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[CFP National Championship 2019] Les clés du match

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Sur bien des points, l’Alabama Crimson Tide et les Clemson Tigers, qui s’affronteront en finale du College Football Playoff 2018 pour la troisième fois en quatre ans, sont très similaires.

Elles sont toutes les deux entrainées par des head coaches brillants, dirigées en attaque par des jeunes quarterbacks qui sont meilleurs passeurs que la majorité des QB NFL, soutenues par des jeux au sol efficaces et défendues par des lignes défensives dévastatrices. Elles possèdent également des équipes spéciales qui sont parmi les pires du pays. Personne n’est parfait mais ces deux équipes-là s’en approchent dangereusement, il n’y a qu’à constater le fossé qui les sépare du reste de la FBS.

En plus des deux finales précédemment jouées (1 victoire partout), Alabama et Clemson se sont également affrontées l’an dernier en demi-finale. C’est donc le quatrième acte qui nous sera proposé le 7 janvier au Levi’s Stadium de Santa Clara, antre des San Francisco 49ers. Et il y a fort à parier que le spectacle sera à nouveau au rendez-vous. La fatigue d’une majorité du public à l’égard de ces deux équipes et de cette confrontation devenue annuelle au plus haut niveau du College Football ne devrait pourtant pas être : le College Football a travaillé depuis des années à couronner la meilleure équipe universitaire, d’abord avec le système BCS, puis en introduisant un facteur humain plus prépondérant avec ce playoff et son comité de sélection, et Alabama et Clemson sont clairement les deux meilleures équipes de cette saison de College Football et des saisons passées. Et, n’en déplaisent à certains, elles se retrouveront probablement en finale l’an prochain compte tenu de la jeunesse de leurs effectifs respectifs.

En route donc pour Alabama-Clemson Round 4 ! La belle après la victoire d’Alabama en janvier 2016 (CFP 2015) et celle de Clemson en janvier 2017. Fait intéressant, le plus mal classé des deux a toujours remporté le match : #2 Alabama 45-40 #1 Clemson (2016), #2 Clemson 35-31 #1 Alabama (2017), #4 Alabama 24-6 #1 Clemson (2018). La tendance se poursuivra-t-elle ? Rien n’est moins sûr si l’on se penche attentivement sur les clés du match.

Quelques chiffres pour commencer

Statistiques Alabama Clemson
Adversaires Tide Tigers Adversaires
Points par match 16.2 47.5 44.0 13.4
Jeu au sol
yards/match
109.2 202.9 256.8 90.8
Jeu au sol
yards/course
3.4 5.3 6.9 2.4
Jeu aérien
yards/match
202.1 322.2 273.5 192.5
Jeu aérien
yards/passe
5.9 11.3 8.1 6.3
Conversion 3ème tentative 31.4% 53.7% 44.6% 27.8%
Conversion 4ème tentative 44.4% 50.0% 60.0% 33.3%
Taux de réussite (TD+FG
dans la zone rouge
71.4% 81.4% 86.7% 76.7%
Différence ballons gagnés/perdus
par match
0.8 0.2
Pénalités
Yard/match
54.9 51.4 53.6 47.1
Sack/match 1.1 3.4 3.8 1.2
Efficacité des équipes spéciales
Rang national (sur 130)
77ème 125ème
Field Goal
Pourcentage de réussite
72.2 60.0
Punt
Yard/match
34.0 36.6

Alabama possède la meilleure attaque du pays et Clemson la meilleure défense. Mais le Tide est deuxième en défense et les Tigers sont quatrième en attaque, ce qui ne constitue pas des écarts significatifs.

En apparence, Alabama semble dominer dans le jeu aérien et Clemson dans le jeu au sol. Les 2.4 yards par course accordés par les Tigers à leurs adversaires sont la troisième meilleure performance défensive contre la course de ces dix dernières années derrière Alabama en 2016 (2.0 ypc) et Texas en 2009 (2.2 ypc). Le Crimson Tide n’a pas grand-chose à envier à Clemson dans ce secteur mais peut, en revanche, faire valoir son différentiel attaque-défense bien supérieur à la passe (11.3 – 5.9 = 6.4 contre 8.1 – 6.3 = 1.8).

Le taux de conversion en troisième tentative de Clemson n’est pas brillant, encore faut-il pouvoir forcer les Tigers à jouer des troisièmes tentatives. Clemson manque surtout d’efficacité sur les situations de gains courts.

Autre enseignement de ce tableau de statistiques, Clemson est une machine à sack (numéro 1 dans le pays) mais Alabama n’est pas loin derrière.

Les deux équipes ont des faiblesses notoires du coté de leurs équipes spéciales. Dans un match serré où elles devront punter plus qu’à leur habitude, la bataille de position sur le terrain sera cruciale et les coups de pieds pourraient s’avérer déterminants.

L’approche physique et mentale

Une des composantes importantes de ce match sera la fraicheur physique et mentale des deux équipes. Ce quinzième match mettra un terme à une longue saison, la plus longue jouée par tous les joueurs de première année, on pense notamment à Trevor Lawrence (239/366, 2933 yards, 27 TD, 4 INT / 54 courses, 157 yards, 1 TD). La gestion des petits bobos est également essentielle, comme la cheville de Tua Tagovailoa (223/331, 3671 yards, 41 TD, 4 INT / 53 courses, 199 yards, 5 TD).

Facteur supplémentaire qu’il faudra bien gérer : les trois heures de décalage horaire entre la Californie et la côte Est qui peut dérégler les organismes et perturber le sommeil. Les deux équipes n’ont que peu l’habitude de voyager pour jouer sur la côte Ouest.

Le meilleur QB gagnera-t-il le match ?

