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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 11

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Onzième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que DJ Durkin ait conservé son poste de Head Coach ait été viré de Maryland, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UTEP, mais la fin de série de vingt défaites consécutives après la victoire à Rice (34-26) n’intéresse personne…

Qu’est-ce qu’on se marre (yland)…

Le Heach Coach de Maryland DJ Durkin a été confirmé dans ses fonctions par le Président de l’université Wallace Loh sur avis du Conseil d’Administration, puis viré le lendemain par Wallace Loh, sur avis de… lui-même. On ne sait pas très bien si ce sont les remords ou la pression populaire (presse, étudiants, gouverneur, etc.) qui nous a valu ce retournement de veste à 180° mais l’homme fort du programme de football n’est plus en charge. Et Wallace Loh, qui aurait été menacé de licenciement en cas de désaccord avec son CA, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions en juin prochain.

L’épilogue de la tragédie Jordan McNair est donc pour le moins confus.

Cas typique de responsable mais pas coupable, le PDG est supposé prendre même s’il n’est pas directement responsable, ce sont les règles du métier. La décision du Conseil d’Administration laisse à penser que DJ Durkin n’était pas vraiment en charge de l’intégralité de son programme de football, ce qui a été confirmé par le résultat de la longue enquête commanditée par l’université. Mais, même si la culture n’est pas « toxique », les agissements douteux aux entraînement, repas, etc., déjà relayés par TBP, auraient dû mener à des actions bien moins tardives et au licenciement du HC, voire de certains de ses supérieurs.

Le problème avec la décision en deux temps et à rebrousse-poil de Maryland est le manque de leadership dont à fait preuve Wallace Loh, acceptant la décision du CA de garder DJ Durkin puis cédant à la pression populaire (ou à sa propre conscience ?) pour finalement le virer, alors que la position des étudiants et des employés de la fac était connue d’avance. Pourquoi ne pas avoir pris ses responsabilités et contredit le CA plutôt que de se plier à sa décision avant de changer d’avis le lendemain ? Si les voies du Seigneur sont impénétrables, celles de Maryland sont en béton armé de bunker…

Difficile de ne pas penser que l’Université du Maryland avait une occasion en or de sortir grandie (autant que faire se peut) de ce merdier sans nom et a fait exactement l’inverse… De façon totalement anecdotique (puisqu’après tout on est tout de même là pour parler football), les Terps se sont piteusement inclinés face à Michigan State (3-24). Mais l’essentiel (tout comme la vérité) est ailleurs…

Jamais deux sans trois

On a eu Ohio State et le mystère des textos qui s’effacent tous seuls et du cousin de la grand-mère de la demi-sœur du curé qui a filé sa première communion au Head Coach donc c’est normal qu’il ne dise pas trop fort que le cousin en question tape sa femme.

Puis on a eu Maryland et son gentil Head Coach qui n’a vraiment, mais alors vraiment, rien à se reprocher dans le petit malaise sans conséquence d’un de ses joueurs à un entrainement de pré-saison. Ah, oui, le jeune homme a été transporté à la morgue ? Bon, ben, c’est pas tout ça mais y a un match samedi à préparer !

Et maintenant, dans le monde joyeux de la B1G qui a totalement abandonné le contrôle du navire à ses présidents d’universités (ou aux directeurs athlétiques, ou aux Head Coaches, ou aux préparateurs physiques, ou aux mecs de l’informatique qui gèrent les téléphones portables, on se sait plus très bien…), voilà qu’un joueur du Rutgers est accusé de complicité de tentative de double-meurtre.

Et sur le terrain ? Ohio State 20 – Purdue 49… Tout va très bien, Madame la Marquise…

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Playoffs? Don’t talk about – playoffs? You kidding me? Playoffs?

A l’issue de sa première réunion, le Comité de Sélection du Playoff a-t-il vraiment considéré que Kentucky (9ème) est meilleur qu’Ohio State (10ème), puisque l’exercice est de classer les meilleures équipes et non les plus méritantes ou celles qui ont le meilleur résumé ? Sinon, pourquoi Alabama a-t-il été classé numéro 1 avec son calendrier que Tua Tagovailoa et dix de vos potes de quartier pourrait naviguer sans verser une goutte de sueur ? Pour faire simple, si Angers s’impose à Bordeaux et bat Lyon pendant que le PSG tape Guingamp et Amiens, les Parisiens sont tout de même meilleurs que les Angevins. Pourquoi ? Parce que Neymar et Mbappé.

Tout pareil avec le College Football, les programmes qui recrutent les meilleures classes ont, statistiquement, les meilleures équipes sur le terrain. Bien entendu, une équipe peut toujours se vautrer (Florida State) ou se faire surprendre (Oklahoma), parfois de façon brutale (Ohio State). Dans le premier cas, le produit n’est simplement, pas au niveau attendu et la discussion s’arrête là. Dans le deuxième cas, le Comité de Sélection considère qu’un petit accroc n’a pas d’incidence sur la qualité de l’équipe mais une deuxième défaite fait basculer le prétendant dans la catégorie des équipes pas au niveau et qui n’a rien à faire en playoff – et donc la bague de Les Miles (deux défaites avec LSU avant de disputer la finale nationale 2008 contre Ohio State) doit être envoyée d’urgence à Urban Meyer. Dans le troisième cas, on attend de voir…

Bon, c’est en fait un peu plus compliqué que ça. Le Comité de Sélection regarde au jour « j » le travail accompli depuis le début de la saison et est censé (?) prendre en compte le bilan victoires/défaites (évidemment) mais aussi la qualité de l’opposition et les éventuels face-à-face entre équipes proches ou encore les titres de conférences le cas échéant. Mais, comme on l’a vu par le passé, remporter son face-à face ou sa conférence ne suffit pas toujours.

Retour en 2018, où, avant son match à LSU, Alabama n’a joué absolument personne (hormis Texas A&M) mais s’est retrouvé confortablement numéro 1 du classement. Pourquoi ? Parce Tua, Tua et Tua. Mais derrière, on ne sait pas trop si les équipes sont jugées sur leur valeur intrinsèque ou sur les équipes qu’elles ont effectivement battues. Kentucky est-il vraiment meilleur qu’Ohio State ??? Apparemment plus après avoir perdu contre Georgia (17-34) et ce malgré une équipe d’OSU qui a tourné au vieux diesel pourri contre Nebraska (36-31). C’est ça le truc avec ce Comité de Sélection : une équipe qui perd contre les trois meilleures équipes du pays ne sera JAMAIS classé quatrième parce qu’il y aura toujours deux ou trois autres équipes avec une seule défaite au plus au compteur (et dont personne n’a la moindre idée de la raclée potentielle qu’elles pourraient prendre contre lesdites trois meilleures équipes). Conclusion, c’est mieux de gagner et, même mieux, d’être invaincu. Ce qui expliquerait pourquoi UCF a été placé dans le Top 15 alors qu’aucun de ses adversaires, jusqu’alors, n’avait un bilan positif. Et puis il y a la question du face-à-face, par exemple Michigan contre Notre Dame. Bien sûr, le Fighting Irish a battu les Wolverines sur le terrain et cela devrait compter (comme gagner sa conférence… ah non, ça apparemment on s’en fout). Sauf que la bande à Harbaugh déculotterait sans doute celle de Brian Kelly si les deux équipes rejouaient au mois de novembre. Pour l’heure, le terrain dicte que ND est classé un rang au-dessus de UoM mais cela changera sûrement si Michigan punit Ohio State. Pourquoi ? Pourquoi pas…

Pour être tout à fait franc et honnête, BoG n’a toujours rien compris à ces critères de classement.
Certaines équipes sont jugées sur leur bilan, d’autres sur une impression visuelle (justifiée ou non). Il ne faut pourtant peut-être pas trop blâmer le Comité de Sélection dont la majorité des membres sont des pointures intellectuelles capables de gérer des situations de crises (mais dont les compétences en matière de football pourraient être discutées). Ce pauvre comité a été chargé d’une mission quasi impossible : comparer 130 équipes dont certaines ne se sont probablement même jamais affrontées sur un terrain de football…

Bref, ce système de sélection est une espèce de chiasse d’éléphant mélangée à du dégueuli de rhinocéros. Passez dix minutes au four et dégustez avec un Beaujolais Nouveau glacé.

Clemson – Alabama

Texas A&M – Clemson : 26-28
Alabama – Texas A&M : 45-23

Clemson – Louisville : 77-16
Alabama – Louisville : 51-14

Comité de Sélection, please discuss…

Le fruit défendu

Pomme contre poire : lequel est le meilleur fruit ?

Comité de Sélection, please discuss…

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We (don’t) want Bama!

On attendait avec impatience le choc entre LSU et Alabama. Certains (surtout en Louisiane) pensaient que les Tigers (les autres, pas ceux de la future finale nationale pourraient faire chuter le colosse Bama. Le Tide restait sur sept victoires de rang contre Louisiana State et n’avait, avant ce match, été mené que soixante dix secondes lors de ses huit premiers matchs (contre Ole Miss, victoire finale du Crimson Tide 62-7).

En fait de clash de titans, il n’y a pas eu de match. La bande à Saban s’est trimbalé à Death Valley (29-0) et limité LSU à 12 yards au total à la course. Avec cette nouvelle victoire facile (personne n’a encore terminé à moins de trois touchdowns d’Alabama), le Tide s’assure la couronne de la SEC West et jouera Georgia pour le titre de la SEC (Mon Dieu, faites que les Dawgs gagnent et que le chaos s’abatte sur le playoff !).

Bama is going down!

Alabama n’a pas marqué de TD sur son premier drive ! Tua a lancé une interception ! Et joué au dernier quart temps ! C’est la fin d’Alabama ! Le Tide se fissure ! La dynastie est enterrée ! La tête de Nick Saban va tomber ! Et… 29-0 à LSU…

Bon, okay, on se calme, tout est normal. Alabama est Alabama. Félicitations pour cette reluisante médaille d’argent Clemson/Notre Dame/Michigan !

Main à couper ?

A moins que… Et si jamais… Ca n’est pas impossible… non, soyons réalistes, tout aussi brillant que soit Clemson avec son jeu au sol dévastateur, sa ligne défensive qui va être toute entière draftée par les Oakland / Las Vegas Raiders et son talentueux quarterback pré-pubère… non, loin de BoG l’idée que… flûte alors, ça mérite bien une petite pièce chez les bookmakers dudit Vegas, non ? Bon, ça suffit ! Non, non et non, Clemson n’a aucune chance contre Alabama, je répète, aucune chance ! Oui, mais si…? Bon, d’accord, mais pas plus de 10 dollars, hein ?

BoG n’encourage évidemment pas les jeux d’argent illicites (à moins que la Française des Jeux ne lui reverse une partie des recettes pour ses bons tuyaux sur le National Championship Game) mais vous ne viendrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu ! Oui, c’est vrai, les douze apôtres en sandales pourraient battre Louisville sans miracle de Coach Jésus (mais c’est triché, ils sont douze !) mais Clemson monte doucement mais sûrement en régime et BoG ne mettrait pas sa main à couper (tiens, traitre de Judas, on a besoin d’une main à couper, BoG n’est pas joueur…) que les Tigers (pas les minables qui ont perdu 0-29, les autres, les bons !) n’ont pas leur chance contre le Crimson Tide. Réponse (et flagellation de BoG par Nick Satan ?) le 7 janvier 2019…

Attaques équilibrées

A la mi-temps de Georgia – Kentucky, les statistiques offensives s’établissaient ainsi :

Kentucky : 66 yards à la passe, 67 yards au sol
Georgia : 89 yards à la passe, 87 yards au sol

Difficile de faire plus équilibré sans le faire exprès ! Ca s’est beaucoup déséquilibré en seconde mi-temps pour terminer ainsi :

Kentucky : 226 yards à la passe, 84 yards au sol
Georgia : 113 yards à la passe, 331 yards au sol

La course s’est révélée plus efficace que la passe et Georgia a remporté la SEC East en gagnant à Kentucky (34-17).

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Sept sur sept

Chip Kelly a perdu sept matchs à Oregon en quatre ans et sept en un an à UCLA après la défaite des Bruins chez les Ducks (21-42).

Qui veut gagner des millions (et la Pac-12 South) ?

Utah a perdu à Arizona State (20-38), USC et Arizona ont gagné (à Oregon State 38-21 et contre Colorado 42-34, respectivement) et voilà que les trois leaders de la Pac-12 South ont chacun quatre victoires et trois défaites en conférence au compteur. Avec Arizona State juste derrière à 3-3.

