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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 6

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Sixième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est Maryland et Penn State soient coachés par des psychopathes, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Hawaii, mais la victoire sur San Jose State (44-41) en cinq prolongations n’intéresse personne …

Dura lex sed lex

Il fallait bien que ça arrive. Avec la nouvelle règle qui autorise les joueurs à participer jusqu’à quatre matchs dans la saison sans perdre une année d’éligibilité, les transferts en tout genre devaient bien commencer au bout d’un mois de compétition. C’est donc Kelly Bryant (QB Clemson) qui, le premier, a profité de cette règle pour prendre la poudre d’escampette après que Dabo Swinney a confié les clés de la maison à son compère Trevor Lawrence.

La mesure avait été essentiellement mise en place pour permettre aux freshmen de voir un peu le terrain sans cramer leur potentiel redshirt. Mais elle ouvre la porte à la fuite des joueurs de toutes classes (freshman à senior) frustrés de leur temps de jeu. On peut déplorer le manque de fidélité de Kelly Bryant envers ses coéquipiers, son coach et son université et le critiquer pour abandonner la compétition à la première difficulté, ou, au contraire, applaudir la possibilité qui lui est offerte de continuer à accomplir sa passion sous d’autres projecteurs, pourquoi pas en route vers une carrière NFL. Quoiqu’il en soit, la loi est la loi et le quarterback déchu des Tigers ne fait qu’utiliser la règle à son avantage et, on l’espère pour lui, dans son intérêt. Après tout, si les coaches ont le droit de quitter le navire pour de$ prairie$ plu$ verte$, pourquoi pas les joueurs aussi…

Papy fait de la résistance

Kelly Bryant parti et Trevor Lawrence désormais aux commandes, Clemson se retrouve léger sur le banc des quarterbacks. Qu’à cela ne tienne, WR Hunter Renfrow, maintenant dans sa 138ème année chez les Tigers, a été intégré dans le groupe des QB.

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Brice pas de Nice

Clemson recevait Syracuse avec une marge de manœuvre confortable selon les bookmakers (25.5 points). Mais tout n’est pas allé au mieux pour les Tigers qui ont perdu QB Trevor Lawrence sur blessure peu avant la mi-temps. Le nouveau titulaire a été remplacé par QB Chase Brice qui a évité le pire en menant le drive de la gagne et un TD de RB Travis Etienne à 41 secondes de la fin du match (27-23).

Pour tout le bien que l’on dit de la ligne défensive de Clemson, Syracuse a gagné la bataille des sacks (4-1) et n’est pas passé loin de ruiner la saison de la bande à Dabo.

Ce dernier a fait savoir qu’il réintégrera Kelly Bryant dans l’effectif si ce dernier décide de revenir. Reste à savoir si le déserteur retournera à la caserne et, le cas échéant, quel sera l’accueil qui lui sera réservé par les coéquipiers qu’il a égoïstement abandonné.

Destins contraires et chemins croisés

En 2015, Tennessee s’imposait d’un touchdown contre Georgia (38-31). En 2016, les Vols l’emportaient à Athens d’un field goal (34-31). En 2017, les Bulldogs prenaient leur revanche en écrasant UT à Knoxville (41-0). En 2018, les Dawgs l’ont à nouveau facilement emporté (38-12).

La gifle subie contre Georgia en 2016 et un joli 0-8 en conférence SEC ont couté sa tête à Butch Jones (désormais analyste à Alabama), remplacé cette saison par Jeremy Pruitt (anciennement coordinateur défensif à Georgia puis à Alabama). Coté Bulldogs, Kirby Smart (anciennement coordinateur défensif à Alabama et remplacé par Jeremy Pruitt – vous suivez ?) a repris les rênes après le limogeage de Mark Richt (parti à Miami et pas à Alabama) et plutôt bien mené sa barque avec une finale nationale l’an dernier. Bref, dans ce carrousel de Head Coaches, l’un des deux rivaux continue son ascension de l’Everest et l’autre essaie péniblement d’éviter de sombrer dans la fosse des Mariannes.

Légende contre légende

Peyton Manning, présent à ce Georgia-Tennessee sur la ligne de touche des Vols, a donc assisté au onzième match consécutif de Tennessee perdu en conférence. Sur la touche d’en face, Herschel Walker a pu apprécier un cinquième match de rang dans lequel ses Bulldogs n’ont pas encore été menés au score.

Baby-sitter, baby-sitter, baby-sitter, baby-sitter

La sœur de Trace McSorley (QB Penn State) est la baby-sitter de son Head Coach James Franklin. Oui, globalement, on s’en fout. Mais BoG est également là pour vous fournir ces petites informations croustillantes que vous pouvez ressortir à votre prochain diner mondain. Essayer et vous remercierez BoG plus tard. Ou pas.

Boomerang

Avant le début de la saison 2015, le coordinateur défensif de Mississippi State est parti pour Florida, un départ moqué par le Head Coach de l’époque, Dan Mullen, qui l’avait caractérisé de « lateral move». Qu’à cela ne tienne, un marchand de glace de Starkville, qui avait nommé « Mullen » le parfum préféré de sundae de l’ancien coach des Bulldogs, l’a rebaptisé « The Lateral Move » après le départ de celui-ci pour Florida. Florida rendait visite à Mississippi State ce week-end et Dan Mullen a eu sa revanche dans un match très défensif où ses Gators se sont imposés contre les Bulldogs (13-6).

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Chose promise…

« Je suis désolé. (…) Mais je vous promets une chose, beaucoup de bonnes choses vont ressortir de tout ça. Vous ne verrez jamais aucun joueur dans tout le pays jouer aussi dur que je vais jouer le reste de la saison et vous ne verrez personne pousser le reste de l’équipe aussi fort que je vais pousser tout le monde le reste de la saison. Et vous ne verrez jamais une équipe jouer aussi dur que nous allons le faire le reste de la saison. Dieu vous bénisse. »

Puisqu’on parle des Gators… Il y a dix ans, Tim Tebow délivrait ce message en conférence de presse après la défaite surprise de Florida contre Ole Miss. Le message, inscrit deux mois plus tard sur un mur du Ben Hill Griffin Stadium, a résonné dans les oreilles des Gators et Tim Tebow n’a pas menti : Florida a remporté ses dix matchs suivants et le titre national.

Depuis sa retraite universitaire, Florida a signé quinze quarterbacks, dont dix ont quitté Gainesville avant terme, et les Gators sont toujours à la recherche du Messie 2.0. Avec onze QB différents aux commandes en huit saisons et demi, UF a rendu un piètre 62-43 et glané deux petits titres de division SEC East, soit autant que Missouri et un de moins que Georgia. Le bilan de Tim Tebow ? Deux titres de la SEC et deux titres nationaux en quatre ans.

Et la petite friandise pour votre prochaine sortie entre amis : qui était le coach des QB de Florida en 2008 ? Yep, Dan « lateral move » Mullen !

Oh, le vilain !

Kyler Murray (17/21, 432 yards, 6 TD / 10 courses, 45 yards, 1 TD), en retard à l’entraînement, n’a pas débuté contre Baylor. Une grosse punition pour le QB des Sooners qui a repris les commandes lors du deuxième drive d’OU et marqué deux de ses sept TD sur ses deux premiers drives. Boomer Sooner s’est trimbalé contre les Bears (66-33). Bon, qu’on lui fasse faire trois tours de terrains ou trois séries de vingt pompes pour lui apprendre la ponctualité, mais le laisser sur le banc c’était ridicule…

Texas is back

Or is it? Texas s’est imposé à Kansas State (19-14) pour mettre fin à une série de cinq défaites de rang à Manhattan. Après un raté contre Maryland en ouverture de la saison (29-34), les Longhorns sont gentiment montés en puissance avec des victoires contre Tulsa (28-21), USC (37-14), TCU (31-16) et, donc, à Kansas State. Leur retour parmi l’élite ne sera vraiment confirmé que lors de leur prochain match, la Red River Rivalry contre Oklahoma.

Remontée

Michigan n’avait jamais remonté 17 points dans l’ère Jim Harbaugh (dont aucune équipe n’avait d’ailleurs jamais remonté un tel handicap). C’est désormais chose faite contre Northwestern (20-17) qui avait mis la tête des Wolverines profondément sous l’eau en début de deuxième quart temps.

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We Are !

Not elite… Dixit l’auto-proclamé psychopathe James Franklin, son équipe n’a pas encore le statut « élite » d’Ohio State. Ce qui explique peut-être que les Buckeyes se soient imposés à Beaver Stadium (27-26) en remontant un déficit de 12 points dans le dernier quart temps. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé pour les Nittany Lions dont le QB Trace McSorley (16/32, 286 yards, 2 TD / 25 courses, 175 yards, 1 TD) a établi un nouveau record individuel à PSU avec 461 yards offensifs.

C’était seulement la seconde fois que deux équipes de la B1G du Top 10 s’affrontaient en septembre. La première fois, en 1983, Ohio State s’était incliné à Iowa. Cette fois, tOSU a prévalu devant une foule record (110,889 spectateurs) tout de blanc vêtue.

Le match, comme les trois précédents entre les deux équipes, ne s’est joué à rien. Avec quatrième tentative et cinq yards à parcourir, Penn State a choisi de faire courir RB Miles Sanders (16 courses, 43 yards, 1 TD) malgré sa moyenne 3.0 yards par course jusque-là. Trace McSorley a confirmé le choix inattendu, expliquant qu’il avait vu dans l’alignement défensif des Buckeyes que ce jeu était le mieux adapté à la situation mais que son équipe l’avait juste mal exécuté. Un raté qui coûte très cher puisque les chances des Nittany Lions d’atteindre le playoff sont désormais réduites à 16%. Les Buckeyes sont, en revanche, lancé sur la voie royale, avec 75% de chances d’être parmi les quatre heureux élus.

Où l’on reparle de Maryland…

Un autre psychopathe, selon des joueurs et parents de joueurs, est DJ Durkin, le Head Coach toujours suspendu de Maryland. L’université, qui a récemment déclaré sa responsabilité dans la mort de Jordan McNair se retrouve maintenant bombardée de témoignages accablants sur la culture toxique de diatribes et humiliations en tout genre qui régnait jusqu’à peu à College Park. Les méthodes plus que douteuses de DJ Durkin et de son staff auraient été signalées en décembre 2016 par une mère de joueurs dans une lettre délivrée en main propre au bureau du Président de l’université et envoyée électroniquement au Directeur Athlétique de l’époque. Pourquoi n’a-t-elle pas eu d’écho ? Pourquoi a-t-il fallu attendre la mort d’un joueur pour mettre à jour ces agissements dépassant l’entendement ? Il va falloir un certain temps pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans l’affaire mais, une chose est quasi certaine, des têtes vont tomber. Pas la peine de parier $1600 là-dessus…

Notre Dame – Stanford

On se demande vraiment ce qui a mis si longtemps à convaincre Brian Kelly de confier les rênes de son équipe à QB Ian Brook (24/33, 278 yards, 4 TD / 15 courses, 47 yards) qui a été impérial dans la correction infligée à Stanford (38-17). Le Cardinal, qui s’en était miraculeusement sorti à Oregon, n’a, cette fois, rien pu faire contre l’Irish. Pire, RB Bryce Love (13 courses, 73 yards, 1 TD) est sorti sur blessure en début de dernier quart temps.

Cette éclatante victoire du Fighting Irish met ND en position idéale pour la course au playoff. Avec deux victoires contre des équipes du Top 15 (la première sur Michigan, 24-17) et plus grand monde de qualité à l’horizon – à Virginia Tech et à USC sont les deux gros ( ?) morceaux restant si l’on part du principe que les Domers devraient disposer sans trop souffrir de Florida State et Syracuse à South Bend, Notre Dame pourrait terminer la saison 12-0 et il serait alors difficile de lui fermer la porte du playoff. Mais avec des si…

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Pari osé ?

