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[CFP National Championship 2016] Le face-à-face à chaque poste

Présentation des faces-à-faces à chaque poste du CFP Championship Game 2016.

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@TBPChamp2016

Le numéro 1 contre le numéro 2 au pays. Si Ohio State avait créé la surprise la saison passée, la finale nationale 2016 opposera bien les deux programmes les plus en vue de l’année.

Un duel qui nous offrira une belle opposition de style, entre une attaque hyper explosive et une défense redoutablement agressive.

A trois jours du match tant attendu, The Blue Pennant vous propose une revue d’effectif, afin de déterminer quels sont les secteurs clés de cette rencontre au sommet.

Attaque

Quarterbacks

QB Deshaun Watson (Clemson) – Crédits photo : Tyler Smith/Getty Images North America

Clemson : C’est indéniablement la principale force des Tigers cette saison. Candidat au trophée Heisman, QB Deshaun Watson (3 699 yards, 31 TD) aura été le dynamiteur en chef d’une escouade déjà productive sous les ordres de coach Dabo Swinney. Un chef d’orchestre capable de découper une défense dans les airs, mais aussi de réaliser les jeux décisifs à l’aide de ses jambes. Le meilleur joueur de l’ACC 2015 a ainsi décroché une moyenne de 270 yards à la passe, de 68 yards à la course et de 3 touchdowns par match cette saison. Tout est dit ! Cette capacité de nuisance est accentuée par l’aspect imprévisible du personnage, capable de repérer le moindre trou de souris pour empocher un gain très longue distance. La défense des Sooners en sait quelque chose, elle qui lui a cédé 145 yards à la course, dont un sprint de 46 yards, lors de l’Orange Bowl. Une victoire de Clemson passerait donc par une belle prestation de son quarterback ? Elémentaire, mon cher Watson !

Alabama : Transféré de Florida State l’année dernière, Jake Coker (2 775 yards, 19 TD) est à l’image des quarterbacks coachés par Nick Saban : un parfait gestionnaire de l’attaque, faute de mieux. Le numéro 14 semble toutefois monter en puissance au fil des semaines et a su se montrer à la hauteur du casting de rêve qui l’entoure, tant offensivement que défensivement. En compétition avec Cooper Bateman en début de saison, Coker a finalement obtenu ses galons de titulaire après la défaite du Crimson Tide contre Ole Miss, la seule rencontre qu’il n’a pas démarré en 2015 … Depuis, une solide saison malgré quelques accrocs contre Arkansas ou Tennessee. Des trous d’airs qui ne l’ont pas empêché de malmener Michigan State, lors de la seconde période du Cotton Bowl. Une fiche de 286 yards et deux touchdowns, un parfait timing avec le true freshman WR Calvin Ridley et un titre de MVP de la demi-finale nationale.

Avantage : Clemson. D’un côté, un musicien appliqué à jouer sa partition. De l’autre, un chef d’orchestre inspiré et polyvalent. Watson mérite donc la meilleure note …

Running backs

RB Derrick Henry (Alabama) – Crédits photo : Mike Zarrilli/Getty Images

Clemson : A l’instar de son QB Deshaun Watson, RB Wayne Gallman (1510 yards, 12 TD) a véritablement explosé lors de sa deuxième année universitaire. Le coureur sophomore s’est peu à peu greffé au système de Tony Elliott et de Jeff Scott, au point de répondre systématiquement présent dans les matches importants. 111 yards contre Notre Dame, 103 yards et un touchdown face à Florida State, 187 yards et un touchdown contre North Carolina, et même 150 yards et deux touchdowns lors de l’Orange Bowl contre les Sooners. Sur les troisièmes tentatives, le natif de Loganville (Géorgie) est également précieux, avec plus de 7 yards en moyenne par porté. De quoi retirer un peu de pression à son quarterback vedette, et marcher sur les pas d’autres coureurs emblématiques du programme comme Andre Ellington et C.J. Spiller.

Alabama : Quels superlatifs peut-on encore trouver concernant le dernier Heisman Trophy ? Appelé à prendre les rênes de l’attaque, après le départ d’Amari Cooper chez les pros, RB Derrick Henry (25 touchdowns !) a largement répondu aux attentes, participant à la rédemption du Crimson Tide en deuxième partie de saison. Un physique hors normes, une capacité d’accélération et des mains relativement fiables en dehors du backfield, Henry a explosé les compteurs avec près de 2 000 yards déjà cumulés en 13 matches. Même Mark Ingram, autre meilleur joueur universitaire du programme de Tuscaloosa, n’avait pas franchi la barre des 1 700 yards en 2009 ! Assisté par une excellente ligne intérieure, le numéro 2 fait du grabuge sur des courses plein centre et ne manque pas d’accumuler les gros gains sur des appels de jeu bien choisis.

Avantage : Alabama, forcément.

Wide Receveurs – Tight Ends

WR Calvin Ridley (Alabama) – Crédits photo : Jamie Squire/Getty Images

Clemson : Sammy Watkins, DeAndre Hopkins, Martavis Bryant … Clemson aura formé d’excellents receveurs au cours des dernières années, 2015 ne faisant pas exception à la règle. Problème : les Tigers ont également subi pas mal de déboires à ce poste, avec la blessure de Mike Williams en début de saison, ou encore la récente suspension du true freshman Deon Cain. De quoi inquiéter Dabo Swinney ? Pas vraiment. Artavis Scott (868 yards, 5 TD) et Charone Peake (617 yards, 5 TD) auront été les cibles préférées de QB Deshaun Watson, tout au long de la saison. Le tight end Jordan Leggett (447 yards, 7 TD) est lui une véritable menace aérienne dans les 20 yards adverses. Ajoutez à cela les deux freshmen Hunter Renfrow et RayRay McCloud, et les Tigers ont de quoi ennuyer plus d’une équipe à l’échelon universitaire.