Il faudrait déjà déterminer lequel de Tua Tagovailoa ou de Trevor Lawrence est le meilleur quarterback. Et l’on se gardera bien de répondre directement à cette question.

Le QB d’Alabama est plus expérimenté à ce niveau de la compétition, ayant déjà (brillamment) joué (et gagné) une finale l’an passé. Trevor Lawrence est le petit nouveau à ce stade mais il n’a toujours pas montré de signe de faiblesse sous les spotlights.

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Sans l’avouer publiquement, Dabo Swinney a préparé Trevor Lawrence pour ce match. Pas pour gagner contre South Carolina ou Notre Dame mais pour battre Alabama. Conscient que le jeu de passe est sans doute ce qui a couté le titre 2017 aux Tigers, le HC de Clemson a ajouté à son armada offensive l’arme ultime destinée à faire tomber le roi Alabama. Le jeune QB de Clemson est un joueur générationnel, déjà comparé à Andrew Luck ou Peyton Manning, talentueux, mature, doté d’un bras solide, calme dans la poche, capable de lire une défense et d’identifier les blitz. Son seul défaut est peut-être sa baisse de productivité lorsqu’il n’est mis sous pression que par les quatre hommes de ligne défensive, ce qui laisse plus de défenseurs pour couvrir les receveurs. Dans ces situations, son pourcentage de complétion est l’un des plus mauvais de FBS et Alabama est la meilleure équipe pour mettre de la pression défensive sans blitzer. L’une des clés de ce match sera donc la capacité d’Alabama à déguiser son schéma défensif, montrer un blitz pré-snap pour décrocher en couverture de passe en envoyant un rush traditionnel à quatre joueurs. En revanche, si le Tide laisse trop de temps à Trevor Lawrence pour lancer, la soirée pourrait être longue pour son secondaire.

De l’autre côté, il y a Tua Tagovailoa, l’homme le plus populaire de l’état d’Alabama hormis dans cette petite enclave nommée Auburn. Le QB de Bama est un phénomène athlétique, précis dans ses passes, notamment lorsqu’il est en mouvement, doté d’une mécanique impeccable et qui est maitre dans l’art de ne donner aucun indice sur le jeu à venir lorsque Bama sort son arsenal de « run-pass option ». Grâce à ses jambes il peut étendre la durée d’un jeu jusqu’à trouver un receveur ouvert ou glaner lui-même les yards à la course, même si ce n’est pas la composante principale de son jeu.

Les deux quarterbacks sont essentiellement des purs passeurs mais ne se dérobent pas quand il s’agit de courir. C’est comme ça que Trevor Lawrence s’est blessé contre Syracuse. Clemson préfèrerait donc sans doute ne pas avoir à mettre son QB dans cette situation mais il faudra aussi compter sur ses jambes dans ce match car il n’hésitera pas à les utiliser si besoin est.

Avec quatre interceptions chacun au cours de la saison, les deux quarterbacks sont plutôt prudents avec le ballon. Les deux équipes ne perdant pas beaucoup de ballons, il est peu probable que l’on voit beaucoup d’interceptions dans cette finale. Ce qui peut vouloir dire que la première équipe à perdre le ballon pourrait le payer cher au final.

Au final, la clé réside essentiellement dans lequel des deux QB sera capable de mieux résister à la pression défensive et délivrer des passes dans des fenêtres de tir réduites.

Ligne défensive : avantage Clemson

Si Clemson a un avantage sur Alabama, et c’est peut-être le seul, c’est au niveau de la ligne défensive. DE Clelin Ferrell, DT Christian Wilkins et DE Austin Bryant ont tous choisi de faire l’impasse sur la Draft NFL pour rester à Clemson. Un seul objectif en tête : battre Alabama et remporter le titre national.

Cette ligne défensive est l’une des meilleures que le College Football ait vu depuis longtemps. Et cela tombe à pic pour Clemson puisque ce match pourrait se gagner dans les tranchées, notamment sur les courses intérieures. Les Tigers n’ont eu aucun mal à défendre contre la course dans leur demi-finale contre Notre Dame (88 yards accordés au sol) au Cotton Bowl et ce malgré la suspension de DT Dexter Lawrence. Mais il pourrait faire cruellement défaut contre le jeu au sol d’Alabama qui est, comme presque tous les ans, d’une autre dimension.

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Alabama peut aussi se vanter d’avoir l’une des meilleures lignes défensives du pays. Elle l’a montré à l’Orange Bowl contre Oklahoma. L’an passé, la ligne offensive de Clemson n’avait pas trouvé la solution contre les DL de Bama et les Tigers avaient été sévèrement battus. Ce ne sera à nouveau pas une partie de plaisir, notamment quand il faut deux joueurs offensifs pour bloquer DT Quinnen Williams. Ce qui laisse plus de liberté à DE Isaiah Buggs et DE Raekwon Davis pour aller titiller le quarterback adverse. La solution pour Clemson sera peut-être de jouer avec du tempo pour fatiguer la défense d’Alabama. Tout aussi talentueuse qu’il soit, le groupe de joueurs de ligne défensive manque un peu de profondeur de banc, ce qui pourrait tourner à l’avantage des Tigers s’ils forcent Bama à jouer avec des remplaçants un brin moins talentueux.

