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NFL Draft

NFL Star Academy – CFP Finals Edition

Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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Encore une saison passée, avec à l’horizon l’attente interminable qui caractérise les longs mois avant le début de la suivante. D’ici là, on pourra quand même s’occuper un peu avec la draft, en avril prochain, à Las Vegas comme prévu. La NFL a déjà commencé à teaser l’évènement avec des pubs tout azimut sur les différents réseaux qui retransmettent ses matches. Parce que les jeunes, c’est l’avenir.

Fil d’actu’

Contre toute attente, c’est donc QB Joe Burrow (LSU) qui a remporté le Heisman Trophy. L’insoutenable suspense a bien failli tous nous tuer mais le quarterback qui se faisait cracher dessus il y a encore six mois a remporté 95% des suffrages. Pour l’anecdote, histoire de briller dans les soirées mondaines, Joe est le premier joueur de LSU à remporter le Heisman depuis 1959. Il était accompagné à l’événement par QB Jalen Hurts (Oklahoma), DE Chase Young (Ohio State) et QB Justin Fields (Ohio State) qui étaient au premier rang pour assister à ça. Burrow est toujours considéré comme le futur first pick tandis que Hurts sera observé jusqu’à la draft. Young devrait partir dans le top 3 sans problème, après avoir déjà remporté le Bronko Nagurski Award décerné au meilleur défenseur du pays.

Le monde tout entier retient son souffle alors qu’Adam Schefter d’ESPN a balancé une hypothèse monstrueuse : Tom Brady pourrait refuser de prolonger avec les New England Patriots pour rejoindre les Miami Dolphins dès 2020. La théorie fait sens selon Tom Curran, journaliste à NBC Sports Boston et proche des Patriots, qui estime que le staff en place à Miami et les ambitions à court terme pourraient permettre à la légende vivante de prouver qu’il peut réussir ailleurs. Cette hypothèse émerge alors que Brady arrive en fin de contrat avec la franchise de Boston et qu’il chercherait à empêcher un franchise tag, tandis que ses relations avec Bill Belichick et Robert Kraft se seraient détériorées. Les Patriots pourraient donc se tourner vers un quarterback dès le premier tour de la draft si un tel scénario se produisait.

Avec une victoire convaincante au Rose Bowl face à un adversaire valeureux, Oregon semble bien avoir fini de faire la sieste. Le chantier qui attend les Ducks l’an prochain s’annonce tout de même ambitieux puisque QB Justin Herbert, LB Troy Dye, TE Jacob Breeland, WR Juwan Johnson et quatre des cinq titulaires sur la ligne offensive seront probablement en NFL la saison prochaine, tous « diplômés ». Ils pourraient être rejoints par DT Jordon Scott, DT Austin Faoli, CB Thomas Graham ou encore CB Deommodore Lenoir qui évaluent actuellement leurs options.

Il y aura du beau linge au Senior Bowl, comme chaque année. Parmi les invités de marque, on peut citer QB Justin Herbert (Oregon), WR Denzel Mims (Baylor), WR Antonio Gandy-Golden (Liberty), RB Lamical Perine (Florida), QB Jalen Hurts (Oklahoma), OT Trey Adams (Washington), LB Akeem Davis-Gaither (Appalachian State), LB Terrell Lewis (Alabama), DE Bradlee Anae (Utah) mais aussi DT Neville Gallimore (Oklahoma) ou CB Darnay Holmes (UCLA).

Le petit frère de Dalvin Cook, RB James Cook (Georgia) a été arrêté par l’escadron de la justice américain parce qu’il conduisait sans permis de conduire valide et pour la présence « d’un récipient ouvert contenant un breuvage alcoolisé dans l’espace passager ». Le sophomore a disputé les treize rencontres des Bulldogs cette saison et devrait prendre une autre dimension l’an prochain avec le départ de RB D’Andre Swift (Georgia) pour la NFL. Les scouts auront certainement des questions à lui poser sur cette histoire lorsque son tour viendra de se pointer à la draft.

Cette année, on pourrait bien avoir un joueur de Navy et un autre d’Army à la draft. Pas d’Air Force, faut pas déconner non plus. Du côté des Midshipmen, c’est QB Malcolm Perry (Navy) qui pourrait entendre son nom appelé pour autre chose qu’un déploiement au Levant, même si l’électrifiant quarterback devrait être repositionné comme receveur ou running back. Pour les Black Knights, c’est CB Elijah Riley (Army) qui pourrait représenter les siens en NFL, en particulier grâce à son gabarit idéal pour se mesurer aux receveurs de plus en plus balèzes des attaques pros. Aucune contre-indication de la part de la hiérarchie, pour l’instant.

