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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 12

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Douzième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Mike Gundy n’a rien à cirer de ce que pensent ses joueurs de sa décision de tenter une conversion à deux points (manquée) pour mettre un terme à Bedlam, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Carroll College, mais le départ à la retraite de Mike Van Diest et ses six titres nationaux de NAIA en vingt ans n’intéressent personne…

On ne lâche rien !

Le contexte : Alabama mène 24-0 avec un peu plus d’une minute à jouer dans son match contre Mississippi State. Le Tide a le ballon sur les 2 yards des Bulldogs et une quatrième tentative à venir. A cet instant du match, la probabilité de victoire de Bama est de 99.999…999% (bon, d’accord, c’est un nombre totalement inventé, mais vous voyez le tableau). Il reste trop de temps à l’horloge pour poser le genou à terre donc le choix logique serait de prendre les trois points du field goal. Ce qu’Alabama ne fait évidemment pas et tente (et rate) cette quatrième tentative.

Sait-on jamais, le Crimson Tide pourrait un jour se retrouver mené au score et dans l’obligation de marquer un touchdown sur quatrième tentative à soixante quinze secondes de la fin du match. Selon le calculs de BoG, ce scénario arrivera le 3 septembre 2033 (vous pouvez vérifier, c’est un samedi !) en ouverture de la première saison sans Nick Saban qui aura pris sa retraite en janvier après son quinzième sacre national (Nick aime les comptes ronds). Blague mise à part (mais en est-ce vraiment une ?), BoG seconde la décision d’aller chercher le touchdown. Qu’on s’appelle Alabama ou Rutgers, que l’on mène de quarante points (Rutgers Alabama) ou que l’on soit mené de cinquante (Rutgers), il y a un nombre limité de jeux en situation de matchs et il faut donc maximiser leur utilisation.

Indépendamment de ce fait de jeu, Alabama a signé un second blanchissage de rang contre une équipe du Top 25 (LSU 29-0 et donc MSU 24-0, tremblez NSU !) ce qui n’était jamais arrivé dans son histoire. Comme quoi, le Tide peut encore progresser !

Zzzzzzz

On s’est ennuyé bien ferme ce week-end dans le petit monde du College Football. Les dix équipes du Top 10 l’ont emporté et, hormis Oklahoma qui a bataillé dur pour gagner d’un petit point et LSU qui a fait le service minimum, toutes les autres victoires l’ont été par au moins deux touchdowns :

Alabama – Mississippi State 24-0
Boston College – Clemson 7-27
Notre Dame – Florida State 42-13
Rutgers – Michigan 7-42
Georgia – Auburn 27-10
Oklahoma – Oklahoma State 48-47
Arkansas – LSU 17-24
Colorado –Washington State 7-31
West Virginia – TCU 47-10
Michigan State – Ohio State 6-26

Il a donc fallu attendre la défaite de Kentucky à Tennessee (7-24) pour voir la première (grosse ?) surprise du Top 25. NC State battu à la maison par Wake Forest (23-27) et Northwestern vainqueur à Iowa (14-10) complètent les surprises du week-end.

En parlant de surprise, le fait que le Comité de Sélection ait conservé exactement le même Top 10 (pour la première fois de sa courte histoire) que la semaine passée n’en est pas une. Vivement la semaine prochaine…

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Souvenirs, souvenirs

BoG vous retrouve dans son cœur…

Quelqu’un se souvient-il quand Miami était numéro 8 du classement de pré-saison et candidat au playoff ? Les Hurricanes ont débuté par une défaite contre LSU (17-33) mais cinq victoires successives les ont remontés aux portes du Top 15. Quid depuis leur éclatante victoire contre Florida State (28-27) ? Quatre défaites en quatre matchs, la dernière en date à Georgia Tech (21-27), qui ont placé les Canes à l’avant-dernière place de l’ACC Coastal. Avec un déplacement à Virginia Tech et la venue de Pittsburgh (qui lutte pour le titre de division), la participation à un bowl est loin d’être garantie pour Miami. Mais bon, les Canes s’en tapent, ils habitent déjà au soleil et n’ont pas besoin de venir passer Noël dans le Sud comme tous ces losers du Midwest !

Dans la même série, « Souviens-toi l’été dernier », quelqu’un se souvient-il quand TCU était classé dans le Top 25 et menait au troisième quart temps contre Ohio State ? Texas Christian a été corrigé à West Virginia (10-47), concédant sa sixième défaite en huit matchs, et aura besoin de gagner à Baylor et de battre Oklahoma State pour aller en post-saison. Mais bon, les Horned Frogs s’en tapent, ils habitent déjà au soleil et et n’ont pas besoin de venir passer Noël dans le Sud comme tous ces losers du Midwest !

On avance, on avance, on avance, c’est une évidence

Semaine 10 : Michigan – Penn State 42-7
Semaine 11 : Rutgers – Michigan 7-42

Ben, ils n’ont pas progressé en une semaine ?

B1G Mmmouais-st

Et juste comme ça, Northwestern est votre nouveau champion de la B1G West, à la faveur d’une victoire éclatante à Iowa (14-10). Les Wildcats sont la première équipe FBS à atteindre une finale de conférence sans avoir remporté le moindre match hors-conférence. Quand on sait que le calendrier hors-conférence incluait Akron (34-39) et Duke (7-21), ça pose son homme !

Et si, soyons provocateur, la meilleure équipe de la B1G West n’était en fait autre que… Nebraska ? Bon, c’est effectivement un peu osé mais les Cornhuskers viennent de punir Illinois (54-35), qui n’est, il est vrai, jamais qu’Illinois, une semaine après s’être inclinés de peu à Ohio State (31-36), qui n’est, il est vrai, que l’ombre d’Ohio State, et d’avoir également écrasé Minnesota (53-28), qui n’est, il est vrai, pas l’insubmersible bateau de guerre que PJ Fleck a essayé de nous vendre. Mais bon, Nebraska a perdu quatre matchs par moins de cinq points et pourrait très bien être à 7-3 (voire 8-3 si son premier match contre Akron n’avait pas été annulé) plutôt que 3-7. Et, en ces temps de misère, 7-3 ça vous gagne à peu près la moitié des divisions des conférences P5…

Doublettes

Où quand on ne sait pas très bien de quel coté le meilleur running back joue…

Oklahoma – Oklahoma State (48-47)
Chuba Hubbard (RB Oklahoma State) : 22 courses, 104 yards, 3 TD
Kennedy Brooks (RB Oklahoma) : 15 courses, 165 yards, 3 TD

Nebraska – Illinois (54-35)
AJ Bush Jr (RB Illinois) : 25 courses, 187 yards, 3 TD
Devine Ozigbo (RB Nebraska) : 11 courses, 162 yards, 3 TD

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Implacable

Quatre-vingt quinze points, 1342 yards offensifs, un final haletant et une victoire des locaux sur le fil du rasoir grâce à l’une des rares mauvaises passes du QB adverse sur une conversion à deux points pour tenter le holdup à une minute de la fin du match. Oui, Bedlam était un délice cette année encore mais, pour l’amour du tackling dummy mobile de Dartmouth, quelqu’un dans l’état de l’Oklahoma sait-il plaquer ???

C’est évidemment une question rhétorique, ne cherchez pas sur Google, la réponse est un « non » retentissant… Alors, oui, Oklahoma a une attaque explosive mais, avec cette défense, les Sooners vont avoir du mal à exister en playoff. Et son potentiel adversaire ne manquera sans doute pas un PAT qui aurait précipité la défaite d’OU avant le coup du tout-pour-le-tout des Cowboys.

Qui veut garder le ballon ?

Certes, le temps de novembre peut être exécrable en B1G mais est-ce vraiment une raison pour perdre autant de ballons ?

Illinois : 7 fumbles dont 3 perdus à Nebraska (35-54).
Iowa : 2 fumbles dont 2 perdus contre Northwestern (10-14).
Maryland : 3 fumbles dont 3 perdus à Indiana (32-34).
Michigan State : 4 fumbles dont 2 perdus contre Ohio State (6-26).
Nebraska : 3 fumbles dont 1 perdu contre Illinois (54-35).
Penn State : 3 fumbles dont 2 perdus contre Wisconsin (22-10).
Wisconsin : 2 fumbles dont 2 perdus à Penn State (10-22).

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Michigan a torché Rutgers (42-7) sans le moindre fumble.

Minnesota a tapé Purdue (41-10) qui vient de cumuler 23 points en deux matchs (et deux défaites) après en avoir collé 49 à Ohio State.

Notre Dame a écrasé Florida State (42-13) sous la baguette de QB Brandon Wimbush (12/25, 130 yards, 3 TD, 2 INT / 12 courses, 68 yards) qui remplaçait son remplaçant QB Ian Book, blessé aux côtes.

Pittsburgh a puni Virginia Tech (52-22) et sérieusement conforté ses chances d’atteindre la finale de conférence ACC. Il faudra pour cela gagner à Wake Forest ou à Miami ou compter sur une défaite de Virginia à Georgia Tech ou Virginia Tech. Pas mal pour une équipe dont le calendrier hors-conférence comporte une claque reçue à UCF (14-45) et une fessée administrée à Heinz Field par Penn State (6-51).

Stanford a corrigé Oregon State (48-17). Surprenant, n’est-ce pas ?

Syracuse a aisément dominé Louisville (54-23) pour préparer son choc du prochain week-end contre Notre Dame. Bon, rien d’exceptionnel à coller cinquante pions aux Cardinals puisqu’ils ont concédé un demi quintal lors de cinq de leurs huit défaites. Honte à Virginia (27 points), Florida State (28 points) et Boston College (38 points) pour avoir fait baissé la moyenne ! NC State, le prochain adversaire de Louisville, devrait aussi rejoindre le club des exterminateurs, c’est moins sûr pour Kentucky, dernier adversaire de la saison, qui n’a pas vraiment l’attaque pour, mais sait-on jamais. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que Bobby Petrino ne verra pas les prochains massacres puisque l’entraineur des Cardinals a été remercié à l’issue du match chez l’Orange.

Washington State n’a fait qu’une bouchée de Colorado (31-7) malgré un 0-3 en quatrième tentative.

West Virginia s’est promené contre TCU (47-10) et a désormais rendez-vous avec l’état de l’Oklahoma lors de ses deux prochains matchs pour assurer sa place en finale de conférence. Compte-tenu du niveau défensif des Sooners et Cowboys, BoG parie pour plus de 900 yards et 9 TD de QB Will Grier combinés sur ces deux prochains week-ends.

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Cuillère de bois

Colorado s’est largement incliné à domicile contre Washington State (7-31). Après avoir débuté par cinq victoires et mené la Pac-12 South pendant deux semaines, les Buffaloes ont enchainé cinq défaites de rang. Utah vient à Boulder le week-end prochain avec le titre de division en ligne de mire puis les Buffs se rendent à Cal et ont besoin d’une victoire sur ces deux matchs pour aller en post-saison. BoG va sagement attendre avant de réserver son billet d’avion pour le soleil du Vous-Etes-Mauvais-Mais-On-Vous-Invite-Tout-De-Même Bowl.

USC… USC 14 – Cal 15. Que dire de plus…? La dernière victoire des Bears au Coliseum remontait à l’an 2000, juste avant que Pete Carroll n’arrive à Los Angeles. Avec un bilan de 5-5, Southern Cal a besoin d’une petite victoire en deux matchs pour se qualifier pour un bowl. Fort heureusement, les Trojans jouent à UCLA le week-end prochain et le Rose Bowl est un stade dans lequel USC est plutôt à ses aises. En cas de revers à Pasadena, le USC – Notre Dame vaudrait son pesant de cacahuètes !

Tops

Un flambeau pour… Quandree Ollison (RB Pittsburgh) et ses 16 courses, 235 yards et 3 TD contre Virginia Tech (52-32).

Un brasier pour… Daniel Jones (QB Duke) et ses 361 yards et 3 TD à la passe et 186 yards et 1 TD à la course contre le rival North Carolina (42-35).

Un feu d’artifice pour… Colby Parkinson (TE Stanford) et ses 166 yards et 4 TD en seulement 6 réceptions contre Oregon State (48-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… Jawon Pass (QB Louisville) et son interception et deux fumbles perdus à Syracuse (23-54).

Une douche froide pour… Jett Duffey (QB Texas Tech) et son interception et deux fumbles perdus contre Texas (34-41).

