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College Football Report

College Football Report 2014 – Semaine 3

Voilà. Voilà un bon résumé de la semaine, de la réaction qu’on peut avoir si l’on est fan d’une équipe qu’on aurait pensée sur le point de nous faire une belle petite saison, à l’issue des deux premières semaines de compétition. Amis fans des ‘Dawgs ou des Trojans, I can feel your pain…

Il y a tout de même quelques gagnants, cette semaine…

Winners

Parce qu’il y a des gagnants au-delà des résultats des matchs, ils sont dans le College Football Report…

Y

Oh oui, Y. Comme dans B’Y’U. Y comme Young, comme dans Brigham Young, comme dans Brigham Young University. Les Cougars, pour les intimes. La troupe de Bronco Mendenhall.

Les Cougars, invaincus en trois matchs, ce qui n’est qu’une demi-surprise (désolé, Longhorns…). La manière dont ces victoires ont été remportées l’est juste un peu plus (50 points inscrits de plus que leurs adversaires en trois matchs).

Le fait donc, de les voir positionnés dans l’esprit de nombreux spécialistes comme des candidats potentiels à une place en playoff (ce qui contribuerait à foutre par terre dès sa première saison le mécanisme imaginé par le Cartel pour se garantir qu’il n’y aurait quasiment aucune possibilité de voir les demi-finales échapper à un de ses membres), est, par contre, une vraie surprise.

Que reste-t-il au calendrier des Cougars ? Boise, Cal, UCF, et un paquet de no-names.

Alors, 12-0 est tout à fait possible. Et là on testera le comité de sélection. Parce que bon, Georgia est tombée ce weekend. Finie, donc, la possibilité d’une saison sans défaite, dans la prestigieuse SEC. Alabama, Auburn, LSU et Texas A&M composent un groupe d’équipes de la puissante SEC West qui ne pourront pas compter finir toutes sans défaite (puisqu’elles se rencontreront). Il en restera une seule invaincue. Oregon pourrait finir invaincue dans la Pac12, et c’est pas gagné. Florida State pourrait bien faire partie de la fête en tant qu’invaincue aussi.

Restera donc une place dans le dernier carré… Un champion invaincu de la Big XII en serait. Oklahoma, ou Baylor par exemple. Si ce n’est pas le cas (ou si Oregon qui ne sera pas forcément très populaire venait à perdre un match), on pourrait bien avoir une belle surprise en fin de saison…

Les débuts de saison ont cela de délicieux qu’ils permettent tous les espoirs, tous les rêves…

Même d’imaginer un ‘Playoff Buster’…

Big XII could be playoff bound

Au bout de trois semaines de compétition, mieux ne vaut pas avoir trop de certitudes.

D’ailleurs, je ne prétendrai pas en avoir, des certitudes. Pas du tout.

Mais bon, quand je vois la faiblesse générale de l’ACC, la tristitude de la Big Ten, les limites que montrent des équipes supposées impressionnantes de la Pac12 (et qui évoluent du côté de Los Angeles), je me dis qu’un champion de la Big XII invaincu pourrait bien se retrouver classé dans les deux premiers ou au pire troisième dans le classement du comité de sélection en fin de saison).

Oklahoma est bien aimé des votants AP et coaches (qui n’ont aucune influence dans le classement du comité de sélection, bien entendu), Baylor semble une machine offensive impossible à arrêter depuis trois ans, quelle que soit l’identité de son quarterback. Oklahoma State ou TCU peuvent faire figure d’outsiders et dans le cas des premiers ne seraient pas trop impactés par leur défaite inaugurale contre Florida State si les Seminoles poursuivent vers une nouvelle saison immaculée.

Bien sur, il y a le petit accroc au palmarès global de la Big XII avec la défaite de Texas Tech qui a du mal à enchaîner depuis la septième semaine de l’an passé contre des Hogs d’Arkansas dont on ne se souvenait plus de la dernière victoire à l’extérieur contre une équipe des conférences Power Five.