Alabama : Un freshman superstar peut en chasser un autre. Parti de Tuscaloosa, après avoir marqué les esprits dès sa première saison universitaire, Amari Cooper a vite vu sa fac lui trouver un successeur. WR Calvin Ridley n’était pourtant pas titulaire en début de saison, dans l’ombre notamment de Robert Foster. Mais la blessure de ce dernier a vite rebattu les cartes, en faveur du true freshman. Depuis, 120 yards et un touchdown contre Georgia, 102 yards contre Florida et surtout 138 yards et 2 touchdowns contre Michigan State. De belles prestations qui lui ont permis de franchir le cap des 1 000 yards à la réception, le meilleur chiffre pour un receveur freshman du programme. (« Amari who ? ») A ses côtés, Richard Mullaney et ArDarius Stewart se révèlent être de solides lieutenants. Principalement bloqueur, le tight end O.J. Howard peut avoir des mains fiables quand on fait appel à lui.

Avantage : Alabama. L’absence de Cain pourrait être préjudiciable, malgré une bonne profondeur chez les Tigers.

Ligne offensive

LT Mitch Hyatt (Clemson) – Crédits photo : ClemsonTigers.com

Clemson : Le remaniement total d’une ligne offensive laisse parfois craindre le pire d’une saison à l’autre. A Death Valley, cette problématique aura été indolore tout au long de la saison. Emmenée par l’excellent true freshman LT Mitch Hyatt, l’escouade de Robbie Caldwell n’aura concédé que 16 sacks en 14 rencontres, tout en ayant croisé la route de défenses piégeuses, comme Notre Dame, Florida State, Boston College ou encore Oklahoma. Plus en retrait depuis leur arrivée sur le campus, les seniors RT Joe Gore et LG Eric Mac Lain ont démontré toute leur valeur pour protéger efficacement Watson mais pour aussi ouvrir des brèches à la révélation RB Wayne Gallman. Les Tigers ont d’ailleurs enregistré plus de 500 yards offensifs par match lors de la deuxième moitié de la saison.

Alabama : Dans une conférence réputée pour ses défenses, le Crimson Tide a plus que mis les barbelés lors de ses 14 premières sorties. 20 sacks ont seulement été concédés par les coéquipiers de LT Cam Robinson, enfin épargné par les blessures cette année. A l’intérieur de la ligne, le trio RG Ross Pierschbacher- C Ryan Kelly- RG Adrian Taylor a largement contribué à la saison canon du Heisman Trophy, RB Derrick Henry. Ce n’est pas un hasard non plus si les hommes de Nick Saban ont décroché plus de 423 yards d’attaque cette saison. Sans compter les 50 touchdowns au compteur …

Avantage : Clemson a le dessus de très peu, mais jouera sans doute son plus gros test de la saison …

Défense

Ligne défensive

DL A’Shawn Robinson (Alabama) – Crédits photo : Marvin Gentry, USA TODAY

Clemson : Tout comme sur la ligne offensive, le premier rideau défensif a souffert de départs importants pendant l’intersaison. Mais la mission pour suppléer DE Vic Beasley et DT Grady Jarrett, partis chez les pros, a été plutôt réussie. Fer de lance de cette ligne, le DE Shaq Lawson est l’un des tous meilleurs pass rushers au pays, du haut de ses dix sacks et demi. Son compère DE Kevin Dodd (9 sacks, 18,5 plaquages pour perte) n’a pas grand-chose à lui envier. Contre la course, le premier rempart s’appelle DT Carlos Watkins (32 plaquages, 4 passes déflectées). Même avec un traitement de faveur à chaque rencontre, le run stopper des Tigers est un véritable poison pour les O-Lines. A surveiller aussi : l’ancienne recrue vedette, le DT freshman Christian Wilkins.

Alabama : C’est sans doute la ligne défensive la plus impressionnante du College Football. Sans doute la meilleure D-Line du Crimson Tide sous l’ère Nick Saban. Son efficacité est due en grande partie à deux colosses aussi puissants qu’explosifs. Le DT junior A’Shawn Robinson (3,5 sacks, 7,5 plaquages pour perte) est la principale force de perforation de ce premier rideau. Capable de concentrer plusieurs bloqueurs, il est une arme majeure qui permet de libérer des brèches sur des phases de blitz. Un brin moins véloce que son comparse, le DT senior Jarran Reed (56 plaquages) mise lui sur une présence et une réactivité dans les tranchées. Des qualités qui en ont fait une muraille du front seven d’Alabama, avec une aptitude à stopper le jeu au sol, même en étant au duel. Dernier larron de cette ligne défensive, et non des moindres : le DE junior Jonathan Allen. Principalement chargé du Contain, le numéro 93 est aussi un adepte de la poursuite et du pass rush. C’est d’ailleurs le meilleur sackeur de son programme (12 sacks). Outre son imposant trio de starters, le Crimson Tide peut compter sur une grosse rotation, avec la présence physique de DL Dalvin Tomlinson, DL Darren Lake, DL D.J. Pettway ou encore l’ancien recrue star de 2014, DE Da’Shawn Hand.

Avantage : Difficile de faire mieux qu’Alabama dans ce secteur de jeu.