Comme le montre le tableau de statistiques, les deux unités sont très performantes à stopper la course et à atteindre le quarterback. Clemson a légèrement plus de talent pur mais la ligne offensive d’Alabama est légèrement meilleure que celle des Tigers. Ce qui nous ramène à la capacité des deux quarterbacks à gérer la pression des lignes défensives adverses pour trouver leurs receveurs et à celle des lignes offensives d’ouvrir des trous pour le jeu au sol. Ce qui nous amène à…

« Skill players » : Alabama un cran au-dessus

Clemson possède avec RB Travis Etienne (190 courses, 1572 yards, 22 TD / 11 réceptions, 73 yards, 1 TD) l’un des tous meilleurs coureurs du College Football. Le joueur de deuxième année a été instrumental tout au long de la saison pour Clemson, permettant aux Tigers de se sortir de situations parfois mal embarquées. Néanmoins, un gouffre le sépare statistiquement des autres options au sol de Clemson, RB Tavien Feaster (75 courses, 429 yards, 6 TD), RB Adam Choice (70 courses, 536 yards, 7 TD) ou RB Lyn-J Dixon (62 courses, 547 yards, 5 TD).

Alabama n’a pas ce genre de problème avec un groupe beaucoup plus homogène composé de RB Damien Harris (139 courses, 819 yards, 9 TD), RB Josh Jacobs (109 courses, 593 yards, 11 TD) et RB Najee Harris (108 courses, 724 yards, 4 TD).

Malgré plus de 200 yards au sol contre Notre Dame, le jeu de course de Clemson n’a pas été aussi percutant qu’à son habitude et Alabama présente un tout autre challenge que le Fighting Irish. Compte tenu que personne ne parvient vraiment à courir contre les Tigers, si la versatilité du Tide lui permet d’engranger les yards au sol, le match pourrait être rapidement plié. Et Alabama a prouvé par le passé qu’il y a toujours un coureur sur son banc qui peut apporter une solution quand les titulaires peinent. Pour Clemson, en revanche, si le jeu au sol n’est pas productif, il faudra mettre le match dans les mains de son jeune et (relativement) inexpérimenté QB. Une situation pas désespérée mais loin d’être idéale.
La spécificité des deux équipes cette année est qu’elles peuvent très bien gagner des matchs sans leurs jeux au sol grâce à leurs corps de talentueux receveurs. Là encore, l’avantage du talent va à Alabama avec notamment WR Jerry Jeudy (63 réceptions, 1176 yards, 13 TD), WR Henry Ruggs III (45 réceptions, 738 yards, 11 TD) WR Jaylen Waddle (43 réceptions, 823 yards, 7 TD) ou encore WR Irv Smith (40 réceptions, 667 yards, 7 TD). Et on peut ajouter WR Devonta Smith (36 réceptions, 628 yards, 6 TD) qui a rendu la meilleure fiche statistique du lot en demi-finale contre Oklahoma.

De leur côté, les Tigers peuvent compter sur des receveurs très physique avec Tee Higgins (56 réceptions, 855 yards, 11 TD) et Justyn Ross (40 réceptions, 847 yards, 8 TD) et le joueur de quinzième année Hunter Renfrow (47 réceptions, 534 yards, 1 TD). Les deux premiers ont puni Notre Dame en demi-finale. Le dernier était le héros de la finale de 2016, offrant la victoire et le titre national à Clemson.

Les receveurs des deux équipes seront opposés à des secondaires qui n’ont pas fait preuve d’une solidité à toute épreuve. Alabama a perdu cinq de ses six defensive backs de l’an dernier (seul Trevon Diggs était de retour cette année). Oklahoma l’avait bien compris en mettant Patrick Surtain II en grande difficulté à l’Orange Bowl et il y a fort à parier que le jeune joueur sera testé par l’escouade aérienne de Clemson. Les Tigers ont aussi souffert par moment cette saison lâchant plus de 300 yards à quatre reprises et plus de 500 yards par deux fois.

Dans les deux cas, le problème est identique : le secondaire est toujours laissé à lui-même lorsque la défense envoie des blitz. D’où l’importance pour l’une comme l’autre des deux équipes de pouvoir mettre de la pression sur la ligne offensive sans dépeupler le « back 7 ». Les deux équipes sont certaines de concéder des gros jeux à la passe. Et l’on sait que c’est une statistique, comme les pertes de balles, qui détermine souvent l’issue des matchs.

En guise de conclusion…

Les deux équipes ont des quarterbacks talenteux qui se feront un plaisir de découper la défense adverse si le temps leur en est laissé. Comme toujours, établir le jeu au sol, notamment à l’intérieur entre les tackles, permettra d’enlever un peu de pression sur le jeu aérien et les play-actions pourraient être dévastatrices contre les secondaires un peu fragiles des deux équipes. A ce petit jeu, Alabama a un petit avantage grâce à son groupe de coureurs plus complet.

Clemson possède la meilleure ligne défensive mais sa ligne offensive pourrait davantage souffrir contre la ligne défensive du Tide. Si les deux QBs ont un peu de temps pour lancer, il y aura de gros gains dans les airs, les receveurs de chaque équipe étant clairement supérieurs à leurs adversaires directs. Les receveurs d’Alabama sont plus talentueux mais ceux de Clemson devraient avoir moins de difficultés contre les DBs du Tide.

Le match ne se jouera pas à grand-chose. Toutes choses égales, et si les points forts de deux équipes se neutralisent, les équipes spéciales pourraient décider du sort de cette rencontre. Alabama a un maigre avantage dans ce secteur.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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National Championship

LSU, champion national !

Les Tigers de #1 LSU entrent dans la Légende du College Football en concluant la meilleure saison de l’Histoire d’un programme de l’élite par un titre national incontestable au terme d’un National Championship Game remporté 42-25 face aux Tigers de #3 Clemson.

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Crédit photo : Alika Jenner/Getty Images

Portés par une performance exceptionnelle de QB Joe Burrow, les Tigers de #1 LSU (15-0) concluent cette saison 2019 par un véritable point d’exclamation en s’imposant 42-25 face aux champions sortants, les Tigers de #3 Clemson (14-1) !