Mais il y a jeudi prochain un vrai test pour la Big XII avec Kansas State qui rencontrera Auburn. Et une victoire des Wildcats bouleverserait autant que les résultats de cette semaine le Top 12 putatif.

Bon, OK, il y a toujours Texas qui n’arrive même pas à gérer le pile ou face d’avant match, mais bon…

We, the people

Yeah, right… Les Roadrunners n’ont pas répondu présents au défi d’Oklahoma State. Mais bon, on a toujours de quoi se réjouir, non ?

Félicitations à Bowling Green pour être parvenue à se refaire un peu d’un début de saison moins enthousiasmant que celui de l’an dernier, en finissant par disposer des tristouilles Hoosiers d’Indiana (qui n’attendent que le début de la saison de basket pour oublier qu’ils alignent une équipe en football). Avec au passage une performance relativement incroyable du quarterback des Falcons avec ses 73 passes lancées. OK, le chiffre n’est pas exceptionnellement impressionnant, mais bon…

Je ne voulais pas entamer les calendriers de conférence à plein temps sans avoir pris le temps de signaler une nouvelle victoire pour nous, le Peuple !

(Et dire que si nous en étions encore au temps du BCS, j’aurais pu célébrer la victoire de Boise contre U Conn…)

Mais, hé… Hauts les cœurs. Virginia Tech, c’est bien une équipe de l’ACC ? Une équipe qui est allé battre Urban Meyer et compagnie la semaine passée ? East Carolina, c’est bien dans l’AAC que ça évolue. Donc, une power five qui perd donc contre une group of five ! Construisez une statue à Shane Carden ! Now !

Alleluia !!!

Ou pas…

And more Winners  :

  • Brad Kayaa, le quarterback des Hurricanes, détient le record de yards lancés en un match par un vrai freshman avec 342 contre Arkansas State.

  • Stanford s’est remise de sa désastreuse défaite contre USC de la semaine passée en mettant une bonne grosse fessée à Army. Mais au moins le punter des défaits a montré ce que c’est, d’être un homme, un vrai…

  • On ne parle pas assez de Dak Prescott, le quarterback de Mississippi State. Pour la deuxième fois dans sa carrière, le joueur de Dan Mullen a réussi le triplé : un TD à la passe, un TD à la course, un TD en réception.

  • OK, il n’y avait pas grand chose en face… Mais ce que ça fait plaisir de voir un peu de football offensif à Tuscaloosa. Quand j’ai vu que certains partisans du football soporifique des années précédentes du côté d’Alabama écrivaient sur Lane Kiffin, le type dont il faudra bien se dire un jour qu’il est un coordinateur de talent qui ne devrait jamais avoir les rênes d’une équipe, j’ai souri. Ces critiques sont un bon signe. Vraiment.

  • Rakeem Cato, le quarterback de Marshall, est bien la machine à stats que nous supposions. 896 yards offensifs sur les deux dernières victoires de la Thundering Herd contre Ohio et Rhode Island…

  • Le running back de Duke Shaun Wilson a établi le record de yards au sol sur un match avec 245. Avoir Kansas en fac, ça aide à établir des records…

  • En matière de courses, le coureur de UAB DJ Vinson tient maintenant le record historique des Blazers avec 5 TD à la course sur un match.

Losers

Parce qu’il y a des perdants au-delà des résultats des matchs, ils sont dans le College Football Report…

The Big Ten, as always

Comme notre ami sur le bord de la touche d’Iowa State (Big XII) qui remporte le Cy Hawk Truc contre Iowa, BigTen, on pourrait s’ouvrir une bière ou faire mine de…

Cette semaine, les équipes de la Big Ten affichent un record de 3-6 hors conférence.

Victoires pour deux B1G contre les Petits Frères de la MAC (Ohio State contre Kent State et Michigan contre Miami of Ohio) et pour Nebraska contre Fresno State (Mountain West). Epicétou.

