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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 6

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Sixième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est Maryland et Penn State soient coachés par des psychopathes, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Hawaii, mais la victoire sur San Jose State (44-41) en cinq prolongations n’intéresse personne …

Dura lex sed lex

Il fallait bien que ça arrive. Avec la nouvelle règle qui autorise les joueurs à participer jusqu’à quatre matchs dans la saison sans perdre une année d’éligibilité, les transferts en tout genre devaient bien commencer au bout d’un mois de compétition. C’est donc Kelly Bryant (QB Clemson) qui, le premier, a profité de cette règle pour prendre la poudre d’escampette après que Dabo Swinney a confié les clés de la maison à son compère Trevor Lawrence.

La mesure avait été essentiellement mise en place pour permettre aux freshmen de voir un peu le terrain sans cramer leur potentiel redshirt. Mais elle ouvre la porte à la fuite des joueurs de toutes classes (freshman à senior) frustrés de leur temps de jeu. On peut déplorer le manque de fidélité de Kelly Bryant envers ses coéquipiers, son coach et son université et le critiquer pour abandonner la compétition à la première difficulté, ou, au contraire, applaudir la possibilité qui lui est offerte de continuer à accomplir sa passion sous d’autres projecteurs, pourquoi pas en route vers une carrière NFL. Quoiqu’il en soit, la loi est la loi et le quarterback déchu des Tigers ne fait qu’utiliser la règle à son avantage et, on l’espère pour lui, dans son intérêt. Après tout, si les coaches ont le droit de quitter le navire pour de$ prairie$ plu$ verte$, pourquoi pas les joueurs aussi…

Papy fait de la résistance

Kelly Bryant parti et Trevor Lawrence désormais aux commandes, Clemson se retrouve léger sur le banc des quarterbacks. Qu’à cela ne tienne, WR Hunter Renfrow, maintenant dans sa 138ème année chez les Tigers, a été intégré dans le groupe des QB.

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Brice pas de Nice

Clemson recevait Syracuse avec une marge de manœuvre confortable selon les bookmakers (25.5 points). Mais tout n’est pas allé au mieux pour les Tigers qui ont perdu QB Trevor Lawrence sur blessure peu avant la mi-temps. Le nouveau titulaire a été remplacé par QB Chase Brice qui a évité le pire en menant le drive de la gagne et un TD de RB Travis Etienne à 41 secondes de la fin du match (27-23).

Pour tout le bien que l’on dit de la ligne défensive de Clemson, Syracuse a gagné la bataille des sacks (4-1) et n’est pas passé loin de ruiner la saison de la bande à Dabo.

Ce dernier a fait savoir qu’il réintégrera Kelly Bryant dans l’effectif si ce dernier décide de revenir. Reste à savoir si le déserteur retournera à la caserne et, le cas échéant, quel sera l’accueil qui lui sera réservé par les coéquipiers qu’il a égoïstement abandonné.

Destins contraires et chemins croisés

En 2015, Tennessee s’imposait d’un touchdown contre Georgia (38-31). En 2016, les Vols l’emportaient à Athens d’un field goal (34-31). En 2017, les Bulldogs prenaient leur revanche en écrasant UT à Knoxville (41-0). En 2018, les Dawgs l’ont à nouveau facilement emporté (38-12).

La gifle subie contre Georgia en 2016 et un joli 0-8 en conférence SEC ont couté sa tête à Butch Jones (désormais analyste à Alabama), remplacé cette saison par Jeremy Pruitt (anciennement coordinateur défensif à Georgia puis à Alabama). Coté Bulldogs, Kirby Smart (anciennement coordinateur défensif à Alabama et remplacé par Jeremy Pruitt – vous suivez ?) a repris les rênes après le limogeage de Mark Richt (parti à Miami et pas à Alabama) et plutôt bien mené sa barque avec une finale nationale l’an dernier. Bref, dans ce carrousel de Head Coaches, l’un des deux rivaux continue son ascension de l’Everest et l’autre essaie péniblement d’éviter de sombrer dans la fosse des Mariannes.

Légende contre légende

Peyton Manning, présent à ce Georgia-Tennessee sur la ligne de touche des Vols, a donc assisté au onzième match consécutif de Tennessee perdu en conférence. Sur la touche d’en face, Herschel Walker a pu apprécier un cinquième match de rang dans lequel ses Bulldogs n’ont pas encore été menés au score.

Baby-sitter, baby-sitter, baby-sitter, baby-sitter

La sœur de Trace McSorley (QB Penn State) est la baby-sitter de son Head Coach James Franklin. Oui, globalement, on s’en fout. Mais BoG est également là pour vous fournir ces petites informations croustillantes que vous pouvez ressortir à votre prochain diner mondain. Essayer et vous remercierez BoG plus tard. Ou pas.

Boomerang

Avant le début de la saison 2015, le coordinateur défensif de Mississippi State est parti pour Florida, un départ moqué par le Head Coach de l’époque, Dan Mullen, qui l’avait caractérisé de « lateral move». Qu’à cela ne tienne, un marchand de glace de Starkville, qui avait nommé « Mullen » le parfum préféré de sundae de l’ancien coach des Bulldogs, l’a rebaptisé « The Lateral Move » après le départ de celui-ci pour Florida. Florida rendait visite à Mississippi State ce week-end et Dan Mullen a eu sa revanche dans un match très défensif où ses Gators se sont imposés contre les Bulldogs (13-6).

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Chose promise…

« Je suis désolé. (…) Mais je vous promets une chose, beaucoup de bonnes choses vont ressortir de tout ça. Vous ne verrez jamais aucun joueur dans tout le pays jouer aussi dur que je vais jouer le reste de la saison et vous ne verrez personne pousser le reste de l’équipe aussi fort que je vais pousser tout le monde le reste de la saison. Et vous ne verrez jamais une équipe jouer aussi dur que nous allons le faire le reste de la saison. Dieu vous bénisse. »

Puisqu’on parle des Gators… Il y a dix ans, Tim Tebow délivrait ce message en conférence de presse après la défaite surprise de Florida contre Ole Miss. Le message, inscrit deux mois plus tard sur un mur du Ben Hill Griffin Stadium, a résonné dans les oreilles des Gators et Tim Tebow n’a pas menti : Florida a remporté ses dix matchs suivants et le titre national.

Depuis sa retraite universitaire, Florida a signé quinze quarterbacks, dont dix ont quitté Gainesville avant terme, et les Gators sont toujours à la recherche du Messie 2.0. Avec onze QB différents aux commandes en huit saisons et demi, UF a rendu un piètre 62-43 et glané deux petits titres de division SEC East, soit autant que Missouri et un de moins que Georgia. Le bilan de Tim Tebow ? Deux titres de la SEC et deux titres nationaux en quatre ans.

Et la petite friandise pour votre prochaine sortie entre amis : qui était le coach des QB de Florida en 2008 ? Yep, Dan « lateral move » Mullen !

Oh, le vilain !

Kyler Murray (17/21, 432 yards, 6 TD / 10 courses, 45 yards, 1 TD), en retard à l’entraînement, n’a pas débuté contre Baylor. Une grosse punition pour le QB des Sooners qui a repris les commandes lors du deuxième drive d’OU et marqué deux de ses sept TD sur ses deux premiers drives. Boomer Sooner s’est trimbalé contre les Bears (66-33). Bon, qu’on lui fasse faire trois tours de terrains ou trois séries de vingt pompes pour lui apprendre la ponctualité, mais le laisser sur le banc c’était ridicule…

Texas is back

Or is it? Texas s’est imposé à Kansas State (19-14) pour mettre fin à une série de cinq défaites de rang à Manhattan. Après un raté contre Maryland en ouverture de la saison (29-34), les Longhorns sont gentiment montés en puissance avec des victoires contre Tulsa (28-21), USC (37-14), TCU (31-16) et, donc, à Kansas State. Leur retour parmi l’élite ne sera vraiment confirmé que lors de leur prochain match, la Red River Rivalry contre Oklahoma.

Remontée

Michigan n’avait jamais remonté 17 points dans l’ère Jim Harbaugh (dont aucune équipe n’avait d’ailleurs jamais remonté un tel handicap). C’est désormais chose faite contre Northwestern (20-17) qui avait mis la tête des Wolverines profondément sous l’eau en début de deuxième quart temps.

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We Are !

Not elite… Dixit l’auto-proclamé psychopathe James Franklin, son équipe n’a pas encore le statut « élite » d’Ohio State. Ce qui explique peut-être que les Buckeyes se soient imposés à Beaver Stadium (27-26) en remontant un déficit de 12 points dans le dernier quart temps. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé pour les Nittany Lions dont le QB Trace McSorley (16/32, 286 yards, 2 TD / 25 courses, 175 yards, 1 TD) a établi un nouveau record individuel à PSU avec 461 yards offensifs.

C’était seulement la seconde fois que deux équipes de la B1G du Top 10 s’affrontaient en septembre. La première fois, en 1983, Ohio State s’était incliné à Iowa. Cette fois, tOSU a prévalu devant une foule record (110,889 spectateurs) tout de blanc vêtue.

Le match, comme les trois précédents entre les deux équipes, ne s’est joué à rien. Avec quatrième tentative et cinq yards à parcourir, Penn State a choisi de faire courir RB Miles Sanders (16 courses, 43 yards, 1 TD) malgré sa moyenne 3.0 yards par course jusque-là. Trace McSorley a confirmé le choix inattendu, expliquant qu’il avait vu dans l’alignement défensif des Buckeyes que ce jeu était le mieux adapté à la situation mais que son équipe l’avait juste mal exécuté. Un raté qui coûte très cher puisque les chances des Nittany Lions d’atteindre le playoff sont désormais réduites à 16%. Les Buckeyes sont, en revanche, lancé sur la voie royale, avec 75% de chances d’être parmi les quatre heureux élus.

Où l’on reparle de Maryland…

Un autre psychopathe, selon des joueurs et parents de joueurs, est DJ Durkin, le Head Coach toujours suspendu de Maryland. L’université, qui a récemment déclaré sa responsabilité dans la mort de Jordan McNair se retrouve maintenant bombardée de témoignages accablants sur la culture toxique de diatribes et humiliations en tout genre qui régnait jusqu’à peu à College Park. Les méthodes plus que douteuses de DJ Durkin et de son staff auraient été signalées en décembre 2016 par une mère de joueurs dans une lettre délivrée en main propre au bureau du Président de l’université et envoyée électroniquement au Directeur Athlétique de l’époque. Pourquoi n’a-t-elle pas eu d’écho ? Pourquoi a-t-il fallu attendre la mort d’un joueur pour mettre à jour ces agissements dépassant l’entendement ? Il va falloir un certain temps pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans l’affaire mais, une chose est quasi certaine, des têtes vont tomber. Pas la peine de parier $1600 là-dessus…

Notre Dame – Stanford

On se demande vraiment ce qui a mis si longtemps à convaincre Brian Kelly de confier les rênes de son équipe à QB Ian Brook (24/33, 278 yards, 4 TD / 15 courses, 47 yards) qui a été impérial dans la correction infligée à Stanford (38-17). Le Cardinal, qui s’en était miraculeusement sorti à Oregon, n’a, cette fois, rien pu faire contre l’Irish. Pire, RB Bryce Love (13 courses, 73 yards, 1 TD) est sorti sur blessure en début de dernier quart temps.

