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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #6

Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #6

Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

Garett est arrivé : 1m96 et 136 kg de bonheur. Bisous – Denver Broncos

C’est ce qu’on aurait pu lire si les Broncos avaient envoyé des faire-parts pour leur dernier gros bébé, Garett Bolles, sélectionné en 20e position de la Draft 2017. 20e, c’est la place à laquelle a donc été sélectionné le premier offensive lineman à la dernière draft. Alors que pas mal d’équipes NFL pleuraient parce qu’elles avaient une ligne offensive moisie, la dernière foire aux bestiaux de la Ligue n’était pas forcément riche en OL. Et il se pourrait bien qu’il en soit de même l’an prochain.

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On pourra tout de même compter sur les féroces frères d’arme de Notre Dame, OT Mike McGlinchey et OG Quenton Nelson, qui ont fait la pluie et le beau temps cette saison pour l’attaque des Domers. McGlinchey pourrait même être le premier offensive lineman sélectionné en 2018, à moins que le potentiel de OT Connor Williams ne se révèle pleinement lors du combine, car le joueur de Texas est tenu en estime par nombre d’experts qui pensent qu’il a les moyens de s’inviter dans le top 10.

OT Orlando Brown, qui protège un quarterback vainqueur du Heisman Trophy à Oklahoma, est potentiellement envisagé comme un choix de premier tour lui-aussi. Il devrait faire un left tackle décent en NFL, une denrée rare semble-t-il cette saison, et sa cote pourrait donc être largement influencée par le besoin en OT de nombreuses franchises. Il faut quand même saluer sa progression en protection de passe depuis l’année dernière. Quant à OT Trey Adams,  sa sérieuse blessure au genou synonyme de vacances précoces devrait l’inciter à rester sur sa volonté initiale de rester un peu plus longtemps avec les copains.

Derrière, en vrac, OT Jamarco Jones (Ohio State), OT Mitch Hyatt (Clemson), OL Billy Price (Ohio State), OL Isaiah Wynn (Georgia) ou OT Timon Parris et son prénom Disney so américain, de la minuscule fac de Stony Brook, forment l’arrière-garde. Il semble plutôt improbable que ceux-là soient appelés au premier tour mais les choses changeront sûrement très vite après la fin de la saison dans la tête des scouts, comme chaque année.

Dans l’ensemble, c’est quand même la heiss. Les franchises désespérément à la recherche d’un left tackle rapidement productif devront se magner le train pour en choisir un très vite. Avec les risques d’un reach. Mais parfois, quand faut y aller, faut y aller. Les Jaguars ou les Giants, et même les Colts si leur plus gros besoin ne devient pas de trouver un nouveau QB, seraient bien inspirés de protéger un peu leur quarterback et leur jeu au sol. Parce que comme on s’en rend vite compte quand une équipe va mal, une bonne ligne offensive fait quand même une sacrée différence.

Qui veut gagner des millions ?

Ces dernières années, de plus en plus de redshirt sophomores et de juniors se présentent à la draft, après seulement trois ans à la fac donc. On les appelle les underclassmen.

Qui se barre ?

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Ça y est, c’est le jackpot, c’est Noël, c’est le moment d’aller toucher du pognon. Toutes ces années à se faire piétiner gratuitement, officiellement du moins, vont enfin payer pour une petite poignée d’élus qui ont déjà le pedigree pour la Ligue. Il y aura donc, pour les plus gros poissons : TE Hayden Hurst (South Carolina), CB Holton Hill (Texas), qui aime un peu trop la drogue pour être sélectionné dans les premiers tours, FS Derwin James (Florida State), CB Isaiah Oliver (Colorado), DT Taven Bryan (Florida), RB Mark Walton (Miami, FL), OT Connor Williams (Texas) et DT Vita Vea (Washington).

WR Antonio Callaway (Florida), un de ces petits génies comme on en trouve chaque année, a décidé de se présenter à la draft aussi, après un an sur la touche, suspendu parce qu’il fumait la moquette et qu’il a essayé d’escroquer sa banque (ça marche pas dans ce sens-là), plutôt que d’aller faire un tour dans une petite fac comme dans Last Chance U pour montrer qu’il n’est pas si con qu’on le pensait. Raté. Il est quand même bourré de talent donc il y aura bien quelqu’un pour le sélectionner, au hasard les Cowboys ou les Bengals.

