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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 16

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Seizième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, selon Jim Harbaugh, la controverse suit Urban Meyer partout où il va, on va surtout se concentrer sur les conférences du Power 5. Désolé, Houston, mais pour le cinquantenaire du premier homme sur la lune, on a un problème : votre quête de devenir la première équipe hors Power 5 à atteindre le College Football Playoff n’intéresse personne…

Cent cinquante automnes

1869 – 2019… Cela fait donc cent cinquante ans de College Football depuis ce premier match entre Rutgers et Princeton le 6 novembre 1869…

Bon, à l’époque la célèbre université se prénommait « College of New Jersey » et les Scarlet Knights étaient connus sous le nom de « Queensmen ». Comme c’est l’Amérique et qu’on aime bien les gros gâteaux à la crème avec plein de bougies, on va en entendre parler pendant tout l’automne de ce premier match, brillamment remporté par Rutgers (qui, depuis, a un peu plus de mal à enchainer les victoires le samedi) sur le score final de 6 à 4, soit l’équivalent de deux field goals contre deux safeties. Sauf que…sauf que ce premier match ressemblait bien plus à un bon vieux foot de chez nous qu’à un match de College Football, avec vingt-cinq bonhommes dans chaque équipe essayant de marquer un but à l’adversaire au cours d’une des dix manches du match (d’où les dix points au total). Mais enfin, ne gâchons pas l’ambiance festive…

Crédit photo : Rutgers Athletics

Il faudra attendre le 4 juin 1875 pour que Tufts et Harvard jouent le premier match de ce qui ressemble désormais au football moderne, avec un porteur de ballon dont la progression est stoppée par sa mise au sol. Et encore, la passe en avant n’apparaitra officiellement qu’en 1906…

Le College Football est un groupe qui admet une relation d’ordre

Comme début de la saison de College Football rime avec reprise des cours dans les facs, les matheux comprendront la référence. Pour tous les autres, disons que l’Associated Press (AP) nous a, comme tous les ans depuis une éternité, pondu son classement de pré-saison et, ô crime de lèse-majesté, l’empereur Nick Saban et son armada qui atomiserait n’importe quelle équipe de la future ligue XFL, ne sont pas « numero uno ». Cet honneur revient, on s’en doute un peu, au champion en titre, Clemson. Les Tigers atteignent la plus haute marche du podium en pré-saison pour la première fois de leur histoire.

Cela a-t-il vraiment une once d’importance ? Pas vraiment si l’on en croit les statistiques (décidément, ces maths…). Depuis 1950 (première année du classement AP), le #1 en pré-saison n’a terminé premier à l’issue de la saison que onze fois. Et il n’y a eu que cinq occurrences du duo de tête classé aux mêmes positions en début et fin de saison (dont 2016 et 2018 avec, déjà, Alabama et Clemson) et une seule de ces cinq fois dans le même ordre, en 1951. Pire, cette année-là, le classement était encore effectué avant les bowls et #1 Tennessee avait perdu le sien. Autant dire que Clemson et Alabama peuvent se faire du souci. Ou pas.

Comme on ne peut pas faire tout un foin sur un classement sans donner, justement, un classement, et comme le classement de pré-saison n’a vraiment que peu d’intérêt, voilà le classement, beaucoup plus intéressant, des plus longues séries en cours des équipes figurant dans le Top 25 de l’AP :

Alabama – 179 semaines
Ohio State – 114 semaines
Clemson – 68 semaines
Oklahoma – 43 semaines
Penn State – 40 semaines

Bon courage

Les Texas A&M Aggies et South Carolina Gamecocks auront l’énorme privilège d’affronter les trois premiers de l’AP Top 25 (Clemson, Alabama et Georgia) au cours de la saison 2019.

La dernière fois qu’une telle galère est arrivée à une équipe était en 1975 lorsque Missouri s’est farci Oklahoma (27-28), Alabama (20-7) et Michigan (7-31). Les Tigers avaient également joué Nebraska (7-30), qui était classé septième. Bien entendu, les classements n’ont pas tenu toute la saison : Oklahoma et Michigan étaient tombés au sixième et douzième places lorsque Mizzou les a affrontés, et Nebraska était grimpé à la troisième place.

Les Gamecocks affronteront également #8 Florida tandis que les Aggies (12ème du classement AP) croiseront le fer avec #6 LSU. Ce qui nous amène à…

Top 5

L’or, l’argent et le bronze reviennent sans conteste à Clemson, Alabama et Georgia, dans l’ordre qui peut vous faire plaisir. LSU pourrait être très bon cette année si QB Joe Burrow parvient à faire un peu bouger une attaque qui n’a plus eu un quarterback décent depuis… le fait que l’on ne s’en souvienne même plus prouve l’argument… Bon, okay, Zach Mettenberger (2011-2013) ?

Donc, voilà, vos quatre meilleures équipes de la saison 2019. De son côté, la bande à Jimbo Fisher n’est pas faite que de manchots. Texas A&M aura aussi une très bonne équipe cette année, au moins sur le papier.

A l’issue de la saison 2019, BoG a donc discuté avec WTFMTR (Whoever The Fuck Makes The Rankings) pour discuter du cas des Aggies :

BoG : Texas A&M est dans le Top 5.

WTFMTR : pas possible, les Aggies ont quatre défaites. On ne peut pas être dans le Top 5 avec quatre défaites.

BoG : oui, les Aggies ont perdu quatre matchs, mais ils les ont perdu de peu contre Clemson, Alabama, Georgia et LSU, les quatre meilleures équipes du pays. Et ils ont atomisé tous leurs autres adversaires. Et personne n’a approché le quatuor de tête qui a dominé la saison du casque et des épaulières.

WTFMTR : effectivement, mais comment peut-on classer TAMU au-dessus d’équipes qui n’ont qu’une ou deux défaites ?

BoG : ces équipes n’ont pas eu à jouer Clemson, Alabama, Georgia et LSU, sinon elles auraient plus de défaites. Et tout porte à croire que A&M battrait ces équipes si elles s’affrontaient. Donc, on réitère : Texas A&M fait partie du Top 5.

WTFMTR : oui, bon, okay, mais bon, enfin, quatre déf…

Et merde… Put@!n de børd3l… Merci pour la confusion ambiante sur ces conneries de classement, coaches et média ! Après toutes ces années, on ne sait toujours pas à quoi correspondent ces classements, en particulier ceux de pré-saison : valeur intrinsèque des équipes ? Bilan anticipé de victoires/défaites ? Une espèce de formule magique entre les deux ?

Dieu merci, le premier classement du sacrosaint comité de sélection du College Football Playoff (annoncé le 5 novembre) nous aidera à y voir plus clair… (insérez rire ironique et/ou toussotement indiscret ici).

Crédit photo : Bob Levey/Getty Images

Flop 25

Puisqu’on est en aux classements de pré-saison qui ne servent à rien…Lors des dix dernières saisons, une centaine d’équipes classées dans le Top 25 de pré-saison ont terminé en dehors du classement en fin d’exercice (soit un bon 40%). Parmi elles, dix-neuf équipes étaient issues du Top 10. Une trentaine d’équipes ont même terminé avec un bilan victoires/défaites négatif, ce qui inclut notamment dix équipes du Top 10. Non, BoG n’a rien contre vous, UCF Knights… (en plus, la règle à BoG c’est qu’on ne parle pas des équipes du G5, tout ancien champion national (ou pas) qu’il soit). Bref, Missouri Tigers, Miami Hurricanes ou autres Northwestern Wildcats, rien n’est perdu !

Questions pour un champion

Comme l’idée est toujours de poser des questions dont on n’a pas la réponse et de faire des pronostics foireux, petit tour d’horizon de LA question qui taraude tout le monde dans chaque conférence Power 5 et pour laquelle, pour une fois, tout le monde connait déjà la réponse.

ACC

A tout seigneur tout honneur, commençons par la conférence du champion en titre. Ou est-ce parce que c’est la première dans l’ordre alphabétique… ?

Qui va gagner la division Coastal ? Virginia est-elle vraiment la deuxième meilleure équipe de la conférence ? AJ Dillon (RB, Boston College) est-il le meilleur running back du College Football ? La version 2.0 de Mack Brown à North Carolina va-t-elle buguer ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… qui peut bien accrocher Clemson et empêcher les Tigers de remporter leur cinquième titre de conférence consécutif ?

Et la réponse est… : personne, évidemment ! Pas tellement besoin d’élaborer, Clemson est un cran au-dessus du reste de la conférence, et c’est un gros cran. Les Tigers pourraient chuter, évidemment, s’ils prennent un match ou deux un peu trop à la légère mais même un revers à Syracuse ou NC State n’empêchera pas les hommes de Dabo Swinney de remporter la conférence ACC.

B1G

Northwestern peut-il à nouveau gagner la division West ? Ohio State va-t-il se reprendre une méchante claque contre un tocard de la conférence ? Combien de points Rutgers marquera-t-il contre Michigan, Ohio State et Penn State ? La B1G va-t-elle encore regarder le College Football Playoff à la télé ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… Michigan va-t-il enfin parvenir à battre Ohio State ?

Et la réponse est… : Ohio State a remporté quatorze des quinze dernières confrontations entre les deux équipes. Jim Harbaugh est 0-4 contre les Buckeyes. Même sans Urban Meyer et avec un nouveau quarterback, Justin Fields, à sa tête, OSU reste plus talentueux que Michigan. Les Wolverines étaient donnés gagnants l’an dernier à Columbus avant de s’effondrer en troisième quart temps et de repartir avec une valise (39-62). Bien sûr, Michigan finira par battre Ohio State. Historiquement et statistiquement, ça n’est pas pour cette année…

Big 12

Jalen Hurts (QB, Oklahoma) va-t-il perpétuer la tradition et ramener le trophée Heisman à Lincoln Riley ? Est-ce enfin l’année d’Oklahoma State ? Les défenseurs de la Big 12 vont-ils parvenir à plaquer quelqu’un cette saison (même un arbitre ou un canard, juste quelqu’un !) ? Les Miles va-t-il bouffer l’herbe des prairies du Kansas ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… Texas va-t-il détrôner Oklahoma ?

Et la réponse est… : pour tout le bien que l’on pense du retour de Texas au sommet, il faut éviter de s’emballer. Une bonne saison et quelques matches qui basculent du bon côté ne garantissent pas un retour pérenne dans l’élite et la grosse performance contre Georgia au Sugar Bowl (28-21) doit être prise avec des pincettes (on ne connait jamais réellement le degré de motivation des équipes qui échouent aux portes du Playoff). Oklahoma conserve cette année encore une petite marge d’avance sur les Longhorns. Les Sooners sauront répondre présents dans celle des deux confrontations entre les deux rivaux qui comptera le plus : celle du Big 12 Championship.

Pac-12

Laquelle des deux équipes de Los Angeles est la meilleure (ou tout au moins la moins mauvaise) ? Khalil Tate (QB Arizona) va-t-il enfin recourir avec le ballon ? De combien de combinaisons d’équipement disposera Oregon cet automne ? Urban Meyer sera-t-il aux commandes de USC à la mi-octobre ?

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… la conférence Pac-12 va-t-elle re-goûter à la douce saveur du College Football Playoff ?

Et la réponse est… : n’en déplaise aux fans des Utes, dont l’équipe est vraiment bourrée de talent cette saison et pourrait bien remporter la conférence, on a du mal à imaginer les noms Utah et Georgia dans la même phrase quand on évoque le College Football Playoff. Bien sûr, il y a une quatrième place à prendre derrière les trois bulldozers Clemson, Alabama et Georgia, mais Oklahoma et Ohio State auront également quelques arguments à mettre en valeur. 