Cette éclatante victoire du Fighting Irish met ND en position idéale pour la course au playoff. Avec deux victoires contre des équipes du Top 15 (la première sur Michigan, 24-17) et plus grand monde de qualité à l’horizon – à Virginia Tech et à USC sont les deux gros ( ?) morceaux restant si l’on part du principe que les Domers devraient disposer sans trop souffrir de Florida State et Syracuse à South Bend, Notre Dame pourrait terminer la saison 12-0 et il serait alors difficile de lui fermer la porte du playoff. Mais avec des si…

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Pari osé ?

Alabama contre Louisiana-Lafayette c’est un peu comme Brésil – Fidji au foot. La question n’est pas tellement de savoir qui va gagner mais plutôt si le nombre de buts de Neymar sera supérieur au nombre de fois où il se roulera par terre (au passage, félicitations à nos lecteurs belges pour la première place de leur pays au classement FIFA – comme quoi il n’y a pas que le vénéré Comité de Sélection du Playoff qui a de la fiente de pygargue dans les yeux – oui, c’est moche, mais le Bald Eagle, emblème des Etats-Unis, n’est pas un aigle…).

Quoi qu’il en soit, donner des cotes à des matchs déséquilibrés dont on se demande même pourquoi on les joue, c’est le boulot des bookmakers de Las Vegas. Ils ont donc sereinement donné à la victoire de Bama la cote de 990 contre 1. Et, dixit l’un d’entre eux, la cote a été jugée trop faible mais c’était la limite du logiciel. Le Tide colle donc des roustes à tout le monde sur le terrain et s’avère aussi trop fort pour les ordinateurs de Las Vegas… Ce pari absurde, avec lequel il n’y a pas grand chose à gagner, n’a pas découragé un parieur qui a empoché la coquette somme de… 1 dollar et 60 cents après avoir parié près de mille six cent dollars. De quoi se faire une petite frayeur pendant au moins 3 minutes et 35 secondes, le temps qu’il a fallu au Crimson Tide pour ouvrir la boite à touchdowns.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a été dominé par Louisiana-Lafayette (7-14)… en seconde mi-temps. Le Tide avait 49 points d’avance à la pause, de quoi lever le pied, faire tourner l’effectif et rendre un parieur heureux (56-14).

Arizona State a aisément disposé d’Oregon State (52-24), mais qui en Pac-12 ne le fait pas ?

Cincinnati a atomisé Connecticut (49-7) qui attend impatiemment le début de la saison de basketball.

Georgia Tech a enterré Bowling Green (56-17) avec huit TD au sol. QB TaQuon Marshall (5/6, 160 yards / 13 courses, 42 yards, 2 TD) a passé pour 160 yards en 5 passes complétées.

LSU a tranquillement déroulé contre Ole Miss (45-16) qui s’avère avoir la pire défense de la SEC.

Miami a écrasé North Carolina (47-10) en marquant trois TD défensifs, égalant le record de l’école. Les défenseurs des Hurricanes ont également forcé six pertes de balles et donc passé la soirée à se piquer la « Turnover Chain » à tour de rôle.

Wake Forest a confortablement battu Rice (56-24).

Washington a facilement battu BYU (35-7).

Cuillère de bois

Le mariage entre Mississippi State et son nouveau Head Coach Joe Moorhead n’a pas débuté par une lune de miel. Après n’avoir marqué que 7 points contre Kentucky (7-28) la semaine passée, les Bulldogs n’en ont mis que 6 contre Florida (6-13). On est loin de ce que Joe Mo produisait à Penn State.

Il fut un temps où La Défense de Nebraska était l’une des plus féroces du pays. Un certain nombre des lecteurs de BoG salissait probablement encore ses couches à cette époque désormais révolue. Après avoir concédé 56 points à Michigan, les Huskers en ont lâché 42 contre Purdue (24-42) pour leur second match de la B1G. Leur nouveau Head Coach Scott Frost n’était pas content en conférence de presse…

Pas qu’on s’attendait à un exploit à Colorado mais avec son revers à Boulder (16-38), UCLA est 0-4 pour la première fois depuis 1971.

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Tops

Un flambeau pour… Eno Benjamin (RB Arizona State) qui a galopé tant qu’il a pu contre Oregon State (52-24) avec 30 courses, 312 yards et 3 TD.

Un brasier pour… Greg Dortch (WR Wake Forest) pour ses 11 réceptions, 163 yards et 4 TD contre Rice (56-24).

Un feu d’artifice pour… Jerry Tillery (DL Notre Dame) pour ses quatre sacks sur K.J. Costello (QB Stanford) lors de la nette victoire de l’Irish sur le Cardinal (38-17).

Flops

Un pétard mouillé pour… les QB de Clemson. Kelly Bryant quitte le navire, Trevor Lawrence se blesse, Chase Brice prend les commandes et évite le naufrage contre Syracuse (27-23), rôle qui était dévoué à Kelly Bryant s’il était resté. Lequel Kelly Bryant est attendu les bras ouverts par Dabo Swinney lorsqu’il aura fini son caprice.

Un seau d’eau pour… les QB de North Carolina. Chazz Surrat faisait son retour après sa suspension purgée pour avoir vendu ses Jordan et il a fêté ça avec trois interceptions dont 2 retournées pour TD. Son compère Nathan Elliot n’a guêre fait mieux en perdant trois fumbles dont l’un a été retourné pour TD. Autant dire que les Tar Heels n’ont pas pesé lourd contre Miami (10-47).

Un naufrage titanesque pour… Scott Frost, le Head Coach de Nebraska qui, suite à la déroute subie face à Purdue (28-42) a déclaré que son équipe lui semblait être la plus indisciplinée du pays, que ses joueurs avaient l’air d’aimer perdre et qu’il en avait assez d’entrainer une équipe indisciplinée. S’en prendre à ses joueurs, des amateurs de 18 à 22 ans, faut-il le rappeler, n’est pas la meilleure leçon éducative qu’il soit…

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 3V – 0D (Total : 33V – 5D)
2. B1G : 1V – 0D (Total : 26V – 12D)
3. ACC : 3V – 1D (Total : 31V – 10D)
4. Pac-12 : 1V – 1D (Total : 23V – 11D)

Big 12 : 0V – 0D (Total : 21V – 7D)

Course à l’Heisman

Comme on ne change pas une équipe qui gagne…

Tua Tagovailoa (QB Alabama) n’a pas eu a forcé contre Louisiana-Lafayette (56-14). Stats : 8/8, 128 yards, 2 TD.

Dwayne Haskins (QB Ohio State) a mené ses Buckeyes à une courte mais précieuse victoire dans l’enfer du White Out de Penn State (27-26). Stats : 22/39, 270 yards, 3 TD, 1 INT.

Will Grier (QB West Virginia) a bien maitrisé sa sortie à Lubbock en dominant la bataille des QB lors de la victoire des Mountaineers dur Texas Tech (42-34). Stats : 27/41, 370 yards, 3 TD.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Oklahoma
#2 Ohio State – #3 Clemson

Alabama a manqué un FG et doit vraiment se mettre au boulot pour… Bon, okay, on s’en fout de ce FG manqué. Tua Tagovailoa n’a besoin que d’une mi-temps pour gagner les matchs, tant que ça ne changera pas le Tide sera numéro 1. Ohio State a fait le boulot en patron et s’est ouvert une voie royale pour un second titre de la B1G consécutif. Sûr, il y a encore du progrès à faire mais y-a-t-il beaucoup d’équipes clairement supérieures aux Buckeyes à l’heure actuelle ? Clemson ne fait sûrement pas parti de ce groupe-là mais les Tigers n’ont personne de sérieux à jouer avant de soulever le trophée de la conférence ACC. Et pour finir, si Kyler Murray continue de merder les réglages de son réveil et d’être en retard à l’entrainement on finira par… Par quoi ? Tant qu’Oklahoma n’affronte plus une équipe qui joue l’option, les Sooners sont favoris pour terminer invaincus dans la Big 12.

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Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Washington State pour sa victoire contre Utah (28-24) au cours de laquelle les Cougars ont terminé avec… zéro yard au sol. C’est la 10ème victoire de rang à domicile pour Wazzu, sa plus longue série depuis neuf succès consécutifs entre 1941 et 1946.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 27

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Aaron Lavinsky/Star Tribune

Vingt-septième édition (2019 – Semaine 11) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la direction de l’Association des étudiants de l’université d’Alabama a interdit aux élèves de manifester contre Donald Trump pendant le match contre LSU, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Appalachian State, mais la première équipe de la Sun Belt à battre deux Power 5 dans une saison (North Carolina 34-31 et South Carolina 20-15) n’intéresse personne…

Dans les tribunes

Les étudiants d’Alabama pris à manifester contre Donald Trump lors de sa venue à Bryant-Denny Stadium pour la Rencontre du Siècle numéro-2-le-retour entre le Crimson Tide et LSU étaient menacés de perdre leur accès à la section étudiante du stade pour le reste de la saison. Apparemment, la direction de l’Association des étudiants n’est pas un grand supporter du Premier Amendement de la Constitution américaine qui prône la liberté d’expression. Ou alors, certains individus choisis par les dieux sont au-dessus de la Constitution…

Hormis quelques huées ci et là, la présence du Président a été plutôt bien accueilli par les fans d’Alabama ou ceux de LSU qui avaient fait le déplacement à Tuscaloosa.

Les tigres ont bouffé l’éléphant

Dans le « match du siècle numéro 2 le retour », LSU a dominé Alabama (46-41) et mis fin à 31 victoires consécutives du Tide à domicile et infligé à Nick Saban sa cinquième défaite seulement à Bryant-Denny Stadium en 83 matchs depuis sa prise de fonction en 2008.

Les 33 points marqués par les Tigers à la mi-temps (33-13) sont le plus gros total encaissé par Nick Saban à Bama. Les 46 points au final sont le plus grand nombre de points accordés par le Crimson Tide en SEC depuis une défaite 43-51 à Tennessee en 2003 (oui, il fut un temps où les Volunteers pouvaient battre le Tide) mais il avait fallu cinq prolongations. Il faut remonter à une défaite à Ole Miss en 1970 (23-48) pour trouver un plus large total de points marqués contre Alabama durant le temps réglementaire, l’équipe était alors coachée par Paul « Bear » Bryant. Pour finir sur ces statistiques historiques, les 87 points combinés sont le plus haut total de points marqués dans la série (que Bama mène 53-26-5) et Alabama n’avait jamais perdu de match dans l’ère AP (i.e., depuis 1936) en ayant marqué 41 points.

