Suivez-nous

National Championship

[CFP National Championship 2018] Le face-à-face à chaque poste

A quelques heures du choc entre #3 Georgia et #4 Alabama à l’occasion du CFP National Championship Game 2018, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

Publié

le

Comme on se retrouve ! Deux ans après avoir quitté Alabama, pour devenir head coach de Georgia, Kirby Smart s’apprête à retrouver son mentor Nick Saban pour la finale nationale de première division universitaire.

Les deux techniciens ont des mentalités similaires, et cela s’en ressent au vu de leurs effectif. Quels sont les postes clés qui peuvent profiter à l’un ou à l’autre le 8 janvier prochain ? Elément de réponse.

Embed from Getty Images

QUARTERBACKS

Georgia : La blessure de QB Jacob Eason avait guère rassuré en début de saison du côté d’Athens. Mais l’intégration du true freshman QB Jake Fromm en a bluffé plus d’un. A défaut d’être un super playmaker, le numéro 11 s’est mué en parfait gestionnaire, faisant preuve d’une maturité à toute épreuve et de très peu de déchet. 2383 yards, 23 touchdowns pour 5 interceptions : c’est le bilan du nouvel homme fort des Géorgiens au poste de quarterback. De quoi entrevoir l’avenir avec sérénité pour Kirby Smith et son coordinateur offensif Jim Chaney.

Alabama : Mis sous pression par l’arrivée du prometteur backup QB Tua TagovailoaQB Jalen Hurts a joué avec ses armes pour garder Alabama au sommet de la hiérarchie. Sans être tonitruant sur le jeu aérien, le sophomore a limité les erreurs (une seule interception) pour un bilan somme toute correct (2125 yards, 17 touchdowns) et une capacité à lire les blocs au sol pour faire la différence. Avec 808 yards et 8 touchdowns à la course, Hurts sera clairement un quarterback à surveiller dans de nombreux secteurs pour espérer mettre à mal l’attaque du Crimson Tide.

Avantage : Alabama. La différence est infime. Mais l’expérience et le coté double-menace sont clairement des atouts à mettre dans l’escarcelle du Tide.

Embed from Getty Images

RUNNING BACKS

Georgia : Le duo de coureurs le plus productif de l’histoire. Ni plus. Ni moins. En retournant à Georgia pour leur saison senior, RB Nick Chubb et RB Sony Michelavaient fait un gros pari dans l’optique de leur carrière NFL. Non content d’être restés en forme cette saison, les deux hommes ont affolé les compteurs et les défenses adverses avec 8 259 yards cette saison. Mieux que les 8 192 yards du duo de SMU Eric Dickerson et Craig James au début des années 80. L’efficacité du binôme est sans doute liée à sa complémentarité, le marteau Chubb laissant place au feu-follet Michel. A ces menaces s’ajoute RB D’Andre Swift, freshman avaleur d’espace qui s’est révélé être une option précieuse sur certaines rencontres.

Alabama : Le poste de coureur a souvent été un facteur de poids depuis l’arrivée de Nick Saban à Tuscaloosa. 2017 ne fait pas vraiment exception à la règle. Le junior RB Damien Harris est un travailleur infatigable du backfield offensif et sa capacité à casser les plaquages lui a permis d’être le running le plus prolifique de ‘Bama cette saison (983 yards, 11 TD). Derrière lui, le massif RB Bo Scarbrough était promis à un bel avenir, mais ses errements techniques en ont fait une option de luxe plus qu’une seconde lame. Avec 8 touchdowns, il reste tout de même une menace non négligeable en position Goal Line. RB Najee Harris et RB Joshua Jacobs seraient titulaires dans n’importe quel autre programme, mais ils devraient briller très bientôt comme starters du Crimson Tide.

Avantage : Georgia. Une meilleure saison statistique et une complémentarité indéniables. La vraie force des Bulldogs est clairement là.

Embed from Getty Images

RECEVEURS – TIGHT ENDS

Georgia : Sans vrai receveur numéro 1 au début de la saison, Georgia s’est peu à peu découvert un duo efficace et inspiré. Car à défaut d’être les cibles les plus glamours de première division universitaire, WR Javon Wims et WR Terry Godwin peuvent se transformer en scoreurs décisifs dans l’en-but, avec souvent des réceptions spectaculaires. De quoi laisser en retrait un WR Riley Ridley capable d’exceller sur le jeu profond. Ancien cornerback, WR Mecole Hardman fait désormais jouer son explosivité pour le compte de l’attaque. Les tight ends jouent un rôle clé dans le système de Kirby Smart, aussi redoutable sur le bloc à la course (TE Jeb Blazevich) qu’à la réception sur troisième tentative (TE Isaac Nauta).

Alabama : Une force discrète. C’est presque ainsi que l’on pourrait décrire WR Calvin Ridley, principal moteur d’un triste jeu aérien du Crimson Tide, avec 935 yards. Seul bémol : ses 4 petits touchdowns inscrits en 2017. Le numéro 3 n’en demeure pas moins un joueur capable de briller dans n’importe quelle situation avec des mains fiables et une aisance sur les tracés. L’escouade de Brian Daboll compose avec un certain nombre de cibles aptes à se mettre en évidence s’ils sont mis dans les meilleures conditions. WR Cam SimsWR Jerry JeudyWR Henry Ruggs ou encore WR Robert Foster … des noms qu’il ne faudra pas perdre de vue sur le jeu profond. Comme pour Georgia, les tight ends viendront à coup sûr renforcer la guerre des tranchées, avec les bons bloqueurs TE Irv Smith et TE Hale Hentges.

Avantage : Alabama. Avec un quarterback plus productif, les cibles se seraient sans doute gavés. Mais ‘Bama a son receveur numéro 1 et des options qui restent multiples dans les airs.

Embed from Getty Images

LIGNE OFFENSIVE

Georgia : La bonne prestation du duo de coureurs tient en grande partie aux nombreuses brèches laissées par la O-Line géorgienne. Car les Bulldogs possèdent sûrement l’un des meilleurs run blocks de première division universitaire. Symbole de ce mélange de puissance et de vitesse : le tackle côté aveugle LT Isaiah Wynn, attendu comme un excellent guard à l’échelon supérieur. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la course victorieuse de Sony Michel est venu de son côté lors du Rose Bowl. La relève est assurée, avec l’intégration réussie de deux freshmen, RG Ben Cleveland et RT Andrew Thomas sur l’aile droite de la ligne.

