Suivez-nous

NFL Draft

NFL Star Academy – Week 2

Chaque semaine, Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

Publié

le

On avance petit à petit dans la saison et certains gars se détachent déjà mais on écrit quand même toujours au conditionnel parce qu’il n’y a pas de science plus inexacte que la divination autour des prospects et de la draft. Mais faut avouer que c’est marrant donc on continue, et puis faut mériter son gros chèque signé par Morgan chaque semaine aussi.

Fil d’actu’

On se posait la question la semaine dernière en l’absence de comm’ : blessé au genou contre Northwestern en Week 1 sur la dernière possession du Cardinal, LT Walker Little (Stanford) sera finalement absent toute la saison alors qu’il va passer sur le billard. C’est un coup dur pour Stanford et le joueur, annoncé dans le top 10 de la prochaine draft. RT Foster Sarell, lui aussi pilier de l’OL californienne et projeté en NFL par les experts, sera également absent pour le prochain match face à UCF mais son retour ne devrait pas tarder. Les deux joueurs sont des juniors, anciens prospects cinq étoiles, et pourraient décider de revenir en 2020 sur le campus de Palo Alto.

On n’en a pas parlé mais c’est important, la Draft NFL 2020 se tiendra du 23 au 25 avril 2020 à Paradise, dans le Nevada. Denver voulait le truc mais s’est rétracté et c’est donc la bourgade de Paradise qui l’a emporté. C’est la banlieue de Las Vegas, en fait. Et ça coïncide avec l’arrivée des Raiders dans la ville du pêché. Habile. Cleveland en 2021 et Kansas City en 2023 y auront droit également.

Le NFL Scouting Combine se déroulera quant à lui toujours à Indianapolis, avec un bail étendu jusqu’à 2021, du 23 au 26 février 2020. Les entretiens avec les franchises se tiendront le premier jour, puis les OL et DL se lanceront le 24, suivis des QB, LB et DB le 25, pour finir avec les QB encore, TE, RB et WR le 26.

À l’issue de la Week 1 en NFL, les Miami Dolphins sont déjà « on the clock » avec leur départ complètement foireux. C’est à se demander s’ils ne feraient pas exprès. Pour l’instant, QB Tua Tagovailoa (Alabama) est toujours le favori pour ce fameux first pick et le monde continue donc de tourner mais CBS Sports a tenté un truc pour sa early, early, early mock draft en envoyant QB Jordan Love (Utah State) aux Oakland Raiders en fin de premier tour. Avec deux autres quarterbacks dans ledit tour, forcément QB Justin Herbert (Oregon) et QB Jake Fromm (Georgia). C’est marrant les mocks draft huit mois avant quand même.

DE Chase Young, Ohio State – Crédit photo : AP

Conseil de classe

DE Chase Young, Ohio State
vs Cincinnati – 5 tackles, 1.5 TFL, 1.5 sacks
Potentiel premier choix de draft l’an prochain, Chase n’a pour l’heure ni déçu les scouts, ni ses coaches. Régulièrement bloqué par deux voire trois joueurs de ligne, le joueur est parfois envoyé en couverture, laissant l’OL adverse décontenancée et déséquilibrée puisque le pass rush vient alors de l’autre côté. L’impact du joueur se ressent tout simplement par sa présence sur le terrain. Puissant. De toutes façons, même bloqué par plusieurs joueurs, Chase trouve toujours un moyen de mettre la pression sur le backfield adverse. Il s’est même permis une fantaisie en bloquant un field goal. Altruiste, leader vocal et capitaine des Buckeyes, le gamin du Maryland est déjà prêt à prendre une autre dimension en NFL. On imagine mal les Dolphins le sélectionner avec le first pick quand même, à moins qu’il évolue aussi comme quarterback.
Résultat : encouragements et félicitations en même temps.

WR Justin Jefferson, LSU
vs Texas – 9 rec, 163 yds, 3 TD
Quand Joe Brady, le nouveau coordinateur du jeu de passe des Tigers, a décidé d’utiliser son meilleur receveur dans le slot, au plus près de l’action, il ne s’imaginait sans doute pas à quel point ça fonctionnerait. Texas s’en souviendra en tout cas. Justin est le troisième frangin Jefferson à porter la tunique de LSU mais il est incontestablement le plus talentueux d’entre eux et son avenir s’inscrit en NFL, comme ses illustres prédécesseurs Odell Beckham ou Jarvis Landry, entre autres. Le go-to guy de Joe Burrow a tranquillement déroulé la semaine dernière, avec trois touchdowns contre les Longhorns, ce qui porte son total sur la saison à quatre après deux matches seulement. Justin en avait inscrit six l’an dernier. Un peu plus d’expérience et un jeu offensif intelligemment porté vers la passe ont déjà permis au receveur de se mettre en évidence. 
Résultat : en net progrès, mention.