Le reste ? Iowa qui tombe contre Iowa State (oui, les ceusses qui avaient perdu contre les champions perpétuels de la FCS North Dakota State). Minnesota qui se fait flageller par les bons chrétiens de TCU. Purdue qui fait rigoler Notre Dame (pour la dernière fois avant 2020). Illinois démonté par Washington qui avait été tout sauf brillant sur les deux premiers matchs de la saison. Indiana qui perd contre Bowling Green (#MAC-B1Grunninggag). Et Maryland qui échoue à West Virginia…

Bref, du ridicule, encore du ridicule, toujours plus ridicule…

Personne ne peut mieux résumer ce qu’est la Big Ten que Randy Edsall, le coach de Maryland.

That kind of football we love

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais deux des trois grosses surprises de la journée se sont déroulées sous les auspices d’un football d’un autre âge. Et en ce qui concerne la troisième (la défaite de Georgia contre les Gamecocks), les conditions climatiques rendaient le football aérien quasiment impossible (mais les Cocks ont plus lancé le ballon que leurs perdants d’adversaires…).

Je mentionnais tout à l’heure la défaite de Texas Tech contre Arkansas. Et c’est donc aussi la défaite du football spectaculaire que l’on apprécie dans ces articles qui vous polluent la vie depuis un petit moment.

Jetez un œil au stats du match… Les hommes de Brett #karma, bitch Bielema ont plus de tentatives de course (67) que de yards à la passe (61). Ils n’ont d’ailleurs tenté de passer le ballon que 12 fois. Three yards and a cloud of dust, not dead… Yikes. Abomiffreux (oui, un mélange d’abominable et d’affreux).

Pas beaucoup mieux, la victoire des Eagles du Boston College contre l’équipe soudainement devenue trendy la semaine passée, les Trojans de USC. 54 courses pour 14 passes (soit 68 mises au jeu, bienvenue dans les années 80) pour venir à bout des hommes de la fac de Pat Haden qui n’a donc pas eu à hurler sur les arbitres cette fois, tant les hommes de son nouveau coach Steve Sarkisian ont pris cher dans tous les domaines du jeu, courant (puisque c’est le thème du jour) pour 20 petits yards en 29 tentatives, soit 0,7 ypc… Yiiiiiikes…

And more Losers  :

  • Vanderbilt pourrait bien finir la saison avec aucune victoire (quoique, avec des adversaires impressionnants que Georgia Southern et Old Dominion, cette assertion pourrait bien être une belle exagération de début de saison… Ah, je ne peux pas non plus prétendre que Vandy n’aurait des victoires que contre des FCS puisque Old Dominion, selon certaines sources, ferait partie de la Conférence USA et Georgia Southern appartiendrait à un truc qui s’appelle la Sun Belt…). Ils ont donc bien besoin d’un peu de réconfort…

  • So much pour les espoirs de Florida dans la SEC East, à mon humble avis. Il aura fallu de drôles de choses pour que les Gators l’emportent en triple prolongation contre la triste équipe de Kentucky, comme par exemple un TD qui n’aurait pas du compter… Pas de signes de vie en attaque, une défense parfois débordée… Hot seat getting hotter, imho.

  • Rutgers a sans doute mal supporté le passage vers la Big Ten. Le trac du débutant à sa première. Avec ce qui arrive parfois dans ce genre de situations, un bon gros posage de galette de la part de l’ami Gary Nova, le quarterback des Scarlett Knights qui a lancé cinq interceptions contre une équipe de Penn State qui n’était pas des plus inspirées pour le coup…

  • A chaque semaine son petit mot sur Wake Forest dans la colonne des Losers. Les Deacons nous l’ont jouée à l’envers cette semaine : -25 yards au total sur la rencontre face à Utah State.

Verchain’s Top Five

Cette saison, le College Football Playoff verra s’affronter les 4 meilleures équipes de la saison, selon le choix d’un comité de sélection.