Un naufrage titanesque pour… Louisiville et l’ensemble de sa saison 2018 mais on ne va pas en remettre une couche… Soyons néanmoins optimiste, cela pourrait être pire, il reste deux semaines de compétition après tout…

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. ACC : 1V – 1D (Total : 32V – 13D)

SEC : 0V – 0D (Total : 38V – 5D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 21V – 7D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 23V – 11D)
B1G : 0V – 0D (Total : 27V – 13D)

Course à l’Heisman

Après onze semaines, BoG s’est vu dans l’obligation d’inclure un nouveau candidat au trophée Heisman car il est de son devoir d’être objectif. En toute objectivité, d’ailleurs, un certain joueur de baseball des Oakland A’s mérite sans doute la statuette (à statistiques comparées) mais il sera difficile de dépasser le chef d’orchestre de la meilleure attaque jamais mise en place par le meilleur coach de CFB de tous les temps.

Tua Tagovailoa (QB Alabama) a repris ses bonnes attitudes en ne jouant pas le dernier quart temps contre Mississippi State (24-0). Bon, c’était essentiellement pour préserver son genou. Il a, en revanche, à nouveau lancé une interception ce qui est quelque peu inquiétant totalement anecdotique.
Stats : 14/21, 164 yards, 1 TD, 1 INT

Kyler Murray (QB Oklahoma) a été instrumental dans la victoire des Sooners contre le rival Oklahoma State (48-47).
Stats : 21/29, 349 yards, 1 TD / 14 courses, 66 yards

Dwayne Haskins (QB Ohio State) a produit son dixième match consécutif à plus de deux cent yards à la passe, record de l’école égalé, lors de la victoire des Buckeyes à Michigan State (26-6).
Stats : 24/39, 227 yards, 1 TD

Gardner Minshew (QB Washington State) continue de faire des merveilles pour Wazzu, dernièrement à Colorado (31-7).
Stats : 35/58, 335 yards, 2 TD / 6 courses, 26 yards, 1 TD

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

En attendant que le Comité de Sélection nous fasse encore rire, le playoff prend de plus en plus forme. Alabama est solidement en tête mais attention à ses problèmes de quarterback… Tua Tagovailoa est en délicatesse avec son genou depuis bientôt un mois et Jalen Hurts se remet d’une blessure à la cheville qui l’a privé de match ce week-end. C’est donc Mac Jones qui devrait jouer la majorité du prochain match contre The Citadel et la Tide Nation espère que son QB numéro 1 sera à 100% pour l’Iron Bowl puis le choc contre Georgia. Clemson a quasiment validé son ticket pour le playoff. Ohio State a plus de talent que n’importe qui dans la B1G mais ne joue pas à son potentiel. Si les Buckeyes se remettent à l’endroit avant d’affronter Michigan, ils seront dans le dernier carré. Notre Dame s’est montré impressionnant contre Florida State et s’affirme comme un prétendant légitime au playoff. Attention toutefois au prochain match contre Syracuse, on connaît des plus gros poissons qui se sont fait cueillir à froid par l’Orange.

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Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Jonathan Taylor (RB Wisconsin) qui a atteint les 1500 yards à la course pour la seconde saison consécutive. Avec la flopée de talentueux coureurs sortis de la fabrique Wisconsin, la star des Badgers est seulement le quatrième de la fratrie à réaliser une telle prouesse. Ses trois prédécesseurs se nomment Ron Dayne, Montee Ball et Melvin Gordon.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 42 : Elijah Moore, bourreau de Will Muschamp

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : AP

Quarantième-deuxième édition (2020 – Semaine 11) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Hugh Freeze va bientôt retrouver un boulot en SEC, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Liberty, mais 8-0 pour la première fois dans l’histoire de l’école, n’intéresse personne… (et probablement encore moins votre Head Coach, Hugh Freeze…)

We Are Marshall

Grâce à sa victoire contre Middle Tennessee (42-14), Marshall (7-0, 4-0) est solidement en tête de la conférence USA que le Thundering Herd n’a plus gagné depuis 2014.

Pourquoi BoG s’intéresse-t-il subitement au « petit » Club des 5 ? Le jour du match contre les Blue Raiders marquait, jour pour jour, le 50ème anniversaire du crash aérien qui a décimé l’équipe de Marshall, de retour d’un match à East Carolina. Aucun des 75 personnes à bord (dont 37 joueurs et huit membres du staff) n’a survécu.

Cinq à sept

Il y a sept stades de Power 5 nommés après d’anciens entraineurs :

Bill Snyder Family Football Stadium – Kansas State : Bill Snyder (215-117-, 128-89-1) a été entraineur à Kansas State de 1989 à 2005 puis de 2009 à 2018. Sous sa houlette, les Wildcats ont remporté deux titres de conférence Big 12 (2003 et 2012) et participé à 19 bowls (9-10) en 27 saisons. KSU n’a que trois autres participations à la post-saison dans le reste de son histoire et quatre titres de conférence, tous avant-guerre (1909, 1910, 1912 et 1934).

Bobby Dodd Stadium – Georgia Tech : Bobby Dodd (165-64-8, 76-39-4) est le Head Coach de Georgia Tech d’après-guerre (1945-1966). Avec les Yellowjackets, il a remporté deux titres de conférences (1951 et 1952) et un titre national (1952) et participé à 13 bowls (9-4) en 22 saisons.

Wallace Wade Stadium – Duke : Wallace Wade (171-49-10) a entrainé Duke (110-36-7, 68-18-3) de 1931 à 1950 après avoir été l’homme fort d’Alabama (61-13-3, 45-10-2) de 1923-1930. Il a mené les Blue Devils à six titres de conférences (1933, 1935, 1936, 1938, 1939 et 1941) en seize saisons mais n’a pas eu la même réussite après la guerre ou comparé à Alabama (4 titres de conférences et trois titres nationaux en huit saisons avec le Crimson Tide). Les deux équipes jouaient à l’époque ensemble dans la Southern Conference.

Bryant-Denny Stadium Stadium – Alabama : inauguré en 1929, le stade d’Alabama portait à l’origine le nom de George H. Denny, président de l’école de 1912 à 1932. Difficile de ne pas y accoler le nom de la légende Paul « Bear » Bryant (323-85-17) qui a entrainé Bama (232-46-9, 137-27-5) de 1958 à 1982 avec treize titres de conférence (1961, 1964 à 1966, 1971 à 1975, 977 à 1979 et 1981), six titres nationaux (1961, 1964, 1965, 1973, 1978 et 1979) et 24 bowls (12-10-2) en 25 ans à l clé.

Neyland Stadium – Tennessee : le deuxième plus grand stade de la SEC est nommé après Robert R. Neyland (173-31-12, 103-17-10) qui en a lui-même dessiné les plans. Le Général de Brigade de l’armée américaine a été entraineur en chef des Volunteers de 1926 à 1934, 1936 à 1940 et 1946 à 1952. Sous sa direction, les Vols ont remporté sept titres de conférences (1927, 1932, 1938 à 1940, 1946 et 1951) et quatre titres nationaux (1938, 1940, 1950 et 1951) en 21 ans.

Jordan-Hare Stadium – Auburn : le stade d’Auburn est nommé après Cliff Hare, joueur de la première équipe des Tigers puis professeur de chimie à l’université, et Ralph Jordan (175-83-7, 99-65-4), entraineur de 1951 à 1975. En un quart de siècle à Auburn, il a remporté un titre de conférence (1957) et un titre national (1957) et participé à douze bowls (5-7).

Vaught-Hemingway Stadium – Ole Miss : le stade de Mississippi est nommé après William Hemingway, un professeur de droit de l’université, et Johnny Vaught (190-61-12, 106-39-10) qui a entrainé les Rebels de 1947 à 1970 et en 1973. Lors de ses 25 saisons, il a remporté six titres de conférences (1947, 1954, 1955, 1959, 1960, 1962 et 1963), trois titres nationaux (1959, 1960 et 1962) et participé à 18 bowls (10-8).

Neyland Stadium – Crédit photo : Tennessee Athletics

Huit ça suffit

Près d’un tiers des matchs de P5 (8 sur 27) ont été annulés ce weekend :

ACC : 1 sur 5
Big 12 : 0 sur 2
Big Ten : 1 sur 7
Pac-12 : 2 sur 6
SEC : 4 sur 7

Ce que chacun retiendra de cette saison est affaire personnelle. Pour un bon paquet d’équipes, 2020 restera une bizarrerie plus ou moins mémorable et une tâche dans les statistiques et les records. Avec une préparation écourtée, des effectifs chamboulés, des matchs annulés et tout un tas d’imprévus à gérer dans l’urgence, tout ce qui se passe sur le terrain cette année appartient à sa propre bulle spatio-temporelle (presque) sans rapport avec la réalité. Ce qui est en tout cas une certitude est qu’une équipe du G5 ne participera pas au Playoff et que ni Colorado (1er ex-aequo Pac-12), ni Indiana (1er Big Ten), ni Iowa State (1er Big 12) ne remporteront le titre national qui ira, comme d’habitude à Alabama, Clemon ou Ohio State. On veut bien être gentil et se taper une saison de m… mais il ne faudrait pas non plus pousser mémé dans les orties !

Quatre à la suite

En s’inclinant à Nebraska (23-30), Penn State est devenue la quatrième équipe de FBS à débuter une saison 0-4 après avoir été classée dans le Top 10 en présaison. Dans ce prestigieux quatuor, les Nittany Lions rejoignent :

Pittsburgh (1984, 3-7-1 au final)
Arizona State (1976, 4-7 au final)
Illinois (1954, 1-8 au final)

Bien sûr, PSU n’a pas eu le bénéfice de matchs hors-conférence pour se chauffer. Cela dit, Kent State (2-0) et San Jose State (4-0) à la maison et Virginia Tech (4-4, 4-3) à Blacksburg auraient-elles été des victoires automatiques ?

Who’s your daddy? (Not talking to you, Wisconsin…)

Iowa possède quatre rivaux à qui les Hawkeyes disputent tous les ans des trophées. Depuis 2015 Iowa est 17-4 dans ces rencontres à « trophée » :

AdversaireTrophéeBilan depuis 2015
Iowa StateCy-Hawk5-0
MinnesotaFloyd of Rosedale6-0
NebraskaHeroes Game5-0
WisconsinHeartland1-4

Le troisième homme

Selon toute vraisemblance, la conférence ACC sera remportée par Clemson, pour la sixième fois d’affilée, ou par les invités de dernière minute Notre Dame, si les Domers parviennent à battre les tenants du titre une seconde fois.

À cause de défaites surprises à Florida State (28-31) et à Virginia (41-44), à chaque fois de trois points, North Carolina n’est plus en course pour le titre de conférence mais les Tar Heels restent un divertissement à eux tous seuls.

Contre Wake Forest ((59-53), UNC s’est retrouvé mené de 21 points (24-45) en milieu de troisième quart temps. Les hommes de Mack Brown ont dû opérer le plus large retour dans l’histoire de l’école pour finalement remporter la rencontre. Cela a nécessité quatre touchdowns lors du dernier quart temps, dont trois par QB Sam Howell (32/45, 550 yards, 6 TD, 1 INT / 7 courses, 21 yards, 1 TD), deux dans les airs et un au sol.

Le quarterback des Tar Heels a lancé pour 550 yards et six touchdowns dans le match, établissant ainsi un nouveau record de l’école. Sa demi-douzaine de TD est aussi un record égalé de la conférence ACC, partagé avec Deshaun Watson qui avait réalisé la performance pour son premier match de titulaire avec Clemson en 2014 contre… North Carolina (35-50).

Vous me direz 79 « Notre Père » et 100 « Je vous salue Marie »

En dominant Boston College (45-31), Brian Kelly s’est offert sa 100ème victoire à Notre Dame. Ou la 79ème si l’on tient compte des 21 victoires de 2012 et 2013 qui ont officiellement été retirées aux Fighting Irish pour mauvais comportement académique (ça n’est apparemment pas bien de faire les devoirs à la place des étudiants-athlètes…).

Si l’on oublie ce petit détail, le bilan de Brian Kelly est, pour l’heure, 100-37. Ce quintal de succès le met au même niveau que Lou Holtz (100-30-2) mais ce dernier a un léger avantage sur l’entraîneur actuel : un titre national (1988).

