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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 11

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Onzième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que DJ Durkin ait conservé son poste de Head Coach ait été viré de Maryland, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UTEP, mais la fin de série de vingt défaites consécutives après la victoire à Rice (34-26) n’intéresse personne…

Qu’est-ce qu’on se marre (yland)…

Le Heach Coach de Maryland DJ Durkin a été confirmé dans ses fonctions par le Président de l’université Wallace Loh sur avis du Conseil d’Administration, puis viré le lendemain par Wallace Loh, sur avis de… lui-même. On ne sait pas très bien si ce sont les remords ou la pression populaire (presse, étudiants, gouverneur, etc.) qui nous a valu ce retournement de veste à 180° mais l’homme fort du programme de football n’est plus en charge. Et Wallace Loh, qui aurait été menacé de licenciement en cas de désaccord avec son CA, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions en juin prochain.

L’épilogue de la tragédie Jordan McNair est donc pour le moins confus.

Cas typique de responsable mais pas coupable, le PDG est supposé prendre même s’il n’est pas directement responsable, ce sont les règles du métier. La décision du Conseil d’Administration laisse à penser que DJ Durkin n’était pas vraiment en charge de l’intégralité de son programme de football, ce qui a été confirmé par le résultat de la longue enquête commanditée par l’université. Mais, même si la culture n’est pas « toxique », les agissements douteux aux entraînement, repas, etc., déjà relayés par TBP, auraient dû mener à des actions bien moins tardives et au licenciement du HC, voire de certains de ses supérieurs.

Le problème avec la décision en deux temps et à rebrousse-poil de Maryland est le manque de leadership dont à fait preuve Wallace Loh, acceptant la décision du CA de garder DJ Durkin puis cédant à la pression populaire (ou à sa propre conscience ?) pour finalement le virer, alors que la position des étudiants et des employés de la fac était connue d’avance. Pourquoi ne pas avoir pris ses responsabilités et contredit le CA plutôt que de se plier à sa décision avant de changer d’avis le lendemain ? Si les voies du Seigneur sont impénétrables, celles de Maryland sont en béton armé de bunker…

Difficile de ne pas penser que l’Université du Maryland avait une occasion en or de sortir grandie (autant que faire se peut) de ce merdier sans nom et a fait exactement l’inverse… De façon totalement anecdotique (puisqu’après tout on est tout de même là pour parler football), les Terps se sont piteusement inclinés face à Michigan State (3-24). Mais l’essentiel (tout comme la vérité) est ailleurs…

Jamais deux sans trois

On a eu Ohio State et le mystère des textos qui s’effacent tous seuls et du cousin de la grand-mère de la demi-sœur du curé qui a filé sa première communion au Head Coach donc c’est normal qu’il ne dise pas trop fort que le cousin en question tape sa femme.

Puis on a eu Maryland et son gentil Head Coach qui n’a vraiment, mais alors vraiment, rien à se reprocher dans le petit malaise sans conséquence d’un de ses joueurs à un entrainement de pré-saison. Ah, oui, le jeune homme a été transporté à la morgue ? Bon, ben, c’est pas tout ça mais y a un match samedi à préparer !

Et maintenant, dans le monde joyeux de la B1G qui a totalement abandonné le contrôle du navire à ses présidents d’universités (ou aux directeurs athlétiques, ou aux Head Coaches, ou aux préparateurs physiques, ou aux mecs de l’informatique qui gèrent les téléphones portables, on se sait plus très bien…), voilà qu’un joueur du Rutgers est accusé de complicité de tentative de double-meurtre.

Et sur le terrain ? Ohio State 20 – Purdue 49… Tout va très bien, Madame la Marquise…

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Playoffs? Don’t talk about – playoffs? You kidding me? Playoffs?

A l’issue de sa première réunion, le Comité de Sélection du Playoff a-t-il vraiment considéré que Kentucky (9ème) est meilleur qu’Ohio State (10ème), puisque l’exercice est de classer les meilleures équipes et non les plus méritantes ou celles qui ont le meilleur résumé ? Sinon, pourquoi Alabama a-t-il été classé numéro 1 avec son calendrier que Tua Tagovailoa et dix de vos potes de quartier pourrait naviguer sans verser une goutte de sueur ? Pour faire simple, si Angers s’impose à Bordeaux et bat Lyon pendant que le PSG tape Guingamp et Amiens, les Parisiens sont tout de même meilleurs que les Angevins. Pourquoi ? Parce que Neymar et Mbappé.

Tout pareil avec le College Football, les programmes qui recrutent les meilleures classes ont, statistiquement, les meilleures équipes sur le terrain. Bien entendu, une équipe peut toujours se vautrer (Florida State) ou se faire surprendre (Oklahoma), parfois de façon brutale (Ohio State). Dans le premier cas, le produit n’est simplement, pas au niveau attendu et la discussion s’arrête là. Dans le deuxième cas, le Comité de Sélection considère qu’un petit accroc n’a pas d’incidence sur la qualité de l’équipe mais une deuxième défaite fait basculer le prétendant dans la catégorie des équipes pas au niveau et qui n’a rien à faire en playoff – et donc la bague de Les Miles (deux défaites avec LSU avant de disputer la finale nationale 2008 contre Ohio State) doit être envoyée d’urgence à Urban Meyer. Dans le troisième cas, on attend de voir…

Bon, c’est en fait un peu plus compliqué que ça. Le Comité de Sélection regarde au jour « j » le travail accompli depuis le début de la saison et est censé (?) prendre en compte le bilan victoires/défaites (évidemment) mais aussi la qualité de l’opposition et les éventuels face-à-face entre équipes proches ou encore les titres de conférences le cas échéant. Mais, comme on l’a vu par le passé, remporter son face-à face ou sa conférence ne suffit pas toujours.

Retour en 2018, où, avant son match à LSU, Alabama n’a joué absolument personne (hormis Texas A&M) mais s’est retrouvé confortablement numéro 1 du classement. Pourquoi ? Parce Tua, Tua et Tua. Mais derrière, on ne sait pas trop si les équipes sont jugées sur leur valeur intrinsèque ou sur les équipes qu’elles ont effectivement battues. Kentucky est-il vraiment meilleur qu’Ohio State ??? Apparemment plus après avoir perdu contre Georgia (17-34) et ce malgré une équipe d’OSU qui a tourné au vieux diesel pourri contre Nebraska (36-31). C’est ça le truc avec ce Comité de Sélection : une équipe qui perd contre les trois meilleures équipes du pays ne sera JAMAIS classé quatrième parce qu’il y aura toujours deux ou trois autres équipes avec une seule défaite au plus au compteur (et dont personne n’a la moindre idée de la raclée potentielle qu’elles pourraient prendre contre lesdites trois meilleures équipes). Conclusion, c’est mieux de gagner et, même mieux, d’être invaincu. Ce qui expliquerait pourquoi UCF a été placé dans le Top 15 alors qu’aucun de ses adversaires, jusqu’alors, n’avait un bilan positif. Et puis il y a la question du face-à-face, par exemple Michigan contre Notre Dame. Bien sûr, le Fighting Irish a battu les Wolverines sur le terrain et cela devrait compter (comme gagner sa conférence… ah non, ça apparemment on s’en fout). Sauf que la bande à Harbaugh déculotterait sans doute celle de Brian Kelly si les deux équipes rejouaient au mois de novembre. Pour l’heure, le terrain dicte que ND est classé un rang au-dessus de UoM mais cela changera sûrement si Michigan punit Ohio State. Pourquoi ? Pourquoi pas…

Pour être tout à fait franc et honnête, BoG n’a toujours rien compris à ces critères de classement.
Certaines équipes sont jugées sur leur bilan, d’autres sur une impression visuelle (justifiée ou non). Il ne faut pourtant peut-être pas trop blâmer le Comité de Sélection dont la majorité des membres sont des pointures intellectuelles capables de gérer des situations de crises (mais dont les compétences en matière de football pourraient être discutées). Ce pauvre comité a été chargé d’une mission quasi impossible : comparer 130 équipes dont certaines ne se sont probablement même jamais affrontées sur un terrain de football…

Bref, ce système de sélection est une espèce de chiasse d’éléphant mélangée à du dégueuli de rhinocéros. Passez dix minutes au four et dégustez avec un Beaujolais Nouveau glacé.

Clemson – Alabama

Texas A&M – Clemson : 26-28
Alabama – Texas A&M : 45-23

Clemson – Louisville : 77-16
Alabama – Louisville : 51-14

Comité de Sélection, please discuss…

Le fruit défendu

Pomme contre poire : lequel est le meilleur fruit ?

Comité de Sélection, please discuss…

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We (don’t) want Bama!

On attendait avec impatience le choc entre LSU et Alabama. Certains (surtout en Louisiane) pensaient que les Tigers (les autres, pas ceux de la future finale nationale pourraient faire chuter le colosse Bama. Le Tide restait sur sept victoires de rang contre Louisiana State et n’avait, avant ce match, été mené que soixante dix secondes lors de ses huit premiers matchs (contre Ole Miss, victoire finale du Crimson Tide 62-7).

En fait de clash de titans, il n’y a pas eu de match. La bande à Saban s’est trimbalé à Death Valley (29-0) et limité LSU à 12 yards au total à la course. Avec cette nouvelle victoire facile (personne n’a encore terminé à moins de trois touchdowns d’Alabama), le Tide s’assure la couronne de la SEC West et jouera Georgia pour le titre de la SEC (Mon Dieu, faites que les Dawgs gagnent et que le chaos s’abatte sur le playoff !).

Bama is going down!

Alabama n’a pas marqué de TD sur son premier drive ! Tua a lancé une interception ! Et joué au dernier quart temps ! C’est la fin d’Alabama ! Le Tide se fissure ! La dynastie est enterrée ! La tête de Nick Saban va tomber ! Et… 29-0 à LSU…

Bon, okay, on se calme, tout est normal. Alabama est Alabama. Félicitations pour cette reluisante médaille d’argent Clemson/Notre Dame/Michigan !

Main à couper ?

A moins que… Et si jamais… Ca n’est pas impossible… non, soyons réalistes, tout aussi brillant que soit Clemson avec son jeu au sol dévastateur, sa ligne défensive qui va être toute entière draftée par les Oakland / Las Vegas Raiders et son talentueux quarterback pré-pubère… non, loin de BoG l’idée que… flûte alors, ça mérite bien une petite pièce chez les bookmakers dudit Vegas, non ? Bon, ça suffit ! Non, non et non, Clemson n’a aucune chance contre Alabama, je répète, aucune chance ! Oui, mais si…? Bon, d’accord, mais pas plus de 10 dollars, hein ?

BoG n’encourage évidemment pas les jeux d’argent illicites (à moins que la Française des Jeux ne lui reverse une partie des recettes pour ses bons tuyaux sur le National Championship Game) mais vous ne viendrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu ! Oui, c’est vrai, les douze apôtres en sandales pourraient battre Louisville sans miracle de Coach Jésus (mais c’est triché, ils sont douze !) mais Clemson monte doucement mais sûrement en régime et BoG ne mettrait pas sa main à couper (tiens, traitre de Judas, on a besoin d’une main à couper, BoG n’est pas joueur…) que les Tigers (pas les minables qui ont perdu 0-29, les autres, les bons !) n’ont pas leur chance contre le Crimson Tide. Réponse (et flagellation de BoG par Nick Satan ?) le 7 janvier 2019…

Attaques équilibrées

A la mi-temps de Georgia – Kentucky, les statistiques offensives s’établissaient ainsi :

Kentucky : 66 yards à la passe, 67 yards au sol
Georgia : 89 yards à la passe, 87 yards au sol

Difficile de faire plus équilibré sans le faire exprès ! Ca s’est beaucoup déséquilibré en seconde mi-temps pour terminer ainsi :

Kentucky : 226 yards à la passe, 84 yards au sol
Georgia : 113 yards à la passe, 331 yards au sol

La course s’est révélée plus efficace que la passe et Georgia a remporté la SEC East en gagnant à Kentucky (34-17).

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Sept sur sept

Chip Kelly a perdu sept matchs à Oregon en quatre ans et sept en un an à UCLA après la défaite des Bruins chez les Ducks (21-42).

Qui veut gagner des millions (et la Pac-12 South) ?

Utah a perdu à Arizona State (20-38), USC et Arizona ont gagné (à Oregon State 38-21 et contre Colorado 42-34, respectivement) et voilà que les trois leaders de la Pac-12 South ont chacun quatre victoires et trois défaites en conférence au compteur. Avec Arizona State juste derrière à 3-3.

