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College Football Report

College Football Report – Semaine 12

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

College Football Report – Semaine 12

The College Football Report is presented by The Southern University Fabulous Dancing Dolls. Period.

Sopalin pleure la mort de Shyla Stylez. Juste comme ça.

Et, en plus, difficile de s’enthousiasmer pour une semaine qui compte en tout et pour tout un seul match entre équipes classées à son programme. Et un match sans grand enjeu, en plus. Bref, on s’est bien reposés… avant la semaine de la mort qui nous attend la semaine prochaine…

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain parle. C’est son côté Rain Man.

Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Dans la série « Tonton Verchain préfère vous traduire un bon article plutôt que de se plaindre d’un CFPSC qui fait nawak », cette semaine plongeons dans l’univers des cupcakes, avec un très bon article de Mickael McKnight paru cette semaine sur SI.com :

Lutter avec Goliath : Dans les vestiaires des équipes FCS payées pour se prendre une dérouillée.

Appelez- les cupcakes ou chair à canon, mais ne les croyez pas désespérées : les équipes FCS rémunérées pour des matchs contre les superpuissances du football universitaire ne veulent qu’une seule chose.

“Alors sortit du camp des Philistins un champion nommé Goliath de Gath, dont la taille était de six coudées et un empan… Il se tenait debout et criait vers les troupes d’Israël, “Pourquoi vous rangez vous pour une bataille ?… Choisissez un de vos hommes, et laissez le venir à moi”
—I Samuel 17:4–8
À 6h30 du matin, le dernier mercredi d’août, une rangée de joueurs de Florida A&M, les yeux cernés, portant des sacs à dos embarquèrent dans quatre bus de tourisme qui les attendaient dans l’obscurité de l’aube naissante.

Chaque joueur portait une bouteille, ou deux, d’eau ou de Powerade. La plupart en avaient d’autres dans leurs sacs. S’hydrater était chose importante, car dans un peu moins de 35 heures ils allaient affronter Arkansas, une équipe avec des joueurs plus grands, plus rapides, plus doués techniquement, et également plus de coaches, des structures d’entraînement supérieures, de l’équipement et tant d’autres avantages, y compris en matière de transport.

La question du ‘pourquoi n’avoir pas opté pour l’avion’ avait circulé durant les quelques jours menant au match. Jay Bilas d’ESPN avait même tweeté au sujet du voyage de 12 heures en bus vers Little Rock. “Tous les joueurs sont habitués à faire gagner de l’argent à leur fac. Un voyage démentiel en bus vers l’Arkansas… pour 750 000$”. Il faisait référence aux chèques à six ou sept chiffres que les universités de FCS recoivent après ces matchs appelés ‘pour l’argent’. D’abord, pour être tout à fait juste, le contrat entre Arkansas et FAMU était de 700 000$. L’université aurait reçu les 750 000 si les Rattlers étaient venus accompagnés de leur très célèbre marching band. Mais louer plus de bus et de chambre d’hôtel pour les Marching 100 aurait coûté bien plus que cinquante mille. De plus, comme l’explique le directeur des sports de FAMU Milton Overton “on n’est pas dans une situation où on empoche l’argent nous mêmes. On ne se précipite pas pour s’acheter des bagnoles avec cet argent à la sortie du match”.

Overton a 44 ans et a toujours la carrure du lineman offensif qu’il fut à Oklahoma de 1992 à 1995. Voilà deux ans qu’il est le boss à FAMU, après des passages réussis à Texas A&M et Alabama, cette dernière étape lui ramenant trois bagues de champion national. [Overton a pris le poste de AD à Kennesaw State le 31/10]. “Le budget des sports d’une Power Five est de 100 ou 125 millions”, nous explique Overton. “Ici, on est beaucoup plus proche de l’amateurisme…”, ajoutant que le budget de FAMU est d’environ 10 millions de dollars. La plus importante partie de ce montant, aux yeux d’Overton, est les 2,7 millions qu’ils versent aux athlètes au titre des bourses universitaires. “Ce match va couvrir environ un quart de ce montant” ajoute-t-il fièrement. “Lorsque vous êtes dans une Power Five, vous ne vous demandez pas qui pourra aller aux cours d’été, qui aura des bouquins… Tout ça, c’est acquis. Ici, rien ne l’est”.

Le match entre Arkansas et FAMU allait être l’une des 98 rencontres convenues cette saison entre des FBS et des FCS – des matchs considérés comme totalement déséquilibrés, ne serait-ce que pour les 85 bourses universitaires accordées en FBS, contre seulement 63 en FCS. Assis au-dessus du passage de roues dans le bus numéri 3, le coach des receveurs Steven Jerry, qui en est à sa huitième saison chez les Rattlers, affirme que ces matchs peuvent avoir un vrai intérêt lorsque des scouts NFL sont présents sur le campus. “Ils veulent voir deux choses : les vidéos des matchs que nous jouons contre les FBS, et les vidéos de nos gars alignés en face de prospects NFL”. Il n’y a pas d’équipe FBS dans la Mid-Eastern Athletic Conference, et les prospects NFL peuvent s’y compter sur les doigts d’une main, mais au cours de chacune de ses huit saisons, il a eu au moins un enregistrement d’un ‘match pour l’argent’ à montrer aux scouts.

Jerry cite le déplacement de FAMU à Oklahoma en 2012 lorsque le receveur des Rattlers Travis Harvey a réussi quatre réceptions pour 118 yards au cours de la défaite de FAMU par 69-13. Avoir été désigné dans la première équipe all-stars de la MEAC était sympa, mais ce n’est pas ce qui a fait gagner à Harvey yne invitation au camp d’entraînement des Titans en 2013, ce qui a débouché sur des passages aux Giants, aux Bills et aux Cardinals. “C’était ce match à Oklahoma”, affirme-t-il en pointant du doigt ses joueurs endormis. “Tout ce que veulent ces gars, c’est une opportunité”.

