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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 25

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-cinquième édition (2019 – Semaine 9) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que PJ Fleck a officiellement invité College Game Day à Minneapolis pour la rencontre du 9 novembre entre Minnesota et Penn State, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UConn, mais la victoire contre UMass (56-35) qui met fin à une série de vingt-deux défaites consécutives contre des équipes FBS n’intéresse personne…

Pearl Harbor

Tous les fans de films de guerre ou amateurs d’histoire se souviennent de Pearl Harbor, ce bombardement d’un atoll américain du Pacifique par l’Empire du Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’était le 7 décembre 1941.

Quel rapport avec le College Football ? Deux semaines avant, les Minnesota Golden Gophers avaient conclu leur saison invaincus, remportant leurs huit matches, et avaient été sacrés champions nationaux. C’est la dernière fois que Minnesota a débuté (et dans ce cas terminé) une saison 8-0. Avant Pearl Harbor, donc.

La dernière fois, jusqu’au week-end dernier qui a vu les Gophers atteindre la marque de 8-0 après pulvérisation de Maryland (52-10). RB Rodney Smith (17 courses, 103 yards, 1 TD) en a profité pour s’emparer du record de nombre de « all-purpose » yards de l’université avec encore cinq matchs à jouer dans la saison.

Le 9 novembre, 8-0 Minnesota reçoit 8-0 Penn State au TCF Bank Stadium (les deux équipes sont au repos cette semaine). Ce sera la première fois depuis 1903 que les Golden Gophers à 8-0 recevront une équipe invaincue. Cette année-là, 8-0 Minnesota avait atomisé 4-0 Iowa (75-0) et terminé invaincu à 14-0-1.

Pour fêter l’événement, PJ Fleck, le Head Coach des Gophers, a profité de sa conférence de presse d’après match pour demander à College Game Day de venir poser son studio mobile à Minneapolis. Manque de bol pour le rongeur rameur, le 9 novembre est aussi la date à laquelle 8-0 LSU rend visite à 8-0 Alabama à Tuscaloosa (tous deux également au repos ce week-end).

Ce sera d’ailleurs la première fois dans l’ère AP que deux matchs opposants des adversaires à 8-0 se dérouleront le même jour. Mais ESPN choisira-t-il le match du siècle au détriment de l’expérience unique que représente ce duel au sommet de la B1G à « Twin Cities » ?

Considérant que les Gophers ont perdu vingt-trois matchs consécutifs à domicile contre des équipes du Top 10 (depuis une victoire sur Michigan 16-0 en 1977), qu’ils n’ont plus battu d’équipe du Top 25 à Minneapolis en étant eux-mêmes classés depuis 1961 (Purdue 10-7) et que Penn State a gagné cinq de leurs six dernières confrontations, il est probable que Rece Davis, Lee Corso, Kirk Herbstreit, Desmond Howard, Maria Taylor et David Pollack passent ce week-end du 9 novembre dans le Sud profond !

Calendrier SEC

Il y a quelques semaines, Nick Saban avait déclaré en conférence de presse d’après-match qu’Alabama était prêt à jouer n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Cela répondait à des critiques sur le calendrier un peu tendre du Crimson Tide qui, comme toutes les équipes de la SEC, ne joue que huit matchs de conférence, s’offre chaque année une semaine de repos contre une équipe FCS, et a parfois du mal à trouver des adversaires de taille qui acceptent de se frotter à eux.

Cette semaine, le directeur athlétique de Florida, Scott Stricklin, a adressé un message à tous ses collègues des conférences Power 5 sur Twitter pour leur demander de ne pas hésiter à le contacter s’ils souhaitent jouer un aller-retour contre les Gators lors des saisons à venir.

On en connait en Floride qui aimeraient bien en avoir l’opportunité mais ne sont pas P5 (kof kof, UCF, kof, kof) et d’autres qui remplissent les critères mais aimeraient probablement passer leur tour pour quelques années (kof, kof, FSU, kof kof).

Le cas Harbaugh

Une semaine après avoir encore été critiqué pour une nouvelle défaite contre une équipe du Top 10 (21-28 à Penn State), Jim Harbaugh a conduit Michigan à une destruction en règle de Notre Dame (45-14).

Autant dire que personne hors d’Ann Arbor n’a vu la claque arriver, et certainement pas les Fighting Irish qui avaient presque un boulevard vers le playoff avec la défaite surprise d’Oklahoma à Kansas State (41-48).

Jim Harbaugh a donc, pour quelques semaines, fait taire les critiques. Qui, en toute honnêteté n’avaient pas vraiment lieu d’être. Explication en chiffre :

Lors du départ à la retraite de Lloyd Carr (122-40, 5 titres de la B1G, 1 titre national) en 2007, Michigan a fait venir Rich Rodriguez dont le bilan entre 2008 et 2010 (3-9, 5-7, 7-6) n’a pas convaincu. Exit donc RR, et bienvenue à Brady Hoke qui, de 2011 à 2014 est allé à reculons : 11-2, 8-5, 7-6 et 5-7.

Cela n’a évidemment pas suffi et Michigan s’est alors tourné vers un enfant du pays, Jim Harbaugh, qui a servi de quarterback au légendaire coach des Wolverines, Bo Schembechler, joué quinze ans en NFL, mené les San Francisco 49ers au Super Bowl en 2012, et transformé Stanford en une vraie équipe de foot.

En quatre ans et demi, Jim Harbaugh a pour l’heure un bilan de 44-16 : 10-3, 10-3, 8-5, 10-3 et 6-2. On parle évidemment beaucoup du 2-10 contre des équipes du Top 10 mais moins du fait que treize des seize défaites l’ont été contre des équipes qui ont fini leurs saisons à plus de dix victoires, l’une est le surprenant revers à Iowa en 2018 (13-14) et les deux dernières sont en 2019 contre Wisconsin (35-14) et Penn State (28-21) qui devraient tous deux finir à plus de dix victoires.

La question est bien évidemment de savoir si UoM paie Jim Harbaugh 7.5 millions de dollars par an pour remporter dix matchs par saison en battant tous les adversaires inférieurs ou pour battre Ohio State et remporter des titres de B1G et nationaux. La réponse semble être la seconde option mais le fait est que ni Nick Saban ni Dabo Swinney ne vont venir coacher à Michigan et qu’aucun autre coach n’a un résumé à la hauteur de l’entraineur des Wolverines.

Bon, après, si USC ne veut vraiment pas d’Urban Meyer…

Geaux Tigers

Un qui a moins de problème avec les équipes du Top 10 récemment est Ed Orgeron qui a remporté sept de ses huit dernières confrontations avec LSU, y compris le face-à-face avec Auburn (23-20) qui n’a plus gagné à Baton Rouge depuis 1999 et essuyé dix revers de rang en Louisiane.

Louisiana State est la première équipe à remporter trois matchs contre des équipes du Top 10 lors des huit premiers matchs de la saison (45-38 à Texas, 42-28 contre Florida et 23-20 contre Auburn) mais la victoire contre les Longhorns compte-t-elle vraiment ?

Une classe à part

Les Tigers seront d’ailleurs contents d’être classés lorsqu’ils se rendront à Tuscaloosa le 9 novembre parce qu’Alabama a signé son quatre-vingt-neuvième succès de rang contre des équipes non-classées en écrabouillant Arkansas (48-7). Nick Saban était pourtant privé de son quarterback titulaire, Tua Tagovailoa (touché à la cheville en Semaine 8 contre Tennessee – 35-13), pour la première fois en treize ans à Alabama.

Côté négatif, en revanche, cette punition des Razorbacks a aussi marqué un nouveau record de la conférence SEC avec trente-et-un matchs consécutifs remportés à la maison par le Crimson Tide. A-t-on mentionné que le choc nucléaire entre LSU et Bama se jouera à Bryant-Denny Stadium ?

Les fans de Louisiana State prient tous les jours Saint Bernard (le saint patron de la Louisiane, pas le chien) pour que Tua Tagovailoa ne soit pas remis à temps pour la rencontre…

Le nouveau Harbaugh ?

Pour boucler la boucle, retour rapdie sur la piètre performance de Notre Dame à la Big House. Démontés par Michigan (14-45), les Fighting Irish n’ont rien eu de vraiment combatif.

Cette défaite élimine définitivement ND de la course au playoff, ce dont certains se réjouiront sûrement vu que la dernière sortie des Irish au playoff s’est soldée par une fessée administrée par Clemson en demi-finale l’an dernier (3-30). Pour être tout à fait juste, les Tigers ont aussi corrigé Alabama en finale (44-16) donc la lourde défaite contre le champion en titre est à relativiser.

Sauf que Notre Dame n’a pas exactement brillé lors de ses grands rendez-vous sous l’ère Brian Kelly : 14-42 contre Alabama en finale BCS en janvier 2013 et 28-44 contre Ohio State au Fiesta Bowl de janvier 2016.

Brian Kelly a un bilan de 65-36 depuis son arrivée à South Bend en 2010, ce qui inclut 3-4 en bowl. Si les Domers recrutent à l’échelle nationale plus que quiconque, ils ne voyagent, en revanche, pas très bien quand il s’agit du terrain : 4-13 contre des équipes classées loin de leurs bases depuis 2013 (juste après leur finale BCS) et 2-12 lorsque l’on réduit l’échantillon au Top 20.