Louisiana State a donc vaincu le signe indien en parvenant enfin à battre Bama. Leur dernier succès remontait à 2011 et le « match du siècle » remporté 9-6. Deux mois plus tard, le Crimson Tide prenait sa revanche contre les Bayou Bengals au BCS Championship Game (21-0) pour remporter le titre national.

LSU (9-0, 5-0) a désormais un boulevard devant lui avec trois matchs de saison régulière contre Ole Miss (4-6, 2-4) à l’extérieur puis Arkansas (2-8, 0-6) et Texas A&M (6-3, 3-2) à Baton Rouge avant de probablement affronter Georgia (8-1, 5-1) au SEC Championship Game.

QB Joe Burrow (31/39, 393 yards, 3 TD / 14 courses, 64 yards) peut aussi commencer à rêver sérieusement du Trophée Heisman si LSU va en playoff et qu’Alabama et Oklahoma le regarde à la télé. Malgré une cheville en délicatesse, QB Tua Tagovailoa (21/40, 418 yards, 4 TD, 1 INT) a quatre passes de TD dans la rencontre. Quant à QB Jalen Hurts (18/26, 273 yards, 3 TD, 1 INT / 22 courses, 68 yards, 2 TD), dont les Sooners ont échappé de peu à une défaite contre Iowa State (42-41), il a pour l’instant de meilleures statistiques que ses deux prédécesseurs à OU, Baker Mayfield et Kyler Murray, qui ont tous deux remporté le trophée.

Geaux Louisiana

Si LSU a gagné ce week-end, toutes les équipes de Louisiane de Division 1 (FBS + FCS) se sont donnés le mot et ont également remporté leurs matchs :

Louisiana-Lafayette : 48-7 à Coastal Carolina

Louisiana Monroe : 45-31 contre Georgia State

Louisiana Tech : 52-17 contre North Texas

Grambling State : 19-16 (OT) contre Alcorn State

Northwestern State : 34-13 contre Lamar

Nicholls : 48-27 contre Houston Baptist

Southern : 58-7 contre Virginia University of Lynchburg

Southeastern Louisiana : 34-0 à Central Arkansas

Tulane et McNeese étaient au repos.

Row the boat

En battant Penn State (31-26), Minnesota a atteint la barre de 9-0, ce dont personne vivant sur Terre ne se souvient avoir vu de ses yeux vu puisque la dernière fois que les Golden Gophers ont atteint un tel bilan remonte à 1904.

Cette surprenante victoire contre une équipe de l’AP Top 10 est la première pour Minnesota depuis 2000 et la première à domicile depuis 1977. Elle permet aux Gophers d’intégrer ledit Top 10, ce qu’ils n’avaient plus fait depuis 1962. Les (vraiment) plus anciens se souviennent peut-être que Minnesota était abonné du Top 10 dans les années 30 et 40. Ils ont terminé numéro 1 du tout premier classement AP en 1936, puis ceux de 1940 et 1941. Champions nationaux en 1934 et 1935, ils auraient également trusté la première place si le classement avait été créé quelques années plus tôt.

Avec ce revers à Minneapolis, James Franklin est désormais 1-7 contre des équipes classées loin de State College. Sa seule victoire l’a été à Iowa (17-12) cette année.

Indiana pas-Jones et le classement AP perdu – mais retrouvé

Indiana n’avait plus été classé dans l’AP Top 25 depuis 1994, la plus longue disette de toutes les équipes Power 5. Malgré une semaine de repos, les Hoosiers ont intégré le classement et fêteront cette première contre Penn State (qui a gagné 20 de leurs 21 rencontres).

De façon anecdotique, ce sera la première fois depuis 1937 et Iowa qu’une équipe affrontera la même année les équipes toutes deux classées de Minnesota et d’Indiana.

Départ poussif

Baylor s’est imposé dans la douleur à TCU (29-23 3OT), la faute en partie à un départ de tortue. Les Bears étaient menés 0-6 à la mi-temps, la première fois en 18 matchs qu’ils n’avaient pas marqué en première période.

Ce fut chaud

Oklahoma a perdu en Semaine 9 à Kansas State (41-48). Après une semaine de repos, les Sooners étaient en quête de rédemption. OU n’ayant plus perdu deux matchs consécutivement depuis 1999 (à Notre Dame 30-34 et contre Texas 28-38), les fans pouvaient presque dormir tranquille dans les tribunes pour la venue d’Iowa State.

Sans compter qu’Oklahoma a pris une confortable avance à la mi-temps (35-14) et que les Sooners n’avaient jamais perdu depuis 1937 et 194 matchs en menant de 21 points à la pause.

Toutes ces belles statistiques ont failli partir en fumée si QB Brock Purdy (19/30, 282 yards, 5 TD / 15 courses, 55 yards, 1 TD) ne s’était pas fait intercepter par CB Parnell Motley sur une conversion à deux points à 24 secondes de la fin du match. OU s’en est miraculeusement sorti (42-41) après avoir encore été poreux en défense…

Deux sur deux

Iowa State n’est pas la seule équipe de l’état de l’Iowa à avoir perdu sur une conversion à deux points manquée.

Iowa s’est incliné à Wisconsin (22-24) en ne parvenant pas à égaliser sur une tentative à deux points à trois minutes de la fin de la partie.

Futilité et Las Vegas

Soyons clair : la conférence ACC ne sert à rien. Clemson (10-0, 7-0) est premier de la division Atlantic, que les Tigers ont remporté grâce à leur victoire à NC State (55-10) et en profitant de la défaite de son dauphin Wake Forest (7-2, 3-2) à Virginia Tech (36-17). Cette semaine, WF rend visite à Clemson. Duel de choc, donc, entre le premier et le deuxième de la division. LA bande à Dabo est favorite de 34.5 points…

Soyons clair : Rutgers ne sert à rien. Les Scarlet Knights (2-7, 0-6) collectionnent les fessées en B1G (0-30 à Iowa, 0-52 à Michigan, 7-48 contre Maryland, 0-35 à Indiana, 7-42 contre Minnesota et 10-38 à Illinois). 

Woo pig sooie

Chad Morris a été remercié par Arkansas après la lourde défaite des Razorbacks contre Western Kentucky (19-45).

Tout comme Willie Taggart à Florida State la semaine passée, le Head Coach d’Arkansas est viré moins de deux ans après avoir remplacé Brett Bielema (désormais coach de la ligne défensive des New England Patriots après avoir été, lui aussi, licencié par Arkansas). Le bilan de 4-18, dont quatorze défaites en quatorze matchs de SEC, ne plaide évidemment pas en sa faveur.

Pire, les Razorbacks ont été humiliés à domicile par une équipe du G5 emmené par QB Ty Storey (23/32, 213 yards, 1 INT / 17 courses, 77 yards, 2 TD) qui était l’an dernier… titulaire à Arkansas. Les arrivées de QB Ben Hicks et de QB Nick Starkell, en provenance de SMU et de Texas A&M, respectivement, ont poussé Ty Storey à partir sous d’autres cieux. Ironiquement, aucun des deux transferts n’a joué contre les Hilltoppers, pour cause de blessure. Et, John Stephen Jones (3/10, 27 yards, 1 INT), le petit fils du propriétaire des Dallas Cowboys, Jerry Jones, n’a pas été particulièrement brillant pour ses débuts.  

Chad Morris se consolera tout de même avec le chèque de dix millions de dollars qui accompagne son départ de Fayetteville.

THE… Ohio State University

Avec le démantèlement de Maryland (73-10), Ohio State a désormais remporté ses neuf matchs par plus de 20 points, la première telle série depuis 1973.

Cette année-là, le dixième match des Buckeyes s’était soldé par un nul 10-10 à Michigan, suffisant pour remporter la Big Ten (à égalité avec les Wolverines qui avaient gagné tous leurs autres matchs par au moins deux TD) et aller punir USC au Rose Bowl (42-21), là aussi par plus de 20 points.

En 1973, le champion national était encore déterminé par divers classements. Les journalistes (AP) avaient sacré Notre Dame (11-0) et les coaches avaient préféré Alabama (11-1).

De façon assez amusante, ces titres ont été attribués avant les bowls. Si seulement les coaches avaient su que ND allait battre Bama au Sugar Bowl (24-23). Et si seulement les journalistes avaient pu comparer la gifle reçue par USC contre OSU au Rose Bowl à la défaite moins lourde des Trojans à South Bend (14-23)…

Cette année, pour leur dixième match de la saison, Ohio State reçoit Rutgers. BoG ne parierait pas sur un match nul… 

Chase Young

La star défensive de Ohio State était suspendue contre Maryland pour avoir emprunté de l’argent et permettre à sa petite amie de venir le voir jouer au Rose Bowl (victoire des Buckeyes 28-23 contre Washington) début janvier. Oh, le vilain, le vilain, le vilain. C’est très mal ce que tu as fait, Chase, très très mal. Pas bien du tout du tout du tout…

En tant qu’étudiant-athlète, la NCAA interdit formellement les dons d’argent, cadeaux, pinces de crabes gratuites, tatouages gratuits et toutes autres bricoles dont rêvent les jeunes de 18 à 21 ans. En outre, plutôt que de faire venir sa copine jusqu’à Pasadena depuis Columbus pour le voir jouer au ROSE BOWL !!!, il aurait pu juste lui refiler la montre à $200, le sac-à-dos à $100 ou n’importe quel cadeau de $500 son choix acheté aux frais du Rose Bowl… Mais non, il a préféré violé les règles de la NCAA et demander de l’argent à une tierce personne pour acheter un billet d’avion… De là à rentrer dans des considérations socio-racio-économiques et débattre du fait que la famille d’un joueur de FBS n’a pas les moyens de dépenser $500 dans un billet d’avion pour la Californie…

L’erreur pourrait coûter jusqu’à quatre matchs de suspension, ce qui ramènerait Chase Youg sur les terrains pour le B1G Championship (en admettant que les Buckeyes battent Penn State à Columbus le 23 novembre). L’université espère voir la suspension réduite à deux matchs, la sanction dans le cas où l’emprunt ne dépasse pas $500 et est totalement remboursé, ce qui semble être le cas. Cela précipiterait le retour de Chase Young juste à temps pour affronter les Nittany Lions.

