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Verchain’s Justice : The O’Bannon Trial – Episode 1

Ed O’Bannon vs. The NCAA. The Trial. Les compte-rendus d’audience. Sauce Verchain. Avec beaucoup de virgules, de parenthèses et de points de suspension…

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Bonjour à toutes. Oui, à tous aussi. Votre ami Verchain, le gars qui parle de lui à la troisième personne et aime à se coltiner pour The Blue Pennant tous les – vrais – scandales du football universitaire (s’il devait faire la revue des arrestations et des exclusions de joueurs, il y passerait ses journées) et leurs répercussions judiciaires, s’est porté volontaire pour vous retranscrire, de manière la plus simple possible et en mettant les choses en perspective lorsque nécessaire, les différentes phases du procès présenté par certains comme le plus important de l’histoire du sport (rien que ça…) : Ed O’Bannon vs. The NCAA.

En direct live différé d’Oakland, California, voici donc les compte-rendus d’audience. Sauce Verchain. Avec beaucoup de virgules, de parenthèses et de points de suspension…

Let’s get the party started :

Si vous avez un peu de mal à vous souvenir de quoi nous allons causer dans cette série d’articles qui va s’étendre sur trois longues semaines, vous pouvez vous référer à ce papier d’un certain Verchain qui vous résumera les choses. ICI.

Bien, tous les protagonistes sont là. Ed O’Bannon et son crâne qui brille, les avocats des plaignants, les avocats des défendeurs, et la Juge Claudia Wilken.

Et dire que Verchain vous avait habitué à des photos de bombasses cheerleaders… Tout se perd…

Comme souvent dans le genre de festivités américaines auxquelles nous confronte le procès O’Bannon, il se passe des choses avant que ça ne commence. Un peu comme les ‘dark matchs’ des évènements de catch, en somme. Cette fois, il s’agit de la révélation d’un accord entre la NCAA et un autre groupe de plaignants mené par l’ancien quarterback des Sun Devils d’Arizona State, Sam Keller. L’action de Keller tenait à valider une rétribution des joueurs pour l’usage de leur image dans les jeux vidéos. La NCAA s’engagerait à payer la somme de 20 millions aux plaignants.

En parallèle, la NCAA s’est mise d’accord avec EA Sports et la Collegiate Licensing Company avec lesquelles elle était en conflit depuis novembre et l’accord trouvé entre EA et la CLC avec le groupe représenté par O’Bannon quant à la rétribution également des étudiants-athlètes dans les jeux. Cet accord EA/CLC – O’Bannon a été validé par la Juge Wilken.

La Juge Wilken, qui hantera vos rêves à compter de ce jour à n’en pas douter, doit encore approuver ces accords trouvés par la NCAA, mais aucun d’eux ne remet en cause le procès en lui-même. En effet, la plainte Keller portait sur le droit à l’image (et l’utilisation ‘frauduleuse’ de l’image des athlètes) et celle d’O’Bannon tombe sous le coup de la loi anti-trust. O’Bannon agit non pas pour réparer des infractions passées, mais pour le futur (oui, c’est comme ça que les avocats présentent les choses) des étudiants-athlètes et de leur droit à vendre librement leur image.

C’est donc sur cette base que démarre le procès…

Day One

Au premier jour, il créa la Terre… Oh, me suis trompé de chapitre…

Les plaignants sont les premiers à présenter leurs arguments en citant leurs témoins.

C’est O’Bannon en personne qui ouvre le bal. La série de questions posée par Michael Hausfeld, l’avocat leader du camp des plaignants a pour but de démontrer que tout le processus de recrutement des étudiants-athlètes par les facs consiste à recruter des athlètes, et pas des étudiants. Hausfeld a longuement interrogé O’Bannon à la fois sur le process de recrutement auquel il a été soumis et sur son temps consacré au sport et aux études durant sa présence à UCLA. Le témoin a affirmé consacrer 40 à 45 heures par semaine au basket, et une douzaine d’heures au plus aux études, tout en indiquant qu’il avait sélectionné des cours faciles sur la base de conseils qui lui avaient été donnés (ça ne vous rappelle rien ?).

Tout cela avait pour but de démontrer que la ligne de défense de la NCAA qui est d’affirmer que l’amateurisme permet de maintenir imbriqués sport et études pour les étudiants-athlètes qui sont, selon les mots du président de la NCAA Mark Emmert ‘des étudiants qui sont aussi des athlètes’. Ces mots ont été cités par Hausfeld en séance en étant qualifiés de ‘non-sens’.

Glenn Pomerantz, l’avocat leader des défendants (la NCAA, donc, pour ceux au fond qui ne suivent pas), a mené son contre-interrogatoire en faisant dire à O’Bannon qu’il avait retiré des bénéfices de ses années à UCLA (notamment une visite à la Maison Blanche suite au titre obtenu en 1995 par les Bruins), et en le faisant admettre que le temps qu’il consacrait à son sport était uniquement de sa volonté. Ensuite, l’avocat a pointé quelques différences entre le témoignage devant la Cour et une déposition datant de 2011 au cours de laquelle O’Bannon affirmait que son action ne représentait pas les étudiants-athlètes actuellement engagés dans les universités puisqu’ils bénéficient d’une bourse d’étude avant d’affirmer devant la Cour que les étudiants-athlètes devaient être payés.

Petit jeu habituel des prétoires.

Une fois O’Bannon libéré, entre en scène la vedette de ces trois premiers jours de procès.

Ladies and gentlemen : Roger Noll.

Whodat ?

