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Bénéfices records pour l’université Texas A&M en 2015

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Selon l’étude annuelle du journal USA Today concernant les revenus et les dépenses des 225 écoles publiques de la Division I, l’université Texas A&M a généré des profits records au cours de l’année académique 2014-15 avec plus de 192 millions de $ de revenus.

C’est une augmentation de plus de 73 millions de $ pour des Aggies qui enregistrent des bénéfices à hauteur de 83 millions de $. Étourdissant. Texas A&M devance son rival du Lone Star State, l’université Texas (183 millions de $ de revenus, 10.2 millions de profits).

Deux universités de la conférence Big Ten (Ohio State et Michigan) et une de la conférence SEC (Alabama) complètent le Top 5.

Voici le Top 15 :

Université Revenus Dépenses
Texas A&M $192,608,876 $109,313,651
Texas $183,521,028 $173,248,133
Ohio State $167,166,065 $154,033,208
Michigan $152,477,026 $151,144,964
Alabama $148,911,674 $132,354,913
Florida $147,105,242 $125,384,443
LSU $138,642,237 $121,947,775
Oklahoma $134,269,349 $123,017,251
Tennessee $126,584,033 $113,413,325
Penn State $125,720,619 $122,271,407
Auburn $124,657,247 $115,498,047
Wisconsin $123,895,543 $118,691,112
Florida State $120,822,522 $111,386,681
Kentucky $116,494,690 $115,159,039
Georgia $116,151,279 $96,559,307

Sans surprise, la conférence SEC domine ce classement puisque 10 des 17 premières universités sont issues de la conférence majeure du Sud des Etats-Unis.

Les revenus proviennent de la vente de billets de match, de contributions individuelles, d’accord de licences (droits TV, marchandising), des frais de scolarité et de fonds propres à l’université.
Les dépenses incluent les salaires des différents staffs de coachs, les scholarships (bourses d’études), les frais de déplacements et d’hébergement et les frais d’installations sportives (construction/maintenance).

Les prémices d’une bulle financière ?

Le total des revenus des 50 écoles publiques membres des conférences du Power Five (ACC, Big Ten, Big 12, Pac-12, SEC) ont généré des revenus de 304 millions de $ en 2014-15. Du jamais vu ! Si ces chiffres font tourner les têtes, ils ne peuvent faire oublier que les dépenses ont elles-aussi explosé durant cette même période. C’est une augmentation des dépenses de plus 332 millions de $ selon l’étude de USA Today soit des pertes nettes de 28 millions de $.
La situation n’est pas meilleure dans les institutions hors-Power Five : les revenus ont grimpé à 199 millions de $ mais les dépenses se sont élevées à 218 millions de $ soit des pertes de 19 millions de $.

Depuis plusieurs décennies, l’explosion des droits TV du College Football et du College Basketball ont mécaniquement fait exploser les revenus des facs les plus exposées médiatiquement, notamment celles du Power Five avec la création des chaines comme Big Ten Network, Pac-12 Network et SEC Network sans parler des contrats TV signés par ESPN, Fox et CBS. Cet afflux d’argent frais a permis à certaines Directions athlétiques de se lancer dans d’importants travaux de rénovations de leurs installations sportives qui deviennent désormais l’égal des franchises de la NFL ou de la NBA. Seul problème : selon les calculs de la NCAA, à peine plus de 20 universités peuvent couvrir les dépenses de leur Direction athlétique sans l’aide d’argent public venant des impôts d’Etat ou en ponctionnant directement dans les fonds issus des frais de scolarité de leurs étudiants.

Plusieurs économistes ont déjà tiré la sonnette d’alarme : le système actuel ne serait pas viable à long terme. Pire, il serait en train de former une véritable bulle financière.