Alabama : On a connu des lignes offensives plus dominantes du côté de Tuscaloosa. Alabama n’en demeure pas un programme à prendre au sérieux dans ce secteur, comme en atteste sa prestation correcte contre Clemson lors du Sugar Bowl. Aux côtés des solides LT Jonah Williams et RT Matt Womack, sur les extérieurs, C Bradley Bozeman a parfaitement pris la suite de Ryan Kelly au poste de centre. Le bât blesse un peu plus sur la position de guard, encore plus au lendemain de la blessure au genou de RG Lester Cotton. Une mauvaise nouvelle au vu de l’irrégularité de RG J.C. Hassenauer et LG Ross Pierschbacher.

Avantage : Georgia. L’escouade d’Athens a paru plus habile sur le run block, et a même été très fringant sur le pass pro (18 sacks concédés contre 24 pour Alabama).

Embed from Getty Images

LIGNE DEFENSIVE

Georgia :  Si les noms les plus ronflants se situent au sein du deuxième rideau, le front-3 des Bulldogs est d’une densité absolument monstrueuse. Pour preuve, les anciennes recrues vedettes, DE Jonathan Ledbetter et DE Trenton Thompson (35 plaquages chacun) ne sont pas des titulaires perpétuels. L’émergence d’espoirs comme DE Tyler Clark (36 plaquages) ou DE David Marshall (23 plaquages) offre à Kirby Smart une capacité de turnover à faire trembler les O-Lines adverses. Au centre, le nose NT John Atkins (36 plaquages) ne manque pas de faire du grabuge pour tenter de percer la poche.

Alabama : Si Jonathan Allen est parti lors de la dernière intersaison, le Crimson Tide n’a pas eu de mal à retomber sur ses pieds. Le sophomore DE Raekwon Davis (64 plaquages, 9,5 sacks), de retour de blessure, a été tout bonnement injouable sur de nombreuses rencontres clés, comme lors du Sugar Bowl contre Clemson. Son association avec le nose tackle NT Da’Ron Payne (47 plaquages, 3 passes défendues, une interception), sans doute le meilleur de son poste en première division universitaire, est d’une efficacité aussi athlétique que féroce. A leurs côtés, la rotation entre DE Isaiah BuggsDE Da’Shawn HandDE Quinnen Williams et NG Josh Frazier (104 plaquages cumulés) offre bon nombre de possibilités au coordinateur défensif Jeremy Pruitt.

Avantage : Alabama. Le quantitatif contre le qualitatif. Avec deux futurs monstres NFL sur son premier rideau, le Crimson Tide a clairement l’ascendant.

Embed from Getty Images

LINEBACKERS

Georgia : Habitué à sortir des talents à cette position (Leonard Floyd, Alec Ogletree, etc…), Georgia ne fait pas exception à la règle cette année. ILB Roquan Smith (124 plaquages, 5,5 sacks, 2 passes défendues) est sans nul doute l’inside linebacker le plus intimidant de I-A, excellant au plaquage, sur la poursuite ou à la couverture. Son entente avec ILB Natrez Patrick (35 plaquages) s’annonçait prometteuse, mais les problèmes personnels de ce dernier ont ouvert la poste au solide senior ILB Reggie Carter (31 plaquages). Son homonyme, OLB Lorenzo Carter (58 plaquages, 5,5 sacks, 3 fumbles forcés, 3 fumbles recouverts), est devenu un véritable couteau-suisse dans le système de Mel Tucker, étant capable de sacker et de provoquer les pertes de balle. Ses bras immenses lui ont notamment permis de bloquer le field goal d’Austin Seibert lors du dernier Rose Bowl. Ancien pass rusher en chef, Carter cède désormais ce rôle au junior OLB D’Andre Walker (13,5 plaquages pour perte, 6,5 sacks), lequel a supplanté OLB Davin Bellamy (3,5 sacks) dans la hiérarchie du poste.

Alabama : Les énormes classes de recrutement successives d’Alabama se sont révélées précieuses en 2017. Car au poste de linebacker, Nick Saban n’a pas vraiment été épargné par les blessures. Shaun Dion Hamilton, Dylan Moses et depuis peu Anfernee Jennings … Ce sont trois titulaires, anciennes recrues 4 ou 5 étoiles, qui ont rendu les armes plus tôt que prévu. Mais leurs suppléants n’ont pas vraiment le profil de seconds couteaux. Aux côtés de l’explosif et polyvalent WLB Rashaan Evans (66 plaquages, 11,5 pour perte, 6 sacks), d’autres recrues stars ont eux-mêmes oublié les pépins physiques pour faire étalage de tout leur talent.MLB Mack Wilson (28 plaquages, 2 passes défendues, 4 interceptions), auteur d’un Pick-6 contre Clemson, SLB Terrell LewisJACK/OLB Christian Miller ou encore l’ancien walk-on SLB Jamey Mosley … Tant de menaces pour compléter le front 6 ou 7 de ‘Bama.

Avantage : Georgia. Les blessures pèsent lourd dans la balance pour Bama, malgré la qualité des remplaçants.

Embed from Getty Images

DEFENSIVE BACKS

Georgia : A défaut d’avoir de gros noms en son sein, le backfield défensif géorgien s’appuie sur une escouade expérimentée et habituée à jouer ensemble. Trois des cinq starters sont seniors, dont le strong safety S Dominick Sanders (5 passes défendues, 4 interceptions), amené à faire des dégâts chez les professionnels. Les deux autres titulaires, le safety sophomore S J.R. Reed et le cornerback junior CB Deandre Baker, sont les meilleurs du groupe sur la couverture (14 passes défendues et 4 interceptions à eux deux).

Alabama : Avec quatre des cinq titulaires de 2016 de retour, Alabama a pu s’appuyer sur un groupe homogène pour remettre la main sur le titre cette saison. Certes, le cornerback Marlon Humphrey a mis les voiles vers la NFL, mais son remplaçant CB Levi Wallace (3 interceptions) a été la belle surprise du pays, avec 14 passes défendues à son actif. Si les extérieurs ont de quoi gêner les receveurs adverses, à l’image de CB Anthony Averett et NB Tony Brown (9 passes défendues à eux deux), le programme de Tuscaloosa possède sûrement le duo de safeties le plus dissuasive de FBS : le cogneur S Ronnie Harrison (70 plaquages, 3 interceptions) et le soldat S Minkah Fitzpatrick (55 plaquages, 7 passes défendues), appelé à jouer sur toutes les positions du secondary et parfait sur le plaquage et la couverture.