Pas de temps à perdre

Contre Vanderbilt (56-0), Florida a marqué la moitié de ses points au troisième en moins de trois minutes secondes de possession de balle :

1. Passe de TD QB Kyle Trask pour WR Trevon Grimes : 1 jeu, 66 yards, 13 secondes
2. Passe de TD de Kyle Trask pour WR Kyle Pitts : 2 jeux, 51 yards, 27 secondes
3. TD sur fumble recouvert : 80 yards, 10 secondes
4. TD sur course de QB Emory Jones : 5 jeux, 79 yards, 124 secondes

We love Lovie

Qui aurait cru qu’Illinois serait éligible à la post-saison en 2019 ? Avec sa victoire à Michigan State (37-34), le Fighting Illini (6-4, 4-3) a validé son ticket pour un bowl de fin de saison.

Bon, avec la venue de Northwestern (1-8, 0-7) pour conclure la saison régulière, cela ne faisait plus guère de doute.

Mais la victoire à East Lansing n’en est pas moins belle : après être tombé loin derrière (3-28), Illinois a réalisé le plus gros retour (25 points) de son histoire, battant le précédent record de 20 points à Michigan en 1999 (35-29) et contre Rutgers en 2005 (33-30 OT).

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a atomisé NC State (55-10) et montré au comité de sélection du College Football Playoff qu’il méritait mieux qu’une cinquième place au premier classement du CFP. C’est le cinquième titre de division (Atlantic) pour les Tigers, record de conférence ACC.

Florida a blanchi Vanderbilt (56-0) avec la meilleure performance d’un QB, Kyle Trask (25/37, 363 yards, 3 TD, 2 INT / 7 courses, 25 yards, 1 TD) depuis le dernier match de Tim « demi-dieu » Tebow et une redoutable efficacité au sol de son back-up QB Emory Jones (2/3 47 yards / 5 courses, 34 yards, 3 TD).

Notre Dame a écrasé Duke (38-7) grâce notamment jambes de QB Ian Book (18/32, 181 yards, 4 TD, 2 INT / 12 courses, 139 yards) qui a battu son record personnel de yards au sol.

Ole Miss a déroulé contre New Mexico State (41-3) en marquant ses cinq touchdowns au sol.  

Ohio State a pulvérisé Maryland (73-14) avec dix touchdowns, leur second plus gros total de l’ère AP et un 83-21 passé à Iowa en 1950.

Cuillère de bois

South Carolina s’est incliné à Columbia contre Appalachian State (15-20). Bien sûr, les Mountaineers (8-1, 4-1) sont la crème de la crème en Sun Belt et 25ème du dernier classement CFP mais tout de même…

Mais les Gamecocks sont en chute libre après leur surprenante victoire à Georgia (20-17 2OT). Ils ont été successivement battus par Florida (27-38) dans un match, il est vrai, qu’ils auraient pu gagner avec un peu de réussite, puis tapé à Tennessee (41-21). Une solide victoire contre Vanderbilt (24-7) a permis d’entretenir l’espoir d’une participation en post-saison mais ce revers à domicile contre App State enverra les Cocks (4-6, 3-4) en vacances fin novembre après leur match du week-end à Texas A&M (les Aggies sont favoris de 10.5 points) et leur final contre Clemson…

Tops

Un flambeau pour… LB Terrel Bernard (19 placages, 3 TFL, 1 sack) et ses 19 placages et son sack lors de la victoire de Baylor à TCU (29-23 3OT).

Un brasier pour… QB Jarren Williams (15/22, 253 yards, 6 TD / 7 courses, 23 yards) et ses six passes de TD, nouveau record de l’école, lors de la victoire de Miami contre Louisville (52-27).

Un feu d’artifice pour… RB Clyde Edwards-Helaire (20 courses, 103 yards, 3 TD / 9 réceptions, 77 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns contre Alabama. Aucun running back n’avait plus marqué trois touchdowns à une équipe coachée par Nick Saban (college ou NFL) depuis 1995 (Lawrence Phillips qui avait marqué à quatre reprises pour Nebraska contre Michigan State (10-50) lors de la première saison de Nick Saban avec les Spartans).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Brian Lewerke (19/36, 251 yards, 1 TD, 3 INT / 11 courses, 96 yards, 1 TD) et ses trois interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la défaite de Michigan State contre Illinois (34-37).

Un seau d’eau pour… QB Max Duggan (14/32, 140 yards, 1 TD, 3 INT / 14 courses, 46 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de TCU contre Baylor (23-29 3OT), dont une sur le dernier jeu de la troisième prolongation.

Un naufrage titanesque pour… QB Sean Clifford (23/43, 340 yards, 1 TD, 3 INT / 10 courses, 39 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Penn State à Minnesota (26-31), dont une dans la end-zone sur sa dernière passe du match qui aurait donné la victoire aux Nittany Lions et permis aux Nitts de rester invaincus.

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 1V – 2D (Total : 36V – 12D)
2. ACC(*) : 0V – 1D (Total : 31V – 14D)
B1G : 0V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 LSU – #4 Alabama
#2 Ohio State – #3 Clemson

Comme LSU a gagné contre Alabama (46-41), les Tigers récupèrent la place de numéro 1 et devraient la conserver jusqu’au 8 décembre et le classement CFP final. BoG parie sur une victoire de Louisiana State contre Georgia en finale de SEC, qui donnerait deux défaites aux Dawgs et leur fermerait la porte du playoff.

Ohio State n’a plus que Penn State pour l’empêcher d’atteindre la finale de conférence B1G et on voit mal les Nittany Lions s’imposer à Columbus, Chase Young ou pas. Même une défaite à Michigan n’empêchera pas les Buckeyes d’accéder au playoff en cas de titre de conférence.

Clemson n’a personne sur sa route et a enfin atteint son rythme de croisière et montré sa vraie valeur.

Il reste donc une place à prendre. Pour le vainqueur de la Pac-12 ou de la Big XII ? Ou pour Alabama qui ne s’est incliné que de cinq points contre LSU avec un quarterback jouant sur une jambe et demi ? Pour autant que BoG déteste l’idée de deux équipes de la SEC au playoff, il faut être lucide…

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. LSU (9-0)
2. Ohio State (9-0)
3. Clemson 10-0)
4. Georgia (8-1)
5. Alabama (8-1)
6. Oregon (8-1)
7. Utah (8-1)
8. Minnesota (9-0)
9. Penn State (8-1)
10. Oklahoma (8-1)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à WR Rashod Bateman (7 réceptions, 203 yards, 1 TD) qui devient seulement le second joueur de Minnesota à réceptionner pour plus de 200 yards dans un match des Golden Gophers. Qui plus est, sa performance contre Penn State (31-26) établit un nouveau record pour un Gopher au TCF Bank Stadium et marque la première fois qu’un joueur de Minnesota réceptionne pour plus de 200 yards dans un match de B1G puisque l’autre performance à 200 yards est celle de WR Ryan Thelwell contre Ball State en 1996 avec 228 yards. 

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 26

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-sixième édition (2019 – Semaine 10) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, d’après Kirby Smart, on essaie d’assassiner ses receveurs et son QB Jake Fromm, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Antonio Gibson (WR Memphis), mais les TD de 50 yards en réception, 97 yards en retour de kick-off et 78 yards à la course contre SMU (54-48), une première contre une équipe FBS depuis 2008, n’intéressent personne…

Grosse murge sur le parking derrière le stade

L’abus d’alcool étant dangereux pour la santé, on ne devrait plus surnommer Florida-Georgia (le match, pas la ligne) le « World’s Largest Outdoor Cocktail Party ».

Quoiqu’il en soit, ce sont les Bulldogs qui ont fait couler le champagne à l’issue de la rencontre (24-17). Kirby Smart était ravi de la prestation de ses jeunes receveurs et de son quarterback Jake Fromm (20/30, 279 yards, 2 TD) qu’il a encensés en sortant du terrain. Personne n’a vraiment compris « qui » essayait de les « assassiner »…

Quoiqu’il en soit, les Dawgs ont désormais remporté les trois derniers matchs de la rivalité, après avoir perdu les trois précédents.

Les Gators ont marqué leurs deux touchdowns dans les airs sur des services de QB Kyle Trask (21/33, 257 yards, 2 TD), ce qui n’a rien d’étonnant puisque Georgia est imperméable au sol : les Bulldogs sont la seule équipe FBS à ne pas avoir encore accordé de TD à la course.

Avec cette victoire, les Dawgs (7-1, 4-1) sont sur la voie royale pour atteindre la finale de conférence SEC et peuvent encore rêver du playoff. Missouri (5-3, 2-2), @Auburn (7-2, 4-2), Texas A&M (6-3, 3-2) et Georgia Tech (2-6) se dressent sur la route d’Atlanta pour Georgia. Si les Bulldogs font deux faux pas, les Gators (7-2, 4-2) devront faire un sans-faute contre Vanderbilt (2-6, 1-4), à Missouri (5-3, 2-2) et contre Florida State (4-5). A noter que Mizzou peut encore remporter la division puisque les Tigers affronteront Georgia et Florida.

Happy Valley

Penn State a reçu l’officialisation du dépôt de la marque « Happy Valley » après une année de validation de la demande par le bureau américain des brevets. L’université, nichée dans une vallée du centre de la Pennsylvanie connue sous le nom de « Happy Valley », pourra désormais protéger l’utilisation du surnom sur vêtements et autres pièces d’habillement.

Plus tôt cette année, Ohio State avait vu sa demande de brevet pour le fameux « The » rejeté par le même bureau.

L’info qui ne sert à rien

QB John Stephen Jones est le nouveau quarterback titulaire d’Arkansas (2-7, 0-6). Il est aussi le petit-fils de Jerry Jones, propriétaire des Dallas Cowboys et champion national en 1964 avec les Razorbacks.

Pour son premier match de titulaire, le freshman affrontera Western Kentucky (5-4). L’équipe de Conference USA est emmenée par QB Ty Storey, un ancien joueur d’Arkansas…

Un de chute

La saison des licenciements est arrivée et c’est Florida State qui a dégainé le premier en virant Willie Taggart moins de deux ans après son arrivée à Tallahassee.

Débauché d’Oregon après une seule petite année (7-5), Willie Taggart est revenu en Floride où il a redressé South Florida (2-10, 4-8, 8-5, 10-2) mais les Seminoles ne lui ont même pas laissé finir sa seconde saison. L’an passé, FSU a manqué la post-saison pour la première fois en 36 ans en terminant 5-7. Après les trois quarts de la saison 2019, Florida State (4-5, 3-4) est en danger de manquer un bowl pour la seconde année consécutive, ce qui n’est plus arrivé dans le Panhandle floridien depuis 1975-1976. Ce deuxième raté dans les années 70 correspond à la première année aux commandes de Bobby Bowden, qui a ensuite emmené les Seminoles au sommet avec deux titres nationaux (1993 et 1999), douze titres de conférences ACC (FSU était indépendant jusqu’en 1991) et une série de quatorze saisons consécutives à plus de dix victoires qui ont coïncident avec quatorze classements consécutifs dans le Top 5.

