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College Football Report

College Football Report 2016 – Semaine 6

PUBLIC SERVICE ANNOUNCEMENT : The College Football Report has been cancelled because of Hurricane Matthew hitting the East coast this Friday, or Saturday, or Sunday, or whatever, and because of cancellation of games played in Florida. It will not be rescheduled. Just because. Thank you.

Oh, fuck it, here we go…

AINSI PARLAIT VERCHAIN

(Ce qui est toujours moins moche que Zarathoustra). Souvenez-vous, jeunes gens… il y a deux ans, votre ami Verchain, alors célibataire avec un boulot pépère, avait le temps de vous abreuver chaque semaine de son humeur, dans un rendez-vous appelé « Verchain is #NotImpressed ».

Eh bien, cette saison, le #NotImpressed est de retour, mais le lundi.

Comme McKayla, il a changé, mais il ne ressemble pas encore à un sosie de Kim K-West. Ou du moins, c’est que j’espère.

Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed : Faut pas rester là, monsieur…

Non, vous non plus faut pas rester là, monsieur, mais ce n’est pas de vous qu’on parlait…

Oregon n’a jamais viré un coach en cours de saison depuis 1976. Verchain n’était même pas né (même dans son état civil officiel), c’est vous dire si ça date…

Mark Helfrich sera peut-être le premier depuis cette éternité au moment où ces lignes seront publiées.

Et Oregon redeviendra peut-être ce qu’il était il y a une vingtaine d’années : une quantité négligeable sur l’échiquier du football.

Les Ducks ne sont véritablement apparus au plan national qu’il y a une quinzaine d’années, lorsque Mike Bellotti mena la troupe au Rose Bowl 2000 et au Fiesta Bowl 2001 avec une victoire contre Colorado (qui était, eh oui, une grosse fac football en ces temps immémoriaux) et un classement de numéro 2 national.

Bellotti a fini par passer la main après 2008, une période qui n’aura pas vu les Ducks gagner plus de 10 matchs… Il a donc été remplacé par Chip Kelly, son coordinateur offensif, pour que démarrent les 4 plus belles années de la fac de Eugene.

C’était devenu The Greatest Show On Earth, period. Avec une mascotte façon Donald Duck sous acides qui faisait tellement n’importe quoi que tout devenait événement, avec des cheerleaders que tout individu mâle hétérosexuel aurait souhaité peloter plus surement que le premier Bill Clinton venu se laissait aller à le faire avec les hôtesses de l’air qu’il croisait, avec un football plus spectaculaire que ça tu serais dans un jeu vidéo, avec une structuration des installations (centre d’entraînement notamment)… Avec une finale perdue avec nos regrets éternels devant Auburn de Cam ‘Son of a Preacherman’ Newton…

Avec Marcus Mariota Heisman, aussi.

Enfin, Mariota, c’était pour la deuxième saison de Mark Helfrich. Parce que l’ancien coordinateur offensif d’Oregon était devenu son head coach, une fois Kelly parti tenter de réveiller les Eagles de Philadelphia en NFL, pour les résultats qu’on sait…

Mariota, c’était le baobab qui cachait le désert. Le superman hawaiien a emmené ses équipiers à une nouvelle finale nationale, perdue, encore, pour les débuts du Playoff. Et il est parti jouer chez les pros… Et Oregon ne s’en est pas remise.

Les problèmes sont multiples, et Helfrich est au cœur du système.

La défense, même si on n’en entendait pas parler du temps de la blur offense de Chip Kelly, était au minimum moyenne sur l’ensemble des matchs durant l’ère Kelly, avec même des joueurs draftés chez les pros. Nick Aliotti n’est certes plus le coordinateur défensif depuis sa retraite en 2013, mais les changements de casting au poste de DC n’expliquent pas tout. Certes, avoir Brady Hoke et son aura de loser ultime n’aide sans doute pas, mais les Ducks manquent tout simplement de talent dans ce secteur, plain and simple.

Pourquoi ? Parce qu’Oregon ne sait plus recruter. En défense comme en attaque.

Sur les trois ‘classes’ recrutées par Kelly, les spécialistes de ce genre de choses ont toujours classé les Ducks dans les 15 premiers, avec toujours une dizaine de joueurs classés ‘4 stars’ ou mieux. Depuis ? Not so much…

La classe 2016 est considérée comme 28° nationalement, et la classe à venir, pour le moment 32°…

La meilleure illustration ? Voilà deux saisons que Mariota est pro, et sur cette période, Oregon s’est tournée vers deux QB issus des rangs de la FCS, que ce soit Vernon Adams l’an passé ou Dakota Prukop cette année, qui est tellement bon qu’il a été remplacé avant la catastrophe industrielle de ce samedi. Aucun QB développé en deux ans. Big problème, n’est-il pas ?

