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Conférence Big Ten

Preview 2016 : Conférence Big Ten

De retour parmi l’élite du College Football après plusieurs années de disette, la conférence Big Ten sera l’un des centres d’intérêt de cette saison 2016. Derrière des Buckeyes d’Ohio State revanchards qui font figure de favoris, trois programmes peuvent prétendre au titre de conférence : Michigan, Michigan State et Iowa.

Crédit photo : Blade/Andy Morrison

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Prédictions 2016 dans la conférence Big Ten

Champion 2016 : Ohio State.
Champion de division East : Ohio State.
Champion de division West : Iowa.
MVP : QB J.T. Barrett, Ohio State.
Meilleur joueur offensif : RB Saquon Barkley, Penn State.
Meilleur joueur défensif : LB Jabrill Peppers, Michigan.
Freshman de l’année : WR Donnie Corley, Michigan State.

Toute la semaine, The Blue Pennant vous proposera des previews des principaux programmes de la conférence Big Ten. Voici le calendrier des publications :
Iowa Hawkeyes
Wisconsin Badgers.
Penn State Nittany Lions
Ohio State Buckeyes
Michigan Wolverines
Michigan State Spartans

Tour d’horizon dans la conférence Big Ten

Un retour au sommet

Après une période difficile entre 2005 et 2012, la conférence Big Ten a fait son retour parmi l’élite du College Football. Elle a remporté au moins cinq bowls au terme des saisons 2014 et 2015 après avoir réussi cet exploit une seule fois entre 2000 et 2013. Pour la première fois depuis 1999, six programmes de la Big Ten ont conclu une saison dans le Top 25 de l’Associated Press et les six programmes ayant atteint le plateau des 10 victoires en 2015 ont permis d’établir un nouveau record qui datait de 2009. Enfin, Ohio State (2014) et Michigan State (2015) ont participé aux premiers College Football Playoffs. Qu’on se le dise : « the Big Ten is back ».

Des airs de NFL

Si la conférence Pac-12 a la réputation d’être l’antichambre de la NFL concernant les coachs (Pete Carroll, Chip Kelly) ou d’accueillir d’anciens coachs de la ligue professionnelle (Jim Mora), c’est bien la conférence Big Ten qui aura des airs de NFL en 2016.

Depuis deux saisons, plusieurs anciens coachs de franchises professionnelles ont posé leurs valises dans la Big Ten. Tout a débuté en décembre 2014 lorsque Mike Riley (ex-San Diego Chargers) a accepté de succéder à Bo Pelini pour diriger Nebraska. Quelques semaines plus tard, Michigan mettait la main sur le charismatique Jim Harbaugh (ex-San Francisco) qui avait mené les 49ers à trois finales de conférence NFC d’affilée et à une participation au Super Bowl.

L’intersaison 2016 a confirmé la tendance. Deux anciens des Bucs de Tampa Bay ont fait leur arrivée dans la Big Ten. Après deux années sabbatiques, Greg Schiano a accepté de devenir le coordinateur défensif d’Ohio State tandis que Lovie Smith n’aura pas tardé à rebondir après son renvoi de janvier dernier en donnant son accord à Illinois pour prendre le poste de head coach.

Un calendrier à neuf matchs de conférence

Alors que la conférence Big Ten vient tout juste de conclure un nouveau contrat TV avec ESPN et Fox Sports, elle ajoutera à son « produit » un match supplémentaire à partir de septembre prochain. Pour la première fois depuis 1984, chaque programme aura 9 matchs de conférence à son calendrier. Les universités de la division East joueront 5 matchs à domicile contre seulement 4 pour celles de la division West. Ce sera l’inverse en 2017.

Jusque-là réservé aux affrontements hors-conférences (ou aux cupcakes contre la FCS), le mois de septembre sera marqué par quatre matchs intra-conférence (Michigan-Penn State, Rutgers-Iowa, Michigan State-Wisconsin, Northwestern-Nebraska). Totalement inhabituel. Ainsi, la conférence Big Ten s’inscrit dans une évolution qui touche l’ensemble des autres conférences du Power Five.