Ça y est, la free agency du college football a commencé et WR Tarik Black (Michigan) a décidé d’y participer. Le junior s’est inscrit sur le portail des transferts de la NCAA il y a quelques semaines et ne devrait pas participer au Citrus Bowl face à Alabama. QB KJ Costello (Stanford) sera également sur le marché, ainsi que OL Ryan Johnson (Tennessee), qui a déjà choisi sa destination puisqu’il a rejoint Georgia Tech en décembre. Le marché des quarterbacks sera encore une fois bondé, avec QB Feleipe Franks (Florida), QB Jack Sears (USC) ou QB Jake Bentley (South Carolina) également inscrits sur le portail des transferts. Sears rejoindra San Diego State et Bentley dirigera les Utes l’an prochain.

Belle feinte de WR KD Nixon (Colorado), l’autre receveur star des Buffaloes, qui a finalement décidé qu’il resterait à Boulder un an de plus seulement quelques jours après avoir déclaré qu’il serait à la prochaine draft.

Il n’y a pas que des joueurs qui font la transition du college football vers la NFL. Le coach de Baylor, Matt Rhule, a accepté le poste de head coach des Carolina Panthers où il remplacera Ron Rivera, victime d’une saison morne sans son quarterback Cam Newton. Rhule était au centre de rumeurs concernant un éventuel départ dans la Ligue depuis plusieurs mois. Récemment lié par la presse aux New York Giants, qui cherchaient également un nouvel entraîneur, l’ancien coach des Bears et de Temple sera finalement à la tête des Carolina Panthers pour les prochaines années.

QB Jordan Love (Utah State) est the most interesting prospect in the world. Après une saison 2018 dingo, il s’est un peu ramassé cette année mais certains experts adorent son swag et donc le joueur a décidé de s’inscrire dès la prochaine draft, à peine quelques jours après les rumeurs qui parlaient d’un potentiel transfert du joueur vers un programme plus visible. Depuis, Jordan s’est fait arrêter par la maréchaussée, il y a quelques semaines, pour possession de marie-jeanne, et il s’est ensuite fait pardonner au Frisco Bowl face à Kent State. On le verra au Senior Bowl à la fin du mois. Stay thirsty, my friends.

Ready to Rumble

Étant donné la faiblesse du groupe de tight ends cette année, TE Hunter Bryant (Washington) a décidé de zapper son année senior à Seattle pour se présenter à la draft. Finaliste du Mackey Award remis au meilleur tight end du pays, il a attrapé 52 passes en 2019 pour 825 yards et 3 touchdowns.

LB Kenneth Murray (Oklahoma) a également décidé de se présenter, comme attendu, et le défenseur pourrait être le premier linebacker sélectionné cette année tant son talent et son potentiel sont déjà appréciés des scouts. WR Lynn Bowden (Kentucky) sera aussi de la partie. Utilisé comme quarterback cette année par des Wildcats dévastés par les blessures, le receveur a conduit son équipe à un bilan de cinq victoires et deux défaites à la tête de l’attaque. Aligné dans la First Team All-SEC, Bowden est envisagé comme un WR pour la NFL.

Quarterbacks
Tua Tagovailoa (Alabama), Jacob Eason (Washington), Jordan Love (Utah State), Jake Fromm (Georgia)

Running backs
Deshawn McClease (Virginia Tech), Jonathan Taylor (Wisconsin), D’Andre Swift (Georgia), Salvon Ahmed (Washington), Tony Jones (Notre Dame), JK Dobbins (Ohio State), DeeJay Dallas (Miami, FL), Darrynton Evans (Appalachian State), Adrian Killins (UCF), Cam Akers (Florida State), Kylin Hill (Mississippi State), Eno Benjamin (Arizona State), AJ Dillon (Boston College), Javon Leake (Maryland), Anthony McFarland (Maryland), JJ Taylor (Arizona)

Receivers
WR Henry Ruggs (Alabama), WR Quintez Cephus (Wisconsin), WR Jerry Jeudy (Alabama), WR Donovan Peoples-Jones (Michigan), TE Cole Kmet (Notre Dame), WR KJ Hamler (Penn State), WR Quartney Davis (Texas A&M), WR CeeDee Lamb (Oklahoma), TE Colby Parkinson (Stanford), WR Lynn Bowden (Kentucky), TE Hunter Bryant (Washington), WR Gabriel Davis (UCF), WR Isaiah Hodgins (Oregon State), WR Laviska Shenault (Colorado), WR Jalen Reagor (TCU), TE Albert Okwuegbunam (Missouri)

Offensive Line
T Jedrick Wills (Alabama), G Netane Muti (Fresno State), C Matt Hennessy (Temple), T Ezra Cleveland (Boise State), T Andrew Thomas (Georgia), T Mekhi Becton (Louisville), C Trystan Colon-Castillo (Missouri), C Michal Menet (Penn State), C Cesar Ruiz (Michigan), G Isaiah Wilson (Georgia), G Solomon Kindley (Georgia), C Tyler Biadasz (Wisconsin)

