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[preview] Peach Bowl : #1 Alabama vs #4 Washington

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#1 Alabama (13-0) vs #4 Washington (12-1)

PEACH BOWL
Atlanta, Georgia
Georgia Dome
Samedi 31 décembre 2016
15h00 (heure Est, 21h00 en France)

La 3ème édition du College Football Playoff débutera officiellement, samedi 31 décembre à 15h (21h en France), au Georgia Dome d’Atlanta (Géorgie) avec avec la première demi-finale opposant les champions nationaux en titre, le Crimson Tide de #1 Alabama (13-0), et les champions de conférence Pac-12, les Huskies de Washington (12-1), dans le cadre du Peach Bowl.

Triple champion de conférence SEC, le Crimson Tide de coach Nick Saban est désormais un habitué de cet événement annuel puisque le programme de Tuscaloosa (Alabama) participera à sa 3ème demi-finale en trois ans. Tout l’inverse, des Huskies de Washington de coach Chris Petersen dont ce sera la première participation.

Comment sont-ils arrivés là ?

#1 Alabama (13-0, 8-0 SEC)
#1 Alabama est un modèle de constance depuis que coach Nick Saban en a pris les rênes en 2007. Le Crimson Tide est le seul programme du pays à participer aux 3 premières éditions du College Football Playoff et DE Jonathan Allen et ses coéquipiers tenteront réussir un back-to-back après avoir battu Clemson en finale nationale il y a tout juste un an.
Sur les dix dernières saisons, le Crimson Tide a atteint le plateau des 10 victoires à… 9 reprises. Plus qu’un éternel candidat au titre de coach de l’année, Nick Saban est peut-être le meilleur coach de l’Histoire du College Football. Sur les recommandations de son coordinateur offensif, Lane Kiffin, il n’a pas hésité à lancer dans le grand bain un true freshman (Jalen Hurts) au poste de… quarterback ! Résultat : une fiche de 13-0. Seuls les Rebels d’Ole Miss ont perdu avec moins de 10 points d’écart. Réputé pour sa défense en béton, le Crimson Tide n’a pas failli à sa réputation en 2016 malgré le départ de son coordinateur défensif, Kirby Smart à Georgia. Sous la houlette de Jeremy Pruitt (ex-Florida State), #1 Alabama a terminé #1 du pays avec 11.8 points et 248.2 yards accordés par match. Boom ! Après avoir une saison régulière sans la moindre défaite, #1 Alabama a terrassé Florida en finale de conférence sur le score de 54-16.

#4 Washington (12-1, 7-1 Pac-12)
Depuis l’arrivée de coach Chris Petersen (ex-Boise State) sur le campus de Seattle (Washington), les Huskies n’ont cessé de progresser. Dès sa prise de fonction, il a écarté les joueurs à problèmes faisant confiance à une jeune génération de freshmen et sophomores. Ses deux premières saisons (8-6 en 2014 et 7-6 en 2015) ont permis à ces jeunes pousses de monter en puissance et 4 victoires convaincantes lors des 6 derniers matchs de la saison 2015 ont propulsé les Huskies comme des prétendants au titre de conférence Pac-12 en 2016. Ils n’ont pas déçu.
Mené par le sophomore QB Jake Browning et un duo de receveurs exceptionnels (John Ross III, Dante Pettis), #4 Washington a tout balayé sur son passage remportant son premier titre de conférence depuis 2000. En plus d’être considéré comme l’une des équipes les plus explosives sur le plan offensif, #4 Washington est rapidement devenu l’une des terreurs du pays dans le secteur défensif avec la confirmation du talent de LB Keishawn Berria et de S Budda Baker, et l’émergence d’un fantastique secondary mené par CB Sidney Jones.
Seuls les Trojans de USC ont battu #4 Washington en 2016. Sur les 12 victoires des Huskies cette saison, 10 l’ont été par plus de 10 points d’écart. Une pure domination.

Les clés du match

La ligne offensive de #4 Washington
Sans une énorme performance de sa ligne offensive dans les tranchées, #4 Washington n’a aucune chance de se qualifier pour le National Championship Game. Pourtant, face au meilleur front défensif du pays, les Huskies ne sont pas sans arguments. En 13 matchs cette saison, ils n’ont accordé que 21 sacks et trois joueurs (LG Jake Eldrenkamp, LT Trey Adam, C Coleman Shelton) ont été sélectionnés dans l’équipe All-Pac-12. Toutefois, lors de sa seule défaite de la saison, #4 Washington s’est fait marcher dessus par l’agressivité du front seven de #9 USC (6 plaquages pour perte et 3 sacks accordés) et la performance de cette ligne offensive face à #10 Colorado, en finale de conférence, n’a pas rassuré (6 plaquages pour perte, 2 sacks).
Il faudra donc un net sursaut des Huskies pour stopper l’impressionnant front seven du Crimson Tide (105 plaquages pour perte et 45 sacks réussis en 2016 !). Pour trouver ses receveurs, QB Jake Browning aura besoin d’un minimum de protection. Tout comme l’explosif RB Myles Gaskin, qui aura besoin d’un minimum d’espace pour trouver son rythme. Avec la présence des deux All-American, DE Jonathan Allen et LB Reuben Foster, #1 Alabama n’a accordé que 63.4 yards au sol en 2016. Une misère. Et DE Tim Williams est l’un des pass rushers les plus insaisissables du pays. Si le Crimson Tide prend le dessus dans les tranchées, ce Peach Bowl pourrait rapidement ressembler à une berezina pour les Huskies.

