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[roadtrip] Trois Frenchies en Amérique (2/4)

Découvrez le Roadtrip de 3 « frenchies » partis en Amérique pour un voyage 100% football !

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Deuxième partie de notre roadtrip américain en compagnie d’Alexis, Matthieu et Benoit, trois passionnés lorrains partis vivre 10 jours de folie au pays de l’oncle Sam !

Au programme : football, football et encore football !

Tuzzz : Nous vous avions laissé la semaine dernière après une journée du samedi bien chargée avec deux matchs aux programmes (à Penn State et Bucknell (FCS)). Pas trop fatiguant d’enchaîner route et matchs comme cela ?

A : L’avantage d’être trois, c’est que l’on a pu se relayer pendant les trajets. C’est vrai que c’est un peu fatiguant mais pendant un séjour comme ça, on y pense pas trop : l’envie et la passion sont plus forts !

M : En fait c’est surtout un rythme à prendre. J’avoue que le décalage horaire nous a beaucoup aidés les premiers jours. Et finalement, les routes américaines sont assez agréables à rouler.

Tuzzz : Le dimanche, pas de College Football au programme, forcément. Vous en avez profité pour visiter un peu ? Ou encore et toujours du football au menu ?

A : Pas de foot universitaire le dimanche, en effet, donc nous avons optés pour le professionnel ! Soit un match de NFL à Pittsburgh, où les Steelers recevaient les Buccaneers de Tampa Bay. Malheureusement, l’ambiance n’était pas terrible au Heinz Field, mais je m’y attendais car c’était déjà le cas lors de mon précédent match à Pittsburgh en 2012. C’est sans doute une des plus mauvaises ambiances dans un stade de football (NFL et College réunis), car le speaker doit toujours relancer le public pour encourager l’équipe locale. En plus de ça, les Steelers ont perdu contre une triste équipe de Tampa Bay en encaissant un touchdown à 7 secondes de la fin du match, dans un stade déjà vide depuis 10 minutes… Sacré changement après le public de Penn State !

M : C’est vrai que l’ambiance était vraiment différente. Les américains arrivent en tribune bien après le coup d’envoi et partent souvent bien avant le coup de sifflet final ! A Pittsburgh, le public n’était pas vraiment concentré sur le match, les gens ne mettait pas une grosse ambiance malgré la fameuse Terrible Towel. Et à la fin du match, le stade était aux ¾ vide… En fait, la tribune étudiante fait une énorme partie du boulot lors d’un match universitaire. Et puis les gens qui sont allés à l’université y restent très attachés, alors ils sont là pour faire du bruit et soutenir « leur » équipe.

nfl pittsburgh

Tuzzz : Et puis nous voilà déjà lundi matin. Quelle a été la suite du programme ?

A : Le lundi matin, nous avions rendez-vous à l’université d’Akron : avec Georgetown le premier jour, c’est sûrement là que nous avons reçu le meilleur accueil de tout notre séjour. Nous avons assistés à l’entraînement des Zips avec la  présence quasi permanente à nos côtés de Coach Terry Bowden (fils du légendaire Bobby Bowden, l’entraîneur comptant le plus de victoire en FBS). Une fois l’entraînement fini, Coach Bowden a eu la gentillesse de nous déléguer un membre de son équipe pour une visite guidée de plus de deux heures des installations des Zips ! Nous avons donc eu la chance de parcourir le stade, les loges, les vestiaires, le terrain d’entraînement couvert (qui est également utilisé par l’équipe NFL des Browns de Cleveland) et même le bureau du Head Coach : Terry Bowden lui-même nous l’a fait visiter et nous a présenté son trophée Paul « Bear » Bryant (coach de l’année en NCAA, obtenu en 1993 à Auburn) et montré de nombreuses photos avec son célèbre père ou encore son disciple Jimbo Fisher, l’actuel coach de Florida State et champion en titre. Inoubliable, tout simplement !

M : Franchement, le grand luxe. L’accompagnateur était super, il nous a vraiment tout montré ! Au niveau des joueurs, on sent déjà le professionnalisme. On a vraiment franchi un niveau par rapport à Georgetown, et puis coach Bowden qui vient discuter avec nous et nous faire visiter son bureau, Wahou ! On en a pris plein les yeux, et le tout sous un soleil de plomb, un vrai régal !

Alexis, Matthieu et Benoit avec Terry Bowden

 

Tuzzz : Wow, sacré début de semaine ! Et le lundi après-midi ? ,

A : Après cette superbe visite, nous avons filé à Mount Union (meilleure équipe de 3ème division universitaire), qui est très proche d’Akron et là, petite surprise. Contrairement aux équipes de 1ère et 2ème division NCAA, les physiques des joueurs sont très similaires à ceux que l’on voit en France, à une différence près : nous avons vu plus de 200 joueurs répartis sur 4 terrains qui vont passer 3 heures à s’entraîner ! Même dans les « grands » clubs français jouant en Elite, impossible d’assister à un spectacle pareil. C’était très instructif et d’ailleurs, le coach des punters (83 ans tout de même) est tombé sous le charme de Benoit et a passé une bonne partie de l’après-midi avec lui 😉

M : Une fois encore, vraiment très impressionnant. Les Purple Raiders ont quand même joué 16 des 18 dernières finales nationales de Division III, pour 10 titres ! 200 joueurs sur le terrain, une vingtaine de coachs et une intensité au taquet. Le fameux coach des punters, toujours chaud comme la braise malgré l’âge, nous a vraiment appris plein de choses, c’était super instructif. Et quand on se dit que Pierre Garçon est passé par chez eux, ça fait rêver.