Après deux années de matchs « crossover » déséquilibrés, la saison 2016 proposera quelques belles affiches. Wisconsin et Michigan se rencontreront pour la première fois depuis 2010. Les Badgers seront également opposés à Michigan State et Ohio State (ouch !). Northwestern rendra visite aux Spartans et aux Buckeyes. Ces derniers seront les hôtes des Cornhuskers de Nebraska au mois de novembre et Iowa jouera contre Penn State et Michigan deux semaines consécutives. Du grand spectacle en perspective !

« Cornerbacks conference »

A partir de septembre prochain, la conférence Big Ten ne comptera qu’un seul quarterback ayant réussi plus de 3000 yards à la passe l’an passé (QB Tommy Armstrong Jr, Nebraska), un seul running back avec plus de 1100 yards au sol accumulés en 2015 (RB Justin Jackson, Northwestern) et aucun receveur ayant capté plus de 70 réceptions la saison dernière. Mais où seront les playmakers ? Au poste de cornerback.

Le dernier vainqueur du Jim Thorpe Award, CB Desmond Iowa (Iowa) était en tête de la conférence Big Ten en 2015 avec un total de 8 interceptions qui lui a valu une sélection unanime dans l’équipe All-American.

La révélation de la saison passée dans la défense de Michigan, CB Jourdan Lewis (20 passes défendues, 2 interceptions en 2015), sera également fidèle au poste au sein de la défense des Wolverines. Northwestern a perdu CB Nick VanHoose mais son compère de l’an passé, CB Matthew Harris, est de retour tout comme l’opportuniste CB William Likely III à Maryland et le flamboyant CB Rashard Fant à Indiana (22 passes défendues en 2015). 2016 sera l’année des cornerbacks dans la Big Ten.

Une conférence qui sait conserver ses talents

Trente-et-un joueurs sélectionnés dans les équipes All-Big Ten en 2015 dont onze dans la 1ère équipe All-Conference feront leur retour en 2016. Michigan mène le bal avec 3 joueurs honorés l’an dernier de retour la saison prochaine (TE Jake Butt, WR Jehu Chesson, CB Jourdan Lewis). Indiana peut même compter sur la fidélité de deux joueurs plusieurs fois primés (OG Dan Freeney et K Griffin Oakes). Six des joueurs récompensés par des trophées la saison passée ont choisi de faire un comeback en 2016 : LB Jabrill Peppers (Michigan, meilleur freshman), CB Desmond King (Iowa, meilleur cornerback), TE Jake Butt (Michigan, meilleur tight-end), K Griffin Oakes (Indiana, meilleur kicker), P Sam Foltz (Nebraska, meilleur punter) et PR William Likely (Maryland, meilleur returner)

Nos prédictions

Division East

1. Ohio State Buckeyes (12-1, 7-1 Big Ten en 2015)
Bien que le retour de six titulaires seulement représente le plus faible total d’un programme du Power Five, les Buckeyes n’ont pas changé leurs objectifs : le titre de conférence et une place en College Football Playoff. L’an passé, l’attaque a débuté la saison avec difficulté mais le retour de QB J.T. Barrett au poste de titulaire a permis aux Buckeyes de réussir plus de 40 points lors de leurs deux dernières sorties. Une saison complète de l’ancien MVP offensif de la conférence Big Ten devrait permettre aux jeunes running backs et receveurs de monter en puissance sans pression. La défense s’est fait pillée par la NFL au cours du printemps mais plusieurs défenseurs de talent ont su attendre leur tour. La faculté de coach Urban Meyer de passer d’une génération à l’autre sans baisse de régime sur le terrain sera testée notamment lors des deux déplacements à Michigan State et Oklahoma. Toutefois, la présence du leader QB J.T. Barrett et le fait de recevoir Michigan à Columbus (Ohio) pourrait faire la différence en faveur des Buckeyes.

