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Veulent-ils tuer l’attaque « No-huddle » ?

Un communiqué de presse de la NCAA, publié mercredi 12 février, détaillant deux propositions du Football Rules Committee intituées « Football Rules Committee Slightly Adjusts Targeting Rule, Defensive Substitution » a semé l’émoi dans le monde du College Football.

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Un communiqué de presse de la NCAA, publié mercredi 12 février, détaillant deux propositions du Football Rules Committee intituées « Football Rules Committee Slightly Adjusts Targeting Rule, Defensive Substitution » a semé l’émoi dans le monde du College Football.

Outre une nouvelle règlementation qui remettra en cause la pénalité automatique de 15 yards pour « Targeting », le comité de pilotage a proposé l’adoption de la « 10-second rule » qui assurerait à la défense de pouvoir effectuer tout changement de joueurs pendant cette période sans que l’attaque ne puisse effectuer le « snap » au risque d’être pénalisée pour « delay of game ». Euh, pardon ?

S’il était adopté, ce règlement serait indiscutablement une attaque frontale contre la « No-huddle offense » !

Invoquant des raisons de sécurité, coach Nick Saban, qui milite pour ce changement de règlement depuis 2012, et coach Bret Bielema ont apporté leur soutien à cette proposition. Ce qui n’est pas le cas de nombreux autres coachs qui se sont même montrés incrédules à l’annonce de cette suggestion.

« C’est fou » a notamment déclaré coach Kliff Kingsbury (Texas Tech). « Le College Football connait actuellement un succès incroyable. Pourquoi vouloir tout remettre en cause ? Cela va ralentir le jeu. Ce ne sera définitivement plus aussi divertissant pour les fans ».

Coach Mike Gundy (Oklahoma State) et coach Mike Leach (Washington State) ont également eu des mots très durs à propos de cette proposition.

 

Tommy Tuberville (Cincinnati), membre de l’American Football Coaches Association, a exprimé sa surprise alors que le sujet n’a même pas été abordé lors de la dernière convention en janvier dernier.

Depuis 2012, coach Nick Saban répète que la « No-huddle offense » met la santé des défenseurs en danger. Ces derniers seraient soumis à une telle pression physique que cela favoriserait les blessures. Etait-ce une coincidence que le coach du Crimson Tide était présent à Indianapolis, cette semaine, pendant les travaux du Football Rules Committee ?

Pour rappel, Alabama n’a perdu que deux matchs de saison régulière depuis 2 ans, contre Texas A&M et Auburn, deux programmes pratiquant… la « No-huddle offense ».

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis près de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP/Radiossa - Made in US. Expert NFL et NHL. Grand amateur de la NBA et du College Basketball. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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9 commentaires

9 Comments

  1. Luzoan

    15 février 2014 at 09h15

    Moi je suis pour le no huddle, vitesse, spectacle, moins de pubs à la tv,enfin que du positif!!
    Même à mon petit niveau d3 française cela aurait dû bon!!
    Avec le style de jeu made in Saban normal de pas apprécié le no huddle!

  2. Luzoan

    15 février 2014 at 09h16

    Et c est pas parce que je suis fan d Oregon 😉

  3. pep

    15 février 2014 at 19h44

    Une vraie connerie de vouloir supprimer cet aspect du jeu.

  4. Groisne

    20 février 2014 at 07h35

    Coach Bret Bielema n’a pas voulu se mouiller pour l’instant. Mais Coach Saban est allé voir directement le comité des règles lors de la convention de l’AFCA en début d’année.
    Ce point n’a donc pas était abordé lors de la convention donc pas de vote… Aucun changement à prévoir pour 2014-2015.
    Comme le disent certains, quand on n’arrive pas a stopper quelque chose, on essaye de le rendre illégal par des règles… C’est curieux car en 1900 le huddle offensif était illégal ? ? ?

    Et ce n’est pas uniquement le football FBS qui va changer si une telle règle passe, il y a aussi beaucoup de high school qui jouent de cette façon.

  5. Verchain

    24 février 2014 at 20h26

    Ce n’est pas le no huddle qu’ils veulent tuer, c’est le football. Saban est un criminel. Sa fille aussi. Il sera tondu à la libération.