Oregon a de l’argent, avec les poches de Phil Knight qui sont toujours prêtes à s’ouvrir dès lors qu’il s’agit d’offrir quoi que ce soit à son alma mater. Tom Herman sera la cible de toutes les facs de premier plan qui changeront de coach cette saison. Il est déjà envoyé à LSU pour remplacer Les Miles. Oregon devrait faire le nécessaire pour aller chercher Herman, en virant Helfrich tout de suite. Quitte à finir avec un record qui ne permet pas d’aller à l’Idaho Famous Potato Bowl, autant laisser le poste à Brady Hoke… OK, faut pas exagérer… Mais tout de même… D’ailleurs, Wikipedia, ce dimanche 9 octobre, semblait déjà avoir tourné la page…

Et puis, au pire, il restera toujours PJ Fleck, qui a donné un nom à l’une des Directional Michigans de la terre, Western.

Et si tout cela n’était pas simplement le produit d’une tradition qui est arrivée au bout de sa propre logique ? Les différents assistants, hormis Yost et Hoke, ont tous au moins 10 ans de service dans la maison, pour une moyenne proche de 18 ans. Les coaches de ligne offensive et des RB ont plus de 30 ans de maison. Tous les coaches depuis Rich Brooks, le prédécesseur de Bellotti, ont été promus de l’intérieur. Ça ressemble furieusement à de la consanguinité profonde, de celle qu’on croise au fond des campagnes françaises. Au bout d’un moment, à force de faire des gosses entre cousins, on fait naître une génération de débiles aussi profonds que les campagnes où ils voient le jour… Toutes les fac de la Pac12 North ont changé de coach à un moment, en amenant du sang neuf, Harbaugh-Shaw à Stanford, Mike Leach et son Air Raid solaire à Washington State, Chris Petersen à Washington, Sonny Dykes à Cal, etc… Du sang neuf, pour bouleverser le patrimoine génétique des équipes concernées… Pas à Oregon…

En ces temps de campagne électorale aux States, et de pré-campagne électorale à nos longitudes, il est temps d’user un bon vieux slogan : « Le changement, c’est maintenant… »

Double Up #NotImpressed : Et si la Russie apportait du changement dans les modes d’investigation de la NCAA.

On a des sujets, cette semaine. Parlons donc un peu des Investigations de la NCAA sur les différents cas d’infraction à ses règlements. Verchain et le monde attendent dans les prochaines semaines les conclusions des enquêtes sur les violations des règles de l’amateurisme à North Carolina et son délicieux programme d’éducation autour de la Culture Africaine (des cours fantômes pour permettre à certains joueurs de foot et de basket d’avoir des notes préservant leur éligibilité) et à Ole Miss (plus basiquement, le paiement de joueurs…).

En attendant, Jim Delany, le commissioner de la B1G a mené un groupe de travail des 32 commishes de la Division 1 (FBS et FCS) destiné à donner des recommandations sur les évolutions à apporter aux méthodes d’investigation de la NCAA sur les infractions aux règlements. Peu d’avancées, les représentants des 32 conférences s’entendant grosso modo pour affirmer leur satisfaction quant aux pratiques actuelles, tout en s’accordant pour proposer des pistes d’amélioration.

Pourquoi la Russie, me direz-vous ? Si vous n’avez pas vécu dans l’espace en direction de Mars depuis juin (more on that later), vous avez sans doute assisté avec désolation, un sourire en coin ou un intérêt plus ou moins marqué, à la petite guéguerre que ce sont livrés le Comité International Olympique et l’Agence Mondiale Antidopage quant à l’exclusion ou pas des sportifs russes dopés par le pouvoir comme au bon vieux temps de l’URSS.

La NCAA fonctionne un peu comme l’AMA : elle fixe les règles de ce qui peut ou non faire l’objet d’une enquête, un groupe d’enquêteurs de la NCAA réputé indépendant fait son job, et c’est la NCAA qui juge s’il y a lieu de sanctionner ou non tel ou tel membre de l’organisation.

Le scandale de Rio semble avoir marqué Jimmy D, au point qu’il a lui même repris cet exemple pour justifier des recommandations de son comité de commissionners. En voici donc la substantifique moelle (citer François Rabelais dans un article sur le college football ? Check!).

  • L’outsourcing de l’enforcement. En langue de Molière, ou de Nabila Bennatia : externaliser les équipes d’enquêteurs.

Des mots mêmes de Delany, difficile de trouver un consensus sur ce point, car tout le monde est pour une bonne solution tant qu’il ne se retrouve pas dans le scope d’une enquête, moment où il aime pouvoir manipuler un peu les résultats (je grossis le trait, j’admets). Une telle mesure limiterait les luttes d’influence, car, au sein de la NCAA, une fac accusée est, en définitive, jugée par ses pairs.