Defensive Line
DE Chase Young (Ohio State), DT Marvin Wilson (Florida State), DL Ross Blacklock (TCU), DE Nick Coe (Auburn), DT Justin Madubuike (Texas A&M), DE Josh Uche (Michigan), DE Yetur Gross-Matos (Penn State), DT Jordan Elliott (Missouri), DE Curtis Weaver (Boise State)

Linebackers
Willie Gay (Mississippi State), Kenneth Murray (Oklahoma), David Woodward (Utah State)

Defensive Backs
S Geno Stone (Iowa), S Xavier McKinney (Alabama), CB Jeffrey Okudah (Ohio State), CB Josiah Scott (Michigan State), CB Trajan Bandy (Miami, FL), CB Amik Robertson (Louisiana Tech), CB Jaylon Johnson (Utah), CB CJ Henderson (Florida), Cameron Dantzler (Mississippi State), CB Noah Igbinoghene (Auburn), S Antoine Winfield (Minnesota)

Il reste encore du temps pour s’inscrire à la prochaine draft mais plusieurs underclassmen assez en vue ont déjà déclaré qu’ils seraient de retour à la fac en 2020. C’est notamment le cas de OT Alex Leatherwood (Alabama), CB Shaun Wade (Ohio State), WR KD Nixon (Colorado), LB Dylan Moses (Alabama), OT Walker Little (Stanford), DE Carlos Basham (Wake Forest), DE Kwity Paye (Michigan), WR Sage Surratt (Wake Forest), S Richard LeCounte (Georgia), OT Samuel Cosmi (Texas), QB Sam Ehlinger (Texas), WR Nico Collins (Michigan) ou encore WR Devonta Smith (Alabama).

Top 10 Mock

1. Cincinnati Bengals : QB Joe Burrow, LSU
On a failli y croire avec Joe Dalton mais ça s’est bien tassé ces dernières saisons et les Bengals ont besoin d’un nouvel homme fort pour mener la barque. Ça tombe bien, QB Joe Burrow est dispo après une année historique avec LSU et le vainqueur du Heisman Trophy est clairement le futur first pick de la draft 2020. The End.

2. Washington Redskins : DE Chase Young, Ohio State
Généralement, on sait déjà un peu qui est assuré du premier choix et derrière ça reste toujours plus confus. Pas cette année. DE Chase Young est le meilleur joueur de cette cuvée 2019, au moins du côté défensif, et Washington n’a pas de quoi faire la fine bouche. On connait déjà les deux premiers choix pour 2020, sauf retournement de situation incroyable.

3. Detroit Lions : DE AJ Epenesa, Iowa
C’est là que ça se complique. Les Lions ont pas mal de besoins, évidemment, sinon ils ne seraient pas la troisième équipe la plus nulle de la Ligue, et ils vont devoir faire un choix cornélien. Renforcer la ligne offensive ? Sélectionner un remplaçant à A’Shawn Robinson au milieu de la ligne défensive ? Ou un edge rusher capable de faire passer un cap au pass rush déficient de Detroit ? Si OT Andrew Thomas (Georgia) et DT Derrick Brown (Auburn) font figure de clients potentiels, DE AJ Epenesa (Iowa) a prouvé qu’il mérite d’être sélectionné dans le top 5 et les Lions pourraient se laisser tenter par le defensive end agressif des Hawkeyes, qui a bouclé 2019 avec deux sacks au Holiday Bowl.

4. New York Giants : OT Andrew Thomas, Georgia
Les Giants ont le besoin impérieux de construire une ligne offensive capable de tenir suffisamment le choc pour mettre les deux derniers choix de premier tour de New York, Saquon Barkley (2nd OVR, 2018) et Daniel Jones (6th OVR, 2019), en capacité de briller. OT Andrew Thomas est clairement le meilleur LT de cette classe à l’heure actuelle, avec OT Tristan Wirfs (Iowa) et OT Jedrick Wills (Alabama) plutôt destinés à évoluer à droite. Le left tackle des Giants, Nate Solder, est loin de répondre aux attentes et pourrait basculer à droite en attendant la fin de son énorme contrat signé il y a deux ans. Le GM Dave Gettleman répète qu’il aime les gros bébés, il pourrait vite sauter sur Thomas.

5. Miami Dolphins : QB Case Cookus, Northern Arizona
Même si les Dolphins devraient s’intéresser aux quarterbacks sur le marché au printemps parce qu’ils ont du gros cash à faire flamber, on n’en sait pas plus à l’heure actuelle et il est clair que Miami a besoin d’un QB plus que tout. On ne saura peut être jamais si l’objectif était de sélectionner QB Tua Tagovailoa (Alabama) mais son passif médical change la donne et le meilleur prospect au poste après Burrow semble bien être QB Case Cookus, sacré meilleur joueur de FCS en 2019 et comparé à Jimmy Garoppolo, débarqué lui-aussi de l’antichambre du FBS il y a quelques années. Avec plusieurs records des Lumberjacks en poche, dont ses 12 082 yards et 105 touchdowns en carrière, Cookus est déjà suffisamment expérimenté et ses traits athlétiques et personnels détermineront son statut à la draft.