Verchain, parce qu’il aime se croire important, vous fait part de son choix des cinq meilleures équipes. Oui, parce que 5 c’est plus que 4. Mais comme Verchain c’est mieux que Condi Rice…

Entre parenthèses, la conférence et le classement de la semaine dernière.

  1. Florida State Seminoles (ACC – 1) : Dans une semaine où des supposées équipes émergentes tombent à plat, le fait de ne pas jouer est plutôt une bonne chose pour conserver sa première place.

  2. Auburn Tigers (SEC – 2) : Dans une semaine ou des supposées équipes émergentes tombent à plat, le fait de ne pas jouer est plutôt une bonne chose pour conserver sa deuxième place.

  3. Oregon Ducks (Pac12 – 3) : Dans une semaine où des supposées équipes émergentes tombent à plat, le fait de pulvériser Wyoming est plutôt une bonne chose pour conserver sa troisième place. :

  4. Alabama Crimson Tide (SEC – 5) : Dans une semaine où l’équipe classée juste devant toi doit un peu s’arracher pour battre la sympathique mais limitée fac texane de Rice, tu peux monter d’une place au classement.

  5. Oklahoma Sooners (Big XII – NC) : Dans une semaine où je ne sais pas trop quoi faire avec mon cinquième spot du classement, je me dis que je peux toujours mettre en avant une équipe qui n’a rien fait d’autre que de battre ses trois premiers adversaires par 34 points de moyenne.

Not really football stuff… and then what ??

Et voici le moment préféré des petites vieilles qui composent la majorité de mon audience, le Verchain Stuff. Des photos, des vidéos, des tweets, des Vines, des Splurff et des Gloupmf  ! En bref, tout ce qui peut se passer en dehors des terrains, et qui pourrait arracher un début de sourire à un canard neurasthénique (ta mè… OK, vanne des années 90. Désolé d’être vieux).

Et voilà qu’on peut maintenant demander une jeune femme en mariage dans le bureau de Nick Saban… Zut, si j’avais su…

 

And yup, les parents de Kenny Hill ont déposé le nom ‘Kenny Trill’. Ah, l’amateurisme…

Du côté de Florida, on veut faire pleurer dans les chaumières avec un ch’tit’ n’enfant malade…

 

Cette semaine dans la mode footballistique… Apparemment, certains vendeurs de casquettes ont quelques problèmes de connaissance du monde universitaire :

D’autres se lancent dans le bon vieux truc d’utiliser Star Wars du côté de LA…

Trois gars que vous connaissez font partie du classement de GQ des plus gros sacs à m**** du sport. Bobby Petrino, Lane Kiffin et Jameis Crablegs Winston…

Du côté des mes bien aimés Hurricanes, un groupe d’idiots a lancé une collecte de fonds pour faire voler un avion au dessus du stade avec une banderole ‘Fire Golden’. Pauvre Al…

Sont bizarres, ces Mormons… On leur montre un nouveau casque, blanc, et ces gars deviennent aussi cinglés que si on leur apportait Kate Upton en petite tenue. #SMH

 

Cette semaine, rayon mauvais goût, ce fan de Rutgers, tout content d’aller à un match de son équipe pour ses débuts dans la B1G. Yikes

S’il faut avoir une coupe mulet ridicule au possible pour se faire chatouiller par Samantha Steele (aka Sam Ponder), je vais prendre rendez-vous chez ma coiffeuse…

Et pour finir, vous savez sans doute que les Buckeyes d’Ohio State ne sont pas forcément en odeur de sainteté chez l’auteur de ce CFR mais que ce que fait le marching band à la mi-temps ferait presque oublier les Gordon E Gee et Urban Meyer de la création…

 

 

Cheerleaders !!!