Après le départ à la retraite de Bobby Bowden, son assistant Jimbo Fisher a repris le flambeau et n’a pas déçu : un titre national (2013), trois titres de conférence ACC et six saisons à plus de dix victoires en huit ans. Parti à Texas A&M après une dernière saison décevante (5-6) terminée par Odell Haggins (2-0), Jimbo Fisher a laissé un gros vide à combler. Apparemment, la marche était trop haute pour Willie Taggart, en tout cas d’après son département athlétique.

Le Directeur Athlétique David Coburn a donc décidé de faire un chèque bien gras de 17 millions de dollars à son Head Coach pour faire de la place. En virant son HC avant même la fin de la saison, Florida State espère prendre un avantage sur la compétition et avoir son nouveau Messie en place avant la fin novembre et sur les routes du recrutement bien avant la période de signature des lycéens qui ouvre le 19 décembre.

Entre le portail de transfert qui autorise les joueurs à changer d’université comme bon leur semble et l’éviction des entraineurs avant même qu’ils aient eu le temps de recruter leurs propres joueurs, on est bel et bien entré dans l`ère du football universitaire de consommation. Les fans et riches anciens élèves de Florida State pensent sans doute que les Nick Saban et Dabo Swinney poussent sur les orangers…

L’info qui sert absolument à quelque chose

Tua Tagovailoa (QB Alabama) a été vu sur le terrain d’entrainement avec ses coéquipiers et a partagé les répétitions avec son backup Mac Jones.

Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle pour les fans de LSU, à quelques jours du choc entre les deux dernières équipes invaincues de la SEC. L’autre mauvaise nouvelle pour les Tigers est le départ de l’équipe de Michael Divinity Jr, l’un des linebackers titulaires, pour raisons personnelles.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Boston College a surclassé Syracuse (58-27) avec près de 500 yards au sol dont presque la moitié pour RB AJ Dillon (35 courses, 242 yards, 3 TD).

Clemson a plié Wofford (59-14) et signé par là-même sa 24ème victoire de rang. 

Illinois a giflé Rutgers (38-10) en dominant la bataille des ballons perdus (3-0).

Indiana a éteint Northwestern (34-3) et remporté un 4ème match consécutif pour la première fois depuis 1993.

Kansas State a facilement disposé de Kansas (38-10) qui n’a pu stopper les jambes de QB Skylar Thompson (9/16, 129 yards / 17 courses, 127 yards, 3 TD). Les Wildcats ont remporté les onze dernières confrontations entre les deux rivaux, égalant le record de la série qu’ils détenaient déjà (1993-2003).

Michigan a fessé Maryland (38-7) en marquant notamment sur le coup d’envoi, un retour de kick-off de 97 yards gagnant par WR Gilles Jackson (1 réception, 4 yards).

Mississippi State a démoli Arkansas (54-24) avec un RB Kylin Hill (21 courses, 234 yards, 3 TD) étincelant.

Oregon a laminé USC (56-24) en ne produisant que 50 yards offensifs de plus que les Trojans (405-355). C’est la seconde plus large marge victorieuse pour les Ducks contre USC (34-0 en 1915) et le second plus grand nombre de points concédés par Southern California au Coliseum (Oregon 62-51 en 2012).

Texas A&M s’est promené contre UTSA (45-14) mais il a fallu une grosse performance de RB Isaiah Spiller (20 courses, 217 yards, 3 TD) pour ne pas laisser le doute s’installer dans la tête des Aggies après que les Roadrunners ont ouvert le score. Le coureur de TAMU a répondu du tac-au-tac par un touchdown de 60 yards sur le premier jeu après le kick-off.

Wake Forest a cartonné NC State (44-10) et renoué avec le succès grâce au retour de blessure de QB Jamie Newman (25/38, 287 yards, 3 TD / 11 courses, 30 yards, 2 TD).

Cuillère de bois

Northwestern (1-7, 0-6) s’est lourdement incliné à Indiana (3-34) et perdu, par la même occasion, un sixième match consécutif. La seule victoire des Wildcats, en Semaine 2, est contre UNLV (2-7, 0-5). La piètre prestation contre Stanford (7-17) en ouverture de la saison s’est avérée prémonitoire : le Cardinal n’est pas en grande posture en Pac-12 (4-4, 3-3) et, hormis lors de la victoire contre les Rebels (30-14), les Wildcats n’ont pas marqué plus de 15 points par match, avec notamment six matchs à dix points ou moins dont leurs quatre derniers. NW est d’ailleurs dernier de FBS avec 9.8 points par match, la seule équipe à moins de 10 points. C’est aussi le plus petit total par une équipe Power 5 depuis 2001. Avec de telles prestations offensives et déjà sept défaites dans la musette, les Wildcats sont officiellement hors-course pour la post-saison moins d’un an après avoir remporté la B1G West.

Tops

Un flambeau pour… TE Jack Freudenthal (4 réceptions, 16 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns en quatre réceptions lors de la victoire de Wake Forest contre NC State (44-10).

Un brasier pour… DL Gregory Rousseau (8 placages, 5 TFL, 4 sacks) et ses quatre sacks lors de la victoire de Miami à Florida State (27-10).

Un feu d’artifice pour… DB Bryce Thompson (3 placages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire de Tennessee contre UAB (30-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Max Duggan (21/39, 258 yards, 1 TD, 3 INT / 16 courses, 86 yards, 1 TD) et ses trois interceptions lors de la défaite de TCU à Oklahoma State (27-34).

Un seau d’eau pour… QB Jacob Eason (29/52, 316 yards, 4 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de Washington contre Utah (28-33).

Un naufrage titanesque pour… QB Kedon Slovis (32/57, 264 yards, 3 TD, 3 INT) et ses trois interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de USC contre Oregon (24-56).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 35V – 10D)
2. ACC(*) : 1V – 1D (Total : 31V – 13D)
B1G : 0V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 LSU
#2 Alabama– #3 Clemson

Pour la première fois depuis 1996 les trois premières équipes du classement AP (LSU, Alabama et Ohio State) étaient toutes au repos le même week-end. Clemson affrontait l’ogre Wofford (59-14). Pas de quoi changer les pronostics mais le comité du College Football Playoff nous a fait l’honneur de son premier classement annuel qui déterminera fortement le classement final et les quatre heureux élus :

1. Ohio State (8-0)
2. LSU (8-0)
3. Alabama (8-0)
4. Penn State (8-0)
5. Clemson (8-0)
6. Georgia (7-1)
7. Oregon (8-1)
8. Utah (8-1)
9. Oklahoma (7-1)
10. Florida (7-2)

Comme vu précédemment (mais pour ça il faut lire BoG dans l’ordre !), Florida n’a que peu de chance d’atteindre le playoff. Oklahoma et le futur vainqueur d’Oregon-Utah auront besoin, quant à eux, d’un peu d’aide.

Le vainqueur d’Alabama – LSU prend une place. Si ledit vainqueur remporte la SEC, le perdant pourrait aussi gagner son ticket, si le match est serré. Si ledit vainqueur perd en finale SEC contre Georgia, les Dawgs seront dans le dernier carré mais la SEC pourrait tout de même prendre deux places, encore une fois si la finale est serrée. On n’ose imaginer un scénario à trois équipes SEC en playoff mais ça n’est pas théoriquement à exclure.

Scénario à peu près identique entre Ohio State et Penn State, en admettant déjà que les Nittany Lions ne perdent pas à Minnesota ce week-end et que les Buckeyes ne se plantent pas dans le fossé contre Maryland ou à Michigan. Si OSU bat PSU et remporte la B1G, les Bucks sont en playoff, même avec une courte défaite chez les Wolverines. Les Nitts peuvent aussi conserver leur place dans le Top 4 en perdant de peu à Columbus et si leurs vainqueurs finissent invaincus. Si Penn State gagne au Horseshoe et la B1G derrière, scénario identique mais inversé : Ohio State pourrait rester dans le Top 4 si leur défaite est serrée et si PSU ne perd pas à Minnesota ou contre Indiana. Dans les deux cas, un raté monumental contre un adversaire inférieur de la conférence pourrait pénaliser le champion de la B1G au profit de celui de la Big 12 ou Pac-12.

Clemson punche son ticket en restant invaincu en conférence ACC mais une défaite des Tigers avant la finale leur garantirait quasiment une élimination de la course au playoff, hormis scénario catastrophique pour le carré de tête. Il n’y a plus guère que Wake Forest (7-1, 3-1) qui peut mettre des bâtons dans les roux des Tigers mais le match de clôture à South Carolina (4-5) pourrait aussi constituer une surprise. A noter que si les Demon Deacons s’imposent à Clemson et ne perdent pas à Virginia Tech (5-3, 2-2) ce week-end, et contre Duke (4-4, 2-3) et à Syracuse (3-6, 0-5) ensuite, ils disputeraient la finale de conférence ACC au détriment de Clemson.

Si Alabama – LSU et Ohio State – Penn State sont tous deux très serrés et que les quatre équipes balaient le reste de leur compétition, on pourrait même concevoir un champion de conférence invaincu laissé sur le carreau (mais, ne rêvons pas, aucun membre du comité n’en aura le courage).

Bref, le mois de novembre va de toute façon se charger de mettre de l’ordre dans tout ce merdier, à commencer ce week-end avec :

Ohio State – Maryland
Alabama – LSU
Minnesota – Penn State
NC State – Clemson
Georgia – Missouri
Oklahoma – Iowa State
Florida – Vanderbilt

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Chuba Hubbard (RB Oklahoma State). Contre TCU (34-27), le Canadien (20 courses, 223 yards, 2 TD) a rendu son quatrième match d’affilé à plus de 200 yards, ce qui n’avait plus été réalisé en conférence Big 12 depuis 1998 et Ricky Williams (Texas 1995-1998) et à Oklahoma State depuis 1988 et Barry Sanders (OK State 1986-1988). Les deux joueurs ont remporté le Trophée Heisman ces années-là. L’exploit est d’autant plus impressionnant que c’est la première fois qu’une équipe de TCU coachée par Gary Patterson, à Fort Worth depuis 2000, accorde plus de 200 yards au sol à un adversaire.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 25

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-cinquième édition (2019 – Semaine 9) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que PJ Fleck a officiellement invité College Game Day à Minneapolis pour la rencontre du 9 novembre entre Minnesota et Penn State, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UConn, mais la victoire contre UMass (56-35) qui met fin à une série de vingt-deux défaites consécutives contre des équipes FBS n’intéresse personne…

Pearl Harbor

Tous les fans de films de guerre ou amateurs d’histoire se souviennent de Pearl Harbor, ce bombardement d’un atoll américain du Pacifique par l’Empire du Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’était le 7 décembre 1941.