Le face-à-face QB Jalen Hurts / QB Jake Browning
Deux des plus prometteurs quarterbacks du pays seront opposés lors de ce Peach Bowl. D’un côté, le sophomore QB Jake Browning (3280 yards à la passe, 42 TD, 7 INT) pour #4 Washington. De l’autre, le true freshman QB Jalen Hurts (2563 yards à la passe, 21 TD, 9 INT et 841 yards au sol, 12 TD).
Avec le retour de blessure de WR John Ross III (absent en 2015), QB Jake Browning a poursuivi sa progression après une saison 2015 pleine de promesses réussissant notamment 5 passes de plus de 60 yards. Ses contre-performances face à #9 USC et #10 Colorado ont coïncidé avec les deux plus mauvais matchs des Huskies en 2016. S’il parvient à trouver rapidement son rythme face à un secondary de #1 Alabama parfois douteux, les Huskies ont une chance.

De son côté, QB Jalen Hurts a été la grande révélation de la saison au niveau national. Quasi-inconnu au début de l’été, il a su convaincre le coordinateur offensif Lane Kiffin de lui faire confiance. Encore en apprentissage au niveau de sa technique de passe, il a fait preuve d’une étonnante maturité pour un joueur de cet âge (19 ans). Sa capacité de gagner des yards au sol a fait de lui l’un des QB dual-threat les plus redoutés du pays. Toutefois, il fera face à son plus gros défi de la saison face à la défense de #4 Washington. Le secondary des Huskies (CB Sidney Jones, CB Kevin King, FS Budda Baker, FS Jojo McIntosh) est considéré comme l’un des meilleurs du pays même s’il pourra encore compter sur les playmakers WR Calvin Ridley (65 réceptions, 734 yards, 7 TD), WR ArDarius Stewart (52 réceptions, 816 yards, 7 TD) et TE O.J. Howard (37 réceptions, 445 yards 2 TD). C’est une évidence : les Huskies vont tenter de forcer le jeune QB du Crimson Tide à gagner le match dans les airs. La capacité du jeune QB de #1 Alabama à trouver son tempo sera surement l’une des clés du match.

Le jeu au sol
Si le jeu aérien des deux équipes sera l’un des facteurs importants, le vainqueur de ce Peach Bowl devra assurément imposer son jeu au sol. Comme indiqué précédemment, la ligne offensive de #4 Washington devra réussir son meilleur match de l’année face au fantastique front seven du Crimson Tide. Mais les Huskies possèdent peut-être l’une des duos de running backs les plus complémentaires et les plus sous-estimés du pays avec le speedster RB Myles Gaskin (1339 yards au sol, 10 TD) et le bulldozer RB Lavon Coleman (836 yards au sol, 7 TD).

Pour succéder au vainqueur du trophée Heisman, RB Derrick Henry, coach Nick Saban a décidé de faire confiance à un comité de running backs. Si RB Damien Harris (983 yards au sol, 2 TD) est devenu le RB#1 de l’équipe, RB Joshua Jacobs (551 yards au sol, 4 TD) et RB Bo Scarbrough (539 yards au sol, 7 TD) ont régulièrement été utilisés. Or la 19ème défense contre la course du pays (123.5 yards accordés par match) sera privée de deux éléments importants pour ce match, DL Joe Mathis et LB Azeem Victor. Protégé par OT Cam Robinson et LT Jonah Williams, ce comité de coureurs pourrait bien être le prochain cauchemar des Huskies.

Joueurs à suivre

DE Jonathan Allen, Alabama
Récent vainqueur du trophée Bronko Nagurski qui récompense chaque année le meilleur défenseur du pays, DE Jonathan Allen (56 plaquages, 13 pour perte, 8.5 sacks, 1 TD défensif) sera encore une fois une pièce importante de la stratégie défensive de #1 Alabama. Son rôle : mettre la pression sur QB Jake Browning. Ce dernier avait connu sa plus mauvaise performance de la saison lors de la défaite des Huskies contre la défense ultra-agressive des Trojans de USC. Joueur infatigable et constant dans l’effort, il est le meilleur ami d’un backfield défensif du Crimson Tide qui sait transformer en point les passes hasardeuses des QBs adverses.

WR John Ross III, Washington
Absent pour l’intégralité de la saison 2015, son retour a permis l’éclosion du jeu aérien en profondeur des Huskies. Sa capacité déconcertante à réussir des big plays en a fait l’un des joueurs les plus excitants du pays à chaque qu’il touche le ballon. Or, la seule fois de la saison que #1 Alabama a été mis en difficulté fût contre Ole Miss et son QB Chad Kelly, auteur de 421 yards à la passe lors d’une courte défaite des Rebels, 48-43. Face à une défense robuste et disciplinée, les Huskies n’auront pas d’autre choix que de réussir un ou deux big plays et WR John Ross III (76 réceptions, 1122 yards, 17 TD) sera peut-être celui qui permettra aux joueurs de coach Chris Petersen de réussir l’exploit.

Facteur X

L’insouciance des Huskies
Pour beaucoup d’observateurs, la présence de #4 Washington dans ce College Football Playoff arrive un année en avance du plan initial. Beaucoup de joueurs sophomore et junior seront sur le terrain du Georgia Dome à l’occasion de ce Peach Bowl.
Certes, l’inexpérience de ce groupe de joueurs pourrait tétaniser certains devant l’enjeu de l’événement. Jamais QB Jake Browning and Co. n’ont connu une telle présence médiatique autour d’un match. Pendant une semaine, les Huskies seront sous le feu des projecteurs. Sauront-ils faire face sans imploser le jour du match ? Ou au contraire, est-ce que le fait d’être largement négligé dans ce Peach Bowl face à l’ogre #1 Alabama ne va pas les libérer complètement ?
Faisons confiance en coach Chris Petersen pour réussir à capitaliser sur l’insouciance d’une jeune équipe dont la saison 2016 est déjà une grande réussite.