2. Michigan Wolverines (10-3, 6-2 Big Ten)
En 18 mois seulement, coach Jim Harbaugh a transformé les Wolverines en de sérieux candidats pour le titre de champion de conférence Big Ten et pour une éventuelle place en College Football Playoff. La perte du coordinateur défensif D.J. Durkin (parti à Maryland, voir plus bas) sera compensée par l’arrivée de Don Brown (ex-Boston College), qui bénéficiera du retour de 6 titulaires au sein d’une défense dominante en 2015. La ligne défensive et le secondary ont le potentiel pour faire partie des meilleurs au niveau national. Dès la première saison de coach Jim Harbaugh, l’attaque des Wolverines s’est améliorée et le prochain quarterback (QB Wilton Speight ou QB John O’Korn transféré de Houston en 2015) aura le soutien de plusieurs playmakers offensifs (RB De’Veon Smith, WR Jehu Chesson, TE Jake Butt). A part ce poste de quarterback, tout semble en place pour que Michigan égale son total de victoires de l’an passé (10). Le match du 26 novembre prochain à Columbus (Ohio) contre Ohio State pourrait décider le champion de division Big Ten East.

3. Michigan State Spartans (12-2, 7-1 Big Ten)
Après avoir remporté au moins 11 victoires par saison depuis 2010, coach Mark Dantonio a des attentes élevées pour ses Spartans mais sa capacité à recharger les batteries sera mise à l’épreuve en 2016. Michigan State a perdu 6 titulaires sélectionnés dans les équipes All-Big Ten dont QB Connor Cook, leur leader offensif. Trouver un successeur à ce dernier sera la priorité du coach des Spartans… mais la marche s’annonce haute pour le prochain QB avec la perte de trois titulaires sur la ligne offensive dont LT Jack Conklin. Le favori, QB Tyler O’Connor devrait s’appuyer sur un solide groupe de running backs mené par le prometteur RB L.J. Scott. Défensivement, l’expiration de l’éligibilité de DE Shilique Calhoun laisse un grand vide au sein d’une défense qui devrait rester dominante grâce au retour des deux stars montantes, DL Malik McDowell et MLB Riley Bullough. Toutefois, les Spartans ont probablement perdu trop de talent durant l’intersaison pour rester dans la course au titre de division Big Ten East, et ce, même si les Buckeyes d’Ohio State et les Wolverines de Michigan feront le déplacement à East Lansing cet automne.

4. Penn State Nittany Lions (7-6, 4-4 Big Ten)
La pression monte sur coach James Franklin. Pour sa 3ème saison à la tête des Nittany Lions, il devra réduire l’écart qui ne cesse de se creuser avec les rivaux de Penn State que sont Michigan, Michigan State et Ohio State. Pour se faire, il a remplacé ses deux coordinateurs offensif et défensif et il pourra compter sur trois classes successives de recrutement dans le Top 25. Les performances de la ligne offensive – encore ! – et du nouveau quarterback seront déterminantes. Bonne nouvelle pour les Nittany Lions : le successeur de QB Christian Hackenberg, QB Trace McSorley, sera soutenu par le meilleur running back de la conférence Big Ten, RB Saquon Barkley. C’est surement en défense que le défi sera le plus important : les leaders DT Austin Johnson et DE Carl Nassib sont partis pour la NFL. Grâce à 7 matchs à domicile et un calendrier de conférence Big Ten favorable, les Nittany Lions peuvent espérer faire mieux que les 7 victoires remportés chaque année depuis trois ans.

5. Indiana Hoosiers (6-7, 2-6 Big Ten)
Les Hoosiers poursuivent leur processus d’amélioration commencé en 2011 lors de l’arrivée de coach Kevin Wilson. Pour la première fois depuis 2007, ils se sont qualifiés pour un bowl au terme de la dernière saison. Maintenir cette courbe de progression ne sera pas chose facile dans une division Big Ten East redoutable. Toutefois, le programme du campus de Bloomington (Indiana) semble enfin bénéficier d’un peu de stabilité. Malgré les départs de QB Nate Sudfeld et RB Jordan Howard, les Hoosiers restent optimistes : la ligne offensive est phénoménale et le groupe de receveurs n’a pas été aussi talentueux depuis des lustres. La prise de fonction du coordinateur défensif Tom Allen (ex-South Florida) a également apporté un élan d’enthousiasme. Le nouveau calendrier à 9 matchs de conférence laisse peu de marge d’erreur aux Hoosiers mais s’ils parviennent à développer rapidement un quarterback titulaire (QB Richard Lagow ?), le plateau des 6 victoires n’est pas à écarter.