Comme il est tard, BoG va éviter les gros calculs et laisser gentiment les trois prochaines semaines se dérouler pour voir qui gagnera le ticket pour la finale de conférence. Tout ce que nous en dirons c’est que UCLA peut encore mathématiquement remporter la division et que BoG est à fond derrière les Bruins et un champion de la Pac-12 avec sept défaites !

Simple comme la Big-12

West Virginia a pris une option sur la finale de la Big 12 en s’imposant sur le fil à Texas (42-41). Les Mountaineers pourraient y retrouver Oklahoma, qui s’en est sorti à Texas Tech (51-46), une semaine après leur rencontre de saison régulière. Etude de cas.

Admettons qu’Iowa State (4-2 en conférence), Texas (4-2), West Virginia (5-1) et Oklahoma (5-1) gagnent tous les matchs qui ne les opposent pas les uns aux autres. Le 17 novembre, Texas reçoit Iowa State. Le 23 novembre, Oklahoma rend visite à West Virginia. Texas a battu OU mais perdu contre WV. Iowa State a gagné contre West Virginia mais s’est incliné contre Oklahoma.

Le vainqueur entre Sooners et Mountaineers jouerait la finale de la Big 12. L’autre finaliste pourrait être n’importe laquelle des trois autres équipes. Si OU perd contre WV, les Sooners seraient en finale si ISU bat Texas. Dans le cas contraire, Texas rejoindrait WV en finale, puisque les Longhorns ont remporté leur face-à-face contre OU. Si OU bat WV, ISU serait en finale si les Cyclones battent les Longhorns, à la faveur de leur victoire contre les Mountaineers. S’ils perdent, West Virginia gagnerait le ticket (et remercierait QB Will Grier pour la conversion à deux points qui leur a donné une victoire inespérée à Texas).

Evidemment, il faut, pour que ce scénario se réalise, qu’aucune des quatre équipes ne chute d’ici-là.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a oblitéré Louisville (77-16) avec 492 yards au sol et trois coureurs (Travis Etienne [8 courses, 153 yards, 1 TD], Lyn-J Dixon [4 courses, 116 yards, 1 TD] et Tavien Feaster [6 courses, 101 yards, 2 TD]) à plus de 100 yards et une moyenne combinée de 20 yards par course.

Illinois a puni Minnesota (55-31) dans un match à gros jeux. Le Fighting Illini a marqué sur des courses de 72, 72 et 77 yards et sur une passe de 67 yards. Les Gophers ont répondu avec deux TD sur passes de 61 et 86 yards.

Iowa State a aisément disposé de Kansas (27-3), qui est retombé sur terre après sa victoire contre TCU (27-26) et en a profité pour virer son coach David Beaty.

Michigan a écrasé Penn State (42-7). Les trois dernières saisons entre Wolverines et Nittany Lions se sont soldées par des raclées : 49-10 en 2016 pour UofM, 42-13 l’an passé pour les Nitts, et donc 42-7 cette saison pour les hommes de Jim Harbaugh.

Mississippi State a étrillé Louisiana Tech (45-3) dans un de ces matchs du mois de novembre qui ne servent vraiment à rien.

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Cuillère de bois

Colorado a enchaîné une quatrième défaite de rang à Arizona (34-42) après avoir débuté par cinq victoires. Les Buffaloes n’ont remporté qu’un seul de leurs sept derniers matchs de Pac-12 à l’extérieur.

Florida s’est incliné à domicile contre Missouri (17-38) en étant découpé par QB Drew Lock (24/32, 250 yards, 3 TD).

Florida State continue sa saison de futilité avec une sévère défaite à NC State (28-47). Les Seminoles doivent désormais remporter deux de leurs trois dernières rencontres pour aller en bowl pour la trente septième année consécutive. Avec un match à Notre Dame et les venues de Boston College et Florida à Tallahassee, la plus longue série de participation à la post-saison du College Football est en sérieux danger.

Iowa a chuté à Purdue (36-38) et laissé filer sa dernière chance de remporter la B1G West.

Louisville n’a toujours pas gagné en conférence ACC et a encaissé plus de cinquante points pour la quatrième fois de l’année, soit contre la moitié de ses adversaires FBS. Le dernier chef d’œuvre en date est à mettre au crédit de Clemson, qui a atomisé les Cardinals (77-16), signant par là-même le deuxième plus gros écart dans l’histoire de l’ACC (derrière le 63-0 de Florida State – Maryland en 2013) et le plus large à l’extérieur. Il n’y a pas si longtemps, deux ans exactement, Louisville jouait le haut du tableau et un certain Lamar Jackson (QB Baltimore Ravens) faisait trembler le roi Clemson.

Miami a subi sa troisième défaite consécutive (après Boston College 14-27 et Virginia 13-16), cette fois contre Duke (12-20) qui s’est imposé chez les Canes pour la première fois depuis 1976.

Penn State a perdu ses trois matchs contre Michigan (7-42), Michigan State (17-21) et Ohio State (26-27). Depuis l’arrivée de James Franklin à la tête des Nittany Lions, PSU est 3-12 en cinq saisons contre le trio de la B1G East.

Virginia Tech a perdu à domicile contre Boston College (21-31), sa troisième défaite consécutive à domicile (après Georgia Tech 28-49 et Notre Dame 23-45) ce qui n’était plus arrivé aux Hokies depuis 1994-1995.

Tops

Un flambeau pour… Jonathan Taylor (RB Wisconsin) et ses 27 courses, 208 yards et 3 TD contre Rutgers (31-17).

Un brasier pour… Terry Wright (WR Purdue) et ses 146 yards et 3 TD en seulement 6 courses contre Iowa (38-36).

Un feu d’artifice pour… Darrin Hall (RB Pittsburgh) et ses 19 courses, 229 yards et 3 TD contre Virginia (23-13) soit 73% de la production offensive de Pitt et 78% de ses points.

Flops

Un pétard mouillé pour… Georgia Tech et ses trois fumbles perdus à North Carolina (38-28).

Un seau d’eau pour… Nathan Elliott (QB North Carolina) et ses trois interceptions contre Georgia Tech (28-38).

Un naufrage titanesque pour… les P5 floridiennes, Florida, Florida State et Miami, qui ont toutes trois perdu pour la seconde fois d’affilée. La dernière telle occurrence remonte à… ah ben non, cela ne s’était jamais produit avant…

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 38V – 5D)
2. B1G : 0V – 1D (Total : 27V – 13D)

Big 12 : 0V – 0D (Total : 21V – 7D)
ACC : 0V – 0D (Total : 31V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 23V – 11D)

Course à l’Heisman

Après dix semaines, les trois principaux candidats au podium sont toujours :

Tua Tagovailoa (QB Alabama) a lancé sa première interception de l’année à LSU (29-0) mais cela a-t-il vraiment de l’importance à ce stade ?
Stats : 25/42, 295 yards, 2 TD, 1 INT / 3 courses, 49 yards, 1 TD

Kyler Murray (QB Oklahoma) a sorti OU d’une bien mauvaise passe à Texas Tech (51-46).
Stats : 20/35, 360 yards, 3 TD, 2 INT / 11 courses, 100 yards, 1 TD

Dwayne Haskins (QB Ohio State) a dû s’employer pour venir à bout de Nebraska (36-31).
Stats : 18/32, 252 yards, 2 TD, 1 INT

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

Il faudrait un cataclysme pour qu’Alabama ne soit pas en playoff. Le Tide est solidement ancré à la première place et on voit mal comment il pourrait la perdre (non, Georgia, personne ne vous parle…). Clemson joue toujours contre une opposition bien inférieure mais l’équipe a fière allure (et, apparemment, ça compte). Ohio State a des très fortes chances de se faire dégager par Michigan après « The Game ». Les Buckeyes ne ressemblent en rien à l’une des meilleures équipes du pays mais, si tOSU remporte la B1G à 12-1, il sera difficile de mettre Oklahoma (qui n’a pas de défense non plus) devant (oui, Washington State, vous êtes mignons, tout le monde vous aime bien, mais il faut laisser les grands tranquilles, maintenant…). Notre Dame complète ce quatuor sans être vraiment impressionnant. ND devrait récupérer la troisième place si Michigan intègre le dernier carré, au bénéfice de leur face-à-face du 1er septembre (remporté 24-17 par l’Irish). Bien sûr, Michigan est BIEN meilleur à ce jour que l’équipe qui a perdu son premier match de l’année à South Bend mais, bien que le Comité de Sélection juge quelles équipes sont les meilleures à l’instant « t », on peut lui faire confiance pour donner l’avantage aux Domers.

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Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Nick Mullens (QB SF 49ers). Oui, ça n’a rien à voir avec le College Football mais l’autre Mullens (Rob Mullens, directeur athlétique d’Oregon) est le président du Comité de Sélection du Playoff et ne pouvait ABSOLUMENT pas briguer cette récompense. Au moins, le troisième quarterback des Niners a rendu le meilleur rating depuis 1970 (et la création de la NFL telle qu’on la connaît aujourd’hui) pour un QB débutant son premier match avec au moins vingt passes à son actif. Rob Mullen ? Il a fait rendre son petit-déjeuner à BoG…

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 31

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Trentième-et-unième édition (2019 – Semaine 15) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Joe Burrow (QB LSU) veut bien aller jouer au Canada s’il le faut, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Appalachian State (Sun Belt), Boise State (Mountain West) Florida Atlantic (C-USA), Memphis (AAC) et Miami of Ohio (MAC), mais vos titres de conférences n’intéressent personne… (mais félicitations tout de même)

Pour être le premier

Pour être le premier
Pour être le premier
Pour arriver là-haut, tout au bout de l’échelle
Comme ces aigles noirs qui dominent le ciel

Pour Jeaux Burreaux, aucun doute, le premier c’est LSU. Le quarterback et futur Heisman de Louisiana State est prêt à aller jouer n’importe-où, même au Canada, pour le prouver.

Mais bon, l’idée d’aller jouer chez nos amis hockeyeurs au mois de décembre étant tout à fait farfelue, BoG préfère s’en remettre à une bonne étude (pseudo) scientifique pour déterminer qui de LSU ou d’Ohio State méritait réellement d’éviter le futur champion Clemson en demi-finale du playoff. Comme dirait le regretté (mais toujours vivant) Gary Linecker, le football est un jeu qui se joue à 11 contre 11 et à la fin c’est Alabama Clemson qui gagne.

Record

LSU : 13-0
OSU : 13-0
Avantage : égalité

Victoire contre le Top 25

LSU : 4           #4 Georgia (37-10) / #8 Florida (42-28) / #11 Auburn (23-20) / #12 Alabama (46-41)
OSU : 5           #8 Wisconsin (38-7 et 34-21) / #10 Penn State (28-17) / #14 Michigan (56-27) / #20 Cincinnati (42-0)          
Avantage : égalité (davantage de victoires pour OSU mais classement moyen plus élevé pour LSU)

Score combiné contre le Top 25

LSU : 148-99  (écart moyen 12.25 points)
OSU : 198-72 (écart moyen 25.2 points)
Avantage : OSU

Record combiné des adversaires du Top 25

LSU : 40-9 (11-2 + 10-2 + 9-3 + 10-2)
OSU : 39-11 (10-3 + 10-2 + 9-3 + 10-3)
Avantage : LSU

Verdict

BoG a un faible pour la B1G (on se demande pourquoi) et ESPN préfère la $EC (on ne se demande pas pourquoi) sauf, bien évidemment, le Buckeye Kirk Herbstreit et le Wolverine Desmond Howard (qui, bizarrement, ne se sont jamais étripés sur le plateau de College GameDay, tout fout le camp…).

Au bout du compte, tout ça n’a pas beaucoup d’importance puisque c’est Clemson, dixit Gary Linecker, qui va remporter le titre national (que l’on devrait plutôt appeler « trophée du tournoi final sur invitation du Comité de Masturbation du College Football Playoff ». Whatever…)

Motivés, motivés

Motivés, motivés, il faut rester motivé
Motivés, motivés, il faut se motiver
Motivés, motivés, soyons motivés
Motivés, motivés, motivés, motivés.

Clemson, à qui personne n’a vraiment fait attention hormis lors de la presque-défaite à North Carolina (21-20), a tranquilement terminé la saison 13-0 et remporté son cinquième titre de conférence de rang, une première au niveau de la FBS. Non contents d’avoir étrillé Virginia lors de la finale de conférence ACC (62-17), les Tigers ont, depuis cette frayeur à Chapel Hill, remporté leurs huit matchs suivants par plus de 31 points, soit une confortable marge d’avance de 4 TD et 1 FG. C’est la première telle occurrence dans l’histoire de l’université, qui n’a jamais que remporté deux des trois derniers titres nationaux (enfin, vous savez, le truc de la branlette, là). Sur la saison, seuls les Tar Heels (21-20) et Texas A&M (24-10) ont approché Clemson à moins de trente pions.