SEC

Missouri peut-il créer la surprise ? Texas A&M peut-il accrocher Alabama et/ou Clemson et/ou Georgia à son tableau de chasse ? Verra-t-on Florida de retour au sommet ? Arkansas va-t-il réapprendre à jouer au football ? 

Non, la question que tout le monde se pose réellement est… Georgia va-t-il finalement vaincre le signe indien et triompher d’Alabama ?

Et la réponse est… : un Saban blessé est un Saban dangereux… On peut prédire sans trop de risque qu’Alabama va se présenter à ses gros rendez-vous de l’année (LSU, SEC Championship, Playoff) avec le mors aux dents et la bouche pleine de sang à force de mordre si fort. La faute à Clemson l’an passé, mais c’est une mauvaise année pour se retrouver sur la route du Crimson Tide…

Crédit photo : Brian Murphy / Icon Sportswire via Getty Images

Football Championship Subdivision

Il n’y a que trois équipes de FBS qui n’ont jamais affronté d’équipes de FCS : Notre Dame, UCLA et USC.

En 2021, USC recevra UC Davis et laissera, seuls, ses deux grands rivaux se partager ce titre honorifique. Mais que les fans des Bruins ne se réjouissent pas trop vite… UCLA pourrait éventuellement suivre dans les pas des Trojans et décider, lui aussi, de s’offrir une victoire (quasi) automatique pour compenser les neuf matchs de conférence imposés par la Pac-12.

C’est un peu le monde à l’envers… L’idée était de renforcer son calendrier pour présenter le meilleur CV possible au comité de sélection du College Football Playoff mais, vu la débilité du processus, il vaut mieux terminer 12-1 en collant une branlée à Give-Me-A-Big-Check University que 11-2 en perdant en huitième prolongation contre Alabama ou Clemson.

Prolongation

En parlant de prolongation, une nouvelle règle entre en vigueur en 2019 pour éviter de revivre les 4h53 du match de l’an passé entre LSU et Texas A&M, remporté 74-72 par les Aggies après sept prolongations.

Désormais, à partir de la cinquième prolongation, la balle sera placée sur la ligne des 3 yards et les deux équipes tenteront à tour de rôle une conversion à deux points.

Commissaire Maigret

Jim Delany a pris sa retraite du poste de commissaire de la conférence B1G après 31 ans de bons et loyaux services. Il est remplacé par Kevin Warren, ancien Chief Operating Officer des Minnesota Vikings et premier Afro-américain à accéder à un poste de commissaire de l’une des conférences du Power 5.

Pour rappel, les commissaires des P5 sont (nombre d’années en poste entre parenthèses) :

ACC : John Swofford (23)
B1G : Kevin Warren (0)
Big 12 : Bob Bowlsby (7)
Pac-12 : Larry Scott (10)
SEC : Greg Sankey (4)

THE (pause) Ohio State University

L’université d’état de l’Ohio souhaite faire du mot « The » une marque déposée. Évidemment, personne n’aura à payer de royalties à OSU lorsqu’en se levant le matin on remarquera que « The sky is blue ». Ohio State souhaite se garantir le droit d’utiliser le mot « The » sur des fringues (casquettes, t-shirts, etc.) aux couleurs de l’université. La fac a donc déposé une demande auprès de l’agence fédérale qui va bien (US Patent and Trademark Office – Application 88571984).

L’université de Miami, aka « The U », n’a pas encore réagi…

THE Disk Jockey

Cet automne, le Horseshoe aura un DJ sur le bord du terrain pour mettre un peu d’ambiance avant et pendant les matches des Buckeyes. Les fans des Scarlet & Gray vont pouvoir se rincer l’estomac avec soda à volonté en rythme et poster de belles photos de tout ça en ligne grâce au lancement dans le stade du WiFi.

BoG n’a pas contacté le head coach Ryan Day pour savoir si le premier DJ pourrait être invité de South Beach à Miami rapport à ce truc sur une certaine marque déposée…

Crédit photo : CBS

Les rookies

Une vingtaine d’universités P5 débuteront la saison avec un tout nouvel head coach. Pour certains, il s’agit d’une promotion pour d’autres d’un changement latéral et pour une poignée d’un retour aux sources.

Georgia Tech (ACC) : Geoff Collins (Temple) remplace Paul Johnson (retraite).
Louisiville (ACC) : Scott Satterfield (Appalachian State) remplace Bobby Petrino.
Miami (ACC) : Manny Diaz (Temple) remplace Mark Richt (retraite).
North Carolina (ACC) : Mack Brown remplace Larry Fedora (analyste à Texas).
Kansas (Big 12) : Les Miles remplace David Beaty (consultant à Texas).
Kansas State (Big 12) : Chris Klieman (North Dakota State) remplace Bill Snyder (retraite).
Texas Tech (Big 12) : Matt Wells (Utah State) remplace Kliff Kingburry (Arizona Cardinals).
West Virginia (Big 12) : Neal Brown (Troy) remplace Dana Holgorsen (Houston).
Maryland (B1G) : Mike Locksley (OC Alabama) remplace D.J. Durkin (Staff à Alabama).
Ohio State (B1G) : Ryan Day (OC Ohio State) remplace Urban Meyer (retraite).
Colorado (Pac-12) : Mel Tucker (DC Georgia) remplace Mike MacIntyre (DC Ole Miss).

Du côté de la puissante conférence SEC, aucun changement d’entraineur en chef cette année, ce qui constitue une première depuis 2006. Treize ans qui font doucement sourire Kirk Ferentz. le seul entraineur de Division I à avoir résisté au bug de l’an 2000 : le coach d’Iowa est en poste depuis 1999.

Orphelin

Kansas State a terminé dix-huit saisons avec plus de huit victoires dans son histoire. Seize d’entre elles l’ont été avec Bill Snyder à la tête des Wildcats. Les deux autres ? 1912 et 1931. Bill Snyder a pris sa (seconde) retraite. Bonne chance, KSU…

ACC ?

Le 13 septembre, Wake Forest (ACC Atlantic) affrontera North Carolina (ACC Coastal) en match… hors conférence… Hein, quoi ?

Bon, avec un peu de recul, tout s’explique. Les deux équipes de Caroline du Nord n’ont aucun match de conférence prévue entre 2015 et 2022, la faute à l’expansion de la conférence en 2011 lorsque Syracuse et Pittsburgh ont rejoint les rangs en provenance de la défunte conférence Big East. Pour maintenir leur rivalité à flot, les Demon Deacons et Tar Heels ont prévu deux rencontres hors conférence, en 2019 et 2021.

Look at the ring

Clemson a distribué les bagues de champions du titre national remporté en janvier contre Alabama (44-16). Un joueur (?) des Tigers n’a pas reçu son morceau de ferraille : Kelly Bryant. Le quarterback a quitté l’équipe en cours de saison après avoir perdu le poste de titulaire au profit de Trevor Lawrence. Même si le néo-QB de Mizzou a sorti Clemson d’affaire contre Texas A&M (28-26) et, donc, contribué à la saison parfaite de la bande à Dabo (15-0), l’entraineur en chef des Tigers n’a pas jugé que son ancien joueur méritait la récompense. L’histoire a fait couler beaucoup d’encre sur les sites Web et beaucoup de bave dans les podcasts. Pour Dabo Swinney, c’est juste l’application de la règle en place à Clemson qui veut qu’un joueur de l’équipe n’est un joueur de l’équipe que s’il est dans l’effectif en fin d’année. Kelly Bryant, lui, s’en fout, apparemment.

Semaine 0

Comme c’est le 150ème anniversaire du petit, la NCAA, dans sa grande mansuétude, nous a offert un petit cadeau avant Noël : un « Florida – Miami » en Semaine 0 de la saison 2019.

Soyons honnête, ça sentait le traquenard et le match tout pourri vu que l’an dernier, à peu près à la même époque, les Hurricanes n’avaient pas existé contre LSU (17-33). Mais bon, chaque nouvelle saison de College Football amène son lot de doux rêves et espoirs, la majorité, on s’en apercevra tout au long de la saison, finissant en grosses désillusions.

Pour cette rencontre à Orlando marquant la 56ème confrontation entre les deux équipes (avantage Miami 29-26 mais 3-3 sur terrain neutre), l’avantage statistique penchait légèrement du côté des Gators. Oui, avant la rencontre, les Canes avaient remporté sept des huit derniers affrontements. Mais Florida (#8 AP) n’avait jamais perdu un premier match de la saison en étant classé dans le Top 10 (21-0). Et les Canes restaient sur neuf défaites en dix matchs contre un adversaire du Top 10.

Crédit photo : Jasen Vinlove-USA TODAY Sports

Avec ces statistiques bétons en poche, le premier match de la saison a été un régal et Florida l’a emporté d’un brin (24-20) bien qu’ayant tout fait pour laisser la victoire à leur adversaire du jour. Ah ben oui, parce que sinon il faut expliquer l’interférence de passe dix yards en deçà de la ligne de gain avec 36 yards à gagner sur quatrième tentative et moins de deux minutes à jouer…

Une autre équipe qui ne s’est pas aidée elle-même pour son premier match est Hawaii. Il a fallu un plaquage sur QB Khalil Tate à moins d’un yard de l’en-but pour empêcher Arizona d’égaliser à expiration de l’horloge. Les Rainbow Warriors l’ont emporté (45-38) sur une équipe des Wildcats qui va passer une très longue saison si elle ne corrige pas très vite ses lacunes défensives. Les hommes de Kevin Sumlin ont terminé 2018 en lâchant plus de trente points lors de cinq de leurs six derniers matchs. Mais pire que les quarante-cinq points et près de six cents yards accordés aux insulaires, Zona a perdu malgré six pertes de balles (quatre interceptions et deux fumbles) d’Hawaii… Ça pique !

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Cedric Benson (RB Texas, 2001-2004). Cette saison démarre avec la triste nouvelle du décès de Cedric Benson dans un accident de moto à l’âge de 36 ans. L’ancien coureur de Texas est le seul de l’histoire des Longhorns à avoir couru plus de 1000 yards lors de chacune de ses quatre saisons à Austin. Il a terminé sa carrière universitaire avec 5540 yards, deuxième meilleur total à Texas (derrière Ricky Williams) et neuvième en NCAA FBS. En 2004, il a remporté le Doak Walker Award, remis au meilleur running back de la ligue. Après sa carrière NFL (Bears, Bengals, Packers), il était retourné à Austin pour s’occuper de sa fondation NUFCED qui aide les enfants et familles défavorisés de la région.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 23

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Scott W. Coleman, Hill Country News

Vingt-troisième édition (2019 – Semaine 7) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est qu’il n’y a pas de drame à Clemson et que tout va bien avecTrevor Lawrence, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Memphis, mais la grossière erreur d’arbitrage qui coûte la victoire aux Tigers contre Temple (28-30) et une place à un bowl du Nouvel An n’intéresse personne…

Je vais bien, tout va bien

Dabo Swinney a demandé à BoG de faire passer le message haut et clair : Trevor Lawrence va bien, il n’y a rien qui va mal avec lui, rien, absolument rien. Maintenant, si les membres des médias pouvaient arrêter de lui envoyer des textos pour demander des nouvelles médicales de son quarterback !

Le Head Coach de Clemson n’a jamais entraîné sous Nick Saban mais la montée en puissance de son équipe au niveau d’Alabama l’a rendu aussi soupe-au-lait. Interrogé sur une possible IRM passée par Trevor Lawrence, il a d’abord calmement décliné de divulguer une information médicale avant de partir dans trois minutes de coup de gueule contre les médias qui essaient de créer un environnement dramatique autour de son programme. Il s’est montré particulièrement remonté par les critiques contre Trevor Lawrence qui, soyons honnête, n’a pas exactement la ligne de stats attendues suite à son impressionnante première saison. Mais bon, le bonhomme est humain, de temps en temps il rate une passe et ça n’est pas un drame, c’est un jouer et un type fantastique, etc., etc. Bref, par pitié, que les gens arrêtent de faire du foin autour des Tigers. Tout va bien dans la maison !