Roger Noll, qui témoigne pour les plaignants, est un professeur d’économie à Stanford. Oui, une raison supplémentaire de détester Stanford…

Et, en plus, l’ami Roger s’est livré pendant deux heures et demi à un longue litanie de trucs qui tendent à démontrer que les plaignants ont raison. Roger Noll touche 800 dollars de l’heure pour son témoignage, au passage. Oui, c’est un truc qui se fait souvent. On voit ça dans tous les bon – et même les mauvais – films qui nous relatent un procès… Donc, Roger est un expert, parle beaucoup et très vite, ce qui sème la confusion dans une Cour où la greffière peine à transcrire suffisamment rapidement les propos et lui demande de se répéter et où cette chère Juge Wilken ne comprend pas tout ce que raconte le brillant prof de Palo Alto.

Noll a affirmé que la NCAA agit comme un cartel sur deux marchés :

  • Celui du recrutement des étudiants-athlètes, ayant fixé la valeur des incitations à être recruté par la fac X à zéro
  • Celui de l’utilisation de l’image des étudiants-athlètes, ayant fixé sa valeur à zéro, aussi.

Après avoir exposé un graphique qui démontre que 75% des facs ayant un quarterback dans la watch list du Davey O’Brien Award ont vendu des maillots portant le numéro de ces quarterbacks sans naturellement les rémunérer pour cela. A la place, ces facs se sont lancées depuis plusieurs années dans des investissements sur des installations sportives (stades et sites d’entraînement) ou dans une folle course à l’augmentation des salaires des coaches.

Et le show de Roger ne faisait que commencer…

Day Two

Parce que le show de Roger s’est poursuivi durant toute la journée numéro 2. On a eu droit à tout, même à de la blagounette d’économiste (je vous passe les détails…). Cinq heures de show. Toute la durée de la séquence judiciaire du jour.

Les principales affirmations sur la partie ‘plaignants’ de l’interrogatoire auront été de mettre en doute l’équité entre universités que la NCAA semble vouloir utiliser comme ligne de défense, Noll constatant que, si une telle équité existait, chaque équipe aurait des chances de se retrouver dans le Top 25 et de disputer un championnat, ce qui est faux depuis que le système des classements existe.

Noll en a remis une couche sur les dépenses faites par les équipes sur les salaires des coaches, constatant une augmentation de 512 % sur les 15 dernières années contre seulement 108% pour les présidents d’université, montrant ainsi que le marché est biaisé et affirmant qu’une partie de ces augmentations auraient pu être versées aux joueurs, limitant ainsi l’exploitation (c’est le terme employé) des joueurs.

Noll s’est également efforcé de démontrer que les joueurs ont bel et bien un DROIT relatif à l’exploitation de leur image par les facs. Il a également proposé qu’un fonds commun soit mis en place pour rémunérer les joueurs, et qu’éventuellement il ne soit distribué qu’après la carrière universitaire des athlètes, en fonction de leurs performances par exemple…

Le contre-interrogatoire a été mené par Rohit Singla, et a encore une fois permis à Noll de faire un peu de show.

Question : « Réalisez vous que la NCAA n’a établi ses règles que sur la base d’accords entre les universités ? »

Noll : « Oui, c’est ce qu’on appelle un Cartel. »

Singla a ensuite chatouillé Noll sur certains points, notamment sur ce pourquoi paient les chaînes de télé. La position de la NCAA est qu’elles paient pour avoir un accès exclusif au stade (et donc par conséquent diffuser le match où évoluent les étudiants-athlètes). Ainsi, si deux facs jouaient dans un stade qui ne demandait pas d’argent pour que les caméras soient installées, il n’y aurait pas d’argent versé aux facs.

Les défendants ont ensuite tenté de pousser l’argument de l’absence de droit à l’image des joueurs dans les sports professionnels. Roger-a-réponse-à-tout a eu beau jeu de contrer en indiquant que le droit à l’image est négocié dans le cadre d’une convention collective.

Ceci pourrait s’avérer un point crucial dans l’évaluation de la plainte par la Juge Wilken. Qui pourrait recommander la mise en place d’une telle convention collective…

Et vous savez quoi ?

Day Three

Roger était encore une fois sur le terrain pour le début de la troisième journée…

Et cette fois avec Judge Claudia dans le rôle de l’interrogatrice… Claudia a ainsi permis à Noll de mettre en doute la position de la NCAA qui est de dire que les étudiants-athlètes reçoivent une ‘compensation’ : leur bourse scolaire. Les frais de scolarité, les livres, et quelques repas… Il a été évoqué également la possibilité de limiter les rémunérations des joueurs à la discrétion de chaque conférence.

Au bout de la dizaine d’heures de témoignage de Roger (soit plus de 8000 dollars dans la poche du professeur émérite), les plaignants ont fait comparaître un ancien joueur d’Alabama, le receveur Tyrone Prothro. Célèbre pour ça : The Catch

Prothro a écrit un livre à la fin de sa carrière, terminée sur une grave blessure. Il aurait souhaité inclure dans le bouquin quelques photos de ses matchs. Il a demandé à l’université d’Alabama certaines photos. On lui a répondu que ça lui coûterait 10 dollars. Par photo. Démonstration faite que les joueurs n’ont aucun droit à leur image propre.

Prothro a également indiqué que son image a été utilisée par la firme Pontiac sans qu’il ne bénéficie d’une quelconque compensation. La marque automobile sponsorisait l’action de la semaine et a utilisé The Catch pendant plusieurs années pour promouvoir sa marque.

Les avocats des plaignants ont fait dire à Prothro, comme à O’Bannon le premier jour, qu’il passait plus de temps sur le terrain qu’en classe. Et que, bien qu’ayant reçu une bourse universitaire complète, il s’est quand même endetté de 10 000 $ pour pouvoir assumer ses années de présence à Tuscaloosa.

