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Blaze of Glory : Chapitre 24

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Crédit photo : David Stluka, Wisconsin Athletic Communications

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Vingt-quatrième édition (2019 – Semaine 8) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que l’arbitre de touche de Florida – South Carolina soit un dégonflé, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Appalachian State, mais la première victoire en College Football d’une équipe classée de la Sun Belt n’intéresse personne…

Relax Max

South Carolina n’a pas réussi l’exploit de battre consécutivement deux équipes du Top 10 après s’être incliné contre Florida (27-38).

Will Muschamp, dont les Gamecocks avaient créé la sensation la semaine passée en s’imposant à Georgia (20-17 2OT), n’a visiblement pas apprécié l’arbitrage du match contre les Gators. Passe encore que RB Dameon Pierce (7 courses, 87 yards, 1 TD) ait égalisé à 17-17 après un faux départ de la ligne offensive de UF et un holding (léger, admettons-le) de WR Tyrie Cleveland (1 réception, 14 yards) sur une bonne trentaine de yards. Ce qui a vraiment fait fulminer le Head Coach de l’autre USC est la connexion entre QB Kyle Trask (21/33, 200 yards, 4 TD, 1 INT) et WR Kyle Pitts (5 réceptions, 29 yards, 1 TD) qui a donné onze points d’avance aux visiteurs (31-20) au bénéfice d’un pick de Josh Hammond (2 réceptions, 18 yards) sur CB R.J. Roderick (6 placages, 1 passe défendue) qui a empêché ce dernier d’aller défendre la passe.

On a alors vu Will Muschamp discuter vigoureusement avec le corps arbitral puis prendre une pénalité pour conduite antisportive par un arbitre qui se trouvait à quarante yards de lui. Habillé de ses lunettes de grand-père en conférence de presse, le HC des Gamecocks a qualifié l’action de « dégonflée ». Ce qui risque de ne pas être dégonflée, c’est l’amende que la SEC va lui infliger pour ce commentaire qui, lui, ne manquait pas de cran.

Champagne à Champaign

Favori de plus de trente points, Wisconsin s’est inexplicablement incliné à Illinois (23-24), ce qui constitue la deuxième plus grosse surprise de ces quarante dernières années en B1G derrière la victoire inattendue de Northwestern sur Minnesota (31-21) en 1982 alors que les Wildcats étaient prédits perdants de trente-deux points.

Les Badgers, qui restaient sur neuf victoires de rang sur les Fighting Illini, n’ont jamais été menés au score cette saison jusqu’à ce field goal de la dernière seconde du match qui ternit leur record jusque-là impeccable. Ce FG est le premier de l’histoire d’Illinois qui lui permet de passer devant au score à expiration de l’horloge.

C’est d’autant plus regrettable qu’Illinois sert de piñata à toute la B1G depuis une dizaine d’année et n’avaient plus battu d’équipe classée depuis 2007. Cette année-là, les joueurs d’Urbana-Champaign avait battu Penn State (27-20), Wisconsin (31-26), et le numéro 1 Ohio State (28-21) pour gagner leur place au Rose Bowl. C’est d’ailleurs la dernière fois qu’Illinois avait battu Wisconsin et avait eu un bilan positif en conférence.

Wisconsin a peiné tout le match mais BoG a du mal à comprendre la gestion de fin de match des Badgers qui se sont fait intercepter à deux minutes et demi de la fin du match sur 3ème & 5 yards.  Bien sûr, personne ne s’attendait vraiment à ce que QB Jack Coan (24/32, 264 yards, 1 TD, 1 INT) lance la balle à l’adversaire mais Whisky a constamment snappé le ballon avec une dizaine de secondes à l’horloge, laissant largement le temps à Illinois d’orchestrer son improbable retour. Et puis, quand on a RB Jonathan Taylor (28 yards, 132 yards, 1 TD) dans le backfield…

Quoiqu’il en soit, Lovie Smith avait annoncé plus tôt dans la semaine qu’il ne faudrait pas être étonné si Wisconsin tombait à Champaign. Évidemment, personne n’a écouté, surtout pas les Badgers, apparemment… Champagne bien mérité !

Crédit photo : Fox reporters

Crash

Chaque touchdown à domicile d’Oklahoma est célébré par un petit tour sur le terrain du « Sooner Schooner », un chariot de pionniers comme celui de Charles Ingalls dans « La Petite Maison dans la Prairie ». Contre West Virginia (52-14), le chariot a pris un virage serré un peu trop rapidement et s’est renversé, envoyant balader son conducteur et sa passagère. Aux dernières nouvelles, Sooner et Boomer, les deux chevaux qui tirent le chariot, n’ont rien.

Records et fins de séries

BoG avait célébré, la semaine dernière, les 125 matchs d’affilée d’Arizona State à plus de dix points qui égalaient le record FBS de Louisiana Tech. Les Sun Devils n’ont pas réussi à s’emparer seuls du record, s’inclinant à Utah (3-21) en ne marquant qu’un field goal.