Avantage : Alabama. Un peu plus de playmakers, à l’image d’un Fitzpatrick absolument imprévisible.

Embed from Getty Images

EQUIPES SPECIALES

Georgia : Sans faire trop de bruit, K Rodrigo Blankenship a parfaitement rempli son rôle au pied, avec un total de 17/20 sur field goal en 2017. Une précision qui a d’ailleurs été confirmé en demi-finales, à l’occasion du Rose Bowl. Avec une moyenne de 45 yards par punt, son homologue P Cameron Nizialek ne fait pas non plus tâche sur équipe spéciale. Le gros facteur X des Bulldogs est sans doute son returner KR/PR Mecole Hardman, cornerback devenu receveur et capable d’une accélération fulgurante une fois les brèches identifiées.

Alabama : Du bon et du moins bon. Si P JK Scott fait partie des meilleurs punters de première division universitaire, le kicker K Andy Pappanastos est dans la plus pure lignée des botteurs de Nick Saban : inconstant. Son ratio de 16 sur 21 n’est pas catastrophique mais le numéro 92 n’a pas vraiment une allure et un coup de pied qui rassure danjs les moments chauds. Sur les retours, ‘Bama cherche encore son salut, oscillant entre PR Trevon DiggsKR Xavian Marks et KR/PR Henry Ruggs pour sévir.

Avantage : Georgia. Un groupe qui apparait complet face aux quelques grosses zones d’ombre du Tide.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

Publicité
Ajouter un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

National Championship

Clemson, champion national !

Menés par une performance sensationnelle du quarterback true freshman Trevor Lawrence, les Tigers de #2 Clemson terrassent le Crimson Tide de #1 Alabama, 44-16, et deviennent champions nationaux 2018 !

Publié

le

Crédit photo : Matthew Emmons-USA TODAY Sports

Grâce à un match exceptionnel de son quarterback true freshman QB Trevor Lawrence (20/32, 347 yards, 3 TD) et d’une défense phénoménale, les Tigers de #2 Clemson remportent leur 3ème titre national et le premier depuis 1981. Les Tigers rejoignent le Crimson Tide avec un 2ème titre national de l’ère College Football Playoff après celui de 2016.

Grâce à ce succès #2 Clemson devient le premier programme de l’ère moderne à conclure une saison avec un bilan parfait de 15-0 (Penn avait réussit cet exploit en…1897). Ainsi, les seniors de #2 Clemson (et ceux d’Alabama) ont gagné 55 matchs au cours de leur carrière, un record au niveau de l’élite du College Football. Ces seniors ont d’ailleurs terminé les quatre dernières saisons dans le Top 5. Ce n’était arrivé qu’une seule fois auparavant, lors de l’année du titre national en 1981.

Dominé dans tous les secteurs de jeu, le Crimson Tide de #1 Alabama n’a jamais semblé rentrer dans ce National Championship accordant 482 yards offensifs aux Tigers. Défensivement, les champions nationaux en titre ont commis trop d’erreurs avec des couvertures défensives hasardeuses et une incapacité de stopper les Tigers dans la red zone. De plus, les équipes spéciales ont encore joué des mauvais tours à une équipe de #1 Alabama bousculée par le puissance athlétique de son adversaire.

Les 31 points accordés à #2 Clemson en première mi-temps sont un record (égalé) pour une équipe le programme d’Alabama depuis qu’il est dirigé par coach Nick Saban. Ce dernier espérait remporter un 6ème titre de champion national en 10 ans. En vain. Jamais le Crimson Tide de l’ère Nick Saban ne s’était incliné par un écart de plus de 14 points. Les Tigers l’ont emporté dans cette finale avec 28 points d’écart. Monumental.

Crédit photo : Jeff Chiu, AP

Car l’équipe de coach Dabo Swinney a bien offert un récital (6 TD dont un Pick Six). Le plus effrayant pour les prochaines saisons : ce sont deux true freshman qui ont fait basculer cette finale nationale : QB Trevor Lawrence et WR Justyn Ross (6 réceptions, 153 yards, 1 TD). Avec deux réceptions spectaculaires dont une à une main qui rentre dans la légende des finales, le jeune receveur des Tigers a également scellé le sort de ce match sur une réception de 74 yards dans le 3ème quart-temps qui porta le score à 37-16 enterrant les derniers espoirs du Crimson Tide.

Du côté de #1 Alabama, QB Tua Tagovailoa (22/34, 295 yards, 2 TD, 2 INT) n’a su donner le rythme habituel à son équipe. Pire, son Pick Six d’entrée de jeu a donné un élan aux Tigers, qui ont su construire leur confiance autour de ce big play défensif.

Le film du match

Après un 3-and-out des Tigers, premier coup de théâtre : QB Tua Tagovailoa se fit intercepter par CB AJ Terrell sur le 3ème jeu du match. Résultat : un Pick Six de 42 yards, qui mit le feu au Levi’s Stadium ! Quel entame de match pour l’équipe de Dabo Swinney. Les Tigers ne pouvaient rêver de meilleurs débuts.

Pourtant, le quarterback sophomore du Crimson Tide ne tarda pas à répliquer et sans paniquer, il retrouva immédiatement sa confiance avec une bombe à destination de WR Jerry Jeudy (5 réceptions, 139 yards, 1 TD) dans le dos de S Tanner Muse. Boom ! TD de 62 yards des champions nationaux qui n’ont pas eu le temps de gamberger.

Mais il était dit que ce début de match serait un festival offensif ! Après 3 passes incomplètes pour commencer cette finale, le true freshman QB Trevor Lawrence se connecta d’abord avec WR Trevion Thompson (2 réceptions, 27 yards) sur 8 yards avant de tenter la passe longue sur WR Tee Higgins (3 réceptions, 81 yards, 1 TD) dans le dos de DB Savion Smith. Rebelotte ! Passe de 62 yards. Et dès le snap suivant, RB Travis Etienne (92 yards au sol, 2 TD et 1 réception, 5 yards, 1 TD) s’échappe sur le côté gauche de la ligne de scrimmage pour un TD de 17 yards. C’est alors la folie du côté des fans des Tigers. 14-7 après 4 minutes et 30 secondes.