Sans une réforme profonde de leur financement, de très nombreuses universités seraient en péril si certains contentieux actuels devaient amener à des dépenses supplémentaires. Dans un futur proche, il n’est pas impossible que certains tribunaux imposent aux universités le paiement de salaire aux étudiants-athlètes. La bulle pourrait même éclater en fonction des conclusions de plusieurs poursuites judiciaires concernant les commotions cérébrales ou si le National Labor Relations Board changeait sa position sur la syndicalisation des étudiants-athlètes…

Pourtant, certains présidents d’universités sont moins pessimistes. Selon l’adage « Il faut dépenser de l’argent pour en gagner », ils estiment que ces coûts permettant une exposition médiatique et un rayonnement de leur Institution sont un investissement pour l’avenir. Ils notent également que le nombre de candidatures pour intégrer les universités publiques ne cessent d’augmenter ce qui les rassurent concernant l’attractivité de leurs facs.

Droits TV, la croisée des chemins

Malgré tout, rien ne garantit que les revenus issus de l’attribution des droits TV continuent d’augmenter de manière exponentielle.

Certes, CBS Sports vient tout juste d’annoncer la signature d’un contrat de 8 milliards de $ pour l’acquisition des droits d’exclusivité de March Madness (tournoi final de basketball) mais les difficultés financières d’ESPN (donc de SEC Network et de Longhorn Network) et la réticence de la maison-mère, Disney, à donner toujours plus pour sa division Sports pourraient avoir un effet dévastateur sur les finances de certaines Directions athlétiques si la stratégie du groupe de médias d’Atlanta devait changer dans les prochaines années.

A cet égard, les prochaines négocations entre la conférence Big 12 avec un diffuseur TV, qui débuteront en 2017, sera un excellent indicateur de la situation réelle.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Georgia et Clemson donneront le coup d’envoi de la saison 2021

Deux des meilleurs programmes des cinq dernières années se sont donnés rendez-vous au Bank of America Stadium, le 4 septembre 2021, pour Kickoff Game de la saison.

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Crédit photo : AP

Les deux universités de Clemson et Georgia avaient déjà annoncé leur intention d’organiser un match entre Tigers et Bulldogs dans le cadre du Chick-fil-A Kickoff Game d’Atlanta en 2024.

Ce sera donc, dès 2021, dans le stade des Panthers de Carolina (NFL) qu’aura lieu le duel entre coach Dabo Swinney et coach Kirby Smart.

Deux séries aller-retour sur campus prévues en 2029-30 et 2032-33 sont également actuellement en pourparlers.

Le dernier match entre Georgia et Clemson remonte au 30 aout 2014. Les Bulldogs s’étaient imposés 45-21 grâce notamment à 3 TD au sol d’un RB Todd Gurley qui avait frôlé les 200 yards au sol. Un an plus tôt, QB Tajh Boyd et WR Sammy Watkins avaient permis à Clemson de l’emporter 38-35 dans un duel au sommet entre équipes classées dans le Top 10.

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Mark Emmert fait pression sur le Congrès américain pour encadrer la rémunération des joueurs

Le président de la NCAA a exhorté le Congrès américain d’imposer rapidement des restrictions aux étudiants-athlètes pour les empêcher d’être rémunéré sans règlement notamment l’utilisation de leur nom et de leur image.

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Crédit photo : AP Photo/Susan Walsh

Le président de la NCAA a exhorté le Congrès d’imposer rapidement des restrictions aux étudiants-athlètes pour les empêcher d’être rémunéré pour notamment l’utilisation de leur nom et de leur image.

Mardi 11 février 2020, un comité de sénateurs américains a réçu Mark Emmert, accompagné de Bob Bowlsby (commissionnaire de la conférence Big 12) et de Ramogi Huma (directeur exécutif de l’association des joueurs de la NCAA), dans le cadre d’auditions consultatives organisées à Capitol Hil, Washington DC.

Mark Emmert a demandé la mise en place d’une action fédérale rendue nécessaire, selon lui, pour «maintenir des normes uniformes dans les sports universitaires» alors que des Lois promulguées par certains États américains, comme la Californie, pourraient autoriser les étudiants-athlètes d’être rémunérés ou d’obtenir d’autres bénéfices en compensation de l’utilisation de leur nom et de leur image.