Historique

Les deux programmes ne se sont affrontés qu’à 4 reprises. A chaque fois, #1 Alabama l’a emporté notamment lors du Sun Bowl 1986 que le Crimson Tide a remporté 28-6.

Blessés

#1 Alabama
Absent : OL Alphonse Taylor (commotion), LB Shaun Dion Hamilton (genou), S Eddie Jackson (jambe).
Incertain : LT Cam Robinson.
Probable : WR ArDarius Stewart, CB Marlon Humphrey (cuisse), CB Tony Brown.

#4 Washington
Absent : DE Joe Mathis (pied), LB Azeem Victor (jambe).
Incertain : WR Brayden Lenius.
Probable : Aucun.

Pronostic

Alabama 27, Washington 24

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Nicolas

    30 décembre 2016 at 12h11

    Je pense que ce sera une boucherie avec une victoire du Crimson Tide 35 17 truc du style

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Playoffs

LSU, Ohio State, Clemson et Oklahoma qualifiés pour les playoffs

Au lendemain de sa victoire contre Baylor en finale de conférence Big 12, #4 Oklahoma obtient le dernier billet qualificatif pour les playoffs et rejoint #1 LSU, #2 Ohio State et #3 Clemson dans le Top 4.

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Les jeux sont faits. Après un peu plus de trois mois de compétition, les débats sont clos.

L’ultime CFP Rankings a été dévoilé, dimanche 8 décembre 2019, par le comité de sélection du College Football Playoff : on connait donc les quatre équipes qui participeront aux playoffs 2019-20.

Vainqueurs d’un SEC Championship Game dominé de bout en bout, les Tigers de #1 LSU (13-0) récupèrent la place de #1 du classement CFP. Les deux dernières prestations défensives (3 points encaissés contre Texas A&M et 10 face à Georgia) ont semble-t-il joué un rôle important dans la décision du comité de sélection de placer le programme de Bâton-Rouge (Louisiane) à la 1ère place. Les Tigers comptent dans leur rang le futur vainqueur du trophée Heisman, QB Joe Burrow, et une défense bourée de talents qui semble monter en puissance.

Leaders du classement CFP de la semaine passée, les Buckeyes de #2 Ohio State (13-0) obtiennent également leur billet pour le College Football Playoff. Menés par le duo offensif QB Justin Fields / RB JK Dobbins et par une défense puissante incarnée par le pass rusher Chase Young, les Buckeyes participent aux playoffs pour la première fois depuis 2016.

Sans surprise, les Tigers de #3 Clemson (13-0) défendront leur titre de champion national remporté l’an dernier face à Alabama, 44-16. L’équipe de coach Dabo Swinney n’a pas perdu le moindre match tout au long de la saison et vient de détruire Virginia, 62-17, en finale de conférence ACC.

Seule la 4ème place faisait débat depuis la défaite des Bulldogs de #4 Georgia en finale de conférence SEC face aux Tigers de #2 LSU. Ce sont finalement les Sooners de #4 Oklahoma (12-1) qui raflent la mise écartant du même coup les champions de conférence Pac-12, les Ducks de #6 Oregon.

Les deux demi-finales se dérouleront, le samedi 28 décembre 2019, dans le cadre du Peach Bowl et du Fiesta Bowl. Les vainqueurs de ces deux matchs se retrouveront en finale nationale, le lundi 13 janvier 2020, au Mercedes-Benz Stadium de La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

Peach Bowl

#1 LSU vs #4 Oklahoma
Samedi 28 Décembre 2019 à 16h00 (22h00 en France)
Mercedes-Benz Stadium – Atlanta, Géorgie

Fiesta Bowl

#2 Ohio State vs #3 Clemson
Samedi 28 Décembre 2019 à 20h (02h00 en France)
University of Phoenix Stadium – Glendale, Arizona.

Le classement CFP complet

Selection Sunday en vidéo

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Playoffs

Orange Bowl 2018 : Alabama domine Oklahoma et se qualifie pour sa 4ème finale d’affilée

Trop puissants et rapides pour la défense poreuse des Sooners de #4 Oklahoma, le Crimson Tide de #1 Alabama remporte l’Orange Bowl sur le score de 45-34 et retrouvera #2 Clemson lors du National Championship Game !

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Crédit photo :

La marche était trop haute pour les Sooners. Menés par le vainqueur du trophée Heisman, QB Kyler Murray (19/37, 308 yards, 2 TD et 109 yards au sol, 1 TD), les champions de conférence Big 12 n’ont rien pu faire face à l’armada offensive et défensive du Crimson Tide de #1 Alabama.

Parfaitement dirigés par un QB Tua Tagovailoa (24/27, 318 yards, 4 TD) remis de sa blessure de la cheville, les champions nationaux ont rapidement pris une avance de 28-0 après 17 minutes pour ne plus lâcher les rênes de cet Orange Bowl.

#1 Alabama (14-0) obtient ainsi son billet pour son 4ème National Championship Game consécutif joué le 7 janvier prochain, à Santa Clara (Californie). Le Crimson Tide y retrouvera une bonne connaissance : les Tigers de #2 Clemson que la troupe de Nick Saban a recontré en playoffs lors des trois dernières années (2 fois en finale et 1 fois en demi-finale).