Avec cette 7ème victoire de l’année contre une équipe classée dans le Top 10 (!!!), QB Joe Burrow (31/49, 463 yards, 5 TD et 1 TD au sol) et les Tigers ont peut-être réussi la meilleure saison d’un programme de l’élite dans l’Histoire récente du College Football. #1 LSU est ainsi couronné pour la 4ème fois de son Histoire (1958, 2003, 2007, 2019) et pour la 1ère fois de la courte ère du College Football Playoff.

#1 LSU met ainsi fin à la malédiction en devenant le premier champion national à avoir débuter les playoffs en étant classé #1.

Avec ses 5 passes de TD dans ce match, Joe Burrow établit un nouveau record FBS avec un total de 60 TD à la passe réussis cette saison. Il bat ainsi le record de Colt Brennan (Hawaii) de 2006 (58). Avec cette victoire, QB Joe Burrow devient également le premier quarterback de l’ère College Football Playoff à remporter le Heisman Trophy et le titre de champion national.

Cette défaite met un terme à l’incroyable série de 29 victoires consécutives des Tigers de #3 Clemson qui abandonnent leur titre de champion national remporté l’an dernier face à Alabama. C’est aussi la première défaite au niveau universitaire de QB Trevor Lawrence (18/37, 234 yards, 0 TD), qui avait débuté sa carrière par un bilan de 25-0.

Résumé en vidéo

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National Championship

LSU vs Clemson : l’ultime preview

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le

The Blue Pennant vous propose une couverture exceptionnelle du CFP National Championship Game 2020 qui verra s’affronter les Tigers de #1 LSU et les Tigers de #3 Clemson, lundi 13 janvier prochain.

#1 LSU (14-0) vs #3 Clemson (14-0)

CFP NATIONAL CHAMPIONSHIP
La Nouvelle-Orléans, Louisiane
Mercedes-Benz Superdome
Lundi 13 janvier 2020
19h00 (heure Centrale, 02h00 en France)

Jusqu’au coup d’envoi, toute la rédaction se met sur le pont pour vous présenter une série d’articles quotidiens concernant ce duel entre le champion de conférence SEC et les champions nationaux en titre :

Présentation du match dans l’épisode 106 du Podcast.
La saison des Tigers de LSU.
La saison des Tigers de Clemson.
Le face-à-face à chaque poste.
Les stars du match.

Et n’oubliez pas : à partir du vendredi 10 janvier 2020, notre rédacteur en chef et reporter, Morgan Lagrée, sera sur place pour couvrir l’événement ! Vous pourrez suivre de l’intérieur et en temps réel, les différents événements médiatiques via notre compte Twitter @thebluepennant pour des LIVE exclusifs.

Vous aurez un accès privilégié aux coulisses de cet événement planétaire avec des videos Live et un montage quotidien !

Le samedi 11 janvier, vous pourrez suivre les Media Days en direct du Xavier University of Louisiana (XULA) Convocation Center de La Nouvelle-Orléans (à partir de 8h30, 15h30 en France).

Le lendemain, dimanche 12 janvier, ce sera l’heure des conférences de presse des deux coachs finalistes, en direct du Grand Ballroom de l’hôtel Sheraton New Orleans (à partir de 9h, 16h00 en France).

Enfin, le lundi 13 janvier, Morgan Lagrée sera sur le terrain du Mercedes-Benz Superdome de La Nouvelle-Orléans jusqu’au coup d’envoi, puis accrédité en tribune de presse pour vous proposer un récit au plus près de l’action !

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National Championship

[CFP National Championship 2020] Les stars du match

Découvrez les joueurs à suivre lors du National Championship Game 2020 entre #1 LSU et #3 Clemson.

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Plusieurs d’entre-eux brilleront bientôt sous d’autres cieux le dimanche après-midi, d’autres tomberont peut-être dans l’anonymat d’ici quelques mois mais à l’approche du National Championship 2020, ils sont considérés comme les stars qui fouleront le turf du Mercedes-Benz Superdome, lundi 13 janvier.

Découvrez les joueurs à suivre lors de la finale nationale entre #1 LSU et #3 Clemson :

LSU Tigers

Joe Burrow

Quarterback
Senior
Stats : 371/478, 5208 yards, 55 TD, 6 INT et 311 yards au sol, 4 TD.

QB Joe Burrow, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Une saison exceptionnelle. Peut-être la meilleure saison d’un quarterback dans l’Histoire du College Football. Quasiment assuré d’être le 1er pick lors de la prochaine draft NFL, le quarterback senior de LSU récemment honoré du trophée Heisman a battu tous les records offensifs du programme de Bâton-Rouge (et de la SEC) avec ses 5208 yards à la passe, ses 55 passes de TD contre seulement 6 interceptions… et un % d’efficacité hors norme (77.6% !). S’il réussissait 3 passes de TD lors de ce National Championship Game, il égalerait un record NCAA que l’on pensait intouchable : les 58 TD à la passe de Colt Brennan (Hawaii) en 2006.

Clyde Edwards-Helaire

Running back
Junior
Stats : 199 courses, 1304 yards, 16 TD et 50 réceptions, 399 yards.

RB Clyde Edwards-Helaire, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Révélation de la saison 2018, « CEH » a pris une dimension supplémentaire en 2019. Joueur au petit gabarit mais à la puissance exceptionnelle, il a poursuivi la tradition des running backs ultra-efficace de LSU. Mais ses mains sûres et son explosivité lui ont aussi permis d’être régulièrement utilisé dans le jeu aérien. Ralenti par les blessures en fin de saison, il sera à 100% pour ce National Championship Game.

Ja’Marr Chase

Receveur
Sophomore
Stats : 75 réceptions, 1559 yards, 18 TD.