Alabama contre Louisiana-Lafayette c’est un peu comme Brésil – Fidji au foot. La question n’est pas tellement de savoir qui va gagner mais plutôt si le nombre de buts de Neymar sera supérieur au nombre de fois où il se roulera par terre (au passage, félicitations à nos lecteurs belges pour la première place de leur pays au classement FIFA – comme quoi il n’y a pas que le vénéré Comité de Sélection du Playoff qui a de la fiente de pygargue dans les yeux – oui, c’est moche, mais le Bald Eagle, emblème des Etats-Unis, n’est pas un aigle…).

Quoi qu’il en soit, donner des cotes à des matchs déséquilibrés dont on se demande même pourquoi on les joue, c’est le boulot des bookmakers de Las Vegas. Ils ont donc sereinement donné à la victoire de Bama la cote de 990 contre 1. Et, dixit l’un d’entre eux, la cote a été jugée trop faible mais c’était la limite du logiciel. Le Tide colle donc des roustes à tout le monde sur le terrain et s’avère aussi trop fort pour les ordinateurs de Las Vegas… Ce pari absurde, avec lequel il n’y a pas grand chose à gagner, n’a pas découragé un parieur qui a empoché la coquette somme de… 1 dollar et 60 cents après avoir parié près de mille six cent dollars. De quoi se faire une petite frayeur pendant au moins 3 minutes et 35 secondes, le temps qu’il a fallu au Crimson Tide pour ouvrir la boite à touchdowns.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a été dominé par Louisiana-Lafayette (7-14)… en seconde mi-temps. Le Tide avait 49 points d’avance à la pause, de quoi lever le pied, faire tourner l’effectif et rendre un parieur heureux (56-14).

Arizona State a aisément disposé d’Oregon State (52-24), mais qui en Pac-12 ne le fait pas ?

Cincinnati a atomisé Connecticut (49-7) qui attend impatiemment le début de la saison de basketball.

Georgia Tech a enterré Bowling Green (56-17) avec huit TD au sol. QB TaQuon Marshall (5/6, 160 yards / 13 courses, 42 yards, 2 TD) a passé pour 160 yards en 5 passes complétées.

LSU a tranquillement déroulé contre Ole Miss (45-16) qui s’avère avoir la pire défense de la SEC.

Miami a écrasé North Carolina (47-10) en marquant trois TD défensifs, égalant le record de l’école. Les défenseurs des Hurricanes ont également forcé six pertes de balles et donc passé la soirée à se piquer la « Turnover Chain » à tour de rôle.

Wake Forest a confortablement battu Rice (56-24).

Washington a facilement battu BYU (35-7).

Cuillère de bois

Le mariage entre Mississippi State et son nouveau Head Coach Joe Moorhead n’a pas débuté par une lune de miel. Après n’avoir marqué que 7 points contre Kentucky (7-28) la semaine passée, les Bulldogs n’en ont mis que 6 contre Florida (6-13). On est loin de ce que Joe Mo produisait à Penn State.

Il fut un temps où La Défense de Nebraska était l’une des plus féroces du pays. Un certain nombre des lecteurs de BoG salissait probablement encore ses couches à cette époque désormais révolue. Après avoir concédé 56 points à Michigan, les Huskers en ont lâché 42 contre Purdue (24-42) pour leur second match de la B1G. Leur nouveau Head Coach Scott Frost n’était pas content en conférence de presse…

Pas qu’on s’attendait à un exploit à Colorado mais avec son revers à Boulder (16-38), UCLA est 0-4 pour la première fois depuis 1971.

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Tops

Un flambeau pour… Eno Benjamin (RB Arizona State) qui a galopé tant qu’il a pu contre Oregon State (52-24) avec 30 courses, 312 yards et 3 TD.

Un brasier pour… Greg Dortch (WR Wake Forest) pour ses 11 réceptions, 163 yards et 4 TD contre Rice (56-24).

Un feu d’artifice pour… Jerry Tillery (DL Notre Dame) pour ses quatre sacks sur K.J. Costello (QB Stanford) lors de la nette victoire de l’Irish sur le Cardinal (38-17).

Flops

Un pétard mouillé pour… les QB de Clemson. Kelly Bryant quitte le navire, Trevor Lawrence se blesse, Chase Brice prend les commandes et évite le naufrage contre Syracuse (27-23), rôle qui était dévoué à Kelly Bryant s’il était resté. Lequel Kelly Bryant est attendu les bras ouverts par Dabo Swinney lorsqu’il aura fini son caprice.

Un seau d’eau pour… les QB de North Carolina. Chazz Surrat faisait son retour après sa suspension purgée pour avoir vendu ses Jordan et il a fêté ça avec trois interceptions dont 2 retournées pour TD. Son compère Nathan Elliot n’a guêre fait mieux en perdant trois fumbles dont l’un a été retourné pour TD. Autant dire que les Tar Heels n’ont pas pesé lourd contre Miami (10-47).

Un naufrage titanesque pour… Scott Frost, le Head Coach de Nebraska qui, suite à la déroute subie face à Purdue (28-42) a déclaré que son équipe lui semblait être la plus indisciplinée du pays, que ses joueurs avaient l’air d’aimer perdre et qu’il en avait assez d’entrainer une équipe indisciplinée. S’en prendre à ses joueurs, des amateurs de 18 à 22 ans, faut-il le rappeler, n’est pas la meilleure leçon éducative qu’il soit…

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 3V – 0D (Total : 33V – 5D)
2. B1G : 1V – 0D (Total : 26V – 12D)
3. ACC : 3V – 1D (Total : 31V – 10D)
4. Pac-12 : 1V – 1D (Total : 23V – 11D)

Big 12 : 0V – 0D (Total : 21V – 7D)

Course à l’Heisman

Comme on ne change pas une équipe qui gagne…

Tua Tagovailoa (QB Alabama) n’a pas eu a forcé contre Louisiana-Lafayette (56-14). Stats : 8/8, 128 yards, 2 TD.

Dwayne Haskins (QB Ohio State) a mené ses Buckeyes à une courte mais précieuse victoire dans l’enfer du White Out de Penn State (27-26). Stats : 22/39, 270 yards, 3 TD, 1 INT.

Will Grier (QB West Virginia) a bien maitrisé sa sortie à Lubbock en dominant la bataille des QB lors de la victoire des Mountaineers dur Texas Tech (42-34). Stats : 27/41, 370 yards, 3 TD.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Oklahoma
#2 Ohio State – #3 Clemson

Alabama a manqué un FG et doit vraiment se mettre au boulot pour… Bon, okay, on s’en fout de ce FG manqué. Tua Tagovailoa n’a besoin que d’une mi-temps pour gagner les matchs, tant que ça ne changera pas le Tide sera numéro 1. Ohio State a fait le boulot en patron et s’est ouvert une voie royale pour un second titre de la B1G consécutif. Sûr, il y a encore du progrès à faire mais y-a-t-il beaucoup d’équipes clairement supérieures aux Buckeyes à l’heure actuelle ? Clemson ne fait sûrement pas parti de ce groupe-là mais les Tigers n’ont personne de sérieux à jouer avant de soulever le trophée de la conférence ACC. Et pour finir, si Kyler Murray continue de merder les réglages de son réveil et d’être en retard à l’entrainement on finira par… Par quoi ? Tant qu’Oklahoma n’affronte plus une équipe qui joue l’option, les Sooners sont favoris pour terminer invaincus dans la Big 12.

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Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Washington State pour sa victoire contre Utah (28-24) au cours de laquelle les Cougars ont terminé avec… zéro yard au sol. C’est la 10ème victoire de rang à domicile pour Wazzu, sa plus longue série depuis neuf succès consécutifs entre 1941 et 1946.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 18

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : USA Today / SI

Dix-huitième édition (2019 – Semaine 2) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que les joueurs de Florida State soient bien hydratés, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Coastal Carolina, mais la première victoire contre un P5 dans l’histoire des Chanticleers (Kansas 12-7) n’intéresse personne… 

Allo ?

Alors oui, normalement, le sport ça marche mieux quand on boit un peu d’eau.

Après la défaite de Florida State contre Boise State en Semaine 1 (31-36), match dans lequel les Seminoles menaient de dix-huit points à la mi-temps, OL Baveon Johnson a déclaré qu’il avait trouvé que son équipe n’était pas suffisamment préparée à batailler pendant quatre quart temps dans la chaleur et l’humidité du Panhandle de Floride.

Willie Taggart et son staff médical se sont donc réuni et ont conclu que, après avoir vu leurs joueurs perdre en intensité et avoir des crampes contre BSU, ils devaient mieux s’hydrater. Puis le Head Coach de FSU est quelque peu revenu sur sa première déclaration, balayant toute excuse pour la défaite contre les Broncos et indiquant qu’il faisait allusion à leur match à venir contre Louisiana-Monroe.

Le petit secret a bien servi les Noles qui ont brillamment battu la grosse écurie de la Sun Belt (6-6 en 2018) après avoir gâché une avance de dix-sept points et grâce à un PAT manqué des Warhawks  en prolongation (45-44 OT).

Les autres Bo

Dabo contre Jimbo.

Avant le choc entre Clemson et Texas A&M, Dabo Swinney menait 5-4 dans ses confrontations contre Jimbo Fisher, la majorité de ces matchs ayant été disputés lorsque le Head Coach des Aggies était encore aux commandes à Florida State.

La dernière opposition a vu les Tigers s’imposer à College Station (28-26) sous la houlette de Kelly Bryant (QB Missouri) qui avait sauvé le derrière de QB Trevor Lawrence en cours de match.

L’an dernier, donc, TAMU a été à deux doigts (et deux points) de faire chuter Clemson, ce qui aurait sans doute empêcher les Tigers de remporter le titre national. Cette année, A&M est face à un gros challenge : la dernière fois (1977) que les Aggies ont affronté une équipe du Top 5 en environnement hostile (comprenez match à l’extérieur), ils ont pris une valise à Michigan (3-41).

Ce coup-ci, A&M n’a pas pris de raclée mais n’a jamais vraiment été en mesure d’inquiéter Clemson, qui s’est imposé, somme toute, aisément (24-10). QB Kellen Mond (24/42, 236 yards, 1 TD, 1 INT) n’a pas sorti le match qu’il fallait, notamment en première mi-temps avec un maigre 35% de passes complétées et un fumble perdu. De l’autre côté, QB Trevor Lawrence (24/35, 268 yards, 1 TD, 1 INT) n’a pas non plus étincelé et les Aggies ont bien contenu RB Travis Etienne (16 courses, 53 yards / 4 réceptions 52 yards).

Petite consolation pour Texas A&M, qui est désormais 2-15 contre un AP #1, les Aggies ont mis un terme aux onze succès consécutifs de Clemson par vingt points ou plus. Cela n’empêchera sans doute pas les Tigers de dormir.

Jus d’orange

Avec la victoire de Clemson sur Texas A&M (24-10), BoG comptait sur Syracuse pour faire tomber les Tigers et éviter un 38ème match consécutif de playoff entre Dabo Swinney et Nick Saban.

Après le démantèlement de l’Orange (pas très mécanique) par Maryland (20-63), BoG reporte tous ses espoirs sur NC State qui se déplacera à Clemson début novembre.

Pour Syracuse, qui a laissé les Terrapins lui marcher dessus avec 354 yards au sol, BoG souhaite bon courage pour stopper Travis Etienne (RB Clemson…

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Twitter/@USC_Athletics

USC-Stanford

JT Daniels (QB USC) et K.J. Costello (QB Stanford) auraient pu jouer le match USC-Stanford à la Playstation. Les deux joueurs ont été blessés en Semaine 1, contre Fresno State (31-23) et Northwestern (17-7), respectivement.