Les avocats de la NCAA ont su lui faire convenir qu’il avait le sentiment d’avoir retiré un bénéfice de ses années au sein du Crimson Tide, notamment en évoluant devant des assemblées de plus de cent mille personnes, ou l’utilisation de la salle de musculation du Tide, uniquement réservée aux joueurs…

Ils ont également montré que, contrairement à ce que les plaignants affirmaient en diffusant une capture d’écran du jeu video NCAA Football d’EA Sports montrant un joueur du Tide portant le numéro 4 et ayant les mensurations exactes de Prothro devant laquelle l’ancien joueur aujourd’hui comptable s’était écrié ‘c’est une image de moi’, plusieurs joueurs dans le jeu avaient le même visage numérique… Mwouais…

On ne voit pas bien, au bout de trois jours de procès, ce qui sera l’élément déterminant dans la décision de la Juge Wilken mais une chose est certaine : on devrait voir un paquet de spécialistes de l’économie et des cadres de la télévision dans le prétoire au cours des prochains jours… La défense s’apprêterait même à citer Mark Emmert et l’impayable commissionner de la Big Ten, Jim Delany…

To be continued…

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Ross

    14 juin 2014 at 16h20

    Super article… J’attends avec impatience les prochains.

    Merci

    Ross

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Comment regarder les matchs de College Football en France ?

A quelques jours du début de la saison 2017 de College Football, nous vous proposons un tour d’horizon des différentes options que vous avez pour regarder des matchs à partir de la France.

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Note : The Blue Pennant n’a reçu et n’acceptera aucune rémunération pour avoir cité et recommandé un certain nombre de diffuseurs et services en ligne. Ceci n’est pas un article promotionnel mais uniquement informatif.

Vous avez été nombreux à nous solliciter via Twitter, Facebook ou par mail afin de connaitre les différentes options pour pouvoir suivre le football américain universitaire en direct ou à la demande.

L’offre TV en France est très limitée. C’est donc vers le streaming qu’il faudra vous tourner. Que vous soyez un passionné ou que vous souhaitiez suivre quelques matchs à l’occasion, je vous propose de faire un tour d’horizon complet des différentes offres qui vous permettront de faire votre choix en fonction de votre intérêt et de votre budget.

A la TV


Depuis quatre ans, SFR Sport (ex-Ma Chaine Sport) détient les droits de diffusion exclusifs de la NCAA en France (basketball et football) reprenant le flambeau après l’arrêt d’ESPN America en aout 2013.

Ainsi, chaque semaine, un ou plusieurs matchs en direct ou en différé seront diffusés sur l’antenne de SFR Sport 2. Aux commentaires : l’ancien joueur de la NFL Europe, Samyr Hamoudi, qui a récemment quitté BeIN Sport pour rejoindre le groupe SFR afin de commenter la boxe et l’athlétisme mais aussi le football américain.

Au programme de la week 1 :
– samedi 2 septembre à 22h15 : Florida vs Michigan.
– dimanche 3 septembre en direct à 02h00 : Alabama vs Florida State.

Le programme des matchs diffusés sera mis à jour et communiqué chaque semaine sur le site de SFR Sport.

A la demande

Vous pouvez également voir de très nombreux matchs sur les sites d’hébergement de videos comme Youtube, Dailymotion, etc…

The Blue Pennant possède sa propre plateforme video qui vous permet de retrouver tous les matchs disponibles en ligne dans une seule interface simple et mise à jour dès que les matchs sont disponibles (généralement 12h après la fin des matchs). Pas besoin de chercher indéfiniment, nous le faisons pour vous ! 😉 Et bien sûr : c’est GRATUIT !

http://video.thebluepennant.com/

Streaming


C’est le seul service légal de streaming TV accessible en France. Il vous permet d’accéder aux très nombreux matchs de College Football diffusés par les chaines du groupe ESPN (ESPN, ESPN 2, ESPN 3, ESPN U, ABC) et de ses filiales (SEC Network, Longhorn TV). Il vous permet aussi de regarder l’émission du samedi College Gameday, les bowls de fin de saison et le College Football Playoff. Si vous aimez le basket NCAA et la March Madness, cela fait également partie du package. C’est un incontournable pour tous les fans de College Football.

https://www.espnplayer.com/

Prix : 119,99 euros par année ou 21,99 euros par mois.

Avantages :

  • Accessible sur ordinateur (Mac, PC), téléphone mobile (iOS, Android). Compatible avec AirPlay et Chromecast.
  • Matchs en live et à la demande.
  • Essai de 7 jours gratuits pour les nouveaux abonnés.
  • Bonne qualité d’image (720p).

Inconvénients :

  • Pas d’accès aux matchs diffusés sur CBS (souvent le meilleur match de la semaine dans la SEC).
  • Pas d’accès aux matchs diffusés sur Fox et Fox Sports.
  • Pas d’accès aux matchs diffusés sur NBC (Notre Dame).

Via un VPN

C’est une option qui demande un peu plus d’effort (ça reste simple) mais qui, au final, est peut-être la formule la plus adaptée pour les passionnés !

C’est quoi un VPN ?
Virtual Private Network ou Réseau Privé Local en français. L’idée est très simple : grâce à un logiciel « agent », le but est de créer une connexion permanente, sécurisée et encryptée entre deux ordinateurs distants tel un tunnel. C’est totalement LÉGAL.

Ça sert à quoi ?
Un VPN permet de changer d’adresse IP sur internet puisque votre ordinateur/téléphone/tablet se retrouvera avec l’adresse IP de l’ordinateur sur lequel vous est connectés via le VPN. Cela permet de contourner les restrictions géographiques de certains services proposés sur Internet. Si vous êtes connectés à un serveur américain via un VPN, votre adresse IP sur internet sera localisée aux États-Unis !

Et c’est là tout l’intérêt : accédez à n’importe quel site Internet ou application, sans restrictions géographiques ni censure.

Tous les services américains de TV en ligne restreignent géographiquement leur accès. Seuls les résidents américains peuvent s’y abonner. Or, avec un VPN, vous êtes comme un américain (sur internet, en tout cas). Et hop, vous pouvez désormais y accéder moyennant un abonnement en ligne.