  6. Luzoan

    7 mars 2014 at 12h13

    question hors sujet,
    Nike avec sa puissance financière, veut il avec Oregon Ducks devenir le meilleur programme a terme?
    aurons t ils un jour un grand stade?

    • yacine

      7 mars 2014 at 15h24

      Faut quand meme bien faire la separation entre Nike et son CEO Phil Knight, parce que c’est Phil Knight qui investit de sa propre fortune dans les Ducks (logique c’est un alumni).

      Il y a toujours de l’ambition a avoir, et encore plus depuis quelques annees ou les Ducks sont dans le peloton de tete au niveau du college football, donc oui etre la meilleure equipe je pense que c’est normal de vouloir l’etre (et encore plus quand tu connais la mentalite de competiteur americaine).

      Concernant le stade, sa capacite de base est de 54.000 places. Sauf que TOUS les matchs a domicile sont joues devant plus de 59.000. Niveau grand stade c’est plutot pas mal.

      Ce qui permet de rajouter sur cet article que le commitee n’avait meme pas repris cettre proposition, stupide, pour le reunion. Vraiment du bruit pour rien.

  7. Luzoan

    12 mars 2014 at 13h25

    cela veut dire que Saban n est pas content, tant mieux avec le recrutement qu il a fait, il n appas besoin d avantage en plus, sinon yacine, pourquoi Oregon n a pas fait un bon recrutement cette année?

    • yacine

      17 mars 2014 at 14h35

      T’avais deja pose la question sur l article concernant le signing day, et je t avais repondu 😉

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Les paris sportifs bientôt autorisés partout aux États-Unis ?

La Cour Suprême américaine vient d’annuler une Loi fédérale qui interdisait aux États américains d’autoriser les paris sportifs.

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Crédit photo : David Becker / For the Washington Post

La Cour Suprême vient d’annuler une loi fédérale qui interdisait les paris sur le football, le basketball, le baseball et d’autres sports dans la plupart des Etats américains, donnant à ces derniers le feu vert pour légaliser les paris sportifs.

À 7 voix contre 2, la Cour Suprême a voté en faveur de l’annulation de la Loi fédérale sur la protection des sports professionnels et amateurs (PASPA). Cette loi de 1992 interdisait les jeux de hasard et les paris sportifs que certains États autorisaient à l’époque, à quelques exceptions près. Le Nevada était le seul État où une personne pouvait parier sur les résultats d’un match.

Une firme de recherche avait estimé avant cette décision que si la Cour suprême venait à invalider la loi, 32 États proposeraient probablement des paris sportifs dans les cinq ans.

“La légalisation des paris sportifs nécessite un choix politique important, mais le choix ne nous appartient pas. Le Congrès peut réglementer directement les paris sportifs, mais s’il choisit de ne pas le faire, chaque État est libre d’agir seul. Notre travail consiste à interpréter la loi adoptée par le Congrès et à décider si elle est conforme à la Constitution. PASPA ne l’est plus.” Samuel Alito, membre de la Cour Suprême.

Menace sur l’intégrité des différents sports ?

La décision de la Cour Suprême intervient suite à un combat juridique mené par l’État du New Jersey, qui a lutté pendant des années pour légaliser les paris sportifs dans ses casinos et les hippodromes de l’État.

Plus d’une douzaine d’États soutenaient l’État du New Jersey, qui affirmait que le Congrès avait outrepassé son autorité en adoptant la loi de 1992 sur la protection des sportifs professionnels et amateurs, leur interdisant de facto d’autoriser les paris sportifs. Le New Jersey plaidait depuis des années que la Constitution américaine permet au Congrès d’adopter des lois interdisant les paris sportifs, mais qu’il ne peut exiger des États qu’ils maintiennent des interdictions. Or, aucune Loi n’a été voté par le Congrès ce qui ouvre la voie à plusieurs États de décider maintenant d’autoriser ces paris sportifs.