Le Crimson Tide aura donc l’opportunité de remporter son 6ème titre de champion national en 10 ans. #1 Alabama aura également l’occasion de terminer avec un bilan de 15-0 ce qui n’a plus été réalisé parmi l’élite depuis Penn en 1897 ! Et Nick Saban se rapproche donc de son 7ème titre de champion national qui lui permettrait de battre le record qu’il partage avec le légendaire Bear Bryant.

Crédit photo : Michael Reaves, Getty Images

Le film du match

Sûr de sa puissance offensive, le Crimson Tide n’a pas perdu de temps pour marquer de son empreinte cet Orange Bowl. Premier snap : passe de 50 yards de QB Tua Tagovailoa à destination de WR Devonta Smith (6 réceptions, 104 yards, 1 TD) ! Et six jeux plus tard, RB Damien Harris (13 courses, 48 yards, 2 TD) transperce la défense des Sooners pour un TD au sol d’un yard. Sur le snap précédent, le running back senior sembla commettre un fumble que récupéré LB Kenneth Murray (15 plaquages) mais la revue vidéo inversera la décision arbitrale initiale.

Après un 3-and-out rapide des Sooners, le Crimson Tide enchainera avec un 2ème TD. Cette fois-ci, c’est par les airs que les joueurs de coach Saban vont passer : une passe de 10 yards de QB Tua Tagovailoa pour WR Henry Ruggs (3 réceptions, 14 yards, 1 TD) et #1 Alabama menait déjà 14-0 après 9 minutes de jeu.

Et le massacre ne s’arrêta pas en si bon chemin : RB Damien Harris pour son second TD et RB Joshua Jacobs (98 yards au sol et 4 réceptions, 60 yards, 1 TD) sur un catch-and-run de 27 yards conclu en démolissant S Robert Barnes au passage allaient porter le score à 28-0… après 17 minutes de jeu ! #1 Alabama menait par 28 points d’écart alors que #4 Oklahoma (12-2) n’avait réussi que deux first downs… Quatre possessions, quatre TD pour les champions nationaux. Une pure domination. QB Tagovailoa en était alors à 9/9 pour 184 yards et 2 TD.

Les Sooners se devaient de réagir sans tarder et QB Kyler Murray s’y employa en convertissant deux longues passes pour TE Carson Meier et WR CeeDee Lamb (8 réceptions, 109 yards, 1 TD) avant que RB Trey Sermon (19 yards au sol, 1 TD) ne conclut ce drive encourageant par un TD au sol de deux yards. 28-7 à 11:48 de la fin. Il y avait encore de la vie à #4 Oklahoma.

La première mi-temps se terminera par deux FGs, un de chaque côté. Les deux équipes rentrèrent aux vestiaires avec un score de 31-10 en faveur de #1 Alabama… et le sentiment que tout était déjà joué.

Crédit photo : Lynne Sladky, AP

#4 Oklahoma devait absolument marquer un TD sur le premier drive de la 2ème mi-temps. Les Sooners se contenteront finalement d’un FG de K Austin Seibert, qui en profitera tout de même pour établir un nouveau record NCAA avec un total de 496 points réussis en carrière battant le précédent record détenu jusque-là par Zane Gonzalez (ex-Arizona State).

L’espoir revint complètement dans le camp de #4 Oklahoma lorsque QB Kyler Murray réussit une bombe de 49 yards pour un TD de WR Charleston Rambo (3 réceptions, 74 yards, 1 TD) qui ramenait le score à 31-20. Les Sooners venaient d’infliger un 20-3 au Crimson Tide.

Mais cet élan d’optimisme ne durera pas longtemps. Dès le drive suivant, QB Tua Tagovailoa trouva WR DeVonta Smith à deux reprises redonnant de l’air (38-20) aux champions nationaux à 13:08 de la fin du 4ème quart-temps avec sa 3ème passe de TD de cet Orange Bowl.

La fin de rencontre sera ensuite en roue libre. #2 Oklahoma marquera deux TD sur une réception de WR CeeDee Lamb et sur une course de 8 yards de QB Kyler Murray tandis que WR Jerry Jeudy (4 réceptions, 73 yards, 1 TD) marquera un 4ème TD dans les airs pour le Crimson Tide avec une réception de 13 yards. Score final : 45-34 en faveur de #1 Alabama.

Crédit photo : Lynne Sladky, AP

Résumé en vidéo

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Cotton Bowl 2018 : Clemson atomise Notre Dame 30 à 3 et file en finale

Très largement supérieurs aux Fighting Irish dans tous les secteurs, les Tigers de #2 Clemson remportent le Cotton Bowl sur le score de 30-3 et empochent leur billet pour le National Championship Game !

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Les Fighting Irish n’y auront cru que l’espace de 15 minutes. Le temps que QB Trevor Lawrence (27/39, 327 yards, 3 TD) trouve le bon rythme avec ses receveurs. Résultat : trois passes de TD dans le second quart-temps ont réduit à néant les espoirs de #3 Notre Dame (12-1).

Avec ce succès, les Tigers de #2 Clemson (14-0) s’assurent un billet pour leur 3ème National Championship Game en 4 ans.

Les quadruples champions de conférence ACC en titre étaient trop athlétiques pour une équipe des Fighting Irish qui a bien débuté ce Cotton Bowl avant de rapidement sombrer dès lors que l’attaque explosive de #2 Clemson s’est mise en route en inscrivant 20 points consécutifs avant la mi-temps grâce à trois réceptions spectaculaires de WR Justyn Ross et WR Tee Higgins.