La NCAA a déjà indiqué qu’elle présenterait en avril prochain sa nouvelle règlementation pour encadrer la rémunération des joueurs. Selon la NCAA, cette nouvelle règlementation devrait entrer en vigueur en janvier 2021.

Le but de la NCAA est simple : reprendre le contrôle sur une situation qui pourrait complètement lui échapper.

En effet, plus de 25 États envisagent de voter des Lois qui obligeraient la NCAA de permettre aux joueurs de gagner de l’argent grâce à leur image dans le but de remédier aux inégalités frappantes dans un secteur de plusieurs milliards de dollars. L’année dernière, la Californie a adopté une loi accordant le droit aux étudiants-athlètes de gagner de l’argent grâce à leur marque personnelle. Cette nouvelle législation californienne entrera en vigueur en 2023. D’autres États pourraient accorder ces mêmes droits dès cette année.

Devant le comité du Congrès américain, Bob Bowlsby a parfaitement résumé la préoccupation de la NCAA qui veut avant tout contrôler l’impact qu’aurait la possibilité donnée aux étudiants-athlètes de signer des contrats juteux sur le recrutement.

« Si elles étaient appliquées, ces lois donneraient à certaines écoles un avantage injuste en matière de recrutement et ouvriraient la porte à des accords de parrainage utilisés comme incitation au recrutement. Cela créerait un énorme déséquilibre entre les écoles et pourrait conduire à de la corruption dans le processus de recrutement. Nous avons besoin du soutien du Congrès pour aider à maintenir des normes uniformes dans les sports universitaires. » – Bob Bowlsby, commissionnaire de la conférence Big 12.

Évidemment, les détracteurs de la NCAA n’ont pas attendu longtemps avant de mentionner que le système de recrutement est déjà corrompu rappelant notamment l’enquête criminelle en cours visant certains équipementiers qui aurait payé des joueurs afin qu’ils rejoignent des universités avec lesquelles ils ont des contrats de sponsoring.

Pourtant, La NCAA semble bien décider à tout faire pour empêcher l’entrée en vigueur des Lois californiennes. Selon une enquête de l’Associated Press, la NCAA et les conférences ACC et Big 12 auraient dépensé 750 000 $ pour rémunéner des lobbys agissant auprès des sénateurs américains afin d’influencer une décision du Congrès américain que ce dernier refuse pourtant de prendre jusqu’à présent. Certains sénateurs ont déjà indiqué vouloir attendre la publication des nouvelles réglementations NCAA avant d’agir.

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Bobby Petrino rebondit à Missouri State

Réputé comme l’un des meilleurs stratèges offensifs du College Football mais surtout connu pour ses frasques hors terrain, l’ancien coach d’Arkansas et de Louisville prend la direction de Missouri State (FCS).

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Crédit photo : Missouri State Athletics

À la surprise générale, Bobby Petrino fait déjà son retour sur la sideline : un an après son départ de Louisville, le coach de 58 ans prendra la succession de Dave Steckel, renvoyé il y a quelques semaines au terme de 5 saisons difficiles.

Dave Steckel n’a remporté que 13 victoires à la tête des Bears de Missouri State.

En 14 saisons passées à Arkansas, Western Kentucky et Louisville, Bobby Petrino possède un bilan de 119-56. Il a également passé une saison à la tête des Falcons d’Atlanta (NFL) qu’il a quitté abruptement après 13 matchs seulement.

De 2003 à 2006, il a connu de nombreux succès avec les Cardinals de Louisville remportant notamment l’Orange Bowl en janvier 2007.

Son année chez les Falcons aura été aussi chaotique que la manière dont il est parti… en plein mois de décembre alors que la saison NFL n’était pas encore terminée et par l’intermédiaire… d’une lettre envoyée aux joueurs !