Un peu avant, Auburn avait marqué ses 303ème et 304ème PAT consécutifs lors de la victoire des Tigers à Arkansas (51-10), effaçant des tablettes les 302 unités de Florida State, puis a manqué le 305ème. Service minimal… 

Chuba Hubbard

Pourquoi ? Parce qu’à mi-saison, BoG n’a toujours pas mentionné le coureur d’Oklahoma State qui a déjà amassé 1265 yards en sept matchs, soit près de trois cents yards de plus qu’AJ Dillon (RB Boston College).

En admettant qu’OSU (4-3) se qualifie pour un bowl, les 180 yards par match de Chuba Hubbard le mettent en course pour 2350 yards sur l’année, ce qui le placerait au cinquième rang du classement historique du College Football. Évidemment, son illustre prédécesseur chez les Cowboys, Barry Sanders, est intouchable avec ses 2628 yards au sol en 1988, en onze matchs…

Qui veut gagner des millions ?

Et surtout, qui veut gagner l’ACC Coastal ?

Après la Semaine 8, Virginia (3-1) est dans le fauteuil de leader devant Pittsburgh (2-1) et le trio Duke (2-2) – Virginia Tech (2-2) – North Carolina (2-2). Georgia Tech (1-3) et Miami (1-3) ferment la marche.

Mais le tableau pourrait devenir rapidement plus compliqué considérant que… :

Virginia – Pittsburgh : 30-14
Pittsburgh – Duke : 33-30
Duke – Virginia Tech : 45-10
Virginia Tech – North Carolina : 43-41 (6OT)
North Carolina – Georgia Tech : 38-22
Georgia Tech – Miami : 28-21 (OT)
Miami – Virginia : 17-9

QB Quincy Patterson, Virginia Tech – Crédit photo : Ivan Morozov, SportsWar

Le jour le plus long

Virginia Tech et North Carolina se sont offert le match le plus long de l’histoire de la conférence ACC et le privilège d’être les deux premières équipes du College Football à expérimenter la nouvelle formule de prolongations qui veut que l’on ne joue que des transformations à deux points au-delà de la quatrième prolongation.

Après s’être séparés sur un score de parité (31-31) à l’issue du temps réglementaire, les Tar Heels et Hokies ont entamé leur marathon en prolongation qui s’est déroulé ainsi :

1ère prolongation : FG pour VT, FG pour UNC – Score : 34-34

2ème prolongation : TD pour UNC, TD pour VT – Score : 41-41

3ème prolongation : FG raté pour VT, FG raté pour UNC

4ème prolongation : FG de 39 yards pour UNC mais pénalité offensive puis FG raté de 44 yards, FG de 42 yards pour VT mais temps mort appelé par UNC et seconde tentative manquée

5ème prolongation : conversion à deux points manquée par VT, tentative à deux points de UNC stoppée par VT

6ème prolongation : tentative à deux points de UNC stoppée par VT, conversion à deux points réussie par VT – Score 43-41

Matt rules

Autrement dit, le patron c’est Matt, Matt Rhule. Pas besoin de long discours, quelques chiffres suffisent :

1ère saison à Temple : 2-10
2ème saison à Temple : 6-6
3ème saison à Temple : 10-4

1ère saison à Baylor : 1-11
2ème saison à Baylor : 7-6
3ème saison à Baylor : 7-0

Après le merdier laissé à Baylor par Art Briles, Matt Rhule a repris le bébé et l’eau sale du bain et a remis le programme sur la bonne voie. Preuve en est, les Bears se sont imposés à Oklahoma State (45-27), la seconde fois seulement en treize matchs depuis que Baylor a rejoint la conférence Big 12 en 1996.

Phénix

Si les noms « peine de mort », « Jerry Sandusky » et « Art Briles » évoquent quelque chose pour vous, vous devriez être impressionnés par Sonny Dykes, James Franklin et Matt Rhule (voir ci-dessus).

Record combiné de SMU, Penn State et Baylor à l’issue de la Semaine 8 ? 21-0

De là à dire que Florida State (3-4), Tennessee (2-5) ou Arkansas (2-5) rêvent d’un bon gros scandale dans leurs murs…

Dix sur dix

Après les défaites de Wisconsin à Illinois (23-24) et de Boise State à BYU (25-28), il n’y a plus que dix équipes invaincues en FBS. Par ordre alphabétique :

Alabama 7-0
Appalachian State 6-0
Baylor 7-0
Clemson 7-0
LSU 7-0
Minnesota 7-0
Ohio State 7-0
Oklahoma 7-0
Penn State 7-0
SMU 7-0

QB Baylor Romney, BYU – Crédit photo : Ravell Call, Deseret News

L’info qui ne sert à rien

Baylor Romney (QB BYU) et son frère Gunner Romney (WR BYU) sont les neveux de Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachussetts et candidat républicain à l’élection présidentielle de 2012.

Cache-cache

Contre Oregon (31-35), Washington a tenté, et réussi, un petit tour de passe-passe sur retour de kick-off : avec deux joueurs en position pour recevoir le coup de pied, un de chaque côté du terrain, le joueur à l’opposé de la réception, WR Chico McClatcher (1 réception, 8 yards) s’est allongé dans la end-zone pour « disparaitre » temporairement, profitant de la couleur violette de la peinture de l’en-but semblable à celle de son maillot. Une longue passe transversale lui a alors ouvert la route pour remonter le ballon jusqu’à la ligne médiane, pour un joli gain de 47 yards.