Delany, à titre personnel, va même un peu plus loin en réclamant que les enquêteurs aient pouvoir de citer à comparaître, comme dans un tribunal classique.

  • Une limitation accrue de l’emploi de ressources en temps et en argent des équipes d’enquête sur les cas les moins graves pour accorder la plus grosse part des moyens sur les cas les plus graves. Ceci implique un meilleur tri à l’origine de la gravité supposée de telle ou telle affaire potentielle.

  • S’assurer que, compte tenu de la mauvaise publicité faite à une fac impliquée dans une enquête de la NCAA, l’annonce de poursuites soit réservée aux cas graves. L’opinion générale est que la NCAA communique trop sur les cas mineurs, jetant ainsi l’opprobre pour des trucs totalement ridicules (on reparle de l’histoire de l’hébergement des prospects de tennis de Boise State, là?).

  • S’assurer que les mis en cause soient tenus responsables sur une période de temps raisonnable (en tenant compte de délais pris par l’enquête…), en étant plus transparent sur les paramètres de mise en accusation.

  • Nommer un médiateur neutre qui gèrerait la communication entre la NCAA, les enquêteurs et les facs accusées pendant l’enquête, qui serait par exemple en mesure de préciser si la fac joue suffisamment le jeu de la transparence, comment les éléments de preuve ont été obtenus, et sur le timing de l’enquête…

Meiner Meinung Nach (écrire en allemand dans un article de college football ? Check!), le nouveau système d’enquêtes et sanctions de la NCAA semble ne pas trop mal fonctionner. C’est un peu moins le bordel qu’avant… Mais tout de même, il reste quelques points noirs :

La durée des enquêtes

J’ai lu que la durée moyenne d’une enquête est de 8 mois en 2015, en baisse de 10% par rapport à 2013. Cette diminution serait due selon les autorités à une meilleure organisation dans le tri des affaires à la base, permettant de clore les enquêtes sur infractions mineures beaucoup plus vite.

Rappelons toutefois que l’enquête sur Ole Miss a démarré en 2011, et celle sur North Carolina en 2011, en oubliant dans un premier temps le volet de la fraude universitaire avant de le reprendre en 2014. Et toujours pas de conclusions.

Jon Duncan, le patron de l’enforcement, affirme que les fac se montrent coopératives, et qu’elles hésitent même parfois à engager des avocats car elles prendraient ça un peu comme une déclaration de guerre aux enquêteurs, alors que ces derniers seraient tout à fait ouverts à avoir des avocats dans le jeu, et que cela fluidifierait même les relations…

Bob Bowlsby (qu’on retrouve partout dans le CFR ces derniers temps), affirme pour sa part que les enquêteurs manquent souvent de moyens… Ce qui nous amène à…

La question des moyens par rapport aux volumes à traiter…

Il y a 57 employés dans le pool d’enquêteurs, qui reçoivent chaque année environ 600 informations relatives à de possibles irrégularités. Le temps de traitement moyen d’un signalement est passé, depuis la mise en place de la nouvelle organisation, de 60 à 3 jours. Le temps moyen de recherche d’éléments complémentaires lorsqu’un signalement est jugé digne d’intérêt à été réduit de moitié sur les deux dernières années.

Sur les trois dernières années, le pool a traité 182 infractions de niveau 1 ou 2, les plus graves, et 10000 de niveau 3, les bénignes.

Jon Duncan affirme que le pool d’enquêtes est conscient de l’existence de bien plus de cas qu’il ne peut effectivement en prouver. Il souhaiterait pouvoir examiner ces cas avec les facs, sans nécessairement donner les noms des athlètes concernés, juste pour faire prendre conscience que le pool d’enquêtes connaît plein de choses sur ce qu’il se passe à un endroit ou un autre de la carte universitaire.

Accorder plus d’immunités ?

Des avocats qui ont travaillé sur des cas d’infractions NCAA affirment que la NCAA accorde de plus en plus d’immunités à des joueurs ou des coaches qui acceptent de témoigner pour prouver telle ou telle infraction. C’est à peu près le seul moyen dont dispose l’enforcement pour convaincre de coopérer, car il n’a pas le pouvoir de citation à comparaître… Jon Duncan emploie le terme d’ « outil puissant » à son propos.

Dans le cas d’Ole Miss, comme révélé par Yahoo Sports, les enquêteurs avaient offert l’immunité à trois joueurs pour qu’ils racontent la vérité sur leur recrutement.

Chaque proposition d’immunité faite par les enquêteurs doit être validée par les juges, sachant qu’elle ne peut concerner un employé de la fac (généralement le coaching staff, pour simplifier) impliqué dans une infraction non révélée par la fac, ou potentiellement impliqué dans une infraction.