Qui retourne en classe (lol) ?

Blessé lourdement, OT Trey Adams (Washington) a déjà décidé de rester plus longtemps à Seattle. QB Will Grier (West Virginia) et WR Deebo Samuel (South Carolina) ont également fait part de leur intention de retourner à la fac en 2018. Enfin, DE Zach Allen (Boston College), en dépit d’une superbe saison, a choisi de rester un peu plus dans la neige.

P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non

Grâce à des mecs bien informés, on sait que les futurs champions nationaux TE Mark Andrews (Oklahoma) et OT Orlando Brown (Oklahoma) auraient déjà décidé d’arrêter l’école. OT Michael Deiter (Wisconsin), qui s’est fait marcher dessus en finale de conf’, devrait également prendre la décision de passer pro. Les experts estiment qu’il sera forcé de jouer OG en NFL. CB Michael Jackson (Miami, FL) devrait entamer une tournée dans les plus grandes stades du pays en 2018. Même chose pour OT Kolton Miller (UCLA) et LB Roquan Smith (Georgia).

Who’s hot?

RB Ronald Jones, USC
Le running back texan a finalement fait son trou à USC, dans des conditions spéciales, il faut le dire ; entre un coaching staff au play-calling offensif parfois farfelu, une ligne offensive décimée et Sam Darnold pour tirer toute la couverture, Ronald s’est démerdé pour quand même se mettre en avant, en pétant quelques records de la fac californienne au passage. All-American, il est considéré par les geeks de PFF comme le second meilleur running back du pays en terme d’efficacité après un long épluchage de ses performances cette année. Il suffit de le regarder jouer pour savoir qu’il est spécial et pas mal d’experts considèrent le Trojan comme le meilleur coureur après Saquon Barkley.

LB Leighton Vander Esch, Boise State
Au milieu de la défense des Broncos, il patrouille comme un vigilante. Avec 129 plaquages cette saison, c’est peu dire que Leighton Vander Esch a été très actif. En même temps il fait froid dans l’Idaho. Redshirt junior à l’heure actuelle, rien ne permet de dire qu’il sera à la draft en 2018 mais il ne fait aucun doute qu’il y trouvera sa place s’il choisit de s’inscrire. Sous le radar avant le début de la saison, la faute à une blessure qui a tronqué sa campagne 2016, le patron de la défense de Boise State a complètement explosé en finale de conférence Mountain West face à Fresno State, avec 16 tackles et une interception décisive dans le dernier quart-temps. Le talent est là, la production est là, les franchises seront là aussi.

CB Michael Joseph, Dubuque
Qui a déjà entendu parler de Michael Joseph ? Pas grand monde, sans doute. Qui a déjà entendu parler de Dubuque ? Absolument personne, sûrement. Le joueur vedette de cette très, très modeste fac, qui évolue en Division III, a déjà reçu son invitation pour le Senior Bowl. Ses performances ont attiré les scouts de chaque équipe NFL, l’une après l’autre, après 35 passes déviées et 15 interceptions en trois saisons avec les Spartans. Évidemment, c’est plus simple quand on joue avec des peintres donc on va attendre de voir ce que ça donne au Senior Bowl mais tout le monde a déjà l’air très excité.

Who’s not?

LB Dion Hamilton, Alabama
Ça fait quelques années que le Tide fournit par camions des prospects NFL. Ça fait aussi quelques années que les scouts des franchises pros se méfient de l’état dans lequel les mecs sortent d’Alabama. C’est pas vraiment le problème de Nick, ça. Bref, Dion était bien parti pour perpétuer cette sympathique tradition des linebackers qui font du grabuge face aux attaques de la Ligue, mais il reste sur une série de deux saisons consécutives achevées prématurément sur blessure. Des pépins physiques qui devraient effrayer les GM et le faire plonger à la draft.