L’entrainement à Mount Union (Division III)

 

Tuzzz : Donc après une journée de lundi très bien remplie, rebelote le mardi ! Le matin, émotion : visite d’un temple du football universitaire : THE Big House… Racontez-nous.

A : Oui, mardi matin nous avions programmé la visite de la Big House, le fameux Michigan Stadium des Wolverines de l’université d’Ann Arbor : plus grand stade du continent américain, une capacité de 109 901 spectateurs… Très très impressionnant ! Par contre, pas d’entrée VIP pour cette fois, nous avons du payer la visite. Mais c’était vraiment très sympa car nous étions seuls avec notre guide et petit bonus : il avait prévu un ballon et nous avons donc eu la chance de lancer quelques passes sur le terrain ! De quoi se prendre à rêver un peu !

Faire une passe à Big House. Checked.

 

M : Je ne regrette pas les 10 dollars de la visite : un prix dérisoire pour découvrir le complexe d’une université comme Michigan. Et puis ce stade… c’est de la folie ! Visite des loges, des vestiaires et puis la petite séance de passes pour finir, que du bonheur ! On sent réellement tout le poids de l’histoire du lieu pendant la visite, et la descente sur le terrain est vraiment magique.

La visite de Big House, le stade mythique des Wolverines de Michigan

 

Tuzzz : Ce qui nous fait les visites du 3ème et 4ème plus grands stades de la planète en l’espace de 3 jours, tout de même… Et après ça, re-football l’après-midi ?

A : Bien sûr ! On reste dans le Michigan avec une visite de l’université d’Eastern Michigan et nous assistons même à un entraînement des Eagles sur leur fameux terrain gris.

M : Oui, pas le temps de se reposer ! Encore un lieu sympa, mais c’est vrai que le terrain gris de Eastern Michigan est un peu curieux. Plein de joueurs, plein d’ateliers différents et une ambiance pour le moins… compétitive ! Bagarres, chambrages, joueurs qui envahissent le terrain durant les interceptions, c’était vraiment sympa !

L’entrainement à Eastern Michigan

 

Tuzzz : Là encore, c’est grâce à tes connaissances, Alexis, que vous avez pu assister à tout ça ?

A : Tout à fait. Le coach de l’équipe A qui connait le coach de l’équipe B. Tout est une question de relations 😉

Tuzzz : Nous arrivons le mercredi (déjà !), où vous a emmené la suite de ce périple à travers le Midwest ?

A : Changement d’état, nous passons du Michigan à l’Indiana et arrivons à l’université Purdue. L’ambiance est assez différente, on est plus proche du haut niveau : accréditation nécessaire, entraînement à huis clos, interdiction de filmer et même de faire des photos ! Mais le niveau des joueurs est particulièrement impressionnant, nous avons même eu droit à la présence de deux scouts NFL à nos côtés (Buccaneers et Packers), d’ailleurs extrêmement sympathiques et qui nous conseillerons sur la route à prendre pour la suite de notre périple.

A l’université Purdue, c’est accréditation obligatoire !

 

M : Purdue, c’était vraiment le top du top de notre voyage en matière de College Football. L’intensité était proche de la NFL et le timing millimétré ! On a pu discuter avec un coach super sympa et avons même eu la chance de pouvoir fouler la pelouse du stade couvert, qui est absolument gigantesque !

Retrouvez la suite des aventures d’Alexis, Matthieu et Benoit la semaine prochaine sur The Blue Pennant !

Et en bonus, l’entrée du Michigan Stadium :

go blue

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

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2 commentaires

2 Comments

  1. Luzoan

    28 octobre 2014 at 11h04

    Super, une fois de plus ,les frenchies de l’ est^^
    Vous avez fait un voyage digne des rêves de quelques un des 20000 pratiquants en France.
    Merci de nous faire partager votre expérience, vivement la suite!

  2. Ben

    28 octobre 2014 at 14h10

    Vraiment sympa de nous faire découvrir ce road trip. On attend la suite!

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ESPN révèle ses équipes All-Time All-America pour les 150 ans du college football

Le média américain ESPN a récemment publié ses deux meilleures équipes All-America de tous les temps à l’occasion des 150 ans du college football.

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Crédit photo : ESPN Press Room

Le 6 novembre 1869, Princeton et Rutgers s’affrontaient dans ce qui est désormais considéré comme le premier match de football universitaire de l’Histoire. Pour l’anniversaire des 150 ans du college football, ESPN s’est amusé à constituer deux équipes All-America truffées de joueurs légendaires, qui donnent leur nom à un trophée national ou qui figurent au Pro Football Hall of Fame.

Contre toute attente, c’est le programme de Pittsburgh qui place le plus de joueurs au sein de ce prestigieux regroupement, avec quatre anciennes gloires dans la First Team. Les Panthers n’ont plus gagné de titre national depuis 1976. Derrière, on retrouve les habitués du haut niveau que sont Ohio State, Alabama ou encore Notre Dame et Texas.