C’est donc sans leurs quarterbacks stars que les deux rivaux de Californie ont disputé leur 99ème confrontation. Avant la rencontre, les Trojans dominaient largement au tableau des records (63V – 32D – 3N) mais le Cardinal avait remporté les deux tiers de la dernière douzaine de matchs entre les deux universités. Stanford était aussi 4-2 dans les oppositions dans lesquelles le Cardinal était classé dans l’AP Top 25 (#23 cette semaine) et pas USC.

Des deux nouveaux titulaires, QB Kedon Slovis (28/33, 377 yards, 3 TD) s’en est mieux sorti que QB Davis Mills (22/36, 237 yards, 1 TD, 1 INT) et USC a marqué 35 points d’affilé pour passer d’un déficit de dix points (10-20) à la victoire finale (45-20).

Casque de diamant

Les Oakland Raiders se sont séparés d’Antonio Brown (WR NE Patriots). Oh mon dieu, c’est de la NFL, BoG s’en contre-fout totalement…

Mais bon, AB s’assoit sur vingt-neuf millions de dollars, ça fait cher du casque…

Horns down

Texas et LSU ne s’étaient plus affrontés en saison régulière depuis 1954. Louisiana State avait alors perdu (6-20) mais les Tigers ont, cette fois, pris leur revanche sur les Longhorns (45-38), si on peut vraiment considérer que la vengeance est un plat qui se mange très, très, très froid…

Pour la première fois de son histoire, trois receveurs de LSU ont terminé la rencontre à plus de 100 yards : Justin Jefferson (9 réceptions, 163 yards, 3 TD), Ja’Marr Chase (8 réceptions, 147 yards) et Terrace Marshall Jr (6 réceptions, 123 yards, 1 TD). C’est aussi seulement la quatrième fois depuis 2001 que les Tigers, emmené par un grand QB Joe Burrow (31/39, 471 yards, 4 TD, 1 INT), passent pour plus de 400 yards dans un match.

QB Sam Ehlinger (31/47, 401 yards, 4 TD / 19 courses, 60 yards, 1 TD) n’a pas été manchot non plus mais la différence s’est faite en défense : par deux fois LSU a stoppé Texas sur quatrième tentative à l’entrée de sa end-zone. Les Longhorns s’étaient offert une seconde opportunité en interceptant Joe Burrow juste après leur premier échec mais la seconde tentative n’a pas été plus fructueuse.

Sous la houlette d’Ed Orgeron, Louisiana State a désormais remporté six de ses neuf matchs contre des équipes du Top 10 (quatre par plus d’un touchdown), les trois défaites venant toutes contre Alabama.

O-H-I-O

En tout et pour tout, Ohio State a perdu quatre matchs contre des équipes de l’Ohio : Akron (1894), Cincinnati (1896 et 1897) et Oberlin (1921).

Ce n’est vraiment qu’en 1933 que tOSU a établi un programme de football compétitif et la majorité des sites de statistiques ne font donc même pas état de ces résultats.

Cincy, qui sortait d’une victoire (attendue ?) contre UCLA en Semaine 1 (24-14) n’aura rêvé à l’exploit que pendant un peu plus de cinq minutes et puis QB Justin Fields (20/25, 224 yards, 2 TD / 9 courses, 42 yards, 2 TD) a lancé la machine tOSU qui a plié le match en moins d’une mi-temps (42-0).

Le maitre et les marguerites

La semaine passée, Mack Brown et sa nouvelle équipe de North Carolina ont battu son ancien coordinateur défensif à Texas, Will Muschamp, et ses South Carolina Gamecocks (24-20).

Cette semaine, Mack Brown et sa nouvelle équipe de North Carolina ont battu son ancien coordinateur défensif à Texas, Manny Diaz, et ses Miami Hurricanes (28-25).

We want Bama

Or do you ?

Après l’écrasante victoire d’Alabama sur New Mexico State (62-10), Nick Saban a déclaré que le Tide affronterait n’importe quelle équipe qui accepterait de les jouer, suggérant à l’infortuné journaliste qui a posé la question de passer quelques coups de fils pour trouver des candidats.

BoG est donc officiellement à la recherche de onze courageux pour rejoindre la toute nouvelle BoG University et faire un petit voyage inaugural à Tuscaloosa. Tremble, Nick Saban, tremble !

RB Anthony McFarland, Maryland – Crédit photo : Sarah Sopher / Testudo Times

Feu d’artifice

En Semaine 1, Maryland a passé soixante-dix-neuf points à Howard (79-0). En Semaine 2, les Terps en ont collé soixante-trois à Syracuse (63-20).

Cela fait un total de 142 points en deux matchs, ce qui est le troisième plus gros total en deux matchs de l’histoire du College Football depuis 1936 (ère du classement AP). Sur le podium, les Terrapins rejoignent :

  1. Ole Miss : 149 points en 2015 (76-3 contre UT-Martin / 73-21 contre Fresno State)
  2. Florida : 143 points en 1994 (70-21 contre New Mexico State / 73-7 contre Kentucky)
  3. Ohio State : 142 points en 1996 (70-7 contre Rice / 72-0 contre Pittsburgh)

Les trois équipes avaient enchainés par un nouveau succès au troisième match et ont toutes atteint la barre des dix victoires ces années-là.

Zéro plus zéro

Puisqu’on parle de la B1G, une seule équipe dans l’histoire de la conférence a entamé une saison par deux blanchissages consécutifs : Wisconsin en 2013 (UMass 45-0 et Tennessee Tech 48-0) et… Wisconsin en 2019 (USF 49-0 et Central Michigan 61-0).

Les 110 points de différentiel attaque-défense sont le plus gros total de Wisconsin lors de ses deux premiers matchs depuis 1915 (Lawrence 82-0 / Marquette 85-0).

Are you from Tennessee? Because you’re the only ten zero I see!

Comment dire… Tennessee n’avait plus perdu deux matchs consécutifs en ouverture de saison depuis 1988 (les Volunteers avaient commencé par six défaites avant de remporter leurs cinq dernières rencontres) et cela n’était pas arrivé à domicile depuis 1980. Cette année-là, UTK avait été battu par #16 Georgia (15-16) et #5 USC (17-20). Rien de bien honteux, donc.

Avance rapide jusqu’en 2019, et les Vols se sont successivement inclinés à Neyland Stadium contre Georgia State (30-38) et BYU (26-29 2OT). Avec un calendrier qui inclut des déplacements à Florida et Alabama et la venue de Georgia à Knoxville, la marge de manœuvre pour atteindre un bowl de post-saison s’est considérablement réduite.

Tout n’est pas encore perdu pour les hommes de Jeremy Pruitt mais il va sérieusement falloir commencer par gagner des matchs. Fort heureusement, Chattanooga est en visite le week-end prochain…

Rock me like a hurricane

Miami a entamé sa saison par deux défaites pour la première fois depuis 1978 (à Colorado 7-17 / Florida State 21-31).

Les Canes ont perdu contre Florida (20-24) à Orlando en Semaine 1 et à North Carolina (25-28) en Semaine 2.

Dites 33

RB Zach Charbonnet a couru 33 fois à 3.03 yards par course et 3 TD contre Army (24-21 2OT).

Le running back est seulement le second « true freshman » de Michigan à atteindre 100 yards en match depuis 1945. Cela a bien été utile aux Wolverines qui ont peiné pour venir à bout des Black Knights, la faute notamment à trois fumbles perdus. Michigan a désormais commis huit fumbles (et perdu cinq d’entre eux) en deux matchs.

La bande à Jim Harbaugh ne doit son salut qu’à un field goal de cinquante yards manqué par K Colle Talley, qui tentait là son tout premier FG universitaire, à expiration de l’horloge et à un sack sur QB Kelvin Hopkins Jr (2/4, 43 yards, 1 INT / 18 courses, 41 yards, 2 TD) et fumble recouvert en seconde prolongation. L’absence pour blessure au pied de WR Donovan People-Jones a également pesé sur le jeu offensif des Wolverines.

Cela a aussi aidé que Kelvin Hopkins Jr se fasse intercepter dans l’en-but de UofM alors qu’Army menait 14 à 7. BoG, comme l’ensemble des forces armées de la nation américaine, a failli avoir une crise cardiaque en voyant le QB des Black Knights tenter sa troisième passe du match à cinq yards de la end-zone adverse…

RB Zach Charbonnet, Michigan – Crédit photo : Marc-Gregor Campredon

Bush Push 

Après une brillante carrière universitaire (USC) et un peu moins brillante carrière professionnelle (Saints, Dolphins, Lions, 49ers et Bills), Reggie Bush est désormais analyste pour la chaine de télévision Fox.

Si l’ancienne star des Trojans est connue pour être le premier vainqueur du trophée Heisman à se l’être fait reprendre, son nom restera aussi gravé dans les livres d’histoire du College Football pour le touchdown controversé marqué par Matt Leinart (QB USC) contre Notre Dame pour remporter leur confrontation de 2005 (34-31). Reggie Bush avait alors poussé son quarterback dans l’en-but des Fighting Irish, un acte alors interdit par les règles NCAA (mais qui ne l’est plus).

Contre Michigan, Kelvin Hopkins Jr (QB Army) a profité d’un petit coup de pouce de son running back pour marquer le deuxième TD des Black Knights. Interrogé sur le déroulement de l’action, Reggie Bush a bien évidemment approuvé.

Rien ne sert de courir…

Production offensive : Buffalo 429 yards, Penn State 357 yards
Possession de la balle : Buffalo 42 minutes, Penn State 18 minutes
Nombre de jeux offensifs : Buffalo 90, Penn State 46
Score final : Buffalo 13, Penn State 45

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a alabamisé New Mexico State (62-10) sans pourtant marquer aucun point au dernier quart temps.

Baylor n’a fait qu’une bouchée de UT San Antonio (63-14) grâce à la paire QB Charlie Brewer (12/16, 163 yards, 3 TD) et WR Denzell Mims (7 réceptions, 101 yards, 3 TD).

Boston College a plié Richmond (45-13) avec une solide performance de RB AJ Dillon (17 courses, 86 yards, 2 TD).

Duke a disposé de North Carolina A&T (45-13) avec cinq TD de QB Quentin Harris (30/42, 345 yards, 4 TD / 13 courses, 83 yards, 1 TD).

Georgia a démantelé Murray State (63-17) avec notamment trente-cinq points dans le deuxième quart temps.

Indiana a terrassé Eastern Illinois (52-0) avec sa plus grosse marge au score depuis 1994.

Iowa a ramené Rutgers sur terre (30-0) en ne concédant que cent vingt-cinq yards offensifs aux Scarlet Knights.

Kansas State a cartonné Bowling Green (52-0) en limitant les Falcons à cent quarante yards de production offensive (contre 521 pour les Wildcats).

Louisville n’a laissé aucune chance à Eastern Kentucky (42-0), un tiers des passes du bien nommé QB Jawon Pass (12/19, 196 yards, 4 TD, 1 INT) terminant en touchdown.

Maryland a ridiculisé Syracuse (63-20) grâce notamment à 73% (11/15) de 3ème down convertis.

Michigan State a offert sa 109ème victoire à Mark Dantonio (record de l’école égalé) en tapant Western Michigan (51-17).

Missouri et QB Kelly Bryant (17/25, 150 yards, 3 TD) ont déroulé contre West Virginia (38-7).

North Carolina State a blanchi Western Carolina (41-0) en dominant 309 yards à 8 au sol.

Ohio State approche du siècle d’invincibilité contre les équipes de l’Ohio après son succès sur Cincinnati (42-0).

Oklahoma a torpillé South Dakota (70-14) avec neuf TD offensifs marqués par autant de joueurs.

Oklahoma State a écrasé McNeese State (56-14) avec quatre TD de plus de 59 yards.

Oregon a pulvérisé Nevada (77-6) dans un match où onze joueurs différents ont marqué les onze TD.

Penn State était mené la mi-temps avant de piétiner Buffalo (45-13).