6. Maryland Terrapins (3-9, 1-7 Big Ten)
L’an passé, Maryland avait probablement plus de talent que son bilan de 3-9 pourrait le laisser penser. L’arrivée de coach D.J. Durkin (ex-coordinateur défensif de Michigan) pourrait – enfin – permettre aux Terrapins de trouver leurs marques dans une conférence Big Ten qu’ils ont rejoint en 2013. Tout passera par le poste de quarterback. Avec 29 interceptions commises par un total de 4 quarterbacks, les Terps ont été épouvantables dans ce secteur en 2015. Spécialiste de la défense, coach D.J. Durkin devrait aider à améliorer un secteur défensif qui a accordé 34.4 points par match la saison dernière même si le chemin sera semé d’embuches suite aux départs de nombreux titulaires notamment dans le secondary. Comme pour les Hoosiers (voir plus haut), le nouveau calendrier à 9 matchs de conférence laissera peu de répit à Maryland. qui pourrait obtenir son éligibilité pour un bowl en faisant un sans-fautes lors des matchs à sa portée (Howard, à FIU, à Central Florida, Purdue, Minnesota et Rutgers).

7. Rutgers Scarlet Knights (4-8, 1-7 Big Ten)
Depuis son arrivée dans la conférence Big Ten, Rutgers brille plus par ses déboires hors-terrain que par ses performances sur l’aire de jeu mais l’embauche de Chris Ash (ex-coordinateur défensif d’Ohio State) pourrait remettre les Scarlet Knights dans le droit chemin. Ce dernier pourra compter sur un groupe de joueurs expérimentés (15 titulaires de retour) mais limités au niveau du talent. Ils devront rapidement trouver leurs repères dans un contexte de transition offensive vers un système au tempo élevé. Pour redorer le blason d’un programme en nette régression depuis 4 ans, coach Ash aura besoin de temps. L’année I de son règne pourrait être pénible du côté du New Jersey.

Division West

1. Iowa Hawkeyes (12-2, 8-0 Big Ten en 2015)
Après n’avoir pas fait mieux qu’une fiche de 8-5 depuis 5 ans, la pression montait sur coach Kirk Ferentz. Sa réponse a été implacable en 2015 : les Hawkeyes ont remporté la division Big Ten West au terme d’une saison régulière invaincue (12-0) et ils n’étaient qu’à un drive défensif de s’adjuger un titre de conférence Big Ten inespéré. Équipe opportuniste et agressive, Iowa a conservé ses principales armes (QB C.J. Beathard, WR Matt Vandenberg, CB Desmond King) ce qui devrait lui permettre de rester au top. Pour une 2ème année d’affilée, un calendrier favorable (pas de matchs crossover contre Ohio State, ni Michigan State) fait des Hawkeyes le favori #1 pour le titre de division Big Ten West.

2. Nebraska Cornhuskers (6-7, 3-5 Big Ten)
Plusieurs défaites crève-coeur subies l’an passé ont provoqué le premier bilan négatif des Cornhuskers depuis 2007. La malchance ne devrait pas poursuivre la Corn Nation une 2ème année d’affilée. La présence de QB Tommy Armstrong Jr et d’un groupe de receveurs prometteurs leur permet même d’être les vrais outsiders dans la division Big Ten West. Toutefois, il faudra une nette amélioration de la ligne défensive et du secondary pour que les Cornhuskers rivalisent avec les Hawkeyes en 2016. Neuf victoires et une seconde place dans leur division seraient un excellent résultat pour la 2ème saison de coach Mike Riley sur le campus de Lincoln (Nebraska).