Gérer la fraude scolaire

Dans le cas de North Carolina, la fac a argumenté que la NCAA n’était pas compétente pour examiner la fraude scolaire. Le problème, c’est que les membres de la NCAA considèrent que leurs procédures internes sont suffisamment poussées pour garantir qu’il n’y a pas de fraude. On a vu par exemple dans le cas d’Oklahoma State (relisez les #NotImpressed passés, ça fera des pageviews et augmentera le trafic du site, les gens!), que ce n’est pas le cas. Cela devrait donner aux enquêteurs la possibilité de mettre le nez dans le tas de fumier.

Ajuster les sanctions

Priver un programme universitaire de 50% de ses scholarships, c’est quasiment assurer la mort du programme ou sa disparition des radars pendant des années. Suspendre des coaches ou des assistants sans paie, par exemple, peut être un moyen de donner une sanction plus juste et compréhensible par tous sans sanctionner des étudiants potentiellement issus de classes populaires… On manque encore de recul sur la nouvelle échelle de sanctions, mais distribuer les ‘show cause’ (c’est à dire, dans notre droit français, une ‘faute lourde’ qui mène systématiquement au licenciement), ça ne résoud pas grand chose, je pense…

Diminuer les règles

Les règlements NCAA partent dans tous les sens, et on ne sait même pas si telle ou telle règle peut être appliquée à tel ou tel cas. Notamment dans le recrutement. Qu’est-ce qu’aller trop loin ? Un montage alakon comme certains en font avec tout plein de photoshop qui montre une recrue potentielle (appelons le John Doe) sous le maillot de la fac qui veut le recruter avec un faux article sur « John Doe remporte le Heisman sous les couleurs de Dakota Southern State », c’est possible, ou pas ??? Si vous le savez, moi pas…

Vous le voyez, on progresse, mais on n’est pas encore rendus. Et j’attends encore de lire ‘lack of institutional control’ et ‘academic fraud’ dans le rapport à venir sur les Tar Heels. Et qu’on n’ait plus de ‘failure to monitor’ parce qu’une recrue potentielle se fait payer une glace par un assistant coach pendant sa visite du campus.

Mais bon, j’aime toujours autant les histoires croustillantes, les Nevin Shapiro de la galaxie, des trucs avec des filles de joie sur un bateau, des tatouages contre des maillots dédicacés, et ce genre de trucs…

Time will tell…

En plus de tout ça, si le sujet vous passionne autant que Verchain, vous pouvez lire les compte rendus d’audit interne du nouveau fonctionnement du système d’enquêtes et de sanctions mis en place par la NCAA en 2012-2013. Celui du NCAA Enforcement Staff (les enquêteurs, leur document est assez sympa en cela qu’il reprend en annexes qui sont trois fois plus volumineuses que le rapport lui-même des documents NCAA récapitulant les nouvelles procédures, les devoirs des coaches, etc, j’ai trouvé ça assez sympa) et celui du NCAA Infractions Comittee (les juges), publiés cet été. Si vous n’avez pas le courage de vous fader environ 40 pages, voici un résumé : ces gens sont contents du travail qu’ils mènent. Par ailleurs, l’université de Temple a sorti une très bonne étude didactique des cas des dernières années. Lisez là. Si vraiment ça vous passionne, on peut en parler dans les commentaires, vous y êtes les bienvenus comme à chaque fois…

Quickies (parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé)

  • Droit de Suite du #NotImpressed de la semaine passée : Selon Denis Dodd de CBS, qui cite des sources à l’intérieur de la conférence, il n’y a que 50% de chances que la Big XII décide de procéder à une expansion dans les semaines qui viennent. Verchain was spot on on that one. Il se pourrait même que les networks PAIENT la Big XII pour qu’elle reste à 10 équipes… Le reste de l’article de Dodd (que j’aime bien, cela dit) revient à dire en anglais ce que vous avez pu lire ici sous la plume en forme de clavier de votre ami Verchain. Avec une petite précision, toutefois (on veut faire de la vulgarisation, Dennis lui rentre un peu plus dans le détail…) : toute équipe qui voudrait quitter la Big XII devrait attaquer le ‘Grant of Rights’ (en gros, l’accord entre les facs qui prévoit une inclusion dans la conférence jusque 2025) en justice. Sauf que la Big XII a déposé ce Grant of Rights au… Delaware. Le Delaware est le paradis fiscal intérieur des Etats Unis. Et devant la justice du Delaware, il est beaucoup plus compliqué d’espérer gagner en justice en dénonçant un tel contrat multipartite que nulle part ailleurs aux States. Une équipe qui quitterait la Big XII renoncerait à tous ses droits télé sur le football et le basket, soit environ 43 millions à l’année (50 pour OU et UT)…