Linebackers

LB Reggie Ragland (Alabama) – Crédits photo : Athlonsports

Clemson : Souvent sous-estimés, les linebackers de Clemson restent une valeur sûre de la défense de Tigers. Principal atout de cette escouade : le LB junior Ben Boulware (79 plaquages, 9 passes déflectées, 3 fumbles forcés). Force de dissuasion sur le run stop, le capitaine défensif sait aussi faire parler sa vitesse quand il faut rusher ou couvrir dans le domaine aérien. Cette polyvalence a d’ailleurs déteint sur B.J. Goodson (98 plaquages), devenu le plaqueur en chef du programme depuis le départ de Stephone Anthony chez les pros. Sa prestation face à Notre Dame avait marqué les esprits, avec notamment une interception et un fumble forcé. Pour les accompagner, le duo Dorian O’Daniel-Travis Blanks s’est parfaitement relayé tout au long de la saison pour cumuler un total de 66 plaquages, côté Will.

Alabama : Véritable tour de contrôle de sa défense, l’ILB senior Reggie Ragland (97 plaquages, 7 passes déflectées, 2 fumbles forcés) n’a cessé de progresser tout au long de la saison, au point d’annihilier à chacune de ses sorties le jeu au sol de ses adversaires. La tâche lui est également facilité aux côtés d’un run stopper comme ILB Reuben Foster (64 plaquages). En position d’outside, Alabama a également de gros arguments à faire valoir. Parmi eux, le LB junior Tim Williams (10,5 sackss), révélation de la saison à Tuscaloosa, et deuxième chasseur attitré de quarterbacks, derrière Jonathan Allen. De l’autre côté, le LB junior Ryan Anderson assume parfaitement sa position d’homme à tout faire. De quoi mettre sous pression l’ancien titulaire du poste Denzel Devall, touché en cours de saison. Au poste de linebacker, la profondeur est également un élément clé pour Nick Saban, avec le très rapide OLB Dillon Lee, sur le côté fort de la ligne.

Avantage : Alabama. Un impact similaire pour les starters, mais une profondeur non négligeable du côté du Crimson Tide.

Defensive backs

CB Mackenzie Alexander (Clemson)

Clemson : A force de défier d’excellents receveurs aux entraînements, le backfield défensif s’est imposé comme un des tous meilleurs à l’échelon universitaire.  La présence de CB Mackensie Alexander n’y est sans doute pas étrangère. Le sophomore fait partie des shutdown corners en devenir, et intéresse déjà de nombreux scouts NFL. Son duel face à Calvin Ridley a d’ailleurs de quoi faire saliver. Un peu plus exposé, le senior Cordrea Tankersley n’en démérite pas pour autant, avec cinq interceptions au compteur cette année. Côté safety, le tandem en place ratisse large et cogne fort. Le strong safety Jayron Kearse (60 plaquages, 7 passes déflectées) est un playmaker dans l’âme et l’a déjà démontré, à l’image de son stop défensif à la dernière seconde face à Notre Dame, ou lors d’un coup de pied bloqué du côté de Syracuse. Et que dire du FS T.J. Green (84 plaquages, 2 fumbles forcés), joueur hybride capable de couvrir une large zone du backfield mais aussi d’aller rapidement au plaquage ? Jadar Johnson, joker de luxe, apporte à son tour une plus-value non négligeable …

Alabama : Longtemps considéré comme un point faible du Crimson Tide, le poste de defensive back a bénéficié de l’arrivée de sang neuf au cours de la dernière campagne de recrutement. Les deux cornerbacks Minkah Fitzpatrick et Marlon Humphrey (5 interceptions à eux deux) se sont ainsi rapidement installés au volant du camion, capables de coller les receveurs adverses, mais aussi de blitzer et de sacker le quarterback. L’émergence des deux hommes a notamment recentré Eddie Jackson, passé de cornerback à free safety. Un changement salvateur compte tenu de la réactivité et des bonnes mains de l’intéressé. 7 passes déflectées, 5 touchdowns et même 2 touchdowns inscrits au compteur : Jackson est devenu un binôme de choix pour un autre ancien cornerback, le SS Geno Matias-Smith, lequel a enregistré au moins trois plaquages lors de 11 des 13 matches de son équipe.

Avantage : Clemson. Sur le talent purement individuel, les Tigers ont un léger ascendant.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Tuzzz

    7 janvier 2016 at 21h43

    Excellent article 🙂

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Preview 2020 : Clemson Tigers

Finalistes malheureux du dernier CFP National Championship, les Tigers de Clemson menés par QB Trevor Lawrence n’ont qu’une idée en tête : récupérer leur statut de champion national.

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Crédit photo : Streeter Lecka/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Tigers de Clemson, finalistes malheureux du dernier National Championship Game.

Clemson Tigers

Conférence ACC

Division Atlantic

En 2019 : 14-1. Défaite 42-25 face à LSU lors du CFP National Championship.
Head Coach : Dabo Swinney, 12ème année (130-31) – Résultats en carrière: 130-31.
Coordinateur offensif : Tony Elliott.
Coordinateur défensif : Brent Venables.
Titulaires de retour : 13, 5 en attaque, 6 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Tee Higgins, LB Isaiah Simmons, DB AJ Terrell, DB Tanner Muse.
Joueurs à suivre : QB Trevor Lawrence, RB Travis Etienne, WR Amari Rodgers, DE Xavier Thomas, DT Tyler Davis, LB James Skalski, CB Derion Kendrick, FS Nolan Turner.

