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[CFP National Championship 2016] Le face-à-face à chaque poste

Présentation des faces-à-faces à chaque poste du CFP Championship Game 2016.

@TBPChamp2016

Le numéro 1 contre le numéro 2 au pays. Si Ohio State avait créé la surprise la saison passée, la finale nationale 2016 opposera bien les deux programmes les plus en vue de l’année.

Un duel qui nous offrira une belle opposition de style, entre une attaque hyper explosive et une défense redoutablement agressive.

A trois jours du match tant attendu, The Blue Pennant vous propose une revue d’effectif, afin de déterminer quels sont les secteurs clés de cette rencontre au sommet.

Attaque

Quarterbacks

QB Deshaun Watson (Clemson) – Crédits photo : Tyler Smith/Getty Images North America

Clemson : C’est indéniablement la principale force des Tigers cette saison. Candidat au trophée Heisman, QB Deshaun Watson (3 699 yards, 31 TD) aura été le dynamiteur en chef d’une escouade déjà productive sous les ordres de coach Dabo Swinney. Un chef d’orchestre capable de découper une défense dans les airs, mais aussi de réaliser les jeux décisifs à l’aide de ses jambes. Le meilleur joueur de l’ACC 2015 a ainsi décroché une moyenne de 270 yards à la passe, de 68 yards à la course et de 3 touchdowns par match cette saison. Tout est dit ! Cette capacité de nuisance est accentuée par l’aspect imprévisible du personnage, capable de repérer le moindre trou de souris pour empocher un gain très longue distance. La défense des Sooners en sait quelque chose, elle qui lui a cédé 145 yards à la course, dont un sprint de 46 yards, lors de l’Orange Bowl. Une victoire de Clemson passerait donc par une belle prestation de son quarterback ? Elémentaire, mon cher Watson !

Alabama : Transféré de Florida State l’année dernière, Jake Coker (2 775 yards, 19 TD) est à l’image des quarterbacks coachés par Nick Saban : un parfait gestionnaire de l’attaque, faute de mieux. Le numéro 14 semble toutefois monter en puissance au fil des semaines et a su se montrer à la hauteur du casting de rêve qui l’entoure, tant offensivement que défensivement. En compétition avec Cooper Bateman en début de saison, Coker a finalement obtenu ses galons de titulaire après la défaite du Crimson Tide contre Ole Miss, la seule rencontre qu’il n’a pas démarré en 2015 … Depuis, une solide saison malgré quelques accrocs contre Arkansas ou Tennessee. Des trous d’airs qui ne l’ont pas empêché de malmener Michigan State, lors de la seconde période du Cotton Bowl. Une fiche de 286 yards et deux touchdowns, un parfait timing avec le true freshman WR Calvin Ridley et un titre de MVP de la demi-finale nationale.

Avantage : Clemson. D’un côté, un musicien appliqué à jouer sa partition. De l’autre, un chef d’orchestre inspiré et polyvalent. Watson mérite donc la meilleure note …

Running backs

RB Derrick Henry (Alabama) – Crédits photo : Mike Zarrilli/Getty Images

Clemson : A l’instar de son QB Deshaun Watson, RB Wayne Gallman (1510 yards, 12 TD) a véritablement explosé lors de sa deuxième année universitaire. Le coureur sophomore s’est peu à peu greffé au système de Tony Elliott et de Jeff Scott, au point de répondre systématiquement présent dans les matches importants. 111 yards contre Notre Dame, 103 yards et un touchdown face à Florida State, 187 yards et un touchdown contre North Carolina, et même 150 yards et deux touchdowns lors de l’Orange Bowl contre les Sooners. Sur les troisièmes tentatives, le natif de Loganville (Géorgie) est également précieux, avec plus de 7 yards en moyenne par porté. De quoi retirer un peu de pression à son quarterback vedette, et marcher sur les pas d’autres coureurs emblématiques du programme comme Andre Ellington et C.J. Spiller.