Crédit photo : Micah Green, The Sumter Item

Et le rythme complètement fou de ce début de National Championship s’emballa encore un peu plus. Un drive de 75 yards en 10 jeux parfaitement dirigé par QB Tua Tagovailoa et conlut par l’inattendu TE Hale Hentges pour un TD aérien de 9 yards. On n’a pas encore passé les 9 minutes de jeu que les deux équipes ont déjà inscrit 2 TD chacune. Mais voilà, les vieux démons du Crimson Tide sont revenus le hanter… lorsque K Joseph Bulovas (1/1 FG, 1/2 XP) manqua la conversion. Cette erreur allait-elle couter cher en fin de rencontre ? 14-13 pour #2 Clemson.

Le Crimson Tide reprit la possession du ballon en fin de premier quart-temps et la troupe de coach Nick Saban entra dans la redzone sans tarder. Tout laissait penser qu’on allait encore assister à un TD… DT Austin Bryant se chargea de stopper l’attaque au sol de #1 Alabama qui dût se contenter d’un FG de 25 yards de K Joseph Bulovas. 16-14 pour #1 Alabama.

Vous pensez que le tempo allait baisser ? Absolument pas ! QB Trevor Lawrence appuya encore là où ça faisait mal du côté de #1 Alabama : DB Savion Smith. Le defensive back du Crimson Tide commit une interférence défensive sur WR Tee Higgins et RB Travis Etienne conclut ce 3ème drive des Tigers par son second TD de la soirée. Une course à travers la défense passoire de #1 Alabama. #2 Clemson repassait devant 21-16.

Plus agressif et quasi-parfait dans l’exécution offensive et défensive, #2 Clemson provoqua alors le 2ème turnover du match : une interception de la star défensive de ce match, CB Trayvon Mullen, sur une très mauvaise lecture de QB Tua Tagovailoa. Le defensive back des Tigers remonta le ballon sur 46 yards jusqu’à la ligne de 47 yards du Crimson Tide.

QB Trevor Lawrence trouva alors WR Hunter Renfrow à deux reprises, puis WR Amari Rodgers (2 réceptions, 30 yards) pour un gain de 26 yards. Les Tigers étaient encore aux portes de l’end-zone de #1 Alabama et qui d’autre que RB Travis Etienne pour terminer le travail ? Le running back des Tigers capta une passe à la cuillère pour son 3ème TD de cette finale ! #2 Clemson venait de faire le premier break. 28-16 à 4:38 de la fin de ce second quart-temps.

Crédit photo : Marc Revilas, USA Today Sports

Le score sera finalement de 31-16 à la mi-temps en faveur de #2 Clemson grâce à un FG de K Greg Huegel. La défense du Crimson Tide était alors incapable de stopper un QB Trevor Lawrence parfaitement protégé par une ligne offensive étonnement imperméable (aucun sack concédé). Le second rideau du Crimson Tide était également gêné par l’explosivité d’un RB Travis Etienne de gala. Nick Saban fût tellement désespéré par sa défense (et de ses équipes spéciales), qu’il tenta deux 4ème downs. Malgré un net avantage concernant la possession du ballon (19:26), les champions nationaux semblaient vacillants après ces 30 premières minutes.

#1 Alabama se devait de marquer des points rapidement au retour des vestaires et le Crimson Tide ressorti alors le bon vieux smashmouth football. Les Tigers résistèrent forçant K Joseph Bulovas à entrer sur le terrain. Tout le monde sentait le fake FG… et #2 Clemson aussi ! DL Nyles Pinckney stoppa le holder QB Mac Jones pour le 3ème turnover de #1 Alabama !

QB Trevor Lawrence fit alors payer cash cette erreur de Nick Saban. Une passe magique du quarterback des Tigers pour un WR Justyn Ross qui profita de la glissade (et de la blessure de CB Savion Smith) pour inscrire le 5ème TD des Tigers sur un catch-and-run de 74 yards. K Greg Huegel envoya la conversion sur le poteau mais les Tigers creusaient un écart définitif. 37-16 pour #2 Clemson en milieu de 3ème quart-temps.

Et les choses n’allaient pas s’arranger pour #1 Alabama. QB Trevor Lawrence et WR Justyn Ross offrirent alors un show sensationnel, le receveur du Crimson Tide réussissant deux réceptions acrobatiques le long de la sideline. Son coéquipier WR Tee Higgins inscrira quelques instants plus tard le 6ème TD des Tigers sur une réception de 5 yards. 44-16 pour une équipe de #2 Clemson, qui filait vers le titre national.

Résumé en vidéo

Lire la suite

National Championship

Alabama vs Clemson, Acte IV : l’ultime preview

Pour tout savoir sur le National Championship Game 2019.

Publié

le

The Blue Pennant vous propose une couverture exceptionnelle du CFP National Championship Game 2019 qui verra s’affronter le Crimson Tide de #1 Alabama et les Tigers de #2 Clemson, lundi 7 janvier prochain.

#1 Alabama (14-0) vs #2 Clemson (14-0)

CFP NATIONAL CHAMPIONSHIP
Santa Clara, Californie
Levi’s Stadium
Lundi 7 janvier 2019
20h00 (heure Est, 02h00 en France)

Jusqu’au coup d’envoi, toute la rédaction se met sur le pont pour vous présenter une série d’articles quotidiens concernant ce duel entre les deux meilleurs programmes de College Football depuis quatre ans :

Présentation du match dans l’épisode 80 du Podcast.
La saison des Clemson Tigers.
La saison du Crimson Tide d’Alabama.
La méthode Saban.
Le face-à-face à chaque poste.
Les clés du match.
Les media days.

Et n’oubliez pas : à partir du jeudi 3 janvier 2019, notre rédacteur en chef et reporter, Morgan Lagrée, sera sur place pour couvrir l’événement ! Vous pourrez suivre de l’intérieur et en temps réel, les différents événements médiatiques via notre compte Twitter @thebluepennant et notre page Facebook pour des LIVE exclusifs.

Vous aurez un accès exclusif aux coulisses de cet événement planétaire avec des videos Live et un montage quotidien !

Le samedi 5 janvier, vous pourrez suivre les Media Days en direct du SAP Arena de San José (à partir de 11h30, 17h30 en France).