6. Los Angeles Chargers : QB Tua Tagovailoa, Alabama
Le GM des Chargers, Tom Telesco, se débrouille plutôt pas mal à la draft depuis son arrivée en 2013, avec quatre de ses sept choix de premier tour sélectionnés lors d’un Pro Bowl. Tout de même décrié par les fans, comme la plupart des types à son poste en NFL, il sera contraint de ne pas se planter cette année. La franchise de LA a besoin de trouver un successeur à Philip Rivers mais également de se bâtir une ligne offensive digne de ce nom. Tedesco pourrait bien sélectionner QB Tua Tagovailoa en espérant en faire une figure de l’équipe comme l’a été Rivers pendant de longues années. Avec plus de réussite en playoffs si possible.

7. Carolina Panthers : DT Derrick Brown, Auburn
Les Panthers pourraient aussi être sur le marché pour un quarterback, en fonction de la décision qui sera prise avec Cam Newton, qui sort d’une saison tronquée par les blessures. Matt Rhule, le nouveau coach des Panthers, voudra probablement son QB à lui. Mais il y a plus urgent puisque Dontari Poe, Vernon Butler et Gerald McCoy pourraient tous quitter la Caroline du Nord d’ici la draft et il faudra évidemment les remplacer. DT Derrick Brown est le mieux placé à l’heure actuelle pour faire oublier ces trois-là et s’imposer rapidement au milieu de la ligne défensive.

8. Arizona Cardinals : LB K’Lavon Chaisson, LSU
Les Cardinals doivent absolument se construire un pass rush cet été et ils n’auront pratiquement pas le choix au moment de sélectionner un joueur. Entre Curtis Weaver qui a perdu du terrain sur ses concurrents et Yetur Gross-Matos qui ne semble pas assez mûr pour le top 10, LB K’Lavon Chaisson pourrait bien émerger s’il confirme en finale nationale sa performance de haut vol face à Jalen Hurts et Oklahoma. Le Tiger a le potentiel pour exceller comme pass rusher dans la défense 3-4 des Cards dès sa saison rookie.

9. Jacksonville Jaguars : LB Isaiah Simmons, Clemson
Auparavant boudé par les experts, LB Isaiah Simmons réalise une percée magistrale dans les boards grâce à une saison fructueuse, à l’heure d’affronter LSU pour le titre. On l’appelle « the unicorn », parce qu’il est aussi rare que l’animal de légende dans une NFL résolument tournée vers la passe et qui cherche des linebackers capables de couvrir tout le terrain, sans oublier de faire le boulot contre la course. Ancien safety, Simmons n’aurait aucun mal à se glisser au côté de Myles Jack afin de remplacer Telvin Smith, en retraite anticipée.

10. Cleveland Browns : OT Jedrick Wills, Alabama
Il va falloir protéger Baker Mayfield mieux que ça si les Browns veulent exploiter au mieux les nombreux playmakers qu’ils ont à disposition en attaque. Surtout avec le départ de Greg Robinson, en fin de contrat. OT Jedrick Wills est le tackle le plus complet à disposition, aussi bien efficace en protection de passe que pour faire progresser le jeu au sol. OT Tristan Wirfs (Iowa) pourrait également convenir aux Browns mais certains scouts estiment que le Hawkeye devrait plutôt briller comme guard en NFL. Pas l’idéal pour des Browns qui ont absolument besoin d’un bon offensive tackle de plus dans l’effectif.

Conseil de classe

DE Chase Young, Ohio State
vs Clemson (Fiesta Bowl) – 2 tackles
Déjà effacé face à Wisconsin en finale de conférence, tout de même muselé par deux voire trois adversaires, Chase n’a pas énormément pesé face à Clemson, bien contenu par une ligne offensive et un plan de jeu en phase. Néanmoins, il demeure à chaque rencontre le joueur dont l’attaque adverse doit se méfier et son talent en fait l’un des meilleurs pass rushers à sortir de college football cette décennie. Il est quasiment assuré du deuxième choix.
Résultat : premier de la classe.

LB Francis Bernard, Utah
vs Texas (Alamo Bowl) – 2 tackles
Francis a sa place au Senior Bowl, où il pourra rebondir après un Alamo Bowl discret face aux Longhorns. Il avait fait bien plus de bruit en finale de conférence Pac-12 contre Oregon, avec 10 tackles au compteur et un rôle de patron de la défense des Utes qui lui sied comme un gant. Pas facile de deviner quelle sera sa place à la draft mais le linebacker est un prospect de qualité capable de rapidement émerger dans le bon système. L’ancien joueur de BYU est un playmaker rugueux, véritable tour de contrôle défensive. On pourra en juger au Senior Bowl.
Résultat : chouchou de la maîtresse.