Le meilleur prospect NFL de FAMU se trouve dans le bus numéro 2, vautré en travers de deux sièges pendant que ses équipiers regardent tranquillement ‘Batman contre Superman’ en vidéo. Brandon Norwood est un receveur senior d’un mètre quatre vingt six, virtuose en route-running qui pourrait sans doute être titulaire dans une moitié des 130 équipes de FBS. Deux heures avant le coup d’envoi, lorsque je lui demande ce que ça lui fait de jouer dans un match qui contribue à payer sa bourse universitaire, il semble un peu confus. Pas parce qu’il n’a pas compris la question, mais parce qu’il est préoccupé. “Tout ce que je sais, c’est qu’il y a un match, et que je vais jouer”, me répond-t-il.

Loubens Polinice, un tackle offensif de 1m93 et 130 kilos de FAMU, l’un des rares Rattlers à pouvoir espérer rivaliser avec les titulaires d’Arkansas, affirme que “être considéré comme un opprimé [le] fait marrer”. Au sujet de l’argent en jeu, le majorant en kinésithérapie prêt pour un troisième cycle universitaire rigole et dit “je n’ai pas le sentiment que nous sommes exploités”.

La pluie tombe dru alors que nous approchons de la Tennessee, l’eau qui s’écoule sur les vitres projette des ombres sur les visages des joueurs assoupis. “On prendra l’avion pour trois matchs de conférence cette saison”, me dit le directeur de la communication Vaughn Wilson. “Deux matchs en Virginie [contre Norfolk State et Hampton] et un au Maryland [Morgan State]. Pour que ce soit possible, on fait ce voyage en bus”.

“Les bus nous coûtent environ 20 000$”, explique Overton. “Réserver un avion [pour Little Rock] nous aurait coûté environ 80 000$. Une différence de 60 000. Devinez un peu combien ça nous coûte d’envoyer nos gars en cours d’été ? 60 000$. Aller en cours d’été, c’est plus important que de prendre l’avion pour ce match”.

Dans le bus 3, le coach des defensive ends Todd Middleton affiche sur son téléphone une liste des victoires surprises d’équipes FCS et la partage avec ses collègues : Appalachian State contre Michigan (2007), Jacksonville State contre Ole Miss (2010) et Georgia Southern face à Florida (2013).

La liste comprend la victoire de FAMU contre Miami en 1979, mais les coaches de FAMU savent bien que ces victoires sont des aberrations. Ces matchs sont durs pour les coaches, aussi. Durant des semaines comme celle-ci, les joueurs étudient les visages de leurs coaches, y cherchant des signes de résignation, espérant voir dans leurs yeux d’hommes qui en on vu d’autres quelque chose qui leur dirait qu’ils ont une chance, qu’on ne les ramassera pas à la petite cuiller à la fin du match. Les coaches parlent du match à venir contre Arkansas en hésitant, en se souvenant peut-être de la déroute 70-3 de l’an passé contre Miami, utilisant des euphémismes comme “si tout se passe comme tout le monde l’attend…” ou “si on peu conserver un score serré…” et un malicieux “sait-on jamais…”

Cet après-midi là, alors que les joueurs d’Arkansas tour à tour mangent, s’hydratent, s’étirent et regardent des vidéos de la victoire de FAMU en ouverture de la saison contrre Texas Southern, les Rattlers font la queue, debout, par 30 degrés, pour attendre leur tour aux toilettes d’une aire de repos proche de Forrest City, Arkansas.

Lorsque l’équipe arrive finalement à Little Rock sur les coups de 19 heures, le préparateur physique Parker Brooks propose une séance improvisée d’étirements dans la vaste salle à manger aux tapis rouges du Four Points Sheraton. Elle est suivie par une prière collective et un dîner sur des tables couvertes de nappes en papier dans une salle de balle adjacente. Le head coach Alex Woods répète son slogan de la semaine : “Jouez au football, simplement. Jouez à votre meilleur niveau. Engagez vous au maximum de vos capacités, jusqu’à ce que quelqu’un vous dise d’arrêter.”

Le jour du match, le directeur des sports d’Arkansas Jeff Long (qui sera renvoyé deux mois plus tard), s’installe dans une des loges du War Memorial Stadium. “J’ai joué au football en division III”, dit-il. “J’ai été directeur des sports à Eastern Kentucky, une fac de FCS, alors je connais ces matchs des deux points de vue. Florida A&M… Ils peuvent perdre aujourd’hui, mais si un de leurs joueurs fait une réception contre un de nos corners qui finira par passer pro…. Il pourra dire ‘hé, j’ai joué contre ce mec là, et je l’ai eu…’ J’ai des frissons rien qu’à y penser, parce que j’ai été dans cette position. Jouer une équipe comme Arkansas, ç’aurait été un rêve devenu réalité pour moi.” En plus des 3 millions de dollars de recette brute et de la victoire probable que le match génère pour Arkansas, Long affirme que la raison pour démarrer la saison contre une FCS est “d’avoir déjà joué un match avant de commencer notre calendrier plus difficile hors conférence et en conférence”.

Pendant ce temps, Overton et Wood discutaient avec les arbitres dans le tunnel des vestiaires. Ces derniers informaient que les Rattlers seraient pénalisés d’un temps mort par quart temps car leurs maillots blanc sur blanc étaient en infraction avec une règle NCAA vieille de trois ans stipulant que les numéros de maillots devaient contraster avec le reste du maillot. “C’est de ma faute”, avoue Overton, gêné, à la fin de la discussion, “mais voilà ce qui peut arriver quand vous n’avez qu’un responsable des équipements pour toute la fac…”

Arkansas réceptionna le coup d’envoi. Confrontés à leur premier troisième down, les Razorbacks appelaient un jeu de course qui fut bloqué sur la ligne, les forçant à un punt. La défense de FAMU en pleine célébration était à peine sortie du terrain qu’elle devait déjà y retourner, après le premier de six three and out pour l’attaque des Rattlers. Au début du second quart temps, FAMU n’était menée que 7-0, mais deux drives impliquant énormément de jeu de course amenèrent le score à 21-0 à la mi-temps. Mais les Rattlers avaient encore envie de combattre.