Malgré cela, Clemson est la première équipe depuis 1966 à débuter la saison numéro 1 et à terminer numéro 3 sans avoir perdu la moindre match (source : Dabo Swinney, qui a tellement peu de coaching à faire le samedi après-midi qu’il a le temps de faire des recherches sur Wikipédia). Cette année-là, 1966 donc, Alabama (Clemson, il faut arrêter de copier sur ton camarade Bama maintenant…) avait débuté la saison tout en haut du classement AP et avait terminé au troisième rang, derrière les co-champions Notre Dame et Michigan State, malgré un bilan de 11-0 et une destruction de Nebraska au Sugar Bowl (34-7). Pire, le Crimson Tide était au repos en première semaine et avait été dépassé au classement, sans jouer, par #2 Michigan State après la correction administrée à NC State par les Spartans (28-0). Enfin, 1966, c’était il y a plus d’un demi-siècle et bien avant que le College Football ait résolu le problème du couronnement d’un vrai champion universitaire…

DE Chase Young, Ohio State – Crédit photo : Ohio State Athletics

Chase

L’an dernier à la même époque, Chase Young (DE OSU) recevait les honneurs de BoG pour ses trois sacks en finale de conférence B1G contre Northwestern (45-24).

Il n’aura donc pas fallu attendre le début de la saison 2019 pour que l’on sache que le finaliste à l’Heisman est un défenseur redoutable. Il a d’ailleurs remporté le trophée Bronko Nagurski du meilleur défenseur du College Football.

Heisman

Les quatre finalistes du trophée Heisman ont été annoncés :

Le joueur : Joe Burrow (QB LSU)
Les stats : 342/439, 4175 yards, 48 TD, 6 INT / 96 courses, 289 yards, 3TD
La raison : record du nombre de yards et du nombre de TD à la passe de la SEC ; en passe de battre le record du pourcentage de complétion à la passe du College Football avec 77.9% (le record actuel est détenu par Colt Mc Coy (QB Texas) avec 76.3% en 2008).

Le joueur : Jalen Hurts (QB Oklahoma)
Les stats : 222/309, 3634 yards, 32 TD, 7 INT / 219 courses, 1255 yards, 18 TD / 2 réceptions, 25 yards, 1 TD)
La raison : statistiques similaires à celles des deux derniers vainqueurs du trophée Heisman, Baker Mayfield (285/404, 4627 yards, 43 TD, 6 INT / 97 courses, 311 yards, 5 TD, 1 réception, 2 yards, 1 TD) et Kyler Murray (260/377, 4361 yards, 42 TD, 7 INT / 140 courses, 1001 yards, 12 TD), eux aussi tous deux quarterbacks à Oklahoma.

Le joueur : Justin Field (QB Ohio State)
Les stats : 208/308, 2953 yards, 40 TD, 1 INT / 123 courses, 471 yards, 10 TD)
La raison : une seule interception sur la saison

Le joueur : ChaseYoung (DE Ohio State)
Les stats : 44 placages (31 solo), 21 TFL, 16.5 sacks, 3 passes défendues, 7 fumbles forcés
La raison : leader de la FBS au nombre de sacks (16.5) et yards pour perte (117).

Quatre joueurs de quatre équipes en demi-finales du College Football Playoff, trois quarterbacks (puisque les QB gagnent tout le temps), une carotte pour un défenseur, un blanc, trois noirs, allez hop, tout va bien ! Sauf qu’avec la possibilité d’inviter jusqu’à six joueurs à la cérémonie new-yorkaise, Jonathan Taylor (RB Wisconsin) ne sera pas du voyage…

Transferts

Trevor Lawrence (QB Clemson), qui n’a toujours pas perdu un match après deux saisons sur les terrains du College Football, est un peu une curiosité dans ce College Football Playoff : il est le seul quarterback titulaire du lot à avoir été recruté par son université. Hein ? Quoi ? Oh, le naze ! Ça fait bien longtemps que ça ne marche plus comme ça !

La nouvelle règle c’est : fais-toi recruter par une grosse fac, fais la gueule pendant un an ou deux ans parce que le titulaire est meilleur que toi, barre-toi dans une équipe qui vient d’envoyer son QB chez les pros ou dont le QB faisait lui aussi la gueule et s’est barré dans une équipe qui vient d’envoyer son QB en NFL ou dont le QB faisait lui aussi la gueule et s’est barré…

Joe Burrow (QB LSU) : recruté par THE Ohio State University en 2015, il cire le banc sa première année puis seconde J.T. Barrett les deux suivantes. Vu que Dwayne Haskins est le successeur désigné en 2018, il fait ses valises pour la Louisiane et devient titulaire à LSU en 2018.

Justin Fields (QB OSU) : s’engage avec Penn State puis change d’avis et signe finalement à Georgia en octobre 2017. Remplaçant de Jake Fromm, il participe au foirage intégral de la feinte de punt sur quatrième tentative qui coute aux Dawgs le titre de la SEC en 2018 face à Alabama (28-35), et une place au CFP. Il décide alors de prendre ses cliques et des claques, direction Ohio State où le poste de quaterback est vacant après le passage de Dwayne Haskins chez les pros.

Jalen Hurts (QB Oklahoma) : s’engage avec Alabama en juin 2015 et confirme son engagement avec le Tide malgré les efforts pour l’attirer à College Station de Texas A&M, qui vient de perdre Kyler Murray parti à…Oklahoma. Il devient rapidement le titulaire lors de sa première année, en 2016, remporte la SEC puis perd en finale du CFP contre Clemson (31-35). Toujours QB numéro 1 en 2017, il remet le couvert en SEC mais termine la finale du CFP sur le banc tandis que Tua Tagovailoa mène Bama à la victoire contre Georgia (26-23 OT). Relégué au poste de numéro 2 en début de saison 2018, il sauve néanmoins la peau du Crimson Tide en finale de conférence SEC (35-28) et permet à Alabama d’atteindre le CFP (le Tide perdra en finale contre Clemson, 16-44). Début 2019, il annonce son transfert à Oklahoma où il prend la relève de Baker Mayfield (néo Cleveland Brown), qui avait atterri à Norman après s’être barré de Texas Tech.

QB Vince Young, ex-Texas – Crédit photo : National Football Foundation

HOF

Quoiqu’il en soit, félicitations à nos quatre finalistes et à leurs prétendants au trophée Heisman. La prochaine étape ? Le Hall of Fame. La célèbre institution vient de dévoiler la liste de ses nouveaux membres dont certains ne sont pas la moitié d’inconnus :

Tory Holt (WR NC State, 1995-1998), Raghib « Rocket » Ismail (WR Notre Dame, 1988-1990), Darren McFadden (RB Arkansas, 2005-2007), Jake Plummer (QB Arizona State, 1993-1996), Joe Thomas (OL Wisconsin, 2003-2006), Lorenzo White (RB Michigan State, 1985-1987) et Vince Young (QB Texas, 2003-2005) pour les joueurs offensifs.

Terrell Buckley (DB Florida State, 1989-1991), Rickey Dixon (DB Oklahoma, 1984-1987), London Fletcher (LB John Carroll, 1995-1997), Jacob Green (DL Texas A&M, 1977-1979), Troy Polamalu (S USC, 1999-2002) et Patrick Willis (LB Ole Miss, 2003-2006) pour les joueurs défensifs.

Si vous vous demandez qui est London Fletcher, il a terminé son année senior à John Carroll avec 202 placages.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

L’an dernier à la même époque, BoG déclarait : Clemson s’est offert le titre de conférence le plus facile de son histoire en écrabouillant Pittsburgh (42-10). Mille excuses, BoG a menti. Cette année, Clemson s’est offert le titre de conférence le plus facile de son histoire en écrabouillant Virginia (62-17).

Cuillère de bois

C’est bientôt Noël, donc tout le monde il est beau tout le monde il est gentil (mais, Mike Norvell, ça n’est tout de même pas très sympa d’abandonner le champion de l’American Athletic Conference Memphis avant son Cotton Bowl contre Penn State pour prendre les rênes de Florida State… Lane Kiffin, dans le fond, ça n’est pas la peine de rigoler bêtement, c’est pareil pour le champion de la Conference USA Florida Atlantic et le nouveau boulot à ole Miss).

Tops

Un flambeau pour… RB CJ Verdell (18 courses, 208 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire d’Oregon contre Utah (37-15).

Un brasier pour… WR Tee Higgins (9 réceptions, 182 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Clemson contre Virginia (62-17).

Un feu d’artifice pour… CB Derek Stingley Jr. (5 placages, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la victoire de LSU contre Georgia (37-10).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Jalen Hurts (17/24, 287 yards, 1 TD, 1 INT / 23 courses, 38 yards) et son interception et fumble perdu lors de la victoire d’Oklahoma contre Baylor (30-23 OT).

Un seau d’eau pour… QB Tyler Huntley (17/29, 193 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite d’Utah contre Oregon (15-37).

Un naufrage titanesque pour… QB Jake Fromm (20/42, 225 yards, 1 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite de Georgia contre LSU (10-37).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 LSU – #4 Oklahoma
#2 Ohio State – #3 Clemson

BoG voudrait chaleureusement remercier Utah pour avoir perdu contre Oregon en finale de la Pac-12 (15-37), Georgia pour s’être excusé contre LSU (10-37) et Wisconsin pour n’avoir joué qu’une mi-temps contre Ohio State (21-34). Virginia ? Non, n’abusons pas non plus…

Dans votre grande mansuétude, vous avez évité un chaos total dans le College Football, laissant trois invaincus (LSU, Ohio State et Clemson) et un unique mono-perdant (Oklahoma) pour quatre places au College Football Playoff. 4 sur 4, le compte est bon !

Alors, oui, LSU #1 et OSU #2 c’est tout pour le show : personne ne voulait voir Oklahoma mettre un FG et encaisser 75 pions contre Ohio State. Au moins, contre LSU ça sera un peu March Madness avant l’heure. Les Buckeyes, quant à eux, auront la difficile tâche de venger l’humiliation de la défaite de 2016 (0-31) dans ce qui est vraiment LE match de ce playoff.

Le classement final du comité de sélection du CFP :

1. LSU (13-0)
2. Ohio State (13-0)
3. Clemson (13-0)
4. Oklahoma (12-1)
5. Georgia (11-2)
6. Oregon (11-2)
7. Baylor (11-2)
8. Wisconsin (10-3)
8. Florida (10-2)
10. Penn State (10-2)

13. Alabama (10-2) Oui, vous avez bien lu, le Crimson Tide n’est même pas dans le Top 10, la faute à ses horribles défaites contre LSU (46-41) avec un demi-QB et à Auburn (45-48) avec deux pick-six du quarterback remplaçant. Oh, les mauvais ! Bama a été dégagé du Top 10 la semaine dernière après sa défaite à l’Iron Bowl. C’était la première fois que le Tide n’apparaissait pas dans le Top 10 du CFP, son classement le plus bas était #6 jusqu’alors, lors du tout premier classement CFP le 28 octobre 2014. Avec Auburn (9-3) au 12ème rang de ce classement final, Alabama est donc la cinquième meilleure de la SEC. Désolé, BoG aurait dû vous prévenir avant que vous ne vous étouffiez de rire…

Bon, pour le fun, quelques autres bowls dignes d’intérêt :

Las Vegas Bowl – Boise State vs. Washington

Le bowl « Chris Petersen » : le néo-retraité a entrainé Boise State (12-1) de 2006 à 2013 et Washington (7-5) de 2014 à 2019. Avec quatre titres de la défunte (pour sa partie football) Western Athletic Conference (2006, 2008, 2009 et 2010), un titre de la Mountain West (2012) et deux titres de la Pac-12 (2016 et 2018), Chris Petersen restera surtout connu pour la victoire historique des Broncos sur Oklahoma au Fiesta Bowl 2007 (43-32 OT). La participation au CFP avec les Huskies (défaite 7-24 contre Alabama en demi-finale au Peach Bowl) n’est pas mal non plus sur le résumé.

Holiday Bowl – USC vs. Iowa

Clay Helton a peut-être sauvé sa tête à USC (8-4) mais il vaudrait tout de même mieux pour lui que les Trojans s’impose contre les Hawkeyes (9-3). De son coté, Kirk Ferentz essaiera d’atteindre dix victoires pour la sixième fois de sa longue (21 ans) carrière à Iowa après 2002 (Champion B1G), 2003, 2004 (Champion B1G), 2009 et 2015 (Champion B1G West).