Alabama : Quels superlatifs peut-on encore trouver concernant le dernier Heisman Trophy ? Appelé à prendre les rênes de l’attaque, après le départ d’Amari Cooper chez les pros, RB Derrick Henry (25 touchdowns !) a largement répondu aux attentes, participant à la rédemption du Crimson Tide en deuxième partie de saison. Un physique hors normes, une capacité d’accélération et des mains relativement fiables en dehors du backfield, Henry a explosé les compteurs avec près de 2 000 yards déjà cumulés en 13 matches. Même Mark Ingram, autre meilleur joueur universitaire du programme de Tuscaloosa, n’avait pas franchi la barre des 1 700 yards en 2009 ! Assisté par une excellente ligne intérieure, le numéro 2 fait du grabuge sur des courses plein centre et ne manque pas d’accumuler les gros gains sur des appels de jeu bien choisis.

Avantage : Alabama, forcément.

Wide Receveurs – Tight Ends

WR Calvin Ridley (Alabama) – Crédits photo : Jamie Squire/Getty Images

Clemson : Sammy Watkins, DeAndre Hopkins, Martavis Bryant … Clemson aura formé d’excellents receveurs au cours des dernières années, 2015 ne faisant pas exception à la règle. Problème : les Tigers ont également subi pas mal de déboires à ce poste, avec la blessure de Mike Williams en début de saison, ou encore la récente suspension du true freshman Deon Cain. De quoi inquiéter Dabo Swinney ? Pas vraiment. Artavis Scott (868 yards, 5 TD) et Charone Peake (617 yards, 5 TD) auront été les cibles préférées de QB Deshaun Watson, tout au long de la saison. Le tight end Jordan Leggett (447 yards, 7 TD) est lui une véritable menace aérienne dans les 20 yards adverses. Ajoutez à cela les deux freshmen Hunter Renfrow et RayRay McCloud, et les Tigers ont de quoi ennuyer plus d’une équipe à l’échelon universitaire.

Alabama : Un freshman superstar peut en chasser un autre. Parti de Tuscaloosa, après avoir marqué les esprits dès sa première saison universitaire, Amari Cooper a vite vu sa fac lui trouver un successeur. WR Calvin Ridley n’était pourtant pas titulaire en début de saison, dans l’ombre notamment de Robert Foster. Mais la blessure de ce dernier a vite rebattu les cartes, en faveur du true freshman. Depuis, 120 yards et un touchdown contre Georgia, 102 yards contre Florida et surtout 138 yards et 2 touchdowns contre Michigan State. De belles prestations qui lui ont permis de franchir le cap des 1 000 yards à la réception, le meilleur chiffre pour un receveur freshman du programme. (« Amari who ? ») A ses côtés, Richard Mullaney et ArDarius Stewart se révèlent être de solides lieutenants. Principalement bloqueur, le tight end O.J. Howard peut avoir des mains fiables quand on fait appel à lui.

Avantage : Alabama. L’absence de Cain pourrait être préjudiciable, malgré une bonne profondeur chez les Tigers.

Ligne offensive

LT Mitch Hyatt (Clemson) – Crédits photo : ClemsonTigers.com

Clemson : Le remaniement total d’une ligne offensive laisse parfois craindre le pire d’une saison à l’autre. A Death Valley, cette problématique aura été indolore tout au long de la saison. Emmenée par l’excellent true freshman LT Mitch Hyatt, l’escouade de Robbie Caldwell n’aura concédé que 16 sacks en 14 rencontres, tout en ayant croisé la route de défenses piégeuses, comme Notre Dame, Florida State, Boston College ou encore Oklahoma. Plus en retrait depuis leur arrivée sur le campus, les seniors RT Joe Gore et LG Eric Mac Lain ont démontré toute leur valeur pour protéger efficacement Watson mais pour aussi ouvrir des brèches à la révélation RB Wayne Gallman. Les Tigers ont d’ailleurs enregistré plus de 500 yards offensifs par match lors de la deuxième moitié de la saison.