  • Et puisqu’on parlait de Big XII, et qu’on a parlé d’un ‘faut pas rester là, monsieur…

Charlie Strong va sauter, c’est maintenant une certitude, et ce sera peut-être même une réalité d’ici à ce que ce CFR soit publié. Mais Charlie Strong à Texas, ce n’était rien d’autre qu’une catastrophe à venir, dès l’embauche de ce respectable Head Coach. Charlie Strong a à peu près autant de liens que moi avec le Texas. C’est un gars de Floride. Vexé que ses patrons de l’époque n’aient pas fait appel à lui pour prendre la succession d’Urban Meyer dont il était le coordinateur défensif, il est parti rejoindre Louisville, qu’il a transformée en une succursale floridienne au Kentucky.

Strong a gagné avec des petits gars de Floride, a ramené Louisville sur une carte pour autre chose que du basket, et a finalement atterri à Texas. Une belle trajectoire, mais qui n’aurait jamais du se produire.

On se souvient tous ou presque que Texas voulait… Nick Saban pour prendre la suite de Mack Brown qui était arrivé au bout de sa réserve d’oxygène à Austin. Et ce fut Strong, donc, parce que Nick Saban n’a pas voulu signer le plus gros contrat de l’histoire du coaching universitaire.

Strong n’a aucun réseau au Texas. Il a eu moins d’un an pour tenter de s’en créer un, parce que chez les Longhorns, l’équipe qui génère le plus de cash dans tout le college football, on n’a pas plus de temps que ça pour remettre le train sur les rails après le déraillement des dernières années de Mack Brown.

Strong avait un vrai réseau en Floride pour trouver des joueurs que les autres grosses fac qui recrutent dans la région auraient manqué. Et comme Miami n’était pas au top depuis le milieu des années 2000, les petits gars de Floride du Sud étaient tout heureux d’aller jouer au Kentucky pour un coach noir comme eux, qui leur vendait du rêve à pas cher.

Au Texas, on recrute des joueurs du Texas. Parce qu’on croit que le Texas est le plus gros réservoir de joueurs de la planète. C’est une exagération texane bien connue. Et Strong… Ne sait pas comment recruter au Texas, puisqu’il ne l’avait jamais fait avant…

Et puis, filer les clés du camion à un type qui est avant tout un maestro de la défense, dans une conférence qui vit et meurt par des scores de 45-44, pas vraiment un bon choix, si ?

Alors, merci pour tout, Charlie, et à bientôt pour de nouvelles aventures, à un endroit où tu te sentiras chez toi. Comme Florida State…

  • Juste pour vous amuser un peu, business-wise, voici la carte des jobs ‘publics’ les mieux payés aux US. Oui, si vous habitez dans la moitié des Etats, le job de ‘fonctionnaire’ le mieux payé est celui de Head Coach de la State University locale…

  • Don’t look now, but… Savez-vous que la Apple Cup, qui oppose traditionnellement U-Dub et Wazzu pourrait être un match pour le titre de la Pac12 North pour chacune des deux équipes ???

  • Félicitons au passage K Zane Gonzalez d’Arizona State pour ses 89 field goals en carrière. Mwouais, ça en dit beaucoup sur les qualités du garçon pour taper dans un ballon, mais aussi beaucoup sur l’inefficacité offensive des Sun Devils sur sa carrière, car pour en réussir 89, il faut au moins en taper 89, de field goals…

  • Stat of the week : Cincinnati a couru pour… 2 yards lors de sa brillante défaite contre U Conn…

  • Et, finalement, un bout de théorie du complot, là… Et si le match entre LSU et Florida qui n’a pu se tenir ce samedi pour cause d’ouragan Matthew ne se jouait jamais ? Et si Florida gagnait ses derniers matchs contre Mizzou, Arkansas, Georgia et South Carolina (ce qui est une vraie possibilité) ? Les Gators seraient à 6-1 en SEC. Soit 85,7% de victoires. L’autre équipe de la SEC East qui peut aujourd’hui prétendre aller disputer la finale, Tennessee, qui a battu Florida, doit encore affronter Alabama… Si les Vols perdent contre le Tide, qui reste favori dans ce match, les hommes de Butch Jones seraient au mieux à 6 victoires pour deux défaites. Soit 75%. Pourquoi ces pourcentages ? Parce que le titre de division se joue dans la SEC au pourcentage de victoires sur les 8 matchs de conférence du calendrier. Et que, donc, Florida aurait tous les droits d’aller disputer la finale contre Alabama ou Texas A&M au Georgia Dome d’Atlanta en décembre… Théorie du complot quand tu nous tiens… Ou pas.