Dans le vestiaire, des cris “On les a bougés, ces mecs !” proviennent du groupe des DB. Norwood, le receveur vedette qui n’a eu que quelques petites trajectoires à tenter en première mi-temps du fait du désavantage de taille des Rattlers en protection de passe, est assis sur le sol, les jambes écartées formant un V, étirant ses mollets fatigués. Avant que les Rattlers ne retournent sur le terrain, le receveur de 2 mètres Chaviss Murphy bouscule ses coéquipiers : “On s’en fout du score ! On continue à se battre ! Qu’ils essaient de venir nous manger le coeur !”

Sur la troisième mise au jeu du troisième quart temps, une passe-écran sur une troisième et longue, le coureur de 80 kilos Hans Supre se retrouve pris en sandwich entre un linebacker de 110 kilos et un défensive end de 130 kilos et laisse le ballon s’échapper dans les mains d’un corner qui sera employé dans une équipe NFL dans quelques mois et qui semblait courir vers son futur professionnel en franchissant la ligne pour donner un avantage aux Hogs de 28 à rien.
On en est à 42-0 au dernier quart quand un mauvais snap sur le septième punt des Rattlers sur le match contraint le punter Chris Fadoul à courir pour sa vie – et pour 26 yards et un first down au passage. Après une paire de réceptions de Norwood, FAMU se retrouve avec une troisième et goal sur les 7 yards d’Arkansas. Norwood crie vers ses coaches, assez fort pour que les DB d’Arkansas l’entendent pour un tracé en fade pour lui.

Alors que la foule hurle, assoiffée de voir un blanchissage, Norwood s’aligne sur la gauche. Au snap, il sprinte vers le fond de l’endzone, bloque sa course énergiquement et effectue un demi-tour qui le met à distance des défenseurs. Polinice, le tackle gauche noyé par la sueur, fait ce qu’il peut pour protéger son QB Vince Jeffries de la charge d’un defensive end de 125 kilos, qui avait choisi les Hogs au milieu d’un tas de facs Power Five qui voulaient le recruter. Jeffries, qui était le QB de Santa Rosa (Californie) Junior College l’automne dernier, envoie une passe assez basse que Norwood attrape en se mettant en glissade à l’ombre des poteaux.

La sideline des visiteurs explose. À quelques pas de l’endroit où Norwood effectue une célébration silencieuse, un Overton déchaîné ditribue les hig-five au président de l’université et à quelques boosters de premier plan. Des bouquins pour les cours d’été, des bourses universitaires à distribuer, et un touchdown contre une équipe SEC ?

Ouais, ça valait bien le voyage en bus…

 

JOHN BUNCH/ICON SPORTSWIRE VIA GETTY IMAGES

 

Liberty est une “université de recherche chrétienne” privée, avec un budget de 1,1 milliards de dollars. Les Flames ne planifient pas des matchs contre des FBS pour l’argent, mais pour augmenter leur réputation et se préparer à la transition vers la FBS à plein temps à compter de 2018. S’aligner contre des équipes des conférences puissantes comme Baylor permet aussi de suivre la vision du fondateur de Liberty, Jerry Falwell Sr, qui voulait que son programme de football soit le même genre de monument pour les chrétiens évangélistes qu’est Notre Dame pour les Catholiques ou Brigham Young pour les Mormons.

Le campus de l’université, à Lynchburg, est pour le moment un immense chantier de construction d’équipements sportifs. L’installation couverte pour le football qui vient de se construire et a coûté 29 millions de dollars est supérieure à nombre d’autres dans les facs FBS. Contre les Bears, Liberty a un autre avantage, que peu d’autres facs FCS peuvent avoir. Les Flames ont 75 joueurs dotés d’une bourse universitaire, un palier avant d’atteindre les 85 en passant en FBS l’an prochain. Ils ont aussi une arme secrète dissumulée dans le Boeing 737 affrêté pour le match (pas de long voyage en bus à Liberty, merci pour eux), un quarterback sophomore de 85 kilos nommé Stephen Buckshot Calvert – et, oui, c’est vraiment son nom. Il a à la fois un bras droit et un sens du jeu qui rappelle un peu Lamar Jackson, même si son corps ressemble plus à celui d’Andrew Jackson. Et Buckshot a deux receveurs – Damian King et Antonio Gandy-Golden, ce dernier étaint un velociraptor de 1m95 pour 100 kilos – qui allaient inscrire leurs noms sur les listes de prospects de la NFL avant la fin de la nuit.
Parmi les 45784 fans présents au McLane Stadium ce 2 septembre, peu savaient que Buckshot et Gandy-Golden étaient camarades de chambrée depuis leur année freshman et avaient répété ensemble chaque soir dans le stade de football déserté l’intégralité des routes des receveurs présentes dans le plan de jeu, avant d’échanger leur position et de recommencer, quatre fois chacun.

Baylor, pour sa part, a un coaching staff entièrelement renouvélé qui essaie de bricoler pour reconstruire une secondary dévastée par les blessures. Néanmoins, les bookmakers ont fait des Bears le favori, pour 34,5 points.

 

COOPER NEILL/GETTY IMAGES

S’il y a bien une chose qui m’est apparue durant cette plongée de trois semaines dans la Vallée d’Elah du football universitaire, c’est que l’écart entre les titulaires de FBS et ceux de FCS n’est pas aussi immense que ce que la plupart des fans peuvent penser. Gandy-Golden a déclaré après la rencontre qu’il a senti qu’il avait l’avantage sur la secondary de Baylor dès le premier quart-temps. “J’avais l’impression qu’ils n’avaient pas envie de défendre sur moi. Je m’attendais à des types plus costauds.”

