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National Championship

[CFP National Championship 2018] Le face-à-face à chaque poste

A quelques heures du choc entre #3 Georgia et #4 Alabama à l’occasion du CFP National Championship Game 2018, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

Comme on se retrouve ! Deux ans après avoir quitté Alabama, pour devenir head coach de Georgia, Kirby Smart s’apprête à retrouver son mentor Nick Saban pour la finale nationale de première division universitaire.

Les deux techniciens ont des mentalités similaires, et cela s’en ressent au vu de leurs effectif. Quels sont les postes clés qui peuvent profiter à l’un ou à l’autre le 8 janvier prochain ? Elément de réponse.

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QUARTERBACKS

Georgia : La blessure de QB Jacob Eason avait guère rassuré en début de saison du côté d’Athens. Mais l’intégration du true freshman QB Jake Fromm en a bluffé plus d’un. A défaut d’être un super playmaker, le numéro 11 s’est mué en parfait gestionnaire, faisant preuve d’une maturité à toute épreuve et de très peu de déchet. 2383 yards, 23 touchdowns pour 5 interceptions : c’est le bilan du nouvel homme fort des Géorgiens au poste de quarterback. De quoi entrevoir l’avenir avec sérénité pour Kirby Smith et son coordinateur offensif Jim Chaney.

Alabama : Mis sous pression par l’arrivée du prometteur backup QB Tua TagovailoaQB Jalen Hurts a joué avec ses armes pour garder Alabama au sommet de la hiérarchie. Sans être tonitruant sur le jeu aérien, le sophomore a limité les erreurs (une seule interception) pour un bilan somme toute correct (2125 yards, 17 touchdowns) et une capacité à lire les blocs au sol pour faire la différence. Avec 808 yards et 8 touchdowns à la course, Hurts sera clairement un quarterback à surveiller dans de nombreux secteurs pour espérer mettre à mal l’attaque du Crimson Tide.

Avantage : Alabama. La différence est infime. Mais l’expérience et le coté double-menace sont clairement des atouts à mettre dans l’escarcelle du Tide.

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RUNNING BACKS

Georgia : Le duo de coureurs le plus productif de l’histoire. Ni plus. Ni moins. En retournant à Georgia pour leur saison senior, RB Nick Chubb et RB Sony Michelavaient fait un gros pari dans l’optique de leur carrière NFL. Non content d’être restés en forme cette saison, les deux hommes ont affolé les compteurs et les défenses adverses avec 8 259 yards cette saison. Mieux que les 8 192 yards du duo de SMU Eric Dickerson et Craig James au début des années 80. L’efficacité du binôme est sans doute liée à sa complémentarité, le marteau Chubb laissant place au feu-follet Michel. A ces menaces s’ajoute RB D’Andre Swift, freshman avaleur d’espace qui s’est révélé être une option précieuse sur certaines rencontres.

Alabama : Le poste de coureur a souvent été un facteur de poids depuis l’arrivée de Nick Saban à Tuscaloosa. 2017 ne fait pas vraiment exception à la règle. Le junior RB Damien Harris est un travailleur infatigable du backfield offensif et sa capacité à casser les plaquages lui a permis d’être le running le plus prolifique de ‘Bama cette saison (983 yards, 11 TD). Derrière lui, le massif RB Bo Scarbrough était promis à un bel avenir, mais ses errements techniques en ont fait une option de luxe plus qu’une seconde lame. Avec 8 touchdowns, il reste tout de même une menace non négligeable en position Goal Line. RB Najee Harris et RB Joshua Jacobs seraient titulaires dans n’importe quel autre programme, mais ils devraient briller très bientôt comme starters du Crimson Tide.

Avantage : Georgia. Une meilleure saison statistique et une complémentarité indéniables. La vraie force des Bulldogs est clairement là.

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RECEVEURS – TIGHT ENDS

Georgia : Sans vrai receveur numéro 1 au début de la saison, Georgia s’est peu à peu découvert un duo efficace et inspiré. Car à défaut d’être les cibles les plus glamours de première division universitaire, WR Javon Wims et WR Terry Godwin peuvent se transformer en scoreurs décisifs dans l’en-but, avec souvent des réceptions spectaculaires. De quoi laisser en retrait un WR Riley Ridley capable d’exceller sur le jeu profond. Ancien cornerback, WR Mecole Hardman fait désormais jouer son explosivité pour le compte de l’attaque. Les tight ends jouent un rôle clé dans le système de Kirby Smart, aussi redoutable sur le bloc à la course (TE Jeb Blazevich) qu’à la réception sur troisième tentative (TE Isaac Nauta).