Pourtant privée de son leader à l’intérieur de la ligne, DT Dexter Lawrence (suspension), la défense des Tigers dirigée par le fantastique coordinateur défensif Brent Venables a complètement dominé une attaque de #3 Notre Dame limitée à 88 petits yards au sol et à un total de 248 yards. Les Fighting Irish n’ont inscrit que 3 petits points après avoir tourné à une moyenne de 33 points en saison régulière.

Crédit photo : Carl Ackerman, David Platt & Madison Williams

Le film du match

Après un punt de chaque côté pour débuter le match, QB Ian Book (17/34, 160 yards, 1 INT) commit la première erreur lorsque DE Clelin Ferrell (4 plaquages, 1 sack) força un fumble du quarterback des Fighting Irish. La défense des Tigers récupéra alors la possession du ballon en situation idéale au milieu du terrain et K Greg Huegel marquera alors les premiers points de ce Cotton Bowl sur un FG de 40 yards.

Toutefois, la défense de #3 Notre Dame gênait alors énormément QB Trevor Lawrence avec des schémas de couverture multiples et une pression omniprésente sur le premier rideau.

Le 3ème drive des Fighting Irish sera nettement plus positif. Passe-écran pour RB Dexter Williams (54 yards au sol) et courses de QB Ian Book permettront à K Justin Yoon d’égaliser sur un FG de 28 yards. Le premier quart-temps se termina sur ce score de 3-3.

Les Fighting Irish semblaient avoir pris un léger ascendant sur la rencontre. C’est alors que la jeunesse de #2 Clemson frappa une première fois : profitant d’une défense man-to-man de #3 Notre Dame, QB Trevor Lawrence se connecta avec un autre true freshman, WR Justyn Ross (6 réceptions, 148 yards, 2 TD), pour un TD de 52 yards ! Les Tigers prenaient alors les commandes, 9-3 (XP bloqué par DL Jerry Tillery).

Les blessures de CB Julian Love et S Alohi Gilman ajoutées à celle de DL Romeo Okwara vont alors tout changer pour les Golden Domers. Sans leur deux leaders défensifs, les boulevards vont s’ouvrir dans leur backfield défensif et QB Trevor Lawrence en profitera une seconde fois en allongeant une seconde longue passe à destination de WR Justyn Ross pour le 2ème TD de #2 Clemson. #3 Notre Dame n’avait accordé que 3 réceptions de plus de 40 yards sur l’ensemble de la saison 2018. En deux quart-temps, WR Justyn Ross venait d’en réussir deux !

L’addition après 30 minutes de jeu sera même un peu plus salée pour les Irish. Un dernier drive des Tigers mettra un point d’exclamation à un 2ème quart-temps explosif des champions de conférence ACC. Une passe de 32 yards pour l’immortel WR Hunter Renfrow (4 réceptions, 62 yards), une pénalité de 15 yards pour rudesse sur le QB et une réception spectaculaire de WR Tee Higgins (4 réceptions, 53 yards, 1 TD) dans l’en-but de Notre Dame viendront crucifier les derniers fans optimistes des Fighting Irish. 23-3 à la mi-temps en faveur de #2 Clemson.

Crédit photo : Carl Ackerman, David Platt & Madison Williams

Au retour des vestiaires, les joueurs de coach Brian Kelly savaient qu’il leur faudrait démarrer pied au plancher… et avec des points au compteur très rapidement.

Leur premier drive fût encourageant mais une pénalité et un sack combiné de DE Isaiah Simmons et DE Christian Wilkins forcèrent #3 Notre Dame à punter. Sur la possession suivante, une passe de 21 yards de QB Ian Book pour WR Miles Boykin (5 réceptions, 69 yards) leur permit d’entrer dans les 30 yards des Tigers… jusqu’à ce que le quarterback des Fighting Irish se fasse intercepter par le nickelback Nolan Turner.

#2 Clemson fit payer cash cette erreur. Profitant d’un trou béant dans le second rideau de la défense adverse, RB Travis Etienne Jr (14 courses, 109 yards, 1 TD) se faufila jusqu’à l’en-but de #3 Notre Dame pour un TD de 62 yards. Game over.

La messe était dite et le match baissa alors d’intensité. Le fumble commis par RB Travis Etienne Jr dans la red zone de #3 Notre Dame n’y changera rien.

#2 Clemson jouera donc la finale nationale contre #1 Alabama. QB Dexter Lawrence tentera de devenir le premier quarterback true freshman à mener son équipe au titre national depuis Jamelle Holieway avec Oklahoma en 1985.

Crédit photo : Carl Ackerman, David Platt & Madison Williams

Résumé en vidéo

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[Preview] Orange Bowl 2018 : #1 Alabama vs #4 Oklahoma

Présentation de la 2ème demi-finale du College Football Playoff.

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#1 Alabama (13-0) vs #4 Oklahoma (13-1)

ORANGE BOWL
Miami Gardens, Floride
Hard Rock Stadium
Samedi 29 décembre 2018
20h00 (heure Est, 02h00 en France)

La seconde demi-finale du College Football Playoff voit s’affronter le Crimson Tide de #1 Alabama, champion national en titre, et les Sooners de #4 Oklahoma dans ce qui est indiscutablement le match le plus attendu de cette saison de bowls.

La troupe de coach Nick Saban participe aux playoffs pour la 5ème fois en 5 ans d’existence du tournoi final. C’est la 3ème participation pour les Sooners dans cet Orange Bowl qui sera surtout marqué par le duel à distance des deux meilleurs joueurs de la saison : QB Tua Tagovailoa (Alabama) vs QB Kyler Murray (Oklahoma).