South Carolina a aplati Charleston Southern (72-10) avec un TD toutes les deux courses pour RB Kevin Harris (6 courses, 147 yards, 3 TD).

Texas Tech n’a laissé que des miettes à UTEP (38-3), n’accordant que cent trente-et-un yards offensifs aux Miners.

Virginia a dominé William & Mary (52-17) en perdant pourtant la bataille des pertes de balles (1-4).

Washington State a fait du Washington State contre Northern Colorado (59-17) en créant six fumbles dont quatre recouverts.

Wisconsin a étrillé Central Michigan (61-0) avec une nouvelle grosse performance de RB Jonathan Taylor (19 courses, 102 yards, 3 TD / 3 réceptions, 17 yards, 1 TD).

Cuillère de bois

 Sous l’ère Chip Kelly, UCLA n’a toujours pas gagné de match hors conférence (0-5). Pire, hormis la défaite à Oklahoma l’an passé (21-49), les Bruins ont perdu tous leurs autres matchs contre des équipes G5.

Cette saison, après la défaite à Cincinnati (14-24), UCLA s’est incliné contre San Diego State (13-24). Avec neuf matches de conférence au programme, il faudra attendre 2020 pour voir, peut-être, les Bruins enfin remporter un match hors Pac-12. Le lecteur attentif aura vite fait de remarquer qu’il reste à UCLA un match hors conférence à jouer cette année. C’est vrai, il reste en effet un adversaire qui viendra humer les fleurs du Rose Bowl le weekend prochain : Oklahoma.

QB Elijah Sindelar, Purdue – Crédit photo : David Hickey, purdueexponent

Tops

Un flambeau pour… la défense de Wisconsin qui n’a accordé que cinquante-huit yards, trois 1er downs et une conversion sur quatorze en 3ème down lors de sa victoire sur Central Michigan (61-0).

Un brasier pour… Tylan Wallace (WR Oklahoma State) et ses 180 yards et 3 TD (en 5 réceptions) lors de la victoire d’Oklahoma State sur McNeese State (56-14).

Un feu d’artifice pour… Elijah Sindelar (QB Purdue) et ses 509 yards et 5 TD à la passe et ses 10 yards et 1 TD à la course lors de la victoire de Purdue contre Vanderbilt (42-24).

Flops

Un pétard mouillé pour… Tanner Morgan (QB Minnesota) et ses trois fumbles dont un perdu, lors de la victoire de Minnesota contre Fresno state (38-35 2OT).

Un seau d’eau pour… Chris Stanley (QB Kansas) et ses deux interceptions lors de la défaite de Kansas contre Coastal Carolina (7-12).

Un naufrage titanesque pour… Nebraska qui a laissé filer une avance de dix-sept points et s’est incliné à Colorado (31-34 OT) en laissant QB Steven Montez (28/41, 375 yards, 2 TD, 1 INT) marquer un TD de quatre-vingt-seize yards sur flea-flicker joué depuis sa propre end-zone.

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

  1. ACC : 11V – 1D (Total : 15V – 5D)
  2. B1G : 10V – 1D (Total : 22V – 3D)
  3. SEC : 9V – 3D (Total : 17V – 7D)
  4. Pac-12 : 6V – 2D (Total : 14V – 6D)
  5. Big 12 : 5V – 3D (Total : 15V – 3D)

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Clemson – #4 Alabama
#2 Georgia – #3 Utah

 Pas de changement dans les prédictions, et pour cause… Clemson a facilement battu son adversaire le plus sérieux de la saison régulière donc BoG, et la terre entière, met les Tigers dans le dernier carré. Georgia et Alabama ou Alabama et Georgia, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, mais ça va tous les deux en playoff. Comme Washington a pondu une grosse bouse contre Cal (19-20), Utah reste le favori pour la dernière place au CFP.

Oui, bien sûr, LSU… Bon, attendons le mois de novembre pour voir comment se passe ce petit déplacement à Tuscaloosa…

Oui, bien sûr, Ohio State… Bon, attendons le mois de novembre pour voir comment se passe ce petit déplacement à Piscataway… Bon, okay, on déconne, ça serait déjà un miracle que Rutgers arrive à jouer un snap dans le camp des Buckeyes. Mais match piège ce week-end à Indiana… 

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Jalen Hurts (QB Oklahoma). En deux matchs (Houston 49-31 et South Dakota 70-14), l’ancien protégé de Nick Saban, passé sous l’aile de Lincoln Riley, est responsable de neuf TD pour les Sooners (six passes / trois courses), soit plus que son nombre de passes incomplètes (sept). L’an dernier et il y a deux ans, à ce stade de la compétition, ni Kyler Myurray (7 TD et 16 passes incomplètes) ni Baker Mayfield (6 TD et 8 passes incomplètes) n’avaient cette ligne de statistiques. On sait ce qu’il est advenu d’eux par la suite…

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 17

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Streeter Lecka/Getty Images

Dix-septième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Les Miles soit flexitarien, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UCF, mais la série de vingt-sept matchs consécutifs à plus de trente points, la plus longue depuis 1936 et le premier classement de l’Associated Press, n’intéressent personne…

Mange ta soupe-arien

Les Miles a quitté sa retraite tranquille pour reprendre du service à Kansas. Évidemment, BoG s’interroge sur son état de santé mentale qui l’a poussé à aller s’enterrer à Lawrence pour entrainer une équipe qui n’a remporté que six matchs en Big 12 en dix ans et n’a pas plus de trois victoires à son bilan annuel depuis 2010.

L’explication vient peut-être de son régime alimentaire : flexitarien. Bien sûr, si vous êtes comme BoG, vous n’avez pas la moindre foutue idée de ce qu’est un « flexitarien ». Pour Les Miles, qui suit un régime végétarien, un flexitarien est quelqu’un qui « peut manger végétarien à moins qu’il y ait un petit morceau de poulet qui se prenne dans la fourchette ou la cuillère quand vous mangez votre soupe et essayez d’être végétarien mais, de temps à autre, ce petit morceau de poulet se retrouve dans votre bouche et si ça ne vous arrange pas de l’en retirer poliment, alors vous devez le manger. C’est le flex dans flexitarien ».

Ce à quoi BoG répond : mais bon dieu, Les, qui donc mange sa soupe à la fourchette ???

Ce laxisme dans le régime de son Head Coach n’a pas empêché Kansas de signer sa première victoire de la saison, contre Indiana State (24-17), en autant de matchs.

Excuse my French

Pour la première depuis une éternité (douze ans, en fait), Georgia Tech a abandonné son jeu de triple-option avec le départ à la retraite de Paul Johnson.

Son remplaçant Jeff Collins est bien avancé, avec treize running backs boursiers dans son effectif et aucun tight-end. Pour David Pollack, ancien linebacker à Georgia et désormais consultant sur ESPN, les Yellow Jackets « parlent français sur le terrain; avant, ils parlaient anglais, la triple-option, mais maintenant ils parlent français à essayer de joueur au vrai football ».

L’analogie, dont BoG ne s’offusquera pas, est censée illustrer le trou noir dans lequel se retrouve G-Tech qui doit réapprendre un nouveau système offensif.

Sans vouloir être méchant, ça n’est pas le genre de la maison, il y a aussi un peu de boulot de l’autre coté du ballon. Pour son premier match de la saison, GT s’est fait marcher dessus par le champion en titre, Clemson (14-52) : les Tigers ont glané 411 yards au sol, à une moyenne de 8.4 yards par course, et six running backs différents ont eu au moins une course de 10 yards ou plus.

Bien entendu, la course de TD de 90 yards de RB Travis Etienne (12 courses, 205 yards, 3 TD) a bien contribué à la statistique. Il a, par la même occasion, égalé le record du plus long TD dans l’histoire de Clemson (Banks McFadden en 1939 contre Presbytarian et Buck George en 1951 à Furman).

QB Trevor Lawrence, Clemson (#16) – Crédit photo : TigerNet

Friday Night Lights

On se souvient tous du placage héroïque de Jason Street (QB Dillon Panthers) pour éviter la défaite à son équipe en empêchant le défenseur, qui vient de l’intercepter, d’aller marquer. Le héros de « Friday Night Light » se bousille par ailleurs la colonne vertébrale, ce qui le contraint à arrêter le football et lui fait perdre sa cheerleader de petite amie (ça, c’est pour le clin d’œil à Verchain).

Jeudi soir, à Clemson, on a failli avoir droit à un remake avec en acteur vedette QB Trevor Lawrence (13/23, 168 yards, 1 TD, 2 INT / 3 courses, 24 yards, 1 TD). Alors que les Tigers menaient largement contre Georgia Tech en milieu de deuxième quart temps (21-0), le futur numéro 1 de la Draft 2021 a lancé sa première interception de la saison. Il a alors entrepris de poursuivre DB Tre Swilling pour le propulser en touche d’un coup d’épaule à deux yards de l’en-but des Tigers.

On peut imaginer le coup de stress des fans et du banquier du QB star de Clemson… Bon, l’effort et la peur bleue n’ont pas été vains, GT n’a pas réussi à marquer sur sa possession suivante, QB Tobias Oliver (3/9, 65 yards, 2 INT / 20 courses, 56 yards) se faisant intercepter sur quatrième tentative.

Aie

En parlant de blessure, Dylan Moses (LB Alabama) s’est blessé au genou quatre jours avant le début de la saison d’Alabama. Le chef d’orchestre de la défense du Tide va se faire opérer et devrait manquer l’intégralité de la saison, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour la bande à Saban qui a déjà perdu LB Joshua McMillon début août. Bama se retrouve désormais très léger au centre de sa seconde ligne défensive, désormais laissé à la responsabilité de deux débutants, Christian Harris et Shane Lee. A ses adversaires, désormais, d’exploiter la faille…

QB à terre

JT Daniels (25/34, 215 yards, 1 TD, 1 INT) s’est blessé au genou droit (ligament et ménisque) lors de la victoire poussive de USC sur Fresno State (31-23) et manquera le reste de la saison. Pour une équipe des Trojans qui doit désormais affronter Stanford, Utah, @Washington et @Notre Dame d’ici la mi-octobre, la saison pourrait rapidement tourner au désastre.

South Carolina n’est guère plus à envier puisque les Gamecocks ont perdu QB Jake Bentley (16/30, 142 yards, 1 TD, 2 INT) sur le dernier jeu de leur défaite à North Carolina (20-24). Le joueur senior, blessé au pied, pourrait être de retour d’ici six semaines mais laissera ses coéquipiers affronter Alabama, @Missouri, Kentucky, @Georgia et Florida sans lui. Avec @Texas A&M et Clemson pour conclure la saison, il n’y aura pas beaucoup de marge de manœuvre pour atteindre un bowl de fin de saison.

QB Bo Nix, Auburn (#10) – Crédit photo : Ron Jenkins, AP Photo

L’autre Bo

En parlant de quarterback, Bo Nix (QB Auburn) avait dix ans la dernière fois qu’Auburn et Oregon se sont affrontés. Il avait alors assisté depuis les tribunes du University of Phoenix Stadium de Glendale au succès des Tigers de Gene Chizik Cam Newton sur les Ducks de Chip Kelly lors du 2010 BCS National Championship Game.

Neuf ans plus tard, il est le premier « true freshman » à débuter au poste de QB à Auburn depuis 1946 (Travis Tidwell). Cela ne devrait pas poser de problème puisque tout le monde sait que, du côté d’Auburn, « Bo Knows Football ».

Contre Oregon (27-21), Bo Nix (13/31, 177 yards, 2 TD, 2 INT / 7 courses, 42 yards) n’a pas été parfait mais il a conduit le drive de la victoire en trouvant WR Seth Williams (4 réceptions, 41 yards, 1 TD) dans l’en-but des Ducks à neuf secondes du terme du match.

Vegas knows football too. Or does it?