Au quatrième quart-temps, alors que Liberty menait 34-31, le directeur des sports de Baylor Mack Rhoades s’est présenté dans la tribune de presse pour un rendez-vous avec un journaliste. Rhoades était assez à l’aise mais semblait préoccupé par le tableau d’affichage et l’horloge qui égrénait les secondes. “Vous êtes surpris ?” lui demanda-t-on.

“Non, pas du tout”, répondit Rhoades alors que Buckshot venait de compléter une nouvelle passe laser par delà les mains d’un corner des Bears. “Nous savions que Liberty est vraiment une belle équipe. Regardez leur quarterback et leurs deux receveurs… Ils peuvent absolument jouer au plus haut niveau”.

Alors que la passe Ave Maria de Baylor est interceptée et le temps était écoulé – score final : Flames 48 – Bears 45 – une demi-douzaine de coaches de Liberty se rue hors de la tribune vers l’ascenceur. “Nous avons rêvé de ce moment depuis huit mois” rugit l’un d’entre eux dans l’ascenceur. “Rendons grâce à Dieu”.
Sur un weekend qui a vu Wake Forest découper Presbyterian 51-7, Kansas Stat disposer de Central Arkansas 55-19, TCU et Mississippi State se débarrasser de Jackson State et Charleston Southern, respectivement, sur un score combiné de 112-0, Liberty a réalisé l’exploit d’une victoire surprise qui couvrait l’un des plus grands écarts de l’histoire au betting. Juste deux heures après, il y a eu un exploit plus grand encore, lorsque Howard était sur le point de battre UNLV 43-40. Si le Bison s’était rendu sur le Strip avant le match pour parier sur leur propre chance les 600 000$ que UNLV leur a donné pour ce match, ils auraient remporté 429 millions de dollars. Vous parlez d’un match pour l’argent…

 

MICHAEL CHANG/GETTY IMAGES

Le 15 septembre à Macon, Géorgie, le coordinateur défensif de Mercer Mike Kolakowski commence sa réunion avec les joueurs du vendredi en projetant une photo du Jordan-Hare Stadium d’Auburn, débordant de 87500 fans, sur le grand écran au bout de la pièce. Dans une trentaine d’heures, les Bears joueront le premier de leurs deux matchs de la saison contre une équipe FBS, ce qui leur rapportera au total des deux rencontres 1,05 millions qui viendront alimenter le budget de 18,7 millions du département des sports. D’un clic, le sexagénaire Kolakowski remplace à l’écran le state d’Auburn par celui de Mercer, et ses 10200 places.

“Qu’ont ces deux endroits en commun ?”, demande Kolakowski à ses joueurs.
“Le terrain”, répond le senior DE Isaiah Buehler.
“Exact”, un clic, “100 yards de long et 53 1/3 de large. Les poteaux font la même hauteur et la même largeur que les notres. Tout ce qui est en dehors du terrain, c’est quoi ?”
Silence.
“C’est du bordel, les gars. Et on doit oublier le bordel.” Kolakowski désigne les tribunes hautes, massives, du stade d’Auburn, avec sa tribune de presse en gratte-ciel. “Rien de tout ça ne compte”.

Gagner la bataille des pertes de balle compterait, voilà ce dont Kolakowski est persuadé, ce qui explique les affiches un peu partout autour du vestiaire qui disent : LE BALLON, C’EST LE PROBLEME.

“Je ne sais pas si j’ai déjà vu 90 000 personnes assemblées dans un endroit de toute ma vie”, plaisante le QB Kaelan Riley après l’entraînement. Mais ses yeux de 19 ans ont vu les highlights de la victoire de Liberty, et de celle d’Howard aussi. “Tout es possible” affirme-t-il.

Le voyage de trois heures en bus pour Auburn le lendemain est accompagné d’une escorte de police qui bloque les intersections principales dans les petites villes comme Midland, Géorgie et Smiths Station, Alabama. Daniel Tate, le directeur adjoint des sports, porte le même gilet bleu et orange qu’il portait lors de la victoire surprise de Mercer contre Duke au cours du tournoi de basket de 2014. “Nous avons créé un algorythme que nous appelons le Duke Effect”, dit Tate, “pour déterminer l’effet que ce match a eu sur notre image au plan national et sur notre enrôlement”. La synthèse des résultats selon le coach Bobby Lamb n’a rien de bien scientifique… “Les demandes ont crevé le plafond”, dit-il avec son fort accent du sud, “On n’avait pas assez de monde pour toutes les traiter.”

Les officiels de Mercer vous diront que c’est pour ça que l’équipe de football joue des matchs pour l’argent. Pas pour financer les bourses universitaires ou parce que l’équipe aspire à une respectabilité en division 1 mais parce que, selon les mots du président de l’université Bill Underwood, “nous sommes l’une des six premières universités de recherche dans le sud-est, mais nous ne sommes pas aussi connus que les cinq autres. Lorsque des gens pensent à des facs comme Vanderbilt, Duke, Wake Forest, je voudrais qu’ils pensent aussi à nous.”

Mais on n’était pas à un match de basket. Les corps des joueurs de FCS, faibles par rapport à ceux des adversaires, allaient bientôt se faire violemment percuter à chaque mise au jeu. “Oui, j’y ai pensé”, dit Lamb, “dans des matchs comme ça, les douleurs du dimanche matin sont bien plus grandes que lorsqu’on joue contre une équipe de notre conférence, simplement à cause de la taille des adversaires”.

Le silence régnait dans le vestiaire de Mercer, où 70 joueurs se glissaient dans des protections recouvertes de nouveaux maillots blancs. À la surprise des joueurs, leurs noms avaient été attachés dans le dos pour la première fois. Mais combien avaient noté que leur probabilité de victoire était de l’ordre de 0,7% et qu’Auburn était donné favorite par 41,5 points- des chiffres encore plus grands que ce auxquels Liberty ou Howard avaient été confrontés ?