Cotton Bowl – Penn State vs. Memphis

Memphis (12-1) a gagné son ticket pour un bowl du Nouvel An (évidemment joué le 28 décembre) en remportant l’American Athletic Conference et en finissant le plus haut classé (17ème) des équipes du G5. Penn State (10-2) jouera à Dallas à défaut de Los Angeles, le Comité des Cerveaux du Machinchouette Qui Sert à Déterminer Inéquivoquement le Champion National ayant préféré Wisconsin (10-3) pour le Rose Bowl,

Orange Bowl – Florida vs. Virginia

Virginia (9-3) a en tout et pour tout une saison à dix victoires lors de ses 132 ans d’histoire : 1989 (10-3, Champion ACC). Les Cavaliers espèreront doubler la mise contre Florida (10-2) mais la question est surtout de savoir combien de fans des Gators partiront pour Miami Beach à la mi-temps lorsque leur équipe sera en avance de 35 points.

Outback Bowl – Minnesota vs. Auburn

Minnesota (10-2) a peut-être rêvé un peu trop grand et échoué dans sa quête de la B1G West mais les Golden Gophers ont dépassé toutes les attentes cette saison (sauf peut-être celles de P.J. Fleck). A eux de prouver que l’automne n’était pas un total accident face à une équipe d’Auburn (9-3) qui a déjà réussi sa saison en remportant l’Iron Bowl contre Alabama (48-45).

Citrus Bowl – Michigan vs. Alabama

« Disappointment Bowl » ? On attendait beaucoup de Michigan (9-3) mais les Wolverines ont encore déçu, notamment en perdant a nouveau contre Ohio State (27-56). De son côté, Alabama n’est pas au CFP depuis la première fois de l’histoire du CFP… Depuis 2008 que Nick Saban est à la tête du Crimson Tide, seules 2008, 2010 et 2013 n’ont pas vues Bama en course pour le titre en post-saison. Combien de futurs joueurs NFL du Tide préfèreront aller soulever de la fonte et courir des 40-yards plutôt que de se rendre à Orlando ?

Rose Bowl – Orgeon vs. Wisconsin

Le grand-père des bowls a son champion de la Pac-12 (Oregon 11-2) et le finaliste de la B1G (Wisconsin 11-3). Rien à dire pour les Ducks, l’affiliation de leur conférence avec le prestigieux bowl leur assure un ticket d’entrée. Pour les Badgers ? Le vénéré Comité de Vous Pouvez Vous Mettre Votre Classement où BoG Pense a démontré de manière implacable que perdre 23-24 chez un gros poisson comme Illinois (6-6) quand on est favori de plus de vingt points n’a aucune mais aucune importance. L’essentiel est de ne pas perdre deux fois contre Ohio… Never mind…

Sugar Bowl – Georgia vs. Baylor

Baylor (11-2) a onze victoires en 2019 après avoir terminé 2017 avec onze défaites… C’est le plus gros retournement de bilan sportif de l’histoire des P5. Matt Rhule espère ne pas s’arrêter là et couronner cette belle saison par quelques sucreries. Pas sûr que Georgia (11-2) soit d’accord. Après avoir été inexistants contre LSU en finale de la conférence SEC (10-37), les Dawgs devraient avoir à cœur de rectifier le tir.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient au Comité de Sélection du College Football Playoff pour avoir réussi à sélectionner les quatre meilleures équipes pour son tournoi annuel de Noël. Avec trois équipes invaincues et une seule équipe à une défaite et, qui plus est, championne de sa conférence, la tâche était des plus ardues mais le Comité de Masticage de Couilles de Mouches a parfaitement su faire la part des choses, passé de longues heures à visionner des matchs, calculé et recalculé des montagnes de statistiques, pour arriver à cette merveille de carré final. Aucune controverse possible, ces quatre-là, que votre grand-mère et ses copines du club de bingo-crochet auraient pu choisir en regardant la Coupe du Monde de Rugby, sont absolument les quatre meilleures équipes. Rien à redire là-dessus, chapeau les artistes. Le reste du classement ne fait, lui non-plus, l’ombre d’aucune contestation possible (au diable Illinois !) et… 13ème : Alabama…

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 30

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Chris Graythen / Getty Images

Trentième édition (2019 – Semaine 14) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Greg Schiano ait finalement accepté le poste de Head Football Coach à Rutgers, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé RB Jarrett Patterson, mais le nouveau record de la MAC de six touchdowns au sol lors de la victoire de Buffalo contre Bowling Green (49-7) n’intéresse personne…

Qui veut (finalement) gagner des millions ?

A tous les lecteurs de BoG qui sont en recherche d’emploi ou en renégociation de contrat de travail, BoG présente : « Comment s’en mettre plein les fouilles et que ça déborde » par Greg Schiano.

Une grosse semaine après avoir décliné l’offre de Rutgers (initialement estimée à 32 millions de dollars sur huit ans mais apparemment « seulement » de 24 millions sur six ans », Greg Schiano a finalement vu ses vœux (et requêtes) exaucés. Il est donc officiellement le nouvel Head Coach des Scarlet Knights avec un contrat des plus sympathiques :

  • 32 millions de dollars pour huit ans de contrat (2020-2028)
  • 400 000 dollars de bonus de rétention tous les deux ans
  • 25.2 millions de dollars garantis si l’université rompt abusivement son contrat avant 2021 (le parachute doré diminuera progressivement jusqu’à 4.2 millions de dollars en 2026)
  • Utilisation illimitée d’un jet privé pour les activités de recrutement ou autres activités liées à l’activité professionnelle
  • Un bonus si les ventes de billetterie atteignent les objectifs définis par le Département Athlétique
  • Divers bénéfices incluant une voiture de fonction, un abonnement au club de golf local, voyages payés aux matchs à l’extérieur pour la famille, 100 000 dollars pour couvrir les frais de déménagement et un hébergement temporaire.
  • Promesse de rénover et d’agrandir les installations sportives de l’équipe d’ici 2023, à défaut de quoi Greg Schiano pourrait démissionner sans pénalité.
  • Une enveloppe de 7.7 millions de dollars annuels minimum pour son staff de dix assistants avec augmentation minimale de 3% par an.

Si certains d’entre vous sont intéressés par une carrière de Head Coaching dans une Power 5, contactez HeadCoachPosition@missouri.edu. Après quatre ans de bons et loyaux services, Lamar Odom s’est fait virer de Mizzou avec un bilan (4-8, 7-6, 8-5 et 6-6) pas au niveau. Les Tigers jouent les seconds rôles en SEC East depuis cinq ans après avoir remporté la division lors de leurs deuxième et troisième années dans la conférence.

Une place est également ouverte à Boston College, où Steve Addazio (7-6, 7-6, 3-9, 7-6, 7-6, 7-5, 6-6) pourra toujours se reconvertir dans le tennis. Malgré six participations à la post-saison en sept saisons, ses Eagles n’ont jamais franchi la barre des huit victoires.

Iron Tigers

Cette année encore, l’Iron Bowl entre Alabama et Auburn n’a pas déçu. Les Tigers sont venus à bout des éléphants (48-45) mais le Tide peut se mordre les doigts très fort pour cette défaite qui les élimine du College Football Playoff pour la première fois depuis son lancement.

A l’instar du « kick six » de 2013, Auburn a profité de deux interceptions retournées pour touchdowns pour remporter le match. Depuis sa prise de fonction à Auburn en 2013, Gus Malzahn est 19-0 lorsque son équipe marque un « pick six ».

Bama n’avait pourtant pas besoin d’un match parfait pour s’imposer dans la Plaine mais le Crimson Tide s’est tiré un chargeur dans le pied avec treize pénalités (un record de l’ère Saban) en plus des deux TD cadeau. Pire, la treizième pénalité, douze joueurs sur le terrain, a permis à Auburn de sceller le « first down » de la victoire plutôt que d’avoir à punter et rendre la balle à Alabama avec une minute à l’horloge. Au crédit des Tigers, la formation en quatrième tentative avec QB Bo Nix (15/30, 173 yards, 1 TD / 6 courses, 44 yards, 1 TD) derrière le centre et K Arryn Siposs en receveur a totalement déstabilisé le staff de Bama qui n’a pas eu le temps de sortir son équipe spéciale pour remettre sa défense sur la pelouse.

Mais peut-être que cette pénalité évitable, le FG de l’égalisation manqué par le Tide est plus responsable pour cette défaite que toutes ces pénalités. Si la machine de guerre Alabama a bien un talon d’Achille, c’est celui-là : depuis 2007, et la prise de fonction de Nick Saban, aucune équipe de FBS n’a manqué plus de FG que le Tide (101). Et contre une équipe d’Auburn chez qui Alabama ne s’est jamais imposé (0-7) lorsque les deux équipes sont classées, cela n’a, encore une fois, pas pardonné (NDLR : jusqu’en 1898, l’Iron Bowl se jouait sur terrain neutre à Birmingham).

Pour ajouter au désespoir de Nick Saban, il n’avait plus encaissé autant de points depuis une défaite de Michigan State à Purdue (28-52) en 1999, merci Drew Brees. Le Tide a d’ailleurs encaissé plus de 40 points lors de ses trois dernières défaites (Auburn 45-48, LSU 41-46 et Clemson 16-44). C’est aussi la première fois depuis 2010 qu’Alabama perd deux matchs avant la post-saison.

Mississippi Burning

Matt Luke vient de passer une sale semaine à Ole Miss (4-8, 2-6). Après avoir laissé échapper la victoire dans l’Egg Bowl contre Mississippi State (20-21), le HC des Rebels s’est fait débarquer de son poste.

La défaite contre le rival MSU est d’autant plus amère que : 1) elle aurait (peut-être) pu être évitée si WR Elijah Moore (3 réceptions, 35 yards, 1 TD) n’avait pas coûté la prolongation à son équipe en concédant une pénalité à quatre secondes de la fin du match suite à la célébration de son TD à la façon d’un chien qui urine (Ole Miss a manqué le PAT de 35 yards), et 2) elle permet au Bulldogs (6-6, 3-5) d’atteindre un bowl.

L’entraineur en chef de Mississippi n’aura duré que trois saisons à Oxford et rendu un bilan de 15-23 (6-18 en SEC).

Sleepless in Seattle

L’histoire ne dit pas si Chris Petersen a passé une bonne nuit avant d’annoncer à l’université sa décision de démissionner de son poste d’entraineur des Washington Huskies mais la nouvelle a dû prendre pas mal de monde de court.

Bien sûr, UW (7-5, 4-5) n’a pas eu une saison étincelante mais on peut difficilement remettre en cause le travail de Chris Petersen en question : Washington a remporté deux des trois derniers titres de conférence Pac-12 (2016 et 2018) et reste, à ce jour, la seule équipe de la conférence à avoir participé au College Football Playoff (2016).

Après une mise en route pédestre (8-6 en 2014 et 7-6 en 2015), l’ancien coach de Boise State a enchainé trois saisons à plus de dix victoires et trois titres de Pac-12 North. La seule ombre au tableau est peut-être les quatre défaites en cinq bowls.

Quoiqu’il en soit, le coach en activité avec le deuxième plus grand pourcentage de victoires (79.3%, derrière Dabo Swinney 81.0% mais devant Nick Saban 79.2%) a décidé, à 55 ans, de prendre du recul pour recharger ses batteries.

Washington n’a pas perdu de temps et confié les clés de la maison à Jimmy Lake, le coordinateur défensif des Huskies.

L’école des fans

Virginia Tech surfait sur une série de quinze victoires consécutives contre Virginia avant la rencontre entre Hokies et Cavaliers qui allait déterminer le vainqueur de l’ACC Coastal. Évidemment, UVA a mis fin la série (39-30) pour s’offrir le titre de division et le droit d’aller se faire fesser par Clemson ce week-end à Charlotte pour la finale de conférence (Las Vegas donne les Tigers vainqueurs de 28 points).

Pourquoi « évidemment » ? Parce que l’ACC Coastal a connu sept vainqueurs différents ces sept dernières années. De 2005 à 2012, les « Tech », Virginia Tech (2005, 2007, 2008, 2010 et 2011) et Georgia Tech (2006, 2008, 2009 et 2012(*)), s’étaient partagés les titres de division (co-champions en 2008). Depuis 2012 :

2013 : Duke
2014 : Georgia Tech
2015 : North Carolina
2016 : Virginia Tech
2017 : Miami
2018 : Pittsburgh
2019 : Virginia 

C’était donc le tour des Cavs, pour boucler la boucle…

(*) Pour être tout à fait précis, les Yellow Jackets ont partagé le titre de division Coastal avec Miami et North Carolina en 2012 mais les Canes et Tar Heels étant interdits de post-saison, G-Tech a représenté la division à la finale ACC.