Lou Holtz est aussi 4-4 dans les bowls majeurs (en plus du Rose Bowl 1988) : 1-2 au Cotton, 0-1 au Fiesta, 1-2 à l’Orange, et 1-0 au Sugar (techniquement, le Cotton Bowl ne fait pas partie des bowls majeurs que sont le Fiesta, Orange, Sugar et Rose Bowls mais il fait partie des fameux « New Year’s Six »).

De son côté, Brian Kelly n’a pas été à la fête dans les grands rendez-vous : défaite au National Championship Game de 2013 (saison 2012) contre Alabama (14-42), défaite au Fiesta Bowl 2016 (saison 2015) contre Ohio State (28-44) et défaite au Cotton Bowl en demi-finale du College Football Playoff 2018 contre Clemson (3-30). C’est à peine si la victoire au Citrus Bowl 2018 (saison 2017) contre LSU (21-17) réconforte les fans…

Avec trois matchs à jouer en ACC et, si tout va bien, une finale de conférence et une demi-finale de Playoff, Brian Kelly pourrait rattraper l’illustre Knute Rockne (105-12-5, trois titres nationaux) si ND atteint la finale nationale, voire le dépasser si les Domers remportent le titre. Cela ne serait pas le moindre des accomplissements de devenir l’entraineur le plus victorieux à South Bend en ramenant un titre tant attendu depuis 32 ans.

L’info qui ne sert à rien

Lors du déplacement de Colorado à Stanford (35-32), WR Brenden Rice (2 réceptions, 38 yards, 1 TD) a marqué le premier touchdown de sa jeune carrière (2 matchs).

Pourquoi est-ce une info ? Le papa du receveur des Buffaloes n’est autre que l’illustre Jerry Rice, qui a attrapé un ballon ou deux dans sa vie.

Urban Meyer – Crédit photo : Fox

Le coin du Coach

Si votre équipe est en difficulté et que ses résultats ne sont pas en adéquation avec le talent de son effectif, Urban Meyer sait pourquoi. L’ancien Head Coach de Florida et Ohio State a trois possibles explications :

  1. Problème de confiance : les joueurs n’ont pas confiance en leurs entraineurs, les entraineurs n’ont pas confiance en leurs joueurs ou les joueurs ne se font pas confiance les uns les autres.
  2. Environnement dysfonctionnel : la quantité de travail fourni ne correspond pas aux ambitions de l’équipe ; autrement dit, il faut bosser dur, très dur, pour gagner à haut niveau.
  3. Égoïsme : les joueurs ne se battent pas les uns pour les autres mais jouent pour leurs propres pommes.

LSU, Michigan et Penn State : il n’est jamais trop tard pour une bonne séance d’introspection !

Welcome to fabulous Las Vegas

S’il est une saison où il vaut mieux investir son argent dans une assurance vie que dans des paris sportifs, c’est bien 2020 !

Les bookmakers de Las Vegas avaient placé la barre du nombre de points marqués dans le match entre Florida et Arkansas à 60. Les Gators ont couvert les 60 points à eux tous seuls dans leur destruction des Razorbacks (63-35).

Sam Pittman, le Heach Coach des Hogs, était absent du banc de touche pour cause de covid, mais sa présence n’aurait probablement rien changé à l’issue de la rencontre.

Florida a une autoroute jusqu’à la finale SEC avec des matchs contre Kentucky (28/11) et LSU (12/12) au Swamp et des déplacements à Vanderbilt (21/11) et Tennessee (5/12).

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT
9 courses, 20 yds 1 TD
0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT
14 courses, 51 yds 1 TD
1 fumble perdu
00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT
15 courses, 71 yds 1 TD
0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD
3 courses, 24 yds
3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT
16 courses, 11 yds 2 fumbles perdus
0
S10Kansas15/27, 212 yds 1 TD, 1 INT
3 courses, 3 yds 1TD
3Kansas State14/23, 108 yds0
S11ReposRepos
S12Oklahoma State  Oklahoma  
S13West Virginia(b)  Texas Tech  
S14Baylor  TCU  
Total90

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.

(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Arizona State – California : le Head Coach des Sun Devils, Herm Edwards, a été testé positif et ASU n’avait pas les 53 joueurs boursiers nécessaires à la tenue de son match contre California. En remplacement, les Bears ont joué UCLA (10-34) dont le match contre Utah avait également été annulé.

Auburn – Ole Miss : Mississippi n’avait pas le quota de joueurs requis et le match a été repoussé au 12 décembre.

Georgia Tech – Pittsburgh : les Panthers ont cessé toute activité footballistique suite à une épidémie de covid. Le match a été reporté au 12 décembre.

LSU – Alabama : le choc tant attendu (kof, kof…) entre les deux rivaux de la SEC West a été annulé en raison de cas positifs dans l’effectif de Louisiana State. Les Tigers ont déjà un match à rattraper contre Florida le 12 décembre et il est donc plus que probable que le match contre Bama ne sera tout simplement pas joué si le Crimson Tide est en finale de conférence le 19 décembre.

Maryland – Ohio State : les Terrapins ont dû annuler leur match contre les Buckeyes à cause d’une dizaine de cas positifs. La conférence Big Ten n’a de date de remplacement dans son calendrier.

Missouri – Georgia : la ligne défensive de Mizzou a été touchée par des cas positifs et les Tigers ont été obligés d’annuler la venue de Georgia. Comme Vanderbilt doit jouer à Columbia le 12 décembre, après le report du match initialement prévu le 17 octobre, la rencontre contre les Bulldogs pourrait être remise au 19 décembre.

Tennessee – Texas A&M : les Aggies ont suspendu leurs entrainements quelques jours avant leur déplacement à Knoxville qui, en conséquence, a été annulé. Le match devrait se jouer le 12 décembre.

Utah – UCLA : les Utes ont détecté 17 cas positifs parmi leurs joueurs, les plaçant sous la limite des 53 joueurs boursiers imposée par la conférence Pac-12. En remplacement, les Bruins ont accueilli Cal (34-10) dont le match à Arizona State avait également dû être annulé.

QB Kyle Trask (#11) – Crédit photo : M. Ebenhack/AP

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Florida a gifflé Arkansas (63-35) et QB Kyle Trask (23/29, 356 yards, 6 TD) a continué à enfiler les touchdowns comme des perles avec son sixième match d’affilée à plus de quatre TD. Ses 28 réalisations depuis le début de la saison ont établi un nouveau record SEC après six matchs devant les 27 de Tua Tagovailoa (ex-QB, Alabama) et les 25 de Joe Burrow (ex-QB, LSU) en 2019. Le tout sans avoir joué contre Cupcake U ou Pancake State.

Iowa a fessé Minnesota à Indianapolis (35-7). Au bord de la fanny à quatorze secondes de la fin du match, P.J. Fleck a pris un temps mort pour réfléchir à un moyen d’enfin marquer contre les Hawkeyes. La manœuvre n’a pas plu à Kirk Ferentz qui a alors appelé ses trois temps morts d’affilée. En conférence de presse, il a expliqué qu’il avait pris le premier temps mort pour répondre à celui des Gophers, et étudier ce que Minnesota préparait, et qu’il s’est ensuite dit qu’il allait emmener « Floyd of Rosedale », le trophée de la rivalité, avec lui dans le bus mais pas ses deux autres temps morts…

Wisconsin était à la maison à la Big House et y a démonté Michigan (49-11). Les Badgers n’avaient plus gagné à Ann Arbor depuis 2010 et y ont signé leur plus large victoire dans la série qui remonte à 1892 (Michigan mène 51-17-1). Ils ont passé 341 yards et 5 TD au sol après avoir couru pour 359 yards et 5 TD l’an passé (35-14). Pour les Wolverines, la défaite à domicile est la pire depuis 1935 (0-40 contre Minnesota) et le déficit à la pause (0-28) est le plus large de l’histoire de Michigan Stadium, inauguré en 1927.

À l’arrachée

Pour la seconde semaine consécutive, USC a attendu les tous derniers instants de la partie pour empocher la victoire.

Lors de leur premier match de la saison contre Arizona State (28-27), les Trojans étaient menés de treize points à trois minutes de la fin du match. À Arizona (34-30), les Wildacts ont pris l’avantage (30-27) à 95 secondes du terme. Dans les deux cas, Southern California a trouvé les ressources pour remporter la rencontre.

Il faut donc être patient, et pas trop cardiaque, cette saison pour supporter SC qui a la particularité statistique d’avoir marqué la moitié (4 sur 8) de ses touchdowns dans les quatre dernières minutes de ses deux premiers matchs.

Cuillère de bois

D’un USC à l’autre, South Carolina (2-5) a viré Will Muschamp après le début de saison chaotique des Gamecocks.

L’hémorragie défensive à Ole Miss (42-59) une semaine après la claque reçue contre Texas A&M (3-48) et une quinzaine de jours après la correction administrée par LSU (24-52) a eu raison de l’entraineur en chef arrivé à Columbia en 2016. En quatre ans et demi, l’ancien Head Coach de Florida a terminé 28-30 et 17-22 en SEC.

En ces temps de pandémie, il était important de ne surtout pas laisser le programme de football déraper en sortie de virage. Maintenant que les Gamecocks sont remis dans le bon poulailler, South Carolina va pouvoir s’occuper de ses étudiants…

WR Ben Skowronek, Notre Dame – Crédit photo : AP

Tops

Un flambeau pour… WR Ben Skowronek (5 réceptions, 63 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Notre Dame à Boston College (45-31).

Un brasier pour… WR Ramaud Chiaokiao-Bowman (8 réceptions, 86 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Northwestern à Purdue (27-20).

Un feu d’artifice pour… RB Kevin Harris (25 courses, 243 yards, 5 TD) et ses cinq touchdowns lors de la défaite de South Carolina à Ole Miss (42-59).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Joe Milton (9/19, 98 yards, 2 INT / 7 courses, 15 yards) et ses deux interceptions sur ses deux premières passes du match lors de la défaite de Michigan contre Wisconsin (11-49).

Un seau d’eau pour… QB Sean Clifford (5/8, 37 yards, 1 INT / 6 courses, 19 yards) et son interception et son fumble retourné pour touchdown lors de la défaite de Penn State à Nebraska (23-30).

Un naufrage titanesque pour… QB Noah Vedral (21/34, 259 yards, 3 INT / 6 courses, 23 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Rutgers contre Illinois (20-23).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Notre Dame
#2 Alabama – #3 Clemson

Ohio State était au repos forcé suite à l’annulation de son match à Maryland. Le plus gros obstacle en Big Ten pour les Buckeyes semble être Wisconsin, si les Badgers parviennent à jouer tous leurs matchs restants, et si la pandémie n’annule pas leur match contre Indiana (qui est 4-0 pour la première fois depuis 1987 et dans le Top 10 pour la première fois depuis 1969), ce qui mettrait les Hoosiers sur la voie royale pour remporter le Big Ten East.

Alabama n’a pas pu aller mettre une rouste à LSU et n’a plus que Kentucky, Auburn (match piège ?) et Arkansas sur sa route avant la finale SEC, probablement contre Florida. Le vainqueur de ce match sera au Playoff.

Clemson était en repos et devra sans doute remporter la conférence ACC pour valider son ticket, ce qui sous-entend prendre sa revanche sur Notre Dame.

Notre Dame, qui a facilement disposé de Boston College (45-31), devrait hériter du dernier ticket, même si les Domers chutent en finale ACC.

Oregon, vainqueur à Washington State (43-29), pourrait avoir son mot à dire si les Ducks remportent haut la main leurs 4+1 derniers matchs de conférence Pac-12.

Texas A&M est en embuscade et pourrait gagner sa place si Bama remporte la SEC et Clemson démonte ND.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à WR Elijah Moore (WR, Ole Miss) qui est devenu le premier joueur de la conférence SEC à accumuler plus de 225 yards lors de deux matchs consécutifs : 14 réceptions, 238 yards et 3 TD à Vanderbilt (54-21) suivi de 13 réceptions, 225 yards, 2 TD contre South Carolina (59-42).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 41 : Kyle Trask gâche la Cocktail Party de Georgia

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Justin Ford-USA TODAY Sports

Quarantième-et-unième édition (2020 – Semaine 10) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que presque toute la Pac-12 était de retour ce week-end, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé BYU, mais la correction infligée à Boise State (51-17), la pire défaite à domicile des Broncos depuis 1997, n’intéresse personne…

Pac-12 avant le petit-déjeuner

On était habitué à « Pac-12 After Dark », ces matchs divertissants du samedi soir lorsque la Côte Est est déjà au lit. Cette saison, la conférence a décidé de jouer à 9h du matin, heure locale, pour être en même temps que tous les premiers matchs de la journée.