Alabama : Dans une conférence réputée pour ses défenses, le Crimson Tide a plus que mis les barbelés lors de ses 14 premières sorties. 20 sacks ont seulement été concédés par les coéquipiers de LT Cam Robinson, enfin épargné par les blessures cette année. A l’intérieur de la ligne, le trio RG Ross Pierschbacher- C Ryan Kelly- RG Adrian Taylor a largement contribué à la saison canon du Heisman Trophy, RB Derrick Henry. Ce n’est pas un hasard non plus si les hommes de Nick Saban ont décroché plus de 423 yards d’attaque cette saison. Sans compter les 50 touchdowns au compteur …

Avantage : Clemson a le dessus de très peu, mais jouera sans doute son plus gros test de la saison …

Défense

Ligne défensive

DL A’Shawn Robinson (Alabama) – Crédits photo : Marvin Gentry, USA TODAY

Clemson : Tout comme sur la ligne offensive, le premier rideau défensif a souffert de départs importants pendant l’intersaison. Mais la mission pour suppléer DE Vic Beasley et DT Grady Jarrett, partis chez les pros, a été plutôt réussie. Fer de lance de cette ligne, le DE Shaq Lawson est l’un des tous meilleurs pass rushers au pays, du haut de ses dix sacks et demi. Son compère DE Kevin Dodd (9 sacks, 18,5 plaquages pour perte) n’a pas grand-chose à lui envier. Contre la course, le premier rempart s’appelle DT Carlos Watkins (32 plaquages, 4 passes déflectées). Même avec un traitement de faveur à chaque rencontre, le run stopper des Tigers est un véritable poison pour les O-Lines. A surveiller aussi : l’ancienne recrue vedette, le DT freshman Christian Wilkins.

Alabama : C’est sans doute la ligne défensive la plus impressionnante du College Football. Sans doute la meilleure D-Line du Crimson Tide sous l’ère Nick Saban. Son efficacité est due en grande partie à deux colosses aussi puissants qu’explosifs. Le DT junior A’Shawn Robinson (3,5 sacks, 7,5 plaquages pour perte) est la principale force de perforation de ce premier rideau. Capable de concentrer plusieurs bloqueurs, il est une arme majeure qui permet de libérer des brèches sur des phases de blitz. Un brin moins véloce que son comparse, le DT senior Jarran Reed (56 plaquages) mise lui sur une présence et une réactivité dans les tranchées. Des qualités qui en ont fait une muraille du front seven d’Alabama, avec une aptitude à stopper le jeu au sol, même en étant au duel. Dernier larron de cette ligne défensive, et non des moindres : le DE junior Jonathan Allen. Principalement chargé du Contain, le numéro 93 est aussi un adepte de la poursuite et du pass rush. C’est d’ailleurs le meilleur sackeur de son programme (12 sacks). Outre son imposant trio de starters, le Crimson Tide peut compter sur une grosse rotation, avec la présence physique de DL Dalvin Tomlinson, DL Darren Lake, DL D.J. Pettway ou encore l’ancien recrue star de 2014, DE Da’Shawn Hand.

Avantage : Difficile de faire mieux qu’Alabama dans ce secteur de jeu.

Linebackers

LB Reggie Ragland (Alabama) – Crédits photo : Athlonsports

Clemson : Souvent sous-estimés, les linebackers de Clemson restent une valeur sûre de la défense de Tigers. Principal atout de cette escouade : le LB junior Ben Boulware (79 plaquages, 9 passes déflectées, 3 fumbles forcés). Force de dissuasion sur le run stop, le capitaine défensif sait aussi faire parler sa vitesse quand il faut rusher ou couvrir dans le domaine aérien. Cette polyvalence a d’ailleurs déteint sur B.J. Goodson (98 plaquages), devenu le plaqueur en chef du programme depuis le départ de Stephone Anthony chez les pros. Sa prestation face à Notre Dame avait marqué les esprits, avec notamment une interception et un fumble forcé. Pour les accompagner, le duo Dorian O’Daniel-Travis Blanks s’est parfaitement relayé tout au long de la saison pour cumuler un total de 66 plaquages, côté Will.