Les Ducks auraient-ils dû s’étonner du jeu peu orthodoxe ? Probablement pas. Chris Petersen, dont tout le monde sait qu’il est adepte de « trick plays », avait déjà utilisé la tactique lors de ses années sur le turf bleu de Boise State. Seulement, les règles ont changé et les Huskies se sont pris une pénalité pour conduite antisportive…

Oregon, qui a désormais, remporté six de ses sept derniers matchs contre Washington et est solidement en tête de division North (4-0). Si des Martiens débarquaient cette semaine sur Terre, ils auraient du mal à croire qu’Oregon State sert de paillasson à la Pac-12. Après leur victoire à Cal (21-17), les Beavers (2-2) sont seuls deuxièmes de la division…

Le roi est mort…

Avec la défaite de Washington contre Oregon (31-35), Chris Petersen a perdu plus qu’un match de conférence contre un adversaire directe de la Pac-12 North. Il n’est désormais plus le Head Coach avec le plus haut pourcentage de victoire de FBS (cinq ans de coaching minimum). Le trône revient désormais à Dabo Swinney :

1. Dabo Swinney : 0.804 (116 V – 30 D)
2. Chris Petersen : 0.800 (144 V – 36 D)
3. Nick Saban : 0.795 (244 V – 63 D)

Encore raté

Jim Harbaugh a un meilleur record que 95% des coaches de FBS mais est 1-10 contre des équipes du Top 25 (1-7 à l’extérieur) et 0-8 en tant qu’outsider.

Michigan s’est incliné à Penn State (21-28) après un départ catastrophique (0-21 en milieu de deuxième quart temps). Rien de nouveau sous le soleil puisque les Wolverines ont été dominés 59-6 en premier quart temps lors de leurs huit dernières sorties chez un Top 25.

UofM a bien réagi par la suite et aurait même pu égaliser en toute fin de rencontre si WR Ronnie Bell (4 réceptions, 71 yards) avait contrôlé le cuir lancé par QB Shea Patterson (24/41, 276 yards, 1 INT / 12 courses, 34 yards, 1 TD) dans la end-zone à deux minutes de la fin du match.

Les Wolverines ont dominé les Nittany Lions dans les tranchées, à la possession de balle (38 minutes à 22), et en yards offensifs (417-283) mais ils se sont fait griller par deux fois par la paire QB Sean Clifford (14/25, 182 yards, 3 TD / 11 courses, 17 yards, 1 TD) – WR KJ Hamler (2 courses, 6 yards / 6 réceptions, 108 yards, 2 TD). C’est également ce dernier qui a tué le match en glânant un premier down et en enfonçant au passage un linebacker vingt-cinq kilos plus lourd que lui.

L’info qui ne sert à rien (mais tout de même)

La dernière victoire à l’extérieur de Michigan chez une équipe du Top 7 (classement de Penn State avant la rencontre) remonte à 1999. Un certain Tom Brady avait alors mené les Wolverines à un succès 31-27 à… Penn State.

QB Tua Tagovailoa, Alabama – Crédit photo : Getty Images

Touché mais pas coulé

Alabama n’a eu aucun mal à remporter son treizième match consécutif contre son grand rival Tennessee (35-13) mais, au-delà de la performance, le Crimson Tide a perdu QB Tua Tagovailoa (11/12, 155 yards, 1 INT) sur blessure à la cheville au deuxième quart temps.

Le quarterback de Bama a subi une petite intervention pour soigner son entorse et manquera, a minima, le prochain match du Tide contre Arkansas. Il aura alors une semaine de repos supplémentaire avant la venue de LSU le 9 novembre.

Prout

Jeremy Pruitt n’aime pas quand on n’applique pas les consignes. Contre Alabama (13-35), QB Jarrett Guarantano (7/16, 55 yards, 1 INT) a perdu la balle sur une quatrième tentative à un yard de l’en-but du Tide en milieu de dernier quart temps alors que Tennessee aurait pu revenir à neuf points (avant PAT) de Bama. Pire pour les Volunteers, DB Trevon Diggs (2 placages, 1 fumble recouvert, 1 TD) a récupéré la peau de cochon et remonté tout le terrain pour sceller le sort de la rencontre.

A sa sortie du terrain, le Head Coach des Vols a saisi son quarterback par la grille de son casque pour lui dire sa façon de penser. Après analyse de l’action et tout et tout, il semble que le jeu appelé était une course à gauche derrière un pull du guard. Les images montrent que les linebackers du Crimson Tide se sont précipités au centre, laissant ce coté gauche totalement vulnérable. Au lieu de convertir un touchdown facile, le QB de UTK a opté pour un QB sneak sur lequel il a perdu le ballon. Pour ne rien arranger, LB Quavaris Crouch (1 course, 1 yard / 4 placages, 0.5 TFL), à qui le hand-off prévu était destiné, a l’air complètement surpris par le déroulement de l’action, preuve, semble-t-il, que son QB n ;’en a fait qu`à sa tête. Apparemment, pas une raison suffisante pour se faire agripper le casque par son HC. Oui, Jeremy Pruitt aurait probablement dû lui mettre une petite tape sur les fesses, euh, sur l’épaule et lui dire que ça n’était pas grave et qu’il ferait mieux la prochaine fois. Et lui donner une médaille en chocolat pour le consoler de la défaite…

Quoi-terback ?