Cela a-t-il marché ? On suppose que quelques téléspectateurs ont vu USC revenir de -13 points en trois minutes contre Arizona State (28-27).

Le reste de la journée a vu Oregon dominer Stanford (35-14), Chip Kelly faire du Chip Kelly à UCLA (défaite 42-48 à Colorado) et Washington State disposer d’Oregon State (38-28), mais qui s’intéresse à Wazzu sans Mike Leach ?

Le roi est mort, vive le roi (Partie 1)

Notre Dame s’est payé le scalp de #1 Clemson (47-40, 2 OT) et les Tigers tombent de (très) haut. Clemson n’avait plus perdu en saison régulière depuis 2017 (24-27 à Syracuse) soit 36 matchs d’affilée. En outre, les Tigers n’avaient jamais perdu en tant que numéro 1 du pays. Bon, c´est sûr que, jusqu’à l’incorporation de ND cette année, la conférence ACC n’était pas exactement la plus relevée et Clemson s’était déjà fait quelques sueurs froides. Donc, ce qui devait arriver un jour est finalement arrivé.

Pour les Fighting Irish, ce qui devait également arriver un jour est finalement arrivé puisque la dernière victoire de Notre Dame contre un numéro 1 remontait à 1993 et la venue de #1 Florida State à South Bend (31-24). Notre Dame a désormais battu un numéro 1 à neuf reprises, à égalité avec Alabama et Miami.

Il faudra attendre la revanche en finale de conférence ACC pour savoir si l’absence de QB Trevor Lawrence a joué sur l’issue de la rencontre. Son remplaçant, DJ Uiagalelei (29/44, 439 yards, 2 TD / 13 courses, 2 yards, 1 TD), a établi un nouveau record de yards à la passe contre Notre Dame avec 439 yards. C’est 35 yards de mieux que le record personnel de Trevor Lawrence (404 yards) obtenus à Georgia Tech (73-7). Mais, si on s’en tient aux chiffres, Clemson a terminé la rencontre 4 sur 15 en troisième tentative et c’est peut-être là que le futur numéro 1 de la Draft NFL 2021 aurait fait la différence…

En attendant, rendons à César Jésus ce qui était à Dabo : les Domers ont bien mérité les lauriers de cette victoire. La défense de ND a provoqué, et recouvert, trois fumbles des Tigers et a étouffé le jeu au sol de Clemson, ne concédant que 34 yards dont seulement 28 yards à RB Travis Étienne (18 courses, 28 yards, 1 TD / 8 réceptions, 57 yards), le coureur le plus prolifique de l’histoire de la SEC. Ils ont aussi pu compter sur un très bon QB Ian Book (22/39, 310 yards, 1 TD / 15 courses, 68 yards) et un sur un jeu de course prolifique (208 yards).

Le match retour à Charlotte s’annonce autant alléchant qu’explosif…

Crédit photo : Matt Cashore/Pool Photo via AP

Le roi est mort, vive le roi (Partie 2)

National Geographic a récemment publié des chiffres montrant que Clemson avait rapporté plus de quatre mille cas positifs de covid, soit le plus haut total des 1215 universités américaines de l’étude.

Les étudiants de Notre Dame n’ont pas dû bien prendre la chose puisque, après avoir fait tomber le champion de la conférence ACC, ils ont décidé de faire également tomber leur record de covid en envahissant le terrain par centaines suite à leur victoire sur Clemson (47-40, 2 OT).

Évidemment, la soirée s’est prolongée avec de nombreuses fiestas à South Bend pour célébrer ce succès footballistique comme il se doit.

Les étudiants de ND sont désormais tous obligés de se faire tester avec quarantaine de quinze jours à la clé.

Cocktail Party

Quand Georgia a fait venir Kirby Smart d’Alabama, les Dawgs ont cru qu’ils pourraient battre le Crimson Tide à son propre jeu : grosse défense et puissant jeu au sol. Entre temps, Bama a évolué et mise désormais sur une attaque aérienne capable de marquer à loisir et de gagner des matchs indépendamment du nombre de points encaissés par sa défense.

Avec Joe Burrow et LSU l’an dernier, il est apparu de plus en plus clair qu’une attaque bien huilée pouvait coller 40 pions à n’importe quelle défense, aussi talentueuse soit-elle. Les défenses ne gagnent plus les championnats, les grosses attaques inarrêtables le font désormais. 

Certaines équipes se sont adaptées, comme Alabama, d’autres non, comme Georgia. Le bon vieux temps où un AJ McCarron ou un Jake Coker pouvait emmener leur équipe à la victoire est bien révolu. Sans un quarterback élite, les chances de succès sont devenues immensément minces.

Contre Florida (28-44), ni QB Stetson Bennett (5/16, 78 yards, 1 TD, 1 INT) ni QB D’Wan Mathis (4/13, 34 yards, 1 TD, 2 INT / 7 courses, 11 yards) n’ont apporté la solution offensive adéquate. Et, mis à part un touchdown de 65 yards sur son premier jeu de course, l’attaque au sol des Dawgs n’a produit que 100 yards en 28 courses.

Bien sûr, la défense de Georgia est l’une des meilleures du pays et n’a accordé que 40 points en quatre matchs de SEC à Arkansas (37-10), contre Auburn (27-6), contre Tennessee (44-21) et à Kentucky (14-3). Mais les Bulldogs en ont lâché autant à Alabama (24-41) et contre Florida (28-44). Pire, la défense des Dawgs a concédé plus de 400 yards lors de deux de ses trois derniers matchs (417 à Alabama et 571 contre Florida) alors qu’aucune équipe n’avait réussi à en engranger autant contre les Dawgs depuis 2009.

De l’autre côté du stade des Jacksonville Jaguars, Florida possède QB Kyle Trask (30/43, 474 yards, 4 TD, 1 INT) qui tourne à 363 yards et 4.4 TD de moyenne en SEC…

OK, mais alors… ?

Pour une fois qu’une équipe de la Big 12 gagne grâce à sa défense… !

Mis à part le petit raté contre Texas (34-41, OT), Oklahoma State (5-1, 4-1) n’a accordé que 66 points lors de ses cinq victoires. Mais l’attaque des Cowboys ne tourne qu’à 28 points de moyenne depuis le début de la saison.

Les deux statistiques semblent incroyables pour le deuxième d’une conférence connue pour ses attaques à tout-va et des défenses poreuses.

Deuxième ? Oui, car c’est Iowa State (5-2, 5-1) qui est actuellement en tête de la Big 12. Les Cyclones sont 5-1 en conférence pour la première fois de leur histoire au cours de laquelle ils n’ont plus gagné de titre de conférence depuis 1912. Avec Kansas State (4-3, 4-2) et West Virginia (4-3, 3-3) en sandwich autour d’un déplacement à Texas (5-2, 4-2), le bout du tunnel est-il en vue ?

Nah ! Oklahoma vient de coller 62 points à Texas Tech (62-28) et contre Kansas (62-9). Voilà la grosse attaque qui, comme d’habitude en Big 12, marquera un poil plus que l’adversaire pour remporter la conférence…

RB Keyon Henry-Brooks (#21), Vanderbilt – Crédit photo : Rogelio Solis

Amasser des yards n’est pas gagner

Contre Mississippi State, Vanderbilt a produit plus de deux fois plus de yards que Mississippi State (478 contre 204) mais a perdu le match (17-24). Les Bulldogs ont même terminé la rencontre avec un total négatif de yards au sol (-22). Mais trois interceptions et deux fumbles perdus ont plombé les Commodores.

C’est la seconde fois cette saison qu’une équipe perd avec un avantage de plus de 270 yards offensifs. Penn State est l’autre équipe, perdant son premier match de la saison contre Indiana (35-36, OT) malgré 277 yards de plus que les Hoosiers.

Avant ces deux-là, la mésaventure n’était arrivée qu’une seule fois lors des 395 dernières rencontres au cours desquelles le désavantage offensif était aussi prononcé.

Je suis malade, complètement malade

Indiana est 3-0 en conférence pour la première fois depuis 1988. Northwestern est 3-0 en conférence pour la première fois depuis 2000. Depuis 1899, année qui a vu les Hoosiers rejoindre la conférence Big Ten (Western Conference à l’époque), les deux universités n’ont jamais toutes deux été 3-0 en conférence simultanément.

Si on ajoute Purdue (2-0) et Maryland (2-1), les quatre équipes ont un bilan combiné de 10-1. A l’inverse, Iowa (1-2), Nebraska (0-2), Michigan (1-2) et Penn State (0-3), programmes historiquement plus réputés, sont collectivement 2-9.

Ice, ice, baby

Il y a une presque-règle au football qui veut que l’entraineur appelle un temps mort quand l’équipe adverse tente un field goal pour la gagne, histoire de « geler » le kicker et de le refroidir un peu. Parfois ça marche, souvent ça ne change rien et de temps en temps ça merde carrément.

Contre #25 Liberty, Virginia Tech était favori de 14.5 points (ce qui en dit long soit sur le Top 25 de l’Associated Press, soit sur les bookmakers de Las Vegas…).

À 35-35 et avec une quatrième tentative et huit secondes à jouer, les Flames ont tenté un field goal de 59 yards. Ce dernier a été bloqué par V-Tech et retourné pour un touchdown qui aurait scellé le sort de la rencontre en faveur des Hokies si… leur entraineur Justin Fuente n’avait pas appelé un temps mort juste avant le coup de pied. Les Flames ont alors choisi de jouer leur quatrième tentative et, profitant d’un marquage à 20 yards de la défense de VT, ont grappillé huit yards et un premier down qui leur a permis de tenter, et réussir, un field goal de 51 yards pour la gagne.

RB Joshua Mack (#8), Liberty – Crédit photo : Liberty Athletics

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

Il y a une presque-règle au football qui veut que l’entraineur ne tente une conversion à deux points que quand c’est absolument nécessaire.

Contre Oklahoma State (18-20), Kansas State a tenté, et manqué, une conversion à deux points après un touchdown qui leur avait donné une avance de douze points (12-0) juste avant la mi-temps. Le raté a forcé les Wildcats à retenter une conversion à deux points en fin de match pour aller chercher l’égalisation et la prolongation. Ils ont à nouveau manqué et perdu le match, 18-20.

Au moins, la première tentative avait un minimum de sens : donner deux touchdowns d’avance à KSU. BoG se creuse toujours la tête sur la conversion à deux points de Penn State contre Maryland (19-35) alors que les Nittany Lions étaient menés 13-35…

Against all odds

En dominant Penn State à Happy Valley (35-19), Maryland a signé un second succès consécutif, après celui contre Minnesota (45-44, OT), alors que les Terrapins étaient donnés perdants de plus de 18 points dans les deux cas.

Une telle performance n’était jamais arrivée depuis que la Division I de football universitaire a été scindé en deux (Division I-A et Division I-AA, devenus FBS et FCS) en 1978. Pour leur prochain match, les Terps reçoivent Ohio State et les Buckeyes sont favoris de 25.5 points.

Les priorités sont comme les quarterbacks : si vous en avez plusieurs, vous n’en avez aucune

Comme tout part d’une bonne ligne offensive, on va dire que la priorité de Florida State, qui a perdu son cinquième match de conférence à la maison contre Pittsburgh (17-41), est de se reconstruire dans les tranchées.

Quant à la situation du quarterback ? Contre Pitt, QB Jordan Travis (11/18, 106 yards, 1 INT / 14 courses, 83 yards, 1 TD), QB Chubba Purdy (12/21, 38 yards, 1 INT) et QB James Blackman (0/2, 0 yard, 1 INT) ont tous lancé une interception et aucun touchdown.

Les deux premières interceptions ont mené à des touchdowns rapides des Panthers (en 4 et 3 jeux) tandis que la dernière a été directement retournée pour touchdown.

4th & Goal Punt

1ère tentative : sur la ligne des 10 yards, QB Coran Taylor (6/17, 106 yards, 1 TD / 19 courses, 42 yards) court pour zéro yard et l’attaque d’Illinois écope d’une pénalité de quinze yards pour faute personnelle.

2ème tentative : Coran Taylor laisse échapper le ballon et WR Casey Washington (1 réception, 8 yards) le recouvre 23 yards derrière la ligne de mêlée.