Avec cette défaite contre les Wolverines, les Irish n’ont plus gagné à Ann Arbor depuis 2005, enregistrant leur cinquième défaite d’affilé dans le Michigan. Après remporté les confrontations en 2014 (31-0) et 2018 (24-17), ND laisse donc la couronne à UM en attendant que les deux rivaux recroisent le fer pour une double confrontation en 2033-2034. Deux nouveaux coaches seront alors à la tête des programmes historiques. Pour la petite histoire, Michigan mène la série 19-17-1.

Historique

Après avoir remporté quatre de ces cinq confrontations contre Penn State, Michigan State s’est incliné contre les Nittany Lions (7-28) à East Lansing. Avec les défaites à Ohio State (10-34) et à Wisconsin (0-38), c’est la première fois dans leur histoire que les Spartans perdent trois fois consécutivement par plus de vingt-et-un points.

Ni queue ni tête

L’étonnante statistique a déjà été mentionnée mais, après son succès à Iowa State (34-27), Oklahoma State a désormais un bilan de 6-3 contre des équipes du Top 25 et de 4-6 contre des équipes non-classées ces deux dernières années.

Les Cyclones, qui ont remporté le match à Stillwater l’an dernier (48-42), n’ont plus battu les Cowboys deux fois d’affilé depuis les saisons 2000 (33-26) et 2001 (28-14). OSU reprend, en revanche, la main dans la confrontation après leurs six succès de rang de 2011 à 2017.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a étrillé Arkansas (48-7) et QB Mac Jones (18/22, 235 yards, 3 TD) a parfaitement rempli son rôle de remplaçant de Tua Tagovailoa, laissé au repos pour soigner sa cheville. Le petit frère QB Taulia Tagovailoa (6/8, 45 yards) a aussi vu le terrain contre les Razorbacks.

Clemson a dynamité Boston College (59-7) avec un QB Trevor Lawrence (16/19, 275 yards, 3 TD / 8 courses, 42 yards) enfin redevenu lui-même (ou tout du moins la meilleure version de lui-même). Les trois touchdowns de RB Travis Etienne (16 courses, 109 yards, 3 TD / 3 réceptions, 33 yards) ont aussi bien aidé.

Minnesota a exterminé Maryland (52-10) pour mener sa barque au port des invaincus après neuf semaines de compétition. Les Terps, eux, s’enfoncent toutes les semaines un peu plus dans les bas-fonds après avoir tutoyé les cieux en Semaine 2 (Syracuse 63-20).

Ohio state a fessé Wisconsin (38-7) en chipant deux fumbles à QB Jack Coan (10/17, 108 yards, 1 TD) et en limitant RB Jonathan Taylor (20 courses, 52 yards) à 2.6 yards par courses. Les Buckeyes ont remporté leurs sept derniers matchs contre les Badgers.

Utah a blanchi California (35-0) en ne laissant que quatre-vingt-trois yards offensifs aux Golden Bears. RB Zach Moss (17 courses, 115 yards, 2 TD / 3 réceptions, 89 yards) n’en finit plus de battre les records d’école : une semaine après s’être adjugé celui du nombre de yards au sol en carrière, il a ajouté le nombre de TD à la course (33) et signé son quinzième match à plus de cent yards au sol.

Cuillère de bois

Ennemis sur le terrain mais main dans la main pour partager le bonnet d’âne de la semaine, Oklahoma et Texas ne se sont pas vraiment illustrés ce weekend.

Oklahoma s’est fait surprendre par Kansas State (41-48) en confirmant l’adage que « on a une défense jusqu’à ce qu’on ait plus de défense ». Les Sooners n’avaient plus perdu à Manhattan depuis 1996 et avaient gagné treize des seize derniers matchs contre les Wildcats.

Mais après avoir montré des progrès en défense, OU a totalement craqué contre KSU qui a marqué son plus haut total de points contre une équipe du Top 10 de l’ère AP.  C’est aussi le plus haut total de points concédés par Oklahoma contre un adversaire non-classé dans la même période. Les bourreaux du jour signent leur premier succès contre un Top 5 depuis 2006.

De l’autre côté de la Red River, Texas s’est incliné contre TCU (27-37) en étant classé dans le Top 15 pour la première fois depuis 1961. Les Longhorns, qui ont failli perdre à domicile contre Kansas (50-48) la semaine passée, ont la pire défense de leur histoire (117ème sur 130) et doivent encore affronter les 14ème (Baylor), 15ème (Iowa State) et 17ème (Texas Tech) attaques du pays.

Tops

Un flambeau pour… TE Pat Freiermuth (5 réceptions, 60 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Penn State à Michigan State (28-7). Ça n’est pas tous les jours qu’on voit un tight end marquer autant.

Un brasier pour… RB Joshua Kelley (34 courses, 164 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de UCLA contre Arizona State (42-32).

Un feu d’artifice pour… DE Chase Young (6 placages, 5 TFL, 4 sacks) et ses quatre sacks (record de l’école) et deux fumbles forcés lors de la victoire d’Ohio State contre Wisconsin (38-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Nick Starkel (5/19, 58 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Arkansas à Alabama (7-48).

Un seau d’eau pour… QB Sam Ehlinger (22/48, 321 yards, 2 TD, 4 INT / 9 courses, 43 yards) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Texas à TCU (27-37).

Un naufrage titanesque pour… QB Brock Purdy (39/62, 382 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions au cours des quatre derniers drives (dont une retournée pour TD) lors de la défaite d’Iowa State contre Oklahoma State (27-34).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. B1G : 2V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 33V – 10D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 30V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 LSU

Oklahoma (à Kansas State 41-48) et Notre Dame (à Michigan 14-45) nous ayant offert de bien jolies prestations ce week-end, BoG les exclut tous deux officiellement de la course au playoff. Bien sûr, les Sooners peuvent toujours remporter la Big 12 et postuler à une place dans le dernier carré en tant que champion de conférence à 13-1 mais à la place que qui ? Le champion en titre Clemson ? La machine de guerre Alabama ? Une équipe d’Ohio State qui joue mieux sans l’un des tous meilleurs entraineurs de l’histoire du College Football ? Les Bayou Bengals qui détruisent tout sur leur passage ?

Bon, encore une fois, l’équation est simple : Clemson n’a personne sur la route de 13-0 et un n-ième titre de conférence ACC. Le vainqueur d’Alabama-LSU sera 13-0 et champion SEC. Le perdant aura une courte défaite contre le vainqueur invaincu de la SEC. Ohio State sera invaincu en B1G et si, par miracle Penn State s’impose fin novembre à Columbus, les Nittany Lions seront champions invaincus de conférence. Quelle place cela laisse-t-il à Oklahoma ou Oregon (qui a eu le courage de jouer et dominer Auburn mais a fini par perdre le match, à l’inverse de LSU).

Évidemment, si Oklahoma peut perdre à Kansas State, Alabama peut perdre à Auburn, LSU peut être surpris par Texas A&M, Ohio State peut se faire surprendre par Michigan (ou pas…) et Clemson… bon, il ne faut pas pousser BoG dans les orties, non plus, Clemson ne perdra ni contre Wake Forest à la maison, ni à South Carolina, ni contre Dieu sait quelle équipe remportera l’ACC Coastal.

Et n’oublions pas que Florida et Georgia n’ont pas encore dit leur dernier mot et si l’une des deux équipes de la SEC East remporte la conférence, elle validera son ticket pour le playoff. Le perdant de la finale (probablement LSU ou Bama) sera probablement aussi du voyage à moins d’une sortie de route d’ici-là.

Bref, Big 12 et Pac-12, merci d’avoir participé mais maintenant passez votre chemin, il n’y a plus rien à voir pour vous !

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à JK Dobbins (RB Ohio State) qui, avec sa performance (20 courses, 163 yards, 2 TD / 3 réceptions, 58 yards) contre Wisconsin (38-7), devient le premier Buckeye à courir pour plus de mille yards lors de ses saisons de freshman (1403), sophomore (1053) et junior (1110).

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 26

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-sixième édition (2019 – Semaine 10) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, d’après Kirby Smart, on essaie d’assassiner ses receveurs et son QB Jake Fromm, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Antonio Gibson (WR Memphis), mais les TD de 50 yards en réception, 97 yards en retour de kick-off et 78 yards à la course contre SMU (54-48), une première contre une équipe FBS depuis 2008, n’intéressent personne…

Grosse murge sur le parking derrière le stade

L’abus d’alcool étant dangereux pour la santé, on ne devrait plus surnommer Florida-Georgia (le match, pas la ligne) le « World’s Largest Outdoor Cocktail Party ».

Quoiqu’il en soit, ce sont les Bulldogs qui ont fait couler le champagne à l’issue de la rencontre (24-17). Kirby Smart était ravi de la prestation de ses jeunes receveurs et de son quarterback Jake Fromm (20/30, 279 yards, 2 TD) qu’il a encensés en sortant du terrain. Personne n’a vraiment compris « qui » essayait de les « assassiner »…

Quoiqu’il en soit, les Dawgs ont désormais remporté les trois derniers matchs de la rivalité, après avoir perdu les trois précédents.

Les Gators ont marqué leurs deux touchdowns dans les airs sur des services de QB Kyle Trask (21/33, 257 yards, 2 TD), ce qui n’a rien d’étonnant puisque Georgia est imperméable au sol : les Bulldogs sont la seule équipe FBS à ne pas avoir encore accordé de TD à la course.