Quel rapport avec le College Football ? Deux semaines avant, les Minnesota Golden Gophers avaient conclu leur saison invaincus, remportant leurs huit matches, et avaient été sacrés champions nationaux. C’est la dernière fois que Minnesota a débuté (et dans ce cas terminé) une saison 8-0. Avant Pearl Harbor, donc.

La dernière fois, jusqu’au week-end dernier qui a vu les Gophers atteindre la marque de 8-0 après pulvérisation de Maryland (52-10). RB Rodney Smith (17 courses, 103 yards, 1 TD) en a profité pour s’emparer du record de nombre de « all-purpose » yards de l’université avec encore cinq matchs à jouer dans la saison.

Le 9 novembre, 8-0 Minnesota reçoit 8-0 Penn State au TCF Bank Stadium (les deux équipes sont au repos cette semaine). Ce sera la première fois depuis 1903 que les Golden Gophers à 8-0 recevront une équipe invaincue. Cette année-là, 8-0 Minnesota avait atomisé 4-0 Iowa (75-0) et terminé invaincu à 14-0-1.

Pour fêter l’événement, PJ Fleck, le Head Coach des Gophers, a profité de sa conférence de presse d’après match pour demander à College Game Day de venir poser son studio mobile à Minneapolis. Manque de bol pour le rongeur rameur, le 9 novembre est aussi la date à laquelle 8-0 LSU rend visite à 8-0 Alabama à Tuscaloosa (tous deux également au repos ce week-end).

Ce sera d’ailleurs la première fois dans l’ère AP que deux matchs opposants des adversaires à 8-0 se dérouleront le même jour. Mais ESPN choisira-t-il le match du siècle au détriment de l’expérience unique que représente ce duel au sommet de la B1G à « Twin Cities » ?

Considérant que les Gophers ont perdu vingt-trois matchs consécutifs à domicile contre des équipes du Top 10 (depuis une victoire sur Michigan 16-0 en 1977), qu’ils n’ont plus battu d’équipe du Top 25 à Minneapolis en étant eux-mêmes classés depuis 1961 (Purdue 10-7) et que Penn State a gagné cinq de leurs six dernières confrontations, il est probable que Rece Davis, Lee Corso, Kirk Herbstreit, Desmond Howard, Maria Taylor et David Pollack passent ce week-end du 9 novembre dans le Sud profond !

Calendrier SEC

Il y a quelques semaines, Nick Saban avait déclaré en conférence de presse d’après-match qu’Alabama était prêt à jouer n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Cela répondait à des critiques sur le calendrier un peu tendre du Crimson Tide qui, comme toutes les équipes de la SEC, ne joue que huit matchs de conférence, s’offre chaque année une semaine de repos contre une équipe FCS, et a parfois du mal à trouver des adversaires de taille qui acceptent de se frotter à eux.

Cette semaine, le directeur athlétique de Florida, Scott Stricklin, a adressé un message à tous ses collègues des conférences Power 5 sur Twitter pour leur demander de ne pas hésiter à le contacter s’ils souhaitent jouer un aller-retour contre les Gators lors des saisons à venir.

On en connait en Floride qui aimeraient bien en avoir l’opportunité mais ne sont pas P5 (kof kof, UCF, kof, kof) et d’autres qui remplissent les critères mais aimeraient probablement passer leur tour pour quelques années (kof, kof, FSU, kof kof).

Le cas Harbaugh

Une semaine après avoir encore été critiqué pour une nouvelle défaite contre une équipe du Top 10 (21-28 à Penn State), Jim Harbaugh a conduit Michigan à une destruction en règle de Notre Dame (45-14).

Autant dire que personne hors d’Ann Arbor n’a vu la claque arriver, et certainement pas les Fighting Irish qui avaient presque un boulevard vers le playoff avec la défaite surprise d’Oklahoma à Kansas State (41-48).

Jim Harbaugh a donc, pour quelques semaines, fait taire les critiques. Qui, en toute honnêteté n’avaient pas vraiment lieu d’être. Explication en chiffre :

Lors du départ à la retraite de Lloyd Carr (122-40, 5 titres de la B1G, 1 titre national) en 2007, Michigan a fait venir Rich Rodriguez dont le bilan entre 2008 et 2010 (3-9, 5-7, 7-6) n’a pas convaincu. Exit donc RR, et bienvenue à Brady Hoke qui, de 2011 à 2014 est allé à reculons : 11-2, 8-5, 7-6 et 5-7.

Cela n’a évidemment pas suffi et Michigan s’est alors tourné vers un enfant du pays, Jim Harbaugh, qui a servi de quarterback au légendaire coach des Wolverines, Bo Schembechler, joué quinze ans en NFL, mené les San Francisco 49ers au Super Bowl en 2012, et transformé Stanford en une vraie équipe de foot.

En quatre ans et demi, Jim Harbaugh a pour l’heure un bilan de 44-16 : 10-3, 10-3, 8-5, 10-3 et 6-2. On parle évidemment beaucoup du 2-10 contre des équipes du Top 10 mais moins du fait que treize des seize défaites l’ont été contre des équipes qui ont fini leurs saisons à plus de dix victoires, l’une est le surprenant revers à Iowa en 2018 (13-14) et les deux dernières sont en 2019 contre Wisconsin (35-14) et Penn State (28-21) qui devraient tous deux finir à plus de dix victoires.

La question est bien évidemment de savoir si UoM paie Jim Harbaugh 7.5 millions de dollars par an pour remporter dix matchs par saison en battant tous les adversaires inférieurs ou pour battre Ohio State et remporter des titres de B1G et nationaux. La réponse semble être la seconde option mais le fait est que ni Nick Saban ni Dabo Swinney ne vont venir coacher à Michigan et qu’aucun autre coach n’a un résumé à la hauteur de l’entraineur des Wolverines.

Bon, après, si USC ne veut vraiment pas d’Urban Meyer…

Geaux Tigers

Un qui a moins de problème avec les équipes du Top 10 récemment est Ed Orgeron qui a remporté sept de ses huit dernières confrontations avec LSU, y compris le face-à-face avec Auburn (23-20) qui n’a plus gagné à Baton Rouge depuis 1999 et essuyé dix revers de rang en Louisiane.

Louisiana State est la première équipe à remporter trois matchs contre des équipes du Top 10 lors des huit premiers matchs de la saison (45-38 à Texas, 42-28 contre Florida et 23-20 contre Auburn) mais la victoire contre les Longhorns compte-t-elle vraiment ?

Une classe à part

Les Tigers seront d’ailleurs contents d’être classés lorsqu’ils se rendront à Tuscaloosa le 9 novembre parce qu’Alabama a signé son quatre-vingt-neuvième succès de rang contre des équipes non-classées en écrabouillant Arkansas (48-7). Nick Saban était pourtant privé de son quarterback titulaire, Tua Tagovailoa (touché à la cheville en Semaine 8 contre Tennessee – 35-13), pour la première fois en treize ans à Alabama.

Côté négatif, en revanche, cette punition des Razorbacks a aussi marqué un nouveau record de la conférence SEC avec trente-et-un matchs consécutifs remportés à la maison par le Crimson Tide. A-t-on mentionné que le choc nucléaire entre LSU et Bama se jouera à Bryant-Denny Stadium ?

Les fans de Louisiana State prient tous les jours Saint Bernard (le saint patron de la Louisiane, pas le chien) pour que Tua Tagovailoa ne soit pas remis à temps pour la rencontre…

Le nouveau Harbaugh ?

Pour boucler la boucle, retour rapdie sur la piètre performance de Notre Dame à la Big House. Démontés par Michigan (14-45), les Fighting Irish n’ont rien eu de vraiment combatif.

Cette défaite élimine définitivement ND de la course au playoff, ce dont certains se réjouiront sûrement vu que la dernière sortie des Irish au playoff s’est soldée par une fessée administrée par Clemson en demi-finale l’an dernier (3-30). Pour être tout à fait juste, les Tigers ont aussi corrigé Alabama en finale (44-16) donc la lourde défaite contre le champion en titre est à relativiser.

Sauf que Notre Dame n’a pas exactement brillé lors de ses grands rendez-vous sous l’ère Brian Kelly : 14-42 contre Alabama en finale BCS en janvier 2013 et 28-44 contre Ohio State au Fiesta Bowl de janvier 2016.

Brian Kelly a un bilan de 65-36 depuis son arrivée à South Bend en 2010, ce qui inclut 3-4 en bowl. Si les Domers recrutent à l’échelle nationale plus que quiconque, ils ne voyagent, en revanche, pas très bien quand il s’agit du terrain : 4-13 contre des équipes classées loin de leurs bases depuis 2013 (juste après leur finale BCS) et 2-12 lorsque l’on réduit l’échantillon au Top 20.

Avec cette défaite contre les Wolverines, les Irish n’ont plus gagné à Ann Arbor depuis 2005, enregistrant leur cinquième défaite d’affilé dans le Michigan. Après remporté les confrontations en 2014 (31-0) et 2018 (24-17), ND laisse donc la couronne à UM en attendant que les deux rivaux recroisent le fer pour une double confrontation en 2033-2034. Deux nouveaux coaches seront alors à la tête des programmes historiques. Pour la petite histoire, Michigan mène la série 19-17-1.

Historique

Après avoir remporté quatre de ces cinq confrontations contre Penn State, Michigan State s’est incliné contre les Nittany Lions (7-28) à East Lansing. Avec les défaites à Ohio State (10-34) et à Wisconsin (0-38), c’est la première fois dans leur histoire que les Spartans perdent trois fois consécutivement par plus de vingt-et-un points.

Ni queue ni tête

L’étonnante statistique a déjà été mentionnée mais, après son succès à Iowa State (34-27), Oklahoma State a désormais un bilan de 6-3 contre des équipes du Top 25 et de 4-6 contre des équipes non-classées ces deux dernières années.

Les Cyclones, qui ont remporté le match à Stillwater l’an dernier (48-42), n’ont plus battu les Cowboys deux fois d’affilé depuis les saisons 2000 (33-26) et 2001 (28-14). OSU reprend, en revanche, la main dans la confrontation après leurs six succès de rang de 2011 à 2017.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a étrillé Arkansas (48-7) et QB Mac Jones (18/22, 235 yards, 3 TD) a parfaitement rempli son rôle de remplaçant de Tua Tagovailoa, laissé au repos pour soigner sa cheville. Le petit frère QB Taulia Tagovailoa (6/8, 45 yards) a aussi vu le terrain contre les Razorbacks.

Clemson a dynamité Boston College (59-7) avec un QB Trevor Lawrence (16/19, 275 yards, 3 TD / 8 courses, 42 yards) enfin redevenu lui-même (ou tout du moins la meilleure version de lui-même). Les trois touchdowns de RB Travis Etienne (16 courses, 109 yards, 3 TD / 3 réceptions, 33 yards) ont aussi bien aidé.