WR Ja’Marr Chase, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Avec presque 21 yards par réception, il a été l’arme fatale de QB Joe Burrow tout au long de la saison remportant finalement le Biletnikoff Award 2019 récompensant le meilleur receveur du pays. Si son compère Justin Jefferson (voir ci-dessous) lui a fait de l’ombre lors du Peach Bowl contre Oklahoma, il pourrait bien être la grande vedette de ce National Championship.

Justin Jefferson

Receveur
Junior
Stats : 102 réceptions, 1434 yards, 18 TD.

WR Justin Jefferson, LSU Tigers – Crédit photo : Marianna Massey/Getty Images

En une saison, il a quasiment doublé sa production offensive ! Frère de l’ancien quarterback titulaire des Tigers de LSU, Jordan Jefferson, il a crevé l’écran en demi-finale, lors du Peach Bowl face à Oklahoma, en réussissant 4 TD sur réception… en 1ère mi-temps !

K’Lavon Chaisson

Linebacker
Redshirt sophomore
Stats : 58 plaquages, 13.5 plaquages pour perte, 6.5 sacks.

LB K’Lavon Chaisson, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Nommé capitaine défensif pour son leadership naturel, il a parfaitement rebondi cette saison après une année 2018 gâchée par une blessure du genou ce qui lui a valu une sélection dans la 1ère équipe All-SEC en 2019. Il pourrait avoir un rôle capital pour ralentir RB Travis Etienne et mettre de la pression sur QB Trevor Lawrence dans le backfield offensif de Clemson.

Grant Delpit

Safety
Junior
Stats : 59 plaquages, 3.5 pour perte, 1 sack, 2 interceptions.

S Grant Delpit, LSU Tigers – Crédit photo : Jonathan Bachman, Getty Images

Il a débuté la saison comme le leader du backfield défensif de LSU et a confirmé son statut devenant le premier joueur de LSU à remporter le Jim Thorpe Award récompensant le meilleur defensive back du pays.

Derek Stingley Jr

Cornerback
Freshman
Stats : 36 plaquages, 15 passes défendues, 6 interceptions.

CB Derek Stingley Jr, LSU Tigers – Crédit photo : Todd Kirkland, Getty Images

Premier joueur true freshman à être titularisé au sein de la défense de LSU depuis 1985, cet ancien prospect 5 étoiles a progressé tout au long de la saison jusqu’à devenir l’un des éléments-clés de la résurgence défensive du programme de Bâton-Rouge en fin de saison. Ses deux interceptions sur QB Jake Fromm (Georgia) en finale de SEC l’ont définitivement fait entrer dans le cercle des superstars de Tigers.

Clemson Tigers

Trevor Lawrence

Quarterback
Sophomore
Stats : 250/370, 67.6% d’efficacité, 3431 yards, 36 TD, 8 INT et 514 yards au sol, 8 TD.

QB Trevor Lawrence, Clemson Tigers – Crédit photo : Getty Images

Futur #1 de la draft NFL en 2021, il a démarré sa saison en douceur, voire au ralenti, commettant 5 interceptions lors de ses 3 premiers matchs. À l’image de sa performance en deux temps lors du Fiesta Bowl contre Ohio State, il a su parfaitement rebondir sans être affecté par des débuts décevants. Malgré sa jeunesse, il est déjà habitué à la pression des playoffs. Quarterback intelligent, précis et mobile, il a su développer son jeu au sol ce qui en fait une arme quasi-inarrêtable. Il sera assurément l’un joueur déterminant de ce National Championship Game.

Travis Etienne

Running back
Junior
Stats : 192 courses, 1536 yards, 18 TD et 32 réceptions, 396 yards et 4 TD.

RB Travis Etienne, Clemson Tigers – Crédit photo : Getty Images

Tout comme QB Trevor Lawrence, il a débuté le saison au ralenti avant de retrouver tout son volume de jeu à partir du mois d’octobre. Running back puissant et véloce, il tourne à plus de 8 yards par course depuis le coup d’envoi de la saison 2018. Essentiellement ulilisé pour ses aptitudes au sol jusqu’en septembre dernier, il s’est transformé cette saison en un receveur ultra-efficace comme en témoigne ses deux TD dans les airs réussis face à Ohio State lors du Fiesta Bowl.

Tee Higgins

Receveur
Junior
Stats : 56 réceptions, 1115 yards, 13 TD.

WR Tee Higgins, Clemson Tigers – Crédit photo : Getty Images

Sa sortie en début de Fiesta Bowl suite à un choc à la tête a forcé le coaching staff de Clemson à ajuster son plan de match. C’est dire l’impact qu’il a sur la productivité du jeu offensif des champions nationaux. Relayé au rôle de receveur #2 de l’équipe après l’explosion de WR Justyn Ross lors de la finale nationale 2019, il a retrouvé son statut de #1 en se réaffirmant comme la cible préférée de QB Trevor Lawrence. Grâce à sa taille et une étonannte capacité à se défaire des défenseurs adverses en un-contre-un, il est quasiment indéfendable dans la red zone.

Jackson Carman

Left tackle
Sophomore

LT Jackson Carman, Clemson Tigers – Crédit photo : Fred Kfoury III / Getty Images

Originaire de l’Ohio, il a snobbé Urban Meyer et les Buckeyes pour devenir la pierre angulaire de la ligne offensive des Tigers de Clemson. Pourtant, il a eu la lourde tâche de succéder à Mitch Hyatt dont il a assumé la responsabilité à la perfection. Son rôle face au front seven explosif de LSU sera primordial.

Isaiah Simmons

Linebacker/Safety
Junior
Stats : 97 plaquages, 14.5 pour perte, 7 sacks, 3 interceptions, 6 passes défendues.