Les Tigers de Clemson sont tout simplement la meilleure équipe de l’ère College Football Playoff. Deux titres nationaux, quatre participations à la finale nationale, cinq titres de champion de conférence ACC et un bilan de 69-5 lors des 5 dernières saisons.

Dabo Swinney et les Tigers ont remporté 117 victoires lors de la décennie 2010. La 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football. Clemson possède également un bilan de 43-2 en match de conférence depuis 2015 et tout indique que cette domination sur l’ACC va se poursuivre au moins une saison de plus. On n’avait pas connu ça depuis l’époque Florida State dans les années 90.

En 2020, Clemson pourra compter sur le meilleur quarterback du pays et probable futur 1er choix de la draft NFL, le junior QB Trevor Lawrence, ainsi que sur le retour inattendu du running back senior RB Travis Etienne. Avec ces deux superstars et du talent à revendre sur les autres postes, l’attaque des Tigers s’annonce encore comme l’une des plus productives du pays.

Fort d’une défense bourrée de talent et de la meilleure promotion de recrues de son Histoire qui arrive sur le campus, cette équipe de Clemson sera donnée favorite dans tous ses matchs d’une saison 2020 qui serait considérée comme un échec sans une 6ème qualification pour les playoffs.

Une attaque toujours plus explosive

Il y a deux raisons de penser que l’attaque explosive des Tigers (43.9 points par match en 2019, #4 du pays) sera tout aussi dominante en 2020 : le junior QB Trevor Lawrence (3665 yards, 36 TD, 8 INT et 563 yards au sol, 9 TD en 2019) et le senior RB Travis Etienne (1614 yards au sol, 19 TD). Le premier sera un candidat au trophée Heisman tandis que le second, qui a pris tout le monde par surprise en annonçant son retour à Clemson pour son année senior, peut battre de multiples records de l’ACC en devenant le meilleur coureur de l’Histoire de la conférence.

Le jeu de QB Trevor Lawrence est encore perfectible. S’il a ajouté une dimension supplémentaire en se servant davantage de ses jambes, il devra montrer plus de constance tout au long de la saison et être plus discipliné que l’an dernier.

QB Trevor Lawrence – Crédit photo : Streeter Lecka, Getty Images

En cas d’absence du quarterback vedette, les Tigers peuvent aussi compter sur le redshirt freshman QB Taisum Phommochanh, quarterback dual-threat surdoué, et sur le true freshman 5-étoiles QB DJ Uiagalelei. On vous l’a dit : l’avenir est radieux du côté de Clemson.

Les Tigers ont perdu leur receveur #1 (Tee Higgins) via la draft NFL et leur receveur #2 (Justyn Ross) en raison d’une opération de la colonne vertébrale. Ce sont donc 2032 yards sur réception et 21 TD qui se sont évaporés. Pour leur succéder, Clemson ne sera pourtant pas en manque de solution. Le senior WR Amari Rodgers (30 réceptions, 426 yards, 4 TD) est de retour à 100% et devrait occuper le poste de slot receiver tandis que les prometteurs sophomores WR Joseph Ngata (17 réceptions, 240 yards, 3 TD) et WR Frank Ladson (9 réceptions, 128 yards, 3 TD) étaient des prospects 4 étoiles classés dans le Top 50 national lors du recrutement 2019. Ils seront les cibles préférées de QB Trevor Lawrence à moins que le junior TE Braden Gallaway (suspendu lors de la saison régulière 2019), très en vue lors du CFP National Championship Game, ne soit davantage intégré dans le playbook.

Le talon d’Achille des Tigers : la ligne offensive ?

L’absence de spring practices aura fait particulièrement mal à une ligne offensive qui a perdu 4 joueurs titulaires au cours de l’intersaison. Seul rescapé : l’ancien prospect 5-étoiles LT Jackson Carman à qui le rôle de protecteur sur le côté aveugle de QB Trevor Lawrence est déjà assuré.

Même si le coaching staff s’est dit très confiant de la capacité des 4 nouveaux titulaires à franchir un cap rapidement, leur cohésion accélérée sera essentielle pour que Clemson évite une mésaventure en début de saison. Le senior C Cade Stewart, le junior LG Matt Brockhorst et les sophomores RG Will Putnam et RT Jordan McFadden devraient débuter la week 1 comme titulaire.

Brent Venables – Crédit photo : Bart Boatwright

Le génie de Brent Venables

Les défenseurs passent mais le génial Brent Venables est toujours capable de s’ajuster pour optimiser au maximum le talent de son groupe quitte à modifier ses systèmes de jeu. Si le front four 2018 (le meilleur de l’Histoire du College Football ?) avait été la grande force de Clemson, le coordinateur défensif des Tigers avait su être créatif l’an passé pour compenser les départs des Christian Wilkins, Dexter Lawrence et Co. en implantant un système 3-3-5 qui permettait au polyvalent Isaiah Simmons d’être utilisé à toutes les sauces. Avec un énorme succès.

Cette année encore, plusieurs cadres sont partis pour la NFL (Isaiah Simmons, AJ Terrell, Tanner Muse) mais l’intégralité de la ligne défensive est de retour. Et on devrait ainsi retrouver un classique système 4-3 dans lequel le senior DE Justin Foster (35 plaquages, 11.5 pour perte dont 4.5 sacks) et le junior DE Xavier Thomas (27 plaquages, 8 pour perte dont 1.5 sacks), deux joueurs à la marge de progression énorme, auront un rôle primordial. Les sophomores DE KJ Henry (23 plaquages, 2 sacks) et DE Justin Mascoll apportent une certaine profondeur sur le pass rush.