Minnesota a exterminé Maryland (52-10) pour mener sa barque au port des invaincus après neuf semaines de compétition. Les Terps, eux, s’enfoncent toutes les semaines un peu plus dans les bas-fonds après avoir tutoyé les cieux en Semaine 2 (Syracuse 63-20).

Ohio state a fessé Wisconsin (38-7) en chipant deux fumbles à QB Jack Coan (10/17, 108 yards, 1 TD) et en limitant RB Jonathan Taylor (20 courses, 52 yards) à 2.6 yards par courses. Les Buckeyes ont remporté leurs sept derniers matchs contre les Badgers.

Utah a blanchi California (35-0) en ne laissant que quatre-vingt-trois yards offensifs aux Golden Bears. RB Zach Moss (17 courses, 115 yards, 2 TD / 3 réceptions, 89 yards) n’en finit plus de battre les records d’école : une semaine après s’être adjugé celui du nombre de yards au sol en carrière, il a ajouté le nombre de TD à la course (33) et signé son quinzième match à plus de cent yards au sol.

Cuillère de bois

Ennemis sur le terrain mais main dans la main pour partager le bonnet d’âne de la semaine, Oklahoma et Texas ne se sont pas vraiment illustrés ce weekend.

Oklahoma s’est fait surprendre par Kansas State (41-48) en confirmant l’adage que « on a une défense jusqu’à ce qu’on ait plus de défense ». Les Sooners n’avaient plus perdu à Manhattan depuis 1996 et avaient gagné treize des seize derniers matchs contre les Wildcats.

Mais après avoir montré des progrès en défense, OU a totalement craqué contre KSU qui a marqué son plus haut total de points contre une équipe du Top 10 de l’ère AP.  C’est aussi le plus haut total de points concédés par Oklahoma contre un adversaire non-classé dans la même période. Les bourreaux du jour signent leur premier succès contre un Top 5 depuis 2006.

De l’autre côté de la Red River, Texas s’est incliné contre TCU (27-37) en étant classé dans le Top 15 pour la première fois depuis 1961. Les Longhorns, qui ont failli perdre à domicile contre Kansas (50-48) la semaine passée, ont la pire défense de leur histoire (117ème sur 130) et doivent encore affronter les 14ème (Baylor), 15ème (Iowa State) et 17ème (Texas Tech) attaques du pays.

Tops

Un flambeau pour… TE Pat Freiermuth (5 réceptions, 60 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Penn State à Michigan State (28-7). Ça n’est pas tous les jours qu’on voit un tight end marquer autant.

Un brasier pour… RB Joshua Kelley (34 courses, 164 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de UCLA contre Arizona State (42-32).

Un feu d’artifice pour… DE Chase Young (6 placages, 5 TFL, 4 sacks) et ses quatre sacks (record de l’école) et deux fumbles forcés lors de la victoire d’Ohio State contre Wisconsin (38-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Nick Starkel (5/19, 58 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Arkansas à Alabama (7-48).

Un seau d’eau pour… QB Sam Ehlinger (22/48, 321 yards, 2 TD, 4 INT / 9 courses, 43 yards) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Texas à TCU (27-37).

Un naufrage titanesque pour… QB Brock Purdy (39/62, 382 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions au cours des quatre derniers drives (dont une retournée pour TD) lors de la défaite d’Iowa State contre Oklahoma State (27-34).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. B1G : 2V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 33V – 10D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 30V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 LSU

Oklahoma (à Kansas State 41-48) et Notre Dame (à Michigan 14-45) nous ayant offert de bien jolies prestations ce week-end, BoG les exclut tous deux officiellement de la course au playoff. Bien sûr, les Sooners peuvent toujours remporter la Big 12 et postuler à une place dans le dernier carré en tant que champion de conférence à 13-1 mais à la place que qui ? Le champion en titre Clemson ? La machine de guerre Alabama ? Une équipe d’Ohio State qui joue mieux sans l’un des tous meilleurs entraineurs de l’histoire du College Football ? Les Bayou Bengals qui détruisent tout sur leur passage ?

Bon, encore une fois, l’équation est simple : Clemson n’a personne sur la route de 13-0 et un n-ième titre de conférence ACC. Le vainqueur d’Alabama-LSU sera 13-0 et champion SEC. Le perdant aura une courte défaite contre le vainqueur invaincu de la SEC. Ohio State sera invaincu en B1G et si, par miracle Penn State s’impose fin novembre à Columbus, les Nittany Lions seront champions invaincus de conférence. Quelle place cela laisse-t-il à Oklahoma ou Oregon (qui a eu le courage de jouer et dominer Auburn mais a fini par perdre le match, à l’inverse de LSU).

Évidemment, si Oklahoma peut perdre à Kansas State, Alabama peut perdre à Auburn, LSU peut être surpris par Texas A&M, Ohio State peut se faire surprendre par Michigan (ou pas…) et Clemson… bon, il ne faut pas pousser BoG dans les orties, non plus, Clemson ne perdra ni contre Wake Forest à la maison, ni à South Carolina, ni contre Dieu sait quelle équipe remportera l’ACC Coastal.

Et n’oublions pas que Florida et Georgia n’ont pas encore dit leur dernier mot et si l’une des deux équipes de la SEC East remporte la conférence, elle validera son ticket pour le playoff. Le perdant de la finale (probablement LSU ou Bama) sera probablement aussi du voyage à moins d’une sortie de route d’ici-là.

Bref, Big 12 et Pac-12, merci d’avoir participé mais maintenant passez votre chemin, il n’y a plus rien à voir pour vous !

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à JK Dobbins (RB Ohio State) qui, avec sa performance (20 courses, 163 yards, 2 TD / 3 réceptions, 58 yards) contre Wisconsin (38-7), devient le premier Buckeye à courir pour plus de mille yards lors de ses saisons de freshman (1403), sophomore (1053) et junior (1110).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 23

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Scott W. Coleman, Hill Country News

Vingt-troisième édition (2019 – Semaine 7) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est qu’il n’y a pas de drame à Clemson et que tout va bien avecTrevor Lawrence, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Memphis, mais la grossière erreur d’arbitrage qui coûte la victoire aux Tigers contre Temple (28-30) et une place à un bowl du Nouvel An n’intéresse personne…

Je vais bien, tout va bien

Dabo Swinney a demandé à BoG de faire passer le message haut et clair : Trevor Lawrence va bien, il n’y a rien qui va mal avec lui, rien, absolument rien. Maintenant, si les membres des médias pouvaient arrêter de lui envoyer des textos pour demander des nouvelles médicales de son quarterback !

Le Head Coach de Clemson n’a jamais entraîné sous Nick Saban mais la montée en puissance de son équipe au niveau d’Alabama l’a rendu aussi soupe-au-lait. Interrogé sur une possible IRM passée par Trevor Lawrence, il a d’abord calmement décliné de divulguer une information médicale avant de partir dans trois minutes de coup de gueule contre les médias qui essaient de créer un environnement dramatique autour de son programme. Il s’est montré particulièrement remonté par les critiques contre Trevor Lawrence qui, soyons honnête, n’a pas exactement la ligne de stats attendues suite à son impressionnante première saison. Mais bon, le bonhomme est humain, de temps en temps il rate une passe et ça n’est pas un drame, c’est un jouer et un type fantastique, etc., etc. Bref, par pitié, que les gens arrêtent de faire du foin autour des Tigers. Tout va bien dans la maison !

Fier comme un coq

Alors, évidemment, l’info du weekend c’est la grosse diarrhée que les Dawgs ont lâché sur les haies bien taillées de Sanford Stadium contre les Gamecocks.

Georgia était favori de 21 points et s’est incliné après deux prolongations (qui auraient pu être évitées, voir plus bas) contre South Carolina (17-20 2OT), qui a dégouté QB Jake Fromm (28/51, 295 yards, 1 TD, 3 INT).

L’homme qui a envoyé Jacob Eason à Washington et Justin Fields à Ohio State n’avait jamais perdu contre une équipe non-classée (20-0) et était invaincu à la maison (16-0). Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, l’autre USC a pris un malin plaisir à ruiner les chances de Playoff des Bulldogs et cela malgré la sortie sur blessure de QB Ryan Hiliski (15/20, 116 yards, 1 TD) sur blessure au troisième quart temps.

Et s’il a fallu deux prolongations aux Cocks pour s’imposer à Athens, c’est en partie parce qu’on ne devrait jamais confier les décisions offensives de fin de match à un ancien coordinateur défensif… Oui, Will Muschamp est un brillant stratège défensif mais sa gestion de la fin du temps réglementaire a été pour le moins… hallucinement médiocre…

Résumé : le match est à égalité 17-17 avec quarante-cinq secondes à jouer et South Carolina se retrouve en quatrième tentative et trois yards sur la ligne des quarante yards de Georgia, à qui il reste deux temps morts.

La question : jouer la tentative ou taper le field goal de 57 yards (40 yards + 10 yards d’end-zone + 7 yards de snap vers l’arrière) ?

L’enjeu : quatre scénarios possibles ; 1) jouer et réussir la quatrième tentative, ce qui donne l’occasion à USC de se rapprocher de l’en-but pour tenter un FG plus facile et de grignoter l’horloge jusqu`à son expiration, 2) jouer et rater la tentative, ce qui rend la balle à Georgia sur ses quarante yards avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts, 3) taper et marquer le FG, ce qui donne trois points d’avance aux Cocks et rend la balle à Georgia sur ses vingt-cinq yards (probablement) avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts, 4) taper et manquer le FG ce qui rend la balle à Georgia sur ses quarante yards avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts.

Les maths : les Gamecocks ont, jusque-là, une moyenne de 3.9 yards par course et converti leur unique quatrième tentative. Leur kicker, Parker White (FG : 2/4 / PAT : 2/2) est 0-4 en carrière universitaire sur ses FG de plus de 50 yards et a un record personnel de 48 yards.

La décision : évidemment, la pire de toutes, tenter et foirer un FG infaisable…

De son coté, Kirby Smart, ancien grand gourou défensif de Nick Saban à Alabama, a eu la bonne idée d’offrir un temps mort en seconde prolongation à South Carolina alors que les Gamecocks étaient en quatrième tentative et totalement confus sur le jeu qu’ils devaient exécuter et sans temps mort pour y réfléchir tranquillement ou se mettre en position de FG. Les visiteurs en ont profité pour convertir un FG sur la série suivante puis PK Rodrigo Blankenship (FG : 1/3 / PAT : 2/2) a manqué le sien.

WR Brandon Aiyuk, Arizona State (#2) – Crédit photo : Christian Petersen/Getty Images

Reçu cent vingt-cinq sur dix

Arizona State a enchainé cent vingt-cinq matchs à plus de dix points marqués, ce qui égale le record FBS de Louisiana Tech entre 2008 et 2018. La dernière fois qu’ASU n’a pas atteint un score à deux chiffres est une défaite contre Southern California (9-14) en novembre 2009. Les Sun Devils se rendent à Utah en Semaine 8 pour s’emparer seuls du record.