Hachés menus

La rivalité entre Minnesota et Wisconsin est la plus jouée en FBS : les Badgers et Golden Gophers ont disputé la 129ème édition à Minneapolis et les visiteurs ont largement dominé les débats (38-17) pour prendre l’avantage dans la rivalité (61-60-8).

Whisky menait à la pause (10-7), ce qui s’est révélé fatal aux hommes de P.J. Fleck qui, sous son commandement, n’ont toujours pas gagné de match lorsqu’ils sont derrières au score à la mi-temps (0-13 mais 22-1 dans le cas contraire).

Ce sont donc les Badgers qui remportent le match et la B`G West, repartent du Minnesota avec la hache de Paul Bunyan et iront défier Ohio State à Indianapolis pour le titre de conférence. Les Buckeyes avaient tapé Wisconsin fin Octobre à Columbus (38-7).

Faux Pelini, vrais problèmes

Puisque l’on est dans le Midwest, Nebraska s’est incliné à Lincoln contre Iowa (24-27) sur un FG à expiration de l’horloge et manquera à nouveau la post-saison.

Cela fait donc trois années consécutives que les Huskers ne joueront pas de bowl, leur plus longue disette depuis une série de six entre 1956 et 1961.

En 2014, la direction athlétique a viré l’entraineur Bo Pelini qui venait de terminer la saison 9-3 par une victoire sur Iowa (37-34 OT). Pas assez bon pour les standards de Nebraska qui, depuis, a un bilan de 28-34 et est 0-5 contre les Hawkeyes…

Three-peat

Notre Dame (10-2) vient de terminer sa troisième saison consécutive à plus de dix victoires après 2017 (10-3) et 2018 (12-1). C’est la première passe de trois pour le Fighting Irish depuis Lou Holtz en 1991-1993 (10-3, 11-1-1, 11-1).

Depuis son arrivée à South Bend en 2010, Brian Kelly n’a eu qu’une mauvaise saison (4-8 en 2016) et remporté au moins huit matchs lors de ses neuf autres saisons. Son bilan est de 91-37. Seule ombre au tableau ? Trois défaites en autant de participation aux « gros » bowls : BCS National Championship en 2012 (Alabama 14-42), Fiesta Bowl en 2015 (Ohio State 28-44) et demi-finale du College Football Playoff au Cotton Bowl en 2018 (Clemson 3-30).

Le point sur les conférences

Qui va en finale ? Qui va en post-saison ? Qui va en vacances ?

ACC

Finale : Clemson (12-0, 8-0) – Virginia (9-3, 6-2)

Bowls : Boston College (6-6), Clemson, Florida State (6-6), Louisville (7-5), Miami (6-6), North Carolina (6-6), Pittsburgh (7-5), Virginia, Virginia Tech (8-4), Wake Forest (8-4)

Vacances : Duke (5-7), Georgia Tech (3-9), NC State (4-8), Syracuse (5-7)

Big XII

Finale : Oklahoma (11-1, 8-1) – Baylor (11-1, 8-1)

Bowls : Baylor, Iowa State (7-5), Kansas State (8-4), Oklahoma, Oklahoma State (8-4), Texas (7-5)

Vacances : Kansas (3-9), TCU (5-7), Texas Tech (4-8), West Virginia (5-7)

B1G

Finale : Ohio State (12-0, 9-0) – Wisconsin (10-2, 7-2)

Bowls : Illinois (6-6), Indiana (8-4), Iowa (9-3), Michigan (9-3), Michigan State (6-6), Minnesota (10-2), Ohio State, Penn State (10-2), Wisconsin

Vacances : Maryland (3-9), Nebraska (5-7), Northwestern (3-9), Purdue (4-8), Rutgers (2-10)


Pac-12

Finale : Utah (11-1, 8-1) – Oregon (10-2, 8-1)

Bowls : Arizona State (7-5), California (7-5), Oregon, USC (8-4), Utah, Washington (7-5), Washington State (6-6)

Vacances : Arizona (4-8), Colorado (5-7), Oregon State (5-7)(*), Stanford (4-8), UCLA (4-8)

(*) De façon assez tragique, les Beavers terminent deuxième de la Pac-12 North mais leurs défaites hors conférence contre Oklahoma State (36-52) et à Hawaii (28-31) leur coute une place en bowl.

SEC

Finale : LSU (12-0, 9-0) – Georgia (11-1, 8-1)

Bowls : Alabama (10-2), Auburn (9-3), Florida (10-2), Georgia, Kentucky (7-5), LSU, Mississippi State (6-6), Tennessee (7-5), Texas A&M (7-5)

Vacances : Arkansas (2-10), Missouri (6-6)(*), Ole Miss (4-8), South Carolina (4-8), Vanderbilt (3-9)

(*) Mizzou est inéligible à la post-saison suite à une fraude académique.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Baylor a atomisé Kansas (61-6) et signé une onzième victoire pour la troisième fois seulement dans l’histoire du programme (2013, 2014, 2019).

Clemson a étrillé South Carolina (38-3) pour sa septième victoire de rang de plus de 30 points et la sixième de plus de 35 points (une première depuis 1936) depuis sa frayeur à North Carolina (21-20).

Georgia a écrabouillé Georgia Tech (52-7) avec le record du plus grand nombre de points marqués dans la rivalité et le plus gros écart de points lors d’une victoire des Bulldogs. Le record du plus gros écart de points appartient toujours aux Yellow Jackets (48-0 en 1943). WR George Pickens (1 réception, 41 yards, 1 TD), le deuxième meilleur receveur des Bulldogs, sera suspendu pour la première mi-temps de la finale de conférence SEC contre LSU après en être venu aux mains avec un joueur de G-Tech.

Kentucky a corrigé Louisville (45-13) en complétant une seule passe du match (pour 4 yards) mais en produisant 517 yards au sol. Leur moyenne de 12.9 yards par course contre les Cardinals est un nouveau record de la conférence SEC.

LSU a anéanti Texas A&M (50-7) et la défense des Tigers a enfin montré le bout de son nez en limitant les Aggies à moins de 100 yards à la fois au sol (72 yards) et à la passe (97 yards).

North Carolina a gifflé NC State (41-10) et s’est qualifié pour un bowl pour la première saison du retour de Mack Brown à la tête des Tar Heels.

Ohio State a déroulé contre Michigan (56-27) avec notamment quatre touchdowns au sol de RB J.K. Dobbins (31 courses, 211 yards, 4 TD / 2 réceptions, 49 yards). Les Buckeyes ont signé leur huitième succès de rang contre les Wolverines, plus longue série de la rivalité. Jim Harbaugh est 0-5 contre les Buckeyes, accordant près de 45 points par match à tOSU. En comparaison, la défense des Wolverines n’accorde, dans le même temps, qu’une quinzaine de points en moyenne à tous ses autres adversaires.

Utah a cartonné Colorado (45-15) pour s’adjuger la Pac-12 South. Les Utes ont maintenu les Buffaloes à 60 yards à la course, la dixième fois en douze matchs que leurs adversaires ne dépassent pas la marque des 70 yards au sol.

Cuillère de bois

Depuis l’arrivée de David Shaw à la tête de Stanford en 2011, le Cardinal a remporté au moins huit matchs par saison, six de ses huit bowls (dont deux Rose Bowl et un Fiesta Bowl), cinq titres de division et trois titres de conférence Pac-12.

2019 a mis un sérieux coup de rétro-frein dans la machine rouge et blanche : Stanford (4-8, 3-6) a terminé dernier de la Pac-12 North (son pire résultat était troisième jusque-là) et gagné son plus petit total de match depuis 2007 quand Jim Harbaugh a conclu sa première saison à Stanford dans ce qui était encore la Pac-10.

La saison avait pourtant bien débuté avec une victoire sur le vice-champion de la B1G, Northwestern (17-7), mais les Wildcats (3-9, 1-8) ont prouvé être également loin de leur niveau de 2018. Puis la saison a gentiment pris forme avec des punitions reçues à USC (20-45), UCF (27-45) et contre Oregon (6-21). Le Cardinal a alors enchainé le bon et le moins bon : victoires consécutives à Oregon State (31-28) et contre Washington (23-13), défaite contre UCLA (16-34) puis victoire contre Arizona (41-31). La saison moyenne a alors tourné à la catastrophe avec quatre défaites de rang : de peu à Colorado (13-16), largement à Washington State (22-49), à domicile contre le rival Cal (20-24) pour finir avec la fessée de Notre Dame (24-45).

Après dix participations consécutives en post-saison, le Cardinal est cette année en vacances avant le mois de décembre.

Tops

Un flambeau pour… QB Jalen Hurts (13/16, 163 yards, 1 TD / 16 courses, 61 yards, 1 TD / 1 réception, 4 yards, 1 TD) qui a marqué à la passe, au sol et en réception de passe lors de la victoire d’Oklahoma à Oklahoma State (34-16).

Un brasier pour… WR Jaylen Waddle (4 réceptions, 98 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns en quatre réceptions et son touchdown sur retour de kick-off lors de la défaite d’Alabama à Auburn (45-48).

Un feu d’artifice pour… QB Lynn Bowden Jr. (1/2, 4 yards / 22 courses, 284 yards, 4 TD) dont les quatre touchdowns à la course lors de la victoire de Kentucky contre Louisville (45-13) établissent un nouveau record de la SEC du nombre de TD au sol pour un QB sur un match.

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Khalil Tate (22/38, 228 yards, 2 TD, 3 INT / 11 courses, 78 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Arizona à Arizona State (14-24).

Un seau d’eau pour… QB Hendon Hooker (18/30, 311 yards, 1 TD, 2 INT / 21 courses, 44 yards, 1 TD) et ses deux interceptions et son fumble perdu dans la end-zone lors de la défaite de Virginia Tech à Virginia (30-39).

Un naufrage titanesque pour… QB Mac Jones (26/39, 335 yards, 4 TD, 2 INT / 8 courses, 32 yards) et ses deux interceptions retournées pour TD lors de la défaite d’Alabama à Auburn (45-48).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 3V – 1D (Total : 44V – 13D)
2. ACC(*) : 1V – 3D (Total : 35V – 19D)
3. Pac-12 : 0V – 1D (Total : 24V – 12D)
B1G : 0V – 0D (Total : 35V – 8D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Et le classement final est donc…

B1G                35-8
Big XII            24-6
SEC                 44-13
Pac-12             24-12
ACC                35-1

L’an passé, la SEC (50-6) avait largement dominé les débats devant la Big XII (22-7) et l’ACC (36-17) avec la B1G (27-13) et la Pac-12 (24-12) pour fermer la marche. Cette saison, la B1G s’adjuge la couronne et la sacro-sainte SEC chute en milieu de peloton. La conférence du champion en titre ferme la marche, confirmant sa faiblesse relative.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Oklahoma
#2 LSU – #3 Clemson

Est-il possible que trois équipes P5 terminent la saison invaincue pour la première fois depuis Mathusalem ? Le College Football réserve bien des surprises mais Ohio State, LSU et Clemson sont tous largement favoris de leurs finales de conférences contre Wisconsin (16.5 points), Georgia (9 points) et Virginia (28.5 points).

Admettons que les trois gros poissons gagnent leurs matchs, le quatrième ticket reviendra à Utah (si les Utes remportent la Pac-12 aux dépends d’Oregon) ou au vainqueur de la Big XII entre Oklahoma et Baylor. Ledit vainqueur n’aura qu’une défaite au compteur, ce qui devrait suffire à ne pas aller chercher un rescapé (Georgia ?) dans le lot des équipes à deux revers.

Si Oklahoma-Baylor est serré et que Utah démolit Oregon, les Utes (qui sont devant les deux équipes de la Big XII au classement CFP) devraient tenir la corde. Si les Utes gagnent de peu, le vainqueur de la Big XII pourra arguer d’une victoire contre un Top 10 dans sa finale de conférence (Oregon n’est que 14ème) et passer Utah au finish, d’autant plus si le match est une rouste.