Avec cette victoire, les Dawgs (7-1, 4-1) sont sur la voie royale pour atteindre la finale de conférence SEC et peuvent encore rêver du playoff. Missouri (5-3, 2-2), @Auburn (7-2, 4-2), Texas A&M (6-3, 3-2) et Georgia Tech (2-6) se dressent sur la route d’Atlanta pour Georgia. Si les Bulldogs font deux faux pas, les Gators (7-2, 4-2) devront faire un sans-faute contre Vanderbilt (2-6, 1-4), à Missouri (5-3, 2-2) et contre Florida State (4-5). A noter que Mizzou peut encore remporter la division puisque les Tigers affronteront Georgia et Florida.

Happy Valley

Penn State a reçu l’officialisation du dépôt de la marque « Happy Valley » après une année de validation de la demande par le bureau américain des brevets. L’université, nichée dans une vallée du centre de la Pennsylvanie connue sous le nom de « Happy Valley », pourra désormais protéger l’utilisation du surnom sur vêtements et autres pièces d’habillement.

Plus tôt cette année, Ohio State avait vu sa demande de brevet pour le fameux « The » rejeté par le même bureau.

L’info qui ne sert à rien

QB John Stephen Jones est le nouveau quarterback titulaire d’Arkansas (2-7, 0-6). Il est aussi le petit-fils de Jerry Jones, propriétaire des Dallas Cowboys et champion national en 1964 avec les Razorbacks.

Pour son premier match de titulaire, le freshman affrontera Western Kentucky (5-4). L’équipe de Conference USA est emmenée par QB Ty Storey, un ancien joueur d’Arkansas…

Un de chute

La saison des licenciements est arrivée et c’est Florida State qui a dégainé le premier en virant Willie Taggart moins de deux ans après son arrivée à Tallahassee.

Débauché d’Oregon après une seule petite année (7-5), Willie Taggart est revenu en Floride où il a redressé South Florida (2-10, 4-8, 8-5, 10-2) mais les Seminoles ne lui ont même pas laissé finir sa seconde saison. L’an passé, FSU a manqué la post-saison pour la première fois en 36 ans en terminant 5-7. Après les trois quarts de la saison 2019, Florida State (4-5, 3-4) est en danger de manquer un bowl pour la seconde année consécutive, ce qui n’est plus arrivé dans le Panhandle floridien depuis 1975-1976. Ce deuxième raté dans les années 70 correspond à la première année aux commandes de Bobby Bowden, qui a ensuite emmené les Seminoles au sommet avec deux titres nationaux (1993 et 1999), douze titres de conférences ACC (FSU était indépendant jusqu’en 1991) et une série de quatorze saisons consécutives à plus de dix victoires qui ont coïncident avec quatorze classements consécutifs dans le Top 5.

Après le départ à la retraite de Bobby Bowden, son assistant Jimbo Fisher a repris le flambeau et n’a pas déçu : un titre national (2013), trois titres de conférence ACC et six saisons à plus de dix victoires en huit ans. Parti à Texas A&M après une dernière saison décevante (5-6) terminée par Odell Haggins (2-0), Jimbo Fisher a laissé un gros vide à combler. Apparemment, la marche était trop haute pour Willie Taggart, en tout cas d’après son département athlétique.

Le Directeur Athlétique David Coburn a donc décidé de faire un chèque bien gras de 17 millions de dollars à son Head Coach pour faire de la place. En virant son HC avant même la fin de la saison, Florida State espère prendre un avantage sur la compétition et avoir son nouveau Messie en place avant la fin novembre et sur les routes du recrutement bien avant la période de signature des lycéens qui ouvre le 19 décembre.

Entre le portail de transfert qui autorise les joueurs à changer d’université comme bon leur semble et l’éviction des entraineurs avant même qu’ils aient eu le temps de recruter leurs propres joueurs, on est bel et bien entré dans l`ère du football universitaire de consommation. Les fans et riches anciens élèves de Florida State pensent sans doute que les Nick Saban et Dabo Swinney poussent sur les orangers…

L’info qui sert absolument à quelque chose

Tua Tagovailoa (QB Alabama) a été vu sur le terrain d’entrainement avec ses coéquipiers et a partagé les répétitions avec son backup Mac Jones.

Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle pour les fans de LSU, à quelques jours du choc entre les deux dernières équipes invaincues de la SEC. L’autre mauvaise nouvelle pour les Tigers est le départ de l’équipe de Michael Divinity Jr, l’un des linebackers titulaires, pour raisons personnelles.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Boston College a surclassé Syracuse (58-27) avec près de 500 yards au sol dont presque la moitié pour RB AJ Dillon (35 courses, 242 yards, 3 TD).

Clemson a plié Wofford (59-14) et signé par là-même sa 24ème victoire de rang. 

Illinois a giflé Rutgers (38-10) en dominant la bataille des ballons perdus (3-0).

Indiana a éteint Northwestern (34-3) et remporté un 4ème match consécutif pour la première fois depuis 1993.

Kansas State a facilement disposé de Kansas (38-10) qui n’a pu stopper les jambes de QB Skylar Thompson (9/16, 129 yards / 17 courses, 127 yards, 3 TD). Les Wildcats ont remporté les onze dernières confrontations entre les deux rivaux, égalant le record de la série qu’ils détenaient déjà (1993-2003).

Michigan a fessé Maryland (38-7) en marquant notamment sur le coup d’envoi, un retour de kick-off de 97 yards gagnant par WR Gilles Jackson (1 réception, 4 yards).

Mississippi State a démoli Arkansas (54-24) avec un RB Kylin Hill (21 courses, 234 yards, 3 TD) étincelant.

Oregon a laminé USC (56-24) en ne produisant que 50 yards offensifs de plus que les Trojans (405-355). C’est la seconde plus large marge victorieuse pour les Ducks contre USC (34-0 en 1915) et le second plus grand nombre de points concédés par Southern California au Coliseum (Oregon 62-51 en 2012).

Texas A&M s’est promené contre UTSA (45-14) mais il a fallu une grosse performance de RB Isaiah Spiller (20 courses, 217 yards, 3 TD) pour ne pas laisser le doute s’installer dans la tête des Aggies après que les Roadrunners ont ouvert le score. Le coureur de TAMU a répondu du tac-au-tac par un touchdown de 60 yards sur le premier jeu après le kick-off.

Wake Forest a cartonné NC State (44-10) et renoué avec le succès grâce au retour de blessure de QB Jamie Newman (25/38, 287 yards, 3 TD / 11 courses, 30 yards, 2 TD).

Cuillère de bois

Northwestern (1-7, 0-6) s’est lourdement incliné à Indiana (3-34) et perdu, par la même occasion, un sixième match consécutif. La seule victoire des Wildcats, en Semaine 2, est contre UNLV (2-7, 0-5). La piètre prestation contre Stanford (7-17) en ouverture de la saison s’est avérée prémonitoire : le Cardinal n’est pas en grande posture en Pac-12 (4-4, 3-3) et, hormis lors de la victoire contre les Rebels (30-14), les Wildcats n’ont pas marqué plus de 15 points par match, avec notamment six matchs à dix points ou moins dont leurs quatre derniers. NW est d’ailleurs dernier de FBS avec 9.8 points par match, la seule équipe à moins de 10 points. C’est aussi le plus petit total par une équipe Power 5 depuis 2001. Avec de telles prestations offensives et déjà sept défaites dans la musette, les Wildcats sont officiellement hors-course pour la post-saison moins d’un an après avoir remporté la B1G West.

Tops

Un flambeau pour… TE Jack Freudenthal (4 réceptions, 16 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns en quatre réceptions lors de la victoire de Wake Forest contre NC State (44-10).

Un brasier pour… DL Gregory Rousseau (8 placages, 5 TFL, 4 sacks) et ses quatre sacks lors de la victoire de Miami à Florida State (27-10).

Un feu d’artifice pour… DB Bryce Thompson (3 placages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire de Tennessee contre UAB (30-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Max Duggan (21/39, 258 yards, 1 TD, 3 INT / 16 courses, 86 yards, 1 TD) et ses trois interceptions lors de la défaite de TCU à Oklahoma State (27-34).

Un seau d’eau pour… QB Jacob Eason (29/52, 316 yards, 4 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de Washington contre Utah (28-33).

Un naufrage titanesque pour… QB Kedon Slovis (32/57, 264 yards, 3 TD, 3 INT) et ses trois interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de USC contre Oregon (24-56).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 35V – 10D)
2. ACC(*) : 1V – 1D (Total : 31V – 13D)
B1G : 0V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 LSU
#2 Alabama– #3 Clemson

Pour la première fois depuis 1996 les trois premières équipes du classement AP (LSU, Alabama et Ohio State) étaient toutes au repos le même week-end. Clemson affrontait l’ogre Wofford (59-14). Pas de quoi changer les pronostics mais le comité du College Football Playoff nous a fait l’honneur de son premier classement annuel qui déterminera fortement le classement final et les quatre heureux élus :

1. Ohio State (8-0)
2. LSU (8-0)
3. Alabama (8-0)
4. Penn State (8-0)
5. Clemson (8-0)
6. Georgia (7-1)
7. Oregon (8-1)
8. Utah (8-1)
9. Oklahoma (7-1)
10. Florida (7-2)

Comme vu précédemment (mais pour ça il faut lire BoG dans l’ordre !), Florida n’a que peu de chance d’atteindre le playoff. Oklahoma et le futur vainqueur d’Oregon-Utah auront besoin, quant à eux, d’un peu d’aide.