Fier comme un coq

Alors, évidemment, l’info du weekend c’est la grosse diarrhée que les Dawgs ont lâché sur les haies bien taillées de Sanford Stadium contre les Gamecocks.

Georgia était favori de 21 points et s’est incliné après deux prolongations (qui auraient pu être évitées, voir plus bas) contre South Carolina (17-20 2OT), qui a dégouté QB Jake Fromm (28/51, 295 yards, 1 TD, 3 INT).

L’homme qui a envoyé Jacob Eason à Washington et Justin Fields à Ohio State n’avait jamais perdu contre une équipe non-classée (20-0) et était invaincu à la maison (16-0). Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, l’autre USC a pris un malin plaisir à ruiner les chances de Playoff des Bulldogs et cela malgré la sortie sur blessure de QB Ryan Hiliski (15/20, 116 yards, 1 TD) sur blessure au troisième quart temps.

Et s’il a fallu deux prolongations aux Cocks pour s’imposer à Athens, c’est en partie parce qu’on ne devrait jamais confier les décisions offensives de fin de match à un ancien coordinateur défensif… Oui, Will Muschamp est un brillant stratège défensif mais sa gestion de la fin du temps réglementaire a été pour le moins… hallucinement médiocre…

Résumé : le match est à égalité 17-17 avec quarante-cinq secondes à jouer et South Carolina se retrouve en quatrième tentative et trois yards sur la ligne des quarante yards de Georgia, à qui il reste deux temps morts.

La question : jouer la tentative ou taper le field goal de 57 yards (40 yards + 10 yards d’end-zone + 7 yards de snap vers l’arrière) ?

L’enjeu : quatre scénarios possibles ; 1) jouer et réussir la quatrième tentative, ce qui donne l’occasion à USC de se rapprocher de l’en-but pour tenter un FG plus facile et de grignoter l’horloge jusqu`à son expiration, 2) jouer et rater la tentative, ce qui rend la balle à Georgia sur ses quarante yards avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts, 3) taper et marquer le FG, ce qui donne trois points d’avance aux Cocks et rend la balle à Georgia sur ses vingt-cinq yards (probablement) avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts, 4) taper et manquer le FG ce qui rend la balle à Georgia sur ses quarante yards avec quarante-cinq secondes à jouer et deux temps morts.

Les maths : les Gamecocks ont, jusque-là, une moyenne de 3.9 yards par course et converti leur unique quatrième tentative. Leur kicker, Parker White (FG : 2/4 / PAT : 2/2) est 0-4 en carrière universitaire sur ses FG de plus de 50 yards et a un record personnel de 48 yards.

La décision : évidemment, la pire de toutes, tenter et foirer un FG infaisable…

De son coté, Kirby Smart, ancien grand gourou défensif de Nick Saban à Alabama, a eu la bonne idée d’offrir un temps mort en seconde prolongation à South Carolina alors que les Gamecocks étaient en quatrième tentative et totalement confus sur le jeu qu’ils devaient exécuter et sans temps mort pour y réfléchir tranquillement ou se mettre en position de FG. Les visiteurs en ont profité pour convertir un FG sur la série suivante puis PK Rodrigo Blankenship (FG : 1/3 / PAT : 2/2) a manqué le sien.

WR Brandon Aiyuk, Arizona State (#2) – Crédit photo : Christian Petersen/Getty Images

Reçu cent vingt-cinq sur dix

Arizona State a enchainé cent vingt-cinq matchs à plus de dix points marqués, ce qui égale le record FBS de Louisiana Tech entre 2008 et 2018. La dernière fois qu’ASU n’a pas atteint un score à deux chiffres est une défaite contre Southern California (9-14) en novembre 2009. Les Sun Devils se rendent à Utah en Semaine 8 pour s’emparer seuls du record.

L’info qui ne sert à rien

James Franklin a donné son gilet à une étudiante qui se promenait sur le campus de Penn State avec un t-shirt de Michigan State.

Dixit le Head Coach des Nittany Lions quand il est arrivé à State College : « Tout le monde est fan de Penn State. Et si quelqu’un ne l’est pas, il le deviendra une fois qu’on aura fini de discuter ensemble ».

Parfois, il faut prêcher dans sa propre paroisse…

Records en tout genre

Après une nouvelle performance contre Michigan State (38-0), Wisconsin continue de réécrire son livre d’histoire, et celui du College Football.

Les Badgers sont 6-0 pour la première fois depuis 1993 et, pour la première fois de leur histoire, ils ont quatre blanchissages à leur actif (@USF 49-0 / Central Michigan 61-0 / Kent State 48-0 / Michigan State 38-0).

Aucune équipe depuis Oklahoma en 1967 n’a eu autant de fanny dans une saison (les Sooners en ont eu quatre également cette année-là) et il faut remonter à 1962 pour trouver une équipe qui n’a accordé aucun point lors de quatre de ses six premiers matchs. Les Minnesota Golden Gophers avaient même fait mieux puisqu’ils n’avaient lâché des points que lors d’un de leurs cinq premiers matchs (leur premier match étant un splendide 0-0) et avaient terminé la saison avec cinq blanchissages (quatre victoires et un nul).

Wisconsin n’a encaissé que vingt-neuf points en six matchs (Michigan 35-14 et Northwestern 24-15), plus petit total en B1G depuis les vingt points en huit matchs d’Ohio State en 1973. C’est également le plus petit total au niveau national depuis 1993 lorsque Florida State n’avait également encaissé que vingt-quatre points lors de ses six premiers matchs.

Whisky s’est aussi offert la tête de tout l’état du Michigan cette saison : Central Michigan (61-0), Michigan (35-14) et Michigan State (38-0).

La stat du jour

Nombre de sacks : Oklahoma 9, Texas 0

Les Sooners ont remporté la Red River Rivalry (34-27) mais le score final ne reflète pas la domination statistique d’OU. Les 131 yards de QB Jalen Hurts (16/28, 235 yards, 3 TD, 1 INT / 17 courses, 231 yards, 1 TD) au sol, record du Cotton Bowl pour un quarterback, ont ouvert la voie à 276 yards au sol pour Oklahoma, contre tout juste 100 yards pour Texas. 

Dans les airs, QB Sam Ehlinger (26/38, 210 yards / 23 courses, -9 yards, 2 TD) a tenu son rang mais les Longhorns ont passé la journée à courir après l’anguille WR CeeDee Lamb (1 course, 4 yards / 10 réceptions, 171 yards, 3 TD) qui a été leur vrai bourreau dans cette 105ème confrontation entre les deux rivaux.

Texas (55V – 45D – 5N) mène encore cette série toujours aussi bouillante – tous les joueurs ont pris un avertissement pour conduite antisportive avant le début du match – mais Oklahoma a remporté quatre des cinq derniers matchs.

Défense en option ?

Oui, LSU a collé plus de cinq cents yards et quarante points à la réputée défense de Florida lors de la solide victoire des Tigers sur les Gators (42-28). Les 10.6 yards par jeu de Louisiana State est un record de l’école contre un adversaire classé ou un adversaire (classé ou non) de la SEC.

Mais, dans son élan offensif, LSU a un peu perdu le contact avec ce qui a fait sa force ces dernières décennies : la défense. L’équipe du Bayou joue délibérément vite, ne se préoccupant que peu des près de quarante minutes passées sur le terrain par sa défense, ce qui a permis à Florida de marquer ces vingt-huit points et d’engranger plus de quatre cent cinquante yards. 

Vanderbilt (66-38) et Texas (45-38) ont tous deux marqué trente-huit points aux Tigers mais cela n’a, pour l’instant, aucune importance tant que LSU arrive à marquer au moins un point de plus. Combien de temps cela suffira-t-il ?

DBU ?

Yards accordés dans les airs : LSU 311, Florida 293.

Florida remporte donc le titre tant convoité de « DBU », la meilleure université pour les Defensive Backs.

Maintenant, il va peut-être falloir le mériter ce titre…

QB Justin Herbert, Oregon (#10) – Crédit photo : Chris Pietsch, AP

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a rectifié le tir en punissant Florida State (45-14). Les Tigers sont la première équipe de la conférence ACC à atteindre 750 victoires.

Indiana a blanchi Rutgers (35-0) en limitant les Scarlet Knights à soixante-quinze yards en attaque.

Oregon a détruit Colorado (45-3) ne laissant qu’un maigre field goal aux Buffaloes. Depuis leur défaite contre Auburn (21-27) en ouverture de la saison, les Ducks ont encaissé une moyenne de cinq points par match et n’ont accordé qu’un touchdown.

Utah n’a fait qu’une bouchée d’Oregon State (52-7) grâce notamment au quatorzième match de RB Zach Moss (5 courses, 121 yards, 2 TD) à plus de cent yards, ce qui égale le record de l’école désormais codétenu avec John White (2011-2012) et Devontae Booker (2014-2015).

Wisconsin a mis Michigan State fanny (38-0) sans même avoir à fatiguer RB Jonathan Taylor (26 courses, 80 yards, 2 TD / 3 réceptions, 22 yards).

Cuillère de bois

BoG a déjà flagellé Rutgers la semaine passée et il faut bien dire que les Scarlet Knights mériteraient encore un petit coup de règle sur les doigts pour leur prestation à Indiana (0-35) mise en lumière par cette impressionnante stat de 1 yard gagné à la passe contre les Hoosiers et surtout par un chef d’œuvre de premier snap : sack et fumble retourné pour TD par Indiana. Une bonne entrée en matière… 

Mais c’est Vanderbilt qui à l’honneur de la rubrique cette semaine. Vandy a démarré la saison en s’inclinant contre Georgia (6-30), à Purdue (24-42) et contre LSU (38-66) avant de signer une victoire contre Northern Illinois (24-18). Pas brillant mais pas totalement honteux non plus. La défaite à Ole Miss (6-31) est également excusable même si l’ampleur du score l’est moins. Celle de cette semaine contre UNLV à la maison (10-34) ? Absolument pas. Les Rebels n’avaient pas encore battu d’équipe FBS cette saison (Arkansas State 17-43, @Northwestern 14-30, @Wyoming 17-53, Boise State 13-38) et leur dernière victoire chez une équipe FBS remontait à 2017 à Fresno State (16-36). Ce revers à Nashville n’est donc pas exactement un pas dans la bonne direction.

Tops

Un flambeau pour… LB Louis Acceus (14 placages, 3 TFL, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la victoire de NC State contre Syracuse (16-10)

Un brasier pour… WR CeeDee Lamb (1 course, 4 yards / 10 réceptions, 171 yards, 3 TD) et ses trois TD lors de la victoire d’Oklahoma contre Texas (34-27).

Un feu d’artifice pour… DB Israel Mukuama (11 placages, 3 INT, 1 TD) et ses trois interceptions dont une retournée pour TD lors de la victoire de South Carolina à Georgia (20-17 2OT).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Charlie Brewer (24/37, 352 yards, 3 INT / 15 courses, 55 yards, 3 TD) et ses trois interceptions lors de la victoire de Baylor contre Texas Tech (33-30 2OT).

Un seau d’eau pour… QB Steven Montez (19/34, 131 yards, 4 INT / 3 courses, 12 yards) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Colorado à Oregon (3-45).

Un naufrage titanesque pour… QB Jake Fromm (28/51, 295 yards, 1 TD, 3 INT / 6 courses, 6 yards) et ses trois interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Georgia contre South Carolina (17-20 2OT).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. ACC(*) : 1V – 0D (Total : 30V – 12D)
2. Pac-12 : 0V – 1D (Total : 24V – 11D)
2. SEC : 0V – 1D (Total : 33V – 10D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
B1G : 0V – 0D (Total : 32V – 8D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

WR Justin Jefferson, LSU (#2) – Crédit photo : Gerald Herbert, AP

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 Oklahoma

Admettons-le d’emblée, personne n’a aucune foutue idée de qui jouera le CFP en fin d’année et les piteuses performances des prétendus cadors du College Football ne vont pas manquer de continuer en octobre et novembre.