Les quatre grandes ligues de sport professionnel américaines, la NCAA et le gouvernement fédéral ont demandé à la Cour de faire respecter la loi fédérale (PASPA). La NBA, la NFL, la NHL et la MLB soutenaient que l’autorisation des paris sportifs au New Jersey nuirait à l’intégrité de leurs sports. Pourtant, plusieurs dirigeants de ces quatre grandes ligues (à l’exception de la NFL) ont récemment montré un certain intérêt pour les paris sportifs encadrés.

150 millions de paris illégaux chaque année

Pour donner un ordre d’idée, l’American Gaming Association (AGA) estime que les Américains parient illégalement environ 150 milliards de dollars sur les sports chaque année.

La loi de 1992 interdisait donc l’organisation de paris sportifs par les États avec des exceptions pour le Nevada, le Montana, l’Oregon et le Delaware, États qui avaient approuvé certaines formes de paris sportifs avant l’entrée en vigueur de la PASPA. Le Nevada est le seul état où une personne peut aujourd’hui parier sur les résultats d’un seul match. A noter que la PASPA ne couvrait pas les paris entre amis. La loi ne couvrait pas non plus les paris sur les courses d’animaux, telles que les courses de chevaux, que de nombreux États autorisent déjà.

Le New Jersey a dépensé des millions de $ en frais juridiques pour tenter de légaliser les paris sportifs dans ses casinos et ses hippodromes. En 2012, avec le soutien des électeurs, les législateurs du New Jersey avaient voté une loi autorisant les paris sportifs, contestant directement la loi fédérale de 1992. L’Etat avait finalement perdu devant les tribunaux.

Cette décision de la Coup Suprême devrait avoir des conséquences énormes car de très nombreux États sont près à autoriser rapidement les paris sportifs. La NCAA et le College Football en particulier seront des cibles privilégiées des parieurs. Les instances de la NCAA ne s’y sont pas trompés en réagissant immédiatement.

Les craintes majeurs des grandes ligues professionnelles et de la NCAA sont liées à l’intégrité et à la crédibilité de leur compétition. En effet, en autorisant les paris sportifs, c’est, selon elles, la porte ouverte à la corruption et aux matchs truqués.

Toutefois, la fin de l’interdiction des paris sportifs pourrait représenter une incroyable opportunité pour la NCAA. En proposant un partage des revenus de ces paris, État par État, elle pourrait ainsi constituer une manne financière très importante afin de rémunérer ses étudiants-athlètes et régler ainsi le dossier épineux de leur rémunération.

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La 135ème édition de Harvard-Yale se jouera à Fenway Park

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Pour la première fois depuis plus de 100 ans, le traditionnel match annuel entre Harvard et Yale ne se déroulera pas sur l’un des deux campus puisque c’est au légendaire stade de baseball des Red Sox de Boston (MLB) que le Crimson et les Bulldogs s’affronteront.

Ce choc annuel met traditionnellement fin à la saison régulière de l’Ivy League. L’édition 2018 aura lieu le 17 novembre prochain.

C’est la première fois depuis 1912 que les deux équipes seront opposées sur terrain neutre.

Le Fenway Park accueillait les Patriots de Boston dans les années 60 et a été l’hôte de nombreux matchs de College Football comme ce fût le cas l’an passé avec l’affrontement entre Boston College et UConn dans la FBS mais aussi celui entre Dartmouth et Brown dans l’Ivy League (FCS).

Bien que cette annonce ait satisfait les deux camps, le capitaine de Yale, le senior Kyle Mullen, regrette qu’il n’aura pas une dernière occasion de battre Harvard dans son stade.

« J’attendais avec impatience d’avoir l’opportunité de s’imposer à Harvard mais je vais devoir me contenter de ce match au Fanway Park » – Kyle Mullen, capitaine des Bulldogs de Yale.

Cette 138ème édition de The Game marquera le 50ème anniversaire du fameux match de 1968. Cette année-là, Harvard marqua 16 points dans les 42 dernières secondes pour égaliser le score à 29-29. Le lendemain, le journal de l’université Harvard avait titré sa première page par le devenu célèbre : « Harvard s’impose face à Yale 29-29 ».