Le vainqueur d’Alabama – LSU prend une place. Si ledit vainqueur remporte la SEC, le perdant pourrait aussi gagner son ticket, si le match est serré. Si ledit vainqueur perd en finale SEC contre Georgia, les Dawgs seront dans le dernier carré mais la SEC pourrait tout de même prendre deux places, encore une fois si la finale est serrée. On n’ose imaginer un scénario à trois équipes SEC en playoff mais ça n’est pas théoriquement à exclure.

Scénario à peu près identique entre Ohio State et Penn State, en admettant déjà que les Nittany Lions ne perdent pas à Minnesota ce week-end et que les Buckeyes ne se plantent pas dans le fossé contre Maryland ou à Michigan. Si OSU bat PSU et remporte la B1G, les Bucks sont en playoff, même avec une courte défaite chez les Wolverines. Les Nitts peuvent aussi conserver leur place dans le Top 4 en perdant de peu à Columbus et si leurs vainqueurs finissent invaincus. Si Penn State gagne au Horseshoe et la B1G derrière, scénario identique mais inversé : Ohio State pourrait rester dans le Top 4 si leur défaite est serrée et si PSU ne perd pas à Minnesota ou contre Indiana. Dans les deux cas, un raté monumental contre un adversaire inférieur de la conférence pourrait pénaliser le champion de la B1G au profit de celui de la Big 12 ou Pac-12.

Clemson punche son ticket en restant invaincu en conférence ACC mais une défaite des Tigers avant la finale leur garantirait quasiment une élimination de la course au playoff, hormis scénario catastrophique pour le carré de tête. Il n’y a plus guère que Wake Forest (7-1, 3-1) qui peut mettre des bâtons dans les roux des Tigers mais le match de clôture à South Carolina (4-5) pourrait aussi constituer une surprise. A noter que si les Demon Deacons s’imposent à Clemson et ne perdent pas à Virginia Tech (5-3, 2-2) ce week-end, et contre Duke (4-4, 2-3) et à Syracuse (3-6, 0-5) ensuite, ils disputeraient la finale de conférence ACC au détriment de Clemson.

Si Alabama – LSU et Ohio State – Penn State sont tous deux très serrés et que les quatre équipes balaient le reste de leur compétition, on pourrait même concevoir un champion de conférence invaincu laissé sur le carreau (mais, ne rêvons pas, aucun membre du comité n’en aura le courage).

Bref, le mois de novembre va de toute façon se charger de mettre de l’ordre dans tout ce merdier, à commencer ce week-end avec :

Ohio State – Maryland
Alabama – LSU
Minnesota – Penn State
NC State – Clemson
Georgia – Missouri
Oklahoma – Iowa State
Florida – Vanderbilt

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Chuba Hubbard (RB Oklahoma State). Contre TCU (34-27), le Canadien (20 courses, 223 yards, 2 TD) a rendu son quatrième match d’affilé à plus de 200 yards, ce qui n’avait plus été réalisé en conférence Big 12 depuis 1998 et Ricky Williams (Texas 1995-1998) et à Oklahoma State depuis 1988 et Barry Sanders (OK State 1986-1988). Les deux joueurs ont remporté le Trophée Heisman ces années-là. L’exploit est d’autant plus impressionnant que c’est la première fois qu’une équipe de TCU coachée par Gary Patterson, à Fort Worth depuis 2000, accorde plus de 200 yards au sol à un adversaire.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 23

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Scott W. Coleman, Hill Country News

Vingt-troisième édition (2019 – Semaine 7) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est qu’il n’y a pas de drame à Clemson et que tout va bien avecTrevor Lawrence, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Memphis, mais la grossière erreur d’arbitrage qui coûte la victoire aux Tigers contre Temple (28-30) et une place à un bowl du Nouvel An n’intéresse personne…

Je vais bien, tout va bien

Dabo Swinney a demandé à BoG de faire passer le message haut et clair : Trevor Lawrence va bien, il n’y a rien qui va mal avec lui, rien, absolument rien. Maintenant, si les membres des médias pouvaient arrêter de lui envoyer des textos pour demander des nouvelles médicales de son quarterback !

Le Head Coach de Clemson n’a jamais entraîné sous Nick Saban mais la montée en puissance de son équipe au niveau d’Alabama l’a rendu aussi soupe-au-lait. Interrogé sur une possible IRM passée par Trevor Lawrence, il a d’abord calmement décliné de divulguer une information médicale avant de partir dans trois minutes de coup de gueule contre les médias qui essaient de créer un environnement dramatique autour de son programme. Il s’est montré particulièrement remonté par les critiques contre Trevor Lawrence qui, soyons honnête, n’a pas exactement la ligne de stats attendues suite à son impressionnante première saison. Mais bon, le bonhomme est humain, de temps en temps il rate une passe et ça n’est pas un drame, c’est un jouer et un type fantastique, etc., etc. Bref, par pitié, que les gens arrêtent de faire du foin autour des Tigers. Tout va bien dans la maison !

Fier comme un coq

Alors, évidemment, l’info du weekend c’est la grosse diarrhée que les Dawgs ont lâché sur les haies bien taillées de Sanford Stadium contre les Gamecocks.

Georgia était favori de 21 points et s’est incliné après deux prolongations (qui auraient pu être évitées, voir plus bas) contre South Carolina (17-20 2OT), qui a dégouté QB Jake Fromm (28/51, 295 yards, 1 TD, 3 INT).

L’homme qui a envoyé Jacob Eason à Washington et Justin Fields à Ohio State n’avait jamais perdu contre une équipe non-classée (20-0) et était invaincu à la maison (16-0). Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, l’autre USC a pris un malin plaisir à ruiner les chances de Playoff des Bulldogs et cela malgré la sortie sur blessure de QB Ryan Hiliski (15/20, 116 yards, 1 TD) sur blessure au troisième quart temps.

Et s’il a fallu deux prolongations aux Cocks pour s’imposer à Athens, c’est en partie parce qu’on ne devrait jamais confier les décisions offensives de fin de match à un ancien coordinateur défensif… Oui, Will Muschamp est un brillant stratège défensif mais sa gestion de la fin du temps réglementaire a été pour le moins… hallucinement médiocre…

Résumé : le match est à égalité 17-17 avec quarante-cinq secondes à jouer et South Carolina se retrouve en quatrième tentative et trois yards sur la ligne des quarante yards de Georgia, à qui il reste deux temps morts.

La question : jouer la tentative ou taper le field goal de 57 yards (40 yards + 10 yards d’end-zone + 7 yards de snap vers l’arrière) ?

L’enjeu : quatre scénarios possibles ; 1) jouer et réussir la quatrième tentative, ce qui donne l’occasion à USC de se rapprocher de l’en-but pour tenter un FG plus facile et de grignoter l’horloge jusqu`à son expiration, 2) jouer et rater la tentative, ce qui rend la balle à Georgia sur ses quarante yards avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts, 3) taper et marquer le FG, ce qui donne trois points d’avance aux Cocks et rend la balle à Georgia sur ses vingt-cinq yards (probablement) avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts, 4) taper et manquer le FG ce qui rend la balle à Georgia sur ses quarante yards avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts.

Les maths : les Gamecocks ont, jusque-là, une moyenne de 3.9 yards par course et converti leur unique quatrième tentative. Leur kicker, Parker White (FG : 2/4 / PAT : 2/2) est 0-4 en carrière universitaire sur ses FG de plus de 50 yards et a un record personnel de 48 yards.

La décision : évidemment, la pire de toutes, tenter et foirer un FG infaisable…

De son coté, Kirby Smart, ancien grand gourou défensif de Nick Saban à Alabama, a eu la bonne idée d’offrir un temps mort en seconde prolongation à South Carolina alors que les Gamecocks étaient en quatrième tentative et totalement confus sur le jeu qu’ils devaient exécuter et sans temps mort pour y réfléchir tranquillement ou se mettre en position de FG. Les visiteurs en ont profité pour convertir un FG sur la série suivante puis PK Rodrigo Blankenship (FG : 1/3 / PAT : 2/2) a manqué le sien.

WR Brandon Aiyuk, Arizona State (#2) – Crédit photo : Christian Petersen/Getty Images

Reçu cent vingt-cinq sur dix

Arizona State a enchainé cent vingt-cinq matchs à plus de dix points marqués, ce qui égale le record FBS de Louisiana Tech entre 2008 et 2018. La dernière fois qu’ASU n’a pas atteint un score à deux chiffres est une défaite contre Southern California (9-14) en novembre 2009. Les Sun Devils se rendent à Utah en Semaine 8 pour s’emparer seuls du record.

L’info qui ne sert à rien

James Franklin a donné son gilet à une étudiante qui se promenait sur le campus de Penn State avec un t-shirt de Michigan State.

Dixit le Head Coach des Nittany Lions quand il est arrivé à State College : « Tout le monde est fan de Penn State. Et si quelqu’un ne l’est pas, il le deviendra une fois qu’on aura fini de discuter ensemble ».