Comme il est tard, BoG va éviter les gros calculs et laisser gentiment les trois prochaines semaines se dérouler pour voir qui gagnera le ticket pour la finale de conférence. Tout ce que nous en dirons c’est que UCLA peut encore mathématiquement remporter la division et que BoG est à fond derrière les Bruins et un champion de la Pac-12 avec sept défaites !

Simple comme la Big-12

West Virginia a pris une option sur la finale de la Big 12 en s’imposant sur le fil à Texas (42-41). Les Mountaineers pourraient y retrouver Oklahoma, qui s’en est sorti à Texas Tech (51-46), une semaine après leur rencontre de saison régulière. Etude de cas.

Admettons qu’Iowa State (4-2 en conférence), Texas (4-2), West Virginia (5-1) et Oklahoma (5-1) gagnent tous les matchs qui ne les opposent pas les uns aux autres. Le 17 novembre, Texas reçoit Iowa State. Le 23 novembre, Oklahoma rend visite à West Virginia. Texas a battu OU mais perdu contre WV. Iowa State a gagné contre West Virginia mais s’est incliné contre Oklahoma.

Le vainqueur entre Sooners et Mountaineers jouerait la finale de la Big 12. L’autre finaliste pourrait être n’importe laquelle des trois autres équipes. Si OU perd contre WV, les Sooners seraient en finale si ISU bat Texas. Dans le cas contraire, Texas rejoindrait WV en finale, puisque les Longhorns ont remporté leur face-à-face contre OU. Si OU bat WV, ISU serait en finale si les Cyclones battent les Longhorns, à la faveur de leur victoire contre les Mountaineers. S’ils perdent, West Virginia gagnerait le ticket (et remercierait QB Will Grier pour la conversion à deux points qui leur a donné une victoire inespérée à Texas).

Evidemment, il faut, pour que ce scénario se réalise, qu’aucune des quatre équipes ne chute d’ici-là.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a oblitéré Louisville (77-16) avec 492 yards au sol et trois coureurs (Travis Etienne [8 courses, 153 yards, 1 TD], Lyn-J Dixon [4 courses, 116 yards, 1 TD] et Tavien Feaster [6 courses, 101 yards, 2 TD]) à plus de 100 yards et une moyenne combinée de 20 yards par course.

Illinois a puni Minnesota (55-31) dans un match à gros jeux. Le Fighting Illini a marqué sur des courses de 72, 72 et 77 yards et sur une passe de 67 yards. Les Gophers ont répondu avec deux TD sur passes de 61 et 86 yards.

Iowa State a aisément disposé de Kansas (27-3), qui est retombé sur terre après sa victoire contre TCU (27-26) et en a profité pour virer son coach David Beaty.

Michigan a écrasé Penn State (42-7). Les trois dernières saisons entre Wolverines et Nittany Lions se sont soldées par des raclées : 49-10 en 2016 pour UofM, 42-13 l’an passé pour les Nitts, et donc 42-7 cette saison pour les hommes de Jim Harbaugh.

Mississippi State a étrillé Louisiana Tech (45-3) dans un de ces matchs du mois de novembre qui ne servent vraiment à rien.

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Cuillère de bois

Colorado a enchaîné une quatrième défaite de rang à Arizona (34-42) après avoir débuté par cinq victoires. Les Buffaloes n’ont remporté qu’un seul de leurs sept derniers matchs de Pac-12 à l’extérieur.

Florida s’est incliné à domicile contre Missouri (17-38) en étant découpé par QB Drew Lock (24/32, 250 yards, 3 TD).

Florida State continue sa saison de futilité avec une sévère défaite à NC State (28-47). Les Seminoles doivent désormais remporter deux de leurs trois dernières rencontres pour aller en bowl pour la trente septième année consécutive. Avec un match à Notre Dame et les venues de Boston College et Florida à Tallahassee, la plus longue série de participation à la post-saison du College Football est en sérieux danger.

Iowa a chuté à Purdue (36-38) et laissé filer sa dernière chance de remporter la B1G West.

Louisville n’a toujours pas gagné en conférence ACC et a encaissé plus de cinquante points pour la quatrième fois de l’année, soit contre la moitié de ses adversaires FBS. Le dernier chef d’œuvre en date est à mettre au crédit de Clemson, qui a atomisé les Cardinals (77-16), signant par là-même le deuxième plus gros écart dans l’histoire de l’ACC (derrière le 63-0 de Florida State – Maryland en 2013) et le plus large à l’extérieur. Il n’y a pas si longtemps, deux ans exactement, Louisville jouait le haut du tableau et un certain Lamar Jackson (QB Baltimore Ravens) faisait trembler le roi Clemson.

Miami a subi sa troisième défaite consécutive (après Boston College 14-27 et Virginia 13-16), cette fois contre Duke (12-20) qui s’est imposé chez les Canes pour la première fois depuis 1976.

Penn State a perdu ses trois matchs contre Michigan (7-42), Michigan State (17-21) et Ohio State (26-27). Depuis l’arrivée de James Franklin à la tête des Nittany Lions, PSU est 3-12 en cinq saisons contre le trio de la B1G East.

Virginia Tech a perdu à domicile contre Boston College (21-31), sa troisième défaite consécutive à domicile (après Georgia Tech 28-49 et Notre Dame 23-45) ce qui n’était plus arrivé aux Hokies depuis 1994-1995.

Tops

Un flambeau pour… Jonathan Taylor (RB Wisconsin) et ses 27 courses, 208 yards et 3 TD contre Rutgers (31-17).

Un brasier pour… Terry Wright (WR Purdue) et ses 146 yards et 3 TD en seulement 6 courses contre Iowa (38-36).

Un feu d’artifice pour… Darrin Hall (RB Pittsburgh) et ses 19 courses, 229 yards et 3 TD contre Virginia (23-13) soit 73% de la production offensive de Pitt et 78% de ses points.

Flops

Un pétard mouillé pour… Georgia Tech et ses trois fumbles perdus à North Carolina (38-28).

Un seau d’eau pour… Nathan Elliott (QB North Carolina) et ses trois interceptions contre Georgia Tech (28-38).

Un naufrage titanesque pour… les P5 floridiennes, Florida, Florida State et Miami, qui ont toutes trois perdu pour la seconde fois d’affilée. La dernière telle occurrence remonte à… ah ben non, cela ne s’était jamais produit avant…

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 38V – 5D)
2. B1G : 0V – 1D (Total : 27V – 13D)

Big 12 : 0V – 0D (Total : 21V – 7D)
ACC : 0V – 0D (Total : 31V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 23V – 11D)

Course à l’Heisman

Après dix semaines, les trois principaux candidats au podium sont toujours :

Tua Tagovailoa (QB Alabama) a lancé sa première interception de l’année à LSU (29-0) mais cela a-t-il vraiment de l’importance à ce stade ?
Stats : 25/42, 295 yards, 2 TD, 1 INT / 3 courses, 49 yards, 1 TD

Kyler Murray (QB Oklahoma) a sorti OU d’une bien mauvaise passe à Texas Tech (51-46).
Stats : 20/35, 360 yards, 3 TD, 2 INT / 11 courses, 100 yards, 1 TD

Dwayne Haskins (QB Ohio State) a dû s’employer pour venir à bout de Nebraska (36-31).
Stats : 18/32, 252 yards, 2 TD, 1 INT

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

Il faudrait un cataclysme pour qu’Alabama ne soit pas en playoff. Le Tide est solidement ancré à la première place et on voit mal comment il pourrait la perdre (non, Georgia, personne ne vous parle…). Clemson joue toujours contre une opposition bien inférieure mais l’équipe a fière allure (et, apparemment, ça compte). Ohio State a des très fortes chances de se faire dégager par Michigan après « The Game ». Les Buckeyes ne ressemblent en rien à l’une des meilleures équipes du pays mais, si tOSU remporte la B1G à 12-1, il sera difficile de mettre Oklahoma (qui n’a pas de défense non plus) devant (oui, Washington State, vous êtes mignons, tout le monde vous aime bien, mais il faut laisser les grands tranquilles, maintenant…). Notre Dame complète ce quatuor sans être vraiment impressionnant. ND devrait récupérer la troisième place si Michigan intègre le dernier carré, au bénéfice de leur face-à-face du 1er septembre (remporté 24-17 par l’Irish). Bien sûr, Michigan est BIEN meilleur à ce jour que l’équipe qui a perdu son premier match de l’année à South Bend mais, bien que le Comité de Sélection juge quelles équipes sont les meilleures à l’instant « t », on peut lui faire confiance pour donner l’avantage aux Domers.

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Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Nick Mullens (QB SF 49ers). Oui, ça n’a rien à voir avec le College Football mais l’autre Mullens (Rob Mullens, directeur athlétique d’Oregon) est le président du Comité de Sélection du Playoff et ne pouvait ABSOLUMENT pas briguer cette récompense. Au moins, le troisième quarterback des Niners a rendu le meilleur rating depuis 1970 (et la création de la NFL telle qu’on la connaît aujourd’hui) pour un QB débutant son premier match avec au moins vingt passes à son actif. Rob Mullen ? Il a fait rendre son petit-déjeuner à BoG…

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 43 : Kirk Ferentz dans le club des « centenaires »

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Quarantième-troisième édition (2020 – Semaine 12) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Dabo Swinney ne prend pas de conseil de Tallahassee où il y a eu trois entraineurs en quatre ans, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Coastal Carolina, mais 8-0 pour la première fois dans l’histoire de la Sun Belt n’intéresse personne…

Ils ont les chocottes, ils ont les chocottes !

Le match de Clemson à Florida State a été annulé parce qu’un joueur des Tigers a été testé positif après avoir été initialement testé négatif. Les champions en titre de l’ACC ont, apparemment, suivi tous les protocoles requis par la conférence mais ont tout de même emmené le bonhomme avec eux dans le panhandle floridien.

Là-dessus, le staff médical de FSU a émis des réserves et celui de Clemson est resté sur ses positions. Pas d’accord, donc pas de match.

Trevor Lawrence : « Si seulement [l’annulation du match] était liée au covid. »

Les fans de Clemson : « Florida State a la trouille de se prendre une trempe ! »

Les fans de Florida State : « Euh, toi-même t’as peur, d’abord… »

Dabo Swinney : « Le match n’a pas été annulé à cause du covid. Le covid est juste une excuse.  L’administration de FSU a déclaré forfait. Si FSU veut jouer contre Clemson, ils peuvent venir à Death Valley. Ou ils peuvent payer nos frais de déplacement [la prochaine fois]. »

Mike Norvell : « La santé de nos joueurs est notre priorité. Tout le monde était excité à l’idée de jouer. Mais on ne plaisante pas avec les protocoles en place pour préserver la santé de nos joueurs. Les entraineurs de football ne sont pas des médecins même si certains semblent le penser. [L’annulation] est absolument due au covid. »

Ce que Dabo défend : une seconde annulation de match pourrait rentre Clemson inéligible pour la finale de conférence mais, cela dit, le match entre Tigers et Seminoles peut toujours être reprogrammé le 12 décembre.

Ce que FSU défend : la santé de ses athlètes même si on peut effectivement cyniquement se demander si l’incident ne tombe pas à pic pour éviter une branlée mémorable…

BoG : « Dabo, tu ne pouvais pas juste laisser le mec en question à la maison et nous éviter ces controverses à rallonge qui ne riment à rien dans cette saison pourrie ? »

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Matt Cashore, AP

Fous ta cagoule

Le Département de la Santé de la Pennsylvanie a eu la grandiose idée de rendre obligatoire le port du masque pendant le sport.

Quelqu’un qui doit avoir fait un peu de sport dans sa vie a dû faire remarquer que le masque sur le nez et la bouche c’est moyen pratique pour respirer, d’autant plus lors de compétitions.

Heureux Panthers, Hokies, Nittany Lions et Hawkeyes qui n’ont donc pas eu à porter de masque sur le terrain lors des rencontres Pittsburgh – Virginia Tech (46-14) et Penn State – Iowa (21-41).

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 1)

Penn State a titularisé QB Will Levis (13/16, 106 yards / 15 courses, 34 yards) contre Iowa (21-41). Comme le QB nº2 a perdu deux fumbles, James Franklin a rappelé son QB nº1, Sean Clifford (13/22, 174 yards, 2 TD, 2 INT / 6 courses, 13 yards).

Sean Clifford a débuté par 2/2, 96 yards et 2 TD, ce qui correspond à un QBR de 833 !

En universitaire, le QBR s’étend de -732 à 1262. La meilleure performance sur un match a été établie par Kyle Murray (QB, Arizona Cardinals, ex-Oklahoma) en 2018 avec 348.3. Sur une saison et une carrière, c’est Tua Tagovailoa (QB, Miami Dolphins, ex-Alabama) qui détient les deux records avec 206.9 (2019) et 199.4, respectivement.