 

VERCHAIN’S BILLBOARD

Notre patron de la rédaction n’aime pas le terme de ‘Power Rankings’. Mais alors pas du tout. Alors, pour cette partie que vous retrouverez toutes les semaines jusqu’à ce que la mort nous sépare, il fallait trouver un titre. Top 25, ça faisait redondant. ‘Pxxxx Rxxxxxxx’, c’était pas top… Alors, comme on donne dans la littérature… Voici donc les 25 équipes qui composeront le bulletin de vote de Verchain dans le TBP Top 25 de demain. Dans l’ordre, et avec un petit mot pas gentil pour chacune.

La base : c’est ce que Verchain pense de l’ordonnancement des équipes du college football. Et ça ne repose souvent que sur les idées préconçues de votre serviteur (et parfois le tour de poitrine des cheerleaders, aussi). On y va…

#1 Alabama Crimson Tide (1) : Nick Saban a eu une vie de folie quand il était assistant de Bill Bellichick à Cleveland… Wooooo…

#2 Ohio State Buckeyes (2) : Et on se demande encore pourquoi je n’accorde pas plus de respect à THE Ohio State University…

#3 Clemson Tigers (3) : Dabo, 60 minutes. Fame.

#4 Washington Huskies (5) : Call this sheer dominance. Period.

#5 Michigan Wolverines (6) : My GrandMa would have put 80 on that Rutgers team. Period. And Harbaugh is a damn liar, again…

Et puis, bon… bizarrement, ça ressemble à un concours où on se la mesure entre gentlemen…

Et puis, bon, Harbaugh qui mène de 4 scores et qui envoie une transformation à deux points, quoi… You will rue the day…

#6 Texas A&M Aggies (8) : A defensive play gave Texas A&M a win. I repeat : A defensive play gave Texas A&M a win…

#7 Louisville Cardinals (7) : Et tout à coup, Louisville vient de perdre toute chance de disputer le playoff cette saison. Bobby Petrino ne remercie pas Navy…

#8 Nebraska Cornhuskers (10) : Regardent les autres tomber…

#9 Ole Miss Rebels (13) : Chad Kelly. Hero. Le type essaie de se taper une pornstar moche avec des gros… sourcils, et se rue sur un terrain de high school pour protéger son petit frère. White trash at its finest. Si vous voulez voir ça, jetez un œil ici, la vidéo n’est pas digne de TBP, elle est plus pourrie qu’une sextape de Kim K-West.

#10 Wisconsin Badgers (14) : Ou comment une défaite la semaine passée peut te faire gagner 4 places cette semaine.

#11 Baylor Bears (17) : Regardent les autres tomber, aussi…

#12 Auburn Tigers (22) : Pour le match contre MissState, la vraie star de Last Chance U était venue voir ses anciens protégés. Brittany Wagner, qui est tranquillement en train de devenir la MILF of the Year, a donc pu retrouver John Franklin et Wyatt Roberts…

Mais bon, à Auburn, il fallait trouver autre chose pour marquer des points dans le Billboard de Verchain… And… Wait…

#13 West Virginia Mountaineers (15) : Et pourquoi pas ?

#14 Houston Cougars (4) : Tom Herman est donc officiellement disponible pour un entretien à LSU.

#15 Tennessee Volunteers (9) : Ou la fin d’une belle histoire où ce sont toujours les gars en orange et blanc qui gagnent à la fin…

#16 Florida State Seminoles (19) : Besoin de péter une dent à Brad Kaaya pour gagner un match. 7-0 FSU, série en cours. Ecoeuré.

Whatever, The U still proving it invented swagger…

#17 Miami Hurricanes (10) : Et si finalement c’était ça, les Hurricanes, cette saison ???

#18 Boise State Broncos (20) : Et tout à coup, les victoires contre Oregon State, qui vient d’enterrer les maigres espoirs de Cal en Pac12 ou presque et Wazzu qui vient d’enterrer les espoirs de Stanford tout court prennent une valeur dix fois plus importante qu’un écrabouillage en règle de New Mexico, avec un Rypien qui fait prendre feu à ses receveurs…

#19 Florida Gators (21) : Les Gators paraissent tellement meilleurs quand on ne les voit pas jouer…

#20 Navy Midshipmen (NR) : Ken Niumatololo, coach of the year. Les cours ont été annulés ce mardi à Navy, pour fêter la victoire contre Houston. À quand un porte-avion nommé USS Niumatololo ? Tremblez, terroristes !!

#21 Utah Utes (23) : Rien de bien fun, et alors ?

#22 Arizona State Sun Devils (NR) : Heureusement qu’il y avait les tribunes, tout de même, pour ce match moche contre UCLA, heureusement…

#23 Virginia Tech Hokies (NR) : Virginia Tech, where have you been ?

#24 North Carolina Tar Heels (18) : Bizarrement, pas de célébration amusante d’un kicker cette semaine.

#25 South Florida Bulls (25) : Those DEFINITELY belong.