QB Josh Rosen, UCLA
Le « Rosen One » ne fait clairement pas l’unanimité chez les scouts puisque deux d’entre eux, anonymement, se sont bien lâchés : « he’s an asshole. » En même temps, il a été à bonne école avec Mora. Josh serait donc un connard, pour ne rien gâcher avec un passif de blessures inquiétant et des grosses interrogations sur sa capacité à survivre sans une bonne protection. Le Bruin a quand même brillé face à USC et sa secondary de fainéants. On récapitule : Josh est condescendant, en mousse, et il a besoin d’une OL de compét’ pour garder la tête froide et éviter les décisions stupides, et bien sûr rester en un seul morceau. Surtout que les gens ont visiblement envie de lui faire du mal. Bien sûr, il dispose encore de la possibilité de revenir à UCLA pour faire grimper sa cote, surtout avec Chip aux commandes, mais ses déclarations sur l’incompatibilité entre le football et les études et son attitude borderline rendent cette hypothèse peu probable.

WR Taj Williams, TCU
Pour sa première saison avec les grenouilles de bénitier en 2016, Taj Williams s’était arrêté sur 39 réceptions. Pas de quoi fouetter un chat, mais quand même de quoi faire espérer ceux qui voyaient en lui du potentiel pour la NFL. Sauf que, cette année, Taj s’est contenté de 2 réceptions en 9 matches, le receveur ayant connu quelques problèmes techniques. Il va falloir péter le record de John Ross au Combine pour espérer être sélectionné à la prochaine draft.

Top 32

1. DE Bradley Chubb, NC State
Voilà un gaillard qui a mérité sa place. Comme personne ne se décidait vraiment à faire ce qu’il faut pour choper la première position de cet estimé classement, Bradley Chubb s’y est mis à fond, en commençant par ce qu’il fait de mieux, c’est-à-dire mettre la misère aux quarterbacks qu’il trouve sur son chemin. Il le fait si bien qu’on se dit qu’il n’y a pas de raison que ça s’arrête en NFL.

2. QB Sam Darnold, USC
Après un début de saison foireux à distribuer les turnovers, Sam a relevé la tête. Sous son impulsion, USC est invaincu à domicile depuis 16 rencontres et a remporté le titre de Pac-12. Ça fait un bilan de 10-2 en saison régulière plus un titre de conférence, pas mal. On verra ce que ça donne face à la féroce défense d’Ohio State mais Sam a déjà bouffé de la Big Ten à Pasadena et il demande du rab. On ne sait pas encore s’il ira à la draft, il paraît qu’il demande à son OL de regarder sous son lit le soir pour vérifier qu’un scout des Browns n’y est pas planqué.

3. RB Saquon Barkley, Penn State
Saquon Barkley est fan de Grease. On le sait parce que c’est notre meilleur pote depuis le dernier Rose Bowl. Comme John Travolta, Saquon assure à mort. Mais qui sera assez fou pour sélectionner un running back dans le top 3 ? Si seulement les Browns avaient réellement Kevin Costner comme GM, ils pourraient monter des échanges pour récupérer cinq choix dans le top 5.

4. OG Quenton Nelson, Notre Dame
Un gros bonhomme que personne n’a réussi à bouger pour l’instant. Quenton semble tellement invincible qu’il pourrait tranquillement être sélectionné ans le top 5. Même s’il joue OG. De l’amour pour Quenton svp, messieurs les GM.

5. FS Derwin James, Florida State
Encore un excellent safety qui débarque de Florida State. Derwin James a été l’une des rares satisfactions au milieu de la saison pourrie des Seminoles. Cette classe a l’air balèze en safeties à première vue mais aucun des autres gars en compétition n’arrive à la cheville de celui-là.

6. LB Roquan Smith, Georgia
7. WR Calvin Ridley, Alabama
8. QB Lamar Jackson, Louisville
9. CB Denzel Ward, Ohio State
10. CB Minkah Fitzpatrick, Alabama
11. WR Courtland Sutton, SMU
12. NT Vita Vae, Washington
13. DE Arden Key, LSU
14. DE Clelin Ferrell, Clemson
15. QB Josh Rosen, UCLA
16. RB Ronald Jones, USC
17. OT Orlando Brown, Oklahoma
18. QB Baker Mayfield, Oklahoma
19. OT Mike McGlinchey, Notre Dame
20. DT Da’Ron Payne, Alabama
21. LB T.J. Edwards, Wisconsin
22. CB Joshua Jackson, Iowa
23. OT Connor Williams, Texas
24. DE Dorance Armstrong, Kansas
25. LB Josh Allen, Kentucky
26. OT Chukwuma Okorafor, Western Michigan
27. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame
28. RB Derrius Guice, LSU
29. DT Maurice Hurst, Michigan
30. TE Hayden Hurst, South Carolina
31. WR James Washington, Oklahoma State
32. RB Bryce Love, Stanford