833, ça n’est donc pas dégueu ! Mais bon, Sean Clifford a ensuite lancé deux interceptions dont une retournée pour touchdown…

Inéligible

Le match entre Wisconsin et Minnesota a été annulé pour cause, évidemment, de cas de covid chez les Gophers.

C’est la troisième rencontre annulée pour les Badgers, après celles à Nebraska et contre Purdue. De ce fait, d’après les règles mises en place par la conférence Big Ten – pas plus de deux matchs annulés pour pouvoir participer à la finale de conférence, Wisconsin est inéligible à cette finale.

Mais tout est bien qui finit bien puisque les Badgers ont perdu à Northwestern (7-17), la faute notamment à cinq pertes de balles et à un faiblard 3/16 en troisième tentative (toujours mieux que les 2/15 des Wilcats…).

Northwestern est donc dans un fauteuil pour représenter la division West à Indianapolis. Il ne manque plus qu’une victoire à Michigan State, à Minnesota ou contre Illinois pour valider son ticket.

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 2)

Depuis 2014, Wisconsin est 3-4 contre Northwestern et 28-3 contre les autres équipes de la Big Ten West.

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 3)

West Virginia est la seule équipe de FBS à être simultanément invaincu à domicile (5-0) et sans victoire à l’extérieur (0-3).

Selon cette observation qui vaut forcément valeur de loi, Oklahoma devrait perdre à Morgantown le 28 novembre et Iowa State devrait battre WV à Ames le 5 décembre.

Merci aux Mountaineers de clarifier un peu la course à la Big 12…

WR Bryce Ford-Wheaton – Crédit photo : Ben Queen-USA TODAY Sports

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 4)

BYU a joué neuf matchs cette saison (9-0).

Utah a joué un match cette saison (0-1).

Distance entre Salt Lake City et Provo ? 70 kilomètres.

P5 vs G5 (Partie 1)

Okay, BYU est indépendant et pas un G5. Mais, pour les non-P5, même combat !

Les Cougars sont 9-0 avec notamment des victoires 55-3 à Navy (qui ne s’était pas entrainé à plaquer) et 51-17 à Boise State (qui était sans QB Hank Bachmeier). Youpi !!!

Lors de la victoire contre North Alabama (66-14), QB Zach Wilson (10/16, 212 yards, 4 TD / 1 course, 33 yards) a été vu sur la touche avec un bandeau sur la tête qui annonçait la couleur : « N’importe quelle équipe, n’importe quand, n’importe où ».

Le hasard faisant parfois bien les choses, Washington s’est retrouvé avec un trou dans son emploi du temps après l’annulation de son déplacement à Washington State (pas de tarte aux pommes cette année les enfants !). Et BYU n’a pas de match prévu avant le 12 décembre (San Diego State).

Voilà, prière exaucée pour les Mormons (comme quoi, ce n’est peut-être pas que des conneries ces histoires de bon dieu…), ils peuvent affronter une équipe pas en carton et prouver à tout le monde que la place de BYU est au Playoff !

Sauf que Brigham Young a, « apparemment », décliné l’offre de UW. Officiellement, parce que la conférence Pac-12 attendait de connaitre la situation à Arizona State où Utah doit aller jouer. En cas d’indisponibilité des Sun Devils, la Pac-12 pourrait décider de mettre Utes et Huskies sur un même terrain. On sait depuis que le match d’Utah à ASU a été annulé mais un match Utah-Washington, ou vice-versa, n’est pas encore programmé.

L’autre explication est que les Cougars attendaient de connaitre leur rang dans le premier classement du College Football Playoff. Une place dans le Top 10 les aurait quasiment assurés d’une invitation à un « New Year’s Six » et enlevé tout intérêt à prendre le risque de perdre un match. Bon, manque de bol (comme quoi, c’est peut-être que des conneries ces histoires de bon dieu…), BYU est 14ème et Washington n’est probablement plus une option pour booster son CV…

Dr Jekyll and Mr Hyde (Partie 5)

À Georgia, c’est bien connu, on joue au sol. Après tout, tout le monde ne peut pas se targuer de compter Herschell Walker dans ses anciens élèves. Bon, sinon, plus près de nous, il y a quelques running backs des Dawgs en NFL : Nick Chubb (Cleveland Browns), Todd Gurley (Atlanta Falcons), Elijah Holyfield (Philadelphia Eagles) Sony Michel (New England Patriots) ou encore D’Andre Swift (Detroit Lions).

À l’inverse, Georgia est moins réputé, récemment tout au moins, pour ses quarterbacks professionnels : Jake Fromm est troisième QB à Buffalo et Matthew Stafford (Detroit Lions) a quitté Athens il y a plus de dix ans.

Contre Mississippi State (31-24), les Dawgs ont couru 23 fois pour un total astronomique de huit yards (soit presque trois fois moins que les 22 yards des autres Bulldogs).

Mais Kirby Smart a enfin mérité son nom en lançant dans le grand bain JT Daniels (28/38, 401 yards, 4 TD) qui est devenu le premier QB à Athens à lancer plus de 400 yards depuis Aaron Murray en 2013… Le transfert de USC est aussi le premier joueur à dépasser la barre des 400 yards pour son premier match à Georgia.

Bon, à la décharge de MSU, ils ont disputé la rencontre avec seulement 49 joueurs boursiers alors qu’un nombre inférieur à 53 aurait autorisé les Bulldogs à annuler la rencontre.

QB JT Daniels, Georgia – Crédit photo : Perry McIntyre 

P5 vs G5 (Partie 2)

Liberty était invaincu avant ce week-end et s’était notamment imposé à Syracuse (38-21) et à Virginia Tech (38-35). Largement de quoi intégrer le Top 25 (#21 avant le déplacement à NC State) après ces succès contre ces cadors de P5 qui cumulent un bilan de 5 victoires et 13 défaites…

Et puis, un field goal bloqué à 78 secondes de la fin du quatrième quart temps leur a couté le match contre le Wolfpack (14-15) et leur invincibilité.

Bienvenue dans la vie des équipes P5 où chaque match est une lutte et où un favori de conférence n’est qu’à un match ou une action de folie de ses adversaires, présumément inférieur, de se retrouver le bec dans l’eau.

Donc, non, équipes G5 : tant que votre calendrier ne comprendra pas huit ou neuf matchs contre des équipes P5 d’un niveau supérieur à celui de Kansas ou de Rutgers, vous n’aurez pas droit à une chaise à la table des discussions du College Football Playoff…

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Ça ressemblait à une bonne idée il y a deux mois et puis Spencer Sanders a été blessé la moitié de la saison et lors d’une partie de Bedlam.

Il n’y a pas eu photo dans la confrontation directe : le quarterback d’OU (17/24, 301 yards, 4 TD / 7 courses, 14 yards, 1 TD) a largement dominé les débats face à celui d’OSU (10/19, 97 yards, 1 INT).

Donc, on arrête le massacre et BoG déclare officiellement Spencer Rattler vainqueur de ce combat !

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Clemson – Florida State : ça n’est pas joli d’utiliser de fausses excuses pour éviter de prendre une fessée mais ça n’est pas tellement plus louable de ne pas prendre une pandémie au sérieux.

Colorado – Arizona State : les Sun Devils ne sont toujours pas sortis de l’épidémie qui les a privés de leur premier match contre California. Leur deuxième match n’aura, lui non plus, pas lieu.

Duke – Wake Forest : cas positifs du coté de Winston-Salem donc les Blue Devils ont évité une heure et demi de bus aller et une heure et demi de bus retour en plus d’une probable défaite.

Kansas – Texas : les Jayhawks ont des blessés et des malades et attendront le 12 décembre pour prendre leur volée contre les Longhorns.

Maryland – Michigan State : une quinzaine de joueurs une demi-douzaine de membres du coaching staff, dont l’entraineur en chef Mike Locksley, ont été testés positifs chez les Terrapins, rendant impossible leur match contre les Spartans.

Miami – Georgia Tech : le match a été décalé au 19 décembre en raison de tests positifs dans l’effectif des Hurricanes. Trois jours après le report, on a appris que Manny Diaz, le Head Coach des Canes, a également chopé le virus. Le match ne sera rejoué que si Miami n’est pas en finale de conférence ACC ou que s’il n’impacte pas directement les participants à cette finale. Pour accommoder le report, les matchs de UM contre Wake Forest (28 novembre) et North Carolina (5 décembre) ont chacun été repoussés d’une semaine. Cela a créé d’autres modifications du calendrier pour les Demon Deacons, qui joueront Louisville le 28 novembre au lieu du 5 décembre, pour ces mêmes Cardinals qui se déplaceront à Boston College le 12 décembre au lieu du 27 novembre, et pour les Tar Heels dont la rencontre contre Western Carolina se tiendra le 5 décembre et non plus le 11 décembre. C’est simple comme un bordel sans nom…

Stanford – Washington State : les Cougars n’ont pas assez de joueurs pour leur déplacement chez le Cardinal. Après avoir joué son premier match à domicile devant des arbres, Stanford n’aurait pas reçu l’aval de la conférence Pac-12 pour jouer, cette fois, contre des arbres (ce qui lui aurait permis d’enfin remporter un match cette saison !).

Texas A&M – Mississippi : les Aggies n’ont pas les 53 joueurs nécessaires pour recevoir Ole Miss. C’est le second match consécutif annulé pour A&M. Le premier à Tennessee, a été reprogrammé au 12 décembre, ce qui signifie que celui contre les Rebels ne peut être reporté qu’au 19 décembre si TAMU ne joue pas en finale de conférence SEC.

Crédit photo : Trey Young/The Daily

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a torpillé Kentucky (63-3) avec deux nouveaux touchdowns de RB Najee Harris (13 courses, 83 yards, 2 TD). Le coureur du Tide est le premier de l’école à atteindre seize TD au sol après sept matchs, tandis que WR DeVonta Smith (9 réceptions, 144 yards, 2 TD) a battu le record de réceptions de touchdown de la conférence SEC avec 33 unités. Bama a aussi profité de cette rencontre pour infliger une septième défaite de plus de 50 points à un adversaire de la SEC sous l’ère Saban, soit une de plus que tout le reste de la conférence combinée.

Iowa State a dynamité Kansas State (45-0) en limitant KSU à moins de 150 yards offensifs (149). Les Wildcats avaient remporté onze des douze dernières confrontations et perdu la douzième de seulement quatre points (38-42 en 2018).

Louisville a blanchi Syracuse (30-0) malgré deux interceptions et un fumble perdu par QB Malik Cunningham (19/28, 219 yards, 1 TD, 2 INT).

Oklahoma a donné une leçon (une de plus) au petit frère Oklahoma State (41-13). C’est la sixième victoire consécutive des Sooners contre les Cowboys. Les joueurs de Norman ont gagné huit des dix derniers matchs et étendent d’une unité leur domination dans la série (84-18-7).

Pittsburgh a giflé Virginia Tech (47-14). Les Panthers ont aussi gagné la bataille du nombre de joueurs absents pour le match : 16 à 12.

Virginia a fessé Abilene Christian (55-15) en marquant exactement deux touchdowns par quart temps dans un match sans aucun autre intérêt que cette statistique : les Cavaliers ont marqué à expiration de l’horloge des premier, deuxième et quatrième quarts temps.

Cuillère de bois

Cette semaine, on pourrait flagéler Mike Gundy qui, en quinze ans à la tête d’Oklahoma State et seize matchs contre Oklahoma, n’a gagné qu’à deux reprises et dont la dernière victoire contre OU remonte à 2014 (38-35). C’était peut-être l’année ou jamais mais…non.

On pourrait aussi relever la cinquième défaite d’affilée de Tennessee par plus de dix points après le revers à Auburn (17-30) pour la première fois de son histoire.

Mais on va plutôt (encore) envoyer Penn State au coin. Avec leur sévère défaite contre Iowa (21-41), les Nittany Lions sont 0-5 pour la première fois de leur histoire… Rien ne va plus à Happy Valley : les quarterbacks perdent deux ballons par match en moyenne, la ligne offensive est en régression, la défense ne sait plus plaquer, les blessures de joueurs clés s’accumulent, et on attend toujours de voir l’attaque explosive que Kirk Ciarrocca a ramené dans ses valises de Minnesota. Bref, c’est moche et pas beau.

Penn State est la première équipe classée dans le Top 10 en présaison à débuter par cinq revers de rang. Évidemment, dans une saison normale, une telle dégringolade ne serait peut-être pas arrivée.