First Team

Offense
QB Roger Staubach, Navy (1962-64)
RB Jim Brown, Syracuse (1954-56)
RB Herschel Walker, Georgia (1980-82)
WR Jerry Rice, Mississippi Valley State (1981-84)
WR Larry Fitzgerald, Pittsburgh (2002-03)
TE Mike Ditka, Pittsburgh (1958-60)
C Chuck Bednarik, Pennsylvania (1945-48)
T Orlando Pace, Ohio State (1994-96)
T Bill Fralic, Pittsburgh (1981-84)
G John Hannah, Alabama (1970-72)
G Jim Parker, Ohio State (1954-56)

Defense
DE Hugh Green, Pittsburgh (1977-80)
DE Reggie White, Tennessee (1980-83)
DT Bronko Nagurski, Minnesota (1927-29)
DT Lee Roy Selmon, Oklahoma (1972-75)
LB Dick Butkus, Illinois (1962-64)
LB Lawrence Taylor, North Carolina (1977-80)
LB Tommy Nobis, Texas (1963-65)
CB Deion Sanders, Florida State (1985-88)
CB Charles Woodson, Michigan (1995-97)
S Jack Tatum, Ohio State (1968-70)
S Ronnie Lott, USC (1977-80)

Specialists
K Sebastian Janikowski, Florida State (1997-99)
P Ray Guy, Southern Mississippi (1970-72)
AP Johnny Rodgers, Nebraska (1970-72)

Second Team

Offense
QB Peyton Manning, Tennessee (1994-97)
RB Bo Jackson, Auburn (1982-85)
RB Archie Griffin, Ohio State (1972-75)
WR Randy Moss, Marshall (1996-97)
WR Fred Biletnikoff, Florida State (1962-64)
TE Keith Jackson, Oklahoma (1984-87)
C Dave Rimington, Nebraska (1979-82)
T Anthony Munoz, USC (1976-79)
T Jonathan Ogden, UCLA (1992-95)
G Aaron Taylor, Notre Dame (1990-93)
G Dean Steinkuhler, Nebraska (1981-83)

Defense
DE Bubba Smith, Michigan State (1964-66)
DE Bruce Smith, Virginia Tech (1981-84)
DT Randy White, Maryland (1972-74)
DT Joe Greene, North Texas (1966-68)
LB Jack Ham, Penn State (1968-70)
LB Derrick Thomas, Alabama (1985-88)
LB Cornelius Bennett, Alabama (1983-86)
CB Rod Woodson, Purdue (1983-86)
CB Champ Bailey, Georgia (1996-98)
S Kenny Easley, UCLA (1977-80)
S Ed Reed, Miami (1998-2001)

Specialists
K Kevin Butler, Georgia (1981-84)
P Russell Erxleben, Texas (1975-78)
AP Tim Brown, Notre Dame (1984-87)

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Clay Helton retenu à USC pour 2020

Le coach controversé des Trojans a été confirmé à son poste par le nouvel athletic director Mike Bohn alors que les fans et les boosters s’attendaient à son licenciement.

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Crédit photo : Getty Images

Récemment débarqué à Los Angeles pour remettre dans le droit chemin un département des sports entaché de scandales, l’ancien athletic director de Cincinnati Mike Bohn n’aura finalement pas écouté les fans de USC qui réclamaient le départ du coach actuel de l’équipe de football, Clay Helton.

Les boosters se plaignent du manque d’ambition ces dernières années alors qu’Urban Meyer semblait potentiellement disponible pour reprendre la main sur un programme de football en perdition depuis le départ de Pete Carroll il y a plus d’une décennie. Une médiocrité banalisée qui affecte le recrutement puisque la classe 2020 des Trojans est pour l’heure classée 86e du pays selon 247Sports, et 11e de Pac-12. Une hérésie pour un programme habitué au top 5, désormais bousculé dans son recrutement local en Californie par Oregon et les programmes majeurs de SEC ou de Big Ten. Depuis la confirmation par Mike Bohn du maintien de son coach il y a quelques jours, USC a perdu les engagements de deux prospects trois étoiles, OT Kyle Juergen et OT Joey Wright.

Clay Helton est à 40-21 depuis sa prise de fonction en 2015 et avait remporté le Rose Bowl en 2016 face à Penn State, puis le titre de conférence Pac-12 en 2017, avant de s’effondrer en 2018 avec un bilan de 5-7. USC a terminé l’exercice 2019 avec huit victoires et quatre défaites et affrontera Iowa au Holiday Bowl. Le coach des Trojans avait été prolongé jusqu’en 2023 il y a un an et demi.

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La NCAA va permettre aux étudiants-athlètes de tirer profit de leur droit à l’image

C’est un changement culturel majeur qui s’annonce : la NCAA a indiqué, mardi 29 octobre, qu’elle va modifier ses règlements pour permettre aux étutidants-athlètes d’être payés pour l’utilisation de leur nom et de leur image.

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Le sport universitaire américain vient de faire un premier pas vers un changement potentiellement drastique suite à l’annonce de la NCAA dont le Board of Governors a voté en faveur d’un texte visant à « permettre aux étudiants pratiquant un sport universitaire de bénéficier de l’utilisation de leur nom, de leur image et de leur ressemblance d’une manière compatible avec le modèle universitaire. »

C’est un bouleversement majeur puisque la NCAA a toujours considéré qu’autoriser les étudiants-athlètes de profiter de leur droit à l’image mettrait en péril le modèle d’amateurisme du sport NCAA face au sport professionnel. D’ailleurs, aujourd’hui encore, les étudiants qui contreviennent à ce règlement perdent immédiatement leur éligibilité pour participer à des compétitons organisées par la NCAA.