“On doit oublier quoi ?” demande Kolakowski à sa défense.
“Le bordel”, répondent-ils.
“C’est ça, et c’est quoi, le bordel ?”
Les joueurs désignent du doigt les tribunes pleines, au-dessus d’eux, grondantes des fans de Birmingham.

“Regardez moi tous dans les yeux”, dit Lamb à ses joueurs. “On a mis vos noms au dos de vos maillots aujourd’hui, parce que ça vous représente. Ça représente votre maman, votre papa, vos frères, vos soeurs… Voilà ce que je vous demande aujourd’hui, les gars. Allez sur le terrain, et attendez-vous à gagner ce match quand vous franchirez cette porte. Laissez vos tripes sur le terrain ! Pendant 60 minutes ! J’ai besoin de vos tripes pendant quatre quart-temps, vous comprenez ? Jouez l’un pour l’autre ! Bear Down ! On y va !”

Les joueurs se lèvent et rugissent, chacun donnant une petite tape sur l’affichette que quelqu’un avait collé avec du scotch au-dessus de la porte du vestiaire (BEAR DOWN EVERY DOWN) alors qu’il se rue dehors dans le bruit assourdissant de la foule.

Ajoutez le public de FAMU – Arkansas (36055) et de Liberty – Baylor (45784), et il vous manquera encore environ 5000 personnes pour appréhender la horde déchaînée de 87033 fans qui accueille les joueurs de mercer. Sur la première série d’Auburn, le linebacker de 90 kilos LeMarkus Bailey arrache la balle à un receveur d’Auburn pourtant plus lourd que lui, puis tombe au sol, sur le ballon. Le premier des cinq pertes de balle que les Bears allaient forcer dans la journée.

“Qu’est ce que je vous ai dit ?” martèle Lamb dans le vestiaire, son équipe simplement menée 10-3 à la mi-temps. “On joue mieux qu’eux aujourd’hui. Notre défense leur fracasse la tronche. On court sur zone intérieure comme on veut, on arrive à leur mettre des prises à deux à leurs foutus gros culs, merde ! On est là où on voulait être. Le terrain fait 100 yards, le ballon est ovale ! Les poteaux ont le même écartement ! Vous avez une chance, les gars !!!”

Les coaches d’Auburn étaient peut être tombés dans l’embuscade en première mi-temps, mais ils n’allaient pas se laisser surprendre en seconde. Ils ont envoyé sur la défense de Mercer une grosse dose de Kam Pettway à partir du premier drive de la deuxième mi-temps, le coureur de 115 kilos des Tigers terminant un drive de dix mises au jeu avec une course de TD qui donnait l’avantage de 17-3 aux Tigers. “Au troisième quart, vous pouvez voir la différence entre une équipe avec 85 joueurs sous scholarship avec celle de 63”, devait reconnaître Lamb après coup.

Alors qu’Auburn en train de monter un nouveau drive, le cornerback de Mercer Kam Lott – un joueur que Kolakowski avait secoué à la mi-temps “on a besoin de toi à ton meilleur niveau, Kam !” – se jetait sur une trajectoire intérieure entre le ballon et le receveur et interceptait le ballon à la manière de Malcolm Butler au Super Bowl XLIV. Quatre passes de Riley plus tard, Mercer se retrouvait avec une troisième et goal sur les 6 yards d’Auburn, avec une chance de revenir à sept points d’écart. La pendule affichait 13:50.

Riley reçoit le ballon dans le shotgun, place tranquillement ses pieds, et envoie une passe vers l’intérieur que le receveur Marquise Irvin attrape dans l’endzone, transformant le petit coin de tribune où les fans de Mercer avaient pris place en une véritable émeute orange et blanche. “Nous avons un match, ici”, s’exclame Joel Meyers au micro du SEC Network. “90 secondes depuis le début du quatrième quart, et la foule est hébétée, ici à Auburn, Alabama”.
Une tentative de field goal des 36 yards du kicker All America d’Auburn Daniel Carlson passe bien à gauche des poteaux avec neuf minutes à jouer. Le bordel s’est tu lorsque Lamb est rejoint par ses joueurs offensifs au bord du terrain, menés 17-10. “Les gars, je vous l’avait dit. En cemoment, ESPN doit afficher ‘Upset Alert – Mercer Bears’”. Les joueurs se marent. Lamb aussi. Sur, ils en avaient rêvé, mais là, comme le dira plus tard un joueur “le truc était en train de se passer”.

Malheureusement pour ceux qui soutiennent David contre Goliath, ce qui suivit était la “pire série du match” de Mercer, comme la décrirait Lamb plus tard. “Et aussi notre pire punt de la soirée, et puis on se prend une pénalité de 15 yards sur le retour de punt…”

Avec une bonne position de départ, Pettway reprend son pilonnage de la ligne adverse, jusqu’à ce que sa 34ème course de le soirée l’emmène dans l’enbut, scellant la victoire 24-10. “Mon pote, tu as une sacrée équipe”, dit Gus Malzahn, le coach d’Auburn, à Lamb, lors de leur poignée de main au milieu du terrain, la durée du moment impliquant qu’il ne pensait pas seulement qu’à leur talent.

Dans le bus illuminé par la nuit qui le ramenait à la maison, Lamb alluma son I Pad pour voir le résumé de la victoire contre Texas State de son fils Taylor, quarterback à Appalachian State, le programme qui avait réssucité l’idée d’une victoire surprise pour une FCS dix ans plus tôt. Au fond du bus, quelqu’un commença à diffuser une playlist de R&B des années 90 qui eut le don de taper sur les nerfs de quelques linemen offensif épuisés.

Lorsque le bus arriva à Macon, Lamb se leva pour annoncer que la Règle de Voyage #4 (« gardez votre musique pour vous ») avait été violée, mais il ne pouvait se résigner à punir quiconque, pas après la somme d’efforts à laquelle il avait assisté l’après-midi même.