Comment sont-ils arrivés là ?

#1 Alabama (13-0, 8-0 SEC)

Le Crimson Tide continue d’imposer sa domination sur le College Football. La troupe de Nick Saban a terminé la saison invaincue derrière un QB Tua Tagovailoa explosif. L’émergence du quarterback sophomore a permis à Alabama de transformer complètement son attaque qui est devenue l’une des plus spectaculaire et efficace du pays (527.6 yards, #6 au niveau national). En plus de cette escouade offensive tonitruante, le Crimson Tide reste une valeur sûre en défense (14.8 points en moyenne par match). En saison régulière, #1 Alabama a remporté tous ses matchs… avec un minimum de 22 points d’écart. Une boucherie. Toutefois, il aura fallu une scénario hollywoodien avec l’entrée en jeu de QB Jalen Hurts pour que le Crimson Tide remporte le titre de conférence SEC face à #5 Georgia.

#4 Oklahoma (13-1, 8-1 Big 12)

Malgré les départs de QB Baker Mayfield et de LT Orlando Brown, les Sooners de coach Lincoln Riley n’ont pas perdu le rythme de la saison passée. Bien au contraire. L’éclosion accélérée de QB Kyler Murray a permis à #4 Oklahoma de tourner à une moyenne impressionnante de 49.5 points par match (#1 du pays) et 8.8 yards par jeu. Hallucinant. Toutefois, la défense s’est encore avérée le maillon faible de l’équipe. Le coordinateur défensif Mike Stoops n’a pas survécu après les 48 points accordés à Texas lors de la seule défense des Sooners en 2018. Son successeur, Ruffin McNeill, n’a pas amélioré la situation même si certaines individualités ont réussi plusieurs big plays lors des matchs décisifs de fin de saison contre West Virginia et Texas en finale d’une conférence Big 12 que les Sooners ont finalement remporté pour la 4ème année d’affilée.

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Les entraineurs

A peine besoin de présenter Nick Saban qui terminera probablement sa carrière en étant considéré comme le plus grand entraineur de l’histoire du College Football. Coach Saban, c’est évidemment le « Process » mais aussi un record de 231-62-1 (dont 13-9 en post-saison incluant 5-2 en playoff), 6 titres nationaux (2003 à LSU, 2009, 2011, 2012, 2015 et 2017 à Alabama), 8 titres de la SEC, 1 titre de la MAC (avec Toledo), 2 titres de coach de l’année (décerné par l’Associated Press en 2003 et 2008) et une pléthore d’autres récompenses individuelles dont l’intéressé n’a que faire (dixit Nick Saban en conférence de presse, ce qui compte avant tout c’est le prochain match et la prochaine saison et d’armer ses joueurs pour affronter leur vie d’adulte, il n’a pas le temps de regarder dans le miroir). La dynastie Bama de l’empereur Saban est une anomalie statistique qui prendra bien fin un jour mais que probablement aucun d’entre nous vivant aujourd’hui ne reverra avant la tombe.

De l’autre coté du ring, Lincoln Riley et ses 35 ans (soit près de la moitié des 67 ans de Nick Saban) qui, en deux saisons, a remporté deux titres de conférence Big 12 et participé à deux playoffs, rendant une carte de 24-3.

Analyse

Malgré une attaque plus explosive et plus performante, Oklahoma se repose sur moins de joueurs que son adversaire. En cas de coup dur au poste de quarterback (la cheville de Tua tiendra-t-elle ?), le Tide peut compter sur Jalen Hurts, qui l’a déjà sorti du pétrin contre Georgia en finale de conférence SEC. Pour OU, Austin Kendall est largement sous-testé. Mais bon, on disait de Kyler Murray qu’il aurait du mal à remplir les crampons laissés vides par Baker Mayfield et l’Heisman 2018 n’a rien eu à envier à l’Heisman 2017, bien au contraire…

Les Harris, Damien et Najee, porteront l’essentiel du fardeau contre les Sooners mais Joshua Jacobs devrait aussi voir son nom souvent appelé dans la rotation. De toute façon, à Alabama, on peut toujours compter sur le coureur remplaçant. OU possède aussi deux coureurs solides qui ont pris l’attaque au sol en main (et en hand-off) après la blessure de Rodney Anderson en début de saison.

La différence en attaque pourrait se faire au niveau des receveurs. Alabama possède un corps de receveurs qui n’a rien à envier à aucun autre dans le pays. Son quintette tourne à plus de trente réceptions par tête de pipe cette saison et pourra donc s’autoriser un coup de moins bien de l’un ou l’autre. Coté Oklahoma, le tableau est moins rose. Il y a essentiellement deux superstars et l’une d’entre elles, Marquise « Hollywood » Brown, est en délicatesse avec une jambe depuis la finale de conférence Big 12 et est incertaine pour le match. Ayant joué la majorité de la saison avec des bobos par-ci par-là, il serait bien étonnant que le staff d’Oklahoma n’envoie pas Marquise Brown au charbon contre Alabama tant il est décisif dans cette attaque des Sooners.