LB/DB Isaiah Simmons, Clemson Tigers – Crédit photo : Andrew Dieb, Getty Images

C’est l’homme à tout faire de la défense des Tigers de LSU. Défenseur ultra-polyvalent, il a un rôle hybride entre un linebacker et un defensive back. Sa position sur le terrain change quasiment à chaque match ce qui rend la tâche des coordinateurs offensifs très difficile lors de la préparation des matchs.

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National Championship

[CFP National Championship 2020] Le face-à-face à chaque poste

A quelques heures du choc entre #1 LSU et #3 Clemson à l’occasion du CFP National Championship Game 2020, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

Publié

le

Ce lundi, la Nouvelle-Orléans abrite la sixième finale du College Football Playoff. L’occasion de voir une quatrième confrontation en cinq ans entre Clemson et un programme de la SEC.

Mais pas d’Alabama cette fois-ci. C’est un autre ogre du Sud-Est des Etats-Unis, LSU, qui se dresse sur la route des champions en titre, le tout à domicile. Quels tigres comptent rugir le plus fort, du côté du SuperDome ? Petite revue d’effectif, avec le face-à-face annuel …

Quarterbacks

LSU : Sans trop de surprise, Louisiana State est la meilleure attaque de la saison, avec un peu plus de 48 points par match. Et QB Joe Burrow est tout sauf étranger à ce phénomène. Monté clairement en puissance, par rapport à la saison dernière, l’ancien d’Ohio State a affolé les compteurs tout au long de sa campagne, avec 5 208 yards, 55 touchdowns et 6 petites interceptions, s’offrant au passage le titre de Heisman Trophy. Ses 8 touchdowns personnels ont donné le ton pour épingler Oklahoma lors du Peach Bowl et aucun coordinateur défensif n’a su franchement l’arrêter, au vu de ses nombreuses improvisations couronnées de succès. A domicile, le numéro 9 entend bien briller …

Clemson : On en attendait monts et merveilles, au lendemain d’une campagne 2018 terminée en trombe avec le titre national. Mais QB Trevor Lawrence a pris le temps cette année. Discret voire critiqué en début de saison, celui qui est déjà annoncé comme le premier choix de draft 2021 a élevé son niveau de jeu semaine après semaine, à l’image de sa prestation d’abord compliquée puis conclue avec brio lors du Fiesta Bowl, contre Ohio State. Pour sa première vraie année comme starter, l’intéressé affiche un solide 3 431 yards, 36 touchdowns et 8 interceptions. Intelligent dans le jeu, il est aussi mobile que Burrow, comme l’a montré son impressionnant touchdown à la course en demi-finales face aux Buckeyes.

QB Joe Burrow, LSU – Crédit photo : Brett Davis-USA TODAY Sports

Avantage : LSU. Si Lawrence a l’expérience et le vent en poupe, que dire de Burrow qui a joué un niveau au-dessus tout au long de la saison.

Running backs

LSU : A Baton-Rouge, les coureurs changent, mais l’efficacité reste. Troisième running back titulaire sur les trois dernières années, RB Clyde Edwards-Helaire a assuré la tradition locale avec un jeu au sol déroutant, à l’image de ses appuis et de ses spins moves. Mais l’arsenal du junior est complet, avec une vraie possibilité d’être explosif et dangereux en sortie de backfield. Au-delà de ses 1 300 yards et 16 touchdowns inscrits à la course, il a capté 50 ballons pour quasiment 400 yards. Son apport dans le domaine a d’ailleurs été capital lors d’un succès qui l’était tout autant sur les terres d’Alabama. Touché aux ischios en demi-finales, « CEH » a vu l’apport non négligeable de son remplaçant. RB Chris Curry est un coureur plus traditionnel mais doté d’une bonne vision et d’une accélération non moins redoutable. Cela lui avait permis d’aller chercher 89 yards face aux Sooners. Si besoin, les freshmen et anciennes recrues 5 étoiles RB John Emery et RB Tyrion Davis-Price ont largement les épaules pour prendre la suite.

Clemson : Valeur sûre des Tigers, depuis maintenant deux ans, RB Travis Etienne (1 536 yards, 18 touchdowns) a soufflé le chaud et le froid en 2019. Auteur d’un mois de septembre plutôt en demi-teinte, à l’image de son quarterback, le natif de Louisiane a repris sa bonne marche par la suite avec sept rencontres à plus de 100 yards. Globalement mis de côté par ses coaches lors du Fiesta Bowl, il a tout de même trouvé le moyen d’inscrire deux touchdowns à la réception, dont celui de la victoire finale. Derrière lui, le sophomore RB Lyn-J Dixon (636 yards, 6 touchdowns) a les dents longues, dans l’optique d’une future place de titulaire en 2020.

RB Travis Etienne, Clemson – Crédit photo : The State

Avantage : match nul. L’éclair contre la tornade. Etienne a un bagage plus approfondi, mais Edwards-Helaire compose avec une aussi grande polyvalence et un comité de choix pour le suppléer au besoin.

Receveurs/Tight-Ends

LSU : Souvent la grande force du programme. Les Odell Beckham, Jarvis Landry et autres D.J. Chark ont cédé la vedette à un trio tout bonnement injouable cette année. Le sophomore WR Ja’Marr Chase a notamment été le dynamiteur offensif des Tigers sur le jeu profond. Avec un total de 1 559 yards et 18 touchdowns, il a été le joueur le plus productif de la saison régulière, collectant plus de 20 yards par réception. Une machine à big plays. Plus utilisé dans le jeu intermédiaire, le junior WR Justin Jefferson (18 touchdowns aussi) a été un joueur précieux sur troisième tentative, à l’image de ses prestations dantesques à Texas et contre Oklahoma. Dans n’importe quelle autre équipe, WR Terrace Marshall (625 yards, 12 touchdowns) serait le « go-to-guy » attitré. Mais à Louisiana State, il ne gêne pas pour exploiter les brèches laissées par les camarades, comme ce fut le cas en finale de conférence, contre Georgia. Impliqué de plus en plus dans le jeu aérien, en fin de saison, TE Thaddeus Moss, fils de Randy, est une énième option dont profitera pleinement Joe Burrow si nécessaire.