Avec la défaite de Georgia à South Carolina (17-20 2OT) et la victoire de LSU sur Florida (42-28), il semble que la SEC West est à nouveau en route pour un titre de conférence. BoG mise toujours sur Alabama pour infliger aux Tigers leur premier revers de la saison et terminer invaincu en SEC. Ohio State ne jouait pas cette semaine mais si les Buckeyes battent Penn State puis Wisconsin à Indianapolis, ils peuvent probablement survivre à une défaite contre ces mêmes Badgers à Columbus et tout de même valider leur ticket. Oklahoma a été dominant en défense contre Texas (34-27) et personne ne semble en mesure de les toucher en Big 12. Enfin, Clemson est redevenu Clemson en étrillant Florida State (45-14).

Évidemment, il est virtuellement impossible qu’Alabama, Ohio State, Oklahoma et Clemson soient tous invaincus en fin de saison mais si ces quatre-là gagnent leurs conférences respectives avec une défaite honorable, ils auront jusqu’au 28 décembre pour préparer leurs demi-finales. Les défaites de Georgia et Virginia (Miami 9-17) n’arrangent pas Notre Dame malgré la victoire des Irish sur USC (30-17) qui est encore en course pour remporter la Pac-12. Les Dawgs peuvent encore être du voyage s’ils remportent la conférence SEC mais, au vu de leur prestation contre les Gamecocks, il n’est pas garanti qu’ils n’iront pas perdre à Jacksonville contre Florida ou à Auburn. Wisconsin est aussi un prétendant, même en cas de défaite à Columbus. Penn State est en embuscade mais les Nittany Lions ne pourront pas s’offrir le luxe de perdre à Ohio State, sauf si les Buckeyes perdent deux matchs, les deux scénarios étant improbables. Enfin, à moins d’un cataclysme, la Pac-12 regardera le Playoff à la télé.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Tua Tagovailoa qui s’est emparé seul du record de touchdowns à la passe à Alabama (81), devançant désormais A.J. McCarron (77). Le quarterback du Tide a passé pour au moins quatre TD lors de onze de ses trente matchs. C’est deux de moins que l’ensemble de tous les autres QB de l’histoire de Bama. Évidemment, Nick Saban a ressorti le bon vieux poison à rat parce qu’il ne faut pas dire du bien de ses joueurs sinon ils arrêtent de bosser à l’entrainement et en matchs…

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 22

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Derick E. Hingle/USA Today Sports

Vingt-deuxième édition (2019 – Semaine 6) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Michigan a réalisé un chef-d’œuvre défensif, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Cincinnati, mais la victoire sur UCF (27-24) qui met fin à la série de trente-et-un matchs consécutifs des Knights à plus de trente points (plus longue de l’ère du classement AP) n’intéresse personne…

La meilleure défense…

N’est pas l’attaque, apparemment. Iowa restait sur cinq victoires lors de ses six dernières confrontations contre Michigan mais les Hawkeyes n’ont pu marquer plus d’un field goal à la Big House et se sont logiquement inclinés (3-10).

Pas que les Wolverines aient été tellement plus brillants en attaque mais la bande à Harbaugh a forcé quatre pertes de balles dont trois interceptions de QB Nate Stanley (23/42, 260 yards, 3 INT / 8 courses, -65 yards), qui a aussi subi huit sacks dans la rencontre.

C’est le plus petit score combiné dans la série depuis 1941 (victoire de Michigan 6-0).

A tout seigneur…

Félicitations à Ohio State et SMU qui sont les deux premières équipes de FBS à se qualifier pour un bowl de post-saison.

Les Buckeyes (6-0) n’ont eu aucun mal à battre Michigan State (34-10). Cela a été plus compliqué pour les Mustangs (6-0 pour la première fois depuis 1982) qui ont dû batailler pendant trois prolongations pour se défaire de Tulsa (43-37).

Notez que Florida (6-0) n’est pas encore éligible à la post-saison en raison de ses deux victoires contre des équipes FCS (UT Martin 45-0 et Towson 38-0). BoG ne se fait pas de souci pour les Gators qui ont remporté le choc du weekend contre Auburn (24-13), grâce notamment à une défense qui a rappelé à QB Bo Nix (11/27, 145 yards, 1 TD, 3 INT / 10 courses, 18 yards) qu’il n’est encore qu’un quarterback freshman.

… tout honneur

Interrogé sur le Head Coach qui, pour lui, a été jusqu’à présent le meilleur pour ses premiers mois à la tête d’un nouveau programme, le pince-sans-rire Urban Meyer a répondu Ryan Day sans hésiter.

L’explication ? Selon l’ancien HC d’Ohio State, le nouveau HC d’Ohio State a repris en main et transformé les Buckeyes. BoG a failli s’étouffer en avalant son petit-déjeuner et les collègues d’Urban Meyer sur le plateau de Fox (Reggie Bush et Matt Leinart) l’ont copieusement chambré.

Après tout, ce n’est pas comme si Urban Meyer avait le meilleur pourcentage de l’histoire de tOSU (90%), sept titres de la B1G West, trois titres de conférence et un titre national durant ses sept années à Columbus… Sans compter que son remplaçant hérite tout de même un peu de son roster…

L’info qui ne sert à rien

Mike Gundy, qui n’a pourtant plus quarante ans, joue à Donkey Kong.

Mauvaise passe

Washington n’avait pas gagné à Stanford depuis 2007 (27-9) et, sûrement, les Huskies allaient profiter de la mauvaise passe du Cardinal (trois défaites sévères à USC (20-45), à UCF (27-45) et contre Oregon (21-6) en quatre matchs) pour mettre fin à une douzaine d’années de disette à la Ferme… Nope, les intellos ont battu les hippies 23 à 13.

Va d’abord chez le coiffeur

Jonathan Sutherland (S Penn State) a reçu une lettre peu banale d’un fan de Penn State puisqu’un ancien élève, qui s’est décrit comme étant de la vieille école, lui a tout simplement demandé de se débarrasser de ses dreadlocks qu’il trouve « affreux », se demandant même si ses parents ou sa petite amie ne lui ont pas dit que sa chevelure était « peu séduisante » et « dégoutante ».

La lettre du septuagénaire (apparemment diplômé en 1966), qui souhaiterait voir réintroduit un code vestimentaire pour que ses Nittany Lions adorés ne ressemblent pas aux joueurs de Florida ou de Miami, a fait grand bruit, révoltant les coéquipiers du Safety de PSU et déclenchant une réponse publique du Head Coach James Franklin. 

Bien évidemment, le HC a répondu que les discriminations sur la coiffure, couleur ou religion, etc. n’avaient pas lieu de citer dans son vestiaire et tout le discours qui va bien.

BoG n’en a rien à cirer de comment se coiffent les joueurs ou du nombre de tatouages qu’ils ont sur les bras. Au 21ème siècle, on devrait enfin pouvoir jouir de ces libertés. Mais, attention, les dreadlocks ça passe pour un safety mais si le running back ou le receveur de votre équipe préférée se fait plaquer par les cheveux à un mètre de l’en-but et fait perdre vos petits protégés, vous êtes en droit de réclamer la tête du Head Coach !

Match aller

Dur d’être indépendant dans un monde de conférences. Notre Dame, qui est à moitié affiliée à la conférence ACC et possède suffisamment de rivaux, n’a aucun problème pour remplir son calendrier.

C’est moins le cas de New Mexico State et de Liberty qui, cette année, ont dû se résoudre à planifier un aller-retour pour atteindre leur quota de douze matchs.

Les Flames ont remporté le match aller chez les Aggies (20-13). Match retour le 30 novembre à Lynchburg.

Bizarrerie de calendrier

Puisqu’on parle de calendrier, la sortie d’Auburn à Florida (13-24) a marqué le premier déplacement de Gus Malzahn en Floride depuis qu’il exerce en SEC. Il lui aura donc fallu attendre onze saisons (2009-2011 en tant que coordinateur offensif et depuis 2013 en tant que HC). Étonnamment, la dernière confrontation à Gainesville entre les deux poids lourds de la SEC remontait à 2007 (victoire d’Auburn 20-17).

Une autre anomalie sera effacée le 24 novembre lorsque Texas A&M se rendra à Georgia. Depuis leur arrivée en conférence SEC en 2012, les Aggies n’ont jamais affronté les Bulldogs.

Schizophrénie

Ces deux dernières saisons, Oklahoma State a joué sept équipes du Top 25 et dix équipes non classées.

Le bilan ? 5-2 et 4-6…

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Georgia n’a laissé Tennessee rêver qu’un peu moins d’une mi-temps avant de lâcher les chiens (43-14). Les Bulldgos ont remporté leurs quinze dernières confrontations de SEC East.

LSU a fessé Utah State (42-6) et muselé le pourtant dynamique QB Jordan Love (15/30, 130 yards, 3 INT). Pendant ce temps, QB Joe Burrow (27/38, 344 yards, 5 TD, 1 INT / 10 courses, 42 yards, 1 TD) continue sans tapage sa campagne Heisman et les Tigers ont aligné cinq matchs à plus de quarante points, plus longue série de l’ère AP.

Maryland a écrasé Rutgers (48-7). Les Scarlet Knights ont manqué un FG sur leur premier drive, les Terrapins ont en manqué un sur leur dernier.

Missouri a démonté Troy (42-10) mais a perdu QB Kelly Bryant (12/19, 221 yards, 3 TD / 6 courses, 20 yards, 1 TD) sur blessure au genou en fin de première mi-temps.

Notre Dame a écrabouillé Bowling Green (52-0) pour son premier blanchissage depuis 2014 (Michigan 31-0). QB Ian Books (16/20, 261 yards, 5 TD) a joué un peu plus d’une mi-temps et terminé la rencontre avec plus de touchdowns que de passes incomplètes.

Penn State a tranquillement dominé Purdue (35-7) et reste invaincu contre la B1G West lors de ses onze derniers matchs. PSU est la seule équipe de FBS à n’avoir accordé aucun point en du premier quart temps après six semaines de compétition.

Wisconsin a blanchi Kent State (48-0) en limitant les Golden Flashes à soixante yards au sol et soixante-quatre yards dans les airs. Les Badgers ont la meilleure défense du pays avec 179 yards et 5.8 points accordés par match.

Cuillère de bois

BoG va foutre la paix à Kansas, et sa belle série de trente-deux défaites de rang contre des équipes classées dans le Top 25, et se concentrer sur un autre résident de la fosse des Mariannes : Rutgers.

Laminés par Maryland (7-48), les Scarlet Knights continuent leur série de futilité dans la B1G. En trois matchs de conférence cette année, Rutgers a pris trois gifles : à Iowa (0-30), à Michigan (0-52) et, donc, contre Maryland. Bien sûr, le « double reverse flea flicker » contre les Terps étaient divertissant mais il faudrait peut-être aussi apprendre à avancer (et marquer) avec une bonne course entre les tackles.

Pour son premier match après le licenciement de Chris Ash, Rutgers a encore beaucoup de boulot. Et d’incertitude… QB Art Sitkowski (44/68, 429 yards, 1 TD, 2 INT), qui avait récupéré le poste de quarterback numéro 1 après la blessure de McLane Carter (27/47, 368 yards, 2 TD, 4 INT), a demandé à ne pas jouer contre Maryland et envisage de prendre un redshirt. McLane Carter, lui, a pris sa retraite en raison de trop nombreuses blessures. Mais cette incertitude en attaque ne devrait pas excuser l’absence défensive dont ont fait preuve les Scarlet Knights contre Maryland : les Terps ont marqué cinq touchdowns sur des possessions d’un jeu ou moins : passe de 80 yards, course de 42 yards, course de 2 yards après interception, course de 80 yards et un retour de kick-off de 100 yards…

Tops

Un flambeau pour… RB Jonathan Taylor (19 courses, 186 yards, 4 TD / 3 réceptions, 29 yards, 1 TD) et ses cinq touchdowns lors de la victoire de Wisconsin contre Kent State (48-0).