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La NCAA approuve le fair catch dans les 25 yards sur les kickoffs

Le NCAA Football Rules Committee a officiellement décidé de permettre à une équipe qui réussit un fair catch dans ses propres 25 yards de bénéficier d’un touchback.

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Changement important de règlement sur les kickoffs à partir de la saison prochaine : les kick returners seront désormais autorisés à exécuter un fair catch en agitant un brad dans les airs dans leurs propres 25 yards afin de bénéficier de la possession du ballon sur la ligne des 25 yards.

Finalement, ce nouveau règlement adopté par le NCAA Football Rules Oversight Panel, vendredi 13 avril, revient à élargir la zone de touchback de 25 yards.

Si le ballon se rend jusque l’en-but adverse lors du kickoff, l’attaque débutera toujours sur la ligne de 25 yards. Toutefois, si le kick returner décide de retourner le ballon, la possession du ballon commencera sur la ligne où le kick returner a été arrêté dans sa progression.

Ce changement de règlement vise à renforcer la sécurité des joueurs lors d’une phase de jeu qui est statistiquement l’une des plus dangereuses en raison de la violence des chocs entre joueurs.

A noter que d’autres changements ont été adoptés par le NCAA Football Rules Oversight Panel :

  • Suite au kickoff après un TD, l’horloge débutera avec 40 secondes au compteur afin d’accélérer le jeu.
  • Si un replay video vient inverser une décision arbitrale dans la dernière minute des deux mi-temps, un runoff de 10 secondes sera imposé dans le cas où la bonne décision n’aurait pas stopper l’horloge.
  • Les joueurs offensifs ne seront plus autorisés à effectuer des blocs sous la taille au delà de 5 yards par rapport à la ligne de scrimmage. Tous les blocs sous la taille doivent être effectués de manière frontale à l’exception des joueurs de ligne intérieure.
  • Il est interdit de prendre appui sur un coéquipier pour tenter de contrer un field goal ou un extra point.
  • Si une pénalité pour conduite anti-sportive est appelée contre la défense sur un FG, l’attaque a désormais l’option de bénéficier des yards associés à la pénalité sur le kickoff suivant.
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Mark Emmert : « Payer les étudiants-athlètes en football et en basketball tuerait les autres sports »

Le président de la NCAA a une nouvelle fois fait un réquisitoire en faveur du status quo.

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Crédit photo : Matt York/AP

Alors que le Final Four débutera dans quelques heures, le président de la NCAA était l’invité de l’ancien reporter d’ESPN pour une interview au cours de laquelle la question de l’amateurisme a été abordée.

Évidemment, c’est plutôt la question de la possibilité d’accorder des revenues à certains étudiants-athlètes qui fût au coeur des discussions.

« Si vous commencez à payer les étudiants-athlètes masculins, vous devez faire la même chose pour les femmes […] si vous payez seulement les athlètes en football et en basketball, les départements athlétiques devront éliminer les autres sports » – Mark Emmert, président de la NCAA.

Les commentaires de Mark Emmert sont plus que contestables.

Tout d’abord, il tente délibérément de mettre un terme au débat en suggérant que la seule façon de rémunérer les athlètes universitaires reviendrait à ce que les universités leur paient directement un salaire. Or, le modèle olympique est l’alternative la plus populaire. Elle rendrait possible de contourner à la fois les questions financières, le droit du travail et les questions de la Loi Title IX ce qui permettrait ainsi aux quarterbacks vedette ou aux rameurs féminines de bénéficier de différentes sources de revenus, notamment publicitaires. Mark Emmert le sait mais il a préféré d’écarter cette option prétendant ainsi qu’il n’y a pas d’autre alternative que le status quo.

Deuxièmement, Mark Emmert considère que le modèle NCAA a un impératif moral imposant ainsi que les joueurs de football et de basketball masculins s’affrontent gratuitement pour que le tennis et la natation puissent exister. Encore une fois, le président de la NCAA choisit d’ignorer le fait que le football et le basketball rapporte des millions de $ aux universités… qui le dépensent, certes, pour construire des installations sportives de haut niveau mais aussi pour offrir des salaires faramineux aux coaching staffs tout en préservant une bureaucratie parfois surabondante…

Le débat

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