3ème tentative : à 48 yards de l’en-but de Minnesota, la passe de Coran Taylor est incomplète.

4ème tentative : punt.

Sans surprise, le Fighting Illini s’est incliné à la maison contre les Gophers (14-41).

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT 9 courses, 20 yds 1 TD0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT 14 courses, 51 yds 1 TD 1 fumble perdu00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT 15 courses, 71 yds 1 TD0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD 3 courses, 24 yds3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT 16 courses, 11 yds 2 fumbles perdus0
S10Kansas15/27, 212 yds 1 TD, 1 INT 3 courses, 3 yds 1TD3Kansas State14/23, 108 yds0
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total90

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

California – Washington : un joueur de California a été testé positif quelques jours avant l’ouverture de la saison de la Pac-12. La quarantaine imposée à tous les joueurs en contact avec lui, et en particulier ceux de sa propre unité, a privé Cal de sa ligne défensive. En conséquence, les Bears ont annulé leur match d’ouverture contre Washington.

Virginia – Louisville : le déplacement de Louisville à Virginia a été reporté d’une semaine en raison d’une dizaine de cas positifs dans l’effectif des Cardinals.

Utah – Arizona : dû à un nombre indéterminé de cas positifs, Utah a annulé son premier match de la saison contre Arizona.

Wisconsin – Purdue : Wisconsin faisait toujours face à épidémie au sein de son effectif et a été forcé de renoncer à son second match d’affilée, cette fois contre Purdue.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Iowa a torpillé Michigan State (49-7) en profitant de trois pertes de balles des Spartans qui en avaient déjà eu sept contre Rutgers (27-38) mais zéro à Michigan (27-24).

North Carolina a terrassé Duke (56-24). L’écart se creuse entre les deux rivaux de Caroline du Nord puisque, après trois défaites de rang (27-28, 17-27 et 35-42), les Tar Heels n’avaient battu les Blue Devils que de peu l’an dernier (20-17).

Oklahoma a torché Kansas (62-9) avec six touchdowns au sol en 31 courses. La dernière victoire des Jayhawks contre les Sooners remonte à 1997 (20-17) et aucun des seize derniers matchs n’a été gagné par OU par moins de deux touchdowns.

Texas A&M a pulvérisé South Carolina (48-3) avec cinq touchdowns de QB Kellen Mond (16/26, 224 yards, 4 TD / 6 courses, 34 yards, 1 TD).

Penn State vs Maryland – Crédit photo : Abby Drey

Cuillère de bois

BoG pourrait à nouveau casser du sucre sur le dos de Michigan qui a sévèrement perdu à Indiana (21-38) avec une performance peu inspirante de 13 yards au sol. Le dernier succès des Hoosiers contre les Wolverines, avant une série de 24 défaites de rang, remontait à 1987 (14-10) et il faut aller chercher jusqu’en 1959 pour une victoire de IU par plus de dix points d’écart (26-7). L’équipe de Jim Harbaugh ne s’est pas rachetée de sa défaite contre Michigan State (24-27) qui, hormis sa victoire à Ann Arbor, s’est incliné contre Rutgers (27-38) et s’est mangé une volée à Iowa (7-49).

Mais, cette semaine, c’est Penn State qui mérite, haut la main, de se faire botter l’arrière-train après sa honteuse performance contre Maryland (19-35). En 43 rencontres entre les deux équipes, PSU n’avait perdu qu’à deux reprises (17-21 en 1961 et 19-20 en 2014) et les Nittany Lions avaient remporté les trois dernières rencontres par un score cumulé de 163 à 6 (66-3 en 2017, 38-3 en 2018 et 59-0 en 2019).

Le match n’avait tellement aucune importance que Las Vegas avait donné PSU gagnant de 27.5 points. Encore fallait-il confirmer sur le terrain ce que les Nitts ont lamentablement foiré en se retrouvant du mauvais côté de la troisième plus grosse surprise des 40 dernières années en conférence Big Ten derrière les défaites de Wisconsin à Illinois en 2019 (23-24, les Badgers étaient favoris de 30.5 points) et de Minnesota à Northwestern (21-31, les Gophers étaient favoris de 32 points). Au différentiel de points (résultat comparé à prédiction), Penn State fait d’ailleurs pire que ses deux infortunés compères…

Contre Maryland, les Nittany Lions ont joué sans énergie et surtout sans envie. L’attaque n’a produit que 94 yards au sol contre une défense qui en a concédé 262 contre Minnesota (45-44, OT) et 325 à Northwestern (3-43). Et la défense a laissé tout le temps à QB Taulia Tagovailoa (18/26, 282 yards, 3 TD) de la découper, accordant quasiment deux fois le même touchdown à WR Rakim Jarrett (5 réceptions, 144 yards, 2 TD), sur une route croisée juste derrière la ligne de mêlée. Les lignes offensives et défensives ont été dominés par des unités qui, il y a deux semaines, ont été corrigées à… Northwestern (3-43).

Penn State est 0-3 en conférence pour la première fois depuis 2004 et 0-3 en entame de saison pour la première fois depuis 2001. Pire, pour la première fois de son histoire, PSU a accordé plus de 30 points lors de quatre matchs consécutifs (53-39 contre Memphis au Cotton Bowl l’an dernier, 35-36 (OT) à Indiana, 25-38 contre Ohio State et 19-35 contre Maryland). La bande de James Franklin est 16-8 depuis la défaite contre Ohio State de 2018 (26-27) qui avait fait dire au Head Coach que Penn State est une grande équipe mais pas encore une équipe élite. En effet, elle en est bien loin…

Tops

Un flambeau pour… RB Mohammed Ibrahim (30 courses, 224 yards, 4 TD / 2 réceptions, 31 yards) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de Minnesota à Illinois (41-14).

Un brasier pour… RB Javonte Williams (12 courses, 151 yards, 3 TD / 4 réceptions, 24 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de North Carolina à Duke (56-24).

Un feu d’artifice pour… RB Kyren Williams (23 courses, 140 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Notre Dame contre Clemson (47-40, 2OT). [Oui, trois c’est moins que quatre mais Clemson n’est ni Illinois ni Duke…]

Flops

Un pétard mouillé pour… PK Jet Toner (0/4 FG / 2/2 PAT) et ses quatre field goals manqués lors de la défaite de Stanford à Oregon (14-35).

Un seau d’eau pour… QB Rocky Lombardi (17/37, 227 yards, 3 INT / 5 courses, -21 yards) et ses trois interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la défaite de Michigan State à Iowa (7-49).

Un naufrage titanesque pour… QB Sean Clifford (27/57, 340 yards, 3 TD, 2 INT / 17 courses, 26 yards) et ses deux interceptions et son fumble retourné pour touchdown lors de la défaite de Penn State contre Maryland (19-35).

TE Michael Mayer (#87), Notre Dame – Crédit photo : Notre Dame Athletics

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Notre Dame
#2 Alabama – #3 Clemson

En s’imposant contre Clemson (47-40, 2OT) dans le plus gros match de la conférence ACC depuis des plombes, Notre Dame a rendu un fier service au Comité de Sélection du College Football Playoff. Voilà ce qu’il va se passer d’ici la mi-décembre :

Ohio State va continuer ses matchs d’entrainement en conférence Big Ten dans laquelle Wisconsin est à l’hôpital, Penn State et Michigan refusent de jouer au football et ses plus sérieux adversaires sont… Indiana et Northwestern.

Alabama va continuer à coller 40 pions à tous ses adversaires en SEC, y compris à Florida en finale de conférence (les Gators en marqueront probablement 39).

Clemson va prendre sa revanche sur Notre Dame en finale de conférence ACC et les deux équipes seront invités à la dernière danse.

Bon, maintenant, les choses pourraient devenir rapidement intéressantes si Notre Dame gagne la deuxième manche contre Clemson. Dans ce cas, les Tigers auraient deux défaites et la SEC pourraient récupérer le dernier ticket.

Si Florida remporte la SEC, les Gators n’auraient qu’une défaite (38-41 à Texas A&M), tout comme Alabama (finale SEC) et, potentiellement, Texas A&M (24-52 à Alabama). Dans ce cercle vicieux, les Aggies resteraient sur la touche. Mais si Bama gagne son duel contre UF, TAMU pourrait sérieusement prétendre au Playoff.

Évidemment, tout cela suppose qu’Oklahoma State (5-1, 4-1), la seule équipe de Big 12 avec moins de deux défaites, chute contre Oklahoma (comme d’habitude) ou en finale de conférence et que la Pac-12 se cannibalise (comme d’habitude).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Kyle Trask (QB, Florida) qui est devenu le premier joueur de conférence SEC avec au moins quatre passes de touchdown lors de cinq matchs consécutifs : 6 à Ole Miss (51-35), 4 contre South Carolina (38-24), 4 à Texas A&M (38-41), 4 contre Mizzou (41-17) et 4 contre Georgia (44-28).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 40 : Travis Etienne réécrit les livres d’Histoire de l’ACC

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Publié

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Quarantième édition (2020 – Semaine 9) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Trevor Lawrence (QB, Clemson) manquera le match à Notre Dame pour cause de covid, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Liberty, mais la 25ème place dans le classement de l’Associated Press n’intéresse personne…

Oui, un gars, le laid

QB Trevor Lawrence a été testé positif quelques jours avant la rencontre de Clemson contre Boston College (34-28) et n’a pu participer au match. Le futur quarterback des New York Jets aura terminé ses dix jours d’isolement obligatoire avant le choc à Notre Dame, mais il doit encore subit une batterie de tests cardiaques et ne sera donc pas sur le terrain contre les Fighting Irish.

Pour le remplacer, la nouvelle perle des Tigers : QB DJ Uiagalelei (30/41, 342 yards, 2 TD / 6 courses, 25 yards, 1 TD) a tiré Clemson d’affaire contre une accrocheuse équipe de Boston College.

Contre les Eagles, Clemson était mené de quinze points à la pause, la première fois qu’un nº1 avait un tel déficit à domicile à la mi-temps depuis…1950. Les Tigers ont eu jusqu’à 18 points de retard et leur remontée victorieuse égale le record de l’école qui datait de 2011 lorsque Clemson est revenu de 18 points à Maryland (56-45).

Bien joué donc, DJ Uiagalelei, pour une première victoire en tant que titulaire. Moins bien joué, en revanche, l’embrassade d’avant-match avec Maman Uiagalelei, vue quelques instants plus tard entourée d’une multitude de gens ne portant pas de masques dans les tribunes. On espère pour Dabo Swinney qu’il a un second quarterback de rechange…

O-h-i-o

Le déplacement d’Ohio State à Penn State a perdu beaucoup de sa saveur quand Penn State a perdu à Indiana (35-36, OT) et sans le fameux « White Out » de Beaver Stadium.

Pas sûr que l’un ou l’autre ait vraiment perturbé QB Justin Fields (28/34, 318 yards, 4 TD) qui a découpé les Nittany Lions (dont il aurait pu être le quarterback avant de casser son engagement avec PSU pour signer à Georgia avant de quitter les Dawgs pour Ohio State). Les Buckeyes ont rapidement marqué sur leurs deux premiers drives et n’ont plus regardé derrière (35-23).

Le match a été marqué par un incident amusant, parce qu’au final sans conséquence : avec une quatrième tentative et deux secondes à jouer juste avant la pause, Justin Fields a pris le snap et posé un genou à terre pour tuer le jeu. Les arbitres ont considéré qu’il restait une seconde à l’horloge quand le genou a touché la pelouse ce qui a offert un field goal gratuit à Penn State.

Moins amusant pour les Nitts, ils sont 0-2 pour la première fois depuis 2012 (Ohio 14-24 et Virginia 16-17) et pour la première fois en conférence depuis 2010 (à Iowa 3-24 et Illinois 13-33). La double défaite met également fin à 63 semaines consécutives dans le Top 25, la quatrième plus longue série derrière Alabama (204), Ohio State (137) et Clemson (93).

QB Sean Clifford, Penn State – Crédit photo : The State

Histoire de règlement

À propos de ce match entre Penn State et Ohio State, BoG voudrait savoir comment arracher le casque du quarterback, en l’occurrence QB Sean Clifford (18/30, 281 yards, 3 TD, 1 INT) n’est pas une pénalité ?