Quel service de VPN choisir ?
Je vous recommande très fortement ExpressVPN, le service de VPN le plus fiable au monde.

https://www.expressvpn.com/fr

Prix : 99,95 euros/année ou 12,95 euros/mois.

Avantages :

  • Très simple d’utilisation.
  • Ultra-rapide. Taux de fiabilité de 99,99%. Aucune limitation de bande passante.
  • 94 pays. Grâce à un débit illimité et des changements de serveurs à l’infini, vous pouvez vous connecter où que vous soyez dans le monde.
  • Assistance 24h sur 24.

Et après, je fais quoi avec mon VPN ?

Une fois votre VPN installé et connecté sur un serveur aux États-Unis, vous êtes comme un américain sur internet : vous pouvez accéder à des services qui sont généralement géobloqués hors des Etats-Unis.

Il vous faut alors vous abonner à un service de streaming TV (OTT). C’est la seconde étape. Je vous propose ci-dessous de découvrir les deux meilleurs services selon mon expérience : Sling TV et Hulu.

Sling TV

https://www.sling.com/

C’est probablement le service de streaming TV en ligne (OTT) le plus complet. C’est celui que je vous recommande.

Trois formules disponibles :

  • 20$/mois : Sling TV Orange (comprenant ESPN, ESPN 2, ESPN 3). Pas intéressant par rapport à ESPNPlayer (voir plus haut).
  • 25$/mois : Sling TV Orange (ESPN, ESPN 2, ESPN 3) + Extras Sport  (BeIN, ESPNU, ESPN News, ESPN Goal line, SEC Network, SEC Network +, Pac-12 Network, NBA TVm NHL Network, Stadium).
  • 40$/mois : Sling TV Orange (ESPN, ESPN 2, ESPN 3) + Sling TV Bleu (Fox, Fox Sports 1 et 2, NBC, NBC Sport Network, NFL Network) + Extras Sport (BeIN, ESPNU, ESPN News, ESPN Goal line, SEC Network, SEC Network +, Pac-12 Network, NBA TV, NHL Network, Stadium)

Avantages :

  • Accès à toutes les chaines détenant les droits du College Football (pas uniquement ESPN).
  • Pas d’engagement à long terme (possibilité de résilier l’abonnement chaque mois).
  • Prix abordable.
  • Service très stable et excellente qualité d’image (1080p, 4K ! ).
  • Possibilité de replay via une option CloudDVR à 5$/mois.
  • Accessible sur ordinateur (Mac, PC), téléphone mobile (iOS, Android) ou via Apple TV, Roku, XBox One, Android TV.

Inconvénients :

  • VPN requis (voir plus haut).
  • Pas accès à CBS et CBS Sports.
  • Obligation d’acheter des Sling TV Gift Card pour s’abonner (vous pouvez les acheter sur walmart.com sans restriction) car seules les cartes de crédit américaines sont autorisées.

Attention : ne créez pas de compte avant d’avoir votre Sling TV gift card. Une fois votre code de Sling TV gift card reçu, passez par https://www.sling.com/gift, puis « New user, redeem here ». Vous pourrez alors vous abonner en renseignant Sling TV gift card card code dans le formulaire.

Hulu

https://www.hulu.com/

Autre service de streaming TV en ligne (OTT). Plus généraliste mais complet.

Chaines disponibles : ABC, CBS, NBC, Fox, Big Ten TV, CBS Sports, ESPN, ESPN 2, ESPNU, ESPN News, Fox Sports 1 et 2, SEC Network.

Prix : 39,99$/mois.

Avantages :

  • Accès à toutes les chaines détenant les droits du College Football (pas uniquement ESPN).
  • Pas d’engagement à long terme (possibilité de résilier l’abonnement chaque mois).
  • Prix abordable.
  • Service très stable et excellente qualité d’image (1080p, 4K ! ).
  • Accessible sur ordinateur (Mac, PC), téléphone mobile (iOS, Android) ou via Apple TV, XBox One, Android TV.

Inconvénients :

  • VPN requis (voir plus haut).
  • Pas accès à ESPN 3, Pac-12 Network, ACC Network, Longhorn Network.

 

Il existe d’autres services identiques à ces deux-là : FuboTV (34,99$/mois), DirectTVNow (50$/mois) et PlaystationVue (39,99$/m). Comme pour Sling TV et Hulu, vous devrez être connectés à un VPN pour y accéder.

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Notre Dame vs USC : une rivalité centenaire pour la conquête du Jeweled Shillelagh

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par Nicolas Meichel

USC-Notre Dame, Notre Dame-USC : un mot suffit pour qualifier cette rivalité. On parle ici d’un « classique ». Le terme classique est souvent utilisé dans le milieu de l’art, et correspond à une œuvre qui est devenue une référence. Ici, nous sommes dans le milieu du sport, mais un dénominateur commun est bien présent. Ce dénominateur commun est le mot « référence ». Lorsqu’on parle des Trojans de USC et des Fighting Irish de Notre Dame, on parle de programmes références, de confrontations références, et donc de rivalité référence. Oui, USC-Notre Dame, c’est le haut du panier, c’est la crème de la crème du football universitaire. 22 titres nationaux combinés pour les 2 programmes (11 chacun), 14 trophées Heisman, une multitude d’All-Americans et une flopée de Hall of Famers NCAA et NFL (dans le futur).

Les deux universités se rencontrent depuis 1926, et se disputent le Jeweled Shillelhag Trophy (trique de bois paré de bijoux) depuis 1952. Sur ce trophée se trouve les médaillons qui symbolisent chaque victoire de l’une des deux équipes. Lorsque les Trojans l’emportent, une tête de Trojan (chevalier troyen) est gravée dessus. Si c’est Notre Dame qui gagne, on gravera alors un trèfle à 3 feuilles. En cas de match nul, un mix des deux est réalisé. On retrouve aujourd’hui 44 trèfles, 35 têtes de Trojan, et 5 médaillons mixtes sur le trophée.