Dans sa déclaration publiée mardi 29 octobre, la NCAA demande aux trois divisions qui la composent de « mettre à jour leurs règlements, dès aujourd’hui, pour le 21ème siècle » avant janvier 2021.

« Nous devons accepter le changement afin de fournir la meilleure expérience possible aux athlètes universitaires.  » – Michael Drake, président de l’université Ohio State et président du Board of Governors.

La NCAA a également rappelé un certain nombre de principes forts et lignes directrices qui devront être pris en considération au moment de l’établissement de ces nouveaux règlements :

  • Considérer les étudiants-athlètes de la même manière que les étudiants non-athlètes, sauf s’il existe une raison impérieuse de les différencier.
  • Maintenir les priorités de l’éducation et de l’expérience universitaire afin de fournir des opportunités de réussite pour les étudiants athlètes.
  • Veiller à ce que les réglements soient transparents, ciblés et applicables, et qu’ils facilitent une concurrence juste et équilibrée.
  • Réaffirmer la distinction entre opportunités universitaires et professionnelles.
  • Indiquer clairement qu’une compensation financière pour la participation à une compétition sportive est inadmissible.
  • Réaffirmer que les étudiants athlètes sont d’abord des étudiants et non des employés de l’université.
  • Renforcer les principes de diversité, d’inclusion et d’égalité des sexes.
  • Protéger l’environnement autour du recrutement et interdire les incitations (en argent ou autres bénéfices) visant à convaincre un étudiant de choisir, de rester ou d’être transféré dans une institution spécifique.

Si les trois divisions de la NCAA mettaient à jour leurs statuts et règlements pour s’aligner sur la position du Board of Governors, les étudiants-athlètes seraient alors en mesure de gagner de l’argent, et ce, pour la première fois de l’Histoire.

Toutefois, la NCAA n’est pas entrée dans les détails concernant les règlementations et les contraintes imposées. L’argent sera-t-il placé dans une fiducie jusqu’à ce que l’athlète quitte l’université ? Qui sur le campus réglementera ces transactions ? Une limite sera-t-elle fixée sur le montant qu’un athlète peut recevoir pour le droit d’utilisation de son nom et de son image ? Toutes ces questions sont encore sans réponse.

Une décision pris sous la contrainte

Qu’on ne s’y trompe pas : c’est sous la contrainte que la NCAA a revu sa position.

En septembre dernier, l’État de Californie a accéléré le processus en votant une Loi (« The Fair Pay to Play Act ») qui autorisera tous les étudiants-athlètes inscrits sur un campus californien de tirer profit de leur droit à l’image, sans limitation, à partir de 2023.

Plusieurs autres États ont emboité le pas mettant ainsi la NCAA dans une situation délicate. Elle n’avait pas d’autres choix que d’agir afin de garder un minimum de contrôle sur cette mini-révolution.

Toutefois, la Loi californienne devrait entrer en vigueur en 2023 et, quelle que soit la position de la NCAA dans 4 ans, on peut parier qu’on devrait avoir une belle bataille devant la Justice américaine. La NCAA a déjà indiqué qu’elle estimait « anti-constitutionnelle » la Loi votée par l’État de Californie.

La NCAA veut protéger le processus de recrutement

C’est le sujet semblant préoccuper le plus la NCAA qui veut ardemment « protéger l’environnement autour du recrutement et interdire les incitations visant à convaincre un étudiant de choisir, de rester ou d’être transféré dans une institution spécifique ».

La NCAA redoute un système qui permettrait de rémunérer un étudiant-athlète (via un contrat de sponsoring, par exemple) en échange d’une signature dans son université préférée.

S’il n’y a pas de principes régulant ce prochain système, il est plus que probable que ce sont les meilleures universités en football et en basketball qui seront les grands bénéficiaires accentuant encore un peu plus l’écart entre l’élite et la base.

La question de l’impact sur le Transfer Portal est également en suspend. Là encore, la NCAA redoute que les étudiants-athlètes inscrits sur le portail des transferts se retrouvent toujours dans les mêmes facs en raison de rémunérations plus élevées.

Bientôt le retour du jeu video NCAA Football ?

Pour tous les fans du jeu video d’Electronic Arts (EA), ce mardi 29 octobre est une bonne nouvelle.

C’est un pas de plus vers le retour d’un jeu qui n’a plus été publié depuis 2014 après que plusieurs actions en Justice, dont la célèbre affaire Ed O’Bannon, aient forcé EA à mettre un terme à la sortie annuel de l’un des ses jeux à succès.

Les Tribunaux avaient alors condamné EA à payer 60 millions de $ pour avoir utilisé la ressemblance et l’image de certains étudiants-athlèteseeee sans leur accord.

En acceptant le principe d’une rémunération concernant le droit à l’image des étudiants-atlètes, la NCAA vient de lever la dernière contrainte à laquelle faisait face Electronic Arts qui pourrait ainsi payer les joueurs afin d’utiliser leur nom et leur image dans son célèbre jeu.

EA n’a d’ailleurs jamais caché son intérêt de faire revivre un jeu qui avait connu un grand succès jusqu’à cette interruption de publication annuelle. En mai dernier, Ben Haumiller (ancien producteur exécutif du jeu NCAA Football) avait très clairement affirmé que si l’opportunité se présentait, EA serait ravi de sortir une nouvelle version de NCAA Football.