À l’intérieur, le duo DT Nyles Pinckney (20 plaquages) / DE Tyler Davis (45 plaquages, 10.5 pour perte dont 6.5 sacks) sera fidèle au poste après une saison 2019 encourageante mais on attend également les premiers pas du prospect #1 du pays en 2020, le true freshman DT Bryan Bresee, véritable phénomène qui pourrait tout renverser sur son passage dès cette saison.

Un back seven en quête d’un successeur d’Isaiah Simmons

La vraie incertitude chez les Tigers en 2020 se situe au niveau du back seven. Plus exactement au niveau du leadership sur le second et 3ème rideau. Avec l’apport de talents issus des excellentes promotions successives, Clemson devrait rester ultra-compétitif mais le manque de leaders naturels pourrait s’avérer problèmatique si aucun des joueurs de ce groupe ne réussissait à s’imposer dans ce rôle.

FS Nolan Turner – Crédit photo : Sun Journal

Le senior ILB James Skalski (90 plaquages, 3 sacks), joueur hyperactif et intuitif, est un candidat légitime mais saura-t-il saisir sa chance ? Le junior OLB Baylon Spector (44 plaquages, 2 sacks) et le sophomore OLB Mike Jones Jr (18 plaquages) n’ont pas encore acquis l’aura suffisante.

Sur le backfield défensif, seul le junior CB Derion Kendrick (43 plaquages, 2 INT, 1 TD) est de retour. Ancien quarterback au lycée et recruté par Clemson comme receveur, il a réussi sa reconversion au poste de cornerback contribuant immédiatement lors de la saison 2019. Avec le départ de CB AJ Terrell, il devra assummer son nouveau statut de CB#1 et montrer la voie à CB Mario Goodrich, CB Sheridan Jones et CB Andrew Booth Jr, qui ont peu joué depuis leur arrivée à Clemson.

Il y a moins d’incertitude au poste de safeties en raison des retours de l’expérimenté FS Nolan Turner (48 plaquages, 2 INT) et de la présence d’un groupe de surdoués composé de SS Lannden Sanders, SS Jalyn Phillips et FS Joseph Charleston.

Conclusion

Dans une conférence ACC à sa portée, Clemson possède une voie royale vers une 6ème participation consécutive au College Football Playoff. Tout sera alors possible. Les Tigers ont le talent pour et si toutes les pièces du puzzle se mettent en place sur la ligne offensive et en défense, Dabo Swinney, Trevor Lawrence et Travis Etienne pourraient soulever, de nouveau, le trophée de champion pour la 2ème fois en 3 ans.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Potentiel
  • Coaching
4.7

Résumé

Points forts
– Le meilleur duo QB/RB du pays.
– Une ligne défensive fourni.
– La culture de la gagne.

Points faibles
– Un groupe de receveurs déplumé.
– Une ligne offensive inexpérimentée.
– Manque de leadership en défense.

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Preview 2020 : Louisville Cardinals

En un an seulement, coach Steve Satterfield a renversé une situation difficile à Louisville développant les Cardinals comme de potentiels concurrents de Clemson… dès 2020 ?

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Crédit photo : Scott Utterback, Courier Journal

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Cardinals de Louisville.

Louisville Cardinals

Conférence ACC

Division Atlantic

En 2019 : 8-5, 5-3 ACC. Music City Bowl : victoire 38-28 contre Mississippi State.
Head Coach : Scott Satterfield, 2ème année (8-5). Résultats en carrière : 59-29.
Coordinateur offensif : Dwayne Ledford.
Coordinateurs défensifs : Bryan Brown.
Titulaires de retour : 16, 8 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Seth Dawkins, OT Mekhi Becton, DL Amonte Caban, S Khane Pass, K Blanton Creque.
Joueurs à suivre : QB Micale Cunningham, RB Javian Hawkins, WR Tutu Atwell, C Cole Bentley, LB Dorian Etheridge, LB C.J. Avery, LB Rodjay Burns, CB Chandler Jones.

Une rédemption spectaculaire. Arrivé dans le Kentucky, en provenance d’Appalachian State, le head coach Steve Satterfield a marqué les esprits dès sa première saison à la tête des Cardinals. Une attaque retrouvée, une défense moins perméable et six victoires supplémentaires au compteur (2-10 en 2018 et 8-5 en 2019) pour une qualification inespérée, et même une victoire, en bowl.

Surprendre est une chose, confirmer en est une autre. Louisville en a bien conscience et pourra s’appuyer sur un groupe expérimenté et qui se connait bien, avec pas moins de seize revenants chez les titulaires.

D’un point de vue coaching staff, Satterfield a aussi su garder ses hommes de confiance pour enchaîner de manière positive et donner de beaux espoirs à son groupe.

Les forces de l’équipe

Ce qui a clairement transformé le programme d’ACC, c’est une attaque retrouvée. Souvent réputés dans ce secteur, avec notamment les émergences de futures stars NFL, comme Teddy Bridgewater et Lamar Jackson, les Cardinals avaient de nouveau plongé offensivement à la veille du départ de Bobby Petrino.

QB Micale Cunningham – Crédit photo : Scott Utterback, Courier Journal

Cette donnée semble de l’histoire ancienne, avec les 33.1 points de moyenne inscrits l’année dernière (#30 du pays), et au vu de l’incroyable escouade attendue en 2020. Avec plus de 2 000 yards à eux deux, l’an passé, le duo RB Javian Hawkins (1525 yards au sol, 9 TD en 2019) / RB Hassan Hall (501 yards au sol, 5 TD) entend faire de nouveau parler la poudre au sol, derrière une ligne offensive inchangée, en tout cas plein centre.