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui. Oui, je sais, ça fait court… C’est ce que ma compagne me dit toujours… Bien, comme on dit là-bas en Amérique  :

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

15 Commentaires

15 Comments

  1. louvressac

    15 septembre 2014 à 06h54

    il va sans dire que je bois du petit lait… si les cougars battent virginia samedi prochain on commencera tout doucement a y croire

  2. louvressac

    15 septembre 2014 à 09h49

    Bon, une heure et deux tasses de café plus tard il faut bien un petit peu relativiser la position de BYU.
    Ok ils sont a 3-0 avec dans l’absolu un calendrier assez favorable ,a la maison contre Virginia qui n’a pas été ridicule contre UCLA et surprenant vainqueur contre Louisville samedi et un derby contre la fac du nord de l’état (partant du fait que l’équipe qui joue a salt lake city et qui se ridiculise années après années dans la pac 12 n’existe pas)Et 3 déplacement compliqués a UCF qui ne semble pas encore digérer le départ de Blake Bortles, au turf bleu de Boise et pour finir a Berkeley contre Cal dont les deux premiers matchs ne nous ont pas appris grand-chose sur l’état de forme.
    Nonobstant une baisse de régime assez inquiétante en 2eme mi-temps contre Houston, jeudi passé et même si la défense continue a faire le job je trouve que l’équipe se repose trop sur les performances au sol de Taysom Hill d’autant plus qu’il n’y a pas un receveur de la carrure de austin collie/cody hoffman pour jouer la profondeur….
    Le jour ou l’adversaire verrouillera convenablement le jeu au sol, et je suis convaincu que ça va se produire, les cougars vont souffrir et donc comme je suis un indécrottable pessimiste ,j’y vais donc pour une fiche de 10-2 a la fin de la saison et une place au Miami Beach bowl contre un truc du genre east carolina ou Tulsa…..

  3. lolomclean

    15 septembre 2014 à 16h10

    Toujours un plaisir de lire le report du lundi. Par contre, Verchain, comment peux-tu placer Florida State #1 alors qu’ils n’ont rien montré depuis le début de la saison alors que Oregon a battu Michigan State !!! Les Seminoles sont 1er uniquement parce qu’ils sont champions or ce n’est plus du tout la meme equipe.

    • Verchain

      15 septembre 2014 à 19h34

      Tout d’abord, peu d’équipes ont eu de gros tests en ce début de saison. Oklahoma State en était un pour les Noles qui sont, c’est vrai, sans doute avantagés dans mon classement perso par le titre de l’an dernier (mais c’est le biais de tous les votants). Oregon a battu Michigan State, pas aussi aisément qu’on pourrait le penser au vu du score.

      On a tellement peu de données et de matchs qu’un classement au bout de trois journées (deux matchs pour les Noles dont une FCS, trois pour les Ducks dont une FCS et Wyoming) qu’il ne veut de toute façon pas dire grand chose…

      Tu peux considérer ce classement sous deux angles :
      – Je suppose que FSU finira sa saison invaincue.
      – Je suppose que – le poids de l’histoire – les Ducks trouveront le moyen – à mon grand regret – de perdre un match alakon cette saison…

  4. rollNoTide

    15 septembre 2014 à 16h26

    Verchain, pour toi, qu’est-ce qui explique cette chute soudaine de la Big Ten depuis 2-3 ans ?
    Pour ma part, je trouve que les coachs n’ont plus le charisme d’antan (Lloyd Carr à Michigan, Tressel à Ohio State, Paterno à Penn State, etc…) #Reac

    • Verchain

      15 septembre 2014 à 19h49

      La chute remonte à avant ça, imho…

      Je te laisse ton appréciation du charisme de Tressel, qui m’a faite sourire.

      Pour moi, il s’agit de plus qu’un problème de coaching. C’est un problème de recrutement avant tout. Le réservoir de joueurs du Midwest n’est pas exceptionnel fondamentalement. Ohio State, avec mon grand ami (humour) Urban Meyer recrute d’ailleurs de plus en plus dans le sud. Le Midwest, l’empreinte géographique de base de la B1G a vu sa population décroître au fil du temps, au contraire des états du Sud qui ont tous des facs dans la SEC.