C’est pour rejoindre les Razorbacks d’Arkansas que Bobby Petrino a quitté la franchise géorgienne. Son bilan à Fayetteville ? 34-17 en 4 saisons, une participation au Sugar Bowl et une place de #5 national en 2011.

Quelques mois après cette remarquable saison 2011, le coach des Razorbacks a pourtant été renvoyé. Victime d’un accident de moto qui a mis au grand jour une liaison extra-conjugale, il a succombé à la pression mise sur la Direction athlétique du programme d’Arkansas par une Amérique puritaine.

Il a finalement fait son retour dans le monde du football, en 2013, à Western Kentucky (8-4)… avant d’être ré-embauché par Louisville en 2014. Son second passage chez les Cardinals sera marqué par l’éclosion de la superstar, QB Lamar Jackson, vainqueur du trophée Heisman en 2016.

Finalement, le départ de ce dernier pour la NFL sonnera le glas d’un coach qui ne remportera que deux matchs en 2018. Une défaite 54-23 face à Syracuse forcera son renvoi malgré 14 millions de $ restant à son contrat.

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North Dakota State remporte son 8ème titre de champion FCS

En s’imposant 28-20 face aux Dukes de James Madison, North Dakota State conclut une saison FCS 2019 dominée de bout en bout par le Bison.

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Crédit photo : AP Photo/Sam Hodde

Le redshirt freshman QB Trey Lance a marqué ce FCS National Championship de son empreinte en accumulant 166 yards au sol dont un un TD décisif de 44 yards dans le 4ème quart-temps pour offrir la 16ème victoire de NDSU cette saison.

C’est la première fois depuis Yal en 1894 qu’un programme NCAA termine une saison avec un bilan de 16-0.

L’autre héros de ce match joué à Frisco (Texas) aura été le safety senior James Hendrick. Arrivé chez le Bison au poste de quarterback avant d’être repositionné en défense en 2017, il a réussi une interception à un moment crucial dans les dernières secondes du 4ème quart-temps qui a assuré le 8ème titre de champion national en 9 ans au programme de Fargo.

Alors que QB Ben DiNucci (22/33, 204 yards, 2 TD, 1 INT) avait réussi à ramener les Dukes sur la ligne des 2 yards du Bison sur un dernier drive magique, il fût intercepté par S James Hendrick qui anticipa magnifiquement une passe de type « flat » dans la coin gauche de la endzone assurant ainsi le succès des jaunes et verts.

Ce succès porte ainsi à 37 le nombre de victoires consécutives de North Dakota State dont la dernière défaite remonte au 4 novembre 2017 face à South Dakota State.

QB Trey Lance, North Dakota State – Crédit photo : AP Photo/Sam Hodde

C’est aussi un succès personnel pour coach Matt Entz qui dirigeait le Bison pour la première saison après avoir été le coordinateur défensif de l’équipe lors des 5 saisons précédentes.

Le meilleur joueur FCS de l’année, QB Trey Lance (6/10, 72 yards et 30 courses, 166 yards, 1 TD), s’est de nouveau montré décisif lors de ce FCS National Championship. Comme souvent cette saison, c’est au sol qu’il a fait la différence réussissant notamment le TD de la victoire de 44 yards sur une époustouflante improvisation au milieu du terrain. Le score passait alors à 28-13.

WR Riley Stapleton (10 réceptions, 100 yards, 2 TD) réussira bien son 2ème TD sur réception à 7 minutes de la fin pour ramener les Dukes à 8 points (28-20) mais l’interception de S James Hendricks scellera définitivement le sort du match.

En début de saison, la pression n’était pas mince sur les épaules de QB Trey Lance qui devait prendre la sucession de l’un des meilleurs quarterbacks de l’Histoire de la FCS, Easton Stick (qui avait lui-même succédé à un certain Carson Wentz). Ce dernier avait quitté NDSU en janvier 2019 après avoir remporté 49 victoires sous le maillot du Bison et établit de nombreux records du programme de Fargo.

Résumé en vidéo

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