QB Joe Burrow, LSU
vs Texas – 31/39 (79.5%), 471 yds, 4 TD, 1 int
On le prenait un peu pour un loser, déjà parce qu’être quarterback à LSU c’est presque un emploi fictif, ensuite parce que Joe n’a jamais réellement brillé comme d’autres QB de programmes majeurs. Jusqu’à cette année. Contre Texas, il s’est fait plaisir avec des stats dignes d’un top prospect et a même fait le plein de récompenses, désigné SEC Offensive Player of the Week et Davey O’Brien National Quarterback of the Week. On l’a même vu dans les médias pour autre chose que son jeu léché, en l’occurrence son coucou de Reine d’Angleterre au public des Longhorns, visiblement agressif durant toute la rencontre. Le jeu, l’attitude, le leadership, les résultats, tout va bien jusqu’ici pour le patron d’une équipe de LSU qui aimerait bien damer le pion à Alabama cette année. Bon, Joe ne sera pas first pick en 2020 non plus mais sa cote est au beau fixe et les franchises NFL aiment bien sélectionner un QB prometteur pour préparer l’avenir au troisième tour, voire au deuxième. C’est là que le QB des Tigers pourrait trouver preneur s’il continue sur sa lancée.
Résultat : impliqué et appliqué, félicitations. 

WR CJ Riley, NC State
/
Redshirt sophomore, CJ semblait bien parti pour se présenter à la draft en 2020 après une belle campagne 2019 mais le sort, et surtout son genou, en ont voulu autrement. Foutus ligaments croisés. Le receveur s’était déjà pété le genou droit en 2016 et, cette année, c’est au tour du gauche. La convalescence sera forcément longue pour CJ, qui manquera donc toute la saison. Considéré comme le joueur le plus rapide du Wolfpack cette saison, il sera forcément regretté.
Résultat : redoublement.

RB Anthony McFarland, Maryland
vs Syracuse – 14 att, 75 yds, 2 TD, 2 rec, 45 yds, 1 TD
Les Terrapins ont atomisé leurs deux premiers adversaires de la saison, Howard et Syracuse, et n’ont pour l’heure pas eu besoin d’envoyer au front leur coureur vedette ; seulement vingt courses cette année pour Anthony, qui devrait porter un peu plus le ballon lorsque l’adversité sera plus féroce. C’est surtout la capacité à s’échapper du giron des défenseurs et son potentiel de playmaker qui l’ont révélé aux yeux du grand public en ce début de saison, alors que le joueur a déjà inscrit cinq touchdowns, quatre au sol et un à la réception, tout ça avec un temps de jeu limité. Au sein d’une classe de coureurs fournie en qualité et en quantité pour la prochaine draft, Anthony a le potentiel pour évoluer chez les pros et a montré un talent certain pour peser sur le cours d’une rencontre.
Résultat : bien.

QB Shea Patterson, Michigan
vs Army – 19/29 (65.5%), 207 yds
Shea s’est encore planté contre Army dans un match qui a bien failli tourner au cauchemar pour les Wolverines. Encore deux fumbles pour le quarterback, mal à l’aise dans la pocket, ce qui porte son total de ballons perdus à quatre cette saison en deux matches. Jim Harbaugh pensait avoir tiré le gros lot avec le transfert du joueur en provenance de Mississippi mais pour l’heure il n’a hérité que d’un joueur qui multiplie les décisions bancales et qui n’arrive pas à tirer son attaque vers le haut.
Résultat : nul.

DE Oluwole Betiku, Illinois
vs Connecticut – 4 tackles, 3.5 sacks, 1 FR
Si Oluwole joue aujourd’hui pour un programme bien modeste pour son calibre d’ancienne recrue cinq étoiles, c’est qu’il n’a jamais percé à USC après une blessure sérieuse. Transféré cet été, il est désormais le leader du pays en sacks avec 5 en deux rencontres. Athlétique, imposant, sa productivité soudaine et ses qualités de pass rusher en font forcément un prospect de choix pour les franchises NFL qui ont toujours besoin d’un trouble-fête des backfields adverses.
Résultat : changement d’orientation bienvenu, à confirmer sur la durée.