Penn State est le huitième programme le plus victorieux du College Football et rejoint quelques-uns de ses compères dans le « Hall of Shame » des programmes qui ont commencé par un 0-5 : Alabama (1955), Notre Dame (2007), Nebraska (2018), Oklahoma (1961), Texas (1938). Seuls Michigan et Ohio State n’ont jamais connu une telle déroute.

Tops

Un flambeau pour… RB Mohammed Ibrahim (25 courses, 102 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Minnesota contre Purdue (34-31).

Un brasier pour… WR Ty Fryfogle (7 réceptions, 218 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la défaite d’Indiana à Ohio State (35-42).

Un feu d’artifice pour… QB Tristan Gebbia (12/20, 147 yards, 1 TD, 2 INT / 4 courses, -3 yards, 1 TD / 1 réception, 8 yards, 1 TD) et ses trois touchdowns (un à la course, un au sol et un en réception de passe) lors de la victoire d’Oregon State contre California (31-27).

QB Tristan Gebbia, Oregon State – Crédit photo : Pac-12

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Justin Fields (18/30, 300 yards, 2 TD, 3 INT / 15 courses, 78 yards, 1 TD) et ses trois interceptions lors de la victoire d’Ohio State contre Indiana (42-35). Le quarterback des Buckeyes avait trois interceptions en carrière avant le match.

Un seau d’eau pour… QB Luke McCaffrey (15/26, 134 yards, 3 INT) et ses trois interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Nebraska contre Illinois (23-41).

Un naufrage titanesque pour… QB Graham Mertz (23/41, 230 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Wisconsin à Northwestern (7-17).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

On prend les mêmes mais dans un ordre différent (entre parenthèse, le classement officiel du College Football Playoff) :

Alabama (1) : il va être difficile de déloger le Tide de la première place et/ou surtout de trouver un remplaçant méritant. La démonstration contre Kentucky (63-3), qui possédait la troisième meilleure défense de la SEC avant la rencontre, ne laisse pas beaucoup de doute sur la capacité de Bama à marquer à loisir. Il faudra un grand Florida (6) pour priver le Crimson Tide du titre de conférence. Les Gators sont encore dans la course après leur victoire à Vanderbilt (38-17) où QB Kyle Trask (26/35, 383 yards, 3 TD) est devenu le recordman du nombre de passes de touchdowns (31) lancés en SEC après sept matchs. Texas A&M (5) reste bien placé si l’une des deux équipes de la conférence ACC fait un faux pas.

Clemson (3) n’a pas joué à Florida State et devra remporter la conférence ACC pour participer au Playoff. Si quelqu’un est prêt à parier contre le quintuple champion sortant…

Ohio State (4), qui s’est payé le luxe de prendre un temps mort après cinq secondes de match contre Indiana (42-35), a été accroché par les Hoosiers mais sans jamais être réellement en danger. Les Buckeyes ont perdu trois ballons sur interception mais leur défense en a aussi récupéré quatre, dont trois fumbles qui auraient aussi bien pu être cinq si les arbitres avaient eu moins de buée sur leurs lunettes. OSU ne devrait pas suer des masses pour remporter leur quatrième titre de conférence d’affilée et valider son ticket pour le Playoff.

Notre Dame (2) a encore à négocier un déplacement délicat à North Carolina avant de pouvoir songer à un deuxième round contre Clemson. Il suffira sans doute aux Fighting Irish de ne pas se faire bouffer par les Tigers et les portes du paradis s’ouvriront devant eux (et oui, apparemment, BYU n’a pas choisi la bonne branche du christianisme…).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Kirk Ferentz qui a signé contre Penn State (41-21) sa 100ème victoire en conférence Big Ten. Il rejoint Woody Hayes (Ohio State, 153), Bo Schembechler (Michigan, 143) et Amos Alonzo Staggs (Chicago, 115) dans le club des « centenaires ».

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 42 : Elijah Moore, bourreau de Will Muschamp

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : AP

Quarantième-deuxième édition (2020 – Semaine 11) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Hugh Freeze va bientôt retrouver un boulot en SEC, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Liberty, mais 8-0 pour la première fois dans l’histoire de l’école, n’intéresse personne… (et probablement encore moins votre Head Coach, Hugh Freeze…)

We Are Marshall

Grâce à sa victoire contre Middle Tennessee (42-14), Marshall (7-0, 4-0) est solidement en tête de la conférence USA que le Thundering Herd n’a plus gagné depuis 2014.

Pourquoi BoG s’intéresse-t-il subitement au « petit » Club des 5 ? Le jour du match contre les Blue Raiders marquait, jour pour jour, le 50ème anniversaire du crash aérien qui a décimé l’équipe de Marshall, de retour d’un match à East Carolina. Aucun des 75 personnes à bord (dont 37 joueurs et huit membres du staff) n’a survécu.

Cinq à sept

Il y a sept stades de Power 5 nommés après d’anciens entraineurs :

Bill Snyder Family Football Stadium – Kansas State : Bill Snyder (215-117-, 128-89-1) a été entraineur à Kansas State de 1989 à 2005 puis de 2009 à 2018. Sous sa houlette, les Wildcats ont remporté deux titres de conférence Big 12 (2003 et 2012) et participé à 19 bowls (9-10) en 27 saisons. KSU n’a que trois autres participations à la post-saison dans le reste de son histoire et quatre titres de conférence, tous avant-guerre (1909, 1910, 1912 et 1934).

Bobby Dodd Stadium – Georgia Tech : Bobby Dodd (165-64-8, 76-39-4) est le Head Coach de Georgia Tech d’après-guerre (1945-1966). Avec les Yellowjackets, il a remporté deux titres de conférences (1951 et 1952) et un titre national (1952) et participé à 13 bowls (9-4) en 22 saisons.

Wallace Wade Stadium – Duke : Wallace Wade (171-49-10) a entrainé Duke (110-36-7, 68-18-3) de 1931 à 1950 après avoir été l’homme fort d’Alabama (61-13-3, 45-10-2) de 1923-1930. Il a mené les Blue Devils à six titres de conférences (1933, 1935, 1936, 1938, 1939 et 1941) en seize saisons mais n’a pas eu la même réussite après la guerre ou comparé à Alabama (4 titres de conférences et trois titres nationaux en huit saisons avec le Crimson Tide). Les deux équipes jouaient à l’époque ensemble dans la Southern Conference.

Bryant-Denny Stadium Stadium – Alabama : inauguré en 1929, le stade d’Alabama portait à l’origine le nom de George H. Denny, président de l’école de 1912 à 1932. Difficile de ne pas y accoler le nom de la légende Paul « Bear » Bryant (323-85-17) qui a entrainé Bama (232-46-9, 137-27-5) de 1958 à 1982 avec treize titres de conférence (1961, 1964 à 1966, 1971 à 1975, 977 à 1979 et 1981), six titres nationaux (1961, 1964, 1965, 1973, 1978 et 1979) et 24 bowls (12-10-2) en 25 ans à l clé.

Neyland Stadium – Tennessee : le deuxième plus grand stade de la SEC est nommé après Robert R. Neyland (173-31-12, 103-17-10) qui en a lui-même dessiné les plans. Le Général de Brigade de l’armée américaine a été entraineur en chef des Volunteers de 1926 à 1934, 1936 à 1940 et 1946 à 1952. Sous sa direction, les Vols ont remporté sept titres de conférences (1927, 1932, 1938 à 1940, 1946 et 1951) et quatre titres nationaux (1938, 1940, 1950 et 1951) en 21 ans.

Jordan-Hare Stadium – Auburn : le stade d’Auburn est nommé après Cliff Hare, joueur de la première équipe des Tigers puis professeur de chimie à l’université, et Ralph Jordan (175-83-7, 99-65-4), entraineur de 1951 à 1975. En un quart de siècle à Auburn, il a remporté un titre de conférence (1957) et un titre national (1957) et participé à douze bowls (5-7).

Vaught-Hemingway Stadium – Ole Miss : le stade de Mississippi est nommé après William Hemingway, un professeur de droit de l’université, et Johnny Vaught (190-61-12, 106-39-10) qui a entrainé les Rebels de 1947 à 1970 et en 1973. Lors de ses 25 saisons, il a remporté six titres de conférences (1947, 1954, 1955, 1959, 1960, 1962 et 1963), trois titres nationaux (1959, 1960 et 1962) et participé à 18 bowls (10-8).

Neyland Stadium – Crédit photo : Tennessee Athletics

Huit ça suffit

Près d’un tiers des matchs de P5 (8 sur 27) ont été annulés ce weekend :

ACC : 1 sur 5
Big 12 : 0 sur 2
Big Ten : 1 sur 7
Pac-12 : 2 sur 6
SEC : 4 sur 7

Ce que chacun retiendra de cette saison est affaire personnelle. Pour un bon paquet d’équipes, 2020 restera une bizarrerie plus ou moins mémorable et une tâche dans les statistiques et les records. Avec une préparation écourtée, des effectifs chamboulés, des matchs annulés et tout un tas d’imprévus à gérer dans l’urgence, tout ce qui se passe sur le terrain cette année appartient à sa propre bulle spatio-temporelle (presque) sans rapport avec la réalité. Ce qui est en tout cas une certitude est qu’une équipe du G5 ne participera pas au Playoff et que ni Colorado (1er ex-aequo Pac-12), ni Indiana (1er Big Ten), ni Iowa State (1er Big 12) ne remporteront le titre national qui ira, comme d’habitude à Alabama, Clemon ou Ohio State. On veut bien être gentil et se taper une saison de m… mais il ne faudrait pas non plus pousser mémé dans les orties !

Quatre à la suite

En s’inclinant à Nebraska (23-30), Penn State est devenue la quatrième équipe de FBS à débuter une saison 0-4 après avoir été classée dans le Top 10 en présaison. Dans ce prestigieux quatuor, les Nittany Lions rejoignent :

Pittsburgh (1984, 3-7-1 au final)
Arizona State (1976, 4-7 au final)
Illinois (1954, 1-8 au final)

Bien sûr, PSU n’a pas eu le bénéfice de matchs hors-conférence pour se chauffer. Cela dit, Kent State (2-0) et San Jose State (4-0) à la maison et Virginia Tech (4-4, 4-3) à Blacksburg auraient-elles été des victoires automatiques ?

Who’s your daddy? (Not talking to you, Wisconsin…)

Iowa possède quatre rivaux à qui les Hawkeyes disputent tous les ans des trophées. Depuis 2015 Iowa est 17-4 dans ces rencontres à « trophée » :

AdversaireTrophéeBilan depuis 2015
Iowa StateCy-Hawk5-0
MinnesotaFloyd of Rosedale6-0
NebraskaHeroes Game5-0
WisconsinHeartland1-4

Le troisième homme

Selon toute vraisemblance, la conférence ACC sera remportée par Clemson, pour la sixième fois d’affilée, ou par les invités de dernière minute Notre Dame, si les Domers parviennent à battre les tenants du titre une seconde fois.

À cause de défaites surprises à Florida State (28-31) et à Virginia (41-44), à chaque fois de trois points, North Carolina n’est plus en course pour le titre de conférence mais les Tar Heels restent un divertissement à eux tous seuls.

Contre Wake Forest ((59-53), UNC s’est retrouvé mené de 21 points (24-45) en milieu de troisième quart temps. Les hommes de Mack Brown ont dû opérer le plus large retour dans l’histoire de l’école pour finalement remporter la rencontre. Cela a nécessité quatre touchdowns lors du dernier quart temps, dont trois par QB Sam Howell (32/45, 550 yards, 6 TD, 1 INT / 7 courses, 21 yards, 1 TD), deux dans les airs et un au sol.

Le quarterback des Tar Heels a lancé pour 550 yards et six touchdowns dans le match, établissant ainsi un nouveau record de l’école. Sa demi-douzaine de TD est aussi un record égalé de la conférence ACC, partagé avec Deshaun Watson qui avait réalisé la performance pour son premier match de titulaire avec Clemson en 2014 contre… North Carolina (35-50).

Vous me direz 79 « Notre Père » et 100 « Je vous salue Marie »

En dominant Boston College (45-31), Brian Kelly s’est offert sa 100ème victoire à Notre Dame. Ou la 79ème si l’on tient compte des 21 victoires de 2012 et 2013 qui ont officiellement été retirées aux Fighting Irish pour mauvais comportement académique (ça n’est apparemment pas bien de faire les devoirs à la place des étudiants-athlètes…).