Contre Mississippi State (36-13), Joe Burrow (25/32, 327 yards, 4 TD) a battu le record de TD sur une saison de LSU détenu jusque-là par JaMarcus Russell (2003) et Matt Mauck (2006). Il ne lui aura fallu que sept matchs pour atteindre les vingt-neuf unités du record. Son septième match à plus de trois cents yards est également un record (égalé) de l’école.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Auburn a écrasé Arkansas (51-10). Les Tigers ont remporté leurs quatre dernières confrontations contre les Razorbacks par une marge moyenne de 39.3 points.

Clemson n’a fait qu’une bouchée de Louisville (45-10). Il a fallu près d’une mi-temps aux Tigers pour lancer la machine et puis le rouleau-compresseur ne s’est plus arrêté.

Minnesota a corrigé Rutgers (42-7) et limité les Scarlet Knights à quarante-huit yards au sol. Les Golden Gophers sont 7-0 la première fois depuis 1960, année où ils avaient remporté le titre national. 

Ohio State a étrillé Northwestern (52-3). Les Buckeyes sont la première équipe de la B1G à gagner leurs sept premiers matchs par plus de vingt points depuis 1973.

Oklahoma a fessé West Virginia (52-14) en ne laissant que cinquante-et-un yards au sol aux Mountaineers. QB Jalen Hurts (16/17, 316 yards, 3 TD / 10 courses, 75 yards, 2 TD) continue sa marche rapide vers l’Heisman.

Virginia a balayé Duke (48-14) avec pourtant un maigre avantage offensif (307 yards contre 250) mais en profitant de trois fumbles perdus par les Blue Devils.

Washington State a puni Colorado (41-10) avec, une fois n’est pas coutume, une grosse performance défensive. Les Buffaloes n’ont pas réussi à franchir la ligne sur sept de leur neuf derniers drives.

Cuillère de bois

Miami connait son pire début de saison de ce siècle en ayant déjà concédé quatre défaites en sept matchs.

Les Hurricanes ont entamé la saison par une courte défaite contre Florida (20-24) qui pouvait tout de même laisser espérer une bonne saison. Et puis les Canes sont entrés en mode schizophrène, perdant à North Carolina (25-28), contre Virginia Tech (35-42) et contre Georgia Tech (21-28 OT) mais gagnant contre Virginia (17-9), la seule défaite des Cavaliers en conférence.

La facile victoire contre Bethune-Cookman (63-0) et le succès plus difficile contre Central Michigan (17-12) empêchent Miami de débuter aussi mal qu’en 1997 lorsque les Hurricanes avaient subi quatre revers de rang lors de leurs cinq premiers matchs. Cette année-là, Miami avait terminé 5-6 dont 3-4 dans feu la Big East.

RB AJ Dillon, Boston College – Crédit photo : SI

Tops

Un flambeau pour… RB AJ Dillon (34 courses, 223 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Boston College contre NC State (45-24).

Un brasier pour… LB Hamilcar Rashed Jr. (7 pacages, 4 TFL, 3 sacks) et LB Riley Sharp (5 placages, 3 TFL, 3 sacks) et leurs six sacks combinés lors de la victoire d’Oregon State à Cal (21-17).

Un feu d’artifice pour… DB Antoine Winfield Jr (3 placages, 2 INT, 1 TD ) et ses deux interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la victoire de Minnesota à Rutgers (42-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Trevor Lawrence (20/29, 233 yards, 3 TD, 2 INT / 10 courses, 47 yards) et ses deux interceptions (toutes deux sur des passes dans la end-zone) dans le premier quart temps de la victoire de Clemson à Louisville (45-10). Le quarterback des Tigers a déjà été intercepté huit fois cette saison, deux fois plus qu’en quinze matchs en 2018.

Un seau d’eau pour… QB Ben Hicks (19/39, 182 yards, 1 TD, 1 INT) et son interception et ses deux fumbles perdus lors de la défaite d’Arkansas à Auburn (10-51).

Un naufrage titanesque pour… QB Johnny Langan (9/19, 48 yards, 3 INT / 13 courses, 19 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Rutgers contre Minnesota (7-42).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

B1G : 0V – 0D (Total : 32V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 33V – 10D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 30V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 Oklahoma

Aucune fantaisie cette semaine : Alabama a fait le boulot contre Tennessee (35-13) malgré la blessure à la cheville de Tua Tagovailoa, Ohio State a annihilé Northwestern (52-3), Oklahoma a dû compter sur un accident de chariot pour créer un peu de drame lors de son match contre West Virginia (52-14) et Clemson a (presque) enfin joué comme Clemson à Louisville (45-10).