WR Kadarius Toney, Florida
/
Encore un destin brisé par les blessures. Avec son épaule en vrac, Kadarius sera cloué sur le banc de touche pour six à huit semaines, de quoi lui faire manquer la majeure partie de la saison. Le receveur avait bien démarré face à Miami (FL) en opener, avec une seule réception mais un gain de 66 yards. Le Gator pourrait décider de rester une année supplémentaire à Gainesville pour redorer sa cote en 2020.
Résultat : redoublement.

RB Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt – Crédit photo : Claire Barnett

Speed Dating

RB Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt
Classe : SR
Taille : un peu en-dessous des 1m80.
Poids : plume.
Signe astrologique : Cancer. Pour les défenseurs.

Ke’Shawn joue pour une petite fac, qui n’a pas grand chose à espérer dans une conférence cauchemardesque chaque année. Mais c’est quand même le meilleur coureur de SEC. Du coup, le running back a tapé dans l’œil de pas mal de scouts, même si on n’entend pas trop parler de lui. Ses qualités d’accélération, d’intelligence et d’agilité, grâce à un centre de gravité assez bas, sans oublier ses changements de direction ravageurs, pourraient lui valoir une belle place dès la fin du premier tour de la draft. Le Commodore est même plutôt doué à la réception (coucou Florida). Bien qu’il n’ait rien pu faire dans les déroutes face à Purdue et Georgia, Ke’Shawn a tout de même reçu un joli compliment de Kirby Smart avant la rencontre contre les Bulldogs. L’ancien transfuge d’Illinois pourrait vite se faire un nom, surtout au combine où les qualités athlétiques sont mises en avant pour les coureurs.

Programme

Stanford @ UCF, Orlando (FL)
Le samedi 14 septembre à 21h30 (GMT+1)
TE Colby Parkinson a brillé pour Stanford face à USC et QB KJ Costello sera de retour contre UCF pour l’arroser de passes. Sans ses deux offensive tackles titulaires, quand même. Seule lumière de la défense du Cardinal cette saison, CB Paulson Adebo aura fort à faire contre une attaque hyper explosive menée par QB McKenzie Milton, possible surprise au milieu de la draft. Comme les scouts, on jettera un œil sur FS Richie Grant, tour de contrôle de la défense des Knights et annoncé au second tour en 2020.

Iowa @ Iowa State, Ames (IA)
Le samedi 14 septembre à 22h (GMT+1)
Il y a du talent à Iowa, en particulier DE AJ Epenesa qui plait beaucoup à la NFL et qui pourrait bien être le premier pass rusher sélectionné à la draft. Deux autres Hawkeyes pourraient également partir au premier tour, en l’occurence LT Alaric Jackson et RT Tristan Wirfs. Bien protégé derrière ces deux-là, QB Nate Stanley aura l’occasion de briller cette saison et de faire grimper sa cote. Iowa State n’est pas en reste avec LB Marcel Spears et DE JaQuan Bailey, TE Chase Allen et CB Greg Eisworth qui pourraient tous entendre leur nom à Las Vegas en avril prochain, même si la majorité finiront probablement undrafted free agent.

Clemson @ Syracuse, Syracuse (NY)
Le dimanche 15 septembre à 1h30 (GMT+1)
On connait bien les gars de Clemson, qui écrabouillent déjà tout sur leur passage : il y a RB Travis Etienne, LB/S Isaiah Simmons et CB AJ Terrell, tous trois potentiels choix de premier tour. Syracuse possède aussi plusieurs potentiels futurs pros dans son effectif mais c’est surtout le tandem formé par les pass rushers DE Kendall Coleman et DE Alton Robinson qui a le plus de chances de finir en NFL. En particulier le second qui pourrait être choisi en milieu de draft. P Sterling Hofricher pourrait également intégrer un roster pro comme undrafted free agent en 2020.

Oklahoma @ UCLA, Pasadena (CA)
Le dimanche 15 septembre à 2h (GMT+1)
Les Bruins sont encore aux fraises cette année mais disposent de deux profils qui plaisent aux scouts. Il y a d’abord LB Krys Barnes, le genre de linebacker recherché par les temps qui courent avec sa capacité à couvrir la voie des airs aussi bien qu’à défendre contre la course. Il y a aussi DB Darnay Holmes, qui a posé des statistiques solides l’an dernier (87 plaquages, 11 passes déviées, 3 interceptions) et qui excelle dans les retours de coups de pied. Évidemment, à Oklahoma, il y a plus de monde. En vrac : QB Jalen Hunt, WR CeeDee Lamb, LB Kenneth Murray, TE Grant Calcaterra, RB Trey Sermon, DT Neville Gallimore, LB Caleb Kelly.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : John McGillen, USC Athletics