Les rookies NFL

La NFL n’a pas aimé que WR Juju Smith-Schuster (USC/Pittsburgh), un gamin qui a le droit de boire de l’alcool depuis à peine trois semaines, balance un gros tampon à l’un des linebackers les plus idiots et les plus détestés de la Ligue donc il a dû se taper une suspension d’un match. Juju s’est imposé comme l’un des mecs les plus drôles en NFL avec ses célébrations zinzins et son histoire absolument bouleversante de vélo volé. Le plus jeune joueur du circuit pro est déjà une vedette et s’est même payé le luxe de s’imposer au sein de l’impressionnante escouade de receveurs de Pittsburgh, avant même d’obtenir son permis de conduire.

Son ancien équipier, OT Chad Wheeler (USC/NY Giants), n’a pas connu le même succès cette année. Non drafté, il a tout de même obtenu le plus gros bonus à la signature pour un UFA à New York, preuve que les Giants le voulaient absolument. Malheureusement pour lui, il fallait que ça arrive lors de la pire saison de l’histoire des Gmen. Titularisé comme right tackle il y a quelques semaines, lancé dans le grand bain trop rapidement, il n’a pas démérité mais s’est retrouvé face à des gars comme Justin Houston, Khalil Mack ou Joey Bosa. Tout ça pour finir par protéger Geno Smith.

En parlant de rookies et de Giants, TE Evan Engram (Mississippi/NY Giants) est l’une des rares satisfactions du côté de Big Blue avec ses 55 réceptions pour 6 touchdowns. C’est mieux que TE O.J. Howard (Alabama/Tampa Bay), sélectionné quatre choix plus tôt, qui compte 25 réceptions pour 5 touchdowns.

Dans l’ensemble, nous avons eu droit à une belle cuvée de running backs en 2017, en particulier RB Kareem Hunt (Toledo/Kansas City) bien parti pour le titre d’Offensive Rookie of the Year avec QB Deshaun Watson (Clemson/Houston) écarté pour la saison sur blessure. RB Leonard Fournette (LSU/Jacksonville) a fait du bon taff également pour camoufler les piteuses prestations du quarterback des Jaguars. Big up aux gars sûrs RB Christian McCaffrey (Stanford/Carolina), RB Alvin Kamara (Tennessee/New Orleans), RB Tarik Cohen (North Carolina A&T/Chicago), issu de l’université agricole et technique d’État de Caroline du Nord, RB Wayne Gallman (Clemson/NY Giants) mais aussi RB Dalvin Cook (Florida State/Minnesota), parti sur de bonnes bases avant sa tragique blessure au genou.

Bon cru également chez les pass rushers avec DE Myles Garrett (Texas A&M/Cleveland), premier choix de la Draft 2017, DE Takkarist McKinley (UCLA/Atlanta), DE Derek Barnett (Tennessee/Philadelphia) et LB T.J. Watt (Wisconsin/Pittsburgh), frangin de l’effrayant J.J. Watt. Les mecs ont probablement été biberonnés à la testostérone. CB Tre’Davious White (LSU/Buffalo), SS Jamal Adams (LSU/NY Jets) et CB Marshon Lattimore (Ohio State/New Orleans) auront également leur mot à dire dans la conversation pour le titre de Defensive Rookie of the Year.

Maintenant, on va balancer un peu parce qu’il y a des gars qui se sont fait mousser et qui n’en branlent pas une finalement. C’est le cas de QB Mitch Trubisky (North Carolina/Chicago), le nouvel espoir des Bears après plusieurs années à se coltiner Jay « smokin » Cutler. DE Solomon Thomas (Stanford/San Francisco) ne s’est pas tellement foulé non plus malgré son gros salaire de troisième choix de draft. C’est pas comme s’il avait le mal du pays alors qu’il joue maintenant à une demi-heure du Stanford Stadium. Pouce en bas également pour DE Charles Harris (Missouri/Miami), qui ne sert à rien chez les Dolphins pour l’instant même si son coach n’est pas d’accord avec ça. Ben voyons.