OG Trey Smith, Tennessee
vs Indiana (Gator Bowl)
Alors que la draft 2020 n’a jamais été aussi proche, Trey pourrait bien être l’un de ces prospects de l’ombre qui s’apprête à briller alors que s’enclenche le long processus d’évaluations entre la fin de la saison et le début de la draft. Le guard des Vols a choisi de faire l’impasse sur sa dernière année avec Tennessee, avec le soutien de son coach Jeremy Pruitt, et les récents rapports l’envoient potentiellement au premier tour.
Résultat : à suivre.

FS Chris Miller, Baylor
vs Georgia (Sugar Bowl)
On y a cru jusqu’au bout pour Baylor dans le Big 12 Championship Game perdu en prolongation face à Oklahoma, et Chris n’a pas démérité. Le safety a terminé avec 13 tackles, soit le plus grand total individuel des deux équipes confondues. Le joueur est cependant bourré de red flags, en particulier son gabarit modeste et ses limites athlétiques. Son sens du jeu et son énergie pourraient néanmoins plaire à une franchise NFL à la recherche d’un jeune safety pour étoffer la rotation. Les mois qui viennent seront décisifs pour Chris s’il espère être sélectionné à la draft.
Résultat : dossier de candidature un peu mince.

OL Brandon Walton, FAU
vs SMU (Boca Raton Bowl)
Ça risque d’être compliqué pour Brandon d’entendre son nom à la draft et il devrait plutôt trouver du boulot en NFL comme undrafted free agent mais ce n’est pas faute d’essayer. Le lineman s’est montré impeccable dans le Conference USA Championship Game en protégeant bien son quarterback, pour un bilan offensif de 485 yards, tout ça sans encaisser un seul sack. Le left tackle des Owls devrait plutôt glisser à l’intérieur comme guard au niveau supérieur et pourrait un beau jour émerger d’un practice squad.
Résultat : ne doit pas se faire de faux espoirs.

DE Ron’Dell Carter, James Madison
Après deux ans au fond du roster à Rutgers, Ron’Dell s’est exilé à James Madison où il a finalement atteint son potentiel ; celui d’un rouleau-compresseur qui marche sur la concurrence. Évidemment, le defensive end n’est pas au niveau athlétique ou technique des meilleurs prospects à son poste pour la prochaine draft mais ses prouesses en FCS devraient attirer l’attention de scouts NFL à la recherche d’une pépite à exploiter. Décrit comme un leader, comparé à Ray Lewis pour son agressivité (sur le terrain), le pass rusher pourrait bien éclore chez les pros.
Résultat : sous-estimé, mais à quel point ?

OT Austin Jackson, USC
vs Iowa (Holiday Bowl)
Les scouts bavent sur l’imposant gabarit et les capacités athlétiques d’Austin, à tel point qu’on le voyait débouler dans le top 10 de certains mocks draft ces derniers mois. Malmené face à AJ Epenesa dans l’Holiday Bowl, il a rappelé qu’il a toujours autant de mal avec les pass rushers agressifs et qu’il devrait se faire un peu marcher dessus pour ses débuts en NFL. Néanmoins, le Trojan reste un prospect brut qui pourrait émerger comme un titulaire d’envergure avec le bon développement et un peu de patience.
Résultat : doit rester concentré et corriger ses faiblesses.

WR Quintez Cephus, Wisconsin
vs Oregon (Rose Bowl) – 7 rec, 59 yds, 1 TD
Face à la secondary cauchemardesque des Buckeyes composée de trois futurs cornerbacks pro, Quintez s’est tout de même illustré avec 7 réceptions pour 122 yards. Le junior a ensuite enchaîné avec une belle performance au Rose Bowl, malgré une nouvelle défaite des siens, et a finalement annoncé qu’il allait voir ailleurs en s’inscrivant à la draft. Quintez avait connu quelques démêlés judiciaires l’été dernier qui lui avaient valu une suspension du programme de football et il devra probablement s’expliquer lors des entretiens avec les franchises NFL.
Résultat : doit se démarquer parmi les nombreux prétendants.

WR Tee Higgins, Clemson
vs Ohio State (Fiesta Bowl) – 4 rec, 33 yds
Pas le temps de briller en playoffs jusqu’ici puisque Tee a passé la plupart du match sur la sideline avec une blessure subie en début de rencontre. Le receveur phare de Clemson devrait quand même reprendre sa place en finale contre LSU. Tee sort d’une saison pleine avec 13 touchdowns, dont 3 face à Virginia dans l’ACC Championship Game. Régulièrement envoyé au premier tour dans les mocks draft, l’imposant receveur laisse cependant planer le doute sur sa contribution future dans la Ligue et le monde se divise en deux catégories ici ; ceux qui pensent que le Tiger fera un bon receveur numéro un et ceux qui estiment plutôt que son potentiel est limité et qu’il sera tout simplement un excellent numéro deux. Les résultats du joueur au Combine seront encore une fois déterminants.
Résultat : TB.