Alabama : Une force discrète. C’est presque ainsi que l’on pourrait décrire WR Calvin Ridley, principal moteur d’un triste jeu aérien du Crimson Tide, avec 935 yards. Seul bémol : ses 4 petits touchdowns inscrits en 2017. Le numéro 3 n’en demeure pas moins un joueur capable de briller dans n’importe quelle situation avec des mains fiables et une aisance sur les tracés. L’escouade de Brian Daboll compose avec un certain nombre de cibles aptes à se mettre en évidence s’ils sont mis dans les meilleures conditions. WR Cam SimsWR Jerry JeudyWR Henry Ruggs ou encore WR Robert Foster … des noms qu’il ne faudra pas perdre de vue sur le jeu profond. Comme pour Georgia, les tight ends viendront à coup sûr renforcer la guerre des tranchées, avec les bons bloqueurs TE Irv Smith et TE Hale Hentges.

Avantage : Alabama. Avec un quarterback plus productif, les cibles se seraient sans doute gavés. Mais ‘Bama a son receveur numéro 1 et des options qui restent multiples dans les airs.

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LIGNE OFFENSIVE

Georgia : La bonne prestation du duo de coureurs tient en grande partie aux nombreuses brèches laissées par la O-Line géorgienne. Car les Bulldogs possèdent sûrement l’un des meilleurs run blocks de première division universitaire. Symbole de ce mélange de puissance et de vitesse : le tackle côté aveugle LT Isaiah Wynn, attendu comme un excellent guard à l’échelon supérieur. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la course victorieuse de Sony Michel est venu de son côté lors du Rose Bowl. La relève est assurée, avec l’intégration réussie de deux freshmen, RG Ben Cleveland et RT Andrew Thomas sur l’aile droite de la ligne.

Alabama : On a connu des lignes offensives plus dominantes du côté de Tuscaloosa. Alabama n’en demeure pas un programme à prendre au sérieux dans ce secteur, comme en atteste sa prestation correcte contre Clemson lors du Sugar Bowl. Aux côtés des solides LT Jonah Williams et RT Matt Womack, sur les extérieurs, C Bradley Bozeman a parfaitement pris la suite de Ryan Kelly au poste de centre. Le bât blesse un peu plus sur la position de guard, encore plus au lendemain de la blessure au genou de RG Lester Cotton. Une mauvaise nouvelle au vu de l’irrégularité de RG J.C. Hassenauer et LG Ross Pierschbacher.

Avantage : Georgia. L’escouade d’Athens a paru plus habile sur le run block, et a même été très fringant sur le pass pro (18 sacks concédés contre 24 pour Alabama).

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LIGNE DEFENSIVE

Georgia :  Si les noms les plus ronflants se situent au sein du deuxième rideau, le front-3 des Bulldogs est d’une densité absolument monstrueuse. Pour preuve, les anciennes recrues vedettes, DE Jonathan Ledbetter et DE Trenton Thompson (35 plaquages chacun) ne sont pas des titulaires perpétuels. L’émergence d’espoirs comme DE Tyler Clark (36 plaquages) ou DE David Marshall (23 plaquages) offre à Kirby Smart une capacité de turnover à faire trembler les O-Lines adverses. Au centre, le nose NT John Atkins (36 plaquages) ne manque pas de faire du grabuge pour tenter de percer la poche.

Alabama : Si Jonathan Allen est parti lors de la dernière intersaison, le Crimson Tide n’a pas eu de mal à retomber sur ses pieds. Le sophomore DE Raekwon Davis (64 plaquages, 9,5 sacks), de retour de blessure, a été tout bonnement injouable sur de nombreuses rencontres clés, comme lors du Sugar Bowl contre Clemson. Son association avec le nose tackle NT Da’Ron Payne (47 plaquages, 3 passes défendues, une interception), sans doute le meilleur de son poste en première division universitaire, est d’une efficacité aussi athlétique que féroce. A leurs côtés, la rotation entre DE Isaiah BuggsDE Da’Shawn HandDE Quinnen Williams et NG Josh Frazier (104 plaquages cumulés) offre bon nombre de possibilités au coordinateur défensif Jeremy Pruitt.

Avantage : Alabama. Le quantitatif contre le qualitatif. Avec deux futurs monstres NFL sur son premier rideau, le Crimson Tide a clairement l’ascendant.