Si l’on oublie ce petit détail, le bilan de Brian Kelly est, pour l’heure, 100-37. Ce quintal de succès le met au même niveau que Lou Holtz (100-30-2) mais ce dernier a un léger avantage sur l’entraîneur actuel : un titre national (1988).

Lou Holtz est aussi 4-4 dans les bowls majeurs (en plus du Rose Bowl 1988) : 1-2 au Cotton, 0-1 au Fiesta, 1-2 à l’Orange, et 1-0 au Sugar (techniquement, le Cotton Bowl ne fait pas partie des bowls majeurs que sont le Fiesta, Orange, Sugar et Rose Bowls mais il fait partie des fameux « New Year’s Six »).

De son côté, Brian Kelly n’a pas été à la fête dans les grands rendez-vous : défaite au National Championship Game de 2013 (saison 2012) contre Alabama (14-42), défaite au Fiesta Bowl 2016 (saison 2015) contre Ohio State (28-44) et défaite au Cotton Bowl en demi-finale du College Football Playoff 2018 contre Clemson (3-30). C’est à peine si la victoire au Citrus Bowl 2018 (saison 2017) contre LSU (21-17) réconforte les fans…

Avec trois matchs à jouer en ACC et, si tout va bien, une finale de conférence et une demi-finale de Playoff, Brian Kelly pourrait rattraper l’illustre Knute Rockne (105-12-5, trois titres nationaux) si ND atteint la finale nationale, voire le dépasser si les Domers remportent le titre. Cela ne serait pas le moindre des accomplissements de devenir l’entraineur le plus victorieux à South Bend en ramenant un titre tant attendu depuis 32 ans.

L’info qui ne sert à rien

Lors du déplacement de Colorado à Stanford (35-32), WR Brenden Rice (2 réceptions, 38 yards, 1 TD) a marqué le premier touchdown de sa jeune carrière (2 matchs).

Pourquoi est-ce une info ? Le papa du receveur des Buffaloes n’est autre que l’illustre Jerry Rice, qui a attrapé un ballon ou deux dans sa vie.

Urban Meyer – Crédit photo : Fox

Le coin du Coach

Si votre équipe est en difficulté et que ses résultats ne sont pas en adéquation avec le talent de son effectif, Urban Meyer sait pourquoi. L’ancien Head Coach de Florida et Ohio State a trois possibles explications :

  1. Problème de confiance : les joueurs n’ont pas confiance en leurs entraineurs, les entraineurs n’ont pas confiance en leurs joueurs ou les joueurs ne se font pas confiance les uns les autres.
  2. Environnement dysfonctionnel : la quantité de travail fourni ne correspond pas aux ambitions de l’équipe ; autrement dit, il faut bosser dur, très dur, pour gagner à haut niveau.
  3. Égoïsme : les joueurs ne se battent pas les uns pour les autres mais jouent pour leurs propres pommes.

LSU, Michigan et Penn State : il n’est jamais trop tard pour une bonne séance d’introspection !

Welcome to fabulous Las Vegas

S’il est une saison où il vaut mieux investir son argent dans une assurance vie que dans des paris sportifs, c’est bien 2020 !

Les bookmakers de Las Vegas avaient placé la barre du nombre de points marqués dans le match entre Florida et Arkansas à 60. Les Gators ont couvert les 60 points à eux tous seuls dans leur destruction des Razorbacks (63-35).

Sam Pittman, le Heach Coach des Hogs, était absent du banc de touche pour cause de covid, mais sa présence n’aurait probablement rien changé à l’issue de la rencontre.

Florida a une autoroute jusqu’à la finale SEC avec des matchs contre Kentucky (28/11) et LSU (12/12) au Swamp et des déplacements à Vanderbilt (21/11) et Tennessee (5/12).

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT
9 courses, 20 yds 1 TD
0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT
14 courses, 51 yds 1 TD
1 fumble perdu
00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT
15 courses, 71 yds 1 TD
0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD
3 courses, 24 yds
3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT
16 courses, 11 yds 2 fumbles perdus
0
S10Kansas15/27, 212 yds 1 TD, 1 INT
3 courses, 3 yds 1TD
3Kansas State14/23, 108 yds0
S11ReposRepos
S12Oklahoma State  Oklahoma  
S13West Virginia(b)  Texas Tech  
S14Baylor  TCU  
Total90

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.

(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Arizona State – California : le Head Coach des Sun Devils, Herm Edwards, a été testé positif et ASU n’avait pas les 53 joueurs boursiers nécessaires à la tenue de son match contre California. En remplacement, les Bears ont joué UCLA (10-34) dont le match contre Utah avait également été annulé.

Auburn – Ole Miss : Mississippi n’avait pas le quota de joueurs requis et le match a été repoussé au 12 décembre.

Georgia Tech – Pittsburgh : les Panthers ont cessé toute activité footballistique suite à une épidémie de covid. Le match a été reporté au 12 décembre.

LSU – Alabama : le choc tant attendu (kof, kof…) entre les deux rivaux de la SEC West a été annulé en raison de cas positifs dans l’effectif de Louisiana State. Les Tigers ont déjà un match à rattraper contre Florida le 12 décembre et il est donc plus que probable que le match contre Bama ne sera tout simplement pas joué si le Crimson Tide est en finale de conférence le 19 décembre.

Maryland – Ohio State : les Terrapins ont dû annuler leur match contre les Buckeyes à cause d’une dizaine de cas positifs. La conférence Big Ten n’a de date de remplacement dans son calendrier.

Missouri – Georgia : la ligne défensive de Mizzou a été touchée par des cas positifs et les Tigers ont été obligés d’annuler la venue de Georgia. Comme Vanderbilt doit jouer à Columbia le 12 décembre, après le report du match initialement prévu le 17 octobre, la rencontre contre les Bulldogs pourrait être remise au 19 décembre.

Tennessee – Texas A&M : les Aggies ont suspendu leurs entrainements quelques jours avant leur déplacement à Knoxville qui, en conséquence, a été annulé. Le match devrait se jouer le 12 décembre.

Utah – UCLA : les Utes ont détecté 17 cas positifs parmi leurs joueurs, les plaçant sous la limite des 53 joueurs boursiers imposée par la conférence Pac-12. En remplacement, les Bruins ont accueilli Cal (34-10) dont le match à Arizona State avait également dû être annulé.

QB Kyle Trask (#11) – Crédit photo : M. Ebenhack/AP

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Florida a gifflé Arkansas (63-35) et QB Kyle Trask (23/29, 356 yards, 6 TD) a continué à enfiler les touchdowns comme des perles avec son sixième match d’affilée à plus de quatre TD. Ses 28 réalisations depuis le début de la saison ont établi un nouveau record SEC après six matchs devant les 27 de Tua Tagovailoa (ex-QB, Alabama) et les 25 de Joe Burrow (ex-QB, LSU) en 2019. Le tout sans avoir joué contre Cupcake U ou Pancake State.

Iowa a fessé Minnesota à Indianapolis (35-7). Au bord de la fanny à quatorze secondes de la fin du match, P.J. Fleck a pris un temps mort pour réfléchir à un moyen d’enfin marquer contre les Hawkeyes. La manœuvre n’a pas plu à Kirk Ferentz qui a alors appelé ses trois temps morts d’affilée. En conférence de presse, il a expliqué qu’il avait pris le premier temps mort pour répondre à celui des Gophers, et étudier ce que Minnesota préparait, et qu’il s’est ensuite dit qu’il allait emmener « Floyd of Rosedale », le trophée de la rivalité, avec lui dans le bus mais pas ses deux autres temps morts…

Wisconsin était à la maison à la Big House et y a démonté Michigan (49-11). Les Badgers n’avaient plus gagné à Ann Arbor depuis 2010 et y ont signé leur plus large victoire dans la série qui remonte à 1892 (Michigan mène 51-17-1). Ils ont passé 341 yards et 5 TD au sol après avoir couru pour 359 yards et 5 TD l’an passé (35-14). Pour les Wolverines, la défaite à domicile est la pire depuis 1935 (0-40 contre Minnesota) et le déficit à la pause (0-28) est le plus large de l’histoire de Michigan Stadium, inauguré en 1927.

À l’arrachée

Pour la seconde semaine consécutive, USC a attendu les tous derniers instants de la partie pour empocher la victoire.

Lors de leur premier match de la saison contre Arizona State (28-27), les Trojans étaient menés de treize points à trois minutes de la fin du match. À Arizona (34-30), les Wildacts ont pris l’avantage (30-27) à 95 secondes du terme. Dans les deux cas, Southern California a trouvé les ressources pour remporter la rencontre.

Il faut donc être patient, et pas trop cardiaque, cette saison pour supporter SC qui a la particularité statistique d’avoir marqué la moitié (4 sur 8) de ses touchdowns dans les quatre dernières minutes de ses deux premiers matchs.

Cuillère de bois

D’un USC à l’autre, South Carolina (2-5) a viré Will Muschamp après le début de saison chaotique des Gamecocks.

L’hémorragie défensive à Ole Miss (42-59) une semaine après la claque reçue contre Texas A&M (3-48) et une quinzaine de jours après la correction administrée par LSU (24-52) a eu raison de l’entraineur en chef arrivé à Columbia en 2016. En quatre ans et demi, l’ancien Head Coach de Florida a terminé 28-30 et 17-22 en SEC.

En ces temps de pandémie, il était important de ne surtout pas laisser le programme de football déraper en sortie de virage. Maintenant que les Gamecocks sont remis dans le bon poulailler, South Carolina va pouvoir s’occuper de ses étudiants…

WR Ben Skowronek, Notre Dame – Crédit photo : AP

Tops

Un flambeau pour… WR Ben Skowronek (5 réceptions, 63 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Notre Dame à Boston College (45-31).

Un brasier pour… WR Ramaud Chiaokiao-Bowman (8 réceptions, 86 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Northwestern à Purdue (27-20).

Un feu d’artifice pour… RB Kevin Harris (25 courses, 243 yards, 5 TD) et ses cinq touchdowns lors de la défaite de South Carolina à Ole Miss (42-59).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Joe Milton (9/19, 98 yards, 2 INT / 7 courses, 15 yards) et ses deux interceptions sur ses deux premières passes du match lors de la défaite de Michigan contre Wisconsin (11-49).

Un seau d’eau pour… QB Sean Clifford (5/8, 37 yards, 1 INT / 6 courses, 19 yards) et son interception et son fumble retourné pour touchdown lors de la défaite de Penn State à Nebraska (23-30).

Un naufrage titanesque pour… QB Noah Vedral (21/34, 259 yards, 3 INT / 6 courses, 23 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Rutgers contre Illinois (20-23).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Notre Dame
#2 Alabama – #3 Clemson

Ohio State était au repos forcé suite à l’annulation de son match à Maryland. Le plus gros obstacle en Big Ten pour les Buckeyes semble être Wisconsin, si les Badgers parviennent à jouer tous leurs matchs restants, et si la pandémie n’annule pas leur match contre Indiana (qui est 4-0 pour la première fois depuis 1987 et dans le Top 10 pour la première fois depuis 1969), ce qui mettrait les Hoosiers sur la voie royale pour remporter le Big Ten East.

Alabama n’a pas pu aller mettre une rouste à LSU et n’a plus que Kentucky, Auburn (match piège ?) et Arkansas sur sa route avant la finale SEC, probablement contre Florida. Le vainqueur de ce match sera au Playoff.

Clemson était en repos et devra sans doute remporter la conférence ACC pour valider son ticket, ce qui sous-entend prendre sa revanche sur Notre Dame.

Notre Dame, qui a facilement disposé de Boston College (45-31), devrait hériter du dernier ticket, même si les Domers chutent en finale ACC.

Oregon, vainqueur à Washington State (43-29), pourrait avoir son mot à dire si les Ducks remportent haut la main leurs 4+1 derniers matchs de conférence Pac-12.

Texas A&M est en embuscade et pourrait gagner sa place si Bama remporte la SEC et Clemson démonte ND.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à WR Elijah Moore (WR, Ole Miss) qui est devenu le premier joueur de la conférence SEC à accumuler plus de 225 yards lors de deux matchs consécutifs : 14 réceptions, 238 yards et 3 TD à Vanderbilt (54-21) suivi de 13 réceptions, 225 yards, 2 TD contre South Carolina (59-42).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 41 : Kyle Trask gâche la Cocktail Party de Georgia

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Justin Ford-USA TODAY Sports

Quarantième-et-unième édition (2020 – Semaine 10) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que presque toute la Pac-12 était de retour ce week-end, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé BYU, mais la correction infligée à Boise State (51-17), la pire défaite à domicile des Broncos depuis 1997, n’intéresse personne…

Pac-12 avant le petit-déjeuner

On était habitué à « Pac-12 After Dark », ces matchs divertissants du samedi soir lorsque la Côte Est est déjà au lit. Cette saison, la conférence a décidé de jouer à 9h du matin, heure locale, pour être en même temps que tous les premiers matchs de la journée.