« Pas si terrible », dit-il, conscient que son équipe allait avoir droit à un test encore plus dur, le 18 novembre, en échange de 600 000$ et d’encore plus de publicité pour la fac, lorsque le bus prendrait la route pour Tuscaloosa.

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week in « Lane’s Kiffin’s Trolling Life Is Better Than Yours » :

  • This Week in « Mike Riley’s Stand-Up Comedy Show » :

 

  • Supprimez ces bowls qui ne servent à rien.

On a appris cette semaine que New Mexico State pourrait décider de refuser une invitation à un bowl si elle y est éligible, en fonction de l’endroit où se déroulerait ce bowl.

Les bowls mineurs ne rapportent rien aux universités. Pire, ils leur coûtent de l’argent, entre les frais de voyage et les tickets d’entrée que doivent acheter les facs pour les revendre à leurs fans.

La fac a vu son budget se réduire de 12 millions cette année, et 1 million a été sucré du budget des sports.

Les bowls ne servent qu’à enrichir les organisateurs, et aussi à donner l’occasion aux DA ou aux coaches de toucher une prime de qualification. Oh, sur, ça fait de beaux voyages et quelques cadeaux alakon pour les joueurs (là, c’est autorisé), mais franchement, ça n’intéresse pas grand monde.

Alors, merde, arrêtez de nous emmerder avec ça. Même si ça donnera à votre ami Verchain l’occasion d’écrire son dernier article (de la saison ? ) sur le sujet, avec le classement annuel des bowls…

Avis à la population, je cherche, comme chaque année, des noms de donzelles pour illustrer le propos (si vous ne le savez pas, les bowls sont classés par catégorie, des plus regardables [l’an passé, il me semble que c’était les « Kate Upton Bowls »] aux plus dégueulasses et sans intérêt [les Kardashian Bowls]… alors, si vous avez des idées…)

  • Is that Division III ?

  • This is Division III !

 

  • Heureusement, le Pharmacien a de quoi se soigner…

  • Conference Ineptitude : la semaine prochaine Vanderbilt et Tennessee se rencontre pour le titre de seule équipe SEC à zéro victoire en conférence cette saison. Illinois, Oregon State et Kansas sont les autres équipes sans victoire en conférence cette saison.

  • Recordman : Johnnt Townsend, le punter de Florida, décroche le record le moins envié sans doute de sa fac, avec 234 yards à son actif en carrière. Ah… Florida a des problèmes en attaque ?

  • Football.

  • Oregon. You were oh so funny in years past… Now… You’re Hanouna-esque.

College Football Landscape

Comme chaque année à partir de la semaine 10, retour sur les forces en présence dans chaque conférence, avec le prono à la fin…

SouthEastern Conference

Situation :

60 minutes nous séparent de la Vérité. Alabama. Auburn. C’est beau comme un 30 for 30. Je dis.

 

Ça nous donnera le vainqueur de l’Ouest.

Georgia attend patiemment de savoir qui sera son adversaire. What, you don’t want ‘Bama ?

Game to Watch :

25 novembre : Alabama at Auburn – Iron Bowl.

Bowl Eligble (8) :

Georgia, South Carolina, Kentucky, Alabama, Auburn, Mississippi State, LSU, Texas A&M, .

Forecast :

J’en sais rien. Sérieusement, au fond de mon petit garage, je pousse à mort pour une victoire d’Auburn la semaine prochaine. Pour que ce playoff à 4 devienne un playoff à 8. Et plus vite que ça.

Alabama – Georgia en finale. Roll Tide.

Atlantic Coast Conference

Situation :

On attend Miami – Clemson avec impatience, ici à Coral… dans le Verchain land, en fait…

Seul enjeu la semaine prochaine : une saison régulière sans défaite pour Miami (vs Pittsburgh) et un upset special pour Clemson face à South Carolina, qui poussera peut-être enfin le Selection Committe à se souvenir que Clemson a perdu contre Syracuse GODDAMMIT !!!!!

Games to Watch :

On attend la finale

Bowl Eligble (7) :

Miami, Virginia Tech, Virginia, Clemson, North Carolina State, Wake Forest, Louisville.

Forecast :

Big Ten

Situation :

Et voilà donc 416 jours que Michigan n’a pas battu une équipe ayant un record positif…

Avec tout ça, Ohio State a donc empoché la Big 10 East.

Et les Buckeyes affronteront les Badgers en finale, mais ça on le savait déjà.

Games to Watch :

25 novembre : Ohio State at Michigan (pour vous échauffer en attendant LE match de la semaine)

Bowl Eligble (7) :

Michigan State, Ohio State, Michigan, Penn State, Wisconsin, Northwestern, Iowa, .

Forecast :

Wisconsin – Ohio State : allez savoir… Wisconsin par 6-3.

Pac-12

Situation :

Au Sud, USC est championne depuis une semaine.

Au Nord, l’Apple Cup décidera de tout. Une victoire de Wazzu donne le titre aux Cougars, au Pirate, au drapeau, tout ça. Sinon, ben, on aura Stanford, et le « triomphe » du fooball moche.

Games to Watch :

25 novembre : Apple Cup : Wazzu at U Dub

Bowl Eligble (5) :

Washington, Washington State, Stanford, USC, Arizona, .

Forecast :

USC – Wazzu. Désolé, mais je serai du côté des Cougars. Parce que Mike Leach.

Big XII

Situation :

La course à l’échalote continue. Oklahoma est assurée de la finale.

West Virginia est éliminée.

TCU a besoin d’une victoire contre Baylor, qui ne connaît de pire que Kansas dans la conférence, pour nous offrir un rematch qui pourrait être sanglant. Et nous éviter d’avoir mal au crâne.

Games to Watch :

Euh, non, rien…

Bowl Eligble (7) :

Oklahoma, TCU, Oklahoma State, West Virginia, Iowa State, Texas, Kansas State

Forecast :

Oklahoma – TCU, épisode 2 en finale. Oklahoma championne. Et au playoff.