Un brasier pour… LB Jordyn Brooks et ses dix-neuf placages et trois sacks lors de la victoire de Texas Tech contre Oklahoma State (45-35).

Un feu d’artifice pour… LT Samuel Cosmi (1 réception, 12 yards, 1 TD) et son touchdown lors de la victoire de Texas à West Virginia (42-31). Ça n’est pas tous les jours qu’on voit marquer un joueur de ligne offensif de 135 kilos…

Flops

Un pétard mouillé pour… LB Jordyn Brooks et ses dix-neuf placages et trois sacks lors de la victorie de Texas Tech contre Oklahoma State (45-35).

Un seau d’eau pour… QB Spencer Sanders (22/37, 290 yards, 2 TD, 3 INT / 19 courses, 46 yards) et ses trois interceptions et deux fumbles perdus lors de la défaite d’Oklahoma State à Texas Tech (35-35).

Un naufrage titanesque pour… QB Austin Kendall (31/46, 367 yards, 3 TD, 4 INT / 5 courses, 23 yards, 1 TD) et ses quatre interceptions lors de la défaite de West Virginia contre Texas (31-42).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 33V – 9D)
2. B1G : 1V – 0D (Total : 32V – 8D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 29V – 12D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 10D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Georgia – #4 Clemson
#2 Alabama– #3 Ohio State

On prend les mêmes…

Bon, oui, d’accord, ce ne sont pas les meilleures équipes à l’instant « t », yadi, yada. Sinon, évidemment, LSU ou Oklahoma serait dans le quatuor et pas Clemson.

Mais qui sera vraiment en Playoff en fin d’année ? LSU va-t-il gagner à Alabama le 9 novembre ? Quelqu’un va-t-il empêcher Clemson de terminer 13-0 et pourra-t-on vraiment dire que, bien que n’ayant joué personne, les champions sortants ne sont pas capables de battre n’importe qui quand ça compte vraiment ?

Déjà, pour commencer, on va voir ce que les Sooners ont dans le ventre à la Red River Rivalry. Ou si Notre Dame, qui reçoit USC, est encore dans la course. Ou si Wisconsin démonte Michigan State comme Ohio State l’a fait. Ou si Florida, en déplacement à LSU, peut s’inviter à la dernière danse. Ou si LSU peut dominer une vraie défense. Ou si Clemson, qui affronte une équipe de Florida State dont on ne sait pas vraiment ce qu’elle vaut, est vraiment en perte de vitesse. Ou si Penn State peut survivre à Iowa et faire de l’ombre aux Buckeyes. Ou si la défense d’Alabama peut faire taire l’attaque de Texas A&M et rassurer sur sa jeunesse. Ou si Wake Forest…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à QB Joe Burrow (144/188, 1864 yards, 22 TD, 3 INT / 29 courses, 62 yards, 2 TD) qui est devenu le premier quarterback de LSU à passer pour plus de trois cents yards dans quatre matchs consécutifs. Si Louisiana State est en si belle posture, elle le doit largement à l’ancien Buckeye qui s’est épanoui dans le Bayou. On avait presque (ou pas presque) perdu l’habitude de voir LSU avec un QB même à moitié décent mais, là, les Tigers s’en sont trouvé un bon. Voire très bon.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 21

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-et-unième édition (2019 – Semaine 5) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Will Muschamp et les South Carolina Gamecocks vont botter le cul à leur semaine de repos, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé D’Eriq King (QB Houston), encore lui, mais le redshirt pour éviter de gâcher sa dernière saison universitaire avec une équipe pourrissime de Houston (et aller jouer à Oklahoma l’an prochain ?) n’intéresse personne…

Le match à ne pas perdre

Répondant à un journaliste qui l’interrogeait sur le match de South Carolina contre Kentucky (24-7), le HC des Gamecocks a répondu : « On doit gagner [tous les matchs]. Tous. Vous savez ce qu’il y a la semaine prochaine ? Notre semaine de repos. La suivante ? Un match qu’il faut gagner… et on doit aussi botter le cul à notre semaine de repos. »

Contre les Wildcats, les Gamecocks ont signé leur deuxième succès de la saison (Charleston Southern 72-10) pour trois défaites (North Carolina 20-24, Alabama 23-47 et Missouri 13-34).

Il reste sept matchs à (l’autre) USC pour remporter quatre matchs et se qualifier pour la post-saison. BoG prédit trois défaites à Georgia, contre Florida et contre Clemson. Les matchs à Tennessee et contre Vanderbilt sont gagnables. Ceux contre Appalachian State et à Texas A&M le sont moins…

Show me the money

Ça y est, la Californie a passé le « Fair Play for Pay Act ». Entrée en vigueur en 2023 !

Pour rappel, cette loi permettra aux athlètes universitaires californiens d’être rémunéré en échange de l’utilisation de leur nom ou de leur image. Les grosses écuries du College Football s’inquiètent du désavantage que cela pourrait créer au niveau du recrutement.  Voilà le top 5 de BoG du pourquoi on n’a rien à craindre de cette nouvelle loi :

  1. D’ici 2023, elle va s’étendre à d’autres états.
  2. 90% de ce que les gens redoutent de l’avenir n’arrive jamais.
  3. Les athlètes olympiques (genre Michael Phelps quand il était encore étudiant à Michigan) vont pouvoir continuer à participer aux compétitions NCAA et toucher de l’argent pour se rendre aux Jeux, etc.
  4. Une université aidée par tous ses riches donateurs (le retour sur la scène footballistique de SMU ?) ne va pas se retrouver avec tous les joueurs 4- et 5-étoiles. Un roster ne compte que 85 boursiers et généralement pas 18 quarterbacks… Autrement dit, il y a suffisamment de talent au lycée pour que toutes les grosses écuries aient leurs stars d’autant plus que…
  5. Les vedettes du lycée vont toujours aller jouer chez les cadors du CFB. Les Alabama, Ohio State ou autre Clemson n’ont donc pas grand-chose à redouter. Bien sûr, certaines universités en retrait (SMU ?) bénéficieront plus que d’autres mais, pour un Manchester City financé par un riche roi du pétrole, combien y a-t-il de Southampton ? De façon totalement non dé-corrélée, les universités du Texas, dont certains anciens élèves ont fait fortune dans le pétrole, seront les grands bénéficiaires de cette nouvelle loi si elle s’étend au niveau national. Et Oregon, bien entendu…

Grandeur et décadence

En parlant de la Californie, Cal s’est incliné à domicile contre Arizona State (17-24) en perdant notamment QB Chase Garbers (9/12, 117 yards, 1 TD) en fin de première mi-temps.

Avec cette défaite, la Pac-12 devient la première conférence de l’ère du College Football Playoff à n’avoir aucune équipe à 5-0. Cela faisait dix ans (2009), qu’une telle misère n’était plus arrivée.

Occasion manquée

Lors des saisons 1945 et 1946, Georgia a aligné quinze victoires consécutives par plus de quatorze points.

Entre le 6 octobre 2018 (Wake Forest 63-3) et le 21 septembre 2019 (Charlotte 52-10), Clemson en a aligné quatorze. Les Tigers n’égaleront pas le record des Bulldogs après n’avoir battu North Carolina que d’un petit point (21-20). 

Avec ce succès à Chapel Hill, Dabo Swinney peaufine son record avec Clemson contre les équipes de Caroline du Nord (28-2). Les Tar Heels, eux, n’ont toujours jamais gagné contre un numéro 1 du pays (0-11) ou contre un Top 3 (0-27).

Superstition

En prévision de la rencontre entre Arkansas et Texas A&M au Jerry’s World d’Arlington, QB Nick Starkel (12/17, 109 yards, 1 INT) a fait des confettis de son t-shirt de Justin Bieber qui ne lui portait plus chance en match. Les Razorbacks se sont inclinés contre les Aggies (27-31). D’après l’analyse poussée de BoG, ça ne devait pas être le t-shirt…

On ne change pas une équipe qui gagne

Pour la première fois depuis 1969, les six premières équipes du classement de l’Associated Press sont les mêmes fin septembre qu’en présaison : Alabama, Clemson, Georgia, Ohio State, LSU et Oklahoma.

A l’époque, il s’agissait d’Arkansas, Ohio State, Oklahoma, Penn State, Texas et USC. Un demi-siècle plus tard, un tiers de ces équipes est toujours au top, un tiers est à une ou deux encablures derrière et un tiers est en galère.

L’info qui ne sert à rien

..sauf si vous habitez Seattle. La chaine de restauration rapide Wendy’s (imaginez Ronald Mc Donald’s mais avec des couettes) a ouvert un restaurant sur barge sur le Lac Washington qui borde le campus de l’université de Washington.

Les abords nautiques du Husky Stadium sont un spot d’avant-match très prisé où les fans aiment venir boire et manger avant d’aller supporter leurs toutous préférés. Ils peuvent désormais parfaire leur régime alimentaire avant les matchs…

Fin de série

Wake Forest est classé 22ème du dernier classement AP, la première apparition des Deamon Deacons dans le classement depuis 2008. Cela met fin à la troisième plus longue période de disette pour une équipe P5.

Les deux lauréats sont toujours, pour l’instant, les voisins Indiana (1994) et Purdue (2007) qui aiment à rappeler qu’au pays des Hoosiers et des Boilermakers on aime surtout jouer au basket-ball. WF laisse sa place à Kansas (2009) qui ne semble pas encore prêt à quitter le podium. La B1G ne s’arrête pas là puisqu’Illinois (2011) et Rutgers (2012) complètent le Top 5. Oregon State (2013) et Vanderbilt (2014) empêchent Minnesota (2014) de se joindre à ses compagnons de futilité.

Réduit en cendres

Puisqu’on parle de médiocrité et de Rutgers, les Scarlet Knights (1-3) ont viré leur HC Chris Ash. C’est la première victime de la saison, après seulement cinq semaines.

Arrivé aux commandes en 2016, Chris Ash rend un bilan de 8-32 avec seulement trois victoires en B1G, toutes en 2017 (à Illinois 35-24, Purdue 14-12 et Maryland 31-24).

Cette année, Rutgers a entamé par une victoire sur UMass (48-21) avant de sombrer à Iowa (0-30), de chuter contre Boston College (16-30) et de se faire fesser à Michigan (0-52).

On parle déjà de Greg Schiano pour reprendre les clés de la boutique après une dizaine d’années passée à la même position de 2001 à 2011 (bilan de 67-66). Un (court) temps engagé aux New England Patriots, Greg Schiano avait finalement préféré décliner l’offre pour se consacrer à sa famille. Ou avait-il quelque chose d’autre en tête… ?

Leach lynche

Après la défaite de Washington State à Utah (13-38), Mike Leach n’a pas mâché ses mots pour fusiller ses joueurs : « L’équipe est très tendre, vous savez ; on a bonne presse et on aime bien lire [les bonnes critiques], on aime bien se mettre des tapes dans le dos. Et vous savez, s’il y a la moindre résistance, on s’effondre. Et ce qu’il y a d’extraordinaire c’est que la majorité des gars étaient déjà dans l’équipe l’an dernier et c’était une équipe coriace. On a quasiment les mêmes gars mais tout d’un coup ils ne sont plus solides, ils sont gros, stupides, heureux et croient que tout leur est dû. »

BoG a toujours cru que « on joue comme on s’entraine ». Les entrainements du côté de la Palouse ne seraient-ils pas un peu « tendres » ?