Parfois, il faut prêcher dans sa propre paroisse…

Records en tout genre

Après une nouvelle performance contre Michigan State (38-0), Wisconsin continue de réécrire son livre d’histoire, et celui du College Football.

Les Badgers sont 6-0 pour la première fois depuis 1993 et, pour la première fois de leur histoire, ils ont quatre blanchissages à leur actif (@USF 49-0 / Central Michigan 61-0 / Kent State 48-0 / Michigan State 38-0).

Aucune équipe depuis Oklahoma en 1967 n’a eu autant de fanny dans une saison (les Sooners en ont eu quatre également cette année-là) et il faut remonter à 1962 pour trouver une équipe qui n’a accordé aucun point lors de quatre de ses six premiers matchs. Les Minnesota Golden Gophers avaient même fait mieux puisqu’ils n’avaient lâché des points que lors d’un de leurs cinq premiers matchs (leur premier match étant un splendide 0-0) et avaient terminé la saison avec cinq blanchissages (quatre victoires et un nul).

Wisconsin n’a encaissé que vingt-neuf points en six matchs (Michigan 35-14 et Northwestern 24-15), plus petit total en B1G depuis les vingt points en huit matchs d’Ohio State en 1973. C’est également le plus petit total au niveau national depuis 1993 lorsque Florida State n’avait également encaissé que vingt-quatre points lors de ses six premiers matchs.

Whisky s’est aussi offert la tête de tout l’état du Michigan cette saison : Central Michigan (61-0), Michigan (35-14) et Michigan State (38-0).

La stat du jour

Nombre de sacks : Oklahoma 9, Texas 0

Les Sooners ont remporté la Red River Rivalry (34-27) mais le score final ne reflète pas la domination statistique d’OU. Les 131 yards de QB Jalen Hurts (16/28, 235 yards, 3 TD, 1 INT / 17 courses, 231 yards, 1 TD) au sol, record du Cotton Bowl pour un quarterback, ont ouvert la voie à 276 yards au sol pour Oklahoma, contre tout juste 100 yards pour Texas. 

Dans les airs, QB Sam Ehlinger (26/38, 210 yards / 23 courses, -9 yards, 2 TD) a tenu son rang mais les Longhorns ont passé la journée à courir après l’anguille WR CeeDee Lamb (1 course, 4 yards / 10 réceptions, 171 yards, 3 TD) qui a été leur vrai bourreau dans cette 105ème confrontation entre les deux rivaux.

Texas (55V – 45D – 5N) mène encore cette série toujours aussi bouillante – tous les joueurs ont pris un avertissement pour conduite antisportive avant le début du match – mais Oklahoma a remporté quatre des cinq derniers matchs.

Défense en option ?

Oui, LSU a collé plus de cinq cents yards et quarante points à la réputée défense de Florida lors de la solide victoire des Tigers sur les Gators (42-28). Les 10.6 yards par jeu de Louisiana State est un record de l’école contre un adversaire classé ou un adversaire (classé ou non) de la SEC.

Mais, dans son élan offensif, LSU a un peu perdu le contact avec ce qui a fait sa force ces dernières décennies : la défense. L’équipe du Bayou joue délibérément vite, ne se préoccupant que peu des près de quarante minutes passées sur le terrain par sa défense, ce qui a permis à Florida de marquer ces vingt-huit points et d’engranger plus de quatre cent cinquante yards. 

Vanderbilt (66-38) et Texas (45-38) ont tous deux marqué trente-huit points aux Tigers mais cela n’a, pour l’instant, aucune importance tant que LSU arrive à marquer au moins un point de plus. Combien de temps cela suffira-t-il ?

DBU ?

Yards accordés dans les airs : LSU 311, Florida 293.

Florida remporte donc le titre tant convoité de « DBU », la meilleure université pour les Defensive Backs.

Maintenant, il va peut-être falloir le mériter ce titre…

QB Justin Herbert, Oregon (#10) – Crédit photo : Chris Pietsch, AP

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a rectifié le tir en punissant Florida State (45-14). Les Tigers sont la première équipe de la conférence ACC à atteindre 750 victoires.

Indiana a blanchi Rutgers (35-0) en limitant les Scarlet Knights à soixante-quinze yards en attaque.

Oregon a détruit Colorado (45-3) ne laissant qu’un maigre field goal aux Buffaloes. Depuis leur défaite contre Auburn (21-27) en ouverture de la saison, les Ducks ont encaissé une moyenne de cinq points par match et n’ont accordé qu’un touchdown.

Utah n’a fait qu’une bouchée d’Oregon State (52-7) grâce notamment au quatorzième match de RB Zach Moss (5 courses, 121 yards, 2 TD) à plus de cent yards, ce qui égale le record de l’école désormais codétenu avec John White (2011-2012) et Devontae Booker (2014-2015).

Wisconsin a mis Michigan State fanny (38-0) sans même avoir à fatiguer RB Jonathan Taylor (26 courses, 80 yards, 2 TD / 3 réceptions, 22 yards).

Cuillère de bois

BoG a déjà flagellé Rutgers la semaine passée et il faut bien dire que les Scarlet Knights mériteraient encore un petit coup de règle sur les doigts pour leur prestation à Indiana (0-35) mise en lumière par cette impressionnante stat de 1 yard gagné à la passe contre les Hoosiers et surtout par un chef d’œuvre de premier snap : sack et fumble retourné pour TD par Indiana. Une bonne entrée en matière… 

Mais c’est Vanderbilt qui à l’honneur de la rubrique cette semaine. Vandy a démarré la saison en s’inclinant contre Georgia (6-30), à Purdue (24-42) et contre LSU (38-66) avant de signer une victoire contre Northern Illinois (24-18). Pas brillant mais pas totalement honteux non plus. La défaite à Ole Miss (6-31) est également excusable même si l’ampleur du score l’est moins. Celle de cette semaine contre UNLV à la maison (10-34) ? Absolument pas. Les Rebels n’avaient pas encore battu d’équipe FBS cette saison (Arkansas State 17-43, @Northwestern 14-30, @Wyoming 17-53, Boise State 13-38) et leur dernière victoire chez une équipe FBS remontait à 2017 à Fresno State (16-36). Ce revers à Nashville n’est donc pas exactement un pas dans la bonne direction.

Tops

Un flambeau pour… LB Louis Acceus (14 placages, 3 TFL, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la victoire de NC State contre Syracuse (16-10)

Un brasier pour… WR CeeDee Lamb (1 course, 4 yards / 10 réceptions, 171 yards, 3 TD) et ses trois TD lors de la victoire d’Oklahoma contre Texas (34-27).

Un feu d’artifice pour… DB Israel Mukuama (11 placages, 3 INT, 1 TD) et ses trois interceptions dont une retournée pour TD lors de la victoire de South Carolina à Georgia (20-17 2OT).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Charlie Brewer (24/37, 352 yards, 3 INT / 15 courses, 55 yards, 3 TD) et ses trois interceptions lors de la victoire de Baylor contre Texas Tech (33-30 2OT).

Un seau d’eau pour… QB Steven Montez (19/34, 131 yards, 4 INT / 3 courses, 12 yards) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Colorado à Oregon (3-45).

Un naufrage titanesque pour… QB Jake Fromm (28/51, 295 yards, 1 TD, 3 INT / 6 courses, 6 yards) et ses trois interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Georgia contre South Carolina (17-20 2OT).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. ACC(*) : 1V – 0D (Total : 30V – 12D)
2. Pac-12 : 0V – 1D (Total : 24V – 11D)
2. SEC : 0V – 1D (Total : 33V – 10D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
B1G : 0V – 0D (Total : 32V – 8D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

WR Justin Jefferson, LSU (#2) – Crédit photo : Gerald Herbert, AP

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 Oklahoma

Admettons-le d’emblée, personne n’a aucune foutue idée de qui jouera le CFP en fin d’année et les piteuses performances des prétendus cadors du College Football ne vont pas manquer de continuer en octobre et novembre.

Avec la défaite de Georgia à South Carolina (17-20 2OT) et la victoire de LSU sur Florida (42-28), il semble que la SEC West est à nouveau en route pour un titre de conférence. BoG mise toujours sur Alabama pour infliger aux Tigers leur premier revers de la saison et terminer invaincu en SEC. Ohio State ne jouait pas cette semaine mais si les Buckeyes battent Penn State puis Wisconsin à Indianapolis, ils peuvent probablement survivre à une défaite contre ces mêmes Badgers à Columbus et tout de même valider leur ticket. Oklahoma a été dominant en défense contre Texas (34-27) et personne ne semble en mesure de les toucher en Big 12. Enfin, Clemson est redevenu Clemson en étrillant Florida State (45-14).