Tout commence donc en 1926. L’origine de la rivalité entre USC et Notre Dame est assez floue vu que plusieurs versions existent. La version que l’on pourrait qualifier d’officielle et qui est souvent retenue est celle qui nous raconte que l’origine de la rivalité puise sa source dans une « conversation entre épouses ». A l’époque, l’université d’USC était à la recherche d’un rival national. Le directeur athlétique de l’équipe, Gywnn Wilson, fut envoyé par les Trojans à Lincoln, dans le Nebraska, afin d’assister à la rencontre entre Nebraska et Notre Dame. Accompagné de son épouse, Wilson assista donc à cette rencontre qui se déroula le jour de Thanksgiving. Wilson proposa au coach des Fighting Irish, Knute Rockne, l’idée de créer une rencontre annuelle avec alternance de l’équipe qui reçoit (une fois le match se joue à South Bend, puis l’année suivante à Los Angeles et ainsi de suite). Contre cette idée, Coach Rockne expliqua que le voyage (en train à l’époque) était bien trop fatiguant pour son équipe. Cependant, l’épouse de Wilson réussira à convaincre l’épouse de Rockne qu’un voyage tous les 2 ans sous le soleil californien était bien plus agréable qu’un voyage dans l’environnement rugueux et neigeux du Nebraska. Mme Rockne en parla à son mari, qui accepta finalement cette proposition. C’est ainsi que depuis le 4 décembre 1926, USC et Notre Dame se rencontrent chaque année.

Le match inaugural de 1926 est déjà un aperçu de ce que la rivalité va offrir au football universitaire dans le futur. Dans un match ultra serré, Notre Dame prendra finalement le dessus pour s’imposer 13 à 12. Pour Rockne, c’est le plus grand match qu’il ait jamais vu de sa vie. L’année suivante, rebelote, avec une nouvelle victoire d’un point des Fighting Irish, sur le score de 7 à 6. Ce match s’est déroulé au Soldier Field de Chicago, devant pas moins de 120 000 personnes. L’affluence du public en ce jour de 1927 est considérée comme l’une des plus élevées de l’histoire de la NCAA.

A la fin des années 1920, l’opposition enter Notre Dame et USC est menacée, du à des soucis de logistique. En effet, les voyages en train entre South Bend à Los Angeles sont désespérément longs. Confronté au Conseil de la faculté de Notre Dame, Coach Ruckne argumenta en faveur de la rivalité, en disant que le jour où la majorité des équipes de football voyageront en avion arrivera très vite. L’opposition entre Notre Dame et USC est finalement maintenue.

Au début des années 1930, les Fighting Irish sont au sommet de la hiérarchie du football universitaire. Double champion en titre en 1929 et 1930, Notre Dame reste sur 26 victoires d’affilée au moment de recevoir USC en 1931. Le match débute parfaitement pour Notre Dame qui mène 14-0. Mais USC ne désespère pas, et sous l’impulsion de Gus Shaver et Orv Mohler, les Trojans parviennent à recoller au score avant de passer devant dans la dernière minute grâce à un field goal de 33 yards de Johnny Baker. Vainqueur 16 à 14, Les Trojans remportent le premier match de leur histoire à South Bend.

Suite à cette confrontation, le coach d’USC, Howard Jones, emmena l’ensemble de son équipe sur la tombe de Knute Rockne, mort dans un accident d’avion quelques mois auparavant, afin de respecter une minute de silence. A leur retour en Californie, plus de 300 000 fans attendaient les Trojans pour les féliciter.

Durant les années 1940, Notre Dame domine encore le monde du football universitaire, et par la même occasion la rivalité avec USC. Champions nationaux en 1943, 1946, 1947, 1949, les Fighting Irish ont remporté toutes leurs confrontations contre USC entre 1940 et 1949 (mise à part en 1948, où les 2 équipes se séparent par un nul).

De 1950 à 1961, Notre Dame continue à dominer USC, en remportant 9 des 12 matchs opposant les 2 universités.

En 1964, Notre Dame, classé #1, se déplace à Los Angeles dans le but de garder leur invincibilité (9-0 à ce moment là de la saison). USC n’étant pas classé, les Fighting Irish sont logiquement favoris, ce qu’ils prouveront en première mi-temps avec un avantage de 17 à 0. Cepedant, USC se réveille et remonte son retard. Les Trojans prennent l’avantage à 1 :35 de la fin du match grâce à un touchdown de Graig Fertig pour son receveur Rod Sherman, le tout sur un 4è down. Notre Dame tenta tant bien que mal de revenir sur un dernier drive, mais USC finit par l’emporter 20 à 17, brisant ainsi les rêves de titre des Fighting Irish.

Les matchs de 1968 et de 1970 resteront également dans les annales. En 1968, USC (guidés par O.J. Simpson, vainqueur du trophée Heisman) et Notre Dame finiront sur un score de parité 21 à 21, dans un des matchs les plus vus dans l’histoire du football universitaire. En 1970, USC prendra le dessus sur l’université de Notre Dame (invaincue à ce moment là) 38 à 28, et ce malgré l’une des plus grandes performances de l’histoire de la part de Joe Theismann (526 yards à la passe).

Le match du 30 novembre 1974 restera à jamais comme l’un des plus incroyables de la rivalité entre ces 2 géants du football universitaire. Champion en titre, Notre Dame se déplace à Los Angeles pour affronter USC. Rapidement devant sur le score de 24-0, les Fighting Irish semblent se diriger tranquillement vers une victoire confortable contre leur rival. Mais un touchdown d’Anthony Davis juste avant la mi-temps va donner de l’élan aux californiens. Au retour des vestiaires, le même Davis s’en va retourner un touchdown sur kickoff. Inarrêtables, les Trojans vont scorer 35 points (!!) dans le seul et unique 3è quart-temps ! USC remportera ce match 55 à 24, avec 55 points d’affilée, inscrits en un temps record de 17 minutes. Cette victoire a depuis été baptisé « The Comeback », et est considéré à juste titre comme l’une des plus grandes victoires de l’histoire des Trojans.