Cela a-t-il marché ? On suppose que quelques téléspectateurs ont vu USC revenir de -13 points en trois minutes contre Arizona State (28-27).

Le reste de la journée a vu Oregon dominer Stanford (35-14), Chip Kelly faire du Chip Kelly à UCLA (défaite 42-48 à Colorado) et Washington State disposer d’Oregon State (38-28), mais qui s’intéresse à Wazzu sans Mike Leach ?

Le roi est mort, vive le roi (Partie 1)

Notre Dame s’est payé le scalp de #1 Clemson (47-40, 2 OT) et les Tigers tombent de (très) haut. Clemson n’avait plus perdu en saison régulière depuis 2017 (24-27 à Syracuse) soit 36 matchs d’affilée. En outre, les Tigers n’avaient jamais perdu en tant que numéro 1 du pays. Bon, c´est sûr que, jusqu’à l’incorporation de ND cette année, la conférence ACC n’était pas exactement la plus relevée et Clemson s’était déjà fait quelques sueurs froides. Donc, ce qui devait arriver un jour est finalement arrivé.

Pour les Fighting Irish, ce qui devait également arriver un jour est finalement arrivé puisque la dernière victoire de Notre Dame contre un numéro 1 remontait à 1993 et la venue de #1 Florida State à South Bend (31-24). Notre Dame a désormais battu un numéro 1 à neuf reprises, à égalité avec Alabama et Miami.

Il faudra attendre la revanche en finale de conférence ACC pour savoir si l’absence de QB Trevor Lawrence a joué sur l’issue de la rencontre. Son remplaçant, DJ Uiagalelei (29/44, 439 yards, 2 TD / 13 courses, 2 yards, 1 TD), a établi un nouveau record de yards à la passe contre Notre Dame avec 439 yards. C’est 35 yards de mieux que le record personnel de Trevor Lawrence (404 yards) obtenus à Georgia Tech (73-7). Mais, si on s’en tient aux chiffres, Clemson a terminé la rencontre 4 sur 15 en troisième tentative et c’est peut-être là que le futur numéro 1 de la Draft NFL 2021 aurait fait la différence…

En attendant, rendons à César Jésus ce qui était à Dabo : les Domers ont bien mérité les lauriers de cette victoire. La défense de ND a provoqué, et recouvert, trois fumbles des Tigers et a étouffé le jeu au sol de Clemson, ne concédant que 34 yards dont seulement 28 yards à RB Travis Étienne (18 courses, 28 yards, 1 TD / 8 réceptions, 57 yards), le coureur le plus prolifique de l’histoire de la SEC. Ils ont aussi pu compter sur un très bon QB Ian Book (22/39, 310 yards, 1 TD / 15 courses, 68 yards) et un sur un jeu de course prolifique (208 yards).

Le match retour à Charlotte s’annonce autant alléchant qu’explosif…

Crédit photo : Matt Cashore/Pool Photo via AP

Le roi est mort, vive le roi (Partie 2)

National Geographic a récemment publié des chiffres montrant que Clemson avait rapporté plus de quatre mille cas positifs de covid, soit le plus haut total des 1215 universités américaines de l’étude.

Les étudiants de Notre Dame n’ont pas dû bien prendre la chose puisque, après avoir fait tomber le champion de la conférence ACC, ils ont décidé de faire également tomber leur record de covid en envahissant le terrain par centaines suite à leur victoire sur Clemson (47-40, 2 OT).

Évidemment, la soirée s’est prolongée avec de nombreuses fiestas à South Bend pour célébrer ce succès footballistique comme il se doit.

Les étudiants de ND sont désormais tous obligés de se faire tester avec quarantaine de quinze jours à la clé.

Cocktail Party

Quand Georgia a fait venir Kirby Smart d’Alabama, les Dawgs ont cru qu’ils pourraient battre le Crimson Tide à son propre jeu : grosse défense et puissant jeu au sol. Entre temps, Bama a évolué et mise désormais sur une attaque aérienne capable de marquer à loisir et de gagner des matchs indépendamment du nombre de points encaissés par sa défense.

Avec Joe Burrow et LSU l’an dernier, il est apparu de plus en plus clair qu’une attaque bien huilée pouvait coller 40 pions à n’importe quelle défense, aussi talentueuse soit-elle. Les défenses ne gagnent plus les championnats, les grosses attaques inarrêtables le font désormais. 

Certaines équipes se sont adaptées, comme Alabama, d’autres non, comme Georgia. Le bon vieux temps où un AJ McCarron ou un Jake Coker pouvait emmener leur équipe à la victoire est bien révolu. Sans un quarterback élite, les chances de succès sont devenues immensément minces.

Contre Florida (28-44), ni QB Stetson Bennett (5/16, 78 yards, 1 TD, 1 INT) ni QB D’Wan Mathis (4/13, 34 yards, 1 TD, 2 INT / 7 courses, 11 yards) n’ont apporté la solution offensive adéquate. Et, mis à part un touchdown de 65 yards sur son premier jeu de course, l’attaque au sol des Dawgs n’a produit que 100 yards en 28 courses.

Bien sûr, la défense de Georgia est l’une des meilleures du pays et n’a accordé que 40 points en quatre matchs de SEC à Arkansas (37-10), contre Auburn (27-6), contre Tennessee (44-21) et à Kentucky (14-3). Mais les Bulldogs en ont lâché autant à Alabama (24-41) et contre Florida (28-44). Pire, la défense des Dawgs a concédé plus de 400 yards lors de deux de ses trois derniers matchs (417 à Alabama et 571 contre Florida) alors qu’aucune équipe n’avait réussi à en engranger autant contre les Dawgs depuis 2009.

De l’autre côté du stade des Jacksonville Jaguars, Florida possède QB Kyle Trask (30/43, 474 yards, 4 TD, 1 INT) qui tourne à 363 yards et 4.4 TD de moyenne en SEC…

OK, mais alors… ?

Pour une fois qu’une équipe de la Big 12 gagne grâce à sa défense… !

Mis à part le petit raté contre Texas (34-41, OT), Oklahoma State (5-1, 4-1) n’a accordé que 66 points lors de ses cinq victoires. Mais l’attaque des Cowboys ne tourne qu’à 28 points de moyenne depuis le début de la saison.

Les deux statistiques semblent incroyables pour le deuxième d’une conférence connue pour ses attaques à tout-va et des défenses poreuses.

Deuxième ? Oui, car c’est Iowa State (5-2, 5-1) qui est actuellement en tête de la Big 12. Les Cyclones sont 5-1 en conférence pour la première fois de leur histoire au cours de laquelle ils n’ont plus gagné de titre de conférence depuis 1912. Avec Kansas State (4-3, 4-2) et West Virginia (4-3, 3-3) en sandwich autour d’un déplacement à Texas (5-2, 4-2), le bout du tunnel est-il en vue ?

Nah ! Oklahoma vient de coller 62 points à Texas Tech (62-28) et contre Kansas (62-9). Voilà la grosse attaque qui, comme d’habitude en Big 12, marquera un poil plus que l’adversaire pour remporter la conférence…

RB Keyon Henry-Brooks (#21), Vanderbilt – Crédit photo : Rogelio Solis

Amasser des yards n’est pas gagner

Contre Mississippi State, Vanderbilt a produit plus de deux fois plus de yards que Mississippi State (478 contre 204) mais a perdu le match (17-24). Les Bulldogs ont même terminé la rencontre avec un total négatif de yards au sol (-22). Mais trois interceptions et deux fumbles perdus ont plombé les Commodores.

C’est la seconde fois cette saison qu’une équipe perd avec un avantage de plus de 270 yards offensifs. Penn State est l’autre équipe, perdant son premier match de la saison contre Indiana (35-36, OT) malgré 277 yards de plus que les Hoosiers.

Avant ces deux-là, la mésaventure n’était arrivée qu’une seule fois lors des 395 dernières rencontres au cours desquelles le désavantage offensif était aussi prononcé.

Je suis malade, complètement malade

Indiana est 3-0 en conférence pour la première fois depuis 1988. Northwestern est 3-0 en conférence pour la première fois depuis 2000. Depuis 1899, année qui a vu les Hoosiers rejoindre la conférence Big Ten (Western Conference à l’époque), les deux universités n’ont jamais toutes deux été 3-0 en conférence simultanément.

Si on ajoute Purdue (2-0) et Maryland (2-1), les quatre équipes ont un bilan combiné de 10-1. A l’inverse, Iowa (1-2), Nebraska (0-2), Michigan (1-2) et Penn State (0-3), programmes historiquement plus réputés, sont collectivement 2-9.

Ice, ice, baby

Il y a une presque-règle au football qui veut que l’entraineur appelle un temps mort quand l’équipe adverse tente un field goal pour la gagne, histoire de « geler » le kicker et de le refroidir un peu. Parfois ça marche, souvent ça ne change rien et de temps en temps ça merde carrément.

Contre #25 Liberty, Virginia Tech était favori de 14.5 points (ce qui en dit long soit sur le Top 25 de l’Associated Press, soit sur les bookmakers de Las Vegas…).

À 35-35 et avec une quatrième tentative et huit secondes à jouer, les Flames ont tenté un field goal de 59 yards. Ce dernier a été bloqué par V-Tech et retourné pour un touchdown qui aurait scellé le sort de la rencontre en faveur des Hokies si… leur entraineur Justin Fuente n’avait pas appelé un temps mort juste avant le coup de pied. Les Flames ont alors choisi de jouer leur quatrième tentative et, profitant d’un marquage à 20 yards de la défense de VT, ont grappillé huit yards et un premier down qui leur a permis de tenter, et réussir, un field goal de 51 yards pour la gagne.

RB Joshua Mack (#8), Liberty – Crédit photo : Liberty Athletics

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

Il y a une presque-règle au football qui veut que l’entraineur ne tente une conversion à deux points que quand c’est absolument nécessaire.

Contre Oklahoma State (18-20), Kansas State a tenté, et manqué, une conversion à deux points après un touchdown qui leur avait donné une avance de douze points (12-0) juste avant la mi-temps. Le raté a forcé les Wildcats à retenter une conversion à deux points en fin de match pour aller chercher l’égalisation et la prolongation. Ils ont à nouveau manqué et perdu le match, 18-20.

Au moins, la première tentative avait un minimum de sens : donner deux touchdowns d’avance à KSU. BoG se creuse toujours la tête sur la conversion à deux points de Penn State contre Maryland (19-35) alors que les Nittany Lions étaient menés 13-35…

Against all odds

En dominant Penn State à Happy Valley (35-19), Maryland a signé un second succès consécutif, après celui contre Minnesota (45-44, OT), alors que les Terrapins étaient donnés perdants de plus de 18 points dans les deux cas.

Une telle performance n’était jamais arrivée depuis que la Division I de football universitaire a été scindé en deux (Division I-A et Division I-AA, devenus FBS et FCS) en 1978. Pour leur prochain match, les Terps reçoivent Ohio State et les Buckeyes sont favoris de 25.5 points.

Les priorités sont comme les quarterbacks : si vous en avez plusieurs, vous n’en avez aucune

Comme tout part d’une bonne ligne offensive, on va dire que la priorité de Florida State, qui a perdu son cinquième match de conférence à la maison contre Pittsburgh (17-41), est de se reconstruire dans les tranchées.

Quant à la situation du quarterback ? Contre Pitt, QB Jordan Travis (11/18, 106 yards, 1 INT / 14 courses, 83 yards, 1 TD), QB Chubba Purdy (12/21, 38 yards, 1 INT) et QB James Blackman (0/2, 0 yard, 1 INT) ont tous lancé une interception et aucun touchdown.

Les deux premières interceptions ont mené à des touchdowns rapides des Panthers (en 4 et 3 jeux) tandis que la dernière a été directement retournée pour touchdown.

4th & Goal Punt

1ère tentative : sur la ligne des 10 yards, QB Coran Taylor (6/17, 106 yards, 1 TD / 19 courses, 42 yards) court pour zéro yard et l’attaque d’Illinois écope d’une pénalité de quinze yards pour faute personnelle.

2ème tentative : Coran Taylor laisse échapper le ballon et WR Casey Washington (1 réception, 8 yards) le recouvre 23 yards derrière la ligne de mêlée.

3ème tentative : à 48 yards de l’en-but de Minnesota, la passe de Coran Taylor est incomplète.

4ème tentative : punt.