Le lendemain, dimanche 6 janvier, ce sera l’heure des conférences de presse des deux coachs finalistes, en direct du de l’Executive Ballroom du San Jose McEnery Convention Center (à partir de 12h, 18h00 en France).

Enfin, le lundi 7 janvier, Morgan Lagrée sera accrédité en tribune de presse au Levi’s Stadium de Santa Clara pour vous proposer un récit au plus près de l’action !

Lire la suite

National Championship

[CFP National Championship 2019] Les clés du match

Publié

le

Sur bien des points, l’Alabama Crimson Tide et les Clemson Tigers, qui s’affronteront en finale du College Football Playoff 2018 pour la troisième fois en quatre ans, sont très similaires.

Elles sont toutes les deux entrainées par des head coaches brillants, dirigées en attaque par des jeunes quarterbacks qui sont meilleurs passeurs que la majorité des QB NFL, soutenues par des jeux au sol efficaces et défendues par des lignes défensives dévastatrices. Elles possèdent également des équipes spéciales qui sont parmi les pires du pays. Personne n’est parfait mais ces deux équipes-là s’en approchent dangereusement, il n’y a qu’à constater le fossé qui les sépare du reste de la FBS.

En plus des deux finales précédemment jouées (1 victoire partout), Alabama et Clemson se sont également affrontées l’an dernier en demi-finale. C’est donc le quatrième acte qui nous sera proposé le 7 janvier au Levi’s Stadium de Santa Clara, antre des San Francisco 49ers. Et il y a fort à parier que le spectacle sera à nouveau au rendez-vous. La fatigue d’une majorité du public à l’égard de ces deux équipes et de cette confrontation devenue annuelle au plus haut niveau du College Football ne devrait pourtant pas être : le College Football a travaillé depuis des années à couronner la meilleure équipe universitaire, d’abord avec le système BCS, puis en introduisant un facteur humain plus prépondérant avec ce playoff et son comité de sélection, et Alabama et Clemson sont clairement les deux meilleures équipes de cette saison de College Football et des saisons passées. Et, n’en déplaisent à certains, elles se retrouveront probablement en finale l’an prochain compte tenu de la jeunesse de leurs effectifs respectifs.

En route donc pour Alabama-Clemson Round 4 ! La belle après la victoire d’Alabama en janvier 2016 (CFP 2015) et celle de Clemson en janvier 2017. Fait intéressant, le plus mal classé des deux a toujours remporté le match : #2 Alabama 45-40 #1 Clemson (2016), #2 Clemson 35-31 #1 Alabama (2017), #4 Alabama 24-6 #1 Clemson (2018). La tendance se poursuivra-t-elle ? Rien n’est moins sûr si l’on se penche attentivement sur les clés du match.

Quelques chiffres pour commencer

Statistiques Alabama Clemson
Adversaires Tide Tigers Adversaires
Points par match 16.2 47.5 44.0 13.4
Jeu au sol
yards/match
109.2 202.9 256.8 90.8
Jeu au sol
yards/course
3.4 5.3 6.9 2.4
Jeu aérien
yards/match
202.1 322.2 273.5 192.5
Jeu aérien
yards/passe
5.9 11.3 8.1 6.3
Conversion 3ème tentative 31.4% 53.7% 44.6% 27.8%
Conversion 4ème tentative 44.4% 50.0% 60.0% 33.3%
Taux de réussite (TD+FG
dans la zone rouge
71.4% 81.4% 86.7% 76.7%
Différence ballons gagnés/perdus
par match
0.8 0.2
Pénalités
Yard/match
54.9 51.4 53.6 47.1
Sack/match 1.1 3.4 3.8 1.2
Efficacité des équipes spéciales
Rang national (sur 130)
77ème 125ème
Field Goal
Pourcentage de réussite
72.2 60.0
Punt
Yard/match
34.0 36.6

Alabama possède la meilleure attaque du pays et Clemson la meilleure défense. Mais le Tide est deuxième en défense et les Tigers sont quatrième en attaque, ce qui ne constitue pas des écarts significatifs.

En apparence, Alabama semble dominer dans le jeu aérien et Clemson dans le jeu au sol. Les 2.4 yards par course accordés par les Tigers à leurs adversaires sont la troisième meilleure performance défensive contre la course de ces dix dernières années derrière Alabama en 2016 (2.0 ypc) et Texas en 2009 (2.2 ypc). Le Crimson Tide n’a pas grand-chose à envier à Clemson dans ce secteur mais peut, en revanche, faire valoir son différentiel attaque-défense bien supérieur à la passe (11.3 – 5.9 = 6.4 contre 8.1 – 6.3 = 1.8).

Le taux de conversion en troisième tentative de Clemson n’est pas brillant, encore faut-il pouvoir forcer les Tigers à jouer des troisièmes tentatives. Clemson manque surtout d’efficacité sur les situations de gains courts.

Autre enseignement de ce tableau de statistiques, Clemson est une machine à sack (numéro 1 dans le pays) mais Alabama n’est pas loin derrière.

Les deux équipes ont des faiblesses notoires du coté de leurs équipes spéciales. Dans un match serré où elles devront punter plus qu’à leur habitude, la bataille de position sur le terrain sera cruciale et les coups de pieds pourraient s’avérer déterminants.

L’approche physique et mentale

Une des composantes importantes de ce match sera la fraicheur physique et mentale des deux équipes. Ce quinzième match mettra un terme à une longue saison, la plus longue jouée par tous les joueurs de première année, on pense notamment à Trevor Lawrence (239/366, 2933 yards, 27 TD, 4 INT / 54 courses, 157 yards, 1 TD). La gestion des petits bobos est également essentielle, comme la cheville de Tua Tagovailoa (223/331, 3671 yards, 41 TD, 4 INT / 53 courses, 199 yards, 5 TD).

Facteur supplémentaire qu’il faudra bien gérer : les trois heures de décalage horaire entre la Californie et la côte Est qui peut dérégler les organismes et perturber le sommeil. Les deux équipes n’ont que peu l’habitude de voyager pour jouer sur la côte Ouest.

Le meilleur QB gagnera-t-il le match ?

Il faudrait déjà déterminer lequel de Tua Tagovailoa ou de Trevor Lawrence est le meilleur quarterback. Et l’on se gardera bien de répondre directement à cette question.