Merci d’envoyer vos réponses à BoG@ilsontdelamerde.danslesyeuxouquoi.lesarbitres.com

Liberté

Si l’équipe qui a perdu à Indiana (35-36, OT), en se tirant plus de balles dans le pied qu’elle n’avait dans son chargeur, et qui a perdu contre la meilleure équipe du pays, en faisant grosso-merdo jeu égal pendant les trois quarts de la rencontre, jouait contre Liberty, elle gagnerait à peu près 3276 fois sur 100.

Bien entendu, les Flames sont dans le Top 25 (25ème) mais pas Penn State (29ème). Bon, ça n’est pas comme si on ne savait pas que les Américains ne sont pas exactement des as du vote…

Wiscovid

Le déplacement de Wisconsin à Nebraska a été annulé en raison des tests positifs dans l’effectif et le staff des Badgers (voir Matchs grippés). Quelques jours plus tard, c’est la venue de Purdue qui a fait l’objet d’une annulation, les 21 jours sans entrainement et sans match pour tout joueur testé positif n’ayant, de toute évidence, pas permis à Wisconsin de se préparer dans des conditions satisfaisantes.

Annulation et pas report ? En reprenant la compétition le week-end du 24 octobre, la conférence Big Ten ne s’est laissée aucun tampon pour absorber des potentiels reports, planifiant huit rencontres en huit semaines avant le week-end du B1G Championship Game.

Wisconsin grille donc ses deux jokers : les règles établies par la Big Ten cette saison stipulent qu’une équipe doit avoir joué au moins six de ses huit matchs pour être éligible à la finale de conférence.

Patient zéro ?

Brandon Peters (QB, Illinois) a été testé positif et manqué la rencontre perdue contre Purdue (24-31), la cinquième défaite d’affilée contre les Boilermakers.

Le Fighting Illini a aussi été privé du centre titulaire C Doug Kramer et de son kicker PK James McCourt qui partagent la chambre de leur quarterback.

Selon le protocole de la Big Ten, les trois joueurs devraient être éligibles à Nebraska, le 21 novembre.

Après la rencontre de Wisconsin contre Illinois (45-7), c’est une douzaine de joueurs des Badgers qui ont également été testés positifs. Hasard ou coïncidence… ?

Sortie des rangs

Privé de son match contre Wisconsin, Nebraska a tenté d’organiser un match de remplacement contre Chattanooga.

La plaisanterie n’a pas fait rire les instances dirigeantes de la conférence Big Ten qui ne sont pas revenues sur leur décision de ne pas avoir de matchs hors-conférence cet automne.

Ce n’est pas la première fois que Nebraska sort des rangs, ayant déjà été très vocal lors de la décision initiale d’annuler la saison et très critique à la découverte de leur nouveau calendrier 2020.

Il va sans dire que Bill Moos, le directeur athlétique des Cornhuskers, et Kevin Warren, le commissaire de la Big Ten, ne passeront pas leurs vacances post-covid ensemble…

WR David Bell, Purdue – Crédit photo : Jeffrey Becker-USA TODAY Sports

Fanny

Quizz : quelle est la dernière fois que Notre Dame a commencé une saison 6-0 et qu’Indiana et Purdue ont débuté 2-0 en conférence ?

Réponse : jamais !

Les trois principales équipes P5 de l’état de l’Indiana sont cumulativement 10-0 pour la première fois de l’histoire du College Football.

Notre Dame l’a emporté contre Duke (27-13), USF (52-0), Florida State (42-26) et Louisville (12-7) à South Bend avant de gagner à Pittsburgh (3-45) puis à Georgia Tech (31-13).

Indiana a réalisé un exploit contre Penn State (36-35, OT) et disposé de Rutgers à Piscataway (37-21).

Purdue a battu Iowa (24-20) et s’est imposé à Illinois (31-24).

La question est désormais de savoir laquelle des trois équipes perdra la première. ND, qui reçoit Clemson, est le meilleur candidat puisque Purdue ne jouera pas à Wisconsin et qu’Indiana, qui reçoit Michigan, pourrait bien créer une seconde surprise.

MSU, OSU et les autres

Après une retentissante victoire à Minnesota (49-24), Michigan s’est incliné contre Michigan State (24-27) à la Big House.

Sous l’ère Jim Harbaugh, les Wolverines sont désormais 1-6 à domicile contre les Spartans et Ohio State. Aucune autre équipe de la Big Ten ne s’est imposée à Ann Arbor en 29 rencontres.

Mel Tucker devient le second Head Coach de MSU à battre Michigan lors de son premier match contre UM. Avant lui, Nick Saban avait réalisé la même performance en 1995 (28-25).

Veni, vidi, pas vici

Il n’y a plus d’équipes invaincues en conférence Big 12, ce qui veut probablement dire « bye-bye Playoff » parce que :

  1. Kansas State est tout pourri sans QB Skylar Thompson
  2. Texas est schizophrénique

KSU a été corrigé à West Virginia (10-37), enchainant une cinquième défaite d’affilée contre les Mountaineers. WV n’avait pas battu une équipe du Top 25 lors de ses sept dernières tentatives.

Texas n’avait plus gagné chez un Top 10 depuis 2010 (à #5 Nebraska 20-16). Avant la rencontre, Tom Herman était 2-6 contre les équipes du Top 10 et 0-2 à l’extérieur. À l’inverse, Mike Gundy était 7-3 contre Texas lors de ses dix derniers matchs.

Avec le succès des Longhorns chez les Cowboys (41-34, OT), le Texas de Tom Herman est désormais 6-5 contre des équipes non-classées en étant lui-même classé et 11-7 contre des équipes classées en étant lui-même non-classé.

Oklahoma State a produit 530 yards offensifs contre seulement 287 yards pour Texas. Depuis 2004, 120 des 123 matchs de Big 12 avec plus de 240 yards d’écart entre les deux adversaires avaient tourné en faveur de la plus grosse attaque.

Il faut dire que OK State ne s’est pas facilité la tâche en perdant quatre ballons (une interception et trois fumbles) dont les trois quarts par QB Spencer Sanders (27/39, 400 yards, 4 TD, 1 INT / 16 courses, 11 yards). QB Sam Ehlinger (18/34, 169 yards, 3 TD) a été plus prudent avec la balle, ce qui fait généralement toute la différence.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds
4 TD, 3 INT
0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds,
2 TD, 1 INT,
9 courses, 20 yds 1 TD
0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD,
1 INT, 14 courses, 51 yds 1 TD,
1 fumble perdu
00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT
15 courses, 71 yds 1 TD
0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD
3 courses, 24 yards
3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT,
16 courses, 11 yds,
2 fumbles perdus
0
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total00

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Histoire de règlement

Tournoi des VI Nations, BoG vous explique comment ça marche normalement le sport :

  1. Équipe A 4V-1D
  2. Équipe B 4V-1D
  3. Équipe A bat équipe B
  4. Équipe A remporte la coupe.

Votre point-average et vos bonus offensifs et défensifs sont de la connerie de show biz et n’ont rien à voir avec la vérité du terrain.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Nebraska – Wisconsin : comme il fait un peu frisquet dans le Wisconsin ces temps-ci, QB Graham Mertz et une douzaine de joueurs ont été testés positifs, ce qui a entrainé l’annulation du match des Badgers à Nebraska. Également testé positif, Paul Chryst, le Head Coach de UW, devait revoir la ligne de touche le 7 novembre contre Purdue, après dix jours d’isolement, mais le match à West Lafayette a, lui aussi, été annulé.

QB TJ Finley (#7), LSU – Crédit photo : John Reed-USA TODAY Sports

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a pulvérisé Mississippi State (41-0) en limitant l’Air Raid des Bulldogs à 200 yards offensifs.

Auburn a humilié LSU (48-11) pour la plus large victoire des Tigers sur les autres Tigers et la pire défaite de ces autres Tigers depuis 1996 à Florida (13-56). Louisiana State a accordé plus de 40 points à trois reprises cette saison (Mississippi State 34-44 et à Missouri 41-45 étant les deux autres fois), ce qui ne lui était plus arrivé depuis 1993. Devinez quel est le prochain adversaire à venir à Baton Rouge ? Alabama. Heureusement pour LSU, les champions en titre ont deux semaines pour se préparer…

Duke a écrasé Charlotte (53-19) avec moins de 18 minutes de possession de balle. Le drive le plus long des Blue Devils a duré 3 minutes et 10 secondes.

Iowas State a étrillé Kansas (52-22) avec deux nouveaux touchdowns de RB Breece Hall (21 courses, 185 yards, 2 TD / 3 réceptions, 11 yards), ses dixième et onzième de la saison en six matchs.

Mississippi a détruit Vanderbilt (54-21) avec notamment trois touchdowns dans les airs de WR Elijah Moore (14 réceptions, 238 yards, 3 TD).

Oklahoma a giflé Texas Tech (62-28) avec trois touchdowns au sol de RB Rhamondre Stevenson (13 courses, 87 yards, 3 TD / 2 réceptions, 13 yards) et deux interceptions de DB Tre Norwood.

Cuillère de bois

Avec la défaite de Mississippi State à Alabama (0-41), Mike Leach a encaissé un blanchissage pour la toute première fois de sa carrière, tous niveaux de coaching (assistant ou Head Coach) confondus.

Tops

Un flambeau pour… Matt Corral (31/34, 412 yards, 6 TD / 6 courses, 23 yards) pour ses 91.2% de passes complétées, qui égalent le record de la conférence SEC, lors de la victoire de Mississippi à Vanderbilt (54-21). Les six touchdowns du quarterback d’Ole Miss égalent, quant à eux, le record de l’école et ses 19 passes complétées d’affilée établissent un nouveau record pour les Rebels.

Un brasier pour… LB Charles Snowden (10 placages, 4 sacks) et ses quatre sacks lors de la victoire de Virginia contre North Carolina (44-41).

Un feu d’artifice pour… WR DeVonta Smith (11 réceptions, 203 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire d’Alabama contre Mississippi State (41-0) qui ont fait de lui le premier joueur (non-quarterback) de l’histoire de la SEC à avoir au moins deux matchs avec plus de quatre touchdowns (en 2019, il avait engrangé 274 yards en 11 réceptions et marqué 5 TD contre Ole Miss (59-31)).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Will Howard (19/37, 184 yards, 1 TD, 3 INT) est ses trois interceptions dont une retournée pour touchdown lors de la défaite de Kansas State à West Virginia (37-10).

Un seau d’eau pour… QB Rex Culpepper (15/27, 85 yards, 1 TD, 2 INT) et ses deux interceptions, dont une retournée pour touchdown, et son fumble perdu lors de la défaite de Syracuse contre Wake Forest (14-38).

Un naufrage titanesque pour… QB Coran Taylor (17/29, 273 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et deux fumbles perdus, dont un retourné pour touchdown, lors de la défaite d’Illinois contre Purdue (24-31).

WR DeVonta Smith, Alabama – Crédit photo : UA Athletics/Collegiate Images

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

Tout le monde a gagné donc pas de changement dans les prévisions.

Ohio State (1-0) a été impressionnant lors de sa victoire à Penn State (35-23) même si les Nittany Lions étaient privés de leur meilleur attaquant (RB Journey Brown) et de leur meilleur défenseur (LB Micah Parsons). Mais, qui bénéficie de tout son effectif en ces temps troublés ? 60 minutes, pas d’excuse.

Clemson (6-0) s’est fait une frayeur contre Boston College (34-28) mais, même en l’absence de QB Trevor Lawrence, les Tigers sont entre les bonnes mains de QB DJ Uiagalelei et peuvent toujours compter sur les jambes (et les mains) de RB Travis Etienne. Le déplacement à Notre Dame constituera le premier vrai test pour Clemson et, potentiellement, seulement la première de deux manches entre les deux équipes qui pourraient se retrouver en finale de conférence ACC.

Alabama (6-0) a déroulé contre Mississippi State (41-0) sous la direction autoritaire de QB Mac Jones (24/31, 291 yards, 4 TD). Le Crimson Tide n’a toujours pas marqué moins de 38 points cette saison et ne semble pas être affecté par l’absence définitive de WR Jayden Waddle.