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a facilement battu Ole Miss (59-21) malgré 476 yards concédés aux Rebels. QB Tua Tagovailoa (26/36, 418 yards, 6 TD / 4 courses, 1 yard, 1 TD) a encore été monumental, battant le record de l’université du nombre de passes de touchdown sur un match.

Auburn a perdu la bataille des ballons perdus (2 contre 3) mais a écrabouillé Mississippi State (23-56). RB Jatervious Whitlow (10 courses, 55 yards, 3 TD) a marqué par trois fois.

Duke s’est baladé à Virginia Tech (10-45). C’est le plus large succès des Blue Devils contre les Hokies en Virginie depuis 1951 (55-6 à Norfolk) et le plus gros revers de VT à la maison depuis 1974 (Houston 12-49). A l’époque, V-Tech était connu sous le nom de Gobblers (jusqu’en 1970) puis de Fighting Gobblers (jusqu’en 1980).

Florida a écrasé Towson (38-0) et QB Kyle Trask (18/20, 188 yards, 2 TD / 4 courses, -12 yards, 1 TD) a complété ses quinze premières passes qui, ajoutées à ses trois dernières passes contre Tennessee (34-3), lui en ont donné dix-huit d’affilée soit le nouveau record de l’université.

Michigan a dérouillé Rutgers (52-0) avec trois TD au sol de QB Shea Patterson (17/23, 276 yards, 1 TD, 1 INT / 4 courses, 4 yards, 3 TD).

Ohio State n’a eu besoin que d’une mi-temps pour surclasser Nebraska (48-7). Les Buckeyes ont intercepté QB Adrian Martinez (8/17, 47 yards, 3 INT / 15 courses, 81 yards) sur trois des quatre premières possessions des Huskers.

Oklahoma a terrassé Texas Tech (55-16) avec un WR CeeDee Lamb (7 réceptions, 185 yards, 3 TD) inarrêtable.

Penn State a blanchi Maryland (59-0) en marquant sur sa première course puis sur sa première passe. C’est la plus grosse fanny des Nittany Lions à l’extérieur depuis 1947 (à Fordham, 75-0).

Syracuse a flagellé Holy Cross (41-3) en ne concédant que dix-huit yards au sol aux Crusaders.

TCU a puni Kansas (55-14) en concédant moins de 100 yards à la passe (84) et à la course (75).

Cuillère de bois

Georgia Tech a chuté à Temple (2-24) en ne parvenant à marquer qu’en fin de match sur un… safety. C’est la troisième défaite des Yellow Jackets cette saison. Celle à Clemson (14-52) est excusable. Celle contre The Citadel (24-27 OT) est comique puisque les Bulldogs ont joué la triple-option et passé 320 yards au sol à GT qui, on aurait pu le croire, devrait savoir défendre ce type d’attaque puisque G-Tech a passé la dernière décennie à jouer le même playbook…

Tops

Un flambeau pour… DT Larrell Murchison et ses trois sacks et demi lors de la défaite de NC State à Florida State (13-31).

Un brasier pour… DL Julian Okwara et son son fumble recouvert et ses trois sacks lors de la victoire de Notre Dame contre Virginia (35-20).

Un feu d’artifice pour… WR DeVonta Smith (11 réceptions, 274 yards, 5 TD) et ses cinq TD lors de la victoire d’Alabama sur Ole Miss (59-31).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Anthony Brown (21/29, 265 yards, 2 TD, 2 INT / 6 courses, 20 yards) et des deux interceptions et fumble perdu lors de la défaite de Boston College contre Wake Forest (24-27).

Un seau d’eau pour… QB Matt Fink (19/32, 163 yards, 1 TD, 3 INT / 6 courses, 7 yards, 1 TD) et ses trois interceptions dont deux dans la end-zone adverse lors de la défaite de USC à Washington (14-28).

Un naufrage titanesque pour… QB Bryce Perkins (30/43, 334 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et trois fumbles perdus lors de la défaite de Virginia à Notre Dame (20-35).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 31V – 9D)
2. B1G : 1V – 0D (Total : 31V – 8D)
3. ACC(*) : 2V – 2D (Total : 29V – 12D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 10D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Georgia – #4 Clemson

#2 Alabama– #3 Ohio State

Clemson n’a pas montré grand-chose contre North Carolina (21-20), ne devant notamment son salut qu’à une tentative à deux points manquée par UNC, mais on voit vraiment mal les champions en titre ne pas être invités au Playoff s’ils finissent la saison régulière invaincus. En revanche, les Tigers ne reverront plus la place de numéro 1.

Georgia était au repos cette semaine et BoG voit toujours bien les Bulldogs battre Alabama et remporter la SEC. Alabama, qui a déroulé contre Ole Miss (59-31), sera aussi de la fête.

Ohio State et Oklahoma sont au coude-à-coude pour le quatrième ticket. Les Buckeyes ont une défense plus solide et ont donc les faveurs de BoG qui les place au-dessus des champions en titre. LSU reste en embuscade après avoir également pris du repos le weekend passé.

Notre Dame s’est appuyée sur une solide défense (huit sacks, trois fumbles recouverts dont un retourné pour TD et deux interceptions) pour se débarrasser de Virginia (35-20) et devrait être favoris lors de tous ses derniers matchs qui incluent les poussifs USC, Michigan et Stanford. Avec une seule défaite serrée à Georgia (17-23), les Fighting Irish sont toujours en course mais il faudrait un cataclysme en SEC pour que ND soit repêchée.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Tanner Morgan (QB Minnesota) qui a complété 21 de ses 22 passes à Purdue (38-31) ce qui établit un nouveau record en B1G (pour au moins 15 passes complétées). Les Gophers ont un bilan surprenant de 4-0 après des victoires sur San Diego State (28-21), à Fresno State (38-35 2OT), contre Georgia Southern (35-32) et à Purdue 38-31). Avec Illinois, Nebraska, à Rutgers et Maryland, les protégés de P.J. Fleck pourraient se retrouver à 8-0 avant de recevoir Penn State mi-novembre.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 20

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingtième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Pat Fitzgerald nous ait donné son e-mail (#JeM’enFous), on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé D’Eriq King (QB Houston), mais la série de quinze matchs consécutifs avec au moins un TD à la passe et un TD au sol qui bat le record de Tim Tebow n’intéresse personne…

60 millions de sélectionneurs

Si l’équipe de France de football compte un bon nombre de sélectionneurs potentiels, c’est apparemment également le cas pour Northwestern. Répondant à des critiques sur son management du match contre Michigan State (10-31), l’entraineur des Wildcats, Pat Fiztgerald, a répondu : « Je comprends qu’il y a quarante mille experts sur Twitter qui peuvent appeler les jeux à ma place. Mon adresse e-mail est #JeM’enFous ».

Hormis le fait qu’une adresse e-mail utilise une arobase @ et non un hashtag #, le message est passé !

Georgia – ND

Le match de la semaine en College Football avait tout d’un Super Bowl avec des billets coûtant en moyenne six cent dollars et introuvables à moins de trois cent. De quoi justifier la plus grosse affluence des quatre-vingt-dix ans d’histoire de Sanford Stadium avec un peu plus de quatre-vingt-treize mille spectateurs et un taux de remplissage de 100.5%.

C’était la première venue des Fighting Irish à Athens, les deux seules rencontres précédentes entre Georgia et ND, toutes deux remportées par les Bulldogs, ayant eu lieu à South Bend l’an dernier (20-19) et au Sugar Bowl de la Nouvelle-Orléans en 1981 (17-10). La dernière sortie de ND dans la contrée SEC, en revanche, s’était soldée par une victoire à Tennessee (17-13), à l’époque où les Vols jouaient encore dans le Top 10.

Les hôtes étaient donnés favoris de deux touchdowns par les bookmakers et par 1.3 milliard de points par BoG et, après trois quarts de match équilibré, il a bien semblé que les Dawgs allaient couvrir (la cote de Las Vegas, pas celle de BoG). Mais Notre Dame s’est accroché, s’est rapproché au score et s’est même offert une chance d’égaliser, avec un dernier drive avorté dans le camp de UGA, pour finalement s’incliner de peu (17-23). Avec douze pénalités, deux interceptions et quarante-six petits yards au sol, les lutins verts se sont pénalisés dans un match qui était pourtant à leur portée.

Notre Dame reste désormais sur dix-neuf défaites en vingt rencontres contre une équipe du Top 5 depuis 1999 avec seulement quatre de ces défaites, dont deux contre les Bulldogs, perdues par moins de dix points.

Tricher n’est pas jouer

Par deux fois, des défenseurs de Notre Dame se sont retrouvés à terre pour blessure alors que Georgia marchait à grand pas vers l’en-but des Irish. Loin de BoG l’idée de penser que ces blessures étaient simulées – l’intégrité physique et la sécurité des joueurs est primordiale et personne ne devrait les minimiser – mais lorsqu’un de vos coéquipiers vient vous tapoter sur l’épaule en regardant vers son banc de touche juste avant de vous effondrer sur le terrain, il y a de quoi se demander…

Mike Leach, head coach de Washington State – Crédit photo : Twitter/@betmybookie

Harry Potter, le diable et un canard

On ne devrait plus être étonné quand Mike Leach part dans des divagations rocambolesques et pourtant, chaque conférence de presse du Head Coach de Washington State repose encore et encore la question : que se passe-t-il donc dans sa tête ? Cette fois, Mike Leach s’est interrogé sur quelle mascotte de la Pac-12 sortirait victorieuse d’une rixe :

Arizona State : tout dépend des pouvoirs mythiques du diable. Il faudrait demander à un de ces activistes de Harry Potter comment on tue un diable parce qu’il y a beaucoup d’éléments extérieurs, là.

Arizona : le chat sauvage est hors course.

USC : le Troyen est-il à pied ou à cheval ? A-t-il un arc et des flèches ou juste une épée ?

UCLA : l’ours brun est redoutable.

Cal : encore un ours à Cal.

Stanford : l’arbre va être abattu à moins que l’on considère un oiseau [i.e., un cardinal] et quelqu’un va se prendre des coups de bec.

Oregon : le canard pourrait perdre tout intérêt pour la bagarre et s’envoler pour se barrer de là, ce qui semble être une bonne option compte tenu des circonstances.

Washington : le husky ? aucune chance.

Oregon State : le castor ? On verra combien de temps il peut retenir sa respiration.

Washington State : le couguar trouvera un moyen. Il a les idées claires et il est rusé, une combinaison entre rester loin du danger et attaquer à la bonne opportunité.

Utah : est-ce que le Ute est à cheval ? A-t-il un arc et des flèches ? Les a-t-il échangés contre un fusil ? Si cet Ute a un fusil, il y a définitivement un problème.

Colorado : si on considère uniquement l’animal, un bison est difficile à affronter. Un bison c’est tout à fait exceptionnel.

Conclusion ? Les deux derniers arrivants en Pac-12, Buffaloes et Utes, semblent tenir la corde… 

Balaie déjà devant ta porte

La Californie est à une signature près de son Gouverneur Gavin Newsom de passer le « Fair Pay to Play Act », autrement dit une loi qui autoriserait les athlètes universitaires de Californie à être rémunérés pour l’utilisation de leur nom et image et interdirait à la NCAA de les suspendre pour cette violation de ses règles. Si la loi est signée, elle prendrait effet en 2023. D’autres états, comme l’état de New York, semblent être prêts à emboiter le pas à l’État Doré, ce qui pourrait bouleverser le paysage du College Football dans les années à venir. Ou être gentiment absorbé sans tremblement de terre par les universités comme tous les changements de règlementation précédents…

Certains anciens joueurs (e.g., Tim Tebow) ou coaches (e.g., Pete Carroll) ont déjà exprimé leur désaccord avec la disposition qui pourrait créer un avantage au niveau du recrutement, rien n’interdisant un riche ancien élève de payer une blinde pour l’autographe d’un joueur de lycée qui viendrait jouer dans son université. La NCAA a contre-attaqué en menaçant d’exclure les universités californiennes de leurs finales nationales. Évidemment, vu l’état de la Pac-12, on n’est pas près de voir UCLA ou Washington en finale du College Football Playoff mais Stanford et USC comptent plus de médaillés olympiques que les trois quarts des pays s’alignant aux JO et il n’est donc pas sûr que ces universités se réjouissent de la possible sanction.