Petite pensée émue pour les tombés au champ d’honneur, entre FS Malik Hooker (Ohio State/Indianapolis), WR Mike Williams (Clemson/LA Chargers), revenu il y a peu, TE Jake Butt (Michigan/Denver) ou encore DL Jonathan Allen (Alabama/Washington). Prenez soin de vous, on se voit l’an prochain.

Le futur grand

OT Drew Richmond, Tennessee

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Pour en remettre une couche sur les OL, voilà un gamin qui pourrait faire parler de lui lorsque viendra le moment de penser à la Draft 2019, ce qui n’est jamais trop tôt pour les scouts. Il faut dire que Drew Richmond a plutôt assuré l’an dernier comme redshirt freshman. Le left tackle des Vols est l’un des rares à ne pas patauger en attaque cette saison à Tennessee et il arrivera à la rentrée 2018 comme l’un des piliers de l’équipe.

Le moment LOL

En 1999, les New Orleans ne sélectionnent qu’un seul joueur dans toute la draft : Ricky Williams. Cette année-là, les Saints échangent huit choix pour grimper de quelques places et récupérer le running back de Texas dont ils étaient visiblement sous le charme.

Il faut dire qu’à l’époque, après la saison 1998, Ricky est le joueur de college football qui attire tous les projecteurs : double All-American, il remporte pour sa dernière année universitaire une multitude de trophées individuels majeurs, dont le Heisman Trophy. D’un autre côté, en NFL, les New Orleans Saints sont en piteux état après deux saisons à 6-10 et leur coach Mike Ditka veut frapper du poing sur la table. L’année précédente, il avait d’ailleurs proposé tous ses choix de draft pour essayer de récupérer Peyton Manning ou Ryan Leaf mais toutes ses tentatives étaient tombées à l’eau. Dommage pour la légende de Leaf.

Ditka n’a pas non plus renoncé à ses projets fous, comme un méchant de James Bond, sauf qu’il s’y prend comme un manche. Il balance carrément, lors d’un meeting des proprios NFL deux mois avant la Draft NFL 1999, qu’il est prêt à échanger toute sa draft à qui lui permettra d’obtenir Ricky Williams, qui a quand même bien, bien refroidi les GM après avoir choisi le rappeur Master P pour représenter ses intérêts.

Les Saints offrent ainsi neuf choix répartis entre 1999 et 2000 aux Bengals pour la troisième place à la draft, mais la franchise de Cincinnati refuse pour sélectionner Akili Smith, un quarterback d’Oregon qui sera titularisé seulement 17 fois en NFL. Mike Ditka trouve finalement un partenaire de trade en Washington, qui récupère les six choix de New Orleans pour la Draft 1999 et deux autres sélections pour l’édition 2000. Les Saints peuvent sélectionner le running back Ricky Williams, de Texas, avec le cinquième choix du premier tour, leur unique sélection de la draft. Sans exemple dans le passé à cette époque, la situation de NO avec une seule sélection au cours d’une draft n’a pas été réitérée depuis.

Ricky, désormais joueur NFL et représenté par la pointure que se trouve être son agent, sorte de Jay-Z du pauvre, aussi bien musicalement (du rap voicecodé avec force chaînes qui brillent, traînées en maillot de bain et voitures de luxe) qu’au niveau business, signe l’un des pires contrats de l’histoire de la Ligue pour un joueur, avec un salaire largement inférieur à ce qu’il pouvait attendre mais une multitude de primes farfelues à débloquer selon ses performances. L’ancien Longhorn souhaitait justifier ses revenus. Cependant, la majorité des conditions pour ces bonus étaient déjà difficiles à accomplir par des running backs All-Pro et Ricky n’a donc pas dû récupérer beaucoup de ce pognon de ce côté-là.

Heureusement pour New Orleans qui, en plus d’avoir perdu un paquet de choix de draft, n’a jamais pu compter sur son running back comme un playmaker capable de porter l’attaque des Saints. Après trois saisons, 16 touchdowns et 18 fumbles, Ricky a finalement été échangé à Miami. De son côté, Mike Ditka a été foutu dehors par la franchise de Louisiane à l’issue de la saison 1999, bouclée à 3-13.

Taulier du blog USC Trojans FR pendant quelques années, Loïc Baruteu aka Bartholomeo a rejoint définitivement l'équipe de The Blue Pennant en septembre 2013 après plusieurs collaborations fructueuses.

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