Aux portes du paradis, LSU a tranquillement dominé Mississippi State (36-13) et doit saliver à l’idée d’affronter Bama potentiellement privé de Tua, Penn State a failli tout gâcher contre Michigan (28-21) après avoir mené de trois TD, Florida s’est défait d’une coriace équipe de South Carolina (38-27), Auburn aurait pu envoyer l’équipe B à Arkansas (51-10), Georgia a été tout moche contre Kentucky (21-0), Oregon a redonné de l’espoir à la Pac-12 en s’imposant à Washington (35-31), Utah a montré que sa défense n’est pas une blague contre Arizona State (21-3) et Notre Dame était en grasse matinée cette semaine. Et puis il y a Wisconsin…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Jonathan Taylor (RB Wisconsin) qui est devenu le troisième junior de FBS à atteindre cinq mille yards au sol. Il rejoint LaMichael James (5082 yards) et surtout Herschel Walker (5259 yards) sur le podium. Il n’aura fallu que 736 courses à Jonathan Taylor contre 755 courses à LaMichael James pour atteindre la marque. Jonathan Taylor détient aussi le record de yards après deux saisons (4171 yards). Il ne reviendra probablement pas à Wisconsin pour son année de senior ce qui le laissera deuxième sur la liste des meilleurs coureurs des Badgers derrière Ron Dayne (7125 yards).

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Vers une annulation de la saison 2020 de College Football

La Covid-19 pourrait finalement faire dérailler une saison 2020 de college football en sursis depuis les annulations en cascade des spring practices il y a quelques mois.

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Crédit photo : Getty Images

Le 5 août dernier, quelques mois après s’être déclaré indépendant quittant du même coup la conférence AAC, UConn est devenu le premier des 130 programmes sportifs de FBS à annuler sa saison 2020.

Le 8 août, la conférence MAC a suivi la même voie, sous l’impulsion de la Présidente de l’Université de Northern Illinois, Lisa Freeman, ancienne scientifique dans la recherche. Si la possibilité de jouer au printemps prochain a été évoquée par la MAC, cette décision a apporté de l’eau au moulin des partisans d’une annulation des sports d’automne, dont le sport universitaire numéro un, le football, aux États-Unis.

Place au pessimisme désormais, alors que les cinq conférences de Power 5 (ACC, Big Ten, Big 12, Pac-12, SEC) ont tenu une réunion en urgence hier, dimanche 9 août, selon ESPN. L’éventuelle annulation de la saison 2020-21 en était le sujet principal mais la décision n’a pas encore été prise. Kevin Warren, le patron de la conférence Big Ten, favorable au report de la saison au printemps 2021, ferait ainsi pression pour que l’ensemble des conférences de la FBS suivent l’exemple de la MAC et prennent une décision commune.

Évidemment, si la saison n’a pas encore été annulée, c’est avant tout parce que les pertes financières seraient extrêmement lourdes pour les universités, avec un déficit de plusieurs milliards de dollars en cas de renoncement à jouer cette année.

Cependant, alors que plusieurs stars du college football comme WR Rashod Bateman (Minnesota), WR Rondale Moore (Purdue) ou LB Micah Parsons (Penn State) ont déjà choisi de ne pas jouer en 2020 par crainte d’une exposition à la Covid-19, le soutien pour le maintien de la saison est venue des joueurs.

Le mouvement #WeWantToPlay a été initié hier, avec en têtes les vedettes QB Trevor Lawrence (Clemson), QB Justin Fields (Ohio State), RB Najee Harris (Alabama), RB Chubba Hubard (Oklahoma State) ou OT Penei Sewell (Oregon). Objectif : établir un cahier des charges permettant aux joueurs de s’entraîner, de se déplacer et de jouer en sécurité grâce à des mesures sanitaires drastiques. Une ébauche des conditions préalables au maintien de la saison a été proposée par les joueurs et elle pourrait servir de base pour permettre à la NCAA de laisser les équipes de football jouer cet automne.

Lawrence, Fields et les stars de Power 5 ont donc suivi le mouvement venu de l’Ouest, #WeAreUnited, lancé par des éléments de Pac-12, il y a quelques semaines, pour garantir des conditions propices aux joueurs.

L’organisation College Athlete Unity, lancée cet été par DB Hunter Reynolds (Michigan), pour rassembler les joueurs de Big Ten a également été incluse. Une association des joueurs de college football pourrait émerger de cette union nationale à l’avenir et donner plus de poids décisionnel aux principaux intéressés, même en cas d’annulation de cette saison 2020.

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Preview 2020 : Tennessee Volunteers

Les belles promesses de Tennessee entrevues en fin de saison dernière compenseront-elles les nombreux points d’interrogation sur des secteurs cruciaux afin de faire des Vols de réels prétendants dans la SEC East ?

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Crédit photo : Donald Page/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Volunteers de Tennessee.

Tennessee Volunteers

Conférence SEC

Division East
 

En 2019 : 8-5, 5-3 SEC. Gator Bowl : victoire contre Indiana (23-22).
Head Coach : Jeremy Pruitt, 3ème année (13-12).
Coordinateur offensif : Jim Chaney.
Coordinateur défensif : Derrick Ansley.
Titulaires de retour : 16 (7 en attaque, 7 en défense, kicker, punter).
Joueurs clés partis : WR Jauan Jennings, WR Marquez Callaway, DE Darrell Taylor, LB Daniel Bituli, S Nigel Warrior.
Joueurs à suivre : QB Jarrett Guarantano, RB Eric Gray, WR Josh Palmer, OT Wanya Worris, G Trey Smith, OL Cade Mays, LB Henry To’oto’o, CB Bryce Thompson, S Shawn Shamburger, S Jaylen McCullough.