LB Dante Olson, Montana
/
Dante a tranquillement décroché le record du total de tackles sur une saison à Montana, avec 179. « The tackle machine », comme on le surnomme là-bas, a largement contribué au retour des Grizzlies en playoffs FCS après une disette de cinq ans. Fils de coach, le linebacker connait bien le monde du football et s’est aussi bien illustré au high school qu’en FCS. Sa performance en 2019 face à Oregon, son État natal, avec 14 tackles, contribue à son statut de défenseur intraitable et Dante devrait trouver un poste en NFL, même si rien ne permet d’affirmer qu’il sera sélectionné avant la fin de la draft.
Résultat : pas mal.

OG John Molchon, Boise State
vs Washington (Las Vegas Bowl)
Il y aura peut être quelqu’un pour choisir John en fin de draft ou bien le lineman devra entrer par la petite porte comme UDFA. Joueur de zone, il maîtrise les bases en protection de passe et pour faire avancer le jeu au sol, ce qui lui permet d’être aligné un peu partout sur la ligne, et les Broncos avaient pris l’habitude de courir derrière lui pour profiter de ses ouvertures. Boise State a notamment couru pour 156 yards pour s’imposer dans le Mountain West Championship Game. Sa contre-performance face au Seminole Marvin Wilson en début de saison a néanmoins démontré les limites de son potentiel.
Résultat : encouragements.

TE Sean McKeon, Michigan
vs Alabama (Citrus Bowl) – 0 rec
La dernière fois qu’on a eu des nouvelles de Sean, il ouvrait sa gueule avant d’affronter le Tide : « ils ne sont pas une équipe NFL. » Un peu quand même. Porté disparu pendant le match, le tight end n’a aucunement pesé dans la déroute des Wolverines, dans le jeu aérien en tout cas. Sean est plutôt le profil du TE qui fait le sale boulot, qui bloque surtout, et il sera au Senior Bowl pour prouver qu’il a sa place chez les pros, dans un système différent de celui de Jim Harbaugh.
Résultat : discret mais travaille dur.

CB Shyheim Carter, Alabama
vs Michigan (Citrus Bowl) – 3 tackles, 1 int
Il est désormais de notoriété publique que les Buckeyes devraient envoyer deux cornerbacks dès le premier tour de la draft. Le Tide pourrait bien suivre l’exemple d’Ohio State, avec Trevon Diggs, dont le nom est évoqué pour le top 15, et son coéquipier Shyheim. Ce dernier pourrait même être choisi avant Diggs. Titulaire depuis deux ans avec Alabama, il conviendrait parfaitement à une équipe en quête d’un slot cornerback de confiance. Malgré une production moins importante cette année, Shyheim est l’un des leaders de la défense aérienne de Nick Saban et une valeur sûre en couverture de passe, comme il l’a prouvé face à Michigan avec sa seule interception de l’année.
Résultat : ne cesse de surprendre.

WR Brandon Aiyuk, Arizona State
DNP
S’il y a un joueur dont la cote a traversé le plafond ces derniers temps, il s’agit forcément du playmaker numéro un des Sun Devils. Au sein d’un groupe de receveurs considéré comme l’un des meilleurs de l’histoire de la draft, l’ancien bras droit du choix de premier tour N’Keal Harry a plutôt bien assuré la relève. Brandon a accepté une invitation au Senior Bowl, de quoi l’étudier au milieu d’autres prospects NFL. Ses capacités athlétiques exceptionnelles et ses qualités pour trouver l’espace, sans oublier ses performances en special teams avec Arizona State, en font un prospect de choix au second tour et un futur leader offensif chez les pros. La préparation a démarré depuis quelques semaines déjà puisque Brandon est resté au chaud pendant qu’Arizona State affrontait Florida State au Sun Bowl.
Résultat : fort potentiel.

TE Harrison Bryant, FAU
DNP
Cette classe de tight ends est si faible qu’un prospect d’une école de seconde zone comme Harrison pourrait y émerger comme le plus grand espoir. Auréolé du Mackey Award remis au meilleur TE du pays, le joueur de FAU a été reconnu pour ses capacités rares à créer la menace au milieu de la défense, avec son gabarit trop imposant pour être bloqué par les cornerbacks adverses et sa vitesse capable de laisser n’importe quel linebacker sur le carreau. Là encore, le Senior Bowl permettra d’en savoir plus sur Harrison face à des adversaires de son niveau.
Résultat : félicitations.

LB Kamal Martin, Minnesota
DNP
Comme beaucoup d’autres, Kamal a rangé ses crampons pour éviter de se blesser dans un bowl sans importance et pour se concentrer sur sa future carrière chez les pros. Le linebacker a déjà passé du temps sur la touche en 2019 et il ne faudrait pas trop l’abîmer avant le grand jour. Pilier de la défense des Gophers, le MLB joue avec assurance et sait prendre ses responsabilités, dans la couverture aérienne et pour stopper le jeu au sol. Reste encore à s’assurer de ses qualités athlétiques et Kamal pourrait apparaître dès le deuxième tour avec un Combine réussi.
Résultat : fragile mais prometteur.