Almost Made It : Wake Forest, Western Michigan, others…

Dropped Out : Colorado, Stanford.

THREE GAMES TO WATCH NEXT WEEK

Bon, encore une semaine où on devra se gratter la tête pour trouver trois matchs à ne pas manquer…

Verchain essaiera donc de voir :

North Carolina Tar Heels at Miami Hurricanes : Parce que bon, Miami n’est pas encore morte en ACC puisque sa défaite contre F****** S**** ne remet absolument pas en cause une possible victoire finale dans la Coastal. Et quelqu’un m’a dit de garder espoir (de garder la foi, en fait, mais le CFR est garanti sans religion).

Alabama Crimson Tide at Tennessee Volunteers : Tiens, la finale de la SEC tombe en octobre cette année ?

Ohio State Buckeyes at Wisconsin Badgers : Chacune des deux équipes peut perdre très très gros sur ce match. A moins que les hommes d’Urban n’aient pris une semaine de congés à l’occasion de la semaine d’Indiana, bien sur…

Also Worth A Look : West Virginia at Texas Tech : 98-96 score final – Stanford at Notre Dame, si vous avez envie de vous marrer un bon coup devant la déchéance des deux programmes – Ole Miss at Arkansas, parce que…

VERCHAIN’S CRUSH OF THE WEEK – NON FOOTBALL EDITION

La saison passée, vous avez eu droit à des demoiselles ou des dames qui évoluent dans le milieu des médias sportifs. Cette saison, c’est open bar. Mon follower préféré sur Twitter disait un truc comme ‘c’est pas parce que Verchain est marié et tout ça qu’il doit nous priver de cheerleaders…’ Bref, Verchain publiera ses crushes. Whatever…
Les Québécois sont formidables (non, ce n’est pas du cirage de pompes du maître de ces lieux). Elon Musk, l’homme qui a fait la Tesla, lance un programme de voyages sur Mars. Dans ce cadre, une équipe scientifique de l’université McGill s’est posé la question du sexe dans un tel voyage. Un site internet de porno lance même une souscription pour réaliser le premier boulard en apesanteur… La photo reprise dans l’article nous a forcément fait penser à… Kate Upton en apesanteur.

Once a 10. Always a 10.

Et toute l’admiration du monde de Verchain va à Justin Verlander, great pitcher, and happiest MuthaFucka on the damn planet…

 

NOT REALLY FOOTBALL STUFF… AND THEN WHAT  ??

Les trucs alakon autour du football. Pas forcément tous les trucs alakon. Certains trucs alakon.

We have had a slooooooow week. Non-football stuff is sparse this week. You shoul apologize for it to our beloved readers, Internet !

Here at TBP, we have an exclusive video of @VolsFrance headquarters, at the minute the Georgia game ended…

Pendant ce temps là, à Oregon, on a tellement honte des performances actuelles de l’équipe qu’on se déguise pour ne pas être remarqué…

Twitter est fantastique. Purdue Sports Turf a même un compte sur Twitter. Oui, les gars qui s’occupent de la pelouse des Boilermakers. Ces gars, qui, comme si ce qu’on voyait sur le terrain n’était pas suffisamment moche, ont apparemment merdouillé dans les grandes largeurs, avec un problème de pompe de chépakoi qui a généré un énoooooorme trou dans le terrain… La version non officielle voudrait que ce trou soit en fait la Cachette de la Honte dans laquelle pourront se réfugier coach Hazell et toute son équipe à la prochaine branlée que les joueurs de Purdue prendront en B1G…

Meet Haleigh Hughes, ancienne cheerleader des Golden Eagles de Southern Miss, girlfriend en titre de QB Nick Mullens de Southern Miss, donc… Quand je vous dis que c’est une petite semaine pour le barnum autour du football… On en vient à s’intéresser à des filles qui ont un lien avec un joueur de C-USA… Jesus !!!

Jim Harbaugh aurait envoyé une proposition de scholarship à un receveur… Nos sources à Michigan n’ont pas encore confirmé…

Nouveau programme scolaire dans le Tennessee depuis samedi dernier…

Eureka Pizza est passé à côté de la faillite ce weekend. Merci, Nick Saban.

Verchain is with you, Fat Penn State Kicker Joey Julius. Plus qu’émouvant post sur Facebook de ce garçon cette semaine.

Le titre de la vidéo m’a beaucoup amusé. A Notre Dame… « We can only get better »…

Et finalement, pour notre ami partisan des Mormons dans la Big XII…

OH I THINK THAT I FOUND MYSELF A CHEERLEADER…

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Cheerleader of the year Alert !!!

Your boy Verchain is DEFINITELY rooting for Washington this year.

End of Cheerleader of the Year Alert.






Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui. Oui, je sais, ça fait court… C’est ce que ma femme me dit toujours… Bien, comme on dit là-bas en Amérique  :

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

8 Commentaires

8 Comments

  1. Balin

    10 octobre 2016 à 14h34

    Top 10 la classe de recrutement de Texas quand même. Avec beaucoup de prospects du Lone Star State.

    Merci encore pour l’article, comme d’hab’ ça vise juste.

    • Verchain

      10 octobre 2016 à 19h24

      Merci à toi. Top 10 chez Rivals et 247Sports pour la 2016, certes. La 2017, c’est encore loin, mais le classement est pour le moment pitoyable. La 2015 devait être entre 12 et 15. Mais sur la 2016, aucun 5*, tout de même, alors que par exemple Cal, Houston, Oklahoma, UCLA ont au moins 1 joueur 5*… Mais sur la quantité globale de 4* du Texas, tu n’as pas tort.

      Ce que je souhaitais mettre en lumière, c’est que Charlie semble avoir du mal à trouver la perle cachée dans le tas de joueurs moyens, le gars à 3* pour les ‘spécialistes’ (le recrutement, ça s’analyse à peu près aussi scientifiquement que le gars qui trouve de l’eau avec une baguette en bois…) qui en fait est un 5* une fois sur le terrain…

      And thanks for the kind words.

  2. Ben

    10 octobre 2016 à 14h39

    Oregon a quand même louper le coche sur ces dernières saisons. Ils avaient tout pour réussir et ils n’ont pas réussit à gagner un titre national. Pour moi ça reste la déception de ces dernières saisons. Leur fenêtre d’opportunité est passée et ça va prendre du temps pour les revoir en haut de l’affiche.

    Et sinon faut vraiment faire qqchose pour réduire la durée des matchs. Texas A&M-Tennessee qui dure presque 5h, c’est une torture…

    Et on parle de jouer le match Florida-LSU le 29. LSU est en bye week ce jour là et le Florida-Georgia du 29 se jouerait alors une semaine avant le 22 vu que UF et UGA sont tous deux en bye week à cette date là. Affaire à suivre…

  3. Verchain

    10 octobre 2016 à 19h29

    Ce n’était qu’une évocation de théorie du complot, bien sur… Mais je suis quasiment sur que l’AD de Florida fera tout pour que ça ne se joue pas. Et déplacer The World’s largest Cocktail Party n’est pas forcément très populaire… Affaire à suivre…

    Sur la durée des matchs, je plussoie. Même si les 2OT de TAMU-UT n’ont pas aidé, c’est vrai aussi. Rends toi compte, pour suivre la fin de ce match, j’ai renoncé à suivre le début de Miami-FSU, pour dormir un peu… J’ai donc raté le moment où Miami tournait correctement, et ne me suis finalement relevé que pour voir la période où FSU remontait et prenait les devants… J’ai donc eu l’impression que Miami avait joué comme des bouses. Alors que non, en fait, sur la 1° MT…

    • Ben

      12 octobre 2016 à 01h20

      Apparemment Florida veut absolument jouer le 19 novembre. Mais LSU ne lâchera JAMAIS un match à domicile pour ça. Aucune chance. Donc ce sera le 22 octobre ou rien et ça a l’air plutôt mal barré. Venant de Florida ça pue le complot…

      Même avec les 2 OT, UT-A&M c’était long. Entendre Verne Lundquist pendant 5h… J’ai lâché après ça, plus la force pour Miami-FSU que j’ai regardé tranquillement le lendemain après-midi.

  4. pep

    11 octobre 2016 à 09h59

    Trouver passionnant de lire les compte rendus d’audit interne du nouveau fonctionnement du système d’enquêtes et de sanctions mis en place par la NCAA en 2012-2013…hmmm…..Seriez-vous insomniaque Mr Verchain??

    • Verchain

      11 octobre 2016 à 16h11

      Bah écoute, pendant que The Official Wife Of Verchain (TOWOF) regarde Kim K à la télé, ça me détend.

      Et puis, oui, des fois, ça me passionne plus que de voir des FBS jouer contre Howard ou James Madison ou Jacquie & Michel… Non, pardon, William & Mary…

  5. louvressac

    12 octobre 2016 à 22h07

    quickies (lecteur édition)
    tu parles de l’apple cup,et bon c’est probablement mon coté autiste qui reprend le dessus,mais… hier soir la TV publique de mon beau pays,patrie du surréalisme diffusait le début de la 5ene saison de « person of interest » ou dans le premier épisode on voit clairement la 1ere page du dossier de la CIA de monsieur Reese (Jim Cazievel) qui indique clairement qu’il a fait ses études a washington state…c’est peut-être un détail pour vous,mais pour moi ca veut dire beaucoup….dans l’apple cup aussi the cougars rules…

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