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Comparaisons statistiques

#1 Alabama #4 Oklahoma
Points marqués par match 47.9 49.5
Points encaissés par match 14.8 32.4
Yards gagnés par match (passe / course) 527.6 (325.5 / 202.2) 577.9 (324.0 / 253.9)
Yards concédés par match (passe / course) 295.4 (178.4 / 117.0) 448.1 (291.4 / 156.7)
First down gagnés par match (passe / course / pénalité) 24.6 (12.9 / 10.1 / 1.6) 26.4 (13.3 / 11.6 / 1.5)
First down concédés par match (passe / course / pénalité) 15.8 (8.0 / 5.9 / 1.9) 24.2 (12.7 / 9.4 / 2.1)
Pénalités pour nombre / yards 6.5 / 54.5 6.1 / 56.1
Pénalités contre nombre / yards 5.5 / 50.0 6.1 / 61.5
Ballons perdus (fumble / interception) 1.0 (0.5 / 0.5) 1.0 (0.5 / 0.5)
Ballons gagnés (fumble / interception) 1.6 (0.5 / 1.1) 0.8 (0.4 / 0.5)
Conversion 3ème down (%) pour / contre 52.8 / 30.9 51.2 / 45.2
Conversion 4ème down (%) pour / contre 44.4 / 40.0 69.2 / 66.7
Sacks pour / contre 42 / 13 28 / 16
Yards sur punt 35.4 41.1
Field goal (%) 72.2 88.2

Bon, on pourrait mettre des rouleaux de PQ de statistiques et passer des heures à les analyser mais ce qui saute aux yeux c’est que les attaques des deux protagonistes sont assez proches (avec un net avantage au taux de conversion sur 4ème down pour les Sooners) mais que la défense d’Alabama est largement supérieure à celle d’Oklahoma. D’où la question que tous les analystes d’ESPN, Fox, CBS, j’en passe et des meilleurs (et aussi des moins bons) se posent : OU arrivera-t-elle à stopper Bama ou le Tide marquera-t-il sur chacune de ses possessions de balles ?

Selon Lincoln Riley, toujours en conférence de presse la veille du match, les deux équipes ont une identité qui les a amenées à ce stade de la compétition et elles ne devraient pas trop bouleverser ce qui a fonctionné pour elles jusque-là. Donc, si on lit entre les lignes, comprenez qu’Oklahoma va tout miser sur son attaque avec défense en option. Cela sera-t-il suffisant pour inquiéter Alabama si Tua Tagovailoa ne se déglingue pas une cheville ou un genou ? (le marc du café du Starbucks de Fort Lauderdale aurait tendance à dire non).

Leaders statistiques

Quarterbacks

Tua Tagovailoa (Alabama)
Passe : 199/294 (67.7%), 3353 yards (11.4 yards par passe), 37 TD, 4 INT
Course : 48 courses, 190 yards, 5 TD

Jalen Hurts (Alabama)
Passe : 50/67 (74.6%), 755 yards, 8 TD, 2 INT
Course : 34 courses, 167 yards, 2 TD

Kyler Murray (Oklahoma)
Passe : 241/340 (70.9%), 4053 yards, 40 TD, 7 INT
Course : 123 courses, 892 yards, 11 TD

Austin Kendall (Oklahoma)
Passe : 12/17 (70.6%), 122 yards, 1 TD
Course : 7 courses, 21 yards

Running backs

Damien Harris (Alabama)
Course : 126 courses, 771 yards, 7 TD
Réception : 18 réceptions, 176 yards

Najee Harris (Alabama)
Course : 102 courses, 679 yards, 4 TD

Joshua Jacobs (Alabama)
Course : 94 courses, 495 yards, 11 TD
Réception : 15 réceptions, 171 yards, 2 TD

Trey Sermon (Oklahoma)
Course : 155 courses, 928 yards, 12 TD
Réception : 12 réceptions, 181 yards

Kennedy Brooks (Oklahoma)
Course : 113 courses, 1021 yards, 12 TD
Réception : 7 réceptions, 36 yards

Wide receivers

Jerry Jeudy (Alabama)
Réception : 59 réceptions, 1103 yards, 12 TD

Henry Ruggs III (Alabama)
Réception : 42 réceptions, 724 yards, 10 TD

Jaylen Waddle (Alabama)
Réception : 41 réceptions, 803 yards, 7 TD

Irv Smith (Alabama)
Réception : 38 réceptions, 648 yards, 7 TD

Devonta Smith (Alabama)
Réception : 30 réceptions, 524 yards, 5 TD

Marquise Brown (Oklahoma)
Réception : 75 réceptions, 1318 yards, 10 TD

CeeDee Lamb (Oklahoma)
Réception : 57 réceptions, 1049 yards, 10 TD

Grant Calcaterra (Oklahoma)
Réception : 25 réceptions, 378 yards, 6 TD

Lee Morris (Oklahoma)
Réception : 21 réceptions, 457 yards, 6 TD

Facteur X

QB Jalen Hurts, Alabama
QB Tua Tagovailoa semble en bonne voie pour faire son retour à l’occasion de cet Orange Bowl après avoir été opéré de la cheville… mais en cas de souci, coach Saban peut compter sur celui qui a renversé la situation en finale de conférence SEC pour offrir le titre au Crimson Tide. Sa mobilité apporte une autre dimension au jeu offensif des champions nationaux en titre.

Face-à-face

Les deux équipes ne se sont affrontées que cinq fois dans leur histoire… La première rencontre remonte à… l’Orange Bowl 1963, remporté par le Crimson Tide (17-0)… Pas de vainqueur en 1970 lors du défunt Bluebonnet Bowl de 1970 (24-24)… Oklahoma est sorti vainqueur de la double confrontation de 2002-2003 (37-27 à Norman et 20-13 à Tuscaloosa)… OU a empoché le Sugar Bowl 2014 (45-31).

Blessés

#1 Alabama
Absent : CB Trevon Diggs (pied), LB Terrell Lewis (genou), TE Kedrick James (suspension), OL Hunter Brannon (suspension), OL Elliot Baker (suspension), OL Deonte Brown (suspension), DB Daniel Wright (épaule).
Incertain : Aucun.
Probable : QB Tua Tagovailoa (cheville).