Évidemment, il est virtuellement impossible qu’Alabama, Ohio State, Oklahoma et Clemson soient tous invaincus en fin de saison mais si ces quatre-là gagnent leurs conférences respectives avec une défaite honorable, ils auront jusqu’au 28 décembre pour préparer leurs demi-finales. Les défaites de Georgia et Virginia (Miami 9-17) n’arrangent pas Notre Dame malgré la victoire des Irish sur USC (30-17) qui est encore en course pour remporter la Pac-12. Les Dawgs peuvent encore être du voyage s’ils remportent la conférence SEC mais, au vu de leur prestation contre les Gamecocks, il n’est pas garanti qu’ils n’iront pas perdre à Jacksonville contre Florida ou à Auburn. Wisconsin est aussi un prétendant, même en cas de défaite à Columbus. Penn State est en embuscade mais les Nittany Lions ne pourront pas s’offrir le luxe de perdre à Ohio State, sauf si les Buckeyes perdent deux matchs, les deux scénarios étant improbables. Enfin, à moins d’un cataclysme, la Pac-12 regardera le Playoff à la télé.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Tua Tagovailoa qui s’est emparé seul du record de touchdowns à la passe à Alabama (81), devançant désormais A.J. McCarron (77). Le quarterback du Tide a passé pour au moins quatre TD lors de onze de ses trente matchs. C’est deux de moins que l’ensemble de tous les autres QB de l’histoire de Bama. Évidemment, Nick Saban a ressorti le bon vieux poison à rat parce qu’il ne faut pas dire du bien de ses joueurs sinon ils arrêtent de bosser à l’entrainement et en matchs…

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 22

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Derick E. Hingle/USA Today Sports

Vingt-deuxième édition (2019 – Semaine 6) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Michigan a réalisé un chef-d’œuvre défensif, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Cincinnati, mais la victoire sur UCF (27-24) qui met fin à la série de trente-et-un matchs consécutifs des Knights à plus de trente points (plus longue de l’ère du classement AP) n’intéresse personne…

La meilleure défense…

N’est pas l’attaque, apparemment. Iowa restait sur cinq victoires lors de ses six dernières confrontations contre Michigan mais les Hawkeyes n’ont pu marquer plus d’un field goal à la Big House et se sont logiquement inclinés (3-10).

Pas que les Wolverines aient été tellement plus brillants en attaque mais la bande à Harbaugh a forcé quatre pertes de balles dont trois interceptions de QB Nate Stanley (23/42, 260 yards, 3 INT / 8 courses, -65 yards), qui a aussi subi huit sacks dans la rencontre.

C’est le plus petit score combiné dans la série depuis 1941 (victoire de Michigan 6-0).

A tout seigneur…

Félicitations à Ohio State et SMU qui sont les deux premières équipes de FBS à se qualifier pour un bowl de post-saison.

Les Buckeyes (6-0) n’ont eu aucun mal à battre Michigan State (34-10). Cela a été plus compliqué pour les Mustangs (6-0 pour la première fois depuis 1982) qui ont dû batailler pendant trois prolongations pour se défaire de Tulsa (43-37).

Notez que Florida (6-0) n’est pas encore éligible à la post-saison en raison de ses deux victoires contre des équipes FCS (UT Martin 45-0 et Towson 38-0). BoG ne se fait pas de souci pour les Gators qui ont remporté le choc du weekend contre Auburn (24-13), grâce notamment à une défense qui a rappelé à QB Bo Nix (11/27, 145 yards, 1 TD, 3 INT / 10 courses, 18 yards) qu’il n’est encore qu’un quarterback freshman.

… tout honneur

Interrogé sur le Head Coach qui, pour lui, a été jusqu’à présent le meilleur pour ses premiers mois à la tête d’un nouveau programme, le pince-sans-rire Urban Meyer a répondu Ryan Day sans hésiter.

L’explication ? Selon l’ancien HC d’Ohio State, le nouveau HC d’Ohio State a repris en main et transformé les Buckeyes. BoG a failli s’étouffer en avalant son petit-déjeuner et les collègues d’Urban Meyer sur le plateau de Fox (Reggie Bush et Matt Leinart) l’ont copieusement chambré.

Après tout, ce n’est pas comme si Urban Meyer avait le meilleur pourcentage de l’histoire de tOSU (90%), sept titres de la B1G West, trois titres de conférence et un titre national durant ses sept années à Columbus… Sans compter que son remplaçant hérite tout de même un peu de son roster…

L’info qui ne sert à rien

Mike Gundy, qui n’a pourtant plus quarante ans, joue à Donkey Kong.

Mauvaise passe

Washington n’avait pas gagné à Stanford depuis 2007 (27-9) et, sûrement, les Huskies allaient profiter de la mauvaise passe du Cardinal (trois défaites sévères à USC (20-45), à UCF (27-45) et contre Oregon (21-6) en quatre matchs) pour mettre fin à une douzaine d’années de disette à la Ferme… Nope, les intellos ont battu les hippies 23 à 13.

Va d’abord chez le coiffeur

Jonathan Sutherland (S Penn State) a reçu une lettre peu banale d’un fan de Penn State puisqu’un ancien élève, qui s’est décrit comme étant de la vieille école, lui a tout simplement demandé de se débarrasser de ses dreadlocks qu’il trouve « affreux », se demandant même si ses parents ou sa petite amie ne lui ont pas dit que sa chevelure était « peu séduisante » et « dégoutante ».

La lettre du septuagénaire (apparemment diplômé en 1966), qui souhaiterait voir réintroduit un code vestimentaire pour que ses Nittany Lions adorés ne ressemblent pas aux joueurs de Florida ou de Miami, a fait grand bruit, révoltant les coéquipiers du Safety de PSU et déclenchant une réponse publique du Head Coach James Franklin. 

Bien évidemment, le HC a répondu que les discriminations sur la coiffure, couleur ou religion, etc. n’avaient pas lieu de citer dans son vestiaire et tout le discours qui va bien.

BoG n’en a rien à cirer de comment se coiffent les joueurs ou du nombre de tatouages qu’ils ont sur les bras. Au 21ème siècle, on devrait enfin pouvoir jouir de ces libertés. Mais, attention, les dreadlocks ça passe pour un safety mais si le running back ou le receveur de votre équipe préférée se fait plaquer par les cheveux à un mètre de l’en-but et fait perdre vos petits protégés, vous êtes en droit de réclamer la tête du Head Coach !

Match aller

Dur d’être indépendant dans un monde de conférences. Notre Dame, qui est à moitié affiliée à la conférence ACC et possède suffisamment de rivaux, n’a aucun problème pour remplir son calendrier.

C’est moins le cas de New Mexico State et de Liberty qui, cette année, ont dû se résoudre à planifier un aller-retour pour atteindre leur quota de douze matchs.

Les Flames ont remporté le match aller chez les Aggies (20-13). Match retour le 30 novembre à Lynchburg.

Bizarrerie de calendrier

Puisqu’on parle de calendrier, la sortie d’Auburn à Florida (13-24) a marqué le premier déplacement de Gus Malzahn en Floride depuis qu’il exerce en SEC. Il lui aura donc fallu attendre onze saisons (2009-2011 en tant que coordinateur offensif et depuis 2013 en tant que HC). Étonnamment, la dernière confrontation à Gainesville entre les deux poids lourds de la SEC remontait à 2007 (victoire d’Auburn 20-17).

Une autre anomalie sera effacée le 24 novembre lorsque Texas A&M se rendra à Georgia. Depuis leur arrivée en conférence SEC en 2012, les Aggies n’ont jamais affronté les Bulldogs.

Schizophrénie

Ces deux dernières saisons, Oklahoma State a joué sept équipes du Top 25 et dix équipes non classées.

Le bilan ? 5-2 et 4-6…

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Georgia n’a laissé Tennessee rêver qu’un peu moins d’une mi-temps avant de lâcher les chiens (43-14). Les Bulldgos ont remporté leurs quinze dernières confrontations de SEC East.

LSU a fessé Utah State (42-6) et muselé le pourtant dynamique QB Jordan Love (15/30, 130 yards, 3 INT). Pendant ce temps, QB Joe Burrow (27/38, 344 yards, 5 TD, 1 INT / 10 courses, 42 yards, 1 TD) continue sans tapage sa campagne Heisman et les Tigers ont aligné cinq matchs à plus de quarante points, plus longue série de l’ère AP.

Maryland a écrasé Rutgers (48-7). Les Scarlet Knights ont manqué un FG sur leur premier drive, les Terrapins ont en manqué un sur leur dernier.

Missouri a démonté Troy (42-10) mais a perdu QB Kelly Bryant (12/19, 221 yards, 3 TD / 6 courses, 20 yards, 1 TD) sur blessure au genou en fin de première mi-temps.

Notre Dame a écrabouillé Bowling Green (52-0) pour son premier blanchissage depuis 2014 (Michigan 31-0). QB Ian Books (16/20, 261 yards, 5 TD) a joué un peu plus d’une mi-temps et terminé la rencontre avec plus de touchdowns que de passes incomplètes.

Penn State a tranquillement dominé Purdue (35-7) et reste invaincu contre la B1G West lors de ses onze derniers matchs. PSU est la seule équipe de FBS à n’avoir accordé aucun point en du premier quart temps après six semaines de compétition.

Wisconsin a blanchi Kent State (48-0) en limitant les Golden Flashes à soixante yards au sol et soixante-quatre yards dans les airs. Les Badgers ont la meilleure défense du pays avec 179 yards et 5.8 points accordés par match.

Cuillère de bois

BoG va foutre la paix à Kansas, et sa belle série de trente-deux défaites de rang contre des équipes classées dans le Top 25, et se concentrer sur un autre résident de la fosse des Mariannes : Rutgers.

Laminés par Maryland (7-48), les Scarlet Knights continuent leur série de futilité dans la B1G. En trois matchs de conférence cette année, Rutgers a pris trois gifles : à Iowa (0-30), à Michigan (0-52) et, donc, contre Maryland. Bien sûr, le « double reverse flea flicker » contre les Terps étaient divertissant mais il faudrait peut-être aussi apprendre à avancer (et marquer) avec une bonne course entre les tackles.