Comme toujours, la palme de la réaction qui n’a rien à voir avec le schmilblick est venue de ce bon Mike Leach. Selon le HC de Wazzu, la Californie ferait mieux de nettoyer ses rues plutôt que de s’occuper du College Football. D’après lui, créer un avantage au niveau de recrutement au-delà de ce qui existe déjà résulterait en un déséquilibre qui pourrait être fatal au College Football. Pour ce qui est de la Californie, le gourou de WSU estime que l’état a du mal à garder ses rues propres et qu’il devrait se concentrer sur ce problème-là, ce qui serait plus avantageux pour lui que d’intervenir dans les affaires du football universitaire.

Mais bon, soyons sérieux deux minutes. Tout d’abord, il ne s’agit pas de payer les joueurs mais de les laisser récolter une partie des bénéfices générés par leur image d’athlète, comme n’importe quel individu devrait être en droit de le faire. On peut imaginer que les universités avec les plus gros et plus aisés groupes d’anciens élèves seront avantagés par cette nouvelle loi. Comme par hasard, ce sont ces mêmes universités qui attirent déjà les plus grosses recrues de lycée. Bien entendu, Oregon sera peut-être avantagé par rapport à Clemson ou Oklahoma si Phil Knight, le patron de Nike, décide de signer des chèques à gogo à tout lycéen qui signera chez les Ducks. On peut penser que dans une économie de marché qui s’autorégule un équilibre ne mettra pas plus de quelques années pour ramener les choses à la « normale ». Sans compter que la majorité des joueurs de lycée préfèreront rester près de chez eux ou favoriseront les meilleurs entraineurs ou les programmes historiques. Sauf, évidemment, à Oregon ou la famille et les amis seront acheminés à Eugene en jet privé… Plaisanterie mise à part, on peut espérer que la relation qui lie un joueur à son entraineur l’emportera sur la possibilité de faire quelques dollars de plus à une autre université. Bien entendu, il y aura des exceptions et des cas isolés mais, au final, le College Football s’adaptera, comme toujours, à la nouvelle règlementation…

Je vous mets une petite mousse ?

En Semaine 3, College Gameday, l’émission d’avant-match d’ESPN, a fait d’Iowa City son quartier général du samedi matin à l’occasion de la rencontre entre les deux rivaux Iowa et Iowa State.

Carson King, un fan d’ISU s’est pointé sur les lieux avec une pancarte demandant des donations pour se réapprovisionner en Busch, l’une des bières du groupe Anheuser-Busch qui possède aussi Budweiser, Michelob ou encore Rolling Rock, c’est-à-dire à peu près toute la pisse de chat que l’on trouve mélangée à de l’eau aux États-Unis.

La blague aurait pu en rester là si le fan n’avait pas indiqué son compte Venmo en bas de la pancarte. Une heure après son passage à la télé, il avait déjà reçu quatre cent dollars. A la fin de la journée, son gain avait quadruplé. Carson King a alors posté sur son compte Twitter son intention de reverser tout cet argent, moins le prix d’un pack de bière, à l’hôpital pédiatrique de l’université de l’Iowa.

Une semaine plus tard, c’est cent soixante-quinze mille dollars (!) qui avaient été récoltés via son compte Venmo. Du coup, Busch et Venmo ont décidé de mettre la main à la poche et d’égaler les donations de Carson King. Bonne opération caritative qui va donc rapporter plus d’un demi-million de dollars à l’hôpital pour enfants de l’université et un an de bière au bienfaiteur de l’Iowa qui, cerise sur le gâteau, a désormais une cannette de Busch à son effigie.

Et dire que la publicité pour l’alcool est interdite en France…

Le bon, les brutes et les imbéciles

Bon, comme tout n’est jamais rose, l’université d’Iowa a ouvert une enquête sur de possibles insultes et brutalités physiques reçues par sa fanfare de la part de fans d’Iowa State à l’issue de cette rencontre entre Hawkeyes et Cyclones.

On le savait déjà mais le monde est séparé en deux camps : les gens bien (genre Carson King et son pack de Busch) et les imbéciles (genre ces fans d’ISU et aussi un peu trop de monde un peu partout). BoG souhaiterait que les lecteurs appartenant à cette seconde catégorie arrêtent définitivement de lire la chronique (mais, évidemment, il n’y a que des gens bien qui surfent sur TBP !) et que les autres envoient leur contribution par Venmo ou PayPal pour payer tout le soda et les chips nécessaires à passer tous les samedis d’automne à suivre le College Football toute la journée sur deux télés, une tablette et un téléphone, tout en grattant cette chronique sur un ordi portable. Venmo : #BoGNeS’enFoutPas

Clay Helton et Urban Meyer – Crédit photo : 247Sports

USC et Urban Meyer, épisode 18

Apparemment, la nouvelle présidente de USC, Carol Holt, ne veut pas d’Urban Meyer comme coach de son équipe de football. Bon, à vrai dire, on se fout un peu de son avis… Si un groupe de riches bienfaiteurs lâche les millions qui vont bien, ils auront le Head Coach qu’ils veulent.

Pour cela, il faudrait déjà virer Clay Helton, qui pourrait bien sauver sa tête après la victoire des Trojans sur Utah (30-23) avec son troisième quarterback, Matt Fink (21/30, 351 yards, 3 TD, 1 INT) qui a remplacé QB Kedon Slovis (2/2, 17 yards) sorti sur blessure sur le deuxième jeu du match. Les Utes ont été fantastique en défense contre la course (13 yards accordés en 22 courses) mais leur propre jeu au sol a souffert de la blessure à l’épaule de RB Zack Moss (6 courses, 20 yards) en première mi-temps. Ils ont lâché trente points après en avoir accordés seulement vingt-neuf en trois matchs. Le match a aussi été marqué par une pléthore de pénalités : 11 pour 117 yards coté USC et 16 pour 120 yards coté Utah.

Les maths à la fac

Utah – BYU : 30-12
BYU – USC : 30-27 (OT)
USC – Utah : 30 -23

La transitivité en a pris pour son grade mais, au moins, la boucle est bouclée…

Embourbés

Après des victoires contre South Carolina (24-20) et Miami (28-25), North Carolina a chuté consécutivement contre Wake Forest (18-24) et Appalachian State (31-34). La lune de miel de Mack Brown avec les Tar Heels est officiellement terminée. Clemson est en visite à Chapel Hill le weekend prochain.

Les blaireaux dévorent les carcajous

Michigan est toujours sans victoire à Madison depuis 2001 après s’être fait corrigé par Wisconsin (14-35). C’est la cinquième victoire de suite à Camp Randall pour les Badgers sur les Wolverines après avoir perdu quatorze des seize confrontations précédentes à Madison.

C’était censé être (encore) l’année où les Wolverines allaient prendre le contrôle de la B1G East, et par extension de l’intégralité de la conférence, et lutter pour une place en playoff. Jim Harbaugh a fait venir Josh Gattis d’Alabama pour dynamiser l’attaque de UM. Contre les Badgers, les Maize & Blue n’ont produit que 299 yards offensifs, converti zéro troisième down sur onze, lancé deux interceptions et ajouté trois fumbles (dont deux perdus) à leur total de l’année (onze dont sept perdus). Pire, leur défense, pourtant réputée, n’a jamais été en mesure de ralentir l’attaque des Badgers.

La grande question d’avant-match était de savoir si Michigan allait, comme beaucoup le pensait, arriver à limiter RB Jonathan Taylor (23 courses, 203 yards, 2 TD) à moins de 100 yards au sol. A la fin du premier quart temps, le candidat au trophée Heisman avait déjà couru pour 143 yards et 2 TD et à la fin du match il est devenu le premier joueur de Wisconsin à courir pour plus de 200 yards contre une équipe de Michigan. Au final, les visiteurs ont accordé 487 yards à leurs hôtes du jour.

Sous Jim Harbaugh, Michigan est la seule équipe des Power 5 à avoir perdu tous ses matchs (sept) en position d’outsider. Le Head Coach de UM est 4-12 contre des équipes du Top 15 et 0-8 dans ses matchs joués loin d’Ann Arbor.

L’info qui ne sert à rien

Jonathan Taylor (RB Wisconsin) a un protège-dent Louis Vuitton.

Pitt-ain

UCF Knights, merci d’être venus. Vous êtes mignons mais, maintenant, allez jouer dans le bac à sable avec les autres enfants.

Pittsburgh – UCF : 35-34

La spéciale

Pittsburgh a eu recours à sa propre version du « Philly Special », qui a permis aux Philadelphia Eagles de battre les New England Patriots au Super Bowl LII, pour surprendre UCF et mettre fin à la série de vingt-sept victoires consécutives en saison régulière des Knights (35-34).

Menés de six points avec moins d’une minute à jouer et une quatrième tentative à jouer à trois yards de l’en-but de Central Florida, les Panthers ont sorti ce petit tour de passe-passe : pendant que QB Kenny Pickett (27/47, 224 yards, 1 TD / 12 courses, 61 yards / 1 réception, 3 yards, 1 TD) faisait mine de donner des instructions à sa ligne offensive, RB A.J. Davis (13 courses, 65 yards, 1 TD / 2 réceptions, 13 yards) a pris le snap direct puis pitché la balle à WR Aaron Matthews (1/1, 3 yards, 1 TD / 1 réception, 24 yards) qui a trouvé son QB dans la end-zone.

La question existentielle du jour

Pourquoi Pittsbugh n’a pas joué son « Pitt Special » contre Penn State ?

Les Panthers étaient menés de sept points en quatrième tentative à un yard de l’en-but des Nittany Lions avec deux grosses minutes à jouer. Pat Narduzzi a choisi de taper un FG, manqué, et Pitt s’est incliné 10-17 à Happy Valley.

Big Nick is watching you

L’université d’Alabama a développé une application mobile qui permet aux étudiants de se connecter par Bluetooth à un système de pistage du Bryant-Denny Stadium. L’idée est de savoir à quel moment les étudiants quittent le stade pour pouvoir récompenser ceux qui restent jusqu’au bout des matchs du Tide.

Oui, il est vrai qu’assister à l’intégralité de la multi-fragmentation de Pétaouchnoque University par le Crimson Tide sous un soleil de plomb et 48 degrés à l’ombre mérite récompense. Pour service rendu à la Crimson Nation, les fidèles supporters accumuleront des points qui leur donneront davantage de chances d’obtenir des tickets pour les matchs du playoff.

Hormis pour faire plaisir à Nick Saban qui n’aime pas voir les tribunes vides, sans que l’on sache réellement pourquoi, l’université cherche à fidéliser sa base de supporters et de futurs anciens élèves qui, après avoir quitté la fac, resteront une source majeure de revenus pour Alabama. Avec le récent développement des plateformes multimédia, la fréquentation des stades est en déclin croissant et n’épargne pas les mammouths comme le Crimson Tide. C’est certain, ça n’arrange pas les choses quand des terreurs comme New Mexico State ou Western Carolina viennent se faire fesser à Tuscaloosa.