Sans surprise, le Fighting Illini s’est incliné à la maison contre les Gophers (14-41).

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT 9 courses, 20 yds 1 TD0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT 14 courses, 51 yds 1 TD 1 fumble perdu00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT 15 courses, 71 yds 1 TD0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD 3 courses, 24 yds3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT 16 courses, 11 yds 2 fumbles perdus0
S10Kansas15/27, 212 yds 1 TD, 1 INT 3 courses, 3 yds 1TD3Kansas State14/23, 108 yds0
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total90

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

California – Washington : un joueur de California a été testé positif quelques jours avant l’ouverture de la saison de la Pac-12. La quarantaine imposée à tous les joueurs en contact avec lui, et en particulier ceux de sa propre unité, a privé Cal de sa ligne défensive. En conséquence, les Bears ont annulé leur match d’ouverture contre Washington.

Virginia – Louisville : le déplacement de Louisville à Virginia a été reporté d’une semaine en raison d’une dizaine de cas positifs dans l’effectif des Cardinals.

Utah – Arizona : dû à un nombre indéterminé de cas positifs, Utah a annulé son premier match de la saison contre Arizona.

Wisconsin – Purdue : Wisconsin faisait toujours face à épidémie au sein de son effectif et a été forcé de renoncer à son second match d’affilée, cette fois contre Purdue.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Iowa a torpillé Michigan State (49-7) en profitant de trois pertes de balles des Spartans qui en avaient déjà eu sept contre Rutgers (27-38) mais zéro à Michigan (27-24).

North Carolina a terrassé Duke (56-24). L’écart se creuse entre les deux rivaux de Caroline du Nord puisque, après trois défaites de rang (27-28, 17-27 et 35-42), les Tar Heels n’avaient battu les Blue Devils que de peu l’an dernier (20-17).

Oklahoma a torché Kansas (62-9) avec six touchdowns au sol en 31 courses. La dernière victoire des Jayhawks contre les Sooners remonte à 1997 (20-17) et aucun des seize derniers matchs n’a été gagné par OU par moins de deux touchdowns.

Texas A&M a pulvérisé South Carolina (48-3) avec cinq touchdowns de QB Kellen Mond (16/26, 224 yards, 4 TD / 6 courses, 34 yards, 1 TD).

Penn State vs Maryland – Crédit photo : Abby Drey

Cuillère de bois

BoG pourrait à nouveau casser du sucre sur le dos de Michigan qui a sévèrement perdu à Indiana (21-38) avec une performance peu inspirante de 13 yards au sol. Le dernier succès des Hoosiers contre les Wolverines, avant une série de 24 défaites de rang, remontait à 1987 (14-10) et il faut aller chercher jusqu’en 1959 pour une victoire de IU par plus de dix points d’écart (26-7). L’équipe de Jim Harbaugh ne s’est pas rachetée de sa défaite contre Michigan State (24-27) qui, hormis sa victoire à Ann Arbor, s’est incliné contre Rutgers (27-38) et s’est mangé une volée à Iowa (7-49).

Mais, cette semaine, c’est Penn State qui mérite, haut la main, de se faire botter l’arrière-train après sa honteuse performance contre Maryland (19-35). En 43 rencontres entre les deux équipes, PSU n’avait perdu qu’à deux reprises (17-21 en 1961 et 19-20 en 2014) et les Nittany Lions avaient remporté les trois dernières rencontres par un score cumulé de 163 à 6 (66-3 en 2017, 38-3 en 2018 et 59-0 en 2019).

Le match n’avait tellement aucune importance que Las Vegas avait donné PSU gagnant de 27.5 points. Encore fallait-il confirmer sur le terrain ce que les Nitts ont lamentablement foiré en se retrouvant du mauvais côté de la troisième plus grosse surprise des 40 dernières années en conférence Big Ten derrière les défaites de Wisconsin à Illinois en 2019 (23-24, les Badgers étaient favoris de 30.5 points) et de Minnesota à Northwestern (21-31, les Gophers étaient favoris de 32 points). Au différentiel de points (résultat comparé à prédiction), Penn State fait d’ailleurs pire que ses deux infortunés compères…

Contre Maryland, les Nittany Lions ont joué sans énergie et surtout sans envie. L’attaque n’a produit que 94 yards au sol contre une défense qui en a concédé 262 contre Minnesota (45-44, OT) et 325 à Northwestern (3-43). Et la défense a laissé tout le temps à QB Taulia Tagovailoa (18/26, 282 yards, 3 TD) de la découper, accordant quasiment deux fois le même touchdown à WR Rakim Jarrett (5 réceptions, 144 yards, 2 TD), sur une route croisée juste derrière la ligne de mêlée. Les lignes offensives et défensives ont été dominés par des unités qui, il y a deux semaines, ont été corrigées à… Northwestern (3-43).

Penn State est 0-3 en conférence pour la première fois depuis 2004 et 0-3 en entame de saison pour la première fois depuis 2001. Pire, pour la première fois de son histoire, PSU a accordé plus de 30 points lors de quatre matchs consécutifs (53-39 contre Memphis au Cotton Bowl l’an dernier, 35-36 (OT) à Indiana, 25-38 contre Ohio State et 19-35 contre Maryland). La bande de James Franklin est 16-8 depuis la défaite contre Ohio State de 2018 (26-27) qui avait fait dire au Head Coach que Penn State est une grande équipe mais pas encore une équipe élite. En effet, elle en est bien loin…

Tops

Un flambeau pour… RB Mohammed Ibrahim (30 courses, 224 yards, 4 TD / 2 réceptions, 31 yards) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de Minnesota à Illinois (41-14).

Un brasier pour… RB Javonte Williams (12 courses, 151 yards, 3 TD / 4 réceptions, 24 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de North Carolina à Duke (56-24).

Un feu d’artifice pour… RB Kyren Williams (23 courses, 140 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Notre Dame contre Clemson (47-40, 2OT). [Oui, trois c’est moins que quatre mais Clemson n’est ni Illinois ni Duke…]

Flops

Un pétard mouillé pour… PK Jet Toner (0/4 FG / 2/2 PAT) et ses quatre field goals manqués lors de la défaite de Stanford à Oregon (14-35).

Un seau d’eau pour… QB Rocky Lombardi (17/37, 227 yards, 3 INT / 5 courses, -21 yards) et ses trois interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la défaite de Michigan State à Iowa (7-49).

Un naufrage titanesque pour… QB Sean Clifford (27/57, 340 yards, 3 TD, 2 INT / 17 courses, 26 yards) et ses deux interceptions et son fumble retourné pour touchdown lors de la défaite de Penn State contre Maryland (19-35).

TE Michael Mayer (#87), Notre Dame – Crédit photo : Notre Dame Athletics

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Notre Dame
#2 Alabama – #3 Clemson

En s’imposant contre Clemson (47-40, 2OT) dans le plus gros match de la conférence ACC depuis des plombes, Notre Dame a rendu un fier service au Comité de Sélection du College Football Playoff. Voilà ce qu’il va se passer d’ici la mi-décembre :

Ohio State va continuer ses matchs d’entrainement en conférence Big Ten dans laquelle Wisconsin est à l’hôpital, Penn State et Michigan refusent de jouer au football et ses plus sérieux adversaires sont… Indiana et Northwestern.

Alabama va continuer à coller 40 pions à tous ses adversaires en SEC, y compris à Florida en finale de conférence (les Gators en marqueront probablement 39).

Clemson va prendre sa revanche sur Notre Dame en finale de conférence ACC et les deux équipes seront invités à la dernière danse.

Bon, maintenant, les choses pourraient devenir rapidement intéressantes si Notre Dame gagne la deuxième manche contre Clemson. Dans ce cas, les Tigers auraient deux défaites et la SEC pourraient récupérer le dernier ticket.

Si Florida remporte la SEC, les Gators n’auraient qu’une défaite (38-41 à Texas A&M), tout comme Alabama (finale SEC) et, potentiellement, Texas A&M (24-52 à Alabama). Dans ce cercle vicieux, les Aggies resteraient sur la touche. Mais si Bama gagne son duel contre UF, TAMU pourrait sérieusement prétendre au Playoff.

Évidemment, tout cela suppose qu’Oklahoma State (5-1, 4-1), la seule équipe de Big 12 avec moins de deux défaites, chute contre Oklahoma (comme d’habitude) ou en finale de conférence et que la Pac-12 se cannibalise (comme d’habitude).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Kyle Trask (QB, Florida) qui est devenu le premier joueur de conférence SEC avec au moins quatre passes de touchdown lors de cinq matchs consécutifs : 6 à Ole Miss (51-35), 4 contre South Carolina (38-24), 4 à Texas A&M (38-41), 4 contre Mizzou (41-17) et 4 contre Georgia (44-28).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 40 : Travis Etienne réécrit les livres d’Histoire de l’ACC

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Quarantième édition (2020 – Semaine 9) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Trevor Lawrence (QB, Clemson) manquera le match à Notre Dame pour cause de covid, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Liberty, mais la 25ème place dans le classement de l’Associated Press n’intéresse personne…

Oui, un gars, le laid

QB Trevor Lawrence a été testé positif quelques jours avant la rencontre de Clemson contre Boston College (34-28) et n’a pu participer au match. Le futur quarterback des New York Jets aura terminé ses dix jours d’isolement obligatoire avant le choc à Notre Dame, mais il doit encore subit une batterie de tests cardiaques et ne sera donc pas sur le terrain contre les Fighting Irish.

Pour le remplacer, la nouvelle perle des Tigers : QB DJ Uiagalelei (30/41, 342 yards, 2 TD / 6 courses, 25 yards, 1 TD) a tiré Clemson d’affaire contre une accrocheuse équipe de Boston College.

Contre les Eagles, Clemson était mené de quinze points à la pause, la première fois qu’un nº1 avait un tel déficit à domicile à la mi-temps depuis…1950. Les Tigers ont eu jusqu’à 18 points de retard et leur remontée victorieuse égale le record de l’école qui datait de 2011 lorsque Clemson est revenu de 18 points à Maryland (56-45).

Bien joué donc, DJ Uiagalelei, pour une première victoire en tant que titulaire. Moins bien joué, en revanche, l’embrassade d’avant-match avec Maman Uiagalelei, vue quelques instants plus tard entourée d’une multitude de gens ne portant pas de masques dans les tribunes. On espère pour Dabo Swinney qu’il a un second quarterback de rechange…

O-h-i-o

Le déplacement d’Ohio State à Penn State a perdu beaucoup de sa saveur quand Penn State a perdu à Indiana (35-36, OT) et sans le fameux « White Out » de Beaver Stadium.

Pas sûr que l’un ou l’autre ait vraiment perturbé QB Justin Fields (28/34, 318 yards, 4 TD) qui a découpé les Nittany Lions (dont il aurait pu être le quarterback avant de casser son engagement avec PSU pour signer à Georgia avant de quitter les Dawgs pour Ohio State). Les Buckeyes ont rapidement marqué sur leurs deux premiers drives et n’ont plus regardé derrière (35-23).

Le match a été marqué par un incident amusant, parce qu’au final sans conséquence : avec une quatrième tentative et deux secondes à jouer juste avant la pause, Justin Fields a pris le snap et posé un genou à terre pour tuer le jeu. Les arbitres ont considéré qu’il restait une seconde à l’horloge quand le genou a touché la pelouse ce qui a offert un field goal gratuit à Penn State.

Moins amusant pour les Nitts, ils sont 0-2 pour la première fois depuis 2012 (Ohio 14-24 et Virginia 16-17) et pour la première fois en conférence depuis 2010 (à Iowa 3-24 et Illinois 13-33). La double défaite met également fin à 63 semaines consécutives dans le Top 25, la quatrième plus longue série derrière Alabama (204), Ohio State (137) et Clemson (93).

QB Sean Clifford, Penn State – Crédit photo : The State

Histoire de règlement

À propos de ce match entre Penn State et Ohio State, BoG voudrait savoir comment arracher le casque du quarterback, en l’occurrence QB Sean Clifford (18/30, 281 yards, 3 TD, 1 INT) n’est pas une pénalité ?

Merci d’envoyer vos réponses à BoG@ilsontdelamerde.danslesyeuxouquoi.lesarbitres.com

Liberté

Si l’équipe qui a perdu à Indiana (35-36, OT), en se tirant plus de balles dans le pied qu’elle n’avait dans son chargeur, et qui a perdu contre la meilleure équipe du pays, en faisant grosso-merdo jeu égal pendant les trois quarts de la rencontre, jouait contre Liberty, elle gagnerait à peu près 3276 fois sur 100.

