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Baylor Bears

Baylor a-t-elle fait pression sur les victimes d’agressions sexuelles ?

Crédit photo : ROD AYDELOTTE

C’est une information plus que troublante que Jim Vertuno de l’Associated Press a dévoilé pendant le week-end : l’université Baylor aurait encouragé certaines victimes d’agressions sexuels et de viols de ne pas porter plainte contre des étudiants-athètes du programme de football… en vertu du code de conduite en vigueur sur le campus de Waco (Texas) !

Selon les avocats de plusieurs victimes qui ont depuis saisi la Justice, des représentants de l’université chrétienne Baptiste les auraient même menacées d’informer leurs parents qu’elles consommaient de l’alcool et des drogues sur le campus si elles révélaient publiquement les agressions commises. Le code de conduite actuel, qualifié de « rigide » et « créant des barrières aux révélations d’agressions sexuelles » par le rapport Pepper Hamilton, prohibe les consommations d’alcool et de drogue qui peuvent même être considérées comme une raison suffisante de renvoi de l’université bien qu’une amnistie pour « écarts mineurs » a été instaurée l’année dernière.

Ainsi, après avoir appelé la Police, une victime d’agressions sexuelles auraient écopé de 25 heures de travail communautaire par le département de l’université Baylor qui enquête sur les violations au code de conduite pour avoir consommé de l’alcool… Dès lors, on comprend l’ignoble dilemme auquel aurait fait face certaines victimes : dénoncer en risquant le renvoi ou se taire. Horrible.

Comme le rappelle l’Associated Press. Baylor est la plus grande université Baptiste des Etats-Unis. Elle est également considérée comme l’une des plus conservatrices de l’un des Etats les plus conservateurs (Texas) du pays. Par exemple, danser sur le campus était interdit jusqu’en… 1996. La fornication, l’adultère et les actes homosexuels étaient condamnés jusqu’en… mai 2015 et le code de conduite actuel indique que « seuls les actes sexuels exprimés dans le cadre du mariage sont tolérés ».

Pourtant, l’université Baylor semble avoir été plus clémente envers ceux qui entravent le code de conduite relatif aux actes sexuels forcés comme le rappelle une ancienne étudiante, Stephanie Mundhenk. Cette victime d’un viol commis en 2015 a démontré que l’université Baylor considérait les agressions sexuels comme un « problèmes communs » alors qu’elle était plus intransigeantes envers les femmes et leur style de vie, particulièrement leurs vies sexuelles.

Ce scandale d’agressions sexuels, révélé au mois de juin dernier, a provoqué le renvoi du coach des Bears, Art Briles, puis celui du Directeur athlétique et du président de l’université.

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