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Blaze of Glory : Chapitre 24

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : David Stluka, Wisconsin Athletic Communications

Vingt-quatrième édition (2019 – Semaine 8) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que l’arbitre de touche de Florida – South Carolina soit un dégonflé, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Appalachian State, mais la première victoire en College Football d’une équipe classée de la Sun Belt n’intéresse personne…

Relax Max

South Carolina n’a pas réussi l’exploit de battre consécutivement deux équipes du Top 10 après s’être incliné contre Florida (27-38).

Will Muschamp, dont les Gamecocks avaient créé la sensation la semaine passée en s’imposant à Georgia (20-17 2OT), n’a visiblement pas apprécié l’arbitrage du match contre les Gators. Passe encore que RB Dameon Pierce (7 courses, 87 yards, 1 TD) ait égalisé à 17-17 après un faux départ de la ligne offensive de UF et un holding (léger, admettons-le) de WR Tyrie Cleveland (1 réception, 14 yards) sur une bonne trentaine de yards. Ce qui a vraiment fait fulminer le Head Coach de l’autre USC est la connexion entre QB Kyle Trask (21/33, 200 yards, 4 TD, 1 INT) et WR Kyle Pitts (5 réceptions, 29 yards, 1 TD) qui a donné onze points d’avance aux visiteurs (31-20) au bénéfice d’un pick de Josh Hammond (2 réceptions, 18 yards) sur CB R.J. Roderick (6 placages, 1 passe défendue) qui a empêché ce dernier d’aller défendre la passe.

On a alors vu Will Muschamp discuter vigoureusement avec le corps arbitral puis prendre une pénalité pour conduite antisportive par un arbitre qui se trouvait à quarante yards de lui. Habillé de ses lunettes de grand-père en conférence de presse, le HC des Gamecocks a qualifié l’action de « dégonflée ». Ce qui risque de ne pas être dégonflée, c’est l’amende que la SEC va lui infliger pour ce commentaire qui, lui, ne manquait pas de cran.

Champagne à Champaign

Favori de plus de trente points, Wisconsin s’est inexplicablement incliné à Illinois (23-24), ce qui constitue la deuxième plus grosse surprise de ces quarante dernières années en B1G derrière la victoire inattendue de Northwestern sur Minnesota (31-21) en 1982 alors que les Wildcats étaient prédits perdants de trente-deux points.

Les Badgers, qui restaient sur neuf victoires de rang sur les Fighting Illini, n’ont jamais été menés au score cette saison jusqu’à ce field goal de la dernière seconde du match qui ternit leur record jusque-là impeccable. Ce FG est le premier de l’histoire d’Illinois qui lui permet de passer devant au score à expiration de l’horloge.

C’est d’autant plus regrettable qu’Illinois sert de piñata à toute la B1G depuis une dizaine d’année et n’avaient plus battu d’équipe classée depuis 2007. Cette année-là, les joueurs d’Urbana-Champaign avait battu Penn State (27-20), Wisconsin (31-26), et le numéro 1 Ohio State (28-21) pour gagner leur place au Rose Bowl. C’est d’ailleurs la dernière fois qu’Illinois avait battu Wisconsin et avait eu un bilan positif en conférence.

Wisconsin a peiné tout le match mais BoG a du mal à comprendre la gestion de fin de match des Badgers qui se sont fait intercepter à deux minutes et demi de la fin du match sur 3ème & 5 yards.  Bien sûr, personne ne s’attendait vraiment à ce que QB Jack Coan (24/32, 264 yards, 1 TD, 1 INT) lance la balle à l’adversaire mais Whisky a constamment snappé le ballon avec une dizaine de secondes à l’horloge, laissant largement le temps à Illinois d’orchestrer son improbable retour. Et puis, quand on a RB Jonathan Taylor (28 yards, 132 yards, 1 TD) dans le backfield…

Quoiqu’il en soit, Lovie Smith avait annoncé plus tôt dans la semaine qu’il ne faudrait pas être étonné si Wisconsin tombait à Champaign. Évidemment, personne n’a écouté, surtout pas les Badgers, apparemment… Champagne bien mérité !

Crédit photo : Fox reporters

Crash

Chaque touchdown à domicile d’Oklahoma est célébré par un petit tour sur le terrain du « Sooner Schooner », un chariot de pionniers comme celui de Charles Ingalls dans « La Petite Maison dans la Prairie ». Contre West Virginia (52-14), le chariot a pris un virage serré un peu trop rapidement et s’est renversé, envoyant balader son conducteur et sa passagère. Aux dernières nouvelles, Sooner et Boomer, les deux chevaux qui tirent le chariot, n’ont rien.

Records et fins de séries

BoG avait célébré, la semaine dernière, les 125 matchs d’affilée d’Arizona State à plus de dix points qui égalaient le record FBS de Louisiana Tech. Les Sun Devils n’ont pas réussi à s’emparer seuls du record, s’inclinant à Utah (3-21) en ne marquant qu’un field goal.

Un peu avant, Auburn avait marqué ses 303ème et 304ème PAT consécutifs lors de la victoire des Tigers à Arkansas (51-10), effaçant des tablettes les 302 unités de Florida State, puis a manqué le 305ème. Service minimal… 

Chuba Hubbard

Pourquoi ? Parce qu’à mi-saison, BoG n’a toujours pas mentionné le coureur d’Oklahoma State qui a déjà amassé 1265 yards en sept matchs, soit près de trois cents yards de plus qu’AJ Dillon (RB Boston College).