Pour son premier match après le licenciement de Chris Ash, Rutgers a encore beaucoup de boulot. Et d’incertitude… QB Art Sitkowski (44/68, 429 yards, 1 TD, 2 INT), qui avait récupéré le poste de quarterback numéro 1 après la blessure de McLane Carter (27/47, 368 yards, 2 TD, 4 INT), a demandé à ne pas jouer contre Maryland et envisage de prendre un redshirt. McLane Carter, lui, a pris sa retraite en raison de trop nombreuses blessures. Mais cette incertitude en attaque ne devrait pas excuser l’absence défensive dont ont fait preuve les Scarlet Knights contre Maryland : les Terps ont marqué cinq touchdowns sur des possessions d’un jeu ou moins : passe de 80 yards, course de 42 yards, course de 2 yards après interception, course de 80 yards et un retour de kick-off de 100 yards…

Tops

Un flambeau pour… RB Jonathan Taylor (19 courses, 186 yards, 4 TD / 3 réceptions, 29 yards, 1 TD) et ses cinq touchdowns lors de la victoire de Wisconsin contre Kent State (48-0).

Un brasier pour… LB Jordyn Brooks et ses dix-neuf placages et trois sacks lors de la victoire de Texas Tech contre Oklahoma State (45-35).

Un feu d’artifice pour… LT Samuel Cosmi (1 réception, 12 yards, 1 TD) et son touchdown lors de la victoire de Texas à West Virginia (42-31). Ça n’est pas tous les jours qu’on voit marquer un joueur de ligne offensif de 135 kilos…

Flops

Un pétard mouillé pour… LB Jordyn Brooks et ses dix-neuf placages et trois sacks lors de la victorie de Texas Tech contre Oklahoma State (45-35).

Un seau d’eau pour… QB Spencer Sanders (22/37, 290 yards, 2 TD, 3 INT / 19 courses, 46 yards) et ses trois interceptions et deux fumbles perdus lors de la défaite d’Oklahoma State à Texas Tech (35-35).

Un naufrage titanesque pour… QB Austin Kendall (31/46, 367 yards, 3 TD, 4 INT / 5 courses, 23 yards, 1 TD) et ses quatre interceptions lors de la défaite de West Virginia contre Texas (31-42).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 33V – 9D)
2. B1G : 1V – 0D (Total : 32V – 8D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 29V – 12D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 10D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Georgia – #4 Clemson
#2 Alabama– #3 Ohio State

On prend les mêmes…

Bon, oui, d’accord, ce ne sont pas les meilleures équipes à l’instant « t », yadi, yada. Sinon, évidemment, LSU ou Oklahoma serait dans le quatuor et pas Clemson.

Mais qui sera vraiment en Playoff en fin d’année ? LSU va-t-il gagner à Alabama le 9 novembre ? Quelqu’un va-t-il empêcher Clemson de terminer 13-0 et pourra-t-on vraiment dire que, bien que n’ayant joué personne, les champions sortants ne sont pas capables de battre n’importe qui quand ça compte vraiment ?

Déjà, pour commencer, on va voir ce que les Sooners ont dans le ventre à la Red River Rivalry. Ou si Notre Dame, qui reçoit USC, est encore dans la course. Ou si Wisconsin démonte Michigan State comme Ohio State l’a fait. Ou si Florida, en déplacement à LSU, peut s’inviter à la dernière danse. Ou si LSU peut dominer une vraie défense. Ou si Clemson, qui affronte une équipe de Florida State dont on ne sait pas vraiment ce qu’elle vaut, est vraiment en perte de vitesse. Ou si Penn State peut survivre à Iowa et faire de l’ombre aux Buckeyes. Ou si la défense d’Alabama peut faire taire l’attaque de Texas A&M et rassurer sur sa jeunesse. Ou si Wake Forest…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à QB Joe Burrow (144/188, 1864 yards, 22 TD, 3 INT / 29 courses, 62 yards, 2 TD) qui est devenu le premier quarterback de LSU à passer pour plus de trois cents yards dans quatre matchs consécutifs. Si Louisiana State est en si belle posture, elle le doit largement à l’ancien Buckeye qui s’est épanoui dans le Bayou. On avait presque (ou pas presque) perdu l’habitude de voir LSU avec un QB même à moitié décent mais, là, les Tigers s’en sont trouvé un bon. Voire très bon.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 21

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-et-unième édition (2019 – Semaine 5) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Will Muschamp et les South Carolina Gamecocks vont botter le cul à leur semaine de repos, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé D’Eriq King (QB Houston), encore lui, mais le redshirt pour éviter de gâcher sa dernière saison universitaire avec une équipe pourrissime de Houston (et aller jouer à Oklahoma l’an prochain ?) n’intéresse personne…

Le match à ne pas perdre

Répondant à un journaliste qui l’interrogeait sur le match de South Carolina contre Kentucky (24-7), le HC des Gamecocks a répondu : « On doit gagner [tous les matchs]. Tous. Vous savez ce qu’il y a la semaine prochaine ? Notre semaine de repos. La suivante ? Un match qu’il faut gagner… et on doit aussi botter le cul à notre semaine de repos. »

Contre les Wildcats, les Gamecocks ont signé leur deuxième succès de la saison (Charleston Southern 72-10) pour trois défaites (North Carolina 20-24, Alabama 23-47 et Missouri 13-34).

Il reste sept matchs à (l’autre) USC pour remporter quatre matchs et se qualifier pour la post-saison. BoG prédit trois défaites à Georgia, contre Florida et contre Clemson. Les matchs à Tennessee et contre Vanderbilt sont gagnables. Ceux contre Appalachian State et à Texas A&M le sont moins…

Show me the money

Ça y est, la Californie a passé le « Fair Play for Pay Act ». Entrée en vigueur en 2023 !

Pour rappel, cette loi permettra aux athlètes universitaires californiens d’être rémunéré en échange de l’utilisation de leur nom ou de leur image. Les grosses écuries du College Football s’inquiètent du désavantage que cela pourrait créer au niveau du recrutement.  Voilà le top 5 de BoG du pourquoi on n’a rien à craindre de cette nouvelle loi :

  1. D’ici 2023, elle va s’étendre à d’autres états.
  2. 90% de ce que les gens redoutent de l’avenir n’arrive jamais.
  3. Les athlètes olympiques (genre Michael Phelps quand il était encore étudiant à Michigan) vont pouvoir continuer à participer aux compétitions NCAA et toucher de l’argent pour se rendre aux Jeux, etc.
  4. Une université aidée par tous ses riches donateurs (le retour sur la scène footballistique de SMU ?) ne va pas se retrouver avec tous les joueurs 4- et 5-étoiles. Un roster ne compte que 85 boursiers et généralement pas 18 quarterbacks… Autrement dit, il y a suffisamment de talent au lycée pour que toutes les grosses écuries aient leurs stars d’autant plus que…
  5. Les vedettes du lycée vont toujours aller jouer chez les cadors du CFB. Les Alabama, Ohio State ou autre Clemson n’ont donc pas grand-chose à redouter. Bien sûr, certaines universités en retrait (SMU ?) bénéficieront plus que d’autres mais, pour un Manchester City financé par un riche roi du pétrole, combien y a-t-il de Southampton ? De façon totalement non dé-corrélée, les universités du Texas, dont certains anciens élèves ont fait fortune dans le pétrole, seront les grands bénéficiaires de cette nouvelle loi si elle s’étend au niveau national. Et Oregon, bien entendu…

Grandeur et décadence

En parlant de la Californie, Cal s’est incliné à domicile contre Arizona State (17-24) en perdant notamment QB Chase Garbers (9/12, 117 yards, 1 TD) en fin de première mi-temps.

Avec cette défaite, la Pac-12 devient la première conférence de l’ère du College Football Playoff à n’avoir aucune équipe à 5-0. Cela faisait dix ans (2009), qu’une telle misère n’était plus arrivée.

Occasion manquée

Lors des saisons 1945 et 1946, Georgia a aligné quinze victoires consécutives par plus de quatorze points.

Entre le 6 octobre 2018 (Wake Forest 63-3) et le 21 septembre 2019 (Charlotte 52-10), Clemson en a aligné quatorze. Les Tigers n’égaleront pas le record des Bulldogs après n’avoir battu North Carolina que d’un petit point (21-20). 

Avec ce succès à Chapel Hill, Dabo Swinney peaufine son record avec Clemson contre les équipes de Caroline du Nord (28-2). Les Tar Heels, eux, n’ont toujours jamais gagné contre un numéro 1 du pays (0-11) ou contre un Top 3 (0-27).

Superstition

En prévision de la rencontre entre Arkansas et Texas A&M au Jerry’s World d’Arlington, QB Nick Starkel (12/17, 109 yards, 1 INT) a fait des confettis de son t-shirt de Justin Bieber qui ne lui portait plus chance en match. Les Razorbacks se sont inclinés contre les Aggies (27-31). D’après l’analyse poussée de BoG, ça ne devait pas être le t-shirt…

On ne change pas une équipe qui gagne

Pour la première fois depuis 1969, les six premières équipes du classement de l’Associated Press sont les mêmes fin septembre qu’en présaison : Alabama, Clemson, Georgia, Ohio State, LSU et Oklahoma.