      L’intérêt pour les études chez les footballeurs est lui aussi en déclin avec la ‘professionnalisation’ du football universitaire, en quelque sorte. Les facs de la B1G ne font pas rêver les joueurs. Il fait froid, dans le Midwest. Et puis… l’intérêt pour les études dans des facs de haut niveau comme Northwestern comparé à l’intérêt d’être sous l’oeil des caméras en permanence (et donc des recruteurs pros aussi) disons à Alabama qui ne brille pas par la qualité de ses diplômes fait que les meilleurs athlètes, logiquement, se tourneront plutôt vers Gainesville, Florida, que vers Ann Arbor, Michigan ou Madison, Wisconsin… Un joueur préfèrera toujours jouer près de chez lui, mais si une fac de top niveau footballistique vient taper à la porte, la fac locale ou proche n’a rien à prétendre… Et puis… Notre Dame recrute aussi dans le Midwest…

      On a un cycle, aussi, vertueux pour la SEC de performances sportives conséquentes depuis des années de la part des équipes de cette conférence. Si un joueur disons originaire du Kentucky a le choix entre jouer pour Ohio State ou Missouri, je ne suis pas certain en ce moment qu’il choisirait l’Ohio. Parce que Mizzou est dans la SEC, ce qui signifie une grande exposition médiatique, même si la B1G a le BigTen Network. La SEC a aussi son network maintenant, et la B1G n’a donc plus cet avantage concurrentiel…

      Mais ça peut encore s’infléchir… Des coaches de qualité et top recruteurs comme James Franklin peuvent rendre un peu d’intérêt aux joueurs pour les facs de la B1G. Il suffirait d’une ou deux saisons de succès de deux ou trois facs dans des bowls majeurs pour relancer un peu l’intérêt des joueurs pour ces facs…

      Mais la médiocrité qui colle aux basques de la B1G (qui ne devrait pas s’arranger avec Maryland et Rutgers, même si l’intégration de ces deux facs est destinée à donner une empreinte géographique à la B1G avec des facs des métropoles que sont New York et Washington) limite sacrément l’intérêt…

      • Lennay Kekua

        16 septembre 2014 à 01h30

        Ptain, les girls de UCLA, je leur mettrais bien une grosse cartouche… Bref, en gros, seul le rechauffement climatique peut sauver la Big Ten ?

        • Verchain

          16 septembre 2014 à 05h16

          La jupette bleue, tu peux pas test…

          En fait, le mouvement migratoire des coaches donne peut-être un peu d’espoir aux fans de la B1G. Après que Brett Bielema ait quitté le Wisconsin pour l’Arkansas, un certain James Franklin a quitté le Tennessee pour la Pennsylvanie… Le réchauffement est en marche !!

          Donc, le réchauffement climatique sans doute, le recrutement qui fonctionne et donne ses effets sur le terrain beaucoup plus certainement…

  5. Alois

    15 septembre 2014 à 16h28

    Y sont pas dans l’ACC East Carolina ?

    • Verchain

      15 septembre 2014 à 19h51

      Ils sont bien dans l’American Athletic Conference, en provenance de la C-USA.

      Avec Tulsa, Cincinnati, Memphis, Temple, Houston, South Florida, UCF, SMU, Tulane et UConn.

      North Carolina est en ACC, South Carolina en SEC.

  6. Luzoan

    15 septembre 2014 à 20h54

    Verchain, pourrais tu nous parler de l impopularité de UO au pays du Football, et parallèlement de sa popularité en Europe et en Asie? Est ce l effet Nike U?

    • Verchain

      16 septembre 2014 à 05h37

      Je ne connais pas la situation en Asie, je n’y ai jamais mis les pieds et je n’aime ni le poisson cru ni les délires sexuels des Japonais…

      Pour ce qui est de l’Europe, je pense avant tout que We, The People… Euh, non, que nous, les fans de foot US, sommes juste un tout petit groupe de personnes intéressées dans un univers d’indifférence autour de ce sport qui demeure obscur pour la majeure partie du continent.