En règle générale, les bookmakers de Las Vegas sont plutôt bons pour prédire des conneries comme le nombre de touchdowns marqués entre la 18ème et la 35ème minutes ou le nombre de sacks sur le quarterback avant qu’il aille pisser à la mi-temps.

En revanche, pour prévoir le nombre de points entre Ole Miss et Memphis, le marc de café était probablement daté de la vieille… LV a donné un confortable over/under de 65 (autrement dit, les parieurs devaient décider si le nombre de points combinés de deux équipes seraient plus ou moins de soixante-cinq points). Le résultat final ? 15-10 pour Memphis. Les Rebels n’ont atteint 100 yards ni à au sol ni dans les airs…

Dorian

Dorian, l’ouragan, pas le malheureux quarterback de UCLA, a forcé la rencontre entre Boise State et Florida State, initialement prévue à Jacksonville, à être reprogrammée à Tallahassee. Les Seminoles ont donc profité de l’occasion pour jouer à la maison plutôt qu’à 250 kilomètres de là (ce qui, entre nous, est tout comme la maison quand on sait que Boise est à 4000 bornes).

L’impact psychologique d’un match à Doak Campbell a-t-il réveillé une équipe de Florida State qui a rendu sa pire saison en 46 ans l’an dernier ?

On aurait pu le croire alors que les Seminoles ont démarré tambour battant et pris une avance confortable à l’approche de la mi-temps (31-13). Avec dix-huit points ou plus d’avance à la mi-temps, FSU n’avait perdu qu’un match en quatre-vingt une rencontres dans son histoire. Pas grand-chose à craindre donc, apparemment.

Mais les Broncos sont méthodiquement revenus au score puis ont pris l’avantage au tableau d’affichage en début de dernier quart temps pour s’imposer à l’extérieur (36-31). Est-il déjà l’heure de réclamer la tête de Willie Taggart ?

K Brandon Talton (#43) – Crédit photo : Getty Images

Ice ice baby

Purdue a perdu à Nevada (31-34) sur un FG de 56 yards à expiration de l’horloge. Une minute plus tôt, les Boilermakers menaient encore d’un TD. Le Wolfpack est parvenu à recoller au score et à intercepter QB Elijah Sindelar (34/52, 423 yards, 4 TD, 2 INT / 7 courses, 26 yards) alors que les chaudronniers essayaient de se positionner au mieux pour tenter le FG de la victoire. Au contraire, c’est Nevada qui s’est retrouvé avec cette opportunité mais les hôtes ne sont parvenus à s’approcher qu’à une dizaine de yards de la zone de confort de leur kicker débutant, Brandon Talton.

C’est alors que Jeff Brohm a appelé un temps mort pour « geler » le kicker. Lequel a tout de même tapé son FG qui, trop court, est également parti largement à droite des poteaux. Qu’à cela ne tienne, profitant de l’aubaine, le héros de la soirée a rectifié le tir sur sa deuxième tentative, signé un record personnel, et offert la victoire aux siens.

La raison pour laquelle BoG n’est pas Head Coach en College Football c’est que BoG n’aurait pas demandé de temps mort pour laisser à un kicker, qui n’a jamais passé un FG de 50 yards en match, l’opportunité d’un coup d’essai gratuit pour son tout premier match universitaire…

L’école des fans

A Penn State, les joueurs à chaque position évaluent leurs coéquipiers au tableau noir, juste à côté de l’évaluation des entraineurs. Cela permet à chacun de savoir où se situer dans la rotation, dont la décision finale revient évidemment à James Franklin.

La méthode parait un peu étrange mais les Nittany Lions ont l’air d’apprécier l’opportunité de discuter ouvertement des forces et faiblesses de leurs collègues de vestiaire.

Si dans 2-3 ans, votre collègue de bureau vous claque à la face que vous êtes un peu lent à répondre à vos e-mails mais que vous êtes clair et précis dans vos réponses, il y a de fortes chances qu’il ait fait sa fac à PSU…

Targeting

Un autre truc qu’on apprend à Penn State, c’est le placage, beau et propre. Après tout, on n’est pas surnommé « Linebacker University » pour rien.

Contre Idaho, le tout premier placage des Nittany Lions s’est soldé par un « targeting ». La nouvelle règle, cette saison, est que les officiels doivent confirmer tous les éléments d’un « targeting » pour que la décision sur le terrain des zèbres soit maintenue. En gros, à moins que le défenseur ne se projette comme un missile sur le porteur de balle casque en avant ou tape un porteur de balle sans défense au niveau du cou et de la tête, le placage est valide et non sanctionné. Bref, il faut qu’il y ait une vraie intention de dégommer l’adversaire et cette intention doit être validée par la vidéo.

Le placage de S Garrett Taylor n’a finalement pas été jugé volontairement violent ou fait avec le casque et la star du secondaire des Nitts a pu prendre part à l’annihilation des Vandals (79-7), qui ont terminé la rencontre avec quatre petits yards à la course.

Un qui n’a pas eu droit à un coup de sifflet de l’arbitre lors d’un contact un peu violent à la tête est QB K.J. Costello (16/20, 152 yards, 1 TD). Sa sortie peu avant la mi-temps n’a pas empêché Stanford de s’imposer sur Northwestern (17-7) mais le futur pro est incertain pour le choc à venir contre USC.

C’est celui qui dit qui y est

Les running backs de Tulsa avaient prévenu : ils allaient chacun courir pour plus de cent yards contre la défense de Michigan State (7-28).

La prédiction n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd et les parieurs de tout poil ont bien fait de ne pas miser un kopeck sur RB Shamari Brooks (6 courses, 0 yard) et RB Corey Taylor (7 courses, -1 yards). Le Golden Hurricane a terminé la rencontre avec -73 yards au sol.

QB Jawon Pass, Louisville (#11) – Crédit photo : Andy Lyons, Getty Images

Match en deux minutes

Le B1G Network a son programme « Football in 60 » qui repasse un match de la conférence sans tous les arrêts de jeu et sans les pubs et condense donc trois heures et des brouettes de match en soixante minutes.

BoG vous résume Louisville – Notre Dame en un temps encore plus record :

28:40 – Louisville, 3ème et 10 : fumble
28:51 – Notre Dame, 1ère et 10 : fumble
28:57 – Louisville, 1ère et 10 : fumble

Notre Dame gagne 35-17.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique : 

Alabama a eu besoin de vingt minutes pour se mettre en route contre Duke (42-3) puis QB Tua Tagovailoa (26/31, 336 yards, 4 TD) a fait le boulot.

Baylor s’est défait de Stephen Austin (56-17) en utilisant RB Trestan Ebner (2 courses, 32 yards, 2 TD / 5 réceptions, 40 yards, 1 TD) à toutes les sauces.

Clemson a aisément disposé de Georgia Tech (52-14) grâce notamment à la performance de RB Travis Etienne (205 yards, 3 TD).

Illinois a célébré son nouveau Centre de Performance à 79 millions de dollars en écrasant Akron (42-3).

Kansas State a survécu au départ à la retraite de Bill Snyder en assommant Nicholls (49-14).

LSU n’a fait qu’une bouchée de Georgia Southern (55-3), emmené par un très bon QB Joe Burrow (23/27, 278 yards, 5 TD).

Maryland a passé 79 points à Howard (79-0) ; 79 c’est aussi le numéro de maillot de Jordan McNair, décédé l’an dernier d’une insolation durant un entrainement de présaison.

North Carolina State a lâché 269 yards contre East Carolina mais le Wolfpack n’a jamais été menacé par les Pirates (34-6).

Penn State a fait de la purée d’Idaho (79-7) avec au moins 1 TD pour chaque membre de son talentueux quatuor de running backs (Ricky Slade 1 TD – Journey Brown 2 TD – Devyn Ford 1 TD – Noah Cain 2 TD).

TCU a déroulé tranquillement contre Arkansas Pine-Bluff  (39-7) malgré sept fumbles dont deux perdus.

Texas et QB Sam Ehrlinger (28/38, 276 yards, 4 TD) ont parfaitement maitrisé leur rencontre contre Louisiana Tech (45-14).

Texas A&M s’est offert quatre interceptions contre Texas State pour s’imposer sans souffrir (41-7).

Texas Tech a utilisé au mieux ses 95 jeux (40 courses et 55 passes) pour écraser Montana State (45-10). 

Washington n’a pas tremblé contre Eastern Washington (47-14) sous la baguette du nouvel arrivant, QB Jacob Eason (27/36, 349 yards, 4 TD).

Washington State n’a pas souffert du départ en NFL de Gardner Minshew (Jacksonville Jaguars) avec QB Anthony Gordon (29/35, 420 yards, 5 TD) à la baguette contre New Mexico State (58-7). 

Wisconsin a étrillé USF (48-0) avec un festival de RB Jonathan Taylor (16 courses, 135 yards, 2 TD / 2 réceptions, 48 yards, 2 TD).

RB Ben Hood – Crédit photo : Silas Walker, Getty Images

Cuillère de bois 

BoG pourrait donner cette distinction convoitée à Missouri pour sa belle performance (31-37) contre Wyoming, qui restait alors sur quatorze défaites de rang contre des adversaires des conférences Power 5.

Mais on ne peut pas passer sur le premier match de la renaissance attendue de leurs voisins de la SEC East, Tennessee, qui a fait un beau chèque de 950 000 dollars à Georgia State, outsider de 25 points, pour laisser ensuite les Panthers s’imposer à Neyland Stadium (38-30).

Tennessee avait remporté ses trente et un derniers matchs lorsque les Vols étaient favoris de plus de quinze points. UTK n’avait plus perdu contre une équipe hors conférence P5 depuis 2008 (défaite 13-7 contre Wyoming) et ne s’était plus incliné en match d’ouverture à Knoxville depuis 1983 (défaite 3-13 contre Pittsburgh).

De son coté, Georgia State avait perdu ses onze rencontres contre des équipes P5 par une moyenne de trente-cinq points. Mais avec cette victoire, GAST a déjà fait la moitié du chemin pour égaler son bilan de 2018 (2-10). Tennessee, quant à lui…

Le deuxième effet Kiss Cool

La dernière victoire d’une équipe de la Pac-12 sur une équipe classée de la SEC remonte à 2008 et le triomphe de UCLA sur… Tennessee (27-24).

Depuis, la Pac-12 a perdu ses dix dernières confrontations contre une équipe de la SEC du Top 25.

Tops

Un flambeau pour… Terrace Marshall Jr (WR LSU) et ses 31 yards et 3 TD (en 4 réceptions) lors de la victoire de LSU sur Georgia Southern (55-3).

Un brasier pour… Isaiah Pacheco (RB Rutgers) et ses 156 yards et 4 TD lors de la victoire de Rutgers contre UMass (48-21).

Un feu d’artifice pour… Jalen Hurts (QB Oklahoma) et ses 332 yards et 3 TD à la passe et 176 yards et 3 TD à la course lors de la victoire d’Oklahoma contre Houston (49-38).

Flops

Un pétard mouillé pour… Ryan Willis (QB Virginia Tech) et ses trois interceptions lors de la défaite de Virginia Tech à Boston College (28-35).

Un seau d’eau pour… Dorian Thomson-Robinson (QB UCLA) et ses deux interceptions et deux fumbles perdus lors de la défaite de UCLA à Cincinnati (14-24).

Un naufrage titanesque pour… la ligne offensive de Miami et ses seize placages pour perte (dont dix sacks) et la douzaine de pénalités concédés lors de la défaite des Hurricanes contre Florida (20-24) en Semaine 0.