Le QB d’Alabama est plus expérimenté à ce niveau de la compétition, ayant déjà (brillamment) joué (et gagné) une finale l’an passé. Trevor Lawrence est le petit nouveau à ce stade mais il n’a toujours pas montré de signe de faiblesse sous les spotlights.

Embed from Getty Images

Sans l’avouer publiquement, Dabo Swinney a préparé Trevor Lawrence pour ce match. Pas pour gagner contre South Carolina ou Notre Dame mais pour battre Alabama. Conscient que le jeu de passe est sans doute ce qui a couté le titre 2017 aux Tigers, le HC de Clemson a ajouté à son armada offensive l’arme ultime destinée à faire tomber le roi Alabama. Le jeune QB de Clemson est un joueur générationnel, déjà comparé à Andrew Luck ou Peyton Manning, talentueux, mature, doté d’un bras solide, calme dans la poche, capable de lire une défense et d’identifier les blitz. Son seul défaut est peut-être sa baisse de productivité lorsqu’il n’est mis sous pression que par les quatre hommes de ligne défensive, ce qui laisse plus de défenseurs pour couvrir les receveurs. Dans ces situations, son pourcentage de complétion est l’un des plus mauvais de FBS et Alabama est la meilleure équipe pour mettre de la pression défensive sans blitzer. L’une des clés de ce match sera donc la capacité d’Alabama à déguiser son schéma défensif, montrer un blitz pré-snap pour décrocher en couverture de passe en envoyant un rush traditionnel à quatre joueurs. En revanche, si le Tide laisse trop de temps à Trevor Lawrence pour lancer, la soirée pourrait être longue pour son secondaire.

De l’autre côté, il y a Tua Tagovailoa, l’homme le plus populaire de l’état d’Alabama hormis dans cette petite enclave nommée Auburn. Le QB de Bama est un phénomène athlétique, précis dans ses passes, notamment lorsqu’il est en mouvement, doté d’une mécanique impeccable et qui est maitre dans l’art de ne donner aucun indice sur le jeu à venir lorsque Bama sort son arsenal de « run-pass option ». Grâce à ses jambes il peut étendre la durée d’un jeu jusqu’à trouver un receveur ouvert ou glaner lui-même les yards à la course, même si ce n’est pas la composante principale de son jeu.

Les deux quarterbacks sont essentiellement des purs passeurs mais ne se dérobent pas quand il s’agit de courir. C’est comme ça que Trevor Lawrence s’est blessé contre Syracuse. Clemson préfèrerait donc sans doute ne pas avoir à mettre son QB dans cette situation mais il faudra aussi compter sur ses jambes dans ce match car il n’hésitera pas à les utiliser si besoin est.

Avec quatre interceptions chacun au cours de la saison, les deux quarterbacks sont plutôt prudents avec le ballon. Les deux équipes ne perdant pas beaucoup de ballons, il est peu probable que l’on voit beaucoup d’interceptions dans cette finale. Ce qui peut vouloir dire que la première équipe à perdre le ballon pourrait le payer cher au final.

Au final, la clé réside essentiellement dans lequel des deux QB sera capable de mieux résister à la pression défensive et délivrer des passes dans des fenêtres de tir réduites.

Ligne défensive : avantage Clemson

Si Clemson a un avantage sur Alabama, et c’est peut-être le seul, c’est au niveau de la ligne défensive. DE Clelin Ferrell, DT Christian Wilkins et DE Austin Bryant ont tous choisi de faire l’impasse sur la Draft NFL pour rester à Clemson. Un seul objectif en tête : battre Alabama et remporter le titre national.

Cette ligne défensive est l’une des meilleures que le College Football ait vu depuis longtemps. Et cela tombe à pic pour Clemson puisque ce match pourrait se gagner dans les tranchées, notamment sur les courses intérieures. Les Tigers n’ont eu aucun mal à défendre contre la course dans leur demi-finale contre Notre Dame (88 yards accordés au sol) au Cotton Bowl et ce malgré la suspension de DT Dexter Lawrence. Mais il pourrait faire cruellement défaut contre le jeu au sol d’Alabama qui est, comme presque tous les ans, d’une autre dimension.

Embed from Getty Images

Alabama peut aussi se vanter d’avoir l’une des meilleures lignes défensives du pays. Elle l’a montré à l’Orange Bowl contre Oklahoma. L’an passé, la ligne offensive de Clemson n’avait pas trouvé la solution contre les DL de Bama et les Tigers avaient été sévèrement battus. Ce ne sera à nouveau pas une partie de plaisir, notamment quand il faut deux joueurs offensifs pour bloquer DT Quinnen Williams. Ce qui laisse plus de liberté à DE Isaiah Buggs et DE Raekwon Davis pour aller titiller le quarterback adverse. La solution pour Clemson sera peut-être de jouer avec du tempo pour fatiguer la défense d’Alabama. Tout aussi talentueuse qu’il soit, le groupe de joueurs de ligne défensive manque un peu de profondeur de banc, ce qui pourrait tourner à l’avantage des Tigers s’ils forcent Bama à jouer avec des remplaçants un brin moins talentueux.

Comme le montre le tableau de statistiques, les deux unités sont très performantes à stopper la course et à atteindre le quarterback. Clemson a légèrement plus de talent pur mais la ligne offensive d’Alabama est légèrement meilleure que celle des Tigers. Ce qui nous ramène à la capacité des deux quarterbacks à gérer la pression des lignes défensives adverses pour trouver leurs receveurs et à celle des lignes offensives d’ouvrir des trous pour le jeu au sol. Ce qui nous amène à…

« Skill players » : Alabama un cran au-dessus

Clemson possède avec RB Travis Etienne (190 courses, 1572 yards, 22 TD / 11 réceptions, 73 yards, 1 TD) l’un des tous meilleurs coureurs du College Football. Le joueur de deuxième année a été instrumental tout au long de la saison pour Clemson, permettant aux Tigers de se sortir de situations parfois mal embarquées. Néanmoins, un gouffre le sépare statistiquement des autres options au sol de Clemson, RB Tavien Feaster (75 courses, 429 yards, 6 TD), RB Adam Choice (70 courses, 536 yards, 7 TD) ou RB Lyn-J Dixon (62 courses, 547 yards, 5 TD).