3. Wisconsin Badgers (10-3, 6-2 Big Ten)
Il n’aura pas manqué grand chose aux Badgers en 2015 pour remporter le titre de division Big Ten West. La défaite 10-6 face à Iowa est restée en travers de la gorge de certains membres de l’équipe dirigée par coach Paul Chryst. Mais la route sera longue et pentue pour Wisconsin en 2016. En cause : un calendrier dantesque (match d’ouverture contre LSU et trois matchs crossover face à Michigan State, Michigan et… Ohio State !). De plus, les Badgers s’attaqueront à cette montagne avec un nouveau quarterback titulaire (QB Bart Houston ?), sans leur receveur #1 de l’an dernier, WR Alex Erickson, et après avoir perdu leur coordinateur défensif, Dave Aranda, parti à… LSU. Wisconsin n’a pas remporté moins que 8 victoires depuis 5 ans. Sans un retour triomphal de leur coureur vedette, RB Corey Clement, les Badgers pourraient connaitre une saison très délicate.

4. Northwestern Wildcats (10-3, 6-2 Big Ten)
Des performances exceptionnelles de leur défense ont permis aux Wildcats d’atteindre le plateau des 10 victoires en 2015 après deux campagnes décevantes en 2013 et 2014 (5-7). Plusieurs départs dont celui de DE Dean Lowry et CB Nick Vanhoose seront difficilement remplaçables ce qui pourrait irrémédiablement provoquer une baisse de niveau défensif en 2016. Ainsi, Northwestern ne pourra pas répliquer les résultats de l’an passé sans une nette amélioration en attaque. Si RB Justin Jackson est l’un des meilleurs running backs de la conférence, il devra être épaulé par le jeune sophomore QB Clayton Thorson et par l’éclosion d’au moins un receveur.

5. Purdue Boilermakers (2-10, 1-7 Big Ten)
Pour sa 4ème saison à la tête des Boilermakers, coach Darrell Hazell joue la sienne à l’aube de cette campagne 2016. Purdue affiche un bilan désastreux de 6-30 (2-22 Big Ten) depuis son arrivée en 2013 et une nouvelle désillusion lui serait fatale. Pour relancer le programme de West Lafayette (Indiana), il a fait le ménage dans son staff de coachs en nommant deux nouveaux coordinateurs offensif et défensif. Les Boilermakers du français WR Anthony Mahoungou possèdent l’un des effectifs les plus expérimentés (16 titulaires de retour) et un quarterback prometteur (QB David Blough). Cela pourrait s’avérer décisif dans les éventuels matchs serrés. Défensivement, Purdue devra mieux faire que les 36.5 points accordés par match en 2015. Une participation à un bowl est envisageable. Tout pourrait se jouer à Indiana, le 26 novembre prochain.

6. Illinois Fighting Illini (5-7, 2-6 Big Ten)
L’embauche de coach Lovie Smith (ex-Tampa Bay Bucs, NFL) a redonné de l’énergie à un programme en stagnation depuis 2011. L’ancien head coach des Bears de Chicago a quitté le College Football en 1995 mais il a su s’entourer de vétérans pour réussir son retour. Si la présence d’un coach aussi renommé devrait attirer de nombreux recrues dans un avenir proche, son arrivée en mars dernier et le manque de talent général laissent peu d’espoir aux fans des Fighting Illini pour la saison 2016. Pourtant, les retours de QB Wes Lunt et de RB Ke’Shawn Vaughn devraient permettre à Illinois de rester compétitif offensivement. Il leur faudra bien ça car la défense est en totale reconstruction notamment au niveau du back seven. Égaler les 5 victoires remportées l’an passé serait déjà un bon début pour coach Lovie Smith.