      Pour ce qui est du ‘désamour’ de l’Amérique envers Oregon, je serai plus mitigé que toi.

      Les US sont un pays merveilleux où des trucs qui sortent d’un peu nulle part peuvent devenir trendy et le rester un moment. Le plus dur est de transformer ces trucs en véritables parties de la culture populaire. Eminem, tiens, par exemple… D’un autre côté, tu as des Miley Cyrus… L’un est inscrit dans la durée en apportant un vrai changement, l’autre s’éteindra de sa belle mort…Ou d’une maladie vénérienne…

      Plus sérieusement, le football universitaire est une institution qui a 120 années au compteur environ. Au cours de ces longues années, des facs sont devenues des institutions du sport (comme Ohio State, Michigan, Notre Dame, Alabama, Oklahoma, Texas, Nebraska…). Et d’autres ont émergé un peu de nulle part comme Oregon, Miami, Boise State, pour toucher le plus haut niveau et chatouiller les puissances établies. L’establishment a ceci de constant qu’il dénigre la nouveauté.

      Oregon est encore un programme neuf. Sa constance dans la performance, sa progression même, est relativement jeune par rapport à ces institutions. Oregon n’a pas son Bear Bryant ou son Joe Paterno… Et puis… Oregon a attaqué le marché non seulement sous l’angle du football (en apportant une forme de ‘toujours plus’ dans le jeu de vitesse) mais aussi sous celui du marketing.

      Les Américains sont un peuple très divers, moins monolithique dans son approche des choses que les Européens, par exemple. Un Manchester City en football a une certaine popularité parmi les fans de soccer mais n’atteindra jamais le niveau d’un Real Madrid, qui a le poids de l’histoire pour lui…

      C’est un peu la même chose pour Oregon, qui ne deviendra jamais Notre Dame, pour plein de raisons, mais est à même de conquérir le coeur de relativement plus de monde que City dans mon exemple précédent…

      Oregon a attaqué le marché avec des uniformes ‘révolutionnaires’ et des cheerleaders plus bombasses en nombre que dans pas mal de facs, et peu importe si la tradition des cheers multipliant les performances athlétiques était un peu laissée de côté au début au profit de vraies gravures de mode (tout est relatif par rapport aux cheers des pros, d’ailleurs), mises en scène de façon presque borderline (car une partie de ces jolies filles n’est pas composée de majeures au sens de la loi US). Voilà qui plait à certains, moins à d’autres… On reproche par exemple à Boise son terrain bleu comme étant purement un truc marketing, et on a raison… Et alors ? Cela n’a pas empêché les Broncos de fesser à coups de pelle les Sooners au Fiesta…

      Oregon ne sera sans doute jamais aussi populaire que les plus grands noms car il lui manque pour l’instant l’histoire, car la fac n’est pas très grande en termes d’étudiants et d’anciens élèves, car au plan universitaire elle manque de prestige (contrairement à Notre Dame par exemple).

      So what ? Les vrais fans se foutent de l’impopularité. Et ils pourront toujours se gausser en regardant des (déjà vieilles) photos d’Amanda Pflugrad. (soupir ému).

      • algerino

        17 septembre 2014 à 18h28

        Verchain a plutôt bien résumé la situation par rapport aux Ducks. Mais il faut faire la distinction qu’ici on ne parle que pour l’équipe de football, car ce « désamour » est beaucoup moins (voir pas du tout) présent pour les autres équipes sportives d’UO.

        Comme dit, notre histoire n’est pas aussi ancienne et historique que d’autres programmes de foot. Tu peux voir les Ducks sur le devant de la scène que depuis une petite dizaine d’années, au maximum pas plus. Oregon a toujours été une université pour les états du Nord Ouest principalement (comme dit Verchain : qu’est ce que t’irait te le geler par -10 en hiver, alors que le Sud te tend les bras !?), avec comme seul grand « match » de l’année le Civil War contre les Beavers d’Oregon State. Seul les personnes d’Oregon où des états voisins se sentent lié à la fac d’une manière ou d’une autres, jusqu’à il y a peu.