4 ans plus tard, en 1978, une nouvelle page de la légende du Jeweled Shillelhag va s’écrire, et celle de Joe Montana par la même occasion. Mené 24 à 6 par USC dans le dernier quart-temps, Notre Dame réussit l’impensable en remontant au score sous l’impulsion de Montana, pour passer devant 25 à 24 à 45 secondes de la fin. La conversion à 2pts est cependant ratée, ce qui va couter très cher aux Fighting Irish. Sur le dernier drive des Trojans, le quarterback Paul McDonald perd la balle suite à un choc. Le fumble semble évident, sauf que les arbitres décident que c’est une passe incomplète, ce qui va permettre à USC d’avoir une nouvelle opportunité qu’ils ne gâcheront pas. A 4 secondes de la fin, Frank Jordan réussit le field goal victorieux, donnant un avantage définitif aux siens 27 à 25.

De 1978 à 1982, USC remportera 5 confrontations de suite contre Notre Dame.

A partir de 1983, la domination des Fighting Irish sera nette et sans bavure. Pendant une décennie, Notre Dame dominera USC en remportant 12 des 13 confrontations jusqu’en 1995 (pour un nul en 1994). Le match de 1988 fut un match au sommet, avec Notre Dame classé #1, et USC classé #2. Notre Dame, guidé par Tony Rice, remporta le match 27 à 10, avant de remporter le titre national cette année là.

Après 11 défaites d’affilées, USC va finalement briser cette série noire en 1996 lors du premier match avec prolongations de l’histoire de la rivalité. Les Trojans l’emporteront chez eux sur le score de 27 à 20. Ce sera le dernier match en tant qu’entraineur de Notre Dame de Lou Holtz, qui était invaincu contre USC avant ce match là.

Le match de 1999 est lui aussi l’un des grands moments lorsqu’on pense aux confrontations entre les 2 universités. 25 ans après l’incroyable comeback d’USC, c’est au tour de Notre Dame de faire une remontée spectaculaire. Menés 24 à 3 dans le troisième quart-temps, les Fighting Irish réussiront l’exploit (avec l’aide du vent, qui favorisa les kickers) de remonter pour s’imposer sur le score de 25 à 24.

A partir de 2002, les Trojans prendront très largement le dessus sur Notre Dame. De 2002 à 2011, USC remporta 9 des 10 confrontations contre les Fighting Irish, et le plus souvent dans des matchs à sens unique.

Sauf en 2005, où l’on assiste peut-être au plus grand match de l’histoire de cette incroyable rivalité.

USC, double champion en titre et sur une série de 27 victoires d’affilée, se déplace à South Bend avec sa « dream team », composée, entre autres, de Matt Leinart, Reggie Bush, Lendale White ou encore Dwayne Jarrett. Notre Dame, classé #9, espère faire chuter le grand favori de la saison devant un public en furie. Le match tiendra toutes ses promesses, et c’est le moins que l’on puisse dire. USC prendra l’avantage sur un premier touchdown de Reggie Bush, le futur meilleur joueur de la saison (même si son trophée Heisman lui sera retiré plus tard pour violations de règles NCAA*). Mais Notre Dame réagit vite, et se retrouve même en tête à la mi-temps, sur le score de 21 à 14. La seconde période est ultra serrée; les Trojans reprennent les commandes 28 à 24, grâce notamment à leur duo offensif Leinart-Bush. Mais Brady Quinn, le quarterback de Notre Dame, va aider son équipe à remonter le terrain avec un drive de 87 yards, qui se conclut sur un touchdown de Quinn à la course, donnant ainsi l’avantage 31 à 28 aux Fighting Irish, à 2 minutes de la fin.

Le match a déjà atteint des sommets, mais va monter encore plus haut. Sur l’ultime drive du match, les Trojans se retrouve face à un 4th & 9 sur leur ligne des 26 yards. C’est l’action qui décidera de la saison d’USC. Leinart fait signe à son receveur Jarrett qu’il sera en couverture individuelle, avant de lui lancer la balle que ce dernier attrapera pour avancer jusqu’à la ligne des 13 yards de Notre Dame. Les Trojans arrivent finalement sur la ligne des 2 yards. Sur l’action qui suit, Leinart tente de courir lui-même vers la end zone mais il est plaqué par le linebacker Corey Mays, provoquant ainsi un fumble qui, heureusement pour les Trojans, n’aura pas de conséquence puisque la balle sort du terrain, ce qui arrête la montre laissant 7 secondes de jeu (USC n’avait plus de time out à ce moment là). Cependant, le chronomètre du stade ne s’arrête pas, faisant ainsi croire à une victoire des locaux. Le terrain est envahi par les étudiants de Notre Dame, avant d’être évacué pour laisser les 7 dernières secondes se jouer. Dans la confusion totale, une dernière action a finalement lieu. USC tente un QB-sneak, et Leinart semble être stoppé par la défense de Notre Dame, avant que Reggie Bush ne pousse finalement son quarterback dans la terre promise. Cette dernière action est appelée depuis « The Bush Push ». USC s’imposera donc finalement 34-31 dans ce match que l’on baptisera logiquement le « Bush Push  Game ». Les Trojans finiront leur saison en perdant la finale nationale contre les Texas Longhorns de Vince Young.

Depuis ce match mémorable, la rivalité entre USC et Notre Dame n’a pas connu de très grandes confrontations, ce qui est du notamment au fait que les 2 programmes ne sont plus performants en même temps. Mais peu importe, les confrontations entre USC et Notre Dame resteront à jamais spéciales pour tout ce qu’elles représentent, à savoir le football universitaire à son apogée et à son meilleur.