#4 Oklahoma
Absent : RB Rodney Anderson (genou), RB Marcelias Sutton (jambe), C Alex Dalton (genou), S Chanse Sylvie (talon d’Achille), DE Jalen Redmond (malade), FB Joe Castiglione Jr (épaule), WR Michael Thompson (genou), WR Sam Iheke (cheville).
Incertain : CB Jordan Parker (raison inconnue), DE Mark Jackson Jr (raison inconnue), CB Justin Broiles (raison inconnue), S Kahlil Haughton (raison inconnue).
Probable : WR Marquise Brown (pied).

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Pronostic

Comme on est payé bénévole pour donner notre opinion dont tout le monde (même nos mères) se fout, voilà en exclusivité comment ce match va se dérouler. On attend tous un match à la Harlem Globe Trotters avec un milliard et demi de points et, ce qui arrive toujours dans ces cas-là, le match se termine sur un pauvre 21-18 qui laisse tout le monde sur sa faim. Bon, il faudrait un cataclysme ouragano-nucléaire sur la Floride (qui possède et des centrales électriques du type précité et un climat parfois agité) pour que le Crimson Tide ne mette que 21 points à la passoire à nouilles (genre raviolis, pas coquillettes) qui sert de défense aux Sooners. Et, même si la défense de Bama est encore au top niveau cette saison, elle n’est pas aussi imperméable que la saison passée. On peut donc compter sur les Oakland Athletics Oklahoma Sooners pour mettre quelques points.

Si on se souvient bien du Georgia-Oklahoma de l’an dernier, les Sooners avaient démarré en trombe puis les Dawgs ont verrouillé le chenil en seconde mi-temps pour revenir petit à petit et finalement s’imposer dans le plus grand Rose Bowl de l’histoire n’ayant pas Vince Young comme acteur principal. Alabama en a vu d’autres et le Tide ne se laissera pas malmener pendant trente minutes. Oklahoma mettra une bonne trentaine de points mais ce sera bien insuffisant pour battre Alabama dont les receveurs vont s’amuser toute la soirée avec le secondaire des Sooners.

Score final : Alabama 56, Oklahoma 38

Blaze of Glory

Oui, ça n’est pas BoG, mais qui met une bonne tape dans le dos pour le bon travail réalisé par les employés bénévoles de TBP ?

Alors, cette semaine, l’auréole de gloire revient à TBP pour son excellente question à Messieurs Saban et Riley lors de la conférence de presse du 28 décembre (oui, c’est mal de s’auto-congratuler, promis, en 2019 on ne le fera plus !).

TBP : avec la longue période entre la fin de la saison régulière et ce match, qu’est-ce qui est le plus favorisé selon vous, la meilleure attaque ou la meilleure défense ?

Crédit photo : Blaise Collin, TBP

LINCOLN RILEY: on espère que ce sera l’attaque d’Oklahoma et la défense d’Oklahoma (rires) [NDLR : on peut toujours rêver !]. Je ne sais pas, c’est une bonne question [NDLR : je dirais même une excellente question !]. Je veux dire, je ne sais pas vraiment. Je crois, en fin de compte, qu’il y a un processus que l’on suit à nouveau pour préparer un match comme on fait chaque semaine. Ce match ressemble probablement plus au premier de la saison ou peut-être à un match après une semaine de repos juste parce qu’on a un peu plus de temps. Ce n’est pas comme si on avait le mois entier avec la période de recrutement avancée placée comme elle l’est maintenant et le fait que cette période est vraiment devenue le vrai jour de signature des recrues. On a vraiment deux semaines qui sont critiques dans le processus de recrutement avec les visites des joueurs et de leurs familles avant cette première date de signature.

Nous avons passé beaucoup de temps ici mais, en gros, on a deux semaines pour se préparer et on espère être capable de remettre certains joueurs sur pied. On espère aussi avoir une bonne idée de ce que fait l’adversaire et, encore une fois, de la meilleure formule pour nous pour gagner et de ce qu’il faut qu’on améliore par rapport, peut-être, au match précédent et continuer à progresser pour être l’équipe que l’on pense pouvoir être.

C’est une question difficile. Comme je l’ai dit, on espère juste utiliser notre temps au mieux et parvenir à avoir les trois phases [NDLR : attaque, défense, équipes spéciales] aussi prêtes que possible.

Crédit photo : Blaise Collin, TBP

NICK SABAN: Je crois que certaines choses qui nous préoccupent toujours quand on a beaucoup de temps entre les matchs c’est… je crois que les joueurs de ballon [NDLR : traduction un peu pauvre de « skill players »] se remettent toujours plus vite que les « gros » [NDLR : « big guy » n’est pas péjoratif en anglais]. ». Ils [NDLR : les QB, RB et WR] perdent moins et reviennent plus vite. Ça prend un peu plus de temps pour les « gros ». Je parle des joueurs de lignes offensive et défensive. Je crois que le plaquage est toujours un point préoccupant quand les joueurs prennent un certain rythme et qu’on joue toutes les semaines et là on ne joue plus pendant longtemps. C’est difficile de simuler certaines de ces choses aux entrainements comme on le voudrait. La cadence est aussi un problème parce qu’on n’est plus habitué au rythme que l’on avait quand on jouait toutes les semaines.

Cela pose des problèmes pour les deux équipes, problèmes pour lesquels on essaie toujours de se préparer pour un match de post-saison pour qu’ils n’impactent pas l’issue du match.

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