Du bord du gouffre au fol espoir ! La saison 2019 des Tennessee Volunteers aura été plus que mouvementée et aurait pu accoucher de différents scénarios, au vu du début de saison atroce du programme de Knoxville. Des défaites surprises, d’entrée, contre Georgia State et BYU, en double prolongation, qui avaient laissé entrevoir une nouvelle année de reconstruction sous la coupe de Jeremy Pruitt.

Mi-octobre, les pensionnaires du Neyland Stadium affichaient un terrible bilan de deux victoires pour cinq défaites, sur fond d’énième doute au poste de quarterback, avec la destitution momentanée du très décrié Jarrett Guarantano. Pourtant, les Vols ont fait preuve de ressources dans la dernière ligne droite. Cinq victoires pour terminer la saison, puis le sacre lors d’un Gator Bowl remporté au bout du suspense, contre Indiana.

Mais si cette équipe a du caractère, elle va aussi devoir démontrer plus d’assurance pour se rapprocher des ogres Georgia et Florida dans la division SEC Est. L’effectif est jeune, talentueux et très peu bouleversé. Mais les escouades semblent aussi très inégales à l’orée de cette campagne pour le moins particulière. Que peut concrètement envisager Tennessee, et grâce à qui ?

Forces

QB Jarrett Guarantano – Crédit photo : Randy Sartin-USA TODAY Sports

C’est indéniablement un axe majeur de coach Pruitt depuis sa prise de fonction en tant que head coach : le développement des lignes. Le technicien de Knoxville a accumulé des classes de recrutement séduisantes et se présentent avec des groupes quantitativement monstrueux, des deux côtés du ballon.

En attaque, la vedette de la O-Line est bien sûr le guard G Trey Smith, longtemps freiné par d’importants soucis de santé et qui semble revenir à son meilleur niveau. Mais il ne parait plus aussi seul. Ancien transfert d’Alabama, le senior C Brandon Kennedy est une valeur sûre au poste de centre, et la recrue 5 étoiles OT Wanya Morris s’est fait sa place de titulaire sur le poste de tackle côté aveugle. Jeremy Pruitt a aussi réussi le coup de force de mettre la main sur OL Cade Mays, ancien guard de Georgia, via un transfert, pour consolider l’intérieur de son rempart. On pourrait s’arrêter là, mais la rotation fait peur, avec une autre grosse recrue de la cuvée 2019, OT Darnell Wright ou son principal concurrent l’an passé, OT R’John Calvert, en tackle droit. Le guard G Jerome Carvin ou le true freshman C Cooper Mays (frère de Cade) sont d’autres prospects à surveiller de près.

En défense, moins de gros noms sur le papier, mais que de solutions pour le nouveau coach de position, Jimmy Brumbaugh. Pourtant, le programme a dû se séparer de son massif nose tackle Emmitt Gooden, viré pour des affaires de violence domestique. Le joueur revenait d’une déchirure des ligaments croisés. C’est donc une féroce compétition qui s’amorce pour déterminer les joueurs les plus en vue du front-3. Transfert de Michigan, l’an passé, DE Aubrey Solomon semble être devenu l’un des hommes de base du coordinateur Derrick Ansley. Meilleur plaqueur des siens sur le premier rideau, DT Matthew Butler (45 plaquages) a une légère longueur d’avance de l’autre côté, mais il devra surveiller les autres seniors DL LaTrell Bumphus et Darrel Middleton, sans oublier le junior DL John Mincey. Sensation arrivée de Junior College la saison passée, DL Savion Williams doit encore convaincre mais a les arguments physiques pour le faire. Sur le spot laissé « vacant » par Gooden, Tennessee a là aussi pas mal d’options, avec les deux sophomores NT Greg Emerson et NT Kurrott Garland. Plus productif en 2019, le premier a l’avantage d’apporter un peu de pression sur le quarterback. Si besoin, le redshirt freshman DL Elijah Simmons aura sûrement voix au chapitre.

Qu’on se le dise : cette formation des Vols est armée, quels que soient les circonstances. C’est aussi vrai au sein du backfield offensif où, malgré le départ de Tim Jordan, là encore pour des problèmes judiciaires, le programme peut compter sur un solide duo : le senior RB Ty Chandler (655 yards, 3 TD en 2019) et surtout le sophomore RB Eric Gray (539 yards, 4 TD), héros du dernier Gator Bowl contre Indiana. Blessé et redshirté l’année dernière, RB Carlin Fils-Aime a l’occasion d’obtenir quelques snaps, en plus de contribuer sur équipes spéciales.