En admettant qu’OSU (4-3) se qualifie pour un bowl, les 180 yards par match de Chuba Hubbard le mettent en course pour 2350 yards sur l’année, ce qui le placerait au cinquième rang du classement historique du College Football. Évidemment, son illustre prédécesseur chez les Cowboys, Barry Sanders, est intouchable avec ses 2628 yards au sol en 1988, en onze matchs…

Qui veut gagner des millions ?

Et surtout, qui veut gagner l’ACC Coastal ?

Après la Semaine 8, Virginia (3-1) est dans le fauteuil de leader devant Pittsburgh (2-1) et le trio Duke (2-2) – Virginia Tech (2-2) – North Carolina (2-2). Georgia Tech (1-3) et Miami (1-3) ferment la marche.

Mais le tableau pourrait devenir rapidement plus compliqué considérant que… :

Virginia – Pittsburgh : 30-14
Pittsburgh – Duke : 33-30
Duke – Virginia Tech : 45-10
Virginia Tech – North Carolina : 43-41 (6OT)
North Carolina – Georgia Tech : 38-22
Georgia Tech – Miami : 28-21 (OT)
Miami – Virginia : 17-9

QB Quincy Patterson, Virginia Tech – Crédit photo : Ivan Morozov, SportsWar

Le jour le plus long

Virginia Tech et North Carolina se sont offert le match le plus long de l’histoire de la conférence ACC et le privilège d’être les deux premières équipes du College Football à expérimenter la nouvelle formule de prolongations qui veut que l’on ne joue que des transformations à deux points au-delà de la quatrième prolongation.

Après s’être séparés sur un score de parité (31-31) à l’issue du temps réglementaire, les Tar Heels et Hokies ont entamé leur marathon en prolongation qui s’est déroulé ainsi :

1ère prolongation : FG pour VT, FG pour UNC – Score : 34-34

2ème prolongation : TD pour UNC, TD pour VT – Score : 41-41

3ème prolongation : FG raté pour VT, FG raté pour UNC

4ème prolongation : FG de 39 yards pour UNC mais pénalité offensive puis FG raté de 44 yards, FG de 42 yards pour VT mais temps mort appelé par UNC et seconde tentative manquée

5ème prolongation : conversion à deux points manquée par VT, tentative à deux points de UNC stoppée par VT

6ème prolongation : tentative à deux points de UNC stoppée par VT, conversion à deux points réussie par VT – Score 43-41

Matt rules

Autrement dit, le patron c’est Matt, Matt Rhule. Pas besoin de long discours, quelques chiffres suffisent :

1ère saison à Temple : 2-10
2ème saison à Temple : 6-6
3ème saison à Temple : 10-4

1ère saison à Baylor : 1-11
2ème saison à Baylor : 7-6
3ème saison à Baylor : 7-0

Après le merdier laissé à Baylor par Art Briles, Matt Rhule a repris le bébé et l’eau sale du bain et a remis le programme sur la bonne voie. Preuve en est, les Bears se sont imposés à Oklahoma State (45-27), la seconde fois seulement en treize matchs depuis que Baylor a rejoint la conférence Big 12 en 1996.

Phénix

Si les noms « peine de mort », « Jerry Sandusky » et « Art Briles » évoquent quelque chose pour vous, vous devriez être impressionnés par Sonny Dykes, James Franklin et Matt Rhule (voir ci-dessus).

Record combiné de SMU, Penn State et Baylor à l’issue de la Semaine 8 ? 21-0

De là à dire que Florida State (3-4), Tennessee (2-5) ou Arkansas (2-5) rêvent d’un bon gros scandale dans leurs murs…

Dix sur dix

Après les défaites de Wisconsin à Illinois (23-24) et de Boise State à BYU (25-28), il n’y a plus que dix équipes invaincues en FBS. Par ordre alphabétique :

Alabama 7-0
Appalachian State 6-0
Baylor 7-0
Clemson 7-0
LSU 7-0
Minnesota 7-0
Ohio State 7-0
Oklahoma 7-0
Penn State 7-0
SMU 7-0

QB Baylor Romney, BYU – Crédit photo : Ravell Call, Deseret News

L’info qui ne sert à rien

Baylor Romney (QB BYU) et son frère Gunner Romney (WR BYU) sont les neveux de Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachussetts et candidat républicain à l’élection présidentielle de 2012.

Cache-cache

Contre Oregon (31-35), Washington a tenté, et réussi, un petit tour de passe-passe sur retour de kick-off : avec deux joueurs en position pour recevoir le coup de pied, un de chaque côté du terrain, le joueur à l’opposé de la réception, WR Chico McClatcher (1 réception, 8 yards) s’est allongé dans la end-zone pour « disparaitre » temporairement, profitant de la couleur violette de la peinture de l’en-but semblable à celle de son maillot. Une longue passe transversale lui a alors ouvert la route pour remonter le ballon jusqu’à la ligne médiane, pour un joli gain de 47 yards.