L’autre donnée encourageante, c’est la collaboration aérienne entre les deux juniors QB Micale Cunningham et WR Tutu Atwell. Lancé dans le grand bain en 2019 en lieu et place de Jawon Pass, le premier a bluffé par son aptitude à jouer juste (62% de réussite, 22 touchdowns, 5 interceptions) mais doit encore gagner en régularité et en force physique pour avoir un impact plus conséquent.

Dans le nouveau système offensif, son receveur privilégié a été comme un poisson dans l’eau, avec 1 272 yards, 11 touchdowns et une capacité d’accélération excitante dans les petits espaces.

En défense, tout n’a pas été rose, mais au sein de la défense 3-4 de Bryan Brown, l’équipe peut compter sur un solide groupe de linebackers, mené par les seniors OLB Rodjay Burns, ILB Dorian Etheridge et ILB C.J. Avery. Preuve de la profondeur de ce groupe, le junior ILB Monty Montgomery est parti pour être dans la rotation, malgré 5 sacks en 2019.

Les faiblesses de l’équipe

On l’a dit : la défense rassure moins que l’attaque à l’orée de ce nouvel exercice. Il faut dire que l’apprentissage semble prendre plus de temps que prévu. #128 équipe du pays, avec 44 points concédés en moyenne en 2018, les Cards en ont encaissé 11 de moins l’année suivante.

WR Tutu Atwell – Crédit photo : Scott Utterback, Courier Journal

Mais le déficit de pression et l’irrégularité au plaquage, surtout sur le premier rideau, s’est souvent payé cash. Résultat : un rush stop exposé et un backfield qui a tenté de plier sans rompre, tant bien que mal. Pour ne rien arranger, trois des cinq « meilleurs » plaqueurs pour perte de 2019 ont quitté le campus, et il faudra espérer un renouvellement salvateur sur le front-3 pour fragiliser le moins possible ce groupe.

Autre escouade à surveiller, les équipes spéciales. Déjà perturbés l’an passé par les pépins physiques de P Blanton Creque, les Cardinals ont aussi assisté à la fin d’éligibilité du punter Mason King. Joker de luxe l’an dernier, avec plus ou moins de succès (22/25 sur extra-point, 1 sur 3 sur field goal), le junior K Ryan Chalifoux aura sa chance, mais devra batailler avec le nouveau transfert K Brock Travelstead pour conserver sa place.

Enfin, difficile d’établir cela comme un point faible, mais Louisville devra composer sans ses deux tackles titulaires en 2020, notamment un certain OT Mekhi Becton, premier tour de draft parti chez les Jets. Il faudra donc trouver un tackle gauche d’envergure pour protéger efficacement Cunningham. Le junior T Adonis Boone et le sophomore T Renato Brown sont sur les rangs pour assurer la suite…

Conclusion

Solidaire, homogène, équilibré, ce groupe de Louisville a donc bien de sérieux arguments pour jouer les premiers rôles cette année. De là à jouer la finale ACC ? Difficile à dire car les Cardinals semblent, malgré tout, toujours souffrir de la comparaison avec l’ogre Clemson. Qu’à cela ne tienne, l’Orange Bowl devrait de nouveau offrir un spot généreux à la conférence si les Tigers font les playoffs.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts
– Un quarterback prometteur.
– Un duo de receveurs explosifs.
– Stabilité du coaching staff.

Points faibles
– Manque de profondeur en défense.
– Une ligne offensive perméable.
– Le kicking game.

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Cinq coachs sur le « hot seat » en 2020

Découvrez les cinq coachs les plus menacés à l’aube de la prochaine saison de College Football.

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Crédit photo : Alicia de Artola, Reign of Troy

La pression des résultats n’a jamais été aussi forte dans l’élite du College Football. À une époque, on laissait du temps à un coach pour recruter, développer son système et mettre sa marque sur un programme. Aujourd’hui, l’impatience est de mise dans les directions athlétiques et en 2020, plusieurs head coachs savent qu’ils jouent leur poste.

Découvrez les cinq coachs sur le « hot seat » à l’aube de la prochaine saison de College Football.

Clay Helton, USC

Les Trojans ont un bilan de 13-12 lors des 2 dernières saisons et le nouveau directeur athlétique Mike Bohn ne pourra pas faire autrement que de se séparer de son coach principal si USC ne remporte pas la division Pac-12 South en 2020. Après avoir reconstitué l’attaque autour du coordinateur offensif Graham Harrell (ex-North Texas), Clay Helton a donné les clés de la défense au coordinateur défensif Todd Orlando (ex-Texas) avec pour objectif de ramener les Trojans dans l’élite de conférence Pac-12. Un nouvel échec serait synonyme de fin de l’ère Helton à Los Angeles.