En considérant que Baylor a dépassé Wisconsin au classement CFP, on peut supposer que l’impartial Comité de Sélection aime beaucoup les Bears. Sinon, comment expliquer que Baylor a gagné sept places en deux semaines en battant 7-5 Texas (24-10) et 3-9 Kansas (61-6) tandis que Wisconsin n’en a gagné que cinq en dominant 4-8 Purdue (45-24) et surtout 10-2 Minnesota (38-17) à l’extérieur ?

Maintenant, si Georgia bat LSU, exit les champions de la Big XII et Pac-12 et bienvenue à deux équipes de la SEC (LSU et Georgia) au Playoff.

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. Ohio State (12-0)
2. LSU (12-0)
3. Clemson (12-0)
4. Georgia (11-1)
5. Utah (11-1)
6. Oklahoma (11-1)
7. Baylor (11-1)
8. Wisconsin (10-2)
8. Florida (10-2)
10. Penn State (10-2)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Joe Burrow (QB LSU) dont les 4366 yards à la passe cette saison établissent un nouveau record de la SEC. L’ancien record était détenu par Tim Crouch (QB Kentucky) avec 4275 yards en 1998. Les 44 passes de TD de Joe « Burreaux » égalent le record de Drew Lock (QB Missouri) en 2017.

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 29

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Troy Taormina-USA TODAY Sports

Vingt-neuvième édition (2019 – Semaine 13) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Greg Schiano ait refusé 32 millions de dollars pour coacher Rutgers, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UMass, mais le record FBS de points accordés sur une saison (632) et par match (52.7) n’intéresse personne…

Qui ne veut pas gagner des millions ?

Rutgers (2-9, 0-8) a viré Chris Ash au tiers de la saison après une courte carrière peu glorieuse à Piscataway (2-10, 4-8, 1-11, 1-3). Les Scarlet Knights ont donc ouvert le poste, pour l’instant occupé par le coordinateur offensif Nunzio Campanile, et se sont naturellement tournés vers Greg Schiano qui a fait les « beaux » jours de Rutgers en Big East entre 2001 et 2011.

Après quatre premières saisons difficiles (2-9, 1-11, 5-7 et 4-7), Greg Schiano avait conduit les Knights à quatre victoires en six bowls lors des sept années suivantes et terminé sa carrière dans le New Jersey avec un record de 68-67. En dehors de l’ère Schiano, Rutgers n’a participé qu’à quatre autres bowls pour une seule victoire en post-saison.

Après sa décennie à Rutgers, Greg Schiano a tenté l’aventure NFL, à Tampa Bay, mais s’est fait remercié après deux saisons médiocres (7-9 et 4-12). Trois ans plus tard, il a repris du service en College Football, en devenant coordinateur défensif à Ohio State de 2016 à 2018. Lors de ses deux premières saisons chez les Buckeyes, la défense d’OSU était dans le Top 10 national. On a alors entendu parler de Greg Schiano pour le poste de Head Coach de Tennessee fin 2017, mais un mouvement social a poussé l’administration de UTK à se distancer de l’ancien collègue de Jerry Sandusky à Penn State. Quelques mois plus tard, c’est New England qui a frappé à la porte mais Greg Schiano a décliné l’offre des Patriots.

En 2018, la défense des Buckeyes a pris l’eau, peu aidée par la blessure de Nick Bosa (SF 49ers). En fin de saison, OSU a laissé partir Greg Schiano et Bill Belichick lui a, à nouveau, proposé le poste de coordinateur défensif des Patriots mais Greg Schiano l’a refusé pour consacrer plus de temps à « sa foi et sa famille ».

Avec littéralement aucune pression à Rutgers, où il est très respecté pour service rendu à la patrie écarlate, un chèque de 32 millions de dollars pour huit ans et une carrière mouvementée qui n’a rien de celles d’Urban Meyer, Nick Saban ou Dabo Swinney, qu’est-ce qu’il peut bien se passer dans la tête de Greg Schiano pour ne pas sauter sur une pareille opportunité… ?

Le retour de l’enfant prodige

Chase Young (DE Ohio State) a fait son retour à la compétition après deux matchs de suspension infligés par la NCAA à la star défensive des Buckeyes qui avait accepté un prêt financier pour payer un billet d’avion à sa copine afin qu’elle puisse venir le voir jouer au Rose Bowl (le criminel…).

Il n’a pas manqué son retour aux affaires avec 9 placages, 4 TFL et 3 sacks lors de la victoire d’Ohio State contre Penn State (28-17).

Chase Young a établi un novueau record de sacks sur une saison à Ohio State (16.5) en seulement neuf matchs. Le précédent record (14 sacks) avait demandé 13 matchs à Vernon Gholston en 2007.

DE Chase Young, Ohio State – Crédit photo : Jamie Sabau/Getty Images

Intouchables ?

The Ohio State University a remporté ses onze premiers matchs par au moins dix points d’écart (et par au moins 24 avant leur victoire 28-17 sur Penn State).

Aucune équipe de la B1G n’avait réussi telle prouesse depuis 1905 et… Michigan. Cette année-là, les Wolverines avaient signé douze succès de rang par plus de dix points avant de perdre leur dernier match de la saison contre l’université de Chicago (0-2).

Ce week-end aura lieu la 115ème édition the « The Game ». Les Wolverines, qui mènent la série (58-50-6) mais n’ont remporté qu’une des quinze dernières confrontations, devraient avoir un grain de motivation supplémentaire pour empêcher les Buckeyes d’égaler leur record. A moins qu’OSU ne trouve davantage de motivation pour effacer l’humiliation de 1905 quand Michigan les avait fessés à Ann Arbor (0-40).

391 partout

Dans la rencontre entre Texas et Baylor, remportée par les Bears (24-10), les deux équipes ont produit le même nombre de yards offensifs : 391. Les Longhorns ont été un peu plus équilibrés que les Bears avec 200 yards à la passe et 191 yards au sol contre 228 et 163 pour les vainqueurs du jour.

Avec cette victoire, Baylor valide son ticket pour la finale de conférence Big XII où les Bears retrouveront Oklahoma, qui les ont battus à Waco la semaine passée (31-34).

L’info qui arrive en retard

Comme personne n’est parfait, il arrive que BoG reçoive ses informations après tout le monde.

C’est donc avec grande peine (et grand retard) que BoG annonce le départ à la retraite de Ralphie V, le bison de Colorado, qui a effectué son dernier match le 11 novembre en tant que mascotte officielle des Buffaloes.

La raison de la retraite anticipée de Ralphie V, née en 2006 et qui exerçait depuis 2007 ? Trop rapide et trop difficile à contenir par les étudiants chargés de la suivre sur le terrain… Pas un truc qui arriverait aux receveurs de Colorado (5-6, 3-5). Heureusement, malgré la triste nouvelle, les Buffs peuvent encore sauver leur saison et participer à un bowl de post-saison. Il suffit pour cela de s’imposer ce week-end à… Utah (10-1, 7-1). BoG a entendu dire que l’université de Boulder avait, pour l’occasion, confectionné un maillot spécial floqué du numéro 5 pour un running back de 13 ans prénommé Ralphie… Info ou intox ?

Marquer en reculant ?

En début de second quart temps de sa défaite contre Minnesota (22-38), Northwestern a réussi l’exploit d’avoir un score non nul au tableau d’affichage malgré une production offensive négative (0/2, 0 yard / 13 courses, -3 yards). Merci à DL Joe Gaziano (6 placages, 2.5 TFL, 1.5 sacks) pour ce safety salvateur !

Toujours plus loin, toujours plus heau !

LSU est devenu la première équipe de l’histoire de la SEC à combiner un passeur à plus de 4000 yards (QB Joe Burrow : 291/369, 4014 yards, 41 TD, 6 INT), deux receveurs à plus de 1000 yards (WR Justin Jefferson : 75 réceptions, 1037 yards, 12 TD / WR Ja’Marr Chase : 63 réceptions, 1260 yards, 15 TD) et un coureur à plus de 1000 yards (RB Clyde Edwards-Helaire (164 courses, 1146 yards, 15 TD).

D-fense ! D-fense !

C’était la première rencontre entre Georgia et Texas A&M depuis 2009, et surtout depuis 2012 lorsque les Aggies ont rejoint la conférence SEC.

Les Dawgs ont remporté le match (19-13) dans un match très défensif qui a vu TAMU terminer à -2 yards au sol en 20 courses.

Georgia, qui il y a quelques semaines contre Kentucky (21-0) avait passé pour un exorbitant total de 35 yards, n’a certainement pas l’attaque la plus explosive de la ligue mais les Bulldogs peuvent défendre et possèdent actuellement la cinquième défense de FBS en yards accordés (267.8 yards par match) et la deuxième défense en points accordés (10.7 points par match)

A contraster avec l’attaque de LSU, que Georgia retrouvera an finale de conférence SEC, qui se place deuxième aux yards (561.2 yards par match) et aux points (48.5 points par match).

Inversement, les Dawgs sont 62èmes en yards offensifs (413.4 yards par match) et 54èmes en points marqués (31.2) et les Tigers sont 43èmes en yards défensifs (362.0 yards par match) et 42èmes en points accordés (23.5).      

Une équipe qui sait attaquer mais pas trop défendre contre une équipe qui sait défendre mais pas trop attaquer, faites vos jeux !

Sweet Caroline

Wake Forest (8-3, 4-3) est le nouveau roi de Caroline du Nord après sa victoire contre Duke (39-27). Les Demon Deacons ont également battu North Carolina (24-18) et NC State (44-10) pour terminer 3-0 contre les autres équipes de Caroline du Nord dans la conférence ACC.

Et comme l’on ne rend pas assez hommage aux unités spéciales, petit clin d’œil au kicker de WF Nick Sciba qui a battu le record NCAA du nombre de field goals réussis consécutivement avec 32 unités, dépassant l’ancien record de 30 FG de K Chuck Nelson (Washington) datant de 1981-1982.

Les Demon Deacons de Wake Forest – Crédit photo : Wake Forest Athletics

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a étrillé Western Carolina (66-3) et n’a pas souffert de l’absence définitive pour blessure de QB Tua Tagovailoa. Son back-up QB Mac Jones (10/12, 275 yards, 3 TD) et son frérot QB Taulia Tagovailoa (2/3, 35 yards, 1 TD) ont assuré au Crimson Tide plus de 25 yards de moyenne par passe complétée.

Auburn a atomisé Samford (52-0) malgré un départ un peu poussif (7-0 à l’issue du premier quart temps).

Kentucky a giflé UT Martin (50-7) dans un match où les Wildcats n’ont produit que 17 yards à la passe (2 passes complétées sur 17 tentées) mais ont couru pour 462 yards (à 10.3 yards de moyenne par course) et ont limité l’attaque des Skyhawks à -12 yards en 32 courses au sol.

LSU a fessé Arkansas (56-20) avec la meilleure performance en carrière de RB Clyde Edwards-Helaire (6 courses, 188 yards, 3 TD / 7 réceptions, 65 yards).

Mississippi State a flagellé Abilene Christian (45-7) avec près de 600 yards de production offensive (205 yards à la passe et 372 yards au sol). Les Bulldogs (5-6, 2-5) disputeront l’Egg Bowl contre Ole Miss (4-7, 2-5) pour une place en bowl.

Nebraska (5-6, 3-5) a écrabouillé Maryland (54-7) pour mettre fin à quatre défaites de rang et s’offrir une chance à la post-saison contre Iowa (8-3, 5-3).

North Carolina (5-6, 3-4) a dévoré Mercer (56-7) avec trois touchdowns de QB Sam Howell (10/13, 152 yards, 3 TD) en première mi-temps et trois touchdowns au sol de RB Michael Carter (9 courses, 159 yards, 3 TD). Les Tar Heels joueront une place en bowl à NC State (4-7, 1-6).

Notre Dame a étrillé Boston College (40-7) en limitant l’impact de RB AJ Dillon (14 courses, 56 yards) au sol. Les Eagles (5-6, 3-4) n’auront pas droit à l’erreur à Pittsburgh (7-4, 4-3) s’ils veulent jouer en post-saison.

Utah (10-1, 7-1) a écrasé Arizona (35-7) et devra battre Colorado (5-6, 3-5) pour décrocher son ticket pour la finale de conférence Pac-12 contre Oregon. En cas de défaite des Utes, c’est USC (8-4, 7-2) qui affronteraient les Ducks, au bénéfice de leur victoire en confrontation directe (30-23) à la mi-septembre.

Vanderbilt a mis ETSU fanny (38-0) en accordant à peine plus de 100 yards aux Buccaneers.

Virginia (8-3, 5-2) a déroulé contre Liberty (55-27) pour tranquillement préparer la finale de la Coastal Division contre Virginia Tech (8-3, 5-2).