American Athletic Conference

Situation :

La finale de l’Est, c’est cette semaine, la « Guerre de l’I4 », South Florida, pâle vainqueur de Tulsa contre UCF, dont le punter soulève une tonne de fonte toutes les semaines.

À l’Ouest : Memphis a lâché les chevaux (jeu de mot pourri, check) contre les Mustangs, et s’assure donc la victoire finale dans la division.

Games to Watch :

24 novembre : South Florida à UCF

Bowl Eligble (6) :

Memphis, Houston, SMU, UCF, South Florida, Navy

Forecast :

Une finale UCF – Memphis, avec le même résultat qu’en saison régulière, soit une victoire des Knights, au record immaculé (dans un coin sombre).

Mountain West Conference

Situation :

Bon, ben, on connaît la finale : Boise State contre Fresno State (pour rappel, les Bulldogs étaient à 1-11 l’an passé…). Avec un aperçu dès la semaine prochaine.

Games to Watch :

25 novembre : Boise State à Fresno State (je crois que c’est à la même heure que l’Iron Bowl, donc, en fait, ne regardez pas)

Bowl Eligble (6) :

Boise State, Wyoming, Colorado State, Fresno State, San Diego State, Utah State.

Forecast :

Boise State vainqueur de Fresno State.

Conference USA

Situation :

Eh bien voilà : FAU au battu FIU, et les Owls de Lane vont en finale contre le Méchant Vert de North Texas.

Games to Watch :

Nope.

Bowl Eligble (8) :

FAU, FIU, Marshall, North Texas, UAB, Southern Mississippi, Western Kentucky, UTSA.

Forecast :

Lane Atlantic – North Texas. Ce serait tellement drôle de voir les Texans gagner…

Mid American Conference

Situation :

La MAC, c’est plus fort que n’importe quoi.

Franchement. Dernière illustration en date, les Zips d’Akron battent des Bobcats d’Ohio qui sont totalement en mode dégringolade. Du coup, les Zips, avec leur nouveau logo qui ne ressemble plus à un lièvre sous LSD, deviennent favoris en recevant Kent State la semaine prochaine. Une victoire leur donne la division. Sinon, Ohio ira à Buffalo qui a besoin d’une victoire pour assurer la prime du coach et du AD en se qualifiant pour un bowl. Pas gagné, donc. Une défaite des Zips (on ne sait jamais) et une victoire de Bobcats donnerait la division à Ohio.

Toledo n’a plus qu’un match à gagner contre la piteuse Bowling Green qui faisait encore rêver les idéalistes comme Verchain il y a deux ans… En cas de défaite des Rockets, Northern Illinois pourrait l’emporter sur le poteau en battant Central Michigan. Mais bon…

Games to Watch :

Bah, non, en fait, non. On attendra la finale.

Bowl Eligble (6) :

Toledo, Northern Illinois, Ohio, Central Michigan, Western Michigan, Akron

Forecast :

Toledo – Akron, normalement sans surprise : Rockets.

Sun Belt

Situation :

Bon, ben… C’est toujours le même merdier. Quatre équipes avec un record de 5-1 : Troy, Appalachian State, Arkansas State, Georgia State. Et Lousiana Lafayette en embuscade à 4-2.

Pour rappel, tout le monde joue 8 matchs de conférence dans la Sun Belt. Qui compte 12 équipes en poule unique. Donc tout le monde ne se rencontre pas. Et c’est la foire pour le classement.

Games to Watch :

25 novembre : Appalachian State at Georgia State .

Bowl Eligble (4) :

Troy, Georgia State, Appalachian State, Arkansas State.

Forecast :

Arkansas State. Ou Appalachian State. Ou Troy. Ou Georgia State. Je ne sais même pas si on aura un gagnant dans ce truc… Sachant que bon, légalement, le titre peut être partagé entre plusieurs équipes…

Indépendants

Situation :

Notre Dame ne devrait pas aller au playoff. Héhé.

Games to Watch :

25 novembre : Notre Dame – Stanford

9 décembre : Army – Navy, pour le Commander In Chief Trophy.

Bowl Eligble (2) :

Notre Dame, Army.

Bowling : Il y a 66 équipes éligibles à des Bowls à ce jour. Il reste donc 14 places à prendre pour les 40 bowls (dont 38 qui ne servent à rien) au programme cette année.

New Year’s Six Preview

Les matchs qui comptent :

Sugar Bowl : Alabama (1) – Wisconsin (4)
Rose Bowl : Miami (2) – Oklahoma (3)

Il y a lieu d’attendre et de ne rien changer. Le CFPSC se permet de classer Clemson devant Miami et Wisconsin. Clemson qui a perdu contre Syracuse. Syracuse. Syracuse. Qui n’aura peut-être même pas 6 victoires en fin de saison. Syracuse. Tssss…

College Football Championship : Alabama – Miami. Parce que je suis toujours un fanboy et que c’est beau de rêver…

Le Folklore :

Orange Bowl (ACC vs SEC ou Big10 ou Notre Dame) : Clemson (ACC) – Georgia (SEC)
Fiesta Bowl : USC (at large) – Ohio State (at large)
Peach Bowl : Auburn (at large) – Notre Dame (at large)
Cotton Bowl : TCU (at large) – UCF (Group of Five)

Aucun changement non plus dans le folklore, puisque rien n’a changé cette semaine dans mon classement secret du VFCFPC (Verchain’s Fuckin’ College Football Playoff Clusterfuck).

 

Verchain’s Billboard

Le Verchain’s Selection Comittee, présidé et administré par Verchain, qui synthétise après de longs débats dans un garage luxueux du Nord de la France les réflexions d’un comité composé de Verchain et Verchain, vous offre son classement des 25 premières équipess du college football, sans justification moisie.

#1 Alabama Crimson Tide (SEC) : So, it’s what you call The Process, right ?