OL Trey Smith (#73) – Crédit photo : C.B. Schmelter/Chattanooga Times Free Press

Enfin, le run stop peut être vu comme une possible force de l’équipe. On a parlé de la ligne défensive et de ses nombreux gaillards, mais le meilleur joueur défensif est bien au poste de linebacker. L’ancienne recrue 4 étoiles LB Henry To’oto’o a crevé l’écran en 2019, totalisant 72 plaquages et devenant la tour de contrôle locale. L’escouade de linebackers est d’ailleurs très polyvalente et prête à contrer le jeu au sol, à l’image d’un LB Quavaris Crouch, utilisé jusque-là sur l’extérieur et qui se recentre, après la fin d’éligibilité de Daniel Bituli. Dans une défense souvent amenée à jouer en système nickel, le backfield défensif a aussi son importance pour stopper les running backs. LB/S Shawn Shamburger est l’un des plus redoutables plaqueurs de la conférence SEC et le sophomore S Jaylen McCullough s’est affirmé comme un solide titulaire prêt à prendre la suite de Nigel Warrior.

Côté équipes spéciales, les botteurs sont de retour. Tant mieux, car le senior K Brent Cimaglia est l’un des nouveaux tauliers de la SEC à son poste, avec un 23/27 sur field goal et aucun extra-point oublié en 2019. Avec 42 yards de moyenne, le junior P Paxton Brooks a pris la main sur le poste l’an passé et ne devrait plus la laisser, malgré l’arrivée du transfert de Connecticut, Brett Graham.

Faiblesses

Pour faire simple, si le sol devrait être un domaine de prédilection, les airs ne rassurent pas autant. Paradoxal, quand on s’appelle les Vols. Blague à part, cette campagne sera une nouvelle fois dictée par le niveau de Jarrett Guarantano (2158 yards, 16 TD, 8 INT en 2019). Jamais totalement rassurant, celui qui est désormais senior montre tout de même des progrès constants au fil des années. A l’image de sa formation. Est-ce suffisant pour emmener Tennessee plus haut ? Il le faudra, car malgré un casting fourni, les Volunteers n’ont aucune garantie sur la valeur de leurs chefs d’orchestre. QB Brian Maurer et QB JT Shrout ont été lancés l’an dernier, pour un succès relatif (3 touchdowns, 5 interceptions à eux deux) et le true freshman 4 étoiles QB Harrison Bailey apparait comme une option excitante, sans plus de certitudes que ses homologues.

LB Henry To’oto’o – Crédit photo : Tennessee Athletics

L’urgence au poste de quarterback est sûrement accentuée par la situation de leurs cibles. Car Tennessee a perdu ses deux principaux receveurs, Jauan Jennings et Marquez Callaway, pendant l’intersaison. Auteur de 457 yards et d’un petit touchdown, en 2019, WR Josh Palmer est attendu pour prendre plus d’envergure et pourra compter sur le retour de WR Brandon Johnson, redshirté lors de la dernière campagne. A cela s’ajoute la présence des sophomores WR Ramel Keyton et WR Cedric Tillman, ou encore le transfert arrivé de USC, Velus Jones. Côté tight end, peu de profils de bons receveurs, encore plus après l’opération annoncée d’Austin Pope, pour des douleurs récurrentes au dos.

En défense, l’objectif sera de se montrer plus efficace contre la passe. Certes, le duo de cornerbacks sophomores CB Bryce Thompson et CB Alontae Taylor a de l’allure et a compilé 4 interceptions l’année passée. Mais avec 5 passes défendues à eux deux, le bilan reste assez maigre. Le poste est tout de même profond, avec le sophomore CB Warren Burrell et les seniors CB Kenneth George et CB Baylen Buchanan. Mais aucun d’eux ne pourra vraiment briller sans un pass rush retrouvé et qui fait peine à voir depuis le départ de Derek Barnett vers la NFL en 2017. Pour ne rien arranger, le meilleur joueur dans cet exercice en 2019, Darrell Taylor, a lui aussi rejoint les rangs professionnels. Une pression supplémentaire sur les épaules du senior LB Deandre Johnson et du junior LB Kivon Bennett. A moins que le sophomore LB Roman Harrison, en vue en fin de saison, ne tire les marrons du feu …

Pour les fans locaux, l’un des autres impondérables est devenu l’extra-sportif. Car les affaires Gooden et Jordan ne sont pas les premières sur le campus de Knoxville et sans une certaine discipline personnelle, les Volunteers auront bien du mal à être à la hauteur de leurs ambitions.

Conclusion

Un groupe terriblement talentueux. De la profondeur à tous les étages. Une forme de rédemption entrevue en fin de saison dernière. Dans le sillage de jeunes cadres aux dents longues (Gray, To’oto’o, McCullough), Tennessee entend repointer son nez au premier plan de la division Est et de la SEC en général. Mais il existe beaucoup trop de points d’interrogation sur des secteurs cruciaux du jeu (quarterback, receveurs, pass rush). Qu’importe, les Vols ont largement les épaules pour s’inviter de nouveau dans le top 3 de la division, voire s’offrir le scalp d’un de ses deux principaux rivaux, Georgia ou Florida. Une saison de « transition ++ », avec une qualification en bowl important (ne serait-ce qu’Outback ou Citrus) parait le minimum syndical.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.9
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La conférence MAC annule sa saison 2020 et espère jouer au printemps 2021

La Mid-American Conference devient ainsi la première conférence de l’élite du College Football à jeter l’éponge face à la pandémie de la COVID-19.