        Ce qui a remis les Ducks sur le devant de la scène c’est l’investissement (sans fond!) d’un très fameux alumni de l’université : le fondateur de Nike, Phil Knight.
        Depuis ses nombreux investissements et le sponsoring considérable effectué par Nike pour les Ducks, on a commencé à montrer le bout de la queue de notre canard. Infrastructures, nouveaux terrains d’entraînements, équipements à la pointe chaque années, moyens financiers pour recruter de très bons coachs (même s’il y a une certaine « tradition » de former les coachs petit à petit, qui est bien présente). Tout ça a redonné un côté sexy aux Ducks.
        En plus rajoutons le jeu qu’à prôné Coach Kelly, qui a encore donné un plus gros aspect sexy aux Ducks pour les possibles recrues et aussi aux yeux des TV nationales.

        Tout ça a ramené les Ducks au devant de la scène, et qui dit plus de visibilité dit plus de « bandwagonner-fans ». J’entends par ici les nouveaux fans des Ducks, ceux qui sont là que depuis quelques années à suivre le programme. Mais qui ne connaissent pas toute l’histoire de University Of Oregon, et qui font une très mauvaise pub aux programmes. La perception aux US des fans des Ducks est qu’ils sont arrogants, se la pètent, et n’ont aucun historical background pour se la ramener comme ils le font. Certains aussi sont bien entendu « jaloux » des sommes investies dans l’université et le programme de football par Phil Knight.

        Au final les vrais fans seront toujours là, et on l’a vu l’année dernière avec nos deux défaites, que les bandwagonner commençaient déjà à déguerpir pour supporter d’autres équipe…

        • Ben

          18 septembre 2014 à 12h19

          J’arrive un peu après la bataille mais je voulais réagir à ce que vous avez dit sur Oregon. Je sais pas s’il y a un désamour des Ducks ou pas mais je trouve qu’Oregon fait un peu « gadget ». Dans le sens où on dirait un peu le labo de Nike. Oregon c’est « hype » car ils ont 50 uniformes différents, un centre d’entrainement à tomber, un style de jeu explosif avec une attaque de dingue et en plus des cheerleaders ultra bombasses. Mais Oregon ne gagne jamais quand il le faut au final. Ils plantent toujours un match qui fait qu’ils ne vont pas au bout et qu’ils ne sont pas pris au sérieux. Il faut juste qu’Oregon remporte le titre pour passer un cap.

          Et je voulais aussi revenir sur ce que tu dis Verchain au début de ton papier sur BYU et surtout le playoff. Je pense pas que le fait de finir la SR invaincu soit un gage de qualification en PO ou alors j’ai mal compris le rôle du comité. A mon avis des équipes comme Georgia ou LSU avec une défaite ont plus de chances de se qualifier en PO que le champion de Big 12 qui finit invaincu. Si le « strenght of schedule » agit vraiment comme un critère principal alors la Big Ten, la Big 12 et l’ACC ont intêrer à programmer des gros matchs inter conférences pour pouvoir prouver leurs forces.

          • Verchain

            18 septembre 2014 à 17h35

            Plutôt d’accord avec ton point sur Oregon.

            Pour le CFP, j’en parle dans les commentaires du #NotImpressed de la semaine.

            L’un des critères est la SOS, certes. Il y a un critère ‘champion’ aussi. Et ‘confrontations directes’… Et peut être d’autres critères non révélés publiquement, comme des statistiques parlantes (le bouquin de Mandel en parle, à suivre dans les prochains VNI).

            Le point sur BYU était plus de l’enflammade gratuite de début de saison. Le Verchain qui adorerait que le système explose dès la première année… Je doute que BYU passe devant les champions BigXII ou ACC si ces champions sont invaincus… S’ils ne le sont pas… Alors tout devient possible, non ? Héhé…

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