Georgia (4-1) a été loin d’être impressionnant à Kentucky (14-3) mais la défense des Dawgs est un rock. Mise à part la petite fessée reçue à Alabama, les Bulldogs n’ont concédé que dix points de moyenne lors de leurs quatre victoires. Les affaires pourraient se corser avec la Cocktail Party du week-end contre Florida qui vient tout juste de corriger Missouri (41-24).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Travis Etienne (RB, Clemson) qui est devenu le coureur le plus prolifique de l’histoire de la conférence ACC. Avec 84 yards à la course contre Boston College (34-28), Travis Etienne (20 courses, 84 yards, 1 TD / 7 réceptions, 140 yards, 1 TD) a désormais accumulé 4644 yards au sol en quatre ans, dépassant l‘ancien record de 4602 yards de Ted Brown (RB, NC State). Pour faire bonne mesure, le Tiger a également étendu sa série de matchs avec au moins un touchdown à 42, soit lors de 84% de ses matchs.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 39 : soirée historique à Bloomington

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : USA Today Sports

Trente-neuvième édition (2020 – Semaine 8) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Ryan Day se soit excusé pour avoir marqué un dernier touchdown contre Nebraska (52-17), on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Rice, mais le field goal qui tape quatre fois les montants (poteau droit, transversale, poteau gauche, transversale) pour priver les Owls d’une victoire sur Middle Tennessee (34-40, 2OT) n’intéresse personne…

Le retour de l’enfant prodige

Rutgers n’avait encore jamais remporté son premier match de la saison en conférence Big Ten : 10-13 contre Penn State en 2014, 3-28 à Penn State en 2015, 7-14 contre Iowa en 2016, 17-27 à Nebraska en 2017, 3-52 à Ohio State en 2018, 0-30 à Iowa en 2019.

En s’imposant à Michigan State (38-27), les Scarlet Knights ont mis fin à cette série. Ils ont par ailleurs signé leur première victoire en Big Ten depuis 2017 (31-24 contre Maryland) après 21 défaites consécutives en conférence. C’est aussi la première fois que Rutgers marque quatorze points dans le premier quart temps d’un match de conférence Big Ten.

Les hommes de Greg Schiano, de retour à Piscataway cette année après un premier mandat entre 2001 et 2001, ont été bien aidés par les sept pertes de balles des Spartans (deux interceptions et cinq fumbles) et deux quatrièmes tentatives stoppées. Rutgers n’a pas été exempt de tout reproche avec trois pertes de balles à son compte (une interception et deux fumbles).

La Big Ten est de retour ! Toute ? Non ! Car une équipe peuplée d’intellos…

QB Aiden Smith (86/171, 760 yards, 3 TD, 9 INT / 72 courses, 211 yards, 1 TD), TE Jason Whittaker (2 courses, 3 yards), DL Sam Miller (29 placages, 2.5 TFL) et S Travis Whillock (78 placages, 3.5 TFL, 1 sack) ont tous décidé de ne pas reprendre le football avec Northwestern.

Du coup, les Wildcats ont perdu leur quarterback et le meilleur vétéran de leur secondaire.

QB Peyton Ramsey (2019 : 204/300, 2454 yards, 13 TD, 5 INT), transféré d’Indiana à l’intersaison, et QB Hunter Johnson (2019 : 50/108, 432 yards, 1 TD, 4 INT), l’ancien transfert de Clemson, se disputent désormais le poste de titulaire aux commandes de l’attaque de Pat Fitzgerald.

Avantage pour l’heure à Peyton Ramsey (23/30, 212 yards, 1 TD / 7 courses, 47 yards, 1 TD) qui a débuté, et bien débuté, contre Maryland (43-3). Les 40 points d’écart contre les Terrapins marquent la plus grosse marge de victoire pour les Wildcats depuis 1970 (48-0 contre Illinois). Pour les Terps, c’est la plus sévère défaite en match d’ouverture depuis leur tout premier match de football en 1892 (0-50 à St John’s College).

QB Peyton Ramsey, Northwestern – Crédit photo : AP

Histoire d’arbitrage

En prolongation contre Penn State (36-35 OT), Indiana a décidé de jouer la gagne avec une conversion à deux points.

QB Michael Penix Jr (19/36, 170 yards, 1 TD, 1 INT / 4 courses, -18 yards, 1 TD) s’est chargé lui-même de la tâche en plongeant, ballon au bout du bras tendu, vers le pylône à l’entrée de la end-zone. La balle a touché la ligne de touche juste avant le pylône mais le corps arbitral a jugé que la pointe du ballon avait franchi le plan de l’en-but avant de toucher le sol. Les deux points ont été accordés aux Hoosiers qui ont donc battu les Nittany Lions.

Tout le monde n’a pas été convaincu de la décision des arbitres et le site de pari en ligne DraftKings a entrepris de rembourser les joueurs qui avaient misé sur une victoire de PSU.

Histoire de coaching

Scénario : vous êtes le Head Coach d’une équipe du Top 10 qui aspire au Playoff. Avec un peu moins de deux minutes à jouer, votre équipe est en tête 21-20 et en possession de la balle à dix yards de l’en-but adverse avec une première tentative a jouer. Il ne reste plus qu’un temps mort à votre adversaire.

Dans cette situation, vous :

  1. Appelez un jeu avec l’intention de faire gonfler le score.
  2. Mettez trois fois le genou à terre pour manger l’horloge que votre adversaire ne peut arrêter qu’une seule fois.

Si vous avez choisi 1, félicitations, un contrat de multimillionnaire vous attend à Penn State.

Si vous avez choisi 2, félicitations, vous avez un brillant avenir dans le coaching.

Oh, si vous avez choisi 2, votre équipe a finalement perdu le match.

Contre Indiana, Penn State menait 21-20 avec 1:47 à jouer et une première tentative à quatorze yards de l’en-but. Il aurait suffi de trois genoux au sol pour ne laisser qu’une vingtaine de seconde à l’horloge. Qu’il faille alors un field goal, un touchdown, ou un touchdown et une conversion à deux points à Indiana pour égaliser ou gagner, la tâche aurait été sacrément plus compliquée qu’avec une minute trente et un temps mort en poche. C’est pourtant ce dont Indiana a disposé pour aller égaliser, puis gagner en prolongation, après avoir volontairement laissé PSU marquer.

Le lion est mort ce soir

Avant le début de la saison, la majorité des experts considéraient Penn State comme le principal obstacle d’Ohio State dans sa course au titre national. Certains allaient même jusqu’à pronostiquer que les Nittany Lions pourraient prétendre à la couronne suprême, même privés de LB Micah Parsons (préparation à la NFL) et RB Journey Brown (problème de santé).

Contre Indiana (35-36 OT), le retour sur terre a été brutal. PSU n’a eu aucune inventivité en attaque sous la houlette du nouveau coordinateur offensif Kirk Ciarrocca, a commis trop de pénalités (10 pour 100 yards), a perdu trois ballons (2 interceptions et un fumble) et a manqué trois field goals. Les Nittany Lions se sont inclinés malgré plus de deux fois plus de yards offensifs (488 à 211). Ces trois dernières années, aucune équipe de FBS n’avait perdu en ayant 250 yards ou plus de production offensive que ses adversaires (366-0).

Surtout, les Nitts ont perdu à… Indiana. Avant cette rencontre, Indiana n’avait battu Penn State qu’une fois en 23 rencontres (44-24 en 2013 pendant la reconstruction post-Sandusky). Les deux dernières confrontations ont été plus serrées qu’à l’habitude (33-28 en 2018 et 34-27 en 2019) mais tout de même…

Dans la Big Ten East, les Hoosiers ont aussi perdu 24 matchs consécutifs contre Michigan et 25 rencontres d’affilée contre Ohio State. Pire, Indiana avait perdu 42 fois consécutivement contre une équipe du Top 10 avant d’affronter #8 Penn State, soit la plus longue série en conférence Big Ten et la seconde plus longue série en FBS derrière les 63 revers de suite de Wake Forest. La dernière victoire d’Indiana remontait à 1987 à #9 Ohio State (31-10) et vingt ans plus tôt à domicile (19-14 contre #3 Purdue).

Pour Penn State, ce revers à Bloomington est la huitième défaite en cinq ans en tant que membre du Top 10. Grande équipe ? Peut-être… Élite ? Long is the road…

RB Devyn Ford, Penn State – Crédit photo : Penn State Athletics

Auto-flagellation

BoG espère que Todd Gurley (RB, Atlanta Falcons) appellera Devyn Ford (RB, Penn State) pour lui dire que sa mésaventure peut arriver aux meilleurs. Contre Detroit, l’ancienne star de Georgia a marqué avec un peu plus d’une minute restante au temps réglementaire au lieu de manger l’horloge et tenter le field goal de la gagne. Cela a laissé le temps aux Lions d’aller marquer à leur tour pour remporter la partie (23-22).

Élite

Oui, James Franklin est une buse dans le management de l’horloge. Oui, à 7.5 millions de dollars par saison, c’est inadmissible. Oui, ses erreurs répétées coûtent à Penn State. Non, James Franklin n’est pas un mauvais entraineur dont les Nittany Lions devraient se débarrasser.

Si le boss de PSU était mauvais, Vanderbilt n’aurait pas joué trois des sept bowls de son histoire lors de trois années de James Franklin à Nashville. Et les Nitts n’auraient pas terminé trois fois dans le Top 10 lors des quatre dernières années et n’auraient pas remporté la conférence Big Ten cinq ans après le scandale Sandusky qui, de l’avis de tous les experts, aurait dû laisser le programme à l’état végétatif pendant au moins une décennie.

Donc, non, James Franklin n’est pas un mauvais Head Coach. Mais, non, il n’est pas élite non plus.

Pour apaiser les fans furieux qui réclament que l’on coupe les têtes de leurs HC pas assez bons pour eux et parce que leurs universités méritent tout de même bien mieux que ça, BoG a compilé le Top 10 des entraineurs élites de FBS :

  1. Saban
  2. Dabo
  3. Dabo
  4. Saban
  5. Saban
  6. Dabo
  7. Dabo
  8. Dabo
  9. Saban
  10. Dabo

Voilà la carte de crédit de BoG, allez faire votre marché et bon courage à tous…

Sonnez les matines

Purdue a entamé sa saison par une courte victoire contre Iowa (24-20) sans son Head Coach Jeff Brohm (covid) et sa star WR Rondale Moore (raison inconnue).

Qu’à cela ne tienne, WR David Bell (13 réceptions, 131 yards, 3 TD) a marqué tous les touchdowns des Boilermakers.

La défense de Purdue a aussi fait sa part avec deux fumbles recouverts, l’un sur sa ligne des 17 yards en première mi-temps et le second alors que les Hawkeyes menaient 20-17 en milieu de dernier quart temps. Iowa ne s’est pas facilité la tâche avec 10 pénalités pour 100 yards.

QB Joe Milton, Michigan – Crédit photo : Michigan Football

Quoi-terback goure où ?

Jim Harbaugh a entrainé Andrew Luck à Stanford et fait de Colin Kaepernick un quarterback NFL avec les San Francisco 49ers.

Le Head Coach de Michigan est considéré comme un expert du développement des quarterbacks. Pourtant, il aura fallu attendre sa sixième année à Ann Arbor pour qu’il fasse débuter la saison à l’une de ses propres recrues au poste.

Plus surprenant, l’efficacité à la passe des Wolverines sous l’ère Harbaugh est de 128.1. Elle était de 133.5 les cinq années précédentes, la dernière de Rich Rodriguez et les quatre de Brady Hoke.

En 2019, Michigan a terminé avec une efficacité de 138.2, bon pour 49ème en FBS. Par comparaison, Joe Burrow (ex-QB, LSU) a signé la meilleure performance de l’histoire de la FBS avec une note de 202 en 2019 et Mac Jones (QB, Alabama) est actuellement aux alentours de 220.

Pour son premier match, QB Joe Milton (15/22, 225 yards, 1 TD / 8 courses, 52 yards, 1 TD) a été plus qu’à la hauteur à Minnesota (24-49) avec une efficacité de 169.1.

Les Wolverines ont dominé les Gophers de la tête et des épaules avec une attaque équilibrée (225 yards dans les airs et 258 yards au sol) et 35 points en première mi-temps, le plus grand nombre de points jamais marqués par Michigan en première mi-temps contre une équipe du Top 25. Michigan a aussi produit 481 yards en 56 jeux, leur meilleure moyenne (8.6 contre 6.5 précédemment) de l’ère Harbaugh contre une équipe classée.

Michigan s’impose à Minneapolis pour la 17ème fois consécutive, plus longue série de victoires à l’extérieur dans une rivalité de la Big Ten. La dernière victoire des Hoosiers à domicile contre les Wolverines remonte à 1977 (16-0).