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Face aux perspectives de pertes financières significatives en raison de l’annulation de plusieurs matchs hors-conférence contre des adversaires du Power Five, la conférence MAC a annoncé le report de ses compétitions des sports d’automne dont le football devenant ainsi la première conférence FBS à prendre une telle décision.

En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, la conférence MAC espère pouvoir jouer cette saison automnale de football au printemps 2021.

Ainsi, les équipes suivantes ne joueront pas cet automne :

  • Akron Zips
  • Ball State Cardinals
  • Bowling Green Falcons
  • Buffalo Bulls
  • Central Michigan Chippewas
  • Eastern Michigan Eagles
  • Kent State Golden Flashes
  • Miami (Ohio) Redhawks
  • Northern Illinois Huskies
  • Ohio Bobcats
  • Toledo Rockets
  • Western Michigan Broncos

Les programmes de la MAC ont été très fortement frappés par la pandémie de la COVID-19 puisque les seuls autres revenus de leur université provient des frais d’inscription et de scolarité, et de contrats TV plus ou moins modestes. L’ensemble des facs de la MAC ont par exemple vu s’envoler une somme de 10.5 millions de $ suite à l’annonce de l’annulation des matchs hors-conférence prévus contre les équipes de la Big Ten suite à des accords entre facs.

La SEC ayant également décidé de tenir un calendrier exclusiement composé de matchs intra-conférence, les seuls matchs face à des équipes du Power Five restants étaient donc Buffalo @ Kansas State, Ball State @ Iowa State, Miami (Ohio) @ Pitt, Ohio @ Boston College et Western Michigan @ Notre Dame. 

En conséquence, Central Michigan et Akron ont ainsi fermé plusieurs programmes sportifs pour des raisons budgétaires. Bowling Green avait même fermé le programme de baseball avant de faire marche-arrière grâce à la mise en place d’une collecte de fonds exceptionnelle.

Suite à cette annonce, un groupe de joueurs ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour soutenir cette décision tout en demandant des clarifications concernant le maintien de leur éligibilité pour jouer une éventuelle saison au printemps 2021.

Maintenant que la MAC est devenue la première conférence FBS à annuler sa saison de football, on s’attend à un effet domino à commencer par la conférence Big Ten.

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La conférence ACC publie son calendrier 2020… et accueille Notre Dame

Quelques jours après avoir annoncé que son calendrier 2020 serait composé de 11 matchs dans une division unique, la conférence ACC a dévoilé les dates des différentes rencontres.

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Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

On connait donc désormais les dates des 11 matchs que joueront les 14 équipes de la conférence ACC auxquelles s’est ajouté Notre Dame pour former un division unique de 15 équipes.

Comme annoncé précédemment, chaque équipe de l’ACC jouera 5 matchs à domicile et 5 matchs à l’extérieur. Le 11ème match, face à un adversaire hors-conférence, se jouera obligatoirement à domicile si l’adversaire respecte les exigences sanitaires et tous les protocoles associés en vigueur.

La week 1 débutera donc le jeudi 10 septembre 2020 avec l’opposition entre Miami et UAB. Les derniers matchs sont prévus le samedi 5 décembre. L’ensemble des équipes aura 2 « bye weeks » donnant une certaine flexibilité si certains matchs devaient être reportés en raison de la pandémie dûe à la COVID-19.

Si tout se passe comme convenu, le ACC Championship Game, qui verra s’opposer les deux équipes avec le meilleur % de victoire, se déroulera le samedi 12 ou 19 décembre au Bank of America Stadium de Charlotte.

Dans une impasse en raison de son statut d’indépendant, l’université Notre Dame rejoint donc l’ACC temporairement et pour une seule saison. Les Fighting Irish n’arrivent pas les mains vides puisqu’ils devront partager avec les autres membres de l’ACC les 15 millions de $ de revenus annuels provenant du contrat TV avec NBC.

Calendrier 2020 révisé de l’ACC

Publication des adversaires hors-conférence

13 des 15 membres de l’ACC pour la saison 2020 ont annoncé l’équipe qu’ils affronteront dans le cadre de leur match hors-conférence.

En permettant à chacun de ses membres d’ajouter un match hors-conférence, l’ACC espérait pouvoir sauver les traditionnels Rivalry Games habituellement joués dans le Sud-Est des États-Unis mais l’annonce de la SEC de restreindre son calendrier à des matchs intra-conférence a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des chocs Clemson-South Carolina, Louisville-Kentucky et Georgia-Georgia Tech. Dès lors, la seule alternative était d’ajouter un adversaire du Group of Five ou un indépendant à son calendrier.

Voici donc la liste des adversaires hors-conférence de chaque membre de l’ACC (+ Notre Dame) :

Boston College: Ohio
Duke: Charlotte
Florida State: Samford
Georgia Tech: UCF
Louisville: Western Kentucky
Miami: UAB
NC State: Liberty
Notre Dame: Western Michigan
Pittsburgh: Miami (Ohio)
Syracuse: Liberty
Virginia: VMI
Virginia Tech: Liberty
Wake Forest: Old Dominion

Notre Dame accueillera Western Michigan à South Bend, le 19 septembre prochain. Par conséquent, les Fighting Irish n’affronteront pas les Midshipmen de Navy pour la première fois depuis 1927 soit 93 saisons consécutives.

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