The Future is Today

Il y a un nouveau roi en ville à Los Angeles. USC, qui envoie tous ses quarterbacks en NFL depuis 2003, a bien cru devoir mettre encore une fois ses espoirs de côté avec la blessure de QB JT Daniels (USC) pour la saison mais c’était sans compter sur QB Kedon Slovis (USC), true freshman trois étoiles, qui a brillé et pété un record du programme des Trojans pour le plus grand total de yards lors de sa première titularisation, avec en prime une victoire très solide contre Stanford. En face, QB David Mills (Stanford) assurait l’intérim de QB KJ Costello (Stanford), un aperçu de la saison prochaine où il sera seul aux commandes, et il s’en est plutôt bien sorti malgré la pression du pass rush de USC.

Toujours en Pac-12, le kicker K Cristian Zendejas (Arizona State) s’est démené pour éviter aux Sun Devils la honte d’un upset à domicile face à Sacramento State avec quatre field goals réussis sur quatre tentatives. Redshirt sophomore, il semble bien quand même bien ambitieux de se présenter en avance à la draft quand on est kicker donc Christian devrait rester sans doute deux années supplémentaires avec les Sun Devils avant de s’inviter chez les pros.

Du côté des défenseurs, le petit nouveau DE George Karlaftis (Purdue) a déjà fait forte impression en deux semaines de saison régulière, avec une confirmation de ses débuts en fanfare face à Vanderbilt où il a tranquillement bouclé son match avec quatre plaquages, un QB hurry et une passe décisive déviée pour s’imposer au finish. En parlant des Boilermakers, WR Rondale Moore (Purdue) continue sur le rythme qu’il s’était imposé l’an dernier. En deux matches, le receveur est déjà à 344 yards et 2 touchdowns. Sophomore cette année, il ne sera éligible qu’en 2021 et les Oakland Raiders auraient déjà hypothéqué leur nouveau stade pour l’acquérir.

Graines de Millionnaires

Après plusieurs années à patauger lamentablement jusqu’à devenir la risée de la Ligue, les New York Giants ont décidé d’entamer enfin une reconstruction de l’effectif. Et ça s’est vu dimanche dans la déroute face à Dallas, avec plusieurs rookies sur le terrain, un peu perdus ; QB Daniel Jones (Duke/NY Giants) est entré en jeu en fin de match pour un fumble perdu sur scramble, CB Deandre Baker (Georgia/NY Giants) et CB Corey Ballentine (Washburn/NY Giants) se sont fait martyriser par Dak Prescott et DT Dexter Lawrence (Clemson/NY Giants) n’a jamais pesé contre la course ou dans le pass rush. Avec Jones, Baker et Lawrence tous sélectionnés au premier tour de la dernière draft, l’investissement n’est pas encore à la hauteur des attentes.

Detroit s’est bien planté aussi contre Arizona, qui alignait un head coach et un quarterback rookies. Kliff Kingsbury, la nouvelle tentative de la NFL d’intégrer la Air Raid Offense, et le vainqueur du Heisman Trophy QB Kyler Murray (Oklahoma/Arizona), accessoirement premier choix en 2019, ont attendu la fin du match avant de jouer au football, menés 24-6 au début du quatrième quart-temps, pour finalement conclure sur un nul 27-27. Le jeune quarterback a multiplié les prises de décision farfelues, mal protégé par sa ligne, avant de s’enflammer en fin de rencontre. Il n’est pas le seul rookie à s’être mis en évidence puisque TE TJ Hockenson (Iowa/Detroit) est devenu le tight end le plus productif pour ses débuts en NFL avec 6 réceptions pour 131 yards et un touchdown.

Pour les médias américains qui s’emballent rapidement, Murray et Hockenson partent déjà favoris pour le titre de NFL Offensive Rookie of the Year qui sera décerné après seize rencontres encore à disputer. WR Marquise Brown (Oklahoma/Baltimore) a également démarré à plein régime avec 147 yards en 4 réceptions et 2 touchdowns. RB Devin Singletary (FAU/Buffalo) sera à l’affut pour le trophée après avoir fait virer LeSean McCoy des Bills par ses performances cet été. En défense, DE Nick Bosa (Ohio State/San Francisco) a fait honneur à sa réputation, et celle de sa famille, extrêmement précieux dans le pass rush pour faire tomber Tampa Bay en Floride.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

Publicité
Ajouter un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

Publié

le

Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

Lire la suite

NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

Publié

le

Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
Lire la suite

NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

Publié

le

Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

Lire la suite

NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

Publié

le

Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

Lire la suite

Articles les plus lus