DE Alex Highsmith, Charlotte
vs Buffalo (Bahamas Bowl) – 7 tackles
Alex est tout simplement l’un des meilleurs prospects en provenance d’un programme modeste, et sa cote se situe aux alentours du troisième ou quatrième tour actuellement, en attendant possiblement une invitation au Senior Bowl. Polyvalent, capable d’être aligné comme defensive end dans une défense 4-3 ou linebacker dans une 3-4, le 49er a bouclé la saison 2019 avec 16.5 TFL dont 10.5 sacks. L’explosivité du joueur lui donne généralement un temps d’avance au moment du snap.
Résultat : belle progression.

DT Javon Kinlaw, South Carolina
/
Il y aura de la concurrence pour le titre de meilleur defensive tackle de la cuvée de rookies 2020 et Javon a les arguments pour s’imposer dans ce rôle. Le lineman de South Carolina excelle dans l’art de bousculer la pocket et le confort du quarterback adverse, et il semble déjà taillé pour la NFL. Bâti comme un char soviétique, Javon n’en est pas moins un joueur technique et donc très complet, dont le profil devrait convenir à n’importe laquelle des trente deux franchises de la Ligue. S’il sait se mettre en évidence durant le processus de scouting, le Gamecock pourrait se glisser dans le top 10.
Résultat : encouragements.

FS Antoine Winfield, Minnesota
vs Auburn (Outback Bowl) – 5 tackles
Le fils de l’ancien Pro Bowler Antoine Winfield est prêt à prendre la relève de papa en NFL. Âgé seulement de 21 ans, Junior a manqué pas mal de temps entre 2017 et 2018 sur blessure mais son éclosion spectaculaire en 2019 en fait un prospect intéressant pour de nombreuses franchises à la recherche d’un safety capable de couvrir toute la surface du terrain. Pour l’heure envoyé au deuxième tour, Antoine a l’opportunité de grimper encore plus haut dans les prédictions s’il assure au Combine en face des scouts.
Résultat : précoce.

Speed Dating

DE Zack Baun, Wisconsin
Classe : SR
Taille : 6 pieds 3 pouces ou 1m92 comme on dit ici.
Poids : on sait pas trop mais un bon quintal, facile.
Signe astrologique : Clint Eastwood.

Enfant du pays, originaire de West Bend dans le Wisconsin, Zack s’est mis sur la route de Madison avec l’espoir de continuer à briller au basket et au football avec les Badgers. Ancien QB et LB au high school, le gamin s’est vite rendu compte qu’avec tous les entraînements, il n’aurait plus le temps de faire ses DM de maths et il s’en est donc tenu à la pratique du football, malgré des débuts compliqués. Blessé pour sa première saison, redshirt, il a ensuite participé à douze rencontres l’année suivante avant de se re-péter le même pied pour une nouvelle saison blanche. Titulaire à son retour comme redshirt junior en 2018, il a complètement explosé en 2019 pour son ultime campagne avec Wisconsin, en bouclant l’exercice avec 19.5 TFL et 12.5 sacks. Les pass rushers de qualité ont toujours la cote à la draft et le joueur est pour l’instant considéré comme un choix de milieu de premier tour. Pour l’anecdote, Zack joue aussi de la basse dans un orchestre, comme une rockstar. Valait mieux se diversifier parce que c’est sûrement pas son diplôme en « vente et comportement du consommateur » qui l’aidera à devenir millionnaire.

Programme

LSU vs Clemson – CFP National Championship
Le mardi 14 janvier à 2h (GMT+1)
Comme chaque année, le casting est alléchant pour ce qui s’est désormais imposé comme la finale pour le titre de champion national. Du côté de LSU, QB Joe Burrow et WR Justin Jefferson auront une dernière opportunité de briller ensemble sous les couleurs des Tigers, avec SS Grant Delpit, CB Kristian Fulton et DE K’Lavon Chaisson également destinés à briller durant cette rencontre et à l’avenir, en NFL. En face, Clemson aura de quoi faire douter l’équipe numéro un du pays, avec RB Travis Etienne et WR Tee Higgins en haut de l’affiche du côté de l’attaque, et LB Isaiah Simmons en défense. Une finale qui se présente comme une scène où se mettre en évidence pour les quelques prospects qui la disputeront, dont plusieurs visent le top 10.

The Future is Today

Premier titre de conférence pour Oregon en Pac-12 depuis 2014 et une victoire au Rose Bowl, le programme de Nike U retrouve sa stature. La réussite des Ducks vient surtout d’un recrutement efficace ces dernières années, comme le prouve l’explosion du true freshman DE Kayvon Thibodeaux (Oregon). Avec déjà 9 sacks cette saison, il s’est permis de décrocher un record dans le Pac-12 Championship Game, celui du plus grand nombre de sacks avec 2.5, et a réussi le premier punt bloqué de l’histoire de cette finale de conférence.