Les Ducks auraient-ils dû s’étonner du jeu peu orthodoxe ? Probablement pas. Chris Petersen, dont tout le monde sait qu’il est adepte de « trick plays », avait déjà utilisé la tactique lors de ses années sur le turf bleu de Boise State. Seulement, les règles ont changé et les Huskies se sont pris une pénalité pour conduite antisportive…

Oregon, qui a désormais, remporté six de ses sept derniers matchs contre Washington et est solidement en tête de division North (4-0). Si des Martiens débarquaient cette semaine sur Terre, ils auraient du mal à croire qu’Oregon State sert de paillasson à la Pac-12. Après leur victoire à Cal (21-17), les Beavers (2-2) sont seuls deuxièmes de la division…

Le roi est mort…

Avec la défaite de Washington contre Oregon (31-35), Chris Petersen a perdu plus qu’un match de conférence contre un adversaire directe de la Pac-12 North. Il n’est désormais plus le Head Coach avec le plus haut pourcentage de victoire de FBS (cinq ans de coaching minimum). Le trône revient désormais à Dabo Swinney :

1. Dabo Swinney : 0.804 (116 V – 30 D)
2. Chris Petersen : 0.800 (144 V – 36 D)
3. Nick Saban : 0.795 (244 V – 63 D)

Encore raté

Jim Harbaugh a un meilleur record que 95% des coaches de FBS mais est 1-10 contre des équipes du Top 25 (1-7 à l’extérieur) et 0-8 en tant qu’outsider.

Michigan s’est incliné à Penn State (21-28) après un départ catastrophique (0-21 en milieu de deuxième quart temps). Rien de nouveau sous le soleil puisque les Wolverines ont été dominés 59-6 en premier quart temps lors de leurs huit dernières sorties chez un Top 25.

UofM a bien réagi par la suite et aurait même pu égaliser en toute fin de rencontre si WR Ronnie Bell (4 réceptions, 71 yards) avait contrôlé le cuir lancé par QB Shea Patterson (24/41, 276 yards, 1 INT / 12 courses, 34 yards, 1 TD) dans la end-zone à deux minutes de la fin du match.

Les Wolverines ont dominé les Nittany Lions dans les tranchées, à la possession de balle (38 minutes à 22), et en yards offensifs (417-283) mais ils se sont fait griller par deux fois par la paire QB Sean Clifford (14/25, 182 yards, 3 TD / 11 courses, 17 yards, 1 TD) – WR KJ Hamler (2 courses, 6 yards / 6 réceptions, 108 yards, 2 TD). C’est également ce dernier qui a tué le match en glânant un premier down et en enfonçant au passage un linebacker vingt-cinq kilos plus lourd que lui.

L’info qui ne sert à rien (mais tout de même)

La dernière victoire à l’extérieur de Michigan chez une équipe du Top 7 (classement de Penn State avant la rencontre) remonte à 1999. Un certain Tom Brady avait alors mené les Wolverines à un succès 31-27 à… Penn State.

QB Tua Tagovailoa, Alabama – Crédit photo : Getty Images

Touché mais pas coulé

Alabama n’a eu aucun mal à remporter son treizième match consécutif contre son grand rival Tennessee (35-13) mais, au-delà de la performance, le Crimson Tide a perdu QB Tua Tagovailoa (11/12, 155 yards, 1 INT) sur blessure à la cheville au deuxième quart temps.

Le quarterback de Bama a subi une petite intervention pour soigner son entorse et manquera, a minima, le prochain match du Tide contre Arkansas. Il aura alors une semaine de repos supplémentaire avant la venue de LSU le 9 novembre.

Prout

Jeremy Pruitt n’aime pas quand on n’applique pas les consignes. Contre Alabama (13-35), QB Jarrett Guarantano (7/16, 55 yards, 1 INT) a perdu la balle sur une quatrième tentative à un yard de l’en-but du Tide en milieu de dernier quart temps alors que Tennessee aurait pu revenir à neuf points (avant PAT) de Bama. Pire pour les Volunteers, DB Trevon Diggs (2 placages, 1 fumble recouvert, 1 TD) a récupéré la peau de cochon et remonté tout le terrain pour sceller le sort de la rencontre.

A sa sortie du terrain, le Head Coach des Vols a saisi son quarterback par la grille de son casque pour lui dire sa façon de penser. Après analyse de l’action et tout et tout, il semble que le jeu appelé était une course à gauche derrière un pull du guard. Les images montrent que les linebackers du Crimson Tide se sont précipités au centre, laissant ce coté gauche totalement vulnérable. Au lieu de convertir un touchdown facile, le QB de UTK a opté pour un QB sneak sur lequel il a perdu le ballon. Pour ne rien arranger, LB Quavaris Crouch (1 course, 1 yard / 4 placages, 0.5 TFL), à qui le hand-off prévu était destiné, a l’air complètement surpris par le déroulement de l’action, preuve, semble-t-il, que son QB n ;’en a fait qu`à sa tête. Apparemment, pas une raison suffisante pour se faire agripper le casque par son HC. Oui, Jeremy Pruitt aurait probablement dû lui mettre une petite tape sur les fesses, euh, sur l’épaule et lui dire que ça n’était pas grave et qu’il ferait mieux la prochaine fois. Et lui donner une médaille en chocolat pour le consoler de la défaite…

Quoi-terback ?

Contre Mississippi State (36-13), Joe Burrow (25/32, 327 yards, 4 TD) a battu le record de TD sur une saison de LSU détenu jusque-là par JaMarcus Russell (2003) et Matt Mauck (2006). Il ne lui aura fallu que sept matchs pour atteindre les vingt-neuf unités du record. Son septième match à plus de trois cents yards est également un record (égalé) de l’école.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Auburn a écrasé Arkansas (51-10). Les Tigers ont remporté leurs quatre dernières confrontations contre les Razorbacks par une marge moyenne de 39.3 points.