Alabama n’a pas ce genre de problème avec un groupe beaucoup plus homogène composé de RB Damien Harris (139 courses, 819 yards, 9 TD), RB Josh Jacobs (109 courses, 593 yards, 11 TD) et RB Najee Harris (108 courses, 724 yards, 4 TD).

Malgré plus de 200 yards au sol contre Notre Dame, le jeu de course de Clemson n’a pas été aussi percutant qu’à son habitude et Alabama présente un tout autre challenge que le Fighting Irish. Compte tenu que personne ne parvient vraiment à courir contre les Tigers, si la versatilité du Tide lui permet d’engranger les yards au sol, le match pourrait être rapidement plié. Et Alabama a prouvé par le passé qu’il y a toujours un coureur sur son banc qui peut apporter une solution quand les titulaires peinent. Pour Clemson, en revanche, si le jeu au sol n’est pas productif, il faudra mettre le match dans les mains de son jeune et (relativement) inexpérimenté QB. Une situation pas désespérée mais loin d’être idéale.
La spécificité des deux équipes cette année est qu’elles peuvent très bien gagner des matchs sans leurs jeux au sol grâce à leurs corps de talentueux receveurs. Là encore, l’avantage du talent va à Alabama avec notamment WR Jerry Jeudy (63 réceptions, 1176 yards, 13 TD), WR Henry Ruggs III (45 réceptions, 738 yards, 11 TD) WR Jaylen Waddle (43 réceptions, 823 yards, 7 TD) ou encore WR Irv Smith (40 réceptions, 667 yards, 7 TD). Et on peut ajouter WR Devonta Smith (36 réceptions, 628 yards, 6 TD) qui a rendu la meilleure fiche statistique du lot en demi-finale contre Oklahoma.

De leur côté, les Tigers peuvent compter sur des receveurs très physique avec Tee Higgins (56 réceptions, 855 yards, 11 TD) et Justyn Ross (40 réceptions, 847 yards, 8 TD) et le joueur de quinzième année Hunter Renfrow (47 réceptions, 534 yards, 1 TD). Les deux premiers ont puni Notre Dame en demi-finale. Le dernier était le héros de la finale de 2016, offrant la victoire et le titre national à Clemson.

Les receveurs des deux équipes seront opposés à des secondaires qui n’ont pas fait preuve d’une solidité à toute épreuve. Alabama a perdu cinq de ses six defensive backs de l’an dernier (seul Trevon Diggs était de retour cette année). Oklahoma l’avait bien compris en mettant Patrick Surtain II en grande difficulté à l’Orange Bowl et il y a fort à parier que le jeune joueur sera testé par l’escouade aérienne de Clemson. Les Tigers ont aussi souffert par moment cette saison lâchant plus de 300 yards à quatre reprises et plus de 500 yards par deux fois.

Dans les deux cas, le problème est identique : le secondaire est toujours laissé à lui-même lorsque la défense envoie des blitz. D’où l’importance pour l’une comme l’autre des deux équipes de pouvoir mettre de la pression sur la ligne offensive sans dépeupler le « back 7 ». Les deux équipes sont certaines de concéder des gros jeux à la passe. Et l’on sait que c’est une statistique, comme les pertes de balles, qui détermine souvent l’issue des matchs.

En guise de conclusion…

Les deux équipes ont des quarterbacks talenteux qui se feront un plaisir de découper la défense adverse si le temps leur en est laissé. Comme toujours, établir le jeu au sol, notamment à l’intérieur entre les tackles, permettra d’enlever un peu de pression sur le jeu aérien et les play-actions pourraient être dévastatrices contre les secondaires un peu fragiles des deux équipes. A ce petit jeu, Alabama a un petit avantage grâce à son groupe de coureurs plus complet.

Clemson possède la meilleure ligne défensive mais sa ligne offensive pourrait davantage souffrir contre la ligne défensive du Tide. Si les deux QBs ont un peu de temps pour lancer, il y aura de gros gains dans les airs, les receveurs de chaque équipe étant clairement supérieurs à leurs adversaires directs. Les receveurs d’Alabama sont plus talentueux mais ceux de Clemson devraient avoir moins de difficultés contre les DBs du Tide.

Le match ne se jouera pas à grand-chose. Toutes choses égales, et si les points forts de deux équipes se neutralisent, les équipes spéciales pourraient décider du sort de cette rencontre. Alabama a un maigre avantage dans ce secteur.

Lire la suite

National Championship

[CFP National Championship 2019] La saison 2018 d’Alabama

Publié

le

Crédit photo : Jason Clark / Daily Mountain Eagle

Avant la confrontation entre les deux monstres du College Football pour la quatrième année consécutive, et la troisième fois en finale, petit retour sur les saisons respectives des deux équipes. Après #2 Clemson, on poursuit avec #1 Alabama.

#1 Alabama Crimson Tide

Pour Alabama, la chiffre à retenir est peut-être le « 5 ». Comme le nombre de participations du Tide au College Football Playoff en autant d’éditions ? Oui. Et non. Aussi comme le pourcentage du temps pendant lequel Bama a été menée en 2018 : moins de 5% de leurs 840 minutes de matchs. Et si on retire Georgia du mix, les éléphants de Tuscaloosa n’ont été derrière au score que pendant soixante-dix secondes sur leurs treize autres matchs… A ce niveau, on peut parler de statistiques de mammouth…

La saison a débuté par une atomisation en règle de Louisville (51-14). QB Tua Tagovailoa (2 TD à la passe et 1 TD à la course dans ce match) a débuté la rencontre, reléguant QB Jalen Hurst (26 victoires et 1 titre national à la ceinture pour seulement 2 défaites à l’entame de la saison) au rang de remplaçant de luxe. C’est un peu laisser la Ferrari au garage parce que la Lamborghini a fini sa période de rodage… Cette démonstration de force sera quelque peu revue à la baisse une fois que le pays aura réalisé le niveau apathique de Louisville post Lamar Jackson (2-10 dont 0-8 en conférence ACC).

Embed from Getty Images

Néanmoins, Alabama a commencé à faire jaser les médias avec son attaque jugée par beaucoup comme la meilleure de son histoire. Ce n’est pas Arkansas State (défaite 7-57) qui contestera l’éloge après une nouvelle démonstration de force du duo de quarterbacks du Tide (4 TD pour Tua dont 3 dans le premier quart temps et 2 TD pour Jalen dans deuxième quart temps). Et si la défense d’Alabama ne semble pas aussi solide que les années passées (Arkansas State a amassé 391 yards dans ce match), elle fait le toutefois boulot (un seul TD pour les Red Wolves).