Tom Herman, Texas

Il devait être l’incarnation du « Texas is back ». Depuis qu’il a fait son retour sur le campus d’Austin, les Longhorns ont perdu 15 matchs en 3 saisons. 15 ! Pourtant, les classes de recrues dans le Top 10 national ne suivent les unes après les autres. Texas doit jouer les yeux dans les yeux avec Oklahoma pour le titre de conférence. Sinon, bye-bye…

Tom Herman, coach de Texas – Crédit photo : Tim Warner/Getty Images

Kevin Sumlin, Arizona

La magie Sumlin était-telle une vaste enfumade lorsqu’il était à Texas A&M ? Reconnu pour ses talents de recruteurs hors-pair, a-t-il surtout bénéficié de l’aura des Aggies ? Car depuis son arrivée à Tucson (Arizona), les Wildcats font du surplace tant dans le domaine du jeu que dans celui du recrutement (Arizona a été le dernier programme FBS à obtenir un commit pour la promotion 2021) et son coaching staff a réussi l’exploit de torpiller le seul playmaker de l’effectif lors des deux dernières saisons : QB Khalil Tate. Son bilan de 9-15 est insuffisant pour un programme qui ambitionne de jouer les premiers rôles dans la conférence Pac-12.

Chip Kelly, UCLA

Son arrivée avait ravivé la flamme du football sur un campus de Westwood qui vibre habituellement pour son équipe de basketball. Un bilan de 7-17 en deux saisons (7-11 en match Pac-12) n’a pas de quoi satisfaire une direction athlétique des Bruins qui a investi chèrement dans l’ancien head coach des Ducks d’Oregon pour des résultats à court terme. Le manque de progrès de l’attaque est notamment inquiétant. Seul un bilan positif en 2020 pourrait sauver sa tête.

Derek Mason, Vanderbilt

Deux participations (perdues) à des bowls en six saisons et aucun bilan positif depuis son arrivée à Nashville en 2014. Certes, il n’est pas facile de construire une équipe gagnante pour un programme qui n’a pas une grande tradition de football, mais la division SEC East était très ouverte ces dernières années (derrière Georgia) et les Commodores ont continué de trainer dans les bas fonds du classement. Mauvaise nouvelle pour lui : un nouveau directeur athlétique (qui ne l’a pas choisi, donc) vient d’arriver. Aïe.

Autres head coachs sous pression en 2020 : Scott Frost (Nebraska), Jim Harbaugh (Michigan) et Will Muschamp (South Carolina).

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Preview

Preview 2020 : Brigham Young Cougars

Après une saison 2019 décevante, QB Zach Wilson et les Cougars sauront-ils rebondir malgré un calendrier absoluement infernal ?

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de tout savoir de la prochaine saison. On retrouve aujourd’hui les Cougars de Brigham Young.

Brigham Young Cougars

Indépendant

En 2019 : 7-6. Défaite 38-34 face à Hawaii lors de l’Hawaii Bowl.
Head Coach : Kalani Sitake, 4ème année (27-25) – Résultats en carrière: 27-25.
Coordinateur offensif : Jeff Grimes.
Coordinateur défensif : Illaisa Tuiaki.
Titulaires de retour : 12, 7 en attaque, 4 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : WR Aleva Hifo, WR Micah Simon, DB Dayan Ghanwoloku.
Joueurs à suivre : QB Zach Wilson, RB Lopini Katoa, WR Gunner Romney, TE Matt Bushman, OL Brady Christensen, DL Khyiris Tonga, LB Payton Wilgar, CB Chris Wilcox, S Troy Warner.

Charismatique et apprécié de ses joueurs, coach Kalani Sitake a pourtant passé la majeure partie de la saison dernière sur le « hot seat » en raison d’un bilan insuffisant de 20-19 lors des trois dernières saisons. Les attentes sont nettement supérieures sur le campus de Provo (Utah) qui vit encore dans le souvenir des années LaVell Edwards.

Finalement, le coach des Cougars a probablement sauvé sa place et obtenu une prolongation de contrat jusqu’en 2023 grâce à trois victoires remportées contre Tennessee, USC et Boise State. Pourtant, les défaites du mois d’octobre face à Toledo et South Florida et celles pour finir la saison, face à San Diego State et Hawaii (Hawaii Bowl), ont fragilisé un coaching staff qui sera sous pression en 2020.

Également sous pression car le grand nombre de blessures qui ont frappé les Cougars depuis deux ans commencent à mettre en cause la préparation physique d’un programme qui devra faire face, encore cette année, à un calendrier infernal.

Zach Wilson est-il menacé au poste de QB titulaire ?

Inconcevable il y a 18 mois après une saison freshmen plein de promesses en 2018, et si le statut de titulaire de QB Zach Wilson (2382 yards à la passe, 11 TD, 9 INT et 3 TD au sol en 2019) était en danger ? Certes, le quarterback junior possède d’indéniables qualités de lanceur et son aptitude à gagner des yards au sol peut s’avérer précieuse mais son incapacité à rester loin de l’infirmerie et son inquiétante stagnation dans son développement pourraient ouvrir la voie à l’un des sophomores, QB Jaren Hall (420 yards à la passe, 1 TD) et QB Baylor Romney (747 yards à la passe, 7 TD, 2 INT), qui ont tous les deux porté leur équipe à la victoire l’an passé, respectivement contre Utah State et Boise State. À suivre.

QB Zach Wilson – Crédit photo : Eugene Tanner, AP

Le titulaire au poste de quarterback bénéficiera du retour surprise du senior TE Matt Bushman (47 réceptions, 688 yards, 4 TD) alors qu’on attendait son départ pour la NFL. Auteur de 125 réceptions pour un total de 1719 yards et 9 TD en carrière, il s’approche de plusieurs records de la fac et il sera assurément l’une des bouées de secours d’un jeu aérien des Cougars qui devra composer avec un groupe de receveurs inexpérimentés suite au départ de Aleva Hifo, Micah Simon et Talon Shumway. Les juniors WR Gunner Romney (31 réceptions, 377 yards, 2 TD), WR Dax Milne (21 réceptions, 285 yards, 2 TD) et WR Neil Pau’u (de retour de suspension) partent favoris mais la nouvelle garde de freshmen pourrait être sollicitée dès cette saison…

Les premiers pas du français Terence Fall ?