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

  1. Big 12 : 10V – 0D
  2. B1G : 12V – 2D
  3. Pac-12 : 8V – 4D
  4. SEC : 8V – 4D
  5. ACC : 4V – 4D

QB Tyler Huntley, Utah (#1) – Crédit photo : Chris Gardner / Getty Images

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Clemson – #4 Alabama
#2 Georgia – #3 Utah 

Bon, le calcul est simple :

  1. Clemson, qui a déglingué Georgia Tech (52-14) a treize matchs contre des équipes de lycée dans son calendrier.
  2. Georgia, qui a pourtant peu impressionné contre Vanderbilt (30-6), va remporter la SEC en battant (enfin) Alabama (contrairement à ce que BoG a annoncé la semaine dernière mais le Tide n’a plus de linebackers).
  3. Le Crimson Tide, dominateur sur Duke (42-3) n’a jamais manqué le playoff.
  4. Une équipe en dehors du Top 10 de pré-saison a participé au playoff quatre fois sur cinq (ces quatre dernières années).

Il faut donc miser sur Washington, Utah ou Penn State pour rejoindre le dernier carré, Oregon semblant hors course après sa défaite contre Auburn (21-27). Ça n’est pas l’année des (trop jeunes) Nittany Lions (mais attention à 2020) donc le précieux sésame revient au vainqueur de la Pac-12, sauf Oregon. Pour faire simple, BoG prévoit une finale Washington-Utah avec avantage aux Utes et à leur défense mais BoG pourrait tout aussi bien miser sur les Huskies et Chris Petersen (toujours un choix sûr).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Mack Brown pour son retour gagnant à North Carolina qui a dominé South Carolina (24-20) malgré un coaching suspect en fin de match (genou à terre sur quatrième tentative avec onze secondes à jouer). L’entraineur de 68 ans revient victorieusement sur le devant de la scène après six ans passés sur ESPN et s’offre le scalp de son ancien coordinateur défensif à Texas, Will Muschamp.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 16

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Seizième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, selon Jim Harbaugh, la controverse suit Urban Meyer partout où il va, on va surtout se concentrer sur les conférences du Power 5. Désolé, Houston, mais pour le cinquantenaire du premier homme sur la lune, on a un problème : votre quête de devenir la première équipe hors Power 5 à atteindre le College Football Playoff n’intéresse personne…

Cent cinquante automnes

1869 – 2019… Cela fait donc cent cinquante ans de College Football depuis ce premier match entre Rutgers et Princeton le 6 novembre 1869…

Bon, à l’époque la célèbre université se prénommait « College of New Jersey » et les Scarlet Knights étaient connus sous le nom de « Queensmen ». Comme c’est l’Amérique et qu’on aime bien les gros gâteaux à la crème avec plein de bougies, on va en entendre parler pendant tout l’automne de ce premier match, brillamment remporté par Rutgers (qui, depuis, a un peu plus de mal à enchainer les victoires le samedi) sur le score final de 6 à 4, soit l’équivalent de deux field goals contre deux safeties. Sauf que…sauf que ce premier match ressemblait bien plus à un bon vieux foot de chez nous qu’à un match de College Football, avec vingt-cinq bonhommes dans chaque équipe essayant de marquer un but à l’adversaire au cours d’une des dix manches du match (d’où les dix points au total). Mais enfin, ne gâchons pas l’ambiance festive…

Crédit photo : Rutgers Athletics

Il faudra attendre le 4 juin 1875 pour que Tufts et Harvard jouent le premier match de ce qui ressemble désormais au football moderne, avec un porteur de ballon dont la progression est stoppée par sa mise au sol. Et encore, la passe en avant n’apparaitra officiellement qu’en 1906…

Le College Football est un groupe qui admet une relation d’ordre

Comme début de la saison de College Football rime avec reprise des cours dans les facs, les matheux comprendront la référence. Pour tous les autres, disons que l’Associated Press (AP) nous a, comme tous les ans depuis une éternité, pondu son classement de pré-saison et, ô crime de lèse-majesté, l’empereur Nick Saban et son armada qui atomiserait n’importe quelle équipe de la future ligue XFL, ne sont pas « numero uno ». Cet honneur revient, on s’en doute un peu, au champion en titre, Clemson. Les Tigers atteignent la plus haute marche du podium en pré-saison pour la première fois de leur histoire.

Cela a-t-il vraiment une once d’importance ? Pas vraiment si l’on en croit les statistiques (décidément, ces maths…). Depuis 1950 (première année du classement AP), le #1 en pré-saison n’a terminé premier à l’issue de la saison que onze fois. Et il n’y a eu que cinq occurrences du duo de tête classé aux mêmes positions en début et fin de saison (dont 2016 et 2018 avec, déjà, Alabama et Clemson) et une seule de ces cinq fois dans le même ordre, en 1951. Pire, cette année-là, le classement était encore effectué avant les bowls et #1 Tennessee avait perdu le sien. Autant dire que Clemson et Alabama peuvent se faire du souci. Ou pas.

Comme on ne peut pas faire tout un foin sur un classement sans donner, justement, un classement, et comme le classement de pré-saison n’a vraiment que peu d’intérêt, voilà le classement, beaucoup plus intéressant, des plus longues séries en cours des équipes figurant dans le Top 25 de l’AP :

Alabama – 179 semaines
Ohio State – 114 semaines
Clemson – 68 semaines
Oklahoma – 43 semaines
Penn State – 40 semaines

Bon courage

Les Texas A&M Aggies et South Carolina Gamecocks auront l’énorme privilège d’affronter les trois premiers de l’AP Top 25 (Clemson, Alabama et Georgia) au cours de la saison 2019.

La dernière fois qu’une telle galère est arrivée à une équipe était en 1975 lorsque Missouri s’est farci Oklahoma (27-28), Alabama (20-7) et Michigan (7-31). Les Tigers avaient également joué Nebraska (7-30), qui était classé septième. Bien entendu, les classements n’ont pas tenu toute la saison : Oklahoma et Michigan étaient tombés au sixième et douzième places lorsque Mizzou les a affrontés, et Nebraska était grimpé à la troisième place.

Les Gamecocks affronteront également #8 Florida tandis que les Aggies (12ème du classement AP) croiseront le fer avec #6 LSU. Ce qui nous amène à…

Top 5

L’or, l’argent et le bronze reviennent sans conteste à Clemson, Alabama et Georgia, dans l’ordre qui peut vous faire plaisir. LSU pourrait être très bon cette année si QB Joe Burrow parvient à faire un peu bouger une attaque qui n’a plus eu un quarterback décent depuis… le fait que l’on ne s’en souvienne même plus prouve l’argument… Bon, okay, Zach Mettenberger (2011-2013) ?

Donc, voilà, vos quatre meilleures équipes de la saison 2019. De son côté, la bande à Jimbo Fisher n’est pas faite que de manchots. Texas A&M aura aussi une très bonne équipe cette année, au moins sur le papier.

A l’issue de la saison 2019, BoG a donc discuté avec WTFMTR (Whoever The Fuck Makes The Rankings) pour discuter du cas des Aggies :

BoG : Texas A&M est dans le Top 5.

WTFMTR : pas possible, les Aggies ont quatre défaites. On ne peut pas être dans le Top 5 avec quatre défaites.

BoG : oui, les Aggies ont perdu quatre matchs, mais ils les ont perdu de peu contre Clemson, Alabama, Georgia et LSU, les quatre meilleures équipes du pays. Et ils ont atomisé tous leurs autres adversaires. Et personne n’a approché le quatuor de tête qui a dominé la saison du casque et des épaulières.

WTFMTR : effectivement, mais comment peut-on classer TAMU au-dessus d’équipes qui n’ont qu’une ou deux défaites ?

BoG : ces équipes n’ont pas eu à jouer Clemson, Alabama, Georgia et LSU, sinon elles auraient plus de défaites. Et tout porte à croire que A&M battrait ces équipes si elles s’affrontaient. Donc, on réitère : Texas A&M fait partie du Top 5.

WTFMTR : oui, bon, okay, mais bon, enfin, quatre déf…

Et merde… Put@!n de børd3l… Merci pour la confusion ambiante sur ces conneries de classement, coaches et média ! Après toutes ces années, on ne sait toujours pas à quoi correspondent ces classements, en particulier ceux de pré-saison : valeur intrinsèque des équipes ? Bilan anticipé de victoires/défaites ? Une espèce de formule magique entre les deux ?

Dieu merci, le premier classement du sacrosaint comité de sélection du College Football Playoff (annoncé le 5 novembre) nous aidera à y voir plus clair… (insérez rire ironique et/ou toussotement indiscret ici).

Crédit photo : Bob Levey/Getty Images

Flop 25

Puisqu’on est en aux classements de pré-saison qui ne servent à rien…Lors des dix dernières saisons, une centaine d’équipes classées dans le Top 25 de pré-saison ont terminé en dehors du classement en fin d’exercice (soit un bon 40%). Parmi elles, dix-neuf équipes étaient issues du Top 10. Une trentaine d’équipes ont même terminé avec un bilan victoires/défaites négatif, ce qui inclut notamment dix équipes du Top 10. Non, BoG n’a rien contre vous, UCF Knights… (en plus, la règle à BoG c’est qu’on ne parle pas des équipes du G5, tout ancien champion national (ou pas) qu’il soit). Bref, Missouri Tigers, Miami Hurricanes ou autres Northwestern Wildcats, rien n’est perdu !

Questions pour un champion

Comme l’idée est toujours de poser des questions dont on n’a pas la réponse et de faire des pronostics foireux, petit tour d’horizon de LA question qui taraude tout le monde dans chaque conférence Power 5 et pour laquelle, pour une fois, tout le monde connait déjà la réponse.

ACC

A tout seigneur tout honneur, commençons par la conférence du champion en titre. Ou est-ce parce que c’est la première dans l’ordre alphabétique… ?

Qui va gagner la division Coastal ? Virginia est-elle vraiment la deuxième meilleure équipe de la conférence ? AJ Dillon (RB, Boston College) est-il le meilleur running back du College Football ? La version 2.0 de Mack Brown à North Carolina va-t-elle buguer ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… qui peut bien accrocher Clemson et empêcher les Tigers de remporter leur cinquième titre de conférence consécutif ?

Et la réponse est… : personne, évidemment ! Pas tellement besoin d’élaborer, Clemson est un cran au-dessus du reste de la conférence, et c’est un gros cran. Les Tigers pourraient chuter, évidemment, s’ils prennent un match ou deux un peu trop à la légère mais même un revers à Syracuse ou NC State n’empêchera pas les hommes de Dabo Swinney de remporter la conférence ACC.

B1G

Northwestern peut-il à nouveau gagner la division West ? Ohio State va-t-il se reprendre une méchante claque contre un tocard de la conférence ? Combien de points Rutgers marquera-t-il contre Michigan, Ohio State et Penn State ? La B1G va-t-elle encore regarder le College Football Playoff à la télé ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… Michigan va-t-il enfin parvenir à battre Ohio State ?

Et la réponse est… : Ohio State a remporté quatorze des quinze dernières confrontations entre les deux équipes. Jim Harbaugh est 0-4 contre les Buckeyes. Même sans Urban Meyer et avec un nouveau quarterback, Justin Fields, à sa tête, OSU reste plus talentueux que Michigan. Les Wolverines étaient donnés gagnants l’an dernier à Columbus avant de s’effondrer en troisième quart temps et de repartir avec une valise (39-62). Bien sûr, Michigan finira par battre Ohio State. Historiquement et statistiquement, ça n’est pas pour cette année…

Big 12

Jalen Hurts (QB, Oklahoma) va-t-il perpétuer la tradition et ramener le trophée Heisman à Lincoln Riley ? Est-ce enfin l’année d’Oklahoma State ? Les défenseurs de la Big 12 vont-ils parvenir à plaquer quelqu’un cette saison (même un arbitre ou un canard, juste quelqu’un !) ? Les Miles va-t-il bouffer l’herbe des prairies du Kansas ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… Texas va-t-il détrôner Oklahoma ?