Clemson n’a fait qu’une bouchée de Louisville (45-10). Il a fallu près d’une mi-temps aux Tigers pour lancer la machine et puis le rouleau-compresseur ne s’est plus arrêté.

Minnesota a corrigé Rutgers (42-7) et limité les Scarlet Knights à quarante-huit yards au sol. Les Golden Gophers sont 7-0 la première fois depuis 1960, année où ils avaient remporté le titre national. 

Ohio State a étrillé Northwestern (52-3). Les Buckeyes sont la première équipe de la B1G à gagner leurs sept premiers matchs par plus de vingt points depuis 1973.

Oklahoma a fessé West Virginia (52-14) en ne laissant que cinquante-et-un yards au sol aux Mountaineers. QB Jalen Hurts (16/17, 316 yards, 3 TD / 10 courses, 75 yards, 2 TD) continue sa marche rapide vers l’Heisman.

Virginia a balayé Duke (48-14) avec pourtant un maigre avantage offensif (307 yards contre 250) mais en profitant de trois fumbles perdus par les Blue Devils.

Washington State a puni Colorado (41-10) avec, une fois n’est pas coutume, une grosse performance défensive. Les Buffaloes n’ont pas réussi à franchir la ligne sur sept de leur neuf derniers drives.

Cuillère de bois

Miami connait son pire début de saison de ce siècle en ayant déjà concédé quatre défaites en sept matchs.

Les Hurricanes ont entamé la saison par une courte défaite contre Florida (20-24) qui pouvait tout de même laisser espérer une bonne saison. Et puis les Canes sont entrés en mode schizophrène, perdant à North Carolina (25-28), contre Virginia Tech (35-42) et contre Georgia Tech (21-28 OT) mais gagnant contre Virginia (17-9), la seule défaite des Cavaliers en conférence.

La facile victoire contre Bethune-Cookman (63-0) et le succès plus difficile contre Central Michigan (17-12) empêchent Miami de débuter aussi mal qu’en 1997 lorsque les Hurricanes avaient subi quatre revers de rang lors de leurs cinq premiers matchs. Cette année-là, Miami avait terminé 5-6 dont 3-4 dans feu la Big East.

RB AJ Dillon, Boston College – Crédit photo : SI

Tops

Un flambeau pour… RB AJ Dillon (34 courses, 223 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Boston College contre NC State (45-24).

Un brasier pour… LB Hamilcar Rashed Jr. (7 pacages, 4 TFL, 3 sacks) et LB Riley Sharp (5 placages, 3 TFL, 3 sacks) et leurs six sacks combinés lors de la victoire d’Oregon State à Cal (21-17).

Un feu d’artifice pour… DB Antoine Winfield Jr (3 placages, 2 INT, 1 TD ) et ses deux interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la victoire de Minnesota à Rutgers (42-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Trevor Lawrence (20/29, 233 yards, 3 TD, 2 INT / 10 courses, 47 yards) et ses deux interceptions (toutes deux sur des passes dans la end-zone) dans le premier quart temps de la victoire de Clemson à Louisville (45-10). Le quarterback des Tigers a déjà été intercepté huit fois cette saison, deux fois plus qu’en quinze matchs en 2018.

Un seau d’eau pour… QB Ben Hicks (19/39, 182 yards, 1 TD, 1 INT) et son interception et ses deux fumbles perdus lors de la défaite d’Arkansas à Auburn (10-51).

Un naufrage titanesque pour… QB Johnny Langan (9/19, 48 yards, 3 INT / 13 courses, 19 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Rutgers contre Minnesota (7-42).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

B1G : 0V – 0D (Total : 32V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 33V – 10D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 30V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 Oklahoma

Aucune fantaisie cette semaine : Alabama a fait le boulot contre Tennessee (35-13) malgré la blessure à la cheville de Tua Tagovailoa, Ohio State a annihilé Northwestern (52-3), Oklahoma a dû compter sur un accident de chariot pour créer un peu de drame lors de son match contre West Virginia (52-14) et Clemson a (presque) enfin joué comme Clemson à Louisville (45-10).

Aux portes du paradis, LSU a tranquillement dominé Mississippi State (36-13) et doit saliver à l’idée d’affronter Bama potentiellement privé de Tua, Penn State a failli tout gâcher contre Michigan (28-21) après avoir mené de trois TD, Florida s’est défait d’une coriace équipe de South Carolina (38-27), Auburn aurait pu envoyer l’équipe B à Arkansas (51-10), Georgia a été tout moche contre Kentucky (21-0), Oregon a redonné de l’espoir à la Pac-12 en s’imposant à Washington (35-31), Utah a montré que sa défense n’est pas une blague contre Arizona State (21-3) et Notre Dame était en grasse matinée cette semaine. Et puis il y a Wisconsin…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Jonathan Taylor (RB Wisconsin) qui est devenu le troisième junior de FBS à atteindre cinq mille yards au sol. Il rejoint LaMichael James (5082 yards) et surtout Herschel Walker (5259 yards) sur le podium. Il n’aura fallu que 736 courses à Jonathan Taylor contre 755 courses à LaMichael James pour atteindre la marque. Jonathan Taylor détient aussi le record de yards après deux saisons (4171 yards). Il ne reviendra probablement pas à Wisconsin pour son année de senior ce qui le laissera deuxième sur la liste des meilleurs coureurs des Badgers derrière Ron Dayne (7125 yards).

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