Récruté par les Cougars dès la période de signature anticipée du mois de décembre 2019, le français WR Terence Fall fera ses débuts sous le maillot des Cougars. La concurrence sera rude et comme tous les true freshmen au niveau national, il pourrait utiliser sa première saison pour s’acclimater à son nouvel environnement en utilisant son redshirt.

Toutefois, avec l’absence de titulaires indéboulonnables au poste de receveur, lui et l’ancien du lycée Mater Dei, WR Kody Epps, auront assurément une carte à jouer. Son physique imposant et ses mains sûres pourraient notamment représenter une arme redoutable dans la red zone adverse.

« Run DMC », sauveur du jeu au sol

En grande difficulté depuis le départ de Jamaal Williams fin 2016, le jeu de course des Cougars doit impérativement progresser en 2020 au risque de rendre l’attaque unidimensionnelle comme ce fût le cas l’an dernier (167.5 yards au sol, #78 du pays). Le junior RB Lopini Katoa (358 yards au sol, 4 TD) a montré de belles choses mais de manière inconstante. Du coup, la clé de l’attaque au sol de BYU pourrait être entre les mains de RB Devonta’e Henry-Cole. Ancien joueur de l’ennemi juré, Utah, ce dernier a choisi de terminer sa carrière NCAA au sud de Salt Lake City. Coureur surpuissant, il a réussi 4 TD avec les Utes dans un rôle de backup derrière Zach Moss.

La meilleure ligne offensive hors Power Five

La ligne offensive sera la grande force de l’attaque de Brigham Young. Tous les titulaires l’an passé sont de retour, à commencer par le candidat au trophée Outland, LT Brady Christensen, et le candidat pour le trophée Rimington, C James Empey. Deux joueurs qui ont joués ensemble un total de 26 matchs.

Les seniors LG Kieffer Longson et RG Tristen Hoge sont de retour et le sophomore RT Blake Freeland ferait déjà tourner les têtes de certains scouts NFL.

Matt Bushman – Crédit photo : Chris Gardner/Getty Images

Un défense expérimentée mais en quête de leadership

Handicapée par un nombre important de blessures, la défense des Cougars sera l’une des plus expérimentées à l’ouest du Mississippi. Cependant, le coordinateur défensif Ilaisa Tuiaki fera face à deux défis : relancer un pass rush déficient l’an dernier (#117 du pays) et trouver des successeurs aux leaders défensifs, le duo de safeties Fayan Ghanwoloku / Austin Lee.

Le retour de NT Khyiris Tongo (45 plaquages en 2019) va apporter beaucoup de stabilité au centre de la ligne défensive ce qui facilitera le travail des defensive ends, à priori DE Bracken El-Bakri (37 plaquages) et DT Lorenzo Fauatea (21 plaquages, 2 sacks).

On attend la contribution du senior OLB Isaiah Kaufusi (60 plaquages, 2 INT) sur le pass rush, tout comme celle du junior OLB Chaz Ah You (31 plaquages, 1 sack), deux joueurs dont le développement est plus long que prévu initialement.

Le backfield défensif verra le retour de blessure des seniors CB Chris Wilcox et S Zayne Anderson. Une excellente nouvelle pour un groupe de defensive backs expérimentés mais qui a parfois été trop perméables face aux gunslingers. Cole McDonald (ex-Hawaii) et Jacob Eason (ex-Washington) s’en souviennent.

Un calendrier démentiel

Si le début de saison 2019 avait semblé compliqué avec deux matchs contre Utah, Tennessee, USC et Washington (BYU s’en était sorti avec u bilan de 2-2), la saison 2020 va y ressembler énormément. En pire.

La traditionnelle Holy War contre Utah va donner le coup d’envoi lors d’un match chaud bouillant. La suite sera démoniaque. Michigan State, Arizona State, Minnesota sont au programme du mois de septembre. Après le Rivalry Game contre Utah State, les Cougars recevront un membre de la SEC (Missouri) et une équipe de Houston revancharde. Le mois de novembre sera marqué par des affrontements contre Boise State, San Diego State et… Stanford. Ouch !

DateAdversaire
3 septembreà Utah
12 septembreMichigan State
19 septembreà Arizona State
26 septembreà Minnesota
2 octobreUtah State
10 octobreMissouri
16 octobreHouston
24 octobreNorthern Illinois
6 novembreà Boise State
14 novembreSan Diego State
21 novembreNorth Alabama (FCS)
28 novembreà Stanford

Conclusion

Bien que des progrès substantiels sont attendus dans la production offensive et défensive, ils pourraient ne pas se matérialiser par des victoires tant le calendrier semble compliqué pour un programme de BYU qui a participé à un bowl à 14 reprises sur les 15 dernières années. Si les Cougars marqueront surement beaucoup de points, la défense saura-t-elle être à la hauteur ? La performance du secteur défensif pourrait faire la différence entre un bilan décevant de 5-7 et une une fiche de 7-5 qui serait considérée comme un vrai succès pour coach Sitake.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Potentiel
  • Coaching
3

Résumé

Points forts
– Profondeur au poste de quarterback.
– Ligne offensive solide.
– Défense expérimentée.

Points faibles
– Manque de profondeur au poste de running back.
– Inefficacité dans la red zone adverse.
– Manque de leadership en défense.

Prédiction : 6-6

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