Parmi les meilleures recrues de l’année, des noms connus, comme l’inévitable CB Derek Stingley (LSU) et ses deux interceptions dans le SEC Championship Game face à Georgia, qui devrait être aligné également en attaque l’an prochain, ou encore FS Kyle Hamilton (Notre Dame), précieux cette saison pour les Irish et futur pilier de la défense de South Bend. Nick Saban place évidemment deux de ses recrues, DT DJ Dale (Alabama) et LB Christian Harris (Alabama), un peu précipités dans l’action en raison des blessures.

Du côté des joueurs offensifs, c’est QB Dillon Gabriel (UCF) qui s’impose devant QB Sam Howell (North Carolina), QB Kedon Slovis (USC), QB Grant Gunnell (Arizona) et QB Hank Bachmeier (Boise State). WR David Bell (Purdue) est évidemment nommé, au côté de WR Wan’Dale Robinson (Nebraska), le receveur freshman le mieux noté par PFF au pays, joueur polyvalent avec ses deux touchdowns à la réception et trois au sol.

Sur la ligne, OT Sean Rhyan (UCLA) a réalisé une première saison à la hauteur de son statut de top recrue en tant que left tackle. C’est tout de même deux autres joueur, dont un du Tide encore une fois, qui dominent ce groupe ; OG Evan Neal (Alabama) et OG O’Cyrus Torrence (Louisiana). Le premier n’a pas encaissé un seul sack en 392 snaps en protection de passe et il s’est affirmé comme un run blocker solide tandis que Torrence est tout simplement le meilleur lineman du pays parmi les freshmen selon les conclusions statistiques de PFF.

Chez les dauphins, on trouve en vrac RB Isaiah Spiller (Texas A&M), WR George Pickens (Georgia), C Bryan Hudson (Virginia Tech), OT Cameron Clark (Charlotte), DE Drake Jackson (USC), DE Alex Wright (UAB), DT Jordan Revels (Texas State), LB Trace Ford (Oklahoma State) ou CB Kaiir Elam (Florida), autant de joueurs dont on devrait entendre parler un peu plus fort dès 2020.

Graines de Millionnaires

Comme promis la dernière fois, penchons-nous donc sur la crème de cette classe 2019 de rookies. Évidemment, tout le monde n’a que deux noms à la bouche lorsqu’il s’agit d’anticiper les résultats des NFL Offensive et Defensive Rookies of the Year : DE Nick Bosa (Ohio State/San Francisco) et RB Josh Jacobs (Alabama/Oakland). Le coureur a déjà franchi la barre des 1 000 yards avec les Raiders, pour un total de 7 touchdowns. Son voisin de la baie pointe quant à lui à 9 sacks en seize rencontres avec les 49ers et n’est pas étranger au succès de la franchise californienne cette année.

Pour PFF, le top 10 des rookies se compose, dans l’ordre, de Bosa, Jacobs, WR Terry McLaurin (Ohio State/Washington), WR AJ Brown (Mississippi/Tennessee), DT Dexter Lawrence (Clemson/NY Giants), LB Bobby Okereke (Stanford/Indianapolis), WR Marquise Brown (Oklahoma/Baltimore), C Erik McCoy (Texas A&M/New Orleans), WR Darius Slayton (Auburn/NY Giants) et S Taylor Rapp (Washington/LA Rams).

Okereke obtient la meilleure note pour un défenseur rookie en couverture de passe, tandis que McCoy n’a laissé filer aucun sack cette saison en protection de Drew Brees. Quant à Marquise Brown, il s’est imposé comme une cible sûre pour le probable futur MVP Lamar Jackson. Slayton est la surprise du lot alors qu’il a été sélectionné au cinquième tour par les Giants, pour qui il est devenu un joueur décisif en attaque. Pour finir, avec Lawrence, il devance DT Christian Wilkins (Clemson/Miami) et DT Ed Oliver (Houston/Buffalo) avec 29 pressures sur le backfield adverse, contre 26 et 25 respectivement.

Au passage, après une saison rookie magique, QB Gardner Minshew (Washington State/Jacksonville) a décidé de profiter de ses vacances pour faire un tour de camping car au milieu des États-Unis d’Amérique. Si vous êtes entre Jacksonville et LA durant les prochains mois, peut être croiserez-vous la légende vivante.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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2 commentaires

2 Comments

  1. tamoul_a_moustache

    14 janvier 2020 at 07h41

    et bien cétait cool de lire tout ça une dernière fois cette année.
    Qui vois-tu de Penn St partir à la draft?

    • Loïc Baruteu

      14 janvier 2020 at 08h27

      Il y aura quelques autres éditions d’ici la draft, probablement après le Senior Bowl, aux alentours du Combine et avant la Draft.

      Concernant Penn State, il y a évidemment DE Yetur Gross-Matos qui devrait partir au premier tour, WR KJ Hamler devrait suivre assez vite. Ensuite ça dépendra du Pro Day, du Combine, on suivra tout ça 😉

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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