L’anecdote : The « Bush Push »

Le « Bush Push » est aujourd’hui considéré comme l’une des plus grandes actions de toute l’histoire du football universitaire. Cependant, elle est aussi controversée et contestée, notamment par des fans de Notre Dame.

Selon la section 3, article 2b du livre des règles NCAA, « le coureur n’a pas le droit de pousser ou de porter un coéquipier pour l’aider à progresser dans le terrain ».

Une pénalité aurait donc pu (du ?) être signalée, même si ce n’est que très rarement le cas. Si les arbitres avaient jeté leur petit foulard jaune, USC aurait du reculer de 5 yards…

Les enjeux du match de samedi

– La suprématie de la rivalité est en jeu.
– Les Trojans de #12 USC (8-3, 7-2 Pac-12) sont encore en course pour le titre de division Pac-12 South mais ils n’ont pas leur Destin entre leurs mains. Ils doivent compter sur une défaite de #9 Colorado face à #22 Utah et s’imposer à domicile contre Notre Dame.
– Notre Dame (4-7) a l’occasion de finir en beauté une saison 2016 catastrophique. En battant leurs grands rivaux – et les privant au passage d’une éventuelle finale de conférence Pac-12 – les Fighting Irish se feraient pardonner par une base de fans en colère.

* : la NCAA a décidé le 10 juin 2010 de punir l’université d’USC pour avoir accordé des avantages en nature à Reggie Bush, de décembre 2004 à 2005. Le trophée Heisman remporté par Bush en 2005 lui a été retiré, et l’ensemble des victoires dans lesquelles Bush a participé durant cette période ont été annulées (14 victoires en tout). Il n’y a donc officiellement pas de vainqueur du trophée Heisman en 2005, ni de vainqueur du « Bush Push Game » de 2005, ce qui n’empêchera cependant pas ce dernier de rester graver dans les mémoires.

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House of Texas Football : A qui le pouvoir ?

Qui possède vraiment le pouvoir à Texas ?

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Moins de deux ans après sa nomination, Steve Patterson s’est fait virer de son poste de directeur athlétique de Texas suite à une décision du président Gregory L. Fenves, approuvée par le conseil d’administration de l’université du campus d’Austin (Texas).

Dans l’ombre de cette décision : certains boosters aux poches bien remplies. Après tout, ce sont eux qui paient.

Finalement à Texas, qui a réellement le pouvoir ? Qui prend les décisions pour mener le programme ? Quid de l’avenir du programme ?

Texas, ton univers impitoyable

Les boosters sont généralement des personnes qui possèdent de gros comptes en banque et qui donnent chaque année de l’argent pour que le programme tourne bien. Le conseil d’administration gère cet argent et le redistribue aux différents sports. Le football prend un grosse part du gâteau, bien entendu. Les sports ne sont pas les seules à profiter de ces dons. Ils permettent aux étudiants d’avoir des bourses d’études ou de nouvelles infrastructures.

Charlie Strong, Texas

A Texas, certains gros donateurs n’étaient pas satisfait du travail effectué par Patterson avec « leur » argent. Il faut dire qu’il avait pris quelques décisions controversées dont l’augmentation du prix de l’abonnement (augmentation de 6% pour le football, 7% pour le basketball), du parking etc… Pas de quoi le rendre populaire.

Sportivement, l’équipe de football est dans un creux depuis plusieurs années. Depuis sa nomination, Texas détient une fiche de 9-12, 0-2 en bowls, et la stat’ qui fait mal : 1-9 contre des équipes classées.

L’occasion était trop belle pour certains boosters pour tirer à boulets rouges sur Patterson.

Et si ce renvoi n’était que l’arbre qui cache la forêt ?

Les clés d’un programme

Après la démission de Mack Brown, le coach légendaire des Longhorns – certes sur le déclin-, il fallait trouver un successeur suffisamment attractif pour les médias et aussi capable de gérer le bazar laissé par Brown.

Les premières rumeurs sont alors ré-apparues : Nick Saban pourrait être le futur coach de Texas. Le programme d’Austin a les moyens de se payer Saban (Texas est l’équipe la plus rentable au niveau national). Toutefois même s’il s’agit d’un coach très talentueux, il était peu probable qu’il quitte Tuscaloosa (Alabama).

Pourquoi ces rumeurs ? Étaient-elles fondées ? Un groupe de boosters a toujours voulu Saban a tout prix. Nous le savons, Saban n’a pas vraiment prêté l’oreille à ces rumeurs bien que son agent l’a régulièrement contacté à ce sujet. Finalement, Charlie Strong a eu le poste. Les boosters avaient alors émis de sérieux doutes le concernant. Strong ne savait pas encore à quel point.

Sauve le programme et tu te sauveras toi-même

Charlie Strong n’a qu’une mission à accomplir. Gagner. Cela peut sembler simple, mais vu l’état du programme de Texas à son arrivée, la tâche était bien plus compliquée que prévue.

Coach Strong a d’abord « nettoyé » le programme en se séparant de plusieurs joueurs à problèmes. Mais le mal était bien plus profond. Une fiche de 6-7 n’est pas bien glorieuse pour un programme de ce standing. La fin de règne de Mack Brown a plongé le programme de Texas dans la crise et il a bien du mal à se relever, pire encore ce sont 3 autres programmes texans qui trustent les premières places du classement Top 25 : Baylor, Texas A&M et Texas Christian.

Un nouveau départ ?