7. Minnesota Golden Gophers (6-7, 2-6 Big Ten)
Le départ soudain de coach Jerry Kill ferme la page d’un chapitre de la longue histoire des Golden Gophers. La transition devrait se faire en douceur puisque son assistant de longue date, Tracy Claeys, a pris sa succession. Ce dernier a constitué autour de lui un staff d’assistant-coachs à son image. Améliorer l’attaque sera primordial. Le duo QB Mitch Leidner / RB Shannon Brooks est prometteur mais le jeu aérien des Gophers devra impérativement s’améliorer, et ce, malgré une ligne offensive en recherche d’identité. Malgré la perte de S Damarius Travis, la défense devrait rester solide. Toutefois, on ne ressent pas d’élan positif au sein d’un programme qui n’a pas atteint le plateau des 10 victoires depuis 2003. Comme l’an passé, il faudra peut-être un petit coup du Destin pour que Minnesota soit éligible pour un bowl de fin de saison.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Michigan Wolverines

Les Wolverines débutent leur Révolution offensive

En abandonnant le style pro-style de Jim Harbaugh pour les schémas offensifs plus modernes de Josh Gattis, Michigan a-t-il trouvé la dernière pièce du puzzle en route vers les playoffs

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Crédit photo : DJPhotoVideo

Construire une attaque se fait généralement graduellement. On travaille un concept central et on y ajoute des éléments progressivement tout au long de la saison une fois que les joueurs maitrisent les différents schémas.

Le fameux « Process ». Répéter pour mieux assimiler et voir dans chacune des erreurs des opportunités d’apprendre. C’est aussi un jeu stratégique. Essayer de nouveaux systèmes en condition de match sans en dévoiler trop à ses futurs adversaires.

Et puis il y a des moments comme samedi dernier au Michigan Stadium. Lorsqu’en raison d’une incertitude sur ce que tout cela est encore, ou d’un désir exagéré de prouver trop vite, vous vous jetez tête la première avant de faire le tri en ce qui doit être conservé et ce qui doit être laissé de côté.

L’expérience offensive Jim Harbaugh-Josh Gattis a officiellement été dévoilée à Ann Arbor face à Middle Tennessee. Cela ressemblait un peu un voyage initiatique pour un programme en recherche de son identité après plusieurs années d’une pro-style offense « à l’ancienne » qui avait fini par s’essouffler sans jamais avoir trouvé son rythme.

Crédit photo : DJPhotoVideo

Face aux Blue Raiders, Michigan a exécuté 78 jeux offensifs. Certains des concepts ont d’abord intrigué avant de finir par être efficaces. Certains semblaient encore à polir bien que prometteurs. Et certains étaient clairement des expériences à ne pas renouveler.

Les Wolverines ont accumulé 453 yards en attaque (223 au sol, 220 dans les airs). QB Shea Patterson a lancé trois passes de TD en première mi-temps. WR Tarik Black semblait comme un poisson dans l’eau sur les jeux run-pass option (RPO). Il a notamment réussi un TD de 36 yards. WR Nico Collins a également contribué (TD sur réception de 28 yards) et les deux tight-ends, TE Sean McKeon et TE Nick Eubanks, ont continuellement pesé sur le match grâce à leur polyvalence.

Michigan a surtout créé de la confusion chez les Blue Raiders en alternant des 12 personnel (un RB, deux TD, deux WRs), des 11 personnel (un RB, un TE, 3 WR) avec un des receveurs occupés par un tight-end comme sur ce TD de WR Tarik Black sur lequel TE Nick Eubanks a perturbé le backfield défensif adverse avec un tracé « drag route ».

On a même eu droit à un schéma inspiré de la triple-option sur la première course en carrière de RB Zach Charbonnet.

Les Wolverines sont devenus imprévisibles. Une Révolution à Ann Arbor.

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Ohio State Buckeyes

Urban Meyer quitte Ohio State et prend sa retraite

Après sept saisons sur le campus de Columbus, Urban Meyer quittera son poste de head coach des Buckeyes d’Ohio State après le Rose Bowl et donnera le relais à Ryan Day, son coordinateur offensif.

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Crédit photo : AP/Jay LaPrete

Deux jours après la victoire des Buckeyes face aux Wildcats de Northwestern en finale de conférence Big Ten, Urban Meyer a annoncé qu’il quittera son poste de head coach d’Ohio State après le Rose Bowl du 1er janvier prochain.

Il a ajouté qu’il est très probable qu’il ne dirigera plus jamais un programme de football.