Clemson : Une escouade à réaction. Passé receveur numéro 2 en fin de saison dernière, le junior WR Tee Higgins a remis les choses au clair en réalisant une campagne à 1 115 yards et 13 touchdowns, redevenant la principale menace aérienne des Tigers. Il faut dire que les espaces offerts par la future star annoncée WR Justyn Ross (789 yards, 8 TD) ont dû aider. Le sophomore a parfois souffert contre Jeffrey Okudah en demi-finales mais a su pallier l’absence ponctuelle de son partenaire, un temps touché à la tête. Les deux hommes, épaulés par WR Diondre Overton, WR Amari Rodgers et les freshmen WR Joe Ngata et WR Frank Ladson, ont le gabarit et les tracés pour mettre en difficulté le backfield adverse.

WR Ja’Marr Chase, LSU – Crédit photo : Jonathan Bachman/Getty Images

Avantage : au vu des chiffres étourdissants, et de l’apport supplémentaire d’un tight end, difficile de ne pas parier sur LSU. Mais l’écart n’est sans doute pas si monstrueux.

Ligne offensive

LSU : Une ligne offensive qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Récompensée du Joe Moore Award, le mois dernier, en tant que meilleure O-Line de l’année, l’escouade des Tigers a concrétisé l’énorme travail du coach de position, James Cregg, depuis la saison passée. Incisif, notamment sur le run block, ce groupe démontre une incroyable homogénéité, derrière les deux seniors LG Adrian Magee et RG Damien Lewis. A leurs côtés, les juniors LT Saahdiq CharlesC Lloyd Cushenberry et RT Austin Deculus sont difficiles à bouger et font déjà partie des futurs prospects qui font saliver la NFL. La concurrence est rude sur le poste, à tel point que le junior G Donavaughn Campbell et le sophomore G Ed Ingram se contentent de peu de snaps.

Clemson : Souvent snobée au fil des années, la ligne offensive de Clemson sait faire étalage de son talent quand il le faut. Etonnante en finale nationale l’an passé, elle a aussi surpris les observateurs contre Ohio State, en ayant à l’usure une défense physique et en maitrisant la principale menace défensive du pays, Chase Young. Pour ne rien arranger, le groupe Tiger arrive à maturité avec pas moins de quatre seniors émérites, LG Jim SimpsonC Gage CervenkaRG Sean Pollard et RT Tremayne Anchrum. Mais c’est bien le sophomore LT Jackson Carman, ancienne recrue 5 étoiles qui sera le principal lieutenant de Trevor Lawrence, pour laisser au quarterback le temps de briller un peu plus. Souvent utilisé face aux Buckeyes, le sophomore LG Matt Brockhorst aura l’occasion de sortir du chapeau, le jeu au sol ayant parfois souffert lors du Fiesta Bowl.

Lloyd Cushenberry III (#79) et Thomas Perry (#78), LSU – Crédit photo : Crescent City Sports

Avantage : LSU. Difficile de ne pas donner l’ascendant au véritable rouleau-compresseur made in Louisiane.

Ligne défensive

LSU : Dans les tranchées, Louisiana State sait se faire respecter. Si la ligne offensive fait peur, la D-Line propose également un panel d’athlète hors-norme et ô combien intimidant. La vedette de ce premier rideau est sans conteste le senior DE Rashard Lawrence (25 plaquages), qui a mis sur la touche l’ancien transfert de Texas Tech, DE Breiden Fehoko. Mais c’est bien le sophomore NT Tyler Shelvin (39 plaquages) qui explose cette saison et tend à devenir un aimant à double-teams. Souvent gêné par les blessures, le junior DE Glen Logan profite de son binôme DE Neil Farrell pour mettre une pression précieuse sur les actions auxquelles il participe.

Clemson : La page s’est tourné, mais le potentiel est bel et bien là. L’an passé, les Tigers ont dit au revoir à leurs historiques « 4 fantastiques » Clelin Ferrell, Christian Wilkins, Dexter Lawrence et Austin Bryant. Douze mois plus tard, le vrai leader de ce groupe reste encore à identifier, mais la rotation est encore plus sauvage. Le freshman DT Tyler Davis (42 plaquages, 9 et demi pour perte) a été le lineman le plus sollicité par Brent Venables et semble avoir une complémentarité naissante avec le sophomore DT Jordan Williams, belle surprise de la fin de saison. Capable de suppléer Dexter Lawrence au pied levé, après la suspension de ce dernier en 2018, le senior DT Nyles Pinkney a les atouts pour se distinguer si besoin. Sur les extérieurs, le sophomore et ancien 5 étoiles DE Xavier Thomas n’a pas encore confirmé tous les grands espoirs placés en lui. Mais son gabarit et son apport sur le run stop en font une pièce à ne surtout pas sous-estimer. Le junior DE Justin Foster et le sophomore DE Logan Rudolph complètent ce groupe, de même que le polyvalent DL K.J. Henry, autre ancienne grosse recrue du campus de Caroline du Nord.

DT Rashard Lawrence (#90), LSU Tigers – Crédit photo : Paul Spinelli

Avantage : LSU. Plus de physique et d’expérience pour tenter de contrecarrer la ligne adverse.