Bien entendu, les Flames sont dans le Top 25 (25ème) mais pas Penn State (29ème). Bon, ça n’est pas comme si on ne savait pas que les Américains ne sont pas exactement des as du vote…

Wiscovid

Le déplacement de Wisconsin à Nebraska a été annulé en raison des tests positifs dans l’effectif et le staff des Badgers (voir Matchs grippés). Quelques jours plus tard, c’est la venue de Purdue qui a fait l’objet d’une annulation, les 21 jours sans entrainement et sans match pour tout joueur testé positif n’ayant, de toute évidence, pas permis à Wisconsin de se préparer dans des conditions satisfaisantes.

Annulation et pas report ? En reprenant la compétition le week-end du 24 octobre, la conférence Big Ten ne s’est laissée aucun tampon pour absorber des potentiels reports, planifiant huit rencontres en huit semaines avant le week-end du B1G Championship Game.

Wisconsin grille donc ses deux jokers : les règles établies par la Big Ten cette saison stipulent qu’une équipe doit avoir joué au moins six de ses huit matchs pour être éligible à la finale de conférence.

Patient zéro ?

Brandon Peters (QB, Illinois) a été testé positif et manqué la rencontre perdue contre Purdue (24-31), la cinquième défaite d’affilée contre les Boilermakers.

Le Fighting Illini a aussi été privé du centre titulaire C Doug Kramer et de son kicker PK James McCourt qui partagent la chambre de leur quarterback.

Selon le protocole de la Big Ten, les trois joueurs devraient être éligibles à Nebraska, le 21 novembre.

Après la rencontre de Wisconsin contre Illinois (45-7), c’est une douzaine de joueurs des Badgers qui ont également été testés positifs. Hasard ou coïncidence… ?

Sortie des rangs

Privé de son match contre Wisconsin, Nebraska a tenté d’organiser un match de remplacement contre Chattanooga.

La plaisanterie n’a pas fait rire les instances dirigeantes de la conférence Big Ten qui ne sont pas revenues sur leur décision de ne pas avoir de matchs hors-conférence cet automne.

Ce n’est pas la première fois que Nebraska sort des rangs, ayant déjà été très vocal lors de la décision initiale d’annuler la saison et très critique à la découverte de leur nouveau calendrier 2020.

Il va sans dire que Bill Moos, le directeur athlétique des Cornhuskers, et Kevin Warren, le commissaire de la Big Ten, ne passeront pas leurs vacances post-covid ensemble…

WR David Bell, Purdue – Crédit photo : Jeffrey Becker-USA TODAY Sports

Fanny

Quizz : quelle est la dernière fois que Notre Dame a commencé une saison 6-0 et qu’Indiana et Purdue ont débuté 2-0 en conférence ?

Réponse : jamais !

Les trois principales équipes P5 de l’état de l’Indiana sont cumulativement 10-0 pour la première fois de l’histoire du College Football.

Notre Dame l’a emporté contre Duke (27-13), USF (52-0), Florida State (42-26) et Louisville (12-7) à South Bend avant de gagner à Pittsburgh (3-45) puis à Georgia Tech (31-13).

Indiana a réalisé un exploit contre Penn State (36-35, OT) et disposé de Rutgers à Piscataway (37-21).

Purdue a battu Iowa (24-20) et s’est imposé à Illinois (31-24).

La question est désormais de savoir laquelle des trois équipes perdra la première. ND, qui reçoit Clemson, est le meilleur candidat puisque Purdue ne jouera pas à Wisconsin et qu’Indiana, qui reçoit Michigan, pourrait bien créer une seconde surprise.

MSU, OSU et les autres

Après une retentissante victoire à Minnesota (49-24), Michigan s’est incliné contre Michigan State (24-27) à la Big House.

Sous l’ère Jim Harbaugh, les Wolverines sont désormais 1-6 à domicile contre les Spartans et Ohio State. Aucune autre équipe de la Big Ten ne s’est imposée à Ann Arbor en 29 rencontres.

Mel Tucker devient le second Head Coach de MSU à battre Michigan lors de son premier match contre UM. Avant lui, Nick Saban avait réalisé la même performance en 1995 (28-25).

Veni, vidi, pas vici

Il n’y a plus d’équipes invaincues en conférence Big 12, ce qui veut probablement dire « bye-bye Playoff » parce que :

  1. Kansas State est tout pourri sans QB Skylar Thompson
  2. Texas est schizophrénique

KSU a été corrigé à West Virginia (10-37), enchainant une cinquième défaite d’affilée contre les Mountaineers. WV n’avait pas battu une équipe du Top 25 lors de ses sept dernières tentatives.

Texas n’avait plus gagné chez un Top 10 depuis 2010 (à #5 Nebraska 20-16). Avant la rencontre, Tom Herman était 2-6 contre les équipes du Top 10 et 0-2 à l’extérieur. À l’inverse, Mike Gundy était 7-3 contre Texas lors de ses dix derniers matchs.

Avec le succès des Longhorns chez les Cowboys (41-34, OT), le Texas de Tom Herman est désormais 6-5 contre des équipes non-classées en étant lui-même classé et 11-7 contre des équipes classées en étant lui-même non-classé.

Oklahoma State a produit 530 yards offensifs contre seulement 287 yards pour Texas. Depuis 2004, 120 des 123 matchs de Big 12 avec plus de 240 yards d’écart entre les deux adversaires avaient tourné en faveur de la plus grosse attaque.

Il faut dire que OK State ne s’est pas facilité la tâche en perdant quatre ballons (une interception et trois fumbles) dont les trois quarts par QB Spencer Sanders (27/39, 400 yards, 4 TD, 1 INT / 16 courses, 11 yards). QB Sam Ehlinger (18/34, 169 yards, 3 TD) a été plus prudent avec la balle, ce qui fait généralement toute la différence.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds
4 TD, 3 INT
0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds,
2 TD, 1 INT,
9 courses, 20 yds 1 TD
0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD,
1 INT, 14 courses, 51 yds 1 TD,
1 fumble perdu
00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT
15 courses, 71 yds 1 TD
0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD
3 courses, 24 yards
3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT,
16 courses, 11 yds,
2 fumbles perdus
0
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total00

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Histoire de règlement

Tournoi des VI Nations, BoG vous explique comment ça marche normalement le sport :

  1. Équipe A 4V-1D
  2. Équipe B 4V-1D
  3. Équipe A bat équipe B
  4. Équipe A remporte la coupe.

Votre point-average et vos bonus offensifs et défensifs sont de la connerie de show biz et n’ont rien à voir avec la vérité du terrain.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Nebraska – Wisconsin : comme il fait un peu frisquet dans le Wisconsin ces temps-ci, QB Graham Mertz et une douzaine de joueurs ont été testés positifs, ce qui a entrainé l’annulation du match des Badgers à Nebraska. Également testé positif, Paul Chryst, le Head Coach de UW, devait revoir la ligne de touche le 7 novembre contre Purdue, après dix jours d’isolement, mais le match à West Lafayette a, lui aussi, été annulé.

QB TJ Finley (#7), LSU – Crédit photo : John Reed-USA TODAY Sports

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a pulvérisé Mississippi State (41-0) en limitant l’Air Raid des Bulldogs à 200 yards offensifs.

Auburn a humilié LSU (48-11) pour la plus large victoire des Tigers sur les autres Tigers et la pire défaite de ces autres Tigers depuis 1996 à Florida (13-56). Louisiana State a accordé plus de 40 points à trois reprises cette saison (Mississippi State 34-44 et à Missouri 41-45 étant les deux autres fois), ce qui ne lui était plus arrivé depuis 1993. Devinez quel est le prochain adversaire à venir à Baton Rouge ? Alabama. Heureusement pour LSU, les champions en titre ont deux semaines pour se préparer…

Duke a écrasé Charlotte (53-19) avec moins de 18 minutes de possession de balle. Le drive le plus long des Blue Devils a duré 3 minutes et 10 secondes.

Iowas State a étrillé Kansas (52-22) avec deux nouveaux touchdowns de RB Breece Hall (21 courses, 185 yards, 2 TD / 3 réceptions, 11 yards), ses dixième et onzième de la saison en six matchs.

Mississippi a détruit Vanderbilt (54-21) avec notamment trois touchdowns dans les airs de WR Elijah Moore (14 réceptions, 238 yards, 3 TD).

Oklahoma a giflé Texas Tech (62-28) avec trois touchdowns au sol de RB Rhamondre Stevenson (13 courses, 87 yards, 3 TD / 2 réceptions, 13 yards) et deux interceptions de DB Tre Norwood.

Cuillère de bois

Avec la défaite de Mississippi State à Alabama (0-41), Mike Leach a encaissé un blanchissage pour la toute première fois de sa carrière, tous niveaux de coaching (assistant ou Head Coach) confondus.

Tops

Un flambeau pour… Matt Corral (31/34, 412 yards, 6 TD / 6 courses, 23 yards) pour ses 91.2% de passes complétées, qui égalent le record de la conférence SEC, lors de la victoire de Mississippi à Vanderbilt (54-21). Les six touchdowns du quarterback d’Ole Miss égalent, quant à eux, le record de l’école et ses 19 passes complétées d’affilée établissent un nouveau record pour les Rebels.

Un brasier pour… LB Charles Snowden (10 placages, 4 sacks) et ses quatre sacks lors de la victoire de Virginia contre North Carolina (44-41).

Un feu d’artifice pour… WR DeVonta Smith (11 réceptions, 203 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire d’Alabama contre Mississippi State (41-0) qui ont fait de lui le premier joueur (non-quarterback) de l’histoire de la SEC à avoir au moins deux matchs avec plus de quatre touchdowns (en 2019, il avait engrangé 274 yards en 11 réceptions et marqué 5 TD contre Ole Miss (59-31)).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Will Howard (19/37, 184 yards, 1 TD, 3 INT) est ses trois interceptions dont une retournée pour touchdown lors de la défaite de Kansas State à West Virginia (37-10).

Un seau d’eau pour… QB Rex Culpepper (15/27, 85 yards, 1 TD, 2 INT) et ses deux interceptions, dont une retournée pour touchdown, et son fumble perdu lors de la défaite de Syracuse contre Wake Forest (14-38).

Un naufrage titanesque pour… QB Coran Taylor (17/29, 273 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et deux fumbles perdus, dont un retourné pour touchdown, lors de la défaite d’Illinois contre Purdue (24-31).

WR DeVonta Smith, Alabama – Crédit photo : UA Athletics/Collegiate Images

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

Tout le monde a gagné donc pas de changement dans les prévisions.

Ohio State (1-0) a été impressionnant lors de sa victoire à Penn State (35-23) même si les Nittany Lions étaient privés de leur meilleur attaquant (RB Journey Brown) et de leur meilleur défenseur (LB Micah Parsons). Mais, qui bénéficie de tout son effectif en ces temps troublés ? 60 minutes, pas d’excuse.

Clemson (6-0) s’est fait une frayeur contre Boston College (34-28) mais, même en l’absence de QB Trevor Lawrence, les Tigers sont entre les bonnes mains de QB DJ Uiagalelei et peuvent toujours compter sur les jambes (et les mains) de RB Travis Etienne. Le déplacement à Notre Dame constituera le premier vrai test pour Clemson et, potentiellement, seulement la première de deux manches entre les deux équipes qui pourraient se retrouver en finale de conférence ACC.

Alabama (6-0) a déroulé contre Mississippi State (41-0) sous la direction autoritaire de QB Mac Jones (24/31, 291 yards, 4 TD). Le Crimson Tide n’a toujours pas marqué moins de 38 points cette saison et ne semble pas être affecté par l’absence définitive de WR Jayden Waddle.

Georgia (4-1) a été loin d’être impressionnant à Kentucky (14-3) mais la défense des Dawgs est un rock. Mise à part la petite fessée reçue à Alabama, les Bulldogs n’ont concédé que dix points de moyenne lors de leurs quatre victoires. Les affaires pourraient se corser avec la Cocktail Party du week-end contre Florida qui vient tout juste de corriger Missouri (41-24).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Travis Etienne (RB, Clemson) qui est devenu le coureur le plus prolifique de l’histoire de la conférence ACC. Avec 84 yards à la course contre Boston College (34-28), Travis Etienne (20 courses, 84 yards, 1 TD / 7 réceptions, 140 yards, 1 TD) a désormais accumulé 4644 yards au sol en quatre ans, dépassant l‘ancien record de 4602 yards de Ted Brown (RB, NC State). Pour faire bonne mesure, le Tiger a également étendu sa série de matchs avec au moins un touchdown à 42, soit lors de 84% de ses matchs.

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