Et la réponse est… : pour tout le bien que l’on pense du retour de Texas au sommet, il faut éviter de s’emballer. Une bonne saison et quelques matches qui basculent du bon côté ne garantissent pas un retour pérenne dans l’élite et la grosse performance contre Georgia au Sugar Bowl (28-21) doit être prise avec des pincettes (on ne connait jamais réellement le degré de motivation des équipes qui échouent aux portes du Playoff). Oklahoma conserve cette année encore une petite marge d’avance sur les Longhorns. Les Sooners sauront répondre présents dans celle des deux confrontations entre les deux rivaux qui comptera le plus : celle du Big 12 Championship.

Pac-12

Laquelle des deux équipes de Los Angeles est la meilleure (ou tout au moins la moins mauvaise) ? Khalil Tate (QB Arizona) va-t-il enfin recourir avec le ballon ? De combien de combinaisons d’équipement disposera Oregon cet automne ? Urban Meyer sera-t-il aux commandes de USC à la mi-octobre ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… la conférence Pac-12 va-t-elle re-goûter à la douce saveur du College Football Playoff ?

Et la réponse est… : n’en déplaise aux fans des Utes, dont l’équipe est vraiment bourrée de talent cette saison et pourrait bien remporter la conférence, on a du mal à imaginer les noms Utah et Georgia dans la même phrase quand on évoque le College Football Playoff. Bien sûr, il y a une quatrième place à prendre derrière les trois bulldozers Clemson, Alabama et Georgia, mais Oklahoma et Ohio State auront également quelques arguments à mettre en valeur. 

SEC

Missouri peut-il créer la surprise ? Texas A&M peut-il accrocher Alabama et/ou Clemson et/ou Georgia à son tableau de chasse ? Verra-t-on Florida de retour au sommet ? Arkansas va-t-il réapprendre à jouer au football ? 

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… Georgia va-t-il finalement vaincre le signe indien et triompher d’Alabama ?

Et la réponse est… : un Saban blessé est un Saban dangereux… On peut prédire sans trop de risque qu’Alabama va se présenter à ses gros rendez-vous de l’année (LSU, SEC Championship, Playoff) avec le mors aux dents et la bouche pleine de sang à force de mordre si fort. La faute à Clemson l’an passé, mais c’est une mauvaise année pour se retrouver sur la route du Crimson Tide…

Crédit photo : Brian Murphy / Icon Sportswire via Getty Images

Football Championship Subdivision

Il n’y a que trois équipes de FBS qui n’ont jamais affronté d’équipes de FCS : Notre Dame, UCLA et USC.

En 2021, USC recevra UC Davis et laissera, seuls, ses deux grands rivaux se partager ce titre honorifique. Mais que les fans des Bruins ne se réjouissent pas trop vite… UCLA pourrait éventuellement suivre dans les pas des Trojans et décider, lui aussi, de s’offrir une victoire (quasi) automatique pour compenser les neuf matchs de conférence imposés par la Pac-12.

C’est un peu le monde à l’envers… L’idée était de renforcer son calendrier pour présenter le meilleur CV possible au comité de sélection du College Football Playoff mais, vu la débilité du processus, il vaut mieux terminer 12-1 en collant une branlée à Give-Me-A-Big-Check University que 11-2 en perdant en huitième prolongation contre Alabama ou Clemson.

Prolongation

En parlant de prolongation, une nouvelle règle entre en vigueur en 2019 pour éviter de revivre les 4h53 du match de l’an passé entre LSU et Texas A&M, remporté 74-72 par les Aggies après sept prolongations.

Désormais, à partir de la cinquième prolongation, la balle sera placée sur la ligne des 3 yards et les deux équipes tenteront à tour de rôle une conversion à deux points.

Commissaire Maigret

Jim Delany a pris sa retraite du poste de commissaire de la conférence B1G après 31 ans de bons et loyaux services. Il est remplacé par Kevin Warren, ancien Chief Operating Officer des Minnesota Vikings et premier Afro-américain à accéder à un poste de commissaire de l’une des conférences du Power 5.

Pour rappel, les commissaires des P5 sont (nombre d’années en poste entre parenthèses) :

ACC : John Swofford (23)
B1G : Kevin Warren (0)
Big 12 : Bob Bowlsby (7)
Pac-12 : Larry Scott (10)
SEC : Greg Sankey (4)

THE (pause) Ohio State University

L’université d’état de l’Ohio souhaite faire du mot « The » une marque déposée. Évidemment, personne n’aura à payer de royalties à OSU lorsqu’en se levant le matin on remarquera que « The sky is blue ». Ohio State souhaite se garantir le droit d’utiliser le mot « The » sur des fringues (casquettes, t-shirts, etc.) aux couleurs de l’université. La fac a donc déposé une demande auprès de l’agence fédérale qui va bien (US Patent and Trademark Office – Application 88571984).

L’université de Miami, aka « The U », n’a pas encore réagi…

THE Disk Jockey

Cet automne, le Horseshoe aura un DJ sur le bord du terrain pour mettre un peu d’ambiance avant et pendant les matches des Buckeyes. Les fans des Scarlet & Gray vont pouvoir se rincer l’estomac avec soda à volonté en rythme et poster de belles photos de tout ça en ligne grâce au lancement dans le stade du WiFi.

BoG n’a pas contacté le head coach Ryan Day pour savoir si le premier DJ pourrait être invité de South Beach à Miami rapport à ce truc sur une certaine marque déposée…

Crédit photo : CBS

Les rookies

Une vingtaine d’universités P5 débuteront la saison avec un tout nouvel head coach. Pour certains, il s’agit d’une promotion pour d’autres d’un changement latéral et pour une poignée d’un retour aux sources.

Georgia Tech (ACC) : Geoff Collins (Temple) remplace Paul Johnson (retraite).
Louisiville (ACC) : Scott Satterfield (Appalachian State) remplace Bobby Petrino.
Miami (ACC) : Manny Diaz (Temple) remplace Mark Richt (retraite).
North Carolina (ACC) : Mack Brown remplace Larry Fedora (analyste à Texas).
Kansas (Big 12) : Les Miles remplace David Beaty (consultant à Texas).
Kansas State (Big 12) : Chris Klieman (North Dakota State) remplace Bill Snyder (retraite).
Texas Tech (Big 12) : Matt Wells (Utah State) remplace Kliff Kingburry (Arizona Cardinals).
West Virginia (Big 12) : Neal Brown (Troy) remplace Dana Holgorsen (Houston).
Maryland (B1G) : Mike Locksley (OC Alabama) remplace D.J. Durkin (Staff à Alabama).
Ohio State (B1G) : Ryan Day (OC Ohio State) remplace Urban Meyer (retraite).
Colorado (Pac-12) : Mel Tucker (DC Georgia) remplace Mike MacIntyre (DC Ole Miss).

Du côté de la puissante conférence SEC, aucun changement d’entraineur en chef cette année, ce qui constitue une première depuis 2006. Treize ans qui font doucement sourire Kirk Ferentz. le seul entraineur de Division I à avoir résisté au bug de l’an 2000 : le coach d’Iowa est en poste depuis 1999.

Orphelin

Kansas State a terminé dix-huit saisons avec plus de huit victoires dans son histoire. Seize d’entre elles l’ont été avec Bill Snyder à la tête des Wildcats. Les deux autres ? 1912 et 1931. Bill Snyder a pris sa (seconde) retraite. Bonne chance, KSU…

ACC ?

Le 13 septembre, Wake Forest (ACC Atlantic) affrontera North Carolina (ACC Coastal) en match… hors conférence… Hein, quoi ?

Bon, avec un peu de recul, tout s’explique. Les deux équipes de Caroline du Nord n’ont aucun match de conférence prévue entre 2015 et 2022, la faute à l’expansion de la conférence en 2011 lorsque Syracuse et Pittsburgh ont rejoint les rangs en provenance de la défunte conférence Big East. Pour maintenir leur rivalité à flot, les Demon Deacons et Tar Heels ont prévu deux rencontres hors conférence, en 2019 et 2021.

Look at the ring

Clemson a distribué les bagues de champions du titre national remporté en janvier contre Alabama (44-16). Un joueur (?) des Tigers n’a pas reçu son morceau de ferraille : Kelly Bryant. Le quarterback a quitté l’équipe en cours de saison après avoir perdu le poste de titulaire au profit de Trevor Lawrence. Même si le néo-QB de Mizzou a sorti Clemson d’affaire contre Texas A&M (28-26) et, donc, contribué à la saison parfaite de la bande à Dabo (15-0), l’entraineur en chef des Tigers n’a pas jugé que son ancien joueur méritait la récompense. L’histoire a fait couler beaucoup d’encre sur les sites Web et beaucoup de bave dans les podcasts. Pour Dabo Swinney, c’est juste l’application de la règle en place à Clemson qui veut qu’un joueur de l’équipe n’est un joueur de l’équipe que s’il est dans l’effectif en fin d’année. Kelly Bryant, lui, s’en fout, apparemment.

Semaine 0

Comme c’est le 150ème anniversaire du petit, la NCAA, dans sa grande mansuétude, nous a offert un petit cadeau avant Noël : un « Florida – Miami » en Semaine 0 de la saison 2019.

Soyons honnête, ça sentait le traquenard et le match tout pourri vu que l’an dernier, à peu près à la même époque, les Hurricanes n’avaient pas existé contre LSU (17-33). Mais bon, chaque nouvelle saison de College Football amène son lot de doux rêves et espoirs, la majorité, on s’en apercevra tout au long de la saison, finissant en grosses désillusions.

Pour cette rencontre à Orlando marquant la 56ème confrontation entre les deux équipes (avantage Miami 29-26 mais 3-3 sur terrain neutre), l’avantage statistique penchait légèrement du côté des Gators. Oui, avant la rencontre, les Canes avaient remporté sept des huit derniers affrontements. Mais Florida (#8 AP) n’avait jamais perdu un premier match de la saison en étant classé dans le Top 10 (21-0). Et les Canes restaient sur neuf défaites en dix matchs contre un adversaire du Top 10.

Crédit photo : Jasen Vinlove-USA TODAY Sports

Avec ces statistiques bétons en poche, le premier match de la saison a été un régal et Florida l’a emporté d’un brin (24-20) bien qu’ayant tout fait pour laisser la victoire à leur adversaire du jour. Ah ben oui, parce que sinon il faut expliquer l’interférence de passe dix yards en deçà de la ligne de gain avec 36 yards à gagner sur quatrième tentative et moins de deux minutes à jouer…

Une autre équipe qui ne s’est pas aidée elle-même pour son premier match est Hawaii. Il a fallu un plaquage sur QB Khalil Tate à moins d’un yard de l’en-but pour empêcher Arizona d’égaliser à expiration de l’horloge. Les Rainbow Warriors l’ont emporté (45-38) sur une équipe des Wildcats qui va passer une très longue saison si elle ne corrige pas très vite ses lacunes défensives. Les hommes de Kevin Sumlin ont terminé 2018 en lâchant plus de trente points lors de cinq de leurs six derniers matchs. Mais pire que les quarante-cinq points et près de six cents yards accordés aux insulaires, Zona a perdu malgré six pertes de balles (quatre interceptions et deux fumbles) d’Hawaii… Ça pique !

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Cedric Benson (RB Texas, 2001-2004). Cette saison démarre avec la triste nouvelle du décès de Cedric Benson dans un accident de moto à l’âge de 36 ans. L’ancien coureur de Texas est le seul de l’histoire des Longhorns à avoir couru plus de 1000 yards lors de chacune de ses quatre saisons à Austin. Il a terminé sa carrière universitaire avec 5540 yards, deuxième meilleur total à Texas (derrière Ricky Williams) et neuvième en NCAA FBS. En 2004, il a remporté le Doak Walker Award, remis au meilleur running back de la ligue. Après sa carrière NFL (Bears, Bengals, Packers), il était retourné à Austin pour s’occuper de sa fondation NUFCED qui aide les enfants et familles défavorisés de la région.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 15

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Quinzième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Urban Meyer prenne sa retraite à l’issue du Rose Bowl pour raisons de santé (ça ne vous rappelle rien ?), on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UAB, mais le titre de conférence C-USA deux ans seulement après avoir relancé le programme de football supprimé en 2014 n’intéresse personne…

Le Maitre et Marguerite

Le football est un sport qui se joue à onze contre onze et à la fin Nick Saban bat ses anciens assistants. Avec la victoire d’Alabama en conférence SEC contre Georgia (35-28), Nick Saban est toujours invaincu contre ses anciens assistants. Le gourou du Crimson Tide a remporté ses seize rencontres sur le score moyen de 40 à 14.