Linebackers

LSU : Habituelle force du programme, à l’image des joueurs NFL Deion Jones et Devin White, l’escouade de linebackers est solide, faute de mieux. Dotée d’incroyables athlètes, les Tigers ont collecté 182 plaquages avec leur duo central MLB Jacob Phillips et WLB Patrick Green, mais la tendance à ne pas s’appliquer aux plaquages peut coûter cher. Sur les extérieurs, le besogneux OLB Damone Clark a suppléé OLB Michael Divinity Jr., un temps écarté du groupe pour des raisons personnelles. Cet ancien capitaine défensif devrait d’ailleurs enfin retrouver les siens lors de cette finale nationale. La star de ce groupe, voire de cette défense, est bien sûr le sophomore OLB K’Lavon Chaisson (58 plaquages, dont 13 et demi pour perte), phénomène physique capable d’être aussi redoutable sur le rush que sur la couverture et la poursuite. Comme pour Chase Young à Ohio State, il sera la boussole de cette défense.

Clemson : Si le premier rideau manque de certitude, en termes d’expérience, ce n’est pas vraiment le cas plein centre. Car le junior LB/S Isaiah Simmons n’a cessé de se développer depuis son arrivée en defensive back, au point de devenir le meilleur plaqueur et le meilleur sackeur de son équipe en 2019 (97 plaquages, 7 sacks), de même qu’un potentiel futur top 10 de la draft. Capable de jouer partout pour perturber la décision du quarterback, il a le profil d’un free safety dans le corps d’un middle linebacker. Il est notamment l’auteur d’une interception lors du Fiesta Bowl, contre Ohio State. A ses côtés, le senior WLB Chad Smith et le junior MLB James Skalski sont des joueurs de devoir qui pourront compter sur l’explosivité d’un autre futur grand sur la position, le sophomore WLB Baylon Spector.

OLB Isaiah Simmons, Clemson – Crédit photo : John Byrum/Icon Sportswire via Getty Images

Avantage : Clemson. Moins talentueux sur le papier, ce groupe est paré au combat, avec peu de plaquages cassés cette saison. Avec le joueur du back-seven le plus polyvalent du pays, les Tigers ont en plus un profil hybride capable de menacer le Heisman Trophy 2019.

Defensive backs

LSU : « DBU », vous connaissez ? Si cette appellation a été quelque peu galvaudée en début de saison, à Texas, le backfield défensif s’est parfaitement repris sur le reste de l’exercice. Avec 15 passes défendues et 6 interceptions, le true freshman CB Derek Stingley Jr. semble déjà le taulier de son escouade et a su faire oublier les errements du super prospect FS Grant Delpit contre la course et le côté gambler de CB Kristian Fulton et NB Kary Vincent Jr. Loin d’être le plus flashy, SS JaCoby Stevens est en revanche appliqué, à l’image de ses 85 plaquages, 5 sacks, 6 passes défendues et 3 interceptions depuis le début de la saison.

Clemson : Si on voulait résumer grossièrement, on dirait « fourni au milieu, inquiétant sur les extérieurs ». Car sur le poste de safety, les Tigers ont pas mal de références. Les seniors FS Tanner Muse et SS K’Von Wallace (112 plaquages cumulés) ont « grandi » ensemble sur le campus et composent un duo de solides cogneurs. Pour les assister, le junior FS Nolan Turner plus doué dans les airs et apte à réaliser de nombreux jeux décisifs à l’image de son interception de la victoire, en demi-finales. Parlant d’interception importantissime, le junior CB A.J. Terrell en connait un rayon dans ce domaine, lui qui avait lancé les Tigers vers le titre national l’année dernière avec un Pick-6. Mais comme souvent avec les cornerbacks des Tigers, l’excès d’enthousiasme peut être à double tranchant, avec des instincts trompeurs et des gains en conséquence. Les sophomores CB Derion Kendrick et CB Mario Goodrich doivent aussi gagner en assurance dans ce domaine.

CB Derek Stingley Jr, LSU Tigers – Crédit photo : LSU Sportsnet

Avantage : LSU. Avec certaines stars à 80%, le backfield des Tigers a souvent impressionné. Si elles se montrent vraiment sous un grand jour, l’addition peut être salée.

Équipes spéciales

LSU : Malgré un énième changement de kicker, les Tigers se sont montrés assez corrects dans l’exercice cette saison, avec un ratio de 21 sur 26 sur field goal pour le freshman K Cade York. On notera tout de même 4 extra-points laissés en cours de route par le botteur de Louisiane. Sur phases de punt, P Zach von Rosenburg est seul maître à bord et s’est montré à l’aise avec une moyenne de 42 yards par coup de pied. Enfin, sur retour, KR Clyde Edwards-Helaire s’est contenté de 18 yards par action, pour 9 yards du côté de PR Derek Stingley sur les phases de punt. Deux touchdowns ont tout de même été inscrits par LSU dans ce domaine cette année, par l’intermédiaire du linebacker PR Micah Baskerville et du receveur PR Trey Palmer.

Clemson : Le junior P Will Spiers est globalement dans les mêmes eaux que son homologue d’LSU (42,5 yards), mais sur le poste de kicker, les inquiétudes demeurent … Le sophomore K B.T. Potter a été impeccable sur les conversions, mais a affiché un trop gros déchet pour les field goals, avec un petit 12/20 et un coup de pied encore vendangé contre Ohio State. Sur retour, malgré la rotation entre KR Travis EtienneKR Joe NgataPR Derion Kendrick et PR Amari Rodgers, aucun touchdown n’a été inscrit par l’escouade de Dabo Swinney, mais une moyenne de 25 yards a été décrochée sur les phases de kickoff.

Avantage : LSU. Un brin plus clutch dans le jeu au pied.

Récapitulatif

ClemsonLSU
QuarterbacksX
Running backsXX
Receveurs/Tight-EndsX
Ligne offensiveX
Ligne défensiveX
LinebackersX
Defensive backsX
Équipes spécialesX
 
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