Voilà l’effet que Mercer fait sur un homme triste au possible d’habitude…

#2 Oklahoma Sooners (Big 12) : La classe absolue : Baker Mayfield.


#3 Miami Hurricanes (ACC) : Toutes les belles équipes ont un match pourri. Au moins, ce n’est pas une défaite contre Syracuse. Ahem…

Et la Turnover Towel a presque eu raison de l’équipe à la Turnover Chain…


#4 Wisconsin Badgers (B1G) : The Donald promised a thorough investigation…


#5 Clemson Tigers (ACC) : I am Verchain, and I agreee with this message.

#6 Auburn Tigers (SEC) : Expect more casualties next week…

#7 Georgia Bulldogs (SEC) : I am Verchain and I approve this message.


#8 Ohio State Buckeyes (B1G) : Lulz.

#9 Texas Christian Horned Frogs (Big 12) : Super les gars, vous avez gagné la selle, waouh…

Thanks, #CollegeKicker


#10 Central Florida Knights (AAC) : Ou comment se ruiner une nouvelle fois, à Orlando…

 


#11 Notre Dame Fighting Irish (Independant) : Pas assez pour battre Miami…


#12 Washington State Cougars (Pac12) : le drapeau de Wazzu est partout. Même à Washington, une semaine à l’avance, sans doute.

#13 Penn State Nittany Lions (B1G) : Vous n’avez sans doute pas eu suffisamment de Chloe la semaine passée…

#14 USC Trojans (Pac12) : Cette bonne vieille feinte sur retour de punt…


#15 Memphis Tigers (AAC) : Yep, that’s targeting for you, ref… And, sorry, I gotta go… Just have Dani McG and Kate U waiting for me in the jacuzzi…

#16 Stanford Cardinal (Pac12) : Pffff…


#17 LSU Tigers (SEC) : Apocalypse à Tennessee. Sans que les Tigers y soient pour grand chose…

#18 South Florida Bulls (AAC) : The War is coming.

#19 Michigan State Spartans (B1G) : At least basketball season is underway…

#20 Boise State Broncos (MWC) : Yeah, sort of…

#21 Mississippi State Bulldogs (SEC) : Mmh-mmh…

#22 Northwestern Wildcats (B1G) : At least they can dance…

#23 Washington Huskies (Pac12) : Avoir Dani garantit une place dans le Billboard, quelle que soit la misère sur le terrain…


#24 Oklahoma State Cowboys (Big 12) : Ainsi meurt une saison…

#25 Florida Atlantic Owls (C-USA) : Oui, il fallait oser. Et alors ? Extra Style Points, Lane…

Also receiving consideration : Wake Forest, South Carolina, Virginia Tech, Fresno State.

Three games to watch next week

Rivalry week. And I love it.

IRON BOWL – Alabama Crimson Tide at Auburn Tigers : si vous avez prévu d’emmener madame au ciné, de voir un match de soccer, d’aller prendre un verre avec des potes samedi prochain vers 21h, annulez tout. MAINTENANT. Parce que c’est le match de l’année, parce que ça peut démolir le College Football Playoff. Parce que Jordan-Hare sera plus bruyant qu’un jet militaire au décollage. Parce que merde !

APPLE CUP – Washington State Cougars at Washington Huskies : Parce que l’Apple Cup de cette saison peut donner le titre de Pac12 North à Wazzu. Parce qu’il peut donner le titre à Stanford aussi. Parce que c’est la dernière fois que vous verrez Dani McG sur le terrain avant un bowl pourri. Parce que.

South Florida Bulls at UCF Knights : Parce que c’est quasiment pour la place du Group of Five dans un bowl du nouvel an.

Also worth a look…

Boise State at Fresno State : un peu la première manche de la finale de la MWC.
Ohio State at Michigan : pour loler comme si vous aviez 10 ans.
Clemson at South Carolina : upset special.

Not really football stuff… and then what ?

Les trucs alakon autour du football. Pas forcément tous les trucs alakon. Certains trucs alakon.

Imperialsm Map. Updated.

Jeu du moyen-âge. Chaussures du moyen-âge. On point, Notre Dame.

All hail Group of Five…

And FCS too.

Quand je vous disais qu’on a eu une semaine pas excitante du tout… La preuve. Rien sur le marché du fun à tout prix. Rien. Alors, j’en reste là pour cette partie. Et je pleure tranquillement dans mon coin.

Verchain’s Crush of the week – Non-football Edition

Il y a deux semaines, Shameless, l’impayable copie américaine d’une série british, était de retour sur nos écrans. Je ne vais pas vous refourguer un des crushs permanents de Verchain, Emmy Rossum, mais apparaît au casting Jessica Szohr, au nom improbable…

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

We are still randomizing.

Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui.

  • That’s too short

  • That’s what she said.

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

5 Commentaires

5 Comments

  1. benoit

    20 novembre 2017 à 14h55

    Salut! juste un truc ! super passionnant l’article ! quel travail merci

  2. benoit

    20 novembre 2017 à 17h14

    J’ai une question qui me taraude…
    Je viens de voir le shedule des liberty.
    Apparemment la saison pour eux est terminée.
    Maintenant c’est quoi le programme pour ses étudiants athlètes?et les coach?

  3. Verchain

    20 novembre 2017 à 17h55

    Merci.

    Liberty ne joue pas le playoff, donc en effet la saison est finie… En ce qui concerne les matchs.

    Il y aura toujours des entraînements, mais surtout ça donnera le temps aux joueurs d’étudier un peu…

    Pour les coaches, il s’agit de s’occuper du recrutement maintenant, en fonction de ce qui est autorisé comme démarches (visites, appels…), Et de préparer le programme pour l’an prochain.

  4. benoit

    20 novembre 2017 à 18h20

    merci pour cette réponse rapide et précise tel un lancé de ballon !

    • Verchain

      20 novembre 2017 à 19h38

      Tout dépend de qui lance le ballon, aussi…

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