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LINEBACKERS

Georgia : Habitué à sortir des talents à cette position (Leonard Floyd, Alec Ogletree, etc…), Georgia ne fait pas exception à la règle cette année. ILB Roquan Smith (124 plaquages, 5,5 sacks, 2 passes défendues) est sans nul doute l’inside linebacker le plus intimidant de I-A, excellant au plaquage, sur la poursuite ou à la couverture. Son entente avec ILB Natrez Patrick (35 plaquages) s’annonçait prometteuse, mais les problèmes personnels de ce dernier ont ouvert la poste au solide senior ILB Reggie Carter (31 plaquages). Son homonyme, OLB Lorenzo Carter (58 plaquages, 5,5 sacks, 3 fumbles forcés, 3 fumbles recouverts), est devenu un véritable couteau-suisse dans le système de Mel Tucker, étant capable de sacker et de provoquer les pertes de balle. Ses bras immenses lui ont notamment permis de bloquer le field goal d’Austin Seibert lors du dernier Rose Bowl. Ancien pass rusher en chef, Carter cède désormais ce rôle au junior OLB D’Andre Walker (13,5 plaquages pour perte, 6,5 sacks), lequel a supplanté OLB Davin Bellamy (3,5 sacks) dans la hiérarchie du poste.

Alabama : Les énormes classes de recrutement successives d’Alabama se sont révélées précieuses en 2017. Car au poste de linebacker, Nick Saban n’a pas vraiment été épargné par les blessures. Shaun Dion Hamilton, Dylan Moses et depuis peu Anfernee Jennings … Ce sont trois titulaires, anciennes recrues 4 ou 5 étoiles, qui ont rendu les armes plus tôt que prévu. Mais leurs suppléants n’ont pas vraiment le profil de seconds couteaux. Aux côtés de l’explosif et polyvalent WLB Rashaan Evans (66 plaquages, 11,5 pour perte, 6 sacks), d’autres recrues stars ont eux-mêmes oublié les pépins physiques pour faire étalage de tout leur talent.MLB Mack Wilson (28 plaquages, 2 passes défendues, 4 interceptions), auteur d’un Pick-6 contre Clemson, SLB Terrell LewisJACK/OLB Christian Miller ou encore l’ancien walk-on SLB Jamey Mosley … Tant de menaces pour compléter le front 6 ou 7 de ‘Bama.

Avantage : Georgia. Les blessures pèsent lourd dans la balance pour Bama, malgré la qualité des remplaçants.

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DEFENSIVE BACKS

Georgia : A défaut d’avoir de gros noms en son sein, le backfield défensif géorgien s’appuie sur une escouade expérimentée et habituée à jouer ensemble. Trois des cinq starters sont seniors, dont le strong safety S Dominick Sanders (5 passes défendues, 4 interceptions), amené à faire des dégâts chez les professionnels. Les deux autres titulaires, le safety sophomore S J.R. Reed et le cornerback junior CB Deandre Baker, sont les meilleurs du groupe sur la couverture (14 passes défendues et 4 interceptions à eux deux).

Alabama : Avec quatre des cinq titulaires de 2016 de retour, Alabama a pu s’appuyer sur un groupe homogène pour remettre la main sur le titre cette saison. Certes, le cornerback Marlon Humphrey a mis les voiles vers la NFL, mais son remplaçant CB Levi Wallace (3 interceptions) a été la belle surprise du pays, avec 14 passes défendues à son actif. Si les extérieurs ont de quoi gêner les receveurs adverses, à l’image de CB Anthony Averett et NB Tony Brown (9 passes défendues à eux deux), le programme de Tuscaloosa possède sûrement le duo de safeties le plus dissuasive de FBS : le cogneur S Ronnie Harrison (70 plaquages, 3 interceptions) et le soldat S Minkah Fitzpatrick (55 plaquages, 7 passes défendues), appelé à jouer sur toutes les positions du secondary et parfait sur le plaquage et la couverture.

Avantage : Alabama. Un peu plus de playmakers, à l’image d’un Fitzpatrick absolument imprévisible.

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EQUIPES SPECIALES

Georgia : Sans faire trop de bruit, K Rodrigo Blankenship a parfaitement rempli son rôle au pied, avec un total de 17/20 sur field goal en 2017. Une précision qui a d’ailleurs été confirmé en demi-finales, à l’occasion du Rose Bowl. Avec une moyenne de 45 yards par punt, son homologue P Cameron Nizialek ne fait pas non plus tâche sur équipe spéciale. Le gros facteur X des Bulldogs est sans doute son returner KR/PR Mecole Hardman, cornerback devenu receveur et capable d’une accélération fulgurante une fois les brèches identifiées.

Alabama : Du bon et du moins bon. Si P JK Scott fait partie des meilleurs punters de première division universitaire, le kicker K Andy Pappanastos est dans la plus pure lignée des botteurs de Nick Saban : inconstant. Son ratio de 16 sur 21 n’est pas catastrophique mais le numéro 92 n’a pas vraiment une allure et un coup de pied qui rassure danjs les moments chauds. Sur les retours, ‘Bama cherche encore son salut, oscillant entre PR Trevon DiggsKR Xavian Marks et KR/PR Henry Ruggs pour sévir.

Avantage : Georgia. Un groupe qui apparait complet face aux quelques grosses zones d’ombre du Tide.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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