« Cette décision est le résultat de plusieurs événements. Ma santé est la principale raison. Le fait que nous ayons un coach talentueux dans notre staff, le fait que notre programme est en excellent état de santé et que nous continuons de recruter avec excellence : tout cela a joué un rôle significatif » – Urban Meyer, coach des Buckeyes d’Ohio State.

Ses maux de tête causés par un kyste arachnoïde au cerveau, qui ont commencé l’an passé lors du match contre Penn State, n’ont fait que s’intensifier tout au long de la saison.

En dehors du terrain, Urban Meyer a été suspendu pour trois matchs en septembre dernier pour sa mauvaise gestion de l’affaire Zach Smith, son ancien assistant responsable des receveurs accusé de violence conjugale. Le coordinateur offensif, Ryan Day, a alors pris le relais avec brio devenant un candidat parfait pour succéder à Urban Meyer.

A 54 ans, le coach des Buckeyes prend donc sa retraite au top de sa profession après avoir remporté trois titres de champion national passant les 7 dernières années à la tête du programme d’Ohio State avec un formidable bilan de 82-9.

Ces derniers mois, la douleur à la tête est devenue insupportable et Urban Meyer pense ne plus être capable de coacher comme il l’a fait à Bowling Green, Utah, Florida et finalement avec les Buckeyes.

« Mon style de coaching est très intense, très demandant. J’ai essayé de déléguer au maximum. Mais j’ai le sentiment de ne plus faire les choses comme je devrais pour les joueurs et Gene Smith (le directeur athlétique) » – Urban Meyer, coach des Buckeyes d’Ohio State.

L’annonce de la retraite d’Urban Meyer arrive en pleine préparation des Buckeyes en vue de leur match contre Washington lors du Rose Bowl, mais aussi à moins de trois semaines de la période de signature anticipée des recrues, le 19 décembre prochain.

La saison 2018 n’aura pas été de tout repos pour Urban Meyer et son staff. La perte de DE Nick Bosa a été lourde de conséquences pour une défense qui a alors souffert lors des matchs intra-conférence.

Les Buckeyes ont battu Penn State et Maryland par un point d’écart et ont eu d’énormes difficultés à se défaire d’une faible équipe de Nebraska. Ohio State a également été battu lourdement 49 à 20 par Purdue, le 20 octobre dernier, écartant objectivement les Buckeyes de la course aux playoffs. Les rumeurs du prochain départ d’Urban Meyer ont commencé à faire surface. Ohio State a remporté ses 5 matchs suivants et mis la main sur un 2ème titre de champion de conférence Big Ten consécutif. Les Buckeyes ont battu au passage Michigan pour la 7ème année d’affilée.

Crédit photo : Jamie Squire/Getty Images

L’incroyable succès d’Urban Meyer depuis qu’il a commencé sa carrière de coach, il y a 33 ans, l’a propulsé en haut de l’affiche faisant de lui l’alter-ego de Nick Saban parmi les meilleurs coachs du pays. Toutefois, sa carrière aura été marquée par de nombreuses critiques notamment lors de son passage à Florida au cours duquel des dizaines de ses joueurs ont fait face à des problèmes judiciaires diverses.

Il y a 9 ans, en raison – déjà – de problèmes de santé (douleurs à la poitrine), Urban Meyer avait surpris tout le monde en annonçant son départ de Florida après cinq saisons exceptionnelles marquées par deux titres de champion national et l’émergence d’un joueur hors du commun : Tim Tebow. Finalement, il fera son retour avec les Gators pour une saison supplémentaire avant de quitter Gainesville en décembre 2010 pour passer plus de temps avec sa famille.

Il avait alors 46 ans. Il n’a pas été loin des terrains bien longtemps. Avant le début de la saison 2012, il s’est engagé avec des Buckeyes d’Ohio State en reconstruction suite au départ forcé de Jm Tressel suite au scandale des tatouages sur le campus de Columbus. Il a été champion national une 3ème fois, cette fois-ci avec Ohio State, remportant la 1ère édition du College Football Playoff en janvier 2015.