A l’époque, il s’agissait d’Arkansas, Ohio State, Oklahoma, Penn State, Texas et USC. Un demi-siècle plus tard, un tiers de ces équipes est toujours au top, un tiers est à une ou deux encablures derrière et un tiers est en galère.

L’info qui ne sert à rien

..sauf si vous habitez Seattle. La chaine de restauration rapide Wendy’s (imaginez Ronald Mc Donald’s mais avec des couettes) a ouvert un restaurant sur barge sur le Lac Washington qui borde le campus de l’université de Washington.

Les abords nautiques du Husky Stadium sont un spot d’avant-match très prisé où les fans aiment venir boire et manger avant d’aller supporter leurs toutous préférés. Ils peuvent désormais parfaire leur régime alimentaire avant les matchs…

Fin de série

Wake Forest est classé 22ème du dernier classement AP, la première apparition des Deamon Deacons dans le classement depuis 2008. Cela met fin à la troisième plus longue période de disette pour une équipe P5.

Les deux lauréats sont toujours, pour l’instant, les voisins Indiana (1994) et Purdue (2007) qui aiment à rappeler qu’au pays des Hoosiers et des Boilermakers on aime surtout jouer au basket-ball. WF laisse sa place à Kansas (2009) qui ne semble pas encore prêt à quitter le podium. La B1G ne s’arrête pas là puisqu’Illinois (2011) et Rutgers (2012) complètent le Top 5. Oregon State (2013) et Vanderbilt (2014) empêchent Minnesota (2014) de se joindre à ses compagnons de futilité.

Réduit en cendres

Puisqu’on parle de médiocrité et de Rutgers, les Scarlet Knights (1-3) ont viré leur HC Chris Ash. C’est la première victime de la saison, après seulement cinq semaines.

Arrivé aux commandes en 2016, Chris Ash rend un bilan de 8-32 avec seulement trois victoires en B1G, toutes en 2017 (à Illinois 35-24, Purdue 14-12 et Maryland 31-24).

Cette année, Rutgers a entamé par une victoire sur UMass (48-21) avant de sombrer à Iowa (0-30), de chuter contre Boston College (16-30) et de se faire fesser à Michigan (0-52).

On parle déjà de Greg Schiano pour reprendre les clés de la boutique après une dizaine d’années passée à la même position de 2001 à 2011 (bilan de 67-66). Un (court) temps engagé aux New England Patriots, Greg Schiano avait finalement préféré décliner l’offre pour se consacrer à sa famille. Ou avait-il quelque chose d’autre en tête… ?

Leach lynche

Après la défaite de Washington State à Utah (13-38), Mike Leach n’a pas mâché ses mots pour fusiller ses joueurs : « L’équipe est très tendre, vous savez ; on a bonne presse et on aime bien lire [les bonnes critiques], on aime bien se mettre des tapes dans le dos. Et vous savez, s’il y a la moindre résistance, on s’effondre. Et ce qu’il y a d’extraordinaire c’est que la majorité des gars étaient déjà dans l’équipe l’an dernier et c’était une équipe coriace. On a quasiment les mêmes gars mais tout d’un coup ils ne sont plus solides, ils sont gros, stupides, heureux et croient que tout leur est dû. »

BoG a toujours cru que « on joue comme on s’entraine ». Les entrainements du côté de la Palouse ne seraient-ils pas un peu « tendres » ?

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a facilement battu Ole Miss (59-21) malgré 476 yards concédés aux Rebels. QB Tua Tagovailoa (26/36, 418 yards, 6 TD / 4 courses, 1 yard, 1 TD) a encore été monumental, battant le record de l’université du nombre de passes de touchdown sur un match.

Auburn a perdu la bataille des ballons perdus (2 contre 3) mais a écrabouillé Mississippi State (23-56). RB Jatervious Whitlow (10 courses, 55 yards, 3 TD) a marqué par trois fois.

Duke s’est baladé à Virginia Tech (10-45). C’est le plus large succès des Blue Devils contre les Hokies en Virginie depuis 1951 (55-6 à Norfolk) et le plus gros revers de VT à la maison depuis 1974 (Houston 12-49). A l’époque, V-Tech était connu sous le nom de Gobblers (jusqu’en 1970) puis de Fighting Gobblers (jusqu’en 1980).

Florida a écrasé Towson (38-0) et QB Kyle Trask (18/20, 188 yards, 2 TD / 4 courses, -12 yards, 1 TD) a complété ses quinze premières passes qui, ajoutées à ses trois dernières passes contre Tennessee (34-3), lui en ont donné dix-huit d’affilée soit le nouveau record de l’université.

Michigan a dérouillé Rutgers (52-0) avec trois TD au sol de QB Shea Patterson (17/23, 276 yards, 1 TD, 1 INT / 4 courses, 4 yards, 3 TD).

Ohio State n’a eu besoin que d’une mi-temps pour surclasser Nebraska (48-7). Les Buckeyes ont intercepté QB Adrian Martinez (8/17, 47 yards, 3 INT / 15 courses, 81 yards) sur trois des quatre premières possessions des Huskers.

Oklahoma a terrassé Texas Tech (55-16) avec un WR CeeDee Lamb (7 réceptions, 185 yards, 3 TD) inarrêtable.

Penn State a blanchi Maryland (59-0) en marquant sur sa première course puis sur sa première passe. C’est la plus grosse fanny des Nittany Lions à l’extérieur depuis 1947 (à Fordham, 75-0).

Syracuse a flagellé Holy Cross (41-3) en ne concédant que dix-huit yards au sol aux Crusaders.

TCU a puni Kansas (55-14) en concédant moins de 100 yards à la passe (84) et à la course (75).

Cuillère de bois

Georgia Tech a chuté à Temple (2-24) en ne parvenant à marquer qu’en fin de match sur un… safety. C’est la troisième défaite des Yellow Jackets cette saison. Celle à Clemson (14-52) est excusable. Celle contre The Citadel (24-27 OT) est comique puisque les Bulldogs ont joué la triple-option et passé 320 yards au sol à GT qui, on aurait pu le croire, devrait savoir défendre ce type d’attaque puisque G-Tech a passé la dernière décennie à jouer le même playbook…

Tops

Un flambeau pour… DT Larrell Murchison et ses trois sacks et demi lors de la défaite de NC State à Florida State (13-31).

Un brasier pour… DL Julian Okwara et son son fumble recouvert et ses trois sacks lors de la victoire de Notre Dame contre Virginia (35-20).

Un feu d’artifice pour… WR DeVonta Smith (11 réceptions, 274 yards, 5 TD) et ses cinq TD lors de la victoire d’Alabama sur Ole Miss (59-31).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Anthony Brown (21/29, 265 yards, 2 TD, 2 INT / 6 courses, 20 yards) et des deux interceptions et fumble perdu lors de la défaite de Boston College contre Wake Forest (24-27).

Un seau d’eau pour… QB Matt Fink (19/32, 163 yards, 1 TD, 3 INT / 6 courses, 7 yards, 1 TD) et ses trois interceptions dont deux dans la end-zone adverse lors de la défaite de USC à Washington (14-28).

Un naufrage titanesque pour… QB Bryce Perkins (30/43, 334 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et trois fumbles perdus lors de la défaite de Virginia à Notre Dame (20-35).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 31V – 9D)
2. B1G : 1V – 0D (Total : 31V – 8D)
3. ACC(*) : 2V – 2D (Total : 29V – 12D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 10D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Georgia – #4 Clemson

#2 Alabama– #3 Ohio State

Clemson n’a pas montré grand-chose contre North Carolina (21-20), ne devant notamment son salut qu’à une tentative à deux points manquée par UNC, mais on voit vraiment mal les champions en titre ne pas être invités au Playoff s’ils finissent la saison régulière invaincus. En revanche, les Tigers ne reverront plus la place de numéro 1.

Georgia était au repos cette semaine et BoG voit toujours bien les Bulldogs battre Alabama et remporter la SEC. Alabama, qui a déroulé contre Ole Miss (59-31), sera aussi de la fête.

Ohio State et Oklahoma sont au coude-à-coude pour le quatrième ticket. Les Buckeyes ont une défense plus solide et ont donc les faveurs de BoG qui les place au-dessus des champions en titre. LSU reste en embuscade après avoir également pris du repos le weekend passé.

Notre Dame s’est appuyée sur une solide défense (huit sacks, trois fumbles recouverts dont un retourné pour TD et deux interceptions) pour se débarrasser de Virginia (35-20) et devrait être favoris lors de tous ses derniers matchs qui incluent les poussifs USC, Michigan et Stanford. Avec une seule défaite serrée à Georgia (17-23), les Fighting Irish sont toujours en course mais il faudrait un cataclysme en SEC pour que ND soit repêchée.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Tanner Morgan (QB Minnesota) qui a complété 21 de ses 22 passes à Purdue (38-31) ce qui établit un nouveau record en B1G (pour au moins 15 passes complétées). Les Gophers ont un bilan surprenant de 4-0 après des victoires sur San Diego State (28-21), à Fresno State (38-35 2OT), contre Georgia Southern (35-32) et à Purdue 38-31). Avec Illinois, Nebraska, à Rutgers et Maryland, les protégés de P.J. Fleck pourraient se retrouver à 8-0 avant de recevoir Penn State mi-novembre.

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