Virginia Tech (8-3, 5-2) a blanchi Pittsburgh (28-0) pour sa deuxième fanny d’affilé après celle contre Georgia Tech (45-0). C’est la première fois depuis 1935 que les Hokies, alors Virginia Agricultural and Mechanical College and Polytechnic Institute (VPI) Gobblers, réalisent un tel exploit (Washinton and Lee 15-0 et South Carolina 27-0).

Cuillère de bois

Après sa défaite à Iowa State (31-41), Kansas termine la décennie sans aucune victoire à l’extérieur en conférence Big XII. Cela fait donc 43 matchs disputés loin de Lawrence sans aucun succès. Leur dernière victoire en conférence sur la route remonte à 2008 à… Iowa State (35-33).

En s’inclinant à Floirda International (24-30), Miami est devenu la première équipe en 40 ans à perdre trois rencontres dans lesquelles il était favori de plus de 14 points. Les Canes avaient également les faveurs de Las Vegas contre Virginia Tech (14 points – 35-42) et Georgia Tech (18.5 points – 21-28 OT). Pire, c’est la première victoire de FIU contre une équipe Power 5 et elle permet aux Panthers de se qualifier pour la post-saison.

Tops

Un flambeau pour… WR Nico Collins (6 réceptions, 165 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Michigan à Indiana (39-14). 

Un brasier pour… QB Kedon Slovis (37/47, 515 yards, 4 TD) et ses 515 yards, record de l’école, lors de la victoire de USC contre UCLA (52-35). C’est la première fois dans la longue histoire des Trojans que l’un de leurs quarterbacks passe pour plus de 500 yards dans un match.

Un feu d’artifice pour… RB Jonathan Taylor (28 courses, 222 yards, 1 TD) et son douzième match à plus de 200 yards au sol, record FBS, lors de la victoire de Wisconsin contre Purdue (45-24).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Brandon Peters (16/31, 125 yards, 1 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et son fumble perdu lors de la défaite d’Illinois à Iowa (10-19).

Un seau d’eau pour… RB Javon Leake (8 courses, 80 yards, 1 TD) et ses trois fumbles perdus lors de la défaite de Maryland contre Nebraska (7-54).

Un naufrage titanesque pour… QB Jarren Williams (19/36, 239 yards, 2 TD, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Miami à Florida International (24-30).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 5V – 0D (Total : 41V – 12D)

2. ACC(*) : 2V – 2D (Total : 34V – 16D)

B1G : 0V – 0D (Total : 35V – 8D)

Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)

Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

WR Nico Collins, Michigan – Crédit photo : WolverinesWire

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Alabama
#2 LSU – #3 Clemson

BoG voudrait officiellement remercier Phil Knight et son équipe de VRP de Nike, aka les Oregon Ducks, pour leur brillante performance à Arizona State (28-31) une semaine après que BoG leur a rendu toute sa confiance et leur a promis un ticket pour le College Football Playoff. Considérez cela comme un divorce à l’amiable et bienvenue à l’Holiday Bowl !

Maintenant, les choses sont assez claires sur le podium :

Ohio State confortera sa place de numéro 1 en démantelant Michigan ce week-end et en brutalisant le vainqueur de Wisconsin-Minnesota en finale de conférence B1G (ce qui pourrait ouvrir les portes du Rose Bowl à Penn State).

Malgré sa victoire contre Georgia en finale de conférence SEC, LSU restera à la deuxième place. Georgia, en subissant une seconde défaite, sera éliminé de la course au playoff ce qui permettra à Alabama de chiper la dernière place après une solide victoire dans l’Iron Bowl ce samedi. Comme personne ne veut d’un re-match Alabama-LSU, cela donnera une raison supplémentaire au Comité de Sélection de laisser la pole position aux Buckeyes (ah, parce que vous croyez que tout cela est totalement objectif ???).

Clemson va continuer à jouer dans le bac à sable avec les enfants de la conférence ACC avant de remettre le bleu de chauffe pour déglinguer Louisiana State en demi-finale du playoff.

Utah aura bien un titre de conférence Pac-12 à faire valoir mais la défaite à USC (23-30) pique un peu et Oregon a déjà deux défaites au compteur, ce n’est tout de même pas la même chose que de perdre un seul match contre le champion invaincu de la SEC avec un demi Tua sur la pelouse.

Idem pour le vainqueur de la Big XII : Oklahoma sera rattrapé par sa défaite à Kansas State (41-48) et Baylor… Oui, les Bears auront pris leur revanche sur les Sooners et la courte défaite en saison régulière (31-34) mais ils n’ont pas exactement tout écrasé sur leur passage non plus bien qu’ayant le mérite de gagner tous leurs autres matchs.

Le dernier prétendant est Minnesota qui sera absolument du voyage si les Golden Gophers dominent successivement Wisconsin et Ohio State. Si, dans le même temps Georgia bat LSU, le Comité va pouvoir s’arracher quelques cheveux pour déterminer qui de Clemson, LSU ou Ohio State regardera le Playoff sur son gigantesque écran plasma : la logique voudrait que Clemson soit laissé sur le carreau à cause de son calendrier qui ressemble à une blague à se pisser dessus, et ce serait assez comique que le champion en titre qui aurait remporté ses 28 derniers matchs ne soit pas invité à la dernière danse…

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. Ohio State (11-0)
2. LSU (11-0)
3. Clemson (11-0)
4. Georgia (10-1)
5. Alabama (10-1)
6. Utah (10-1)
7. Oklahoma (10-1)
8. Minnesota (10-1)
9. Baylor (10-1)
10. Penn State (9-2)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Anthony Gordon (QB Washington State) qui a battu les records de yards (4920) et TD (45) à la passe sur une saison de la conférence Pac-12 avec sa performance (50/70, 606 yards, 6 TD, 3 INT) contre Oregon State (54-53).

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 28

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Dylan Buell/Getty Images

Vingt-huitième édition (2019 – Semaine 12) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la carrière universitaire de Tua Tagovailoa (QB Alabama) soit terminée, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Temple, mais la cinquième saison consécutive à plus de six victoires pour la première fois depuis 1971-1975 n’intéresse personne…

Tua, la tuile

La petite sortie du week-end à Starkville a tourné au cauchemar pour Alabama. Pas au tableau d’affichage puisque le Crimson Tide a facilement disposé de Mississippi State (38-7) mais QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD) s’est déboîté la hanche sur un placage juste avant la mi-temps et, un transport à l’hôpital et un diagnostic médical plus tard, la saison du quarterback titulaire de Bama est terminée. Après la rencontre, Nick Saban a expliqué qu’il avait prévu de sortir son quarterback titulaire à la fin de la série qui devait lui servir d’entrainement live au « 2-minute drill ». 

Même s’il n’est que dans sa troisième année à Tuscaloosa, il est probable que l’on ne revoit plus Tua dans un uniforme pourpre. Ou, pire, peut-être jamais dans un uniforme tout court. Avec, en plus, ses blessures précédentes aux deux chevilles, les scouts NFL pourraient estimer le risque trop grand. Ce serait une fin cruelle pour l’un des meilleurs QB à évoluer à Alabama et, sans doute, le meilleur de l’ère Saban.

La carrière de Tua Tagovailoa n’aura pas duré deux saisons, entre sa sortie du banc pour offrir le titre national à Bama contre Georgia (26-23) en 2017 et cette blessure (Tua a remplacé QB Jalen Hurts dans quelques matchs en 2017, mais qui s’en souvient ?). Et bien que Tua n’a pas mené le Crimson Tide au titre de SEC contre Georgia (35-28) en 2018 (Jalen Hurts a remplacé Tua, blessé à la cheville) et a perdu la finale du College Football Playoff 2019 contre Clemson (16-44), sa place est assurée au panthéon des quarterbacks d’Alabama.

Le cas LSU

LSU a dominé Ole Misss (50-38) pour rester invaincu (10-0, 6-0). Les Tigers ont terminé un quatrième match à 50 points ou plus cette saison, ce qui n’était plus arrivé dans le Bayou depuis 1908. QB Joe Burrow (32/42, 489 yards, 5 TD, 2 INT / 9 courses, 26 yards) continue de battre tous les records de passe à Baton Rouge : 268 passes complétées, 3687 yards, 41 TD dont 38 à la passe et huit matchs à plus de 300 yards à la passe, tous records sur une saison. En outre, son pourcentage de passes complétés en 2019 (78.5%) serait le plus haut de l’histoire de la NCAA si Joe Burrow parvient à le maintenir.

Louisiana State glane plus de 550 yards et marque près de 48 points en moyenne par match, ce qui paraît improbable pour quiconque a suivi le College Football ces dix-quinze dernières années.

Le seul petit problème de LSU ? Sa défense, 47ème de FBS… Contre Ole Miss, QB John Rhys Plumlee (9/16, 123 yards, 1 INT / 21 courses, 212 yards, 4 TD) s’est trimbalé dans la défense des Tigers. Et RB Jerrion Ealy (13 courses, 141 yards) a aussi profité de la journée portes-ouvertes. Les deux joueurs ont combiné pour plus de 350 yards et 10 yards par course. De quoi s’inquiéter à l’approche de la finale de SEC contre RB De’Andre Swift (Georgia) et des playoffs contre RB Travis Etienne ou la paire QB Justin Fields / RB J.K. Dobbins (Ohio State) ?

Depuis 2009, les dix champions nationaux ont tous eu une défense dans le Top 20, à l’exception d’Auburn en 2010 (mais les autres Tigers comptaient dans leur rang un certain Cam Newton…) et huit d’entre-elles avaient une défense dans le Top 10. Cette année, les principaux candidats au Playoff ont tous des défenses bien supérieures à celle de LSU : Ohio State 1ère, Clemson 2ème, Utah 4ème, Georgia 6ème et Oregon 14ème.

Crédit photo : OU athletics

On revient de loin

En s’imposant à Baylor (34-31), Oklahoma a réalisé le plus gros retournement de situation de son histoire, en remontant un déficit de 25 points contre les Bears. Menés 3-28 après moins de 20 minutes de jeu, les Sooners, pourtant privés de WR CeeDee Lamb ont finalement réappris à défendre et la machine QB Jalen Hurts (30/42, 297 yards, 4 TD, 1 INT / 27 courses, 114 yards) s’est enfin mise en route après une interception et un fumble perdu en premier quart temps qui ont tous deux menés à des touchdowns de Baylor. La vapeur s’est renversée et OU a conclu la partie en intercpetant QB Charlie Brewer (18/29, 194 yards, 2TD, 1 INT / 17 courses, 65 yards, 2 TD) à 29 secondes de la fin du match.

Cette remontée de 25 points est la plus large enregistrée par la NCAA (depuis 1937) contre une équipe avec un bilan de 9-0 ou mieux. Depuis l’instauration du College Football Playoff en 2014, l’intégralité des 162 équipes qui se sont retrouvées en cours de match avec un déficit de 25 points ou plus avaient, jusqu’ici, toutes perdu.

Avec cette victoire à l’arrachée, Oklahoma (9-1, 6-1) récupère la première place de la conférence Big XII à Baylor (9-1, 6-1). Les Bears recoivent Texas (6-4, 4-3) puis vont à Kansas (3-7, 1-6) et n’ont besoin que d’une victoire pour valider leur ticket pour la finale de conférence. Les Sooners sont dans la même situation avec TCU à domicile (5-5, 3-4) et un déplacement à Oklahoma State (7-3, 4-3). Une revanche explosive se profile à l’horizon…

Texas is back!

2018 était censée être la rampe de lancement du retour de Texas au plus haut niveau. Après une entame ratée à Maryland (29-34), les Longhorns avaient enchainé six victoires de rang, dont une contre USC (37-14) pour le prestige, mais surtout contre Oklahoma (48-45) à la Red River Rivalry. Les Horns s’étaient inclinés contre les Sooners lors de la revanche au Big XII Championship (27-39) mais avaient fini en beauté en dominant Georgia (28-21) au Sugar Bowl pour rendre une copie finale de 10-4.