L’info qui sert à quelque chose

La saison de WR Jaylen Waddle, qui s’est fracturé la cheville sur le coup d’envoi du match d’Alabama à Tennessee (48-17), est terminée.

Cela n’a pas empêché Bama de punir Tennessee à Knoxville (48-27). QB Mac Jones (25/31, 387 yards / 5 courses, 4 yards, 1 TD) en a profité pour compléter ses onze premières passes et porter son total de passes consécutives (sur deux matchs) à 19, nouveau record de l’école.

Puisqu’on en est aux statistiques, Alabama a étendu sa série de matchs à 35 points ou plus à 18. Et Nick Saban est désormais 23-0 contre ses anciens assistants

Justement, Jeremy Pruitt, coordinateur défensif à Tuscaloosa en 2016-2017, a estimé que le fossé entre Tennessee et Bama se refermait. En 2017, il était du côté des punisseurs (47-7). BoG ne peut qu’être d’accord qu’il vaut mieux perdre 48-17 que 45-7…

Ten-nessee more like a one or two

Ce n’est pas que Tennessee est mauvais au football mais les Volunteers ne sont pas exactement des terreurs.

Avec la défaite à Alabama (7-48), les Vols ont désormais perdu 35 matchs consécutifs contre des équipes du Top 10, les dix dernières par une marge de près de 32 points et jamais par moins de 22 points.

Depuis son arrivée à Knoxville en 2018, Jeremy Pruitt est 15-15 et a perdu douze de ses quinze matchs par plus de trois touchdowns.

Oh, aïe, oh

Odell Beckham Jr (WR, Cleveland Browns) a été banni des installations sportives de LSU pour deux ans.

L’ancien receveur star des Tigers avait été vu distribuer des billets de $100 aux tout frais champions nationaux à l’issue du match contre Clemson (42-25).

Initialement, les « Benjamins » avaient été jugés faux mais un des joueurs présents ce soir-là a par la suite indiqué que l’argent était réel.

Pour éviter tout règlement de compte, BoG taira le nom du quarterback qui a cafté et souhaite bonne chance aux deux équipes de l’Ohio qui s’affrontent ce week-end en NFL… Pour la petite histoire, le Cleveland d’Odell Beckham Jr, dont la saison s’est terminée sur blessure au genou, a battu le Cincinnati de Joe Burow (37-34, OT).

Lane Kiffin, Ole Miss – Crédit photo : Justin Ford-USA TODAY Sports

Mississippi Burning

À la moitié de la saison SEC, tous les adversaires de Mississippi ont, jusqu’à présent, produit leur meilleur total de points offensifs :

Florida : 51 points (35-51)
Kentucky : 41 points (42-41 OT)
Alabama : 63 points (48-63)
Arkansas : 33 points (21-33)
Auburn : 35 points (28-35)

Avec 556 yards accordés en moyenne par match, Ole Miss est dernier des Power 5 et avant-dernier de FBS. Ses 44.6 points accordés en moyenne par match ne sont battus que par les 45.0 points de Kansas et par trois équipes de Big Ten (Illinois 45, Minnesota 49 et Nebraska 52) qui n’ont qu’un seul match sous les crampons.

Fauve contre chaton

Missouri a battu Kentucky (20-10) avec 43 minutes de possession de balle.

Les Tigers ont joué 92 jeux et produit 421 yards en attaque contre 36 jeux et 145 yards offensifs aux Wildcats.

Les joyeuses colonies de vacances !

L’Holiday Bowl est déjà en vacances.

Joué tous les ans en décembre à San Diego depuis 1978, le match de post-saison mettait, ces dernières années, le #4 de la Big Ten et le #3 de la Pac-12 aux prises.

Cette année, la conférence ACC devait remplacer la conférence Big Ten mais le comité d’organisation a décidé d’annuler la rencontre de gala, faute de pouvoir accueillir des spectateurs en Californie du Sud.

Palais Brongniart

Pour les afficionados de la Bourse qui veulent faire de bonnes affaires, voilà un investissement qui paraissait quasiment sans faille : Clemson, favori de 46 points contre Syracuse.

L’Orange, qui est la dernière équipe à avoir battu Clemson en saison régulière (27-24 en 2017), était donné gagnant à 40 contre 1 avant la rencontre et les Tigers à 1 contre 1000.

Apparemment, la probabilité ridicule n’a pas empêché un parieur de placer $8,600 sur la victoire de Clemson. Le succès de la bande à Dabo (47-21) a lui rapporté la faramineuse somme de $8.60…

Il aurait sans doute mieux fait de miser sur la première interception retournée pour touchdown de QB Trevor Lawrence (27/43, 289 yards, 2 TD, 1 INT / 4 courses, 17 yards) qui est une instance assez rare puisque celle contre Cuse est la première en carrière.

Phillip Brooks, Kansas State : Crédit photo : Kansas State Athletics

Sunflower Showdown

Kansas State affrontait Kansas dans la rivalité des tournesols (ça fait peur…) avec une caractéristique amusante : les Wildcats avaient, jusque-là, été dominés en production offensive par leurs trois premiers adversaires de conférence mais avaient, à chaque fois, remporté la rencontre.

À Oklahoma (38-35) : 334 yards contre 387 yards
Texas Tech (31-21) : 206 yards contre 267 yards
À TCU (21-14) : 289 yards contre 342 yards

Contre les Jayhawks, KSU n’a pas fait dans le détail (55-14) mais n’a pas outrageusement dominé cette fameuse production offensive (381 yards contre 320 yards).

C’est O-Kay !

Vite, sans réfléchir, quelle équipe (ayant joué plus d’un match) est actuellement la meilleure défense des Power 5 ?

Tic, toc, tic, toc….

Et la réponse est… Oklahoma State !

Petit binoclard lèche-cul du premier rang : « Pardon, Monsieur, excusez-moi, en fait je crois que c’est Notre Dame la meilleure défense des P5. »

BoG : « Notre Dame… Ah, oui, pu!@i#, ils sont en ACC ces c… cette année… Bon, oubliez ce que j’ai dit, la meilleure défense des Power 5 est Notre Dame (9.8 points par match) ! (Mais bon, tout de même, Oklahoma State, ils ne défendent pas trop mal pour l’instant cette année…).

Bon, en quatre matchs, OK State n’a accordé que 48 points, ce qui ressemble plutôt à sa moyenne par match d’habitude :

Tulsa : 7 points (16-7)
West Virginia : 13 points (27-13)
À Kansas : 7 points (47-7)
Iowa State : 21 points (24-21)

Les douze points par match accordés en défense par les Cowboys sont quasiment dix de mieux que la deuxième meilleure défense de la conférence Big 12, celle de West Virginia (21.8 points par match). Les protégés de Mike Gundy sont pourtant plus généreux (303 yards par match) que les Mountaineers (262 yards par match) mais leur ligne d’en-but reste plus infranchissable.

Bon, l’autre OSU (ou l’autre autre OSU ?) n’a pas non plus affronté que des terreurs offensives mais les 21 points concédés contre Iowa State (24-21) sont presque moitié moins qu’Oklahoma que les Cyclones ont battu (37-30) début octobre.

Bien entendu, RB Breece Hall (20 courses, 185 yards, 1 TD) a trouvé la faille sur un touchdown de 66 yards et s’est offert un autre jogging de 70 yards mais, pour le reste, le jeu au sol d’ISU n’a produit que 2.9 yards par course.

OK-State est aussi redoutable sur troisième tentative avec plus de 80% de succès en défense :

0/12 pour Tulsa, 6/17 pour West Virginia, 1/14 pour Kansas et 3/13 pour Iowa State.

Lors d’une saison où la SEC a, pour l’heure, abandonné la défense et distribue les touchdowns comme des petits pains, la défense d’Oklahoma State est-elle une aberration et le résultat de quatre matchs contre des paillassons ?

On ne devrait pas tarder à le savoir puisque les trois prochains adversaires des Cowboys sont Texas, Kansas State et Oklahoma.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT 9 courses, 20 yds 1 TD0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT 14 courses, 51 yds 1 TD00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT 15 courses, 71 yds 1 TD0
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total30

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

QB Graham Mertz, Wisconsin – Crédit photo : SI

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a embarrassé Tennessee (48-17) avec trois nouveaux touchdowns de RB Najee Harris (20 courses, 96 yards, 3 TD) qui a atteint la marque de quatorze touchdowns en cinq matchs, la meilleure moyenne de l’histoire du Tide après cinq rencontres.

Kansas State a étrillé Kansas (55-14) et ne semble toujours pas handicapée par l’absence définitive de QB Skylar Thomson.

LSU a gifflé South Carolina (52-24) avec une solide performance de QB TJ Finley (17/21, 265 yards, 2 TD, 1 INT / 8 coruses, 24 yards, 1 TD) qui remplaçait QB Myles Brennan, blessé.

Louisville a fessé Florida State (48-16) avec trois réalisations au sol de RB Javian Hawkins (16 courses, 174 yards, 3 TD).

Northwestern a trucidé Maryland (43-3) pour la 100ème victoire de Pat Fitzgerald à Evanston.

Notre Dame a écrasé Pittsburgh (45-3) et maintenu la traditionnellement puissante attaque au sol des Panthers à 44 yards.

Ohio State a corrigé Nebraska (52-17) et signé sa treizième victoire de plus de dix points en Big Ten, record historique de la conférence.

Wisconsin a terrassé Illinois (45-7) et QB Graham Mertz (20/21, 248 yards, 5 TD) a déjà battu ou égalé trois records de l’école pour sa première titularisation : nombre de passes complétées consécutivement (17), pourcentage de complétion (95.2%) et nombre de touchdowns à la passe (5, égalé). Malheureusement pour la meilleure recrue au poste de l’histoire des Badgers, il a été testé positif au covid et manquera trois semaines.

Cuillère de bois

Une semaine après avoir créé l’exploit contre North Carolina (31-28), Florida State a été puni à Louisville (16-48).

En six rencontres, FSU a déjà accordé 210 points, soit 35 points de moyenne par match, soit le plus gros total de l’histoire de l’école à ce stade de la compétition. Heureusement pour les Seminoles, la saison ne compte que onze matchs cette année.

  • Les résultats des Noles :
  • Contre Georgia Tech : 13-16
  • à Miami : 10-52                    
  • Contre Jacksonville State : 41-24
  • à Notre Dame : 26-42
  • Contre North Carolina : 31-28
  • à Louisville : 16-48

Tops

Un flambeau pour… LB BJ Ojulari (4 placages, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la victoire de LSU contre South Carolina (52-24).

Un brasier pour… WR Phillip Brooks et ses deux touchdowns sur retour de punt lors de la victoire de Kansas State contre Kansas (55-14).

Un feu d’artifice pour… DB Nick Andersen (11 placages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire de Wake Forest contre Virginia Tech (23-16).

QB Taulia Tagovailoa, Maryland – Crédit photo : Nam Y. Huh, AP

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Taulia Tagovailoa (14/25, 94 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Maryland à Northwestern (3-43).

Un seau d’eau pour… QB Joey Yellen (10/27, 101 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Pittsburgh contre Notre Dame (3-45).

Un naufrage titanesque pour… QB Rex Culpepper (10/26, 175 yards, 1 TD, 3 INT) et son fumble perdu et ses trois interceptions lors de la défaite de Syracuse à Clemson (21-47).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

Cette course au Playoff va vraiment être ennuyante… Ohio State n’a pas été parfait mais, quand on s’excuse d’avoir trop marqué, c’est que les choses ne vont pas si mal (sauf si on s’appelle Penn State)… Clemson n’a pas collé 50 pions à Syracuse (47-21) et Dabo n’était pas très content que la victoire ne suffise pas aux journalistes trop gâtés qui suivent son équipe… Alabama a perdu Jaylen Waddle mais devrait avoir suffisamment de flèches à son arc pour atteindre le SEC Championship Game invaincu et valider son ticket pour le Playoff  indépendamment de son résultat contre… Georgia était au repos cette semaine. Notre Dame (oui, oui, le binoclard, on sait !) pourrait-elle pousser les Dawgs en dehors du dernier carré ? Deux semaines avant la réponse contre Clemson…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Michael Penix Jr (19/36, 170 yards, 1 TD, 1 INT / 4 courses, -18 yards, 1 TD) et ses deux courses gagnantes sur conversion à deux points qui ont permis à Indiana d’accrocher la prolongation puis de battre Penn State (36-35 OT) pour la première victoire des Hoosiers contre une équipe du Top 10 depuis 1987.

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