A trip down memory lane

Comme ce n’est pas bien de se vanter, BoG ne vous chantera pas le refrain de « je vous l’avais bien dit » mais, soyons honnête, il vous l’avait bien dit… à l’issue de la première semaine :

On se calme et on respire un grand coup

C’est la première semaine de College Football. Hormis si votre QB s’est fracturé le pouce ou votre RB star s’est retourné le genou, que U State ait galéré pour se défaire de U Tech, que U A&M ait atomisé un paillasson de conférence inférieure ou que U of X ait perdu son premier match à U A&T ne signifie absolument rien en présage de la saison à venir. À la fin du jour, Alabama et Clemson joueront pour le titre et votre équipe favorite finira grosso-modo là où tout le monde l’attend. Donc « chill out and enjoy the ride ! »

Bon, qui étaient les favoris pour remporter les conférences P5 en pré-saison ? Alabama, Clemson, Ohio State, Oklahoma et Washington. Et qui a gagné ? Alabama, Clemson, Ohio State, Oklahoma et Washington. CQFD.

Bon, honnêteté maximale, BoG avait aussi prédit que :

Notre Dame, oui, bien sûr, Notre Dame va aller en playoff…

Comme quoi, tout le monde peut se tromper…

Quatre à la suite

Jusqu’à ce weekend, Florida était la seule équipe de FBS à avoir remporté quatre titres de conférence consécutivement. Les Gators ont dominé la SEC de 1993 à 1996.

Il faut désormais ajouter Clemson (ACC) et Oklahoma (Big 12) qui ont réalisé la passe de quatre entre 2015 et 2018.

Plus longue série de bowls en cours

Virginia Tech s’est qualifié pour son 26ème bowl de rang en dominant Marshall (41-20) dans son match de rattrapage (match du 15 septembre contre East Carolina annulé pour cause d’ouragan Florence).

Les Hokies détiennent désormais la plus longue série en cours après que Florida State a failli à se qualifier pour la post-saison, mettant un terme à sa série de trente six bowls consécutifs.

Georgia (21), Oklahoma (19), LSU (18), Boise State (16), Wisconsin (16), Alabama (14), Clemson (13), Oklahoma State (12), Stanford (9) et Texas A&M (9) complètent le Top 10.

Evidemment, les sanctions imposées à des équipes comme Penn State (Sandusky) ou Ohio State (tatouages) faussent quelque peu le classement.

Adversaires communs

Notre Dame – Michigan : 24-17
Ohio State – Michigan : 62-39

Notre Dame – Northwestern : 31-21
Ohio State – Northwestern : 45-24

Si Ohio State et Notre Dame jouaient à la baballe sur un grand rectangle vert, lequel (Ohio State) mettrait une fessée à l’autre (Notre Dame) ?

Retraite

Paul Johnson (Georgia Tech) et Bill Snyder (Kansas State) raccrochent le playbook.

Paul Johnson était à la tête des Yellow Jackets depuis 2008 (82V-59D) avec qui il a remporté la conférene ACC en 2009. Avant cela, il a entrainé Georgia Southern (1997-2001, 62V-10D) d’où il a emmené sa triple option à Navy (2002-2007, 45-29).

Bill Snyder termine son deuxième terme à Kansas State (215V-117D-1N). Il a remporté deux titres de la Big 12 avec les Wildcats en 2003 au cours de son premier terme (1989-2005) et en 2012 lors du second (2009-2018).

Stats en vrac

La moyenne de yards par jeu de Texas contre Oklahoma (27-39) est passé de 7 à 2 entre les deux mi-temps de la finale de conférence Big 12.

En parlant de seconde mi-temps en dedans, Georgia n’a couru que 12 yards après la pause contre Alabama (28-35). Et Alabama a remonté 14 points de retard, un record en finale de conférence SEC.

En parlant de record, Clemson n’a accordé que 8 yards à la passe contre Pittsburgh (42-10), le plus petit total lors d’une finale de conférence ACC.

Ohio State a gagné 30 de ses 31 derniers matches contre Northwestern. Leur unique défaite de la série remonte à 2004, en prolongation.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson s’est offert le titre de conférence le plus facile de son histoire en écrabouillant Pittsburgh (42-10).

NC State n’a eu aucune pitié pour son voisin d’East Carolina (58-3).

South Carolina n’a pas forcé contre Akron (28-3)

Tops

Un flambeau pour… Clay Thorston (QB Northwestern) qui a débuté son cinquante deuxième match contre Ohio State (24-45), un nouveau record en B1G.

Un brasier pour… Chase Young (DE Ohio State) et ses trois sacks contre Northwestern (45-24).

Un feu d’artifice pour… WR Collin Johnson (WR Texas) et ses 177 yards en 8 réceptions contre Oklahoma (27-39), nouveau record de la finale de conférence Big-12.

Flops

Un pétard mouillé pour… Clay Thorston (QB Northwestern) et ses deux interceptions et fumble perdu contre Ohio State (24-45).

Une douche froide pour… Kenny Pickett (QB Pittsburgh) et ses deux fumbles perdus contre Clemson (10-42) qui s’ajoutent à une ligne de statistiques fort peu impressionnante (4/16, 8 yards, 1 INT / 11 courses, 10 yards).

Un naufrage titanesque pour… Georgia et sa feinte de punt ratée au milieu du terrain à trois minutes de la fin de la finale de conférence SEC alors que les Dagws et le Tide étaient à égalité 28 partout. Avec Justin Fields (QB Georgia) et les titulaires défensifs d’Alabama sur la pelouse, à peu près tout le monde s’attendait à une feinte et à une passe ou une course du quarterback remplaçant des Bulldogs. Comme on ne la fait pas à Nick Saban, la feinte a royalement foiré et le Crimson Tide n’a plus eu qu’un demi-terrain à remonter pour aller remporter la SEC.

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. ACC : 2V – 0D (Total : 36V – 17D)
2. SEC : 1V – 0D (Total : 50V – 6D)
2. Big 12 : 1V – 0D (Total : 22V – 7D)

B1G : 0V – 0D (Total : 27V – 13D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 12D)

Et le classement final à l’issue de la saison régulière est donc…

1. SEC 50-6
2. Big 12 22-7
3. ACC 36-17
4. B1G 27-13
5. Pac-12 24-12

Que les trois premiers du classement aient envoyé leurs champions au playoff et que les deux derniers aient été laissés sur le carreau n’est-il que pure coïncidence ? Quoi qu’il en soit, la post-saison sera le vrai étalon de la valeur respective des conférences P5.

Course à l’Heisman

Sans surprise, le Comité Heisman a annoncé ses trois finalistes :

Tua Tagovailoa (QB Alabama) est sorti en cours de match contre Georgia (35-28), touché à la cheville droite. Avant cela, il avait lancé autant d’interception dans le match que durant tout le reste de la saison. Il est vrai qu’il n’a pas été aidé par ses receveurs qui ont relâché un nombre anormal de ballons.
Stats : 10/25, 164 yards, 1 TD, 2 INT

Kyler Murray (QB Oklahoma) a porté son équipe dans les airs contre Texas (39-27), les Sooners n’ayant pas leur rendement habituel au sol.
Stats : 25/34, 379 yards, 3 TD / 10 courses, 39 yards

Dwayne Haskins (QB Ohio State) a été à nouveau stratosphérique contre Northwestern (45-24).
Stats : 34/41, 499 yards, 5 TD, 1 INT

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Oklahoma
#2 Clemson – #3 Notre Dame

Le Comité de Sélection s’est réuni, le Comité de Sélection a bûché et le Comité de Sélection a tranché. Le Comité de Sélection a donc décidé qu’Alamaba (13-0), Clemson (13-0), Notre Dame (12-0) et Oklahoma (13-1) iraient jouer le playoff.

Le tenant du titre jouera l’attaque la plus prolifique de l’histoire à l’Orange Bowl de Miami tandis que Tigers et Domers croiseront le fer au Cotton Bowl de Dallas. Le numéro 1 a généralement l’avantage de jouer le plus près possible de chez lui mais Dallas n’est pas vraiment un terrain conquis pour le Tide, bien au contraire.

Les bookmakers de Las Vegas n’ont pas perdu de temps pour annoncer leurs cotes : Alabama sera favori de 14 points et Clemson de 11.5.

Avec trois équipes invaincues en saison régulière, Ohio State est devenu le premier champion de conférence avec une seule défaite à ne pas aller au playoff. Apparemment, mettre une trempe à la meilleure défense du pays ne suffit pas à compenser une déroute contre une équipe moyenne.

Ce que le Comité de Sélection n’aime pas non plus ce sont les équipes à deux défaites. Georgia, qui a donné à Alabama tout le fil que le Tide pouvait retordre, est clairement l’une des quatre meilleures équipes du pays mais n’a pas été retenu pour le playoff. Les Bulldogs, qui étaient quatrième du classement la semaine passée et ont perdu de peu contre le numéro 1 du pays, ce qui est somme toute logique, ont reculé d’une place à la faveur d’Oklahoma. Donc, la quatrième meilleure équipe du pays perd contre la meilleure équipe du pays et n’est plus, de facto, la quatrième meilleure équipe du pays. Si ça n’a aucun sens pour vous, c’est normal. Et l’explication est tout à fait logique…

« The selection committee chooses the four teams for the playoff based on strength of schedule, head-to-head results against common opponents, championships won and other factors.
The committee has been instructed to place an emphasis on strength of schedule, head-to-head matchups and conference championships. »

Voilà ce que dit le site officiel du College Football Playoff. Toutes les discussions sur la meilleure équipe ou l’équipe la plus méritante, etc. sont inutiles : il n’est nulle part précisé que les quatre participants au playoff doivent être les meilleures équipes ou les plus méritantes. Il y a juste une série de critères à prendre en compte (comprendre : à ne pas grossièrement ignorer). Mais le Comité de Sélection aurait très bien pu justifier de mettre Georgia et Ohio State à la place de Notre Dame et Oklahoma et ses arguments n’auraient pas vraiment pu être disputés.

Conclusion : le Comité de Sélection met qui il veut au playoff et il n’y a aucune logique irréfutable derrière sa décision. Oui, le système est complètement biaisé et pourri mais, tant que les commissaires de conférences et les présidents d’universités ne monteront pas au créneau, nous auront tous les ans à subir ces choix discutables. Cela dit, pour un fan pur et dur, ce qui compte c’est avant tout de battre le rival et de remporter sa conférence. Au moins, ces deux choses là sont décidées sur le terrain, le reste ce n’est que de la politique cramoisie…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Jalen Hurts (QB Alabama). Le junior d’Alabama a été titulaire pendant deux ans à Alabama (26-2), emmenant le Tide à deux finales nationales. Remplacé par Tua Tagovailoa en cours de match l’an dernier en finale contre Georgia, Jalen Hurts a perdu la place de numéro 1 au profit du sophomore cette saison. Il aurait pu partir sous d’autres tropiques mais a choisi de rester fidèle à Bama. Et sa fidélité a payé. Après la blessure de Tua lors de la finale de conférence SEC, Jalen Hurts (7/9, 82 yards, 1 TD / 5 courses, 28 yards, 1 TD) est rentré à dix minutes de la fin du match avec son équipe menée de sept points. Un touchdown à la passe et un touchdown au sol plus tard, Bama repartait d’Atlanta avec le titre de conférence.

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