100% des gagnants ont tenté leur chance

Ou pas. Penn State a profité d’une semaine sans jouer pour se reposer et préparer son déplacement à Maryland mais les Nittany Lions sont tout de même ressortis gagnants du weekend puisque ses trois premiers adversaires ont tous gagné en position d’outsider :

Idaho (79-7) l’a emporté sur Eastern Washington (35-27) pourtant favori de vingt points.

Buffalo (45-13) était donné perdant par deux touchdwons contre Temple mais a facilement gagné le match (38-22).

Enfin et surtout, Pittsburgh (17-10) a surpris UCF (35-34) qui était prédit gagnant par dix points.

Crédit photo : Sam Craft, AP

A&M – Auburn

Avec la victoire d’Auburn à Texas A&M (28-20), les visiteurs ont désormais remporté sept des huit confrontations depuis que les Aggies ont rejoint la conférence SEC.

Les Tigers, qui restaient sur quatre défaites en cinq matchs à l’extérieur contre des équipes du Top 25, étaient garantis d’inverser l’une des deux tendances.

L’info qui ne sert à rien (le retour)

Jimbo Fisher, le Head Coach de Texas A&M, était entraineur assistant des quarterbacks à Auburn quand Patrick Nix, le père de Bo Nix (QB Auburn), y a joué de 1993 à 1995.

On règlera ça avec ta mère

Pas facile de jouer pour papa, surtout quand papa est l’entraineur du champion national en titre.

Will Swinney a fait les moufles sur un punt des Charlotte 49ers ce qui a permis aux visiteurs de lui chiper le ballon. Trois jeux plus tard, ils inscrivaient le seul et unique touchdown de leur match à Clemson (10-52).

Bon, apparemment, Papa Dabo a été cool avec son fils. Ça aide que la boulette n’ait été que contre une petite équipe de C-USA et pas contre Alabama en demi-finale du playoff…

Wake me up when September comes

On vous aura prévenu, mieux vaut être bien réveillé si votre calendrier vous envoie jouer à Ohio State un 21 septembre.

21 septembre 2013 : Ohio State – Florida A&M 76-0
21 septembre 1996 : Ohio State – Pittsburgh 72-0
21 septembre 2019 : Ohio State – Miami (Ohio) 76-5

Défense en option

UCLA s’est imposé à Washington State (67-63) dans une rencontre dont le score final ressemble plus à celui d’un match de basketball que de football. Vu que Las Vegas avait placé l’over/under à 58, les deux équipes ont couvert…

Les 130 points du match son un record de la Pac-12. Les soixante minutes de football ont produit 1377 yards en attaque (720 pour Wazzu et 657 pour UCLA) mais la différence s’est surtout faite sur les pertes de balles : une interception pour les Bruins mais six balles perdues (deux interceptions et quatre fumbles) pour les Couguars. UCLA avait marqué 42 points lors de ses trois premiers matchs (Cincinnati 14-24, San Diego State 14-23 et Oklahoma 14-48) et en ont collé 50 en seconde mi-temps à leurs hôtes du « Pac-12 Après La Nuit ». Ces derniers ont égalé le record FBS de points marqués dans le temps réglementaire par une équipe perdante.

Avec un étalage de placages ratés, les défenses étaient si mauvaises que, mené de trois points avec 2:45 à jouer et 5 yards à prendre sur les 17 yards adverses, Chip Kelly a opté pour jouer une quatrième tentative (manquée) et, le cas échéant, forcer ensuite Wazzu à aller marquer un TD, plutôt que d’égaliser sur FG – et mettre WSU à un FG seulement de la victoire.

Hormis son caractère divertissant, le match avait surtout de l’intérêt par la présence sur la touche de Wazzu de Van Tran Ngoc, jouer et entraineur aux Corsaires d’Evry et photographe NFL et College free-lance (http://van.tranngoc.free.fr) qui a été invité par Mike Leach à aller passer quelques jours de shadow-coaching à Pullman. Participer aux entrainements et réunions avec les entraineurs et joueurs d’une équipe universitaire est certainement une expérience enrichissante et excitante, surtout avec un personnage haut en couleurs comme Mike Leach. On aurait souhaité que les Cougs ne se tirent pas une balle dans le pied contre UCLA pour terminer l’aventure en beauté…

On revient de loin

En s’imposant à Washington State (67-63), UCLA a effacé un déficit de 32 points. C’est le troisième plus gros retard comblé dans l’histoire du College Football juste derrière… UCLA contre Texas A&M en 2017 (déficit de 34 points / victoire 45-44) et Michigan State à Northwestern en 2006 (déficit de 35 points / victoire 41-38).

L’info qui ne sert à rien (le final)

Jerry Neuheisel, fils de Rick Neuheisel, ancien Head Coach de UCLA et désormais analyste à CBS et SiriusXM, était dans le coaching staff de Texas A&M en 2017 et est actuellement dans celui de UCLA.

Cal…amité

Avec la défaite d’Arizona State contre Colorado (31-34) et de Washington State contre UCLA (63-67), il n’y a plus qu’une seule équipe de la Pac-12 invaincue et c’est Oregon. Ah, non, les Ducks ont perdu contre Auburn (21-27). Donc, c’est USC. Kof, BYU (27-30 OT), kof… Bon, on va tenter Washington alors ? Zut, les Huskies ont perdu contre Cal (19-20). Ah oui ! C’est Cal !

Votre version 2019 des Golden Bears a signé quatre victoires (UC Davis 27-13, à Washington 20-19, North Texas 23-17 et à Ole Miss 28-20) en autant de rencontres et représente probablement la dernière chance de la conférence de participer au playoff.

Le rêve ne va pas durer longtemps pour California mais les résidents de Berkeley ont accordé moins de 24 points lors de leurs onze derniers matchs, plus longue série en cours de la FBS.

K James Stefanou, Colorado – Crédit photo : Rick Scuteri, The Associated Press

Toutes les bonnes choses ont une fin

Colorado a mis un terme à une série de 29 défaites consécutives contre des équipes du Top 25 à l’extérieur en s’imposant à Arizona State (34-31).

Purdue (23 matchs) hérite du triste record des Buffaloes, avec Vanderbilt (22 matchs) et Kansas (21 matchs) prêts à reprendre le flambeau. 

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama s’est promené contre Southern Mississippi (49-7). QB Tua Tagovailoa (17/21, 283 yards, 5 TD) a lancé plus de TD (5) que de passes incomplètes (4).

Clemson a fait participer 110 de ses 119 joueurs à la destruction de Charlotte (52-10) au cours de laquelle QB Trevor Lawrence (7/9, 94 yards, 2 TD) a joué un quart temps et quatre secondes.

Florida a écrasé Tennessee (34-3) et les Gators ont désormais remporté quatorze de leurs quinze dernières confrontations contre les Volunteers.

Indiana a puni UConn (38-3) en concédant moins de 100 yards au sol (51) et dans les airs (94).

Iowa State n’a fait qu’une bouchée de Louisiana-Monroe (72-20) et marqué son plus grand nombre de points depuis 1906. Les Cyclones avaient alors profité de la nouvelle règle autorisant une passe en avant pour atomiser Cornell (81-0).

LSU a joué au basket avec Vanderbilt (66-38) et a signé son second match d’affilé à plus de 65 points (North Western State 65-14). Les Tigers sont la quatrième équipe de SEC à réaliser une telle performance et leurs 231 points sur quatre matchs consécutifs sont un nouveau record de la SEC.

Ohio State est toujours invaincu contre les équipes de l’Ohio depuis 1921 après avoir disposé de Miami (Ohio) (76-5). QB Justin Fields (14/21, 223 yards, 4 TD / 9 courses, 36 yards, 2 TD) a marqué ses 6 TD lors du deuxième quart temps.

Wake Forest a démantelé Elon (49-7) avec 5 TD de QB Jamie Newman (27/35, 351 yards, 5 TD, 1 INT / 9 courses, 17 yards).

Cuillère de bois

Comme BoG a suffisamment cassé de sucre sur le dos de Tennessee et que UCLA a, de façon surprenante, remporté à Washington State son premier match de la saison (67-63), il est temps de se pencher sur le cas d’Arkansas.

Les Razorbacks se sont inclinés à domicile contre San Jose State qui n’avait gagné que trois matchs lors de ses deux dernières saisons (3-22). Pire, les Spartans trainaient un retentissant bilan de 0-24 contre des équipes Power 5 depuis 2007, ce qui constituait un record pour le nombre de match joué sans la moindre victoire contre un P5.

Tops

Un flambeau pour… QB Anthony Gordon (41/61, 570 yards, 9 TD / 5 courses, 21 yards) dont les 9 TD à la passe lors de la défaite de Washington State contre UCLA (63-67) établissent un nouveau record de la Pac-12.

Un brasier pour… QB Joe Burrow (25/34, 398 yards, 6 TD) et ses 6 passes de TD, nouveau record de LSU, lors de la victoire des Tigers sur Vanderbilt (66-38). Ses trois matchs consécutifs à plus de 350 yards sont également un nouveau record à LSU. Mention spéciale à son coéquipier WR Ja’Marr Chase (10 réceptions, 229 yards, 4 TD) qui a réceptionné deux tiers de ces passes de touchdown contre Vandy.

Un feu d’artifice pour… QB Brock Purdy (21/27, 435 yards 3 TD, 1 INT / 9 courses, 75 yards, 3 TD) qui, avec sa performance offensive lors de la victoire d’Iowa State contre Louisiana-Monroe (72-20), est devenu le premier joueur de la Big 12 et le sixième joueur des vingt dernières années à lancer pour plus de 400 yards et à marquer 3 TD à la passe et 3 TD à la course dans un match de FBS.

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Ian Book (29/47, 275 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite de Notre Dame à Georgia (17-23).

Un seau d’eau pour… QB Sam Howell (27/41, 333 yards, 3 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et fumble perdu lors de la défaite de North Carolina contre Appalachian State (31-34).

Un naufrage titanesque pour… QB Nick Starkel (28/50, 356 yards, 3 TD, 5 INT) et ses cinq interceptions lors de la défaite d’Arkansas contre San Jose State (24-31).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

  1. ACC(*): 8V – 1D (Total : 27V – 10D)
  2. Pac-12 : 2V – 0D (Total : 24V – 10D)
  3. SEC : 3V – 1D (Total : 29V – 9D)
  4. Big 12 : 2V – 1D (Total : 24V – 6D)
  5. B1G : 2V – 1D (Total : 30V – 8D)

 (*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Clemson – #4 Ohio State
#2 Georgia – #3 Alabama 

Et merde ! Désolé pour le langage inapproprié mais, putain de bordel de merde, Utah Utes vous faites ch… ! Tant pis pour les statistiques à la con, il n’y aura pas d’équipe classée au-delà du Top 10 de présaison en playoff cette année. BoG avait placés tous ses espoirs dans les Utes après les défaites d’Oregon contre Auburn (21-27) et de Washington contre Cal (19-20) mais Utah a chuté à USC (23-30) pour sa neuvième défaite de rang à Los Angeles. Hormis si Cal termine invaincu en conférence, (on peut rêver…), la Pac-12 n’aura pas de représentant au playoff.

Du coup, BoG se voit obligé de remplacer les Utes dans le dernier carré par les THE Ohio THE State THE University THE Buckeyes. Évidemment, Oklahoma (qui ne jouait pas cette semaine), Notre Dame (qui a plus que tenu son rang à Georgia) ou LSU (qui, après un milliard d’années de médiocrité offensive, a enfin décidé de jouer un peu en attaque) pourraient tous prétendre à une invitation à la dernière danse.

Pour compléter le quatuor… faut-il vraiment réexpliquer pourquoi Clemson, Georgia et Alabama seront tous du voyage ? 

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Mark Dantonio. En s’imposant à Northwestern (31-10), le Head Coach de Michigan State a remporté sa 110ème victoire avec les Spartans, nouveau record de l’école.

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