Originaire de Toledo dans l’Ohio, Urban Meyer semblait avoir accepté un « job de rêve ». En avril dernier, son contrat avec les Buckeyes avait été prolongé jusqu’en 2022 avec un salaire annuel de 7.6 millions de $. En quittant Ohio State, Urban Meyer renonce donc à 38 millions de $.

Les Buckeyes tournent donc la page Urban Meyer en donnant les clés du programme de football à Ryan Day, le coordinateur offensif de l’équipe.

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Michigan Wolverines

DL Rashan Gary se présente à la draft NFL 2019

Le joueur de ligne défensive junior des Wolverines de Michigan, Rashan Gary, renonce à sa dernière année d’éligibilité NCAA pour se présenter à la prochaine draft NFL.

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Par

Crédit photo : Twitter/Michigan

Le joueur de ligne défensive junior des Wolverines de Michigan, Rashan Gary, renonce à sa dernière année d’éligibilité NCAA pour se présenter à la prochaine draft NFL.

Il est actuellement considéré comme l’un des meilleurs prospects à son poste et son potentiel laisse croire qu’il sera sélectionné par une franchise NFL au 1er tour en avril 2019.

Rashan Gary a fait cette annonce via son compte Twitter :

Ancien prospect #1 du recrutement 2016, le premier complet de coach Jim Harbaugh, Rashan Gary avait suivi son ancien head coach au lycée de Paramus Catholic (New jersey), Chris Partridge (désormais coach des safeties à Michigan).

Après une saison 2016 timide, il a explosé en 2017 en réussissant 58 plaquages, 11.5 pour perte et 5.5 sacks. Cette saison, il a été ralenti par des blessures (épaule) lui faisant manquer plusieurs matchs.

Il quitte les Wolverines après avoir accumulé 136 plaquages et 10 sacks.

En NFL, Rashan Gary évoluera surement au poste de defensive tackle dans une défense 4-3 ou comme defensive end (5-technique) au sein d’une défense 3-4.

DL Rashan Gary n’a pas encore annoncé s’il participera au bowl game de Michigan.

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Ohio State Buckeyes

DE Nick Bosa quitte Ohio State pour se concentrer sur la draft NFL

Écarté des terrains depuis le mois de septembre, le junior DE Nick Bosa a décidé de quitter l’université Ohio State pour se concentrer sur sa convalescence et sa rééducation en vue de la prochaine draft NFL.

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Au cours du match entre les Buckeyes et les Horned Frogs de Texas Christian, le 15 septembre, DE Nick Bosa a subi une blessure de l’abdomen qui l’a forcé à rester éloigné de l’équipe de football depuis un mois. Le premier diagnostic avait prévu une absence d’environ deux mois ce qui aurait pu lui permettre de rejouer avec les Buckeyes avant la fin de la saison régulière. Urban Meyer avait d’ailleurs déclaré lundi 15 septembre que les médecins étaient confiants de revoir le pass rusher sur le terrain très bientôt.

Cependant, l’université Ohio State a annoncé, mardi 16 octobre, que DE Nick Bosa avait pris la décision de quitter le campus de Columbus (Ohio).

« J’espérais vraiment que Nick pourrait revenir jouer avec nous. Je sais que, pour lui et sa famille, c’était une décision difficile et chargée d’émotion. Je lui souhaite de revenir à 100% afin d’être prêt pour le prochain chapitre de sa carrière. Je veux le remercier pour tous les efforts qu’il a faits pour le programme. » – Urban Meyer, coach des Buckeyes d’Ohio State.

En trois matchs cette saison, DE Nick Bosa a été l’une des pièces-maîtresses de la défense des Buckeyes réussissant 4 sacks, 6 plaquages pour perte et un total de 14 plaquages. Il a également inscrit un TD sur retour de fumble et provoqué un fumble qui a été converti en TD

Avant cette blessure, il était considéré comme un futur choix du Top 5 de la prochaine draft NFL. Certains observateurs l’annoncent déjà comme le prochain #1 de la draft NFL.

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