On aurait pu facilement croire à un écran de fumée lorsque Ole Miss a marqué sur son tout premier jeu du match pour l’entrée en lice d’Alabama en conférence SEC. Écran de fumée, certes, mais plutôt pour les Rebels dont le groupe de receveurs, l’un des tous meilleurs du pays, ne réceptionnera que pour 58 yards sur les 59 minutes et 49 secondes restantes du match. Alabama est revenue au score en soixante-dix secondes avant d’envoyer l’artillerie lourde. Score final : 62-7.

Le match le plus accroché de toute la saison d’Alabama est peut-être, en tout cas au niveau du score, celui à College Station ou Texas A&M ne s’est incliné « que » de 22 points (45-23). Avant la finale de conférence SEC, c’est le score le plus serré du Tide. C’est dire la domination de Bama, illustrée à merveille par une nouvelle démonstration de Tua Tagovailoa (5 TD dont 1 à la course dans ce match) qui n’a pas pris un snap dans le quatrième quart temps pendant les 2/3 de la saison régulière.

Les matchs contre Louisiana-Lafayette (56-14) et à Arkansas (65-31) ont été deux autres promenades de santé pour le Crimson Tide. Et l’on a vu tout le fossé qui sépare le haut de tableau de la SEC des pauvres Razorbacks avec lesquels Tua Tagovailoa s’est amusé (334 yards et 4 TD en 10 passes) en deux quart temps et demi.

Embed from Getty Images

Et si la venue de QB Drew Lock et de Missouri aurait pu constituer une menace pour la défense d’Alabama, le futur pro n’a réussi que 50% de ses passes pour 142 yards, 1 TD et 2 interceptions. Dans le même temps, Tua restait fidèle à lui-même (265 yards et 3 TD) et Alabama ressortait du match avec une nouvelle victoire facile (39-10).

Ce n’est évidemment pas Tennessee qui allait mettre à mal la machine Alabama. Le Tide est reparti de Knoxville avec un succès de plus (58-21) et une semaine de repos à l’horizon pour préparer le choc à LSU.

En fait de choc, le déplacement d’Alabama à Baton Rouge face à LSU sera l’occasion pour Tua Tagovailoa d’enfin prendre un snap dans le dernier quart temps mais surtout de montrer que la défense est aussi l’une des forces de l’équipe, ce qu’elle confirmera la semaine suivante contre Mississippi State. Dans les ceux cas (29-0 à LSU et 24-0 contre Mississippi State), le Tide a étouffé le jeu au sol de ses adversaires (12 yards pour les Tigers et 44 yards pour les Bulldogs), pourtant traditionnellement l’un de leurs points forts. Pas que leurs attaques aériennes (184 yards pour LSU et 125 yards pour MSU) aient fait des étincelles, cela dit.

Avec autant de puissance de feu, on pouvait s’attendre à ce que The Citadel soit une victime expiatoire de plus sur la route de Bama. On pouvait craindre la centaine de points, bien que Nick Saban ait probablement opté pour un peu de clémence en fin de match. Il n’en fut rien et, même si le Tide en planta tout de même cinquante, la grosse surprise de ce match a été son score à la mi-temps : 10-10 ! Plus d’un fan d’Alabama a dû se gratter la tête à la pause en se demandant comment, au nom de Dieu, ce fut possible que The Citadel, THE CITADEL !!!, tienne en échec la 33ème équipe de NFL…Bon, Alabama a vite remis les choses à leur place en seconde mi-temps (et évité de peu d’être menée au score sur un FG raté des Bulldogs) et terminé la partie avec une confortable avance (50-17). Peut-être le Tide avait-il déjà la tête à l’Iron Bowl… ?

Embed from Getty Images

Il ne fallait pourtant pas se faire tant de mouron pour le choc annuel d’avec le rival Auburn. Les Tigers ont maintenu le suspense une mi-temps avant d’exploser en seconde période. 52-21 au final et 5 TD à la passe de Tua Tagovailoa (record de l’école égalé) et 6 TD au total en ajoutant son TD à la course (record de l’école). Rien que cette performance lui aurait assuré une place au panthéon d’Alabama.

Et c’est ainsi que, forte de son record de 12-0, Alabama pouvait s’envoler vers Atlanta pour affronter Georgia, que beaucoup d’observateurs considéraient, à juste titre, comme son adversaire le plus coriace de la saison. Les fans des Dawgs doivent encore se demander comment Georgia a laissé échapper ce match qu’elle menait 28-21 à l’entame du dernier quart temps et dans lequel leur bourreau de l’année passée en finale nationale s’est montré sous un plutôt mauvais jour avec 40% de complétion seulement et deux interceptions au compteur. La réponse ? Une quatrième tentative pauvrement exécutée au milieu du terrain à trois minutes de la fin du temps réglementaire qui a mis Alabama dans un fauteuil et des pantoufles pour aller chercher une victoire inespérée grâce à l’ancien titulaire remplaçant le nouveau titulaire qui l’avait auparavant remplacé. Autrement dit, Jalen Hurts a sauvé la soirée pour le Tide avec un premier TD à la passe en mouvement puis un second à la course pour offrir le titre de la SEC à Alabama (35-28) et envoyer le Tide en playoff. Pas mal pour un joueur qui avait toutes les raisons de demander son transfert après avoir perdu le poste de QB #1 mais qui a choisi de rester fidèle à son université malgré tout.

Pour la cinquième fois sur cinq, Alabama s’est donc qualifiée pour le playoff. Sur sa route en demi-finale, la meilleure attaque du College Football, mais aussi une de ses pires défenses. Les spectateurs de l’Orange Bowl ont à peine eu le temps de terminer leur premier seau de pop-corn qu’Alabama avait déjà vingt-huit points d’avance sur Oklahoma. Et même si les Sooners ont maintenu un semblant de suspense en dominant statistiquement la seconde moitié du match et en revenant par trois fois à onze points du Tide, Kyler Murray et Cie n’ont jamais été en mesure de vraiment inquiéter Bama qui s’est imposée avec une avance somme tout confortable (45-34) pour accéder à une nouvelle finale nationale, sa quatrième consécutive en cinq ans.

Lire la suite

Articles les plus lus