Ce renvoi de Steve Patterson peut-il remettre Texas sur de bons rails ? Peu probable… pour l’instant (malgré la belle performance contre California et Oklahoma State lors des semaine 3 et 4). Un coach ne peut améliorer un programme que dans un environnement « sain ». C’est-à-dire sans une pression inutile. Or, certains boosters aimeraient bien voir Mack Brown au poste de directeur athlétique, car ils sont copains-copains avec lui. Quid de coach Charlie Strong alors ? Le Directeur athlétique intérimaire, Mike Perrin, lui a exprimé publiquement son soutien. Strong a les outils et le talent à disposition pour réussir. A lui de construire une équipe gagnante, et vite. Car rien ne dit que le successeur de Mike Perrin (Oliver Luck vice président des affaires réglementaires de la NCAA ? Tom Jurich de Louisville ? John Curie de Kansas State ?) ne voudra pas venir avec un coach qu’il n’aura pas personnellement choisi si la situation ne s’améliore pas. Coach Strong mérite encore du temps. En fait, chaque coach en College Football devrait avoir le temps de fabriquer le programme à sa façon sans subir de pressions externes qu’elles soient de l’administration de l’université ou de quelques boosters…

Et vous, chers lecteurs, que pensez-vous de cette situation ? Coach Charlie Strong mérite-t-il de rester à son poste chez les Longhorns de Texas ?

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Programme de football et de basketball font-ils bon ménage ?

The Blue Pennant vous propose de répondre à la fameuse question peut-on être bon dans les deux sports les plus médiatisés au niveau universitaire ?

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The Blue Pennant vous propose de répondre à la fameuse question : peut-on être bon dans les deux sports les plus médiatisés au niveau universitaire ?

Comme vous le savez, certaines facs ont un sport de prédilection, un sport qui leur a permis de se bâtir une renommée nationale. Bien que sponsorisant différents sports, certaines universités se sont illustrées de façons notables dans un sport plutôt que dans l’autre.

Nous vous proposons une analyse sur 10 ans. Mais d’abord situons un peu le contexte : si en football les joueurs doivent rester 3 ans minimum à l’université, en basketball c’est la règle du « one and done » qui domine. 1 an et les étudiants-athlètes peuvent se déclarer à la draft.

Tout d’abord les résultats

Vainqueur (année) FOOTBALL BASKETBALL
2005 Texas North Carolina
2006 Florida Florida
2007 LSU Florida
2008 Florida Kansas
2009 Alabama North Carolina
2010 Auburn Duke
2011 Alabama Connecticut
2012 Alabama Kentucky
2013 Florida State Louisville
2014 Ohio State Duke

Si on analyse simplement ce tableau, on peut suggérer que Florida a été la meilleure équipe multi-sport de ces 10 dernières années. Oui, ça vous fait un choc ? Moi aussi.

Avant de pousser l’analyse plus loin, voyons la tendance au niveau recrutement

Meilleur classe (année) FOOTBALL BASKETBALL
2005 USC Oklahoma State
2006 USC North Carolina
2007 Florida Virginia
2008 Notre Dame UCLA
2009 LSU Washington
2010 Florida Kentucky
2011 Alabama Kentucky
2012 Alabama UCLA
2013 Alabama Kentucky
2014 Alabama Duke

On voit ici qu’aucune pure école de football ne fait partie du classement basketball à l’exception de Washington. (Oui, Oklahoma State est une école de basket avant tout).

Des anomalies assez rares

A part Florida qui a fait le doublé football-basketball et la présence de Washington dans le classement de la meilleure classe de recrutement en basket, le reste est de la pure logique. Il est impossible d’être bon à la fois en football et en basketball. Analyse terminée ? Non pas vraiment.

L’analyse aurait pu être portée à 15 ou 20 ans cela n’aurait rien changé. Il est rare de voir un programme exceller dans les deux sports. Précision : quand je dis exceller ce n’est pas juste aller à un bowl de bas niveau ou arriver péniblement à la March Madness (les playoffs du basket).

Duke reste une exception : dominant chaque année en basketball, les Blue Devils ont également remporté leur division AAC Coastal en football en 2013.

L’idée de cet article fait suite à un analyse de Bleacher Report indiquant que Kansas était la pire équipe de football de tous les temps. Sauf, que ce n’est pas tout à fait exact. L’équipe la moins performante est Kent State (39.2% de victoires en 886 matchs). Mais ce qui est intéressant, c’est la suite du classement. UNLV et Wake Forest complètent le podium. Ce sont des facs de basket. Et ces facs assument totalement leur attachement à ce sport plutôt qu’au football.

Des revenus et de la médiatisation

Alors pourquoi des équipes comme Kansas, Wake Forest, Syracuse, SMU, Memphis continuent de jouer au football ? Ces équipes ne seront jamais championnes de conférence, du moins pas avant un bon moment. Pire encore, elles ne seront pas sélectionnées par le CFP ou dans un bowl majeur sauf si vraiment elles le méritent sur le terrain. Pourquoi ? Réponse courte : Money. Argent. Flouze. Peu importe. Jouer au football et même perdre sur le terrain rapporte de l’argent. Cela ne sert à rien d’engager des millions dans un programme enlisé depuis des décennies dans la médiocrité pour ne faire qu’illusion.

Avec les nouveaux contrats télés des dernières années, les facs reçoivent de plus en plus d’argent. Alors oui maintenir un programme de football coute cher (UAB anyone ?), mais cela rapporte parfois même plus qu’espéré. Les facs modestes en football invitent une recrue phare pour leur programme basket à leur plus gros match de la saison… de football ! Vous voulez une preuve ? Surveillez la liste des lycéens invités à tel ou tel match. PG, SF, ne sont pas des positions de football…

Un mariage forcé

Aujourd’hui, le football rapporte (beaucoup) plus que le basketball. Alors même si, les résultats ne sont pas bons, on sourit et on accepte le chèque fait par la télé tout en sachant qu’on va se faire botter les fesses par la moitié de la conférence.

Cette année, Ohio State semble promis au titre national, idem pour Kentucky en basketball, mais cela ne nous empêche pas de vivre des moments passionnants tout en criant à la Brian Kelly devant notre télé : « KANSAS STAY AT BASKETBALL FFS ». C’est sa la magie du college.

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