus de 2000 yards au sol n’est pas à exclure pour le running back vedette d’autant qu’il évoluera derrière une ligne offensive de retour au grand complet et comptant 7 joueurs avec une expérience comme titulaire. Le senior RT Chris Lindstrom est le leader d’un groupe qui excelle sur le run blocking mais qui a également étonné par sa mobilité en 2ème partie de saison permettant l’utilisation de schémas spread inattendus. Les seniors LT Aaron Monteiro et LG Sam Schmal cimenteront le côté gauche alors que le sophomore RG Ben Petrula devrait glisser à droite pour laisser sa place au senior C Jon Baker, de retour en 2018 après une saison dernière écourtée par une blessure.

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En plus des exploits de RB A.J. Dillon, l’un des tournants de la saison 2017 des Eagles fût la titularisation du sophomore QB Anthony Brown (1367 yards à la passe, 11 TD, 9 INT en 2017) à la place du décevant QB Darius Wade (transféré à Delaware, FCS). Blessé au genou en fin de saison, il devrait être de retour à 100% pour le coup d’envoi de la saison. Dans le cas contraire, on pourrait voir la star montante, QB E.J. Perry. Étincelant à l’entrainement, ce dernier est déjà le petit préféré des fans des Eagles.

Avec le senior TE Tommy Sweeney (36 réceptions, 512 yards, 4 TD en 2017), Boston College peut compter sur l’un des plus productifs receiving tight-ends du pays. Toutefois, il est bien seul. Le sophomore WR Kobay White (34 réceptions, 423 yards, 4 TD en 2017) a su profiter des opportunités de play-action pour gonfler ses statistiques mais il devra s’améliorer sur ses tracées pour devenir une vraie menace sur le jeu vertical. Réputé pour sa vitesse, le senior WR Jeff Smith (25 réceptions, 296 yards en 2017) n’a pas encore démontré l’étendue de son talent. Finalement, la bonne surprise pourrait venir du freshman WR Noah-Jordan Williams, révélation du printemps grâce à ses mains sûres.

Défense

L’escouade dirigée par le coordinateur défensif Jim Reid a terminé au 3ème rang national en 2017 pour l’efficacité contre la passe et s’il reste quelques interrogations au poste de cornerback, les Eagles peuvent compter sur le meilleur duo de safeties de la conférence ACC avec les deux seniors FS Lukas Denis (83 plaquages, 7 INT en 2017) et SS Will Harris (83 plaquages, 4 fumbles recouverts en 2017). Le groupe de cornerback est orphelin après le départ du leader CB Isaac Yiadom. Ainsi, le senior CB Taj-Amir Torres (33 plaquages, 1 INT en 2017) et le junior CB Hamp Cheevers (16 plaquages, 2 INT en 2017) devraient faire leurs débuts comme titulaire à moins que le freshman CB Tate Haynes, fils du membre du Hall of Fame de la NFL, Mike Haynes, réussisse à se tailler une place.

Certes, Harold Landry est parti pour la NFL mais on notera que la ligne défensive est restée extrêmement performante durant son absence pour cause de blessure. Le senior DE Zach Allen (100 plaquages, 15.5 pour perte, 4 sacks en 2017) a prêché par l’exemple et il est tout désigné pour prendre le rôle de leader du pass-rush des Eagles. En raison de son expérience, le senior DE Wyatt Ray (39 plaquages, 3 sacks en 2017) devrait conserver son statut de titulaire en attendant le développement des sophomores DE Brandon Barlow et DE Bryce Morais. A l’intérieur, c’est le manque de profondeur derrière le puissant senior NT Ray Smith (59 plaquages en 2017) qui pourrait inquiéter. Le junior DT Tanner Karafa (16 plaquages en 2017) devra être plus régulier pour convaincre le coaching staff qu’il peut justifier son statut de titulaire.

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Les multiples blessures auraient pu ravager le second rideau l’an passé. Au contraire, elles auront permis à Boston College de découvrir que le programme ne manquait pas de profondeur à ce poste de linebacker. Ainsi, le sophomore MLB John Lamot (63 plaquages, 1 sack en 2017) a été l’une des révélations tandis que l’ancien running back, WLB Davon Jones (23 plaquages en 2017), a émerveillé convaincant le coaching staff de l’utiliser régulièrement en défense. Avec le retour de blessure du plus gros frappeur de la conférence ACC, SLB Connor Strachan, et la montée en puissance du sophomore WLB Isaiah McDuffie, Boston College peut encore être l’une des défenses les plus intimidantes de la côte Est.

Équipes spéciales

C’est assurément l’un des secteurs les plus inquiétants des Eagles en 2018. Le départ de P Mike Knoll laisse un trou béant que les inexpérimentés P Grant Carlson et P James Levere tenteront de comblée. Pas rassurant. Et le kicking game n’est guère en meilleure situation après la saison 2017 inconstante de K Colton Lichtenberg (12/20 FG). Sur les retours de coup de pied, pas de changement : le receveur PR/KR Michael Walker (23.6 yards sur KR et 13.1 yards sur PR) est fidèle au poste.

Calendrier

Le gros point noir des espoirs des Eagles en 2018. Si les deux premiers matchs ne devraient pas être problématiques (Umass et Holy Cross), la suite sera semée d’embûches. En plus d’un calendrier de division Atlantic copieux (Louisville, Clemson, à NC State et à Florida State), les Eagles affronteront Miami et se déplaceront à Virginia Tech en matchs crossover. Ils feront également un voyage à l’ouest, dans l’Indiana, pour se mesurer à une séduisante équipe de Purdue. Wake Forest, Temple et Syracuse sont également au programme des Eagles en 2018

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Match clé
à Florida State, le 27 octobre
Certes, les Seminoles ont perdu de sérieuses armes en défense, l’attaque reste dépendante de l’état de santé de son quarterback, Deondre François et l’arrivée de coach Willie Taggart (ex-Oregon) ne se fera pas sans une période de transition mais l’opportunité est trop belle pour Florida State de faire mal à Clemson en les privant d’une potentielle saison invaincue.

Conclusion

Porté par un RB AJ Dillon stratosphérique et une défense de fer, Boston College a conclu sa dernière campagne par 5 victoires lors de ses 7 derniers matchs donnant un indiscutable momentum à un programme en quête de renouveau. Bonnes nouvelles : le running back vedette est de retour protégé par une ligne offensive monstrueuse tout comme 6 titulaires en plus du retour de blessure du leader SLB Connor Starchan. Si QB Anthony Brown ou QB AJ Perry parviennent à devenir de vraies menaces dans la jeu aérien, coach Steve Adazzio pourrait remporter plus de 7 matchs en une saison pour la première fois de son règne à Chestnut Hill. Cependant, il faudra se sortir d’un calendrier de conférence ACC dantesque.

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