L’info qui ne sert à rien

James Franklin a donné son gilet à une étudiante qui se promenait sur le campus de Penn State avec un t-shirt de Michigan State.

Dixit le Head Coach des Nittany Lions quand il est arrivé à State College : « Tout le monde est fan de Penn State. Et si quelqu’un ne l’est pas, il le deviendra une fois qu’on aura fini de discuter ensemble ».

Parfois, il faut prêcher dans sa propre paroisse…

Records en tout genre

Après une nouvelle performance contre Michigan State (38-0), Wisconsin continue de réécrire son livre d’histoire, et celui du College Football.

Les Badgers sont 6-0 pour la première fois depuis 1993 et, pour la première fois de leur histoire, ils ont quatre blanchissages à leur actif (@USF 49-0 / Central Michigan 61-0 / Kent State 48-0 / Michigan State 38-0).

Aucune équipe depuis Oklahoma en 1967 n’a eu autant de fanny dans une saison (les Sooners en ont eu quatre également cette année-là) et il faut remonter à 1962 pour trouver une équipe qui n’a accordé aucun point lors de quatre de ses six premiers matchs. Les Minnesota Golden Gophers avaient même fait mieux puisqu’ils n’avaient lâché des points que lors d’un de leurs cinq premiers matchs (leur premier match étant un splendide 0-0) et avaient terminé la saison avec cinq blanchissages (quatre victoires et un nul).

Wisconsin n’a encaissé que vingt-neuf points en six matchs (Michigan 35-14 et Northwestern 24-15), plus petit total en B1G depuis les vingt points en huit matchs d’Ohio State en 1973. C’est également le plus petit total au niveau national depuis 1993 lorsque Florida State n’avait également encaissé que vingt-quatre points lors de ses six premiers matchs.

Whisky s’est aussi offert la tête de tout l’état du Michigan cette saison : Central Michigan (61-0), Michigan (35-14) et Michigan State (38-0).

La stat du jour

Nombre de sacks : Oklahoma 9, Texas 0

Les Sooners ont remporté la Red River Rivalry (34-27) mais le score final ne reflète pas la domination statistique d’OU. Les 131 yards de QB Jalen Hurts (16/28, 235 yards, 3 TD, 1 INT / 17 courses, 231 yards, 1 TD) au sol, record du Cotton Bowl pour un quarterback, ont ouvert la voie à 276 yards au sol pour Oklahoma, contre tout juste 100 yards pour Texas. 

Dans les airs, QB Sam Ehlinger (26/38, 210 yards / 23 courses, -9 yards, 2 TD) a tenu son rang mais les Longhorns ont passé la journée à courir après l’anguille WR CeeDee Lamb (1 course, 4 yards / 10 réceptions, 171 yards, 3 TD) qui a été leur vrai bourreau dans cette 105ème confrontation entre les deux rivaux.

Texas (55V – 45D – 5N) mène encore cette série toujours aussi bouillante – tous les joueurs ont pris un avertissement pour conduite antisportive avant le début du match – mais Oklahoma a remporté quatre des cinq derniers matchs.

Défense en option ?

Oui, LSU a collé plus de cinq cents yards et quarante points à la réputée défense de Florida lors de la solide victoire des Tigers sur les Gators (42-28). Les 10.6 yards par jeu de Louisiana State est un record de l’école contre un adversaire classé ou un adversaire (classé ou non) de la SEC.

Mais, dans son élan offensif, LSU a un peu perdu le contact avec ce qui a fait sa force ces dernières décennies : la défense. L’équipe du Bayou joue délibérément vite, ne se préoccupant que peu des près de quarante minutes passées sur le terrain par sa défense, ce qui a permis à Florida de marquer ces vingt-huit points et d’engranger plus de quatre cent cinquante yards. 

Vanderbilt (66-38) et Texas (45-38) ont tous deux marqué trente-huit points aux Tigers mais cela n’a, pour l’instant, aucune importance tant que LSU arrive à marquer au moins un point de plus. Combien de temps cela suffira-t-il ?

DBU ?

Yards accordés dans les airs : LSU 311, Florida 293.

Florida remporte donc le titre tant convoité de « DBU », la meilleure université pour les Defensive Backs.

Maintenant, il va peut-être falloir le mériter ce titre…

QB Justin Herbert, Oregon (#10) – Crédit photo : Chris Pietsch, AP

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a rectifié le tir en punissant Florida State (45-14). Les Tigers sont la première équipe de la conférence ACC à atteindre 750 victoires.

Indiana a blanchi Rutgers (35-0) en limitant les Scarlet Knights à soixante-quinze yards en attaque.

Oregon a détruit Colorado (45-3) ne laissant qu’un maigre field goal aux Buffaloes. Depuis leur défaite contre Auburn (21-27) en ouverture de la saison, les Ducks ont encaissé une moyenne de cinq points par match et n’ont accordé qu’un touchdown.

Utah n’a fait qu’une bouchée d’Oregon State (52-7) grâce notamment au quatorzième match de RB Zach Moss (5 courses, 121 yards, 2 TD) à plus de cent yards, ce qui égale le record de l’école désormais codétenu avec John White (2011-2012) et Devontae Booker (2014-2015).

Wisconsin a mis Michigan State fanny (38-0) sans même avoir à fatiguer RB Jonathan Taylor (26 courses, 80 yards, 2 TD / 3 réceptions, 22 yards).

Cuillère de bois

BoG a déjà flagellé Rutgers la semaine passée et il faut bien dire que les Scarlet Knights mériteraient encore un petit coup de règle sur les doigts pour leur prestation à Indiana (0-35) mise en lumière par cette impressionnante stat de 1 yard gagné à la passe contre les Hoosiers et surtout par un chef d’œuvre de premier snap : sack et fumble retourné pour TD par Indiana. Une bonne entrée en matière… 

Mais c’est Vanderbilt qui à l’honneur de la rubrique cette semaine. Vandy a démarré la saison en s’inclinant contre Georgia (6-30), à Purdue (24-42) et contre LSU (38-66) avant de signer une victoire contre Northern Illinois (24-18). Pas brillant mais pas totalement honteux non plus. La défaite à Ole Miss (6-31) est également excusable même si l’ampleur du score l’est moins. Celle de cette semaine contre UNLV à la maison (10-34) ? Absolument pas. Les Rebels n’avaient pas encore battu d’équipe FBS cette saison (Arkansas State 17-43, @Northwestern 14-30, @Wyoming 17-53, Boise State 13-38) et leur dernière victoire chez une équipe FBS remontait à 2017 à Fresno State (16-36). Ce revers à Nashville n’est donc pas exactement un pas dans la bonne direction.

Tops

Un flambeau pour… LB Louis Acceus (14 placages, 3 TFL, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la victoire de NC State contre Syracuse (16-10)

Un brasier pour… WR CeeDee Lamb (1 course, 4 yards / 10 réceptions, 171 yards, 3 TD) et ses trois TD lors de la victoire d’Oklahoma contre Texas (34-27).

Un feu d’artifice pour… DB Israel Mukuama (11 placages, 3 INT, 1 TD) et ses trois interceptions dont une retournée pour TD lors de la victoire de South Carolina à Georgia (20-17 2OT).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Charlie Brewer (24/37, 352 yards, 3 INT / 15 courses, 55 yards, 3 TD) et ses trois interceptions lors de la victoire de Baylor contre Texas Tech (33-30 2OT).

Un seau d’eau pour… QB Steven Montez (19/34, 131 yards, 4 INT / 3 courses, 12 yards) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Colorado à Oregon (3-45).

Un naufrage titanesque pour… QB Jake Fromm (28/51, 295 yards, 1 TD, 3 INT / 6 courses, 6 yards) et ses trois interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Georgia contre South Carolina (17-20 2OT).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. ACC(*) : 1V – 0D (Total : 30V – 12D)
2. Pac-12 : 0V – 1D (Total : 24V – 11D)
2. SEC : 0V – 1D (Total : 33V – 10D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
B1G : 0V – 0D (Total : 32V – 8D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

WR Justin Jefferson, LSU (#2) – Crédit photo : Gerald Herbert, AP

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 Oklahoma

Admettons-le d’emblée, personne n’a aucune foutue idée de qui jouera le CFP en fin d’année et les piteuses performances des prétendus cadors du College Football ne vont pas manquer de continuer en octobre et novembre.

Avec la défaite de Georgia à South Carolina (17-20 2OT) et la victoire de LSU sur Florida (42-28), il semble que la SEC West est à nouveau en route pour un titre de conférence. BoG mise toujours sur Alabama pour infliger aux Tigers leur premier revers de la saison et terminer invaincu en SEC. Ohio State ne jouait pas cette semaine mais si les Buckeyes battent Penn State puis Wisconsin à Indianapolis, ils peuvent probablement survivre à une défaite contre ces mêmes Badgers à Columbus et tout de même valider leur ticket. Oklahoma a été dominant en défense contre Texas (34-27) et personne ne semble en mesure de les toucher en Big 12. Enfin, Clemson est redevenu Clemson en étrillant Florida State (45-14).

Évidemment, il est virtuellement impossible qu’Alabama, Ohio State, Oklahoma et Clemson soient tous invaincus en fin de saison mais si ces quatre-là gagnent leurs conférences respectives avec une défaite honorable, ils auront jusqu’au 28 décembre pour préparer leurs demi-finales. Les défaites de Georgia et Virginia (Miami 9-17) n’arrangent pas Notre Dame malgré la victoire des Irish sur USC (30-17) qui est encore en course pour remporter la Pac-12. Les Dawgs peuvent encore être du voyage s’ils remportent la conférence SEC mais, au vu de leur prestation contre les Gamecocks, il n’est pas garanti qu’ils n’iront pas perdre à Jacksonville contre Florida ou à Auburn. Wisconsin est aussi un prétendant, même en cas de défaite à Columbus. Penn State est en embuscade mais les Nittany Lions ne pourront pas s’offrir le luxe de perdre à Ohio State, sauf si les Buckeyes perdent deux matchs, les deux scénarios étant improbables. Enfin, à moins d’un cataclysme, la Pac-12 regardera le Playoff à la télé.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Tua Tagovailoa qui s’est emparé seul du record de touchdowns à la passe à Alabama (81), devançant désormais A.J. McCarron (77). Le quarterback du Tide a passé pour au moins quatre TD lors de onze de ses trente matchs. C’est deux de moins que l’ensemble de tous les autres QB de l’histoire de Bama. Évidemment, Nick Saban a ressorti le bon vieux poison à rat parce qu’il ne faut pas dire du bien de ses joueurs sinon ils arrêtent de bosser à l’entrainement et en matchs…

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