Alabama : Véritable tour de contrôle de sa défense, l’ILB senior Reggie Ragland (97 plaquages, 7 passes déflectées, 2 fumbles forcés) n’a cessé de progresser tout au long de la saison, au point d’annihilier à chacune de ses sorties le jeu au sol de ses adversaires. La tâche lui est également facilité aux côtés d’un run stopper comme ILB Reuben Foster (64 plaquages). En position d’outside, Alabama a également de gros arguments à faire valoir. Parmi eux, le LB junior Tim Williams (10,5 sackss), révélation de la saison à Tuscaloosa, et deuxième chasseur attitré de quarterbacks, derrière Jonathan Allen. De l’autre côté, le LB junior Ryan Anderson assume parfaitement sa position d’homme à tout faire. De quoi mettre sous pression l’ancien titulaire du poste Denzel Devall, touché en cours de saison. Au poste de linebacker, la profondeur est également un élément clé pour Nick Saban, avec le très rapide OLB Dillon Lee, sur le côté fort de la ligne.

Avantage : Alabama. Un impact similaire pour les starters, mais une profondeur non négligeable du côté du Crimson Tide.

Defensive backs

CB Mackenzie Alexander (Clemson)

Clemson : A force de défier d’excellents receveurs aux entraînements, le backfield défensif s’est imposé comme un des tous meilleurs à l’échelon universitaire.  La présence de CB Mackensie Alexander n’y est sans doute pas étrangère. Le sophomore fait partie des shutdown corners en devenir, et intéresse déjà de nombreux scouts NFL. Son duel face à Calvin Ridley a d’ailleurs de quoi faire saliver. Un peu plus exposé, le senior Cordrea Tankersley n’en démérite pas pour autant, avec cinq interceptions au compteur cette année. Côté safety, le tandem en place ratisse large et cogne fort. Le strong safety Jayron Kearse (60 plaquages, 7 passes déflectées) est un playmaker dans l’âme et l’a déjà démontré, à l’image de son stop défensif à la dernière seconde face à Notre Dame, ou lors d’un coup de pied bloqué du côté de Syracuse. Et que dire du FS T.J. Green (84 plaquages, 2 fumbles forcés), joueur hybride capable de couvrir une large zone du backfield mais aussi d’aller rapidement au plaquage ? Jadar Johnson, joker de luxe, apporte à son tour une plus-value non négligeable …

Alabama : Longtemps considéré comme un point faible du Crimson Tide, le poste de defensive back a bénéficié de l’arrivée de sang neuf au cours de la dernière campagne de recrutement. Les deux cornerbacks Minkah Fitzpatrick et Marlon Humphrey (5 interceptions à eux deux) se sont ainsi rapidement installés au volant du camion, capables de coller les receveurs adverses, mais aussi de blitzer et de sacker le quarterback. L’émergence des deux hommes a notamment recentré Eddie Jackson, passé de cornerback à free safety. Un changement salvateur compte tenu de la réactivité et des bonnes mains de l’intéressé. 7 passes déflectées, 5 touchdowns et même 2 touchdowns inscrits au compteur : Jackson est devenu un binôme de choix pour un autre ancien cornerback, le SS Geno Matias-Smith, lequel a enregistré au moins trois plaquages lors de 11 des 13 matches de son équipe.

Avantage : Clemson. Sur le talent purement individuel, les Tigers ont un léger ascendant.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Tuzzz

    7 janvier 2016 à 21h43

    Excellent article 🙂

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