Évidemment, tous les médias ont bondi sur le dos de la vache à longues cornes pour ce qui devait être une grosse saison 2019. Texas s’est incliné en début de saison contre LSU (38-45), ce qui n’a rien de honteux compte tenu de la saison jusqu’ici invaincue des Tigers, et se sont présentés à la Red River Rivalry avec un bon bilan de 4-1. Mais ils n’ont pas réitéré l’exploit de l’année passée et ont perdu contre leur rival (27-34). Cela a semble-t-il fait dérailler la machine qui a eu un mal de chien à se défaire de Kansas (50-48) puis a perdu à TCU (27-37) avant de gagner de peu contre Kansas State (27-24) et de perdre de peu aussi à Iowa State (21-23). Et voilà donc UT à 6-4 avant d’aller affronter Baylor (9-1, 6-1) puis de conclure contre Texas Tech (4-6, 2-5). Pas exactement la saison espérée et attendue par les fans…

Fin de série

273 matchs et 46 ans. C’est la durée de la série de matchs joués à guichet fermé par Notre Dame à South Bend. Avant ce week-end, le dernier match où les tribunes n’étaient pas pleines à Notre Dame Stadium était le 20 octobre 1973 contre Air Force (48-15). C’est contre une autre équipe des Forces Armées, Navy, que la série vient de s’achever, avec quasiment la même punition (52-20).

De façon assez triste, c’était la première fois depuis 1978 que les deux universités étaient classées dans le Top 25 au moment de s’affronter. Cette année-là, le Fighting Irish avait dominé les Midshipmen à Clevland (27-7).

Cette série de 273 matchs étaient la deuxième plus longue derrière l’intouchable Nebraska et ses 373 matchs, série en cours.   

L’info qui ne sert à rien (édition « frères sur le terrain »)

Contre UMass (45-6), le quarterback de Northwestern, Aidan Smith (7/13, 76 yards, 2 INT), a complété l’intégralité de ses sept passes pour WR Riley Lees (7 réceptions, 76 yards / 1 course, 4 yards). Aucun autre receveur des Wildcats n’a été crédité d’une réception.

Crédit photo : Iowa football

L’enfer de Kinnick

On entend souvent dire qu’il est difficile de gagner à Kinnick Stadium, surtout pour les équipes du Top 10. On se souvient notamment des défaites de #3 Michigan (13-14) en 2016 ou de #3 Ohio State (24-55) en 2017 ou encore de toute la peine du monde qu’a eu #4 Penn State à battre Iowa en 2017 (21-19) avec un TD à la dernière seconde pour quitter Iowa City avec une courte victoire.

BoG a voulu vérifier si la légende est réelle et si Kinnick Stadium est vraiment un piège pour les équipes du Top 10. Depuis 1999 et l’arrivée de Kirk Ferentz à la tête des Hawkeyes, le record d’Iowa contre des équipes du Top 10 est 10-22 dont 7-9 à domicile.

Plus impressionnant encore, lors de ses dix derniers matchs à Kinnick, Iowa est 5-1 contre le Top 7 (la seule défaite est contre Penn State en 2017).

Brothers in arms

Vendredi, Drew Ramsey et ses Elder Panthers ont dominé Liam Clifford et ses St. Xavier Bombers lors des demi-finales du playoff de division 1 de l’association sportive des lycées de l’Ohio (28-24).

Qu’à cela ne tienne, le lendemain, QB Sean Clifford (11/23, 179 yards, 1 TD / 10 courses, 55 yards, 2 TD) a vengé son petit frère en menant ses Penn State Nittany Lions à la victoire contre QB Peyton Ramsey (31/41, 371 yards, 1 TD / 12 courses, 31 yards, 2 TD) et ses Indiana Hoosiers (34-27).

L’info qui ne sert à rien (édition « frères dans la vie »)

Dans la famille Ramsey, je voudrais l’ainé Montana « Tanner » (nommé après Joe Montana), le cadet Peyton (nommé après Peyton Manning) et le benjamin Drew (nommé après Drew Bledsoe).

D’après les infos recueillies par BoG, le papa Doug, entraineur à Elder High School, n’est pas du tout obsédé par les quarterbacks…  

Réseaux sociaux

Puisqu’on parle de Sean Clifford, le quarterback de Penn State a effacé tous ses comptes sur les réseaux sociaux après avoir reçu des menaces de mort suite à la défaite des Nittany Lions à Minnesota (26-31) en Semaine 11.

BoG souhaiterait donc remercier Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et toutes les autres applications qui permettent à tous les dégénérés de la planète d’exprimer leur si précieuse opinion en toute impunité à la face du monde. Votre contribution au bien-être social est sans commune mesure…

Crédit photo : Clemson Football

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a écrasé Mississippi State (38-7) mais perdu QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD) sur blessure à la hanche.

Clemson a détruit Wake Forest (52-3) avec un record égalé de quatre passes de touchdown pour QB Trevor Lawrence (21/276, 272 yards, 4 TD) dont trois pour WR Tee Higgins (4 réceptions, 64 yards, 3 TD). Les Tigers deviennent la troisième équipe, après Army en 1944 et Nebraska en 1972, à remporter quatre matchs consécutifs par plus de 45 points (Boston College 59-7, Wofford 59-14, à NC State 55-10 et WF 52-3). Les 50 ou plus points marqués lors de chacun de ces matchs égalent le record de quatre matchs d’affilé à plus de 50 points de la conférence ACC.

Florida State (6-5, 4-4) est devenu éligible à la post-saison en dynamitant Alabama State (49-12). Les Seminoles sont 2-0 depuis le licenciement de Willie Taggart mais il est peu probable qu’Odell Haggins, l’entraineur en chef intérimaire, soit définitivement investi. Le poste de Head Coach est toujours ouvert.

Michigan a fessé son petit frère Michigan State (44-10) pour la cinquième défaite de rang des Spartans (4-6, 2-5) qui devront impérativement s’imposer à Rutgers et battre Maryland pour aller en post-saison.

Northwestern a facilement dominé UMass (45-6). Les Wildcats, qui n’avaient marqué que 38 points au total lors de leurs cinq précédents matchs, étaient favoris de 39 points et ont gagné de… 39 points.

Notre Dame a coulé Navy (52-20) avec le troisième match à plus de cinq touchdowns pour QB Ian Book (14/20, 284 yards, 5 TD / 5 courses, 31 yards), ce qui établit un nouveau record de l’école.

Ohio State (10-0, 7-0) n’a pas couvert les 52 points de Las Vegas contre Rutgers (56-21) mais les Buckeyes ont signé leur dixième succès de plus de 24 points en dix matchs. Seul Nebraska en 1971 avait réussi un tel exploit avant tOSU. Cette année-là, la série des Cornhuskers s’étaient arrêtés au onzioème match contre Oklahoma (35-31). Les Bucks accueillent Penn State à Columbus pour leur onzième match et sont favoris de douze points.

Oregon a aisément disposé d’Arizona (34-6). Par la même occasion, les Ducks ont remporté la Pac-12 North et continuent leur retour dans la conversation pour le College Football Playoff.

Syracuse (4-6, 1-5) a écrabouillé Duke (49-6) et met fin à une série de quatre défaites consécutives (à NC State 10-16, Pittsburgh 20-27, à Florida State 17-35, Boston College 27-58). Il faudra gagner à Louisville (6-4, 4-3) et contre Wake Forest (7-3, 3-3) pour aller en bowl.

Utah a laminé UCLA (49-3) en forçant notamment cinq pertes de balles des Bruins. Les Utes (9-1, 6-1) n’ont plus qu’Arizona (4-6, 2-5) et Colorado (4-6, 2-5) entre eux et la finale de conférence Pac-12.

Virginia Tech (7-3, 4-2) a blanchi Georgia Tech (45-0) et prépare idéalement sa fin de saison et ses confrontations contre Pittsburgh (7-3, 4-2) et à Virginia (7-3, 5-2) qui décideront du vainqueur de l’ACC Coastal.

Cuillère de bois

Missouri était attendu comme l’une des possibles révélations de la saison et candidat au titre de la SEC East. Le transfert de QB Kelly Bryant de Clemson était censé être le facteur « X » qui allait emmener Mizzou au somment de la conférence.

Et, même après un raté à Wyoming en ouverture de la saison (31-37), Missouri est resté dans le radar des médias avec cinq succès consécutifs.

Puis, Mizzou s’est incliné successivement à Vanderbilt (14-21) et à Kentucky (7-29). Mais, avec Georgia et Florida encore à venir, Mizzou a mathématiquement conservé ses chances de remporter la division East de la SEC.

La théorie ne s’est pas traduite en pratique et les Tigers ont été balayé à Georgia (0-27) et contre Florida (6-23) en étant anémique en attaque. Après avoir marqué une moyenne de 39 points lors de ses six premiers matchs, Mizzou n’en a que marqué 27 lors de ces quatre derniers.

Missouri a donc un bilan de 5-5 qui devrait s’améliorer avec la venue de Tennessee (5-5, 3-3) et le déplacement à Arkansas (2-8, 0-6). Mais les Tigers sont toujours inéligibles à la post-saison suite à une sanction de la NCAA pour fraude académique en 2015 et 2016.

Crédit photo : Notre Dame Football

Tops

Un flambeau pour… WR Chase Claypool (7 réceptions, 117 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns aériens lors de la victoire de Notre Dame contre Navy (52-20).

Un brasier pour… RB Evan Hull (24 courses, 220 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns au sol lors de la victoire de Northwestern sur UMass (45-6).

Un feu d’artifice pour… RB Najee Harris (17 courses, 58 yards, 3 TD / 3 réceptions, 51 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns (trois au sol et un dans les airs) lors de la victoire d’Alabama à Mississippi State (38-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Jalen Hurst (30/42, 297 yards, 4 TD, 1 INT / 27 courses, 114 yards) et son interception et ses deux fumbles perdus lors de la victoire d’Oklahoma à Baylor (34-31).

Un seau d’eau pour… QB Dorian Thompson-Robinson (20/36, 219 yards, 2 INT) et des deux interceptions et deux fumbles perdus lors de la défaite de UCLA à Utah (3-49).

Un naufrage titanesque pour… Alabama qui, malgré la facile victoire à Mississippi State (38-7), a perdu lourd sur le terrain avec les blessures de QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD), DT Raekwon Davis (1 placage) et WR Henry Ruggs III (3 réceptions, 39 yards).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. B1G : 1V – 0D (Total : 35V – 8D)
2. ACC(*) : 1V – 0D (Total : 32V – 14D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 36V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 LSU – #4 Oregon
#2 Ohio State – #3 Clemson

On commence à y voir un peu plus clair dans la course au College Football Playoff. Ou bien… ?

En supposant que LSU batte Georgia au SEC Championship Game, que Ohio State batte Penn State ce week-end, que Clemson reste Clemson et qu’Oregon remporte la Pac-12, le CFP a ses quatre participants.

Avec deux défaites, Georgia sera éliminé. Mais si les Dawgs battent les Tigers, les deux équipes iront au Playoff et la Pac-12 et la Big XII n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Avec la blessure de Tua Tagovailoa, Alabama finira par perdre son avantage sur Oregon/Utah, à moins que QB Mac Jones démolisse Auburn et que le Crimson Tide soit aussi fort sans Tua qu’avec.

Utah peut prendre la place d’Oregon en remportant leur probable confrontation en finale de conférence Pac-12.

Penn State est encore dans la course si les Nittany Lions s’imposent à Ohio State et remportent la revanche contre Minnesota (ou battent Wisconsin) au B1G Championship Game.

Oklahoma (ou Baylor) peut encore espérer mais il va falloir un peu d’aide devant…

Minnesota a encore son destin entre les mains : un titre de la B1G leur offre un ticket au CFP.

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. LSU (10-0)
2. Ohio State (10-0)
3. Clemson (11-0)
4. Georgia (9-1)
5. Alabama (9-1)
6. Oregon (9-1)
7. Utah (9-1)
8. Penn State (9-1)
9. Oklahoma (9-1)
10. Minnesota (9-1)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient (encore) à RB Jonathan Taylor qui, lors de la victoire 37-21 de Wisconsin à Nebraska (25 courses, 204 yards, 2 TD), est devenu le premier joueur de Wisconsin à passer plus de 200 yards à trois reprises à un même adversaire. C’est aussi la première fois qu’un tel exploit est réalisé en FBS depuis un quart de siècle. En outre, Jonathan Taylor est devenu le recordman de yards au sol pour un joueur de troisième année (5634 yards), devançant désormais Hershell Walker (5596 yards à Georgia en 1980-1982). Il n’a fallu que 836 courses au Badger pour atteindre sa marque, contre 1043 courses au Bulldog. Jonathan Taylor est désormais deuxième en B1G devant Archie Griffin (5575 yards) mais encore loin derrière Ron Dayne (7125 yards), dont le record n’est sauvé que parce que la star de Wisconsin sera professionnelle en 2020. Enfin, comme si tout ça ne suffisait pas, Jonathan Taylor a signé son onzième match à plus de 200 yards au sol depuis 2017